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samedi 1 septembre 2018

Arte accuse YouTube (Google) de censure, et Trump aussi

Quand Trump accuse Facebook et Twitter, c'est du complotisme...

Ce n'est pas Dailymotion qui censurerait Arte  

YouTube a-t-il censuré Arte ? 
La chaîne franco-allemande l'assure pour s'être vue refuser la publication d’un 'trailer' (une bande annonce, en français) pour un documentaire diffusé dans sa case documentaire Thema et traitant de la modération sur les réseaux sociaux - ignorer ou supprimer le contenu disponible sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et YouTube - et contenant des images violentes ou des propos haineux. Mais aussi de la propagande terroriste, décapitation, pornographie, nudité ou pédopornographie. Chaque contenu - pas seulement téléchargé par des internautes, mais aussi la presse - est modéré par une personne qui a le choix entre l'ignorer ou le supprimer. 

Quelle est la limite entre la nécessité de modération et la liberté d'expression ? Pourquoi censurer une 'fake news' éhontée, mais pas une peinture de nu, si elle représente Donald Trump ? Beaucoup de questions auxquelles 'Les Nettoyeurs du Web' s'attache à répondre, notamment en compagnie de cadres de Google et de YouTube, qui reviennent sur certaines affaires clefs. Arte est-elle justifiée à se plaindre ?

Dans un article, la chaîne explique qu’une BA de son documentaire 'Les nettoyeurs du web' – The cleaners a été supprimé de la plateforme vidéo de Google, qui prétend que celle-ci n’a pas pu être publiée à cause de "contenus choquants". Or, le documentaire traite de la vie des modérateurs philippins sur les réseaux sociaux, qui passent leur journée à consulter des contenus extrêmement violents.

YouTube a-t-il censuré Arte ?

La bande-annonce a été soumise à deux autres réseaux sociaux, Facebook et Twitter, pour lesquels Arte n’a connu aucun problème, ce qui accrédite la thèse que c’est bien YouTube qui contrôle les contenus de sa plateforme et décide souverainement de ce qui peut être vu et entendu - ou non - dans le monde "libre". Mais le journal Le Monde estime que l'affaire n’est pas aussi simple que ce que qu’on pourrait croire.

Un pays à parti unique est classé en 'dictature' : que dire alors de Google ?
Tout d’abord, la vidéo ne se pliait pas aux contraintes d’utilisation imposées par YouTube. Photos de propagande de l’Etat Islamique, images fugitives de torture et d’exécution… YouTube a des règles strictes (et elles sont critiquées. La presse n'hésite d'ailleurs pas de les juger critiquables si elles empêchent les reporters de diffuser leurs travaux), et la BA que voulait diffuser Arte était clairement transgressive. Ce qui soulève le problème de l'hégémonie de Google et YouTube. 

Ensuite, ce qu’a précisé Arte dans un second temps et qui ne figurait pas dans son article initial, est le fait qu’il s’agisse d’une vidéo sponsorisée. La chaîne européenne proposait de rémunérer le service pour qu’il suggère la vidéo à des utilisateurs susceptibles d’y être intéressés selon ses données. YouTube, quant à lui, vit-elle pas - très bien - des annonces publicitaires associés aux contenus extérieurs "téléversés' ?

Ce n’est pas la modération de YouTube qui a refusé la publication de la vidéo mais la régie publicitaire. Et ça change quoi ? 

D'ailleurs, la plateforme française Dailymotion fait-elle mieux ?




'Google actualités' et Twitter hurlent au complotisme 

Facebook, Twitter et Google actualités ont-ils oui, ou non, censuré Trump ? Le président américain accuse le réseau social et le moteur de recherche de militer contre les sites républicains. Mais la presse qui utilise largement ces plateformes pour la diffusion de ses contenus raille le président, le soupçonnant de céder au 'complotisme'.

Dans une série de tweets publiée mardi 28 août, Donald Trump a dénoncé le service d’actualités de Google, Google News : "Quatre-vingt-seize pour cent des recherches 'actualités Trump' sur Google renvoient vers des media de gauche, c’est très dangereux (…). Il n’y a que des "fake news"; ils ont truqué les résultats pour n’afficher que les mauvais résultats", affirme le président des Etats-Unis. Ce que tout utilisateur un peu attentif n'a pas manqué de constater en France pareillement et au détriment de la droite, même gouvernementale.

Plus tard dans la journée, le président a réitéré ses propos, fustigeant Google, Twitter et Facebook pour leur manque d’impartialité. "Google, Twitter et Facebook naviguent vraiment en eaux très troubles et ils doivent faire attention ", a déclaré D. Trump depuis le Bureau ovale. "C’est injuste pour une grande partie de la population", a-t-il ajouté.

Google a fermement démenti ces accusations de partialité politique, assurant sans preuves que son moteur de recherche "ne classe jamais les résultats de recherche pour manipuler une opinion politique". "La recherche n’est pas utilisée pour défendre un programme politique et nous ne dévions pas nos résultats vers une quelconque idéologie politique", a estimé Google, dans un communiqué de mauvaise foi.

dimanche 7 février 2016

Montebourg impute ses échecs à Bercy au "sarkhollandisme"

Un livre pour excuser  son passage à Bercy

Pas de 'mea culpa' pour 
Montebourg qui s'en prend au socio-libéralisme de Hollande 
Le "gommeux" fait sortir
un livre de plus
Le journaliste Antonio Rodriguez pointe les obstacles sur la route de l'ancien ministre Arnaud Montebourg. Dans son livre à paraître, ce journaliste économique à l'Agence France Presse (AFP) attaché à Arnaud Montebourg à Bercy et ancien correspondant de l'agence de presse française en Amérique latine accuse le "sarkhollandisme économique" de l'Etat-PS et le Parti socialiste "devenu à la fois un parti libéral et conservateur".
Pour le candidat malheureux à la primaire PS de 2011, officiellement retiré de la vie politique depuis août 2014 et reconverti dans l'ameublement (Habitat), le PS appliquerait "la même politique économique"  et la "même politique fiscale" aussi que le président Sarkozy, il y a quatre ans, qui consiste à faire payer les classes moyennes".

Montebourg met les deux formations dans le même tiroir, "des partis dirigés par une sorte de bourgeoisie d'État, haut fonctionnarisée, qui mènent exactement les mêmes politiques, en connivence avec Bruxelles," selon cet eurosceptique.  
VOIR et ENTENDRE la réécriture du "bilan" (sic) de Montebourg par le journaliste pour réhabiliter le ministre:

Ce brasseur d'air veut revenir quand de l'espace se libère à gauche 

Montebourg est "prêt à remonter sur le ring," selon Antonio Rodriguez, bien qu'il ait annoncé, le 30 décembre 2014, son retrait de la vie politique. Le journaliste assure qu'il n'exclurait pas d'être candidat à la présidentielle de 2017, mais l'intéressé ne "confirme (...) rien de tout cela". "Je suis bien loin de tout cela, et suis impliqué dans un certain nombre de projets et de développements privés importants", s'est-il gonflé par SMS.

L'homme politique a profité de son entregent d'ancien ministre pour entrer, début octobre 2015, au capital de New Wind, une start-up conceptrice d'éoliennes domestiques, au capital de laquelle il a injecté 56.000 euros en devenant président de son conseil de surveillance. NewWind, c’est l’idée un peu folle sortie, il y a quatre ans, du cerveau de Jérôme Michaud Larivière, 57 ans, ex-scénariste pour le cinéma et la télévision (Camping Paradis ou Soeur Thérèse) : produire son électricité soi-même, grâce à un arbre 100% breton planté au fond du jardin, capable de produire quelque 3.000 kWh d’électricité par an dans un environnement faiblement venté. 

Hollande veut utiliser Stéphane Richard  contre Bernard Tapie  

Antonio Rodriguez ne raconte rien de rare dans son livre, seulement comment Arnaud Montebourg aurait cherché à trouver un successeur au PDG d'Orange Stéphane Richard, après l'avoir empêché de vendre la plateforme de vidéos Dailymotion, finalement acquise en avril 2015, le groupe Vivendi de Vincent Bolloré, et aurait été "stoppé net dans son élan" par Hollande.
"Le président m'a dit qu'il fallait que Stéphane Richard parle" dans l'affaire de l'arbitrage controversé du litige entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie", écrit le journaliste, citant Montebourg.
"Le président aurait-il empêché son ministre de toucher au PDG d'Orange pour qu'il témoigne dans cette affaire dans laquelle apparaît le nom de (l'ancien président) Nicolas Sarkozy ?", s'interroge Antonio Rodriguez. "On m'a fait comprendre qu'il y a un échange de bonnes volontés. Ce dont je doute d'ailleurs", lui aurait répondu l'ancien ministre.

Le bouquin prépare le come-back politique d'Arnaud Montebourg en vantant son agitation au ministère du Redressement productif manqué, puis au ministère de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique gelé. Qui a pu pourtant oublié sa série d'échecs (Petroplus, Florange, GoodYear, Mory-Ducros, Lejaby). 
Il revient aussi sur son éjection du gouvernement par la volonté de Manuel Valls, mais compte sur les saillies de l’ancien ministre pour faire le buzz avec un non-événement.

Sollicité dimanche, le haut fonctionnaire d'astreinte à l'Elysée n'a pas daigné commenter la parution du bouquin...

vendredi 7 février 2014

Fourberie de François: visite "surprise" programmée de Hollande à Debbouze

L'improvisateur de l'Elysée met en scène une "visite surprise" à Jamel Debbouze

Au bal des faux-culs, monsieur P'tite blague n'est jamais à l'orchestre 

Ladreit de Lacharrière, Hollande, Debbouze à l'Elysée
Une visite hors agenda, sans aucun journaliste, mais programmée
A visage découvert mais de nuit, le président de la République s'est rendu à Trappes vendredi 6 février.
Le candidat socialiste qui a refusé plus d'un débat télévisé avec le président sortant a fait le déplacement dans les Yvelines pour assister à un match d'improvisation théâtrale, à l'invitation du comédien Jamel Debbouze, depuis plusieurs semaines.

Une "apparition surprise", "comme le président les aime", selon Le Parisien.
L'information a été confirmée par l'Elysée, qui assure que ce  "moment (1) très authentique (...) d'échange (...)" est un "grand moment (2) d'improvisation" et une "surprise totale".

Un président en campagne des municipales

Si "improvisée" qu'elle ait pu être, la virée de l'improvisateur de l'Elysée était orchestrée
Le sketch a en effet été soigneusement diffusé sur twitter par les deux comédiens.

D'abord, Jamel Debbouze :
Puis, une demi-heure plus tard - et sur son site officiel -  
l'improvisateur politique
Pour plus d'authenticité, 
François Hollande avait embarqué avec lui une preneuse d'images de l'Elysée,

 qui produira une vidéo destinée au site web de l'institution.


Mon curé chez les riches

L'escapade improvisée de Trappes était organisée par la fondation "Culture et diversité", de Marc Ladreit de Lacharrière, un riche homme d'affaires, héritier du château familial de Liviers dans le Vivarais, et président de l’association des Amis de la Grotte Chauvet en Ardéche (lien PaSiDupes). Le magazine Forbes le qualifie de "milliardaire en dollars"...

Cette fondation, destinée à aider les jeunes "issus de l'immigration", organise notamment un prix de l'audace artistique et culturelle, qui avait donné lieu à une cérémonie à l'Elysée, le 12  juin 2013.

La fortune de ce milliardaire proche de Hollande est liée à son patrimoine professionnella société Fimalac, cotée en Bourse et présidée par sa compagne, Véronique Morali, également présidente de la Commission du dialogue économique du MEDEF.

Dans Le Monde du 5 février 1992, 
Marc Ladreit de Lacharrière déclara: " Je suis l'un des fondateurs de SOS Racisme". 
Il est aussi à l'origine de la Fondation Agir contre l'exclusion avec Martine Aubry, fondation qu'il soutient financièrement.

Hollande place ses hommes dans les media

A peine Hollande arrivé aux affaires, le milliardaire a repris la société française Webedia, qui édite les sites PurePeople, PureCiné, PureMédias..., pour entretenir l'image du président socialiste.
Puis on a appris qu’il rachetait AlloCiné au fonds d’investissement américain Tiger (une bonne affaire qu'il accepta de payer 70 millions d’euros ...). A lire Paris Match, il aurait même regardé de près le dossier Dailymotion, autre "pépite" assurant  l'hégémonie socialiste sur le Web français...


samedi 19 octobre 2013

Les syndicats de France Télévisions appellent à la grève

"361 départs en vue " et "50 millions d'euros par rapport au niveau des effectifs de 2012"

Le service public payé en retour de son soutien à Hollande !...


Friture sur les ondes
Un préavis de grève a été déposé mercredi pour le 7 novembre en protestation contre la suppression de 361 postes. 
La direction espère trouver une solution d'ici là, un jeudi, comme à la CGT ou à la FSU (le 7, avec FO, la CGC et la ... CFDT).
Pour Eric Vial, délégué FO,
il ne s'agit pas de départs volontaires mais forcés car, selon lui, les postes qui doivent être supprimés sont déjà identifiés. Par ailleurs, "on ne parle pas du plan social qui concerne les non permanents de l'entreprise, les CDD, soit une personne sur quatre" selon lui.

La grogne est montée d'un cran chez France Télévisions. 

Le détail des destructions de postes avait été présenté la veille par la direction. "Nous appelons l'ensemble des salariés du groupe à cesser le travail le 7 novembre prochain durant 24 heures", confirme Antoine Chuzeville, le secrétaire général du SNJ, syndicat hégémonique de France Télévisions, situé très à gauche, à l'Union syndicale Solidaires, dont SUD (3,47% de représentativité). Ce qui aurait pour effet d'empêcher la diffusion des émissions en direct et des journaux télévisés. Reste le groupe Canal+ pour cirer les pompes du pouvoir.


La levée du préavis est conditionnée par l'acceptation de deux exigences. 
D'une part, le retrait du plan de départs volontaires portant sur 361 postes, accusé par les syndicats d'organiser "l'asphyxie des services administratifs, techniques et des rédactions". 
D'autre part, la négociation d'un projet alternatif permettant de rajeunir les effectifs. "Un plan de départ, pourquoi pas? Il y a des salariés qui veulent partir, souligne Antoine Chuzeville, diplômé de l'ESJ de Lille, qui recrute à bac +4 et repaire de gauchistes. Mais à condition de les remplacer par des jeunes, ce qui permettrait de requalifier des précaires et de faire face aux enjeux de développement». «Quelles que soient les réunions, on demandera à ce que le plan actuel soit retiré», martèle Dominique Pradalié, déléguée syndicales au SNJ. 


Parmi les anciens de l'ESJ de Lille , citons Patrick Cohen (ex-militant UNEF, sur France Inter), Benoît Duquesne (Public Sénat), Ulysse Gosset (BFMTV), Laurent Greilsamer (ancien directeur adjoint du Monde), Thomas Hugues (i-télé, puis France 5), Hélène Jouan (directrice des magazines d'information de France Inter), Jean-Paul Kauffmann (ex-AFP et L'Événement du Jeudi, enlevé enlevé à Beyrouth en 1985 avec Michel Seurat), Patricia Loison (France 3), Bruno Masure (licencié de France 2 pour son parti-pris socialiste, journaliste-chroniqueur sur France Inter et présentateur de l'émission Impertinences sur La Chaîne parlementaire), Philippe Rochot (France Inter et Antenne 2 puis France 2, ancien otage de l'OJR), Airy Routier, ex-sulfureux rédacteur en chef du Nouvel Observateur, auteur du vrai-faux SMS contenant le message "Si tu reviens, j'annule tout" attribué à Sarkozy, et époux de la journaliste Valérie Lecasble, ex-patronne de i-télé/Canal+ et présélectionnée battue pour diriger Public Sénat). 
Manquent, et pour cause, Fabrice Arfi (un instable, fils de policier de la brigade financière placé à l'AFP, Libération et au Monde, comme au Figaro et à Mediapart !), comme Fabrice Lhomme (à la dérive du Parisien, à France-Soir, L'Express, Le Monde, puis rédacteur en chef adjoint à L'Équipe magazine et au pôle 'enquêtes' du site d'information Mediapart, dédié au "Karachigate") comme Gérard Davet (enquêteur à charge sur l'affaire Bettencourt au Monde), Alain Marschall (ancien pigiste gracieux), Julian Bugier (autodidacte, fils de journaliste au Monde), Francois-Xavier Ménage (Celsa, BFMTV), Jérémy Brossard (élégant jounaliste BCBG de BFMTV), Adrien Gindre (petit cire-pompes maniéré du pouvoir à BFMTV) ou, bien sûr  Bruno Roger-Petit (IEP mais illettré prétentieux et partisan, recasé de lepost.fr à Nouvel Observateur, près de la sanisette) !
Lien PaSiDupes
-2009 : Racisme - Faut-il faire une charrette de Valls et du préfet ? Plus clément qu'Hortefeux, LePost tempère !... 
- juillet 2012 : " F. Hollande n'est pas le président de tous les Français et le fait savoir Le Nouvel Observateur discrimine les Français.

Changement permanent

Or, le projet de réduction des effectifs stipule que
les emplois concernés ne seront pas remplacés. Pas question pour la direction de retirer son plan pour le moment, même si cette dernière se dit "ouverte à des aménagements" et a invité les organisations syndicales à négocier dès ce jeudi. "Les syndicats souhaitent un projet alternatif, il y a peut-être un niveau intermédiaire à trouver", explique Patrice Papet, le directeur général délégué à l'organisation, aux ressources humaines et aux projets d'entreprise. "Ce qui est sûr, c'est qu'on ne fait pas un plan de départ simplement parce que des gens désirent partir. Il faut que ça corresponde à des économies."

Le coût global de la réorganisation portant sur la suppression de 650 postes a été chiffré à 90 millions d'euros environ. 
La moitié du chemin a déjà été fait, les 361 emplois du plan permettront d'arriver à un effectif de 9750 personnes fin 2015, contre un peu moins de 10.200 aujourd'hui. "L'économie attendue est de 50 millions d'euros par rapport au niveau des effectifs de 2012", précise Patrice Papet. Malgré la grogne, il se veut rassurant: "Je suis optimiste, j'espère qu'on trouvera une solution avant la grève." 

Dans le cas contraire,
les choses pourraient se gâter. "Ce mouvement sera visible, bruyant, et sur tous les fronts, prévient déjà Patrice Christophe à la CFDT. Si rien ne bouge, il ira crescendo. Ce peut être long." Le climat social est tendu. "Depuis cinq ans à France Télévisions, le changement, c'est tout le temps", persifle Antoine Chuzeville (ESJ, délégué SNJ). "Comment peut-on prôner la suppression de centaines de postes pour combler un déficit qu'on a soi-même organisé en supprimant la publicité sans compensation?", s'insurge la CGT,
en dépit de ses partenariats, comme avec Orange, donc Dailymotion, et des exclusivités de programmes de type monopolistique: France Télévisions diffuse les Jeux Olympiques, du football (Coupe de France), du rugby (Top 14, Coupe d'Europe), du cyclisme (Tour de France, "classiques"), de l'athlétisme, etc.

Avec MFP, France télévisions est aussi  
productrice de cinéma. C'est ainsi que la Vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche, 2012) ou L'Ecume des Jours (de Michel Gondry,2013) sont co-produits par France 2 et la redevance audiovisuelle.  Les redevables sont victimes de la double peine, par la taxe audiovisuelle et les entrées en salles.; color: #ead1dc; font-family: Verdana, sans-serif;"> 

La direction a justifié les 101 millions d'euros qu'a coûté la création de l'entreprise unique, selon Le Canard enchaîné. Le calendrier de la fusion (6 chaînes, souvent en doublons) était très serré et le coût est à mettre en perspective par rapport à la taille du groupe et ses 10.200 salariés. "À terme, les économies seront là", assure la direction.

samedi 1 juin 2013

Austérité: petite manifestation du Front de Gauche à Toulouse avec Mélenchon

Une extrême gauche de plus en plus confidentielle

Entre 3.000 et 9.000 personnes ont défilé, ce samedi, dans les rues de Toulouse contre l'austérité 
La ville rose n'a pas viré au rouge
en présence du coprésident du Parti de Gauche. 
Ils étaient venus manifester contre l'austérité. Les  organisateurs ont vu trois fois plus de manifestants que la police samedi dans le centre de Toulouse avant d'écouter un discours de Jean-Luc Mélenchon fustigeant le gouvernement et la finance.

VOIR et ENTENDRE "monsieur" Jean-Jacques Bourdin interroger ce bon client le 3 mai 2013 sur les sujets de l'heure, le rachat de Dailymotion par Yahoo, sa proximité avec Hamontebourg (Benoît Hamon et Arnaud Montebourg invités à le rejoindre au FdeG), la manif d'extrême gauche contre la gauche (100.000 opposants étaient espérés), ses rapports avec son ex-camarade Hollande, l'amnistie sociale, sa candidature au poste de premier ministre d'un "menteur" et, à défaut, le changement de cap politique et les mesures "républicaines" qu'il prendrait

"Vous n'avez pas d'autre horizon que la lutte"

Le coprésident du Parti de Gauche a éprouvé le besoin d'en faire
le rappel aux militants qui avaient parcouru les artères du centre-ville à l'appel du Front de gauche "contre l'austérité, la finance et pour la VIe République".

Dans le défilé, où se remarquaient des bonnets phrygiens derrière des pancartes
"On va leur couper la tête", "Changer le système" ou encore "Marx ou crève", flottaient des drapeaux du Front de gauche, du PCF ou du Parti de gauche.
Un folklore, quoi ! 
Mais qui ne fait trembler ni les Solfériniens, ni le "Monsieur 3%" de l'Elysée.


lundi 13 mai 2013

Pour Hollande, le remaniement est "sans actualité" mais en parle sans cesse

Hollande lance des bulles et les abandonne

François Hollande a pour la première fois clairement évoqué l'hypothèse d'un remaniement gouvernemental, mardi 7 mai.
Le gouvernement Théodule au travail

La bande de Stéphane Le Foll penche pour un gouvernement Ayrault II.
Le "deuxième temps" du quinquennat, c'est pour bientôt, a indiqué Michel Sapin, dès le vendredi 26 avril, avant Le Foll dans Les Echos, lorsqu'il annonce l’entrée dans "une phase offensive", mais sans mettre en cause le maintien de Ayrault. Jean-Vincent Placé  (EELV) n'a peut-être pas tort quand il ironise sur le quinquennat qui va pouvoir débuter.
Jean-Luc Mélenchon l'a dit ouvertement, Claude Bartolone l'a laissé entendre en évoquant aussi  ce "deuxième temps du quinquennat" dans Le Monde. Alors que François Hollande et Jean-Marc Ayrault peinent plus que jamais à convaincre, les deux hommes se verraient bien Premier ministre. Mais, dans Le Figaro, un hollandien prévient: "Hollande usera Ayrault jusqu'à la corde."

Ecrémer le gouvernement de ses ministres fantômes
Le Parisien se livre au petit jeu de chaises musicales d'un gouvernemeent "reserré", limité à quinze ministres forts : Delphine Batho déçoit ; Cécile Duflot séduit et pourrait monter en grade ; Arnaud Montebourg serait "exfiltré" à la Justice ; Pierre Moscovici aux Affaires étrangères ; Michel Sapin pour le remplacer… Sans compter sur les poids lourds du PS qui n'ont rien obtenu en 2012 (Ségolène Royal qui nie, Martine Aubry qui,  en pleine lumière en Chine au côté du président, y pzense chaque minute en redressant sa mèche, Bertrand Delanoë qui s'est libéré de Paris). 
Et c'est encore sans compter sur le serpent de mer de l'entrée au gouvernement de personnalités issues de la société civile. Qui à la tête de Bercy ?

Mais pour ajouter que ce remaniement est "pour l'instant sans actualité"!...
Alors pourquoi l'évoquer encore et encore?
Le président français avait rejeté l'idée d'un remaniement ministériel au cours d'une conférence de presse à Rabat au Maroc. Le mensonge de Jérôme Cahuzac est une faute "individuelle",estima-t-il. "Le gouvernement n'est pas mis en cause", avait-il insisté.

Et puis, tout à trac, il en parle à nouveau lors d'une conférence de presse commune avec son homologue polonais Bronislaw Komorowski et y revient encore dans un entretien accordé à Paris Match pour confirmer qu'il viendra "en son temps", soulignant que "personne n'est protégé dans le gouvernement." 

Voilà donc la clé de ce battage: redynamiser l'équipe Ayrault, au risque de la fragiliser.
"Un jour, des choix et aménagements auront à être faits. Mais j'ai besoin de tous", explique le chef de l'Etat dans l'hebdomadaire. Selon lui, "personne n'est protégé dans le gouvernement. Personne n'a d'immunité", explique mercredi le chef de l'Etat, dans un accès de puissance, à l'hebdomadaire qui emploie la concubine présidentielle. 

Le seul ministre que le chef de l’Etat félicite nommément est le ministre de l'Intérieur
"Manuel Valls fait du bon travail. Reconnu comme tel par l'opinion publique.". Le président apporte également son soutien à la position du ministre du redressement productif,  mais dans le seul dossier Dailymotion. "Il y avait un risque de perdre cette entreprise française. L'idée était de nouer un partenariat avec Yahoo! qui l'a, pour le moment, refusé." Un gage à l'aile gauche du PS qui conteste  la politique molle du président et se rebelle contre l'influence d'Angela Merkel en Europe, mais à l'heure des élections fédérales de septembre.

Hollande joue-t-il au con ?
L'image n'est sûrement pas due au hasard. Arnaud Montebourg et Manuel Valls prennent un verre tous les deux, devant les caméras, comme pour montrer leur plaisir de travailler ensemble. Au même moment, Marisol Touraine, ministre de la Santé, organise une conférence de presse, un jour férié. Après la petite phrase de François Hollande, qui a évoqué un prochain remaniement, chaque ministre adopte sa stratégie. 

L'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, a connu ce genre d'annonce, qui peut déstabiliser. "La vraie difficulté d'annonces répétées de remaniement, c'est que cela paralyse l'action de chacun", à moins que "certains membres du gouvernement fassent des coups médiatiques idiots à tout prix, pour exister".

Hollande tire des bords

Au sujet de Jean-Luc Mélenchon, François Hollande met les points sur les 'i': le leader du Front de gauche n'a "jamais fait partie de la majorité". "Qu'il ne fasse pas semblant de s'étonner de notre politique aujourd'hui alors qu'il l'avait dénoncée par avance durant la campagne.

Incertain sur l'idée d'un gouvernement d'union nationale
, le président de la République explique toutefois qu'il y a "des causes qui doivent nous réunir". "Aujourd'hui, la lutte contre le chômage, le redressement productif, la place de la France dans la mondialisation sont des enjeux qui dépassent les clivages."

"Les résultats ne sont pas encore là"

"Comment s’étonner qu'au bout d’un an les Français doutent, s’interrogent et s’impatientent. Alors que les résultats ne sont pas encore là et ne pourront pas l’être avant la fin de cette année, il s'entête: " Je le maintiens, la courbe du chômage va s’inverser", assure-t-il. 
Autre "grande leçon de la première année" du quinquennat, "le temps des processus législatifs et réglementaires n’est plus adapté au temps de la vie des Français et aux exigences des entreprises. Il faut aller plus vite". Après avoir stigmatisé Sarkozy sur sa boulimie de réformes, il laisse entendre que le recours aux ordonnances pourrait s'accélerer dans les mois qui viennent. 
Entre le travail et la mise en veilleuse du Parlement, les démocrates  choisiront. Le président a tenu à accueillir les parlementaires socialistes à l’Élysée, au risque apparaître comme un chef de clan, mais surtout comme le président des socialistes pour le quadriennat qui s'ouvre.

Valls semble pourtant avoir tout son temps
Après la mort jeudi soir d'un mineur dans les quartiers nord de Marseille, victime d'un règlement de compte  dans l'économie souterraine de la drogue, le chouchou du président a exclu vendredi "toute forme de découragement" face à la violence à Marseille. Manuel Valls explique avoir "besoin de temps" pour éradiquer les réseaux de trafic de drogue. "Il y a sans aucun doute parfois un sentiment d'impuissance et de fatalisme face à ces assassinats. Mais ces assassinats ne doivent pas cacher le travail de fond que nous menons pour reconquérir les territoires, pour apporter la sécurité aux Marseillais et pour en finir avec ce climat insupportable", a débité le ministre de l'Intérieur lors d'un point presse place Beauvau, sourcil froncé.

Il n'a pas non plus envisagé de donner les moyens juridiques aux juges.
Lien PaSiDupes - "Les ados qui braquent et tuent sans crainte: rançon d'un code pénal dépassé : la majorité pénale inadaptée à la sauvagerie ado

dimanche 5 mai 2013

Blocage de Dailymotion par Montebourg: Fleur Pellerin aurait souhaité l'opacité

L'opposition de Montebourg "aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales"


Pour la ministre du Numérique, le groupe français n'a pas vocation à rester "franco-français"...

Le protectionnisme de Montebourg à propos du rachat de Dailymotion met Bercy cul par-dessus tête. 
Yahoo! souhaitait racheter à France Télécom 75% du capital de sa filiale Dailymotion mais le ministre de l'anéantissement  du redressement (contre-)productif, qui détient encore 27% du capital de l'opérateur historique, refuse de lui autoriser plus de 50%. 

Mais, en entrant enfin dans la danse, Fleur Pellerin marche sur les pieds d'Arnaud Montebourg. En préambule, la ministre de l'Economie numérique, dans un entretien au Journal du dimanche, assure à son tour que "l'Etat était légitime à faire connaître sa position dans ce dossier parce qu'il est l'actionnaire de référence d'Orange", mais ajoute que les concessions que Arnaud Montebourg cherchait à obtenir de l'Américain "aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales". Ainsi, de même que le PS reproche à J. Cahuzac ses aveux plutôt que sa fraude fiscale et ses mensonges, Pellerin déplore-t-elle davantage les fuites que les incessants affronts entre ministres de Bercy et l'idéologie ringarde du virevoltant sectaire.  

Bug au gouvernement 

Une petite pic adressée au ministre du Redressement productif après le couac de jeudi où le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a admis qu'il n'a pas été "particulièrement impliqué" dans le dossier de l'éventuelle reprise de Dailymotion par Yahoo!c'est-à-dire court-circuitéalors qu'Arnaud Montebourg, avait affirmé qu'il avait su travailler en équipe ! Ce dernier avait sifflé la fin de la récréation jeudi soir sur France 2, estimant que sa décision est une décision du gouvernement.

Une nouvelle preuve que sept ministres à Bercy, cela fait peut-être un peu beaucoup. 
Fleur Pellerin le reconnaît en creux. Sur les divergences de communication entre Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici, elle a indiqué que "99% du temps cela fonctionne bien" - quand aucune fuite ne vient contredire cette belle harmonie -, mais parfois "la communication n'est pas exactement alignée comme il aurait fallu qu'elle le soit"

Sur le fond du dossier, Fleur Pellerin reconnaît que "les pépites (françaises) ont du mal à grossir, il faut les aider", ajoutant ne pas être contre l'arrivée d'investisseurs étrangers au côté d'Orange, d'autant que le marché américain est "incontournable quand on veut devenir un acteur de référence international". Se démarquant de Montebourg, son ministre de tutelle, selon elle, Dailymotion, n'a pas vocation à rester "franco-français", mais la cession de cette plate-forme vidéo doit être équilibrée et préserver les emplois et la technologie française. Réfutant les critiques d'anti-américanisme de la presse outre-Altantique, la ministre d'origine coréenne a souligné que l'"économie numérique n'est pas un village gaulois ! Après, lorsqu'un deal ne nous convient pas et que nous sommes actionnaires, nous le disons".

La petite Fleur et la peau de vache

Ça n'a aucun sens que Dailymotion reste français"
"Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l'étranger avant de nous focaliser sur Yahoo! Maintenant, nous allons reprendre nos recherches", a affirmé Stéphane Richard, le patron d'Orange, jeudi. 
 Pour Pierre Kosciusko-Morizet, le fondateur de Priceminister.com, l'avenir du site de vidéos en ligne passe forcément par l'international. L’entrepreneur a denoncé l'interventionnisme de Montebourg sur Europe 1 vendredi matin: "Ça n'a aucun sens que Dailymotion reste français. C'est une boîte globale qui fait l'essentiel de son chiffre d'affaires hors de France. Elle a besoin d'un acteur mondial pour se développer. Si elle ne se vend pas, à Yahoo! ou à un autre, elle finira par mourir."


Interrogé par Le Monde, Benoît Thieulin, le président du Conseil national du numérique, prône le franco-françaois déclaré: "Dailymotion est une pépite stratégique qui a besoin d'un accord industriel. A-t-on exploré toutes les pistes? La France a de grands acteurs, tels TF1, Canal+ ou France Télévisions (…) Je suis convaincu qu'il y aura d'autres opportunités pour Dailymotion." Mais il faut aussi préciser, ce que taisent les media soumis au gouvernement: Thieulin qui a été désigné en décembre 2012, avait offert de travailler pour la candidate socialiste, Ségolène Royal en 2006.
A en croire le site Wansquare, cité par Le Figaro, ce serait déjà le cas: le groupe Vivendi (groupe New York Stock Exchange et le groupe Euronext) et la holding Le Monde Libre (journal Le Monde), détenue par Matthieu Pigasse, l'ex-patron de A. Pulvar, l'ex-concubine de Montebourg, Xavier Niel, opérateur de téléphonie mobile Free et 12e fortune de France, et Pierre Bergé, multimilliardaire socialiste, seraient intéressés par la rachat de la part de France Télécom dans Dailymotion. 



vendredi 3 mai 2013

"Dailymotion finira par mourir" et Montebourg s'en lavera les mains

Copé : "la politique industrielle de ce gouvernement est incompréhensible"

L'un a critiqué son "coup de communication politique, l'autre a dénoncé l' interventionnisme d'Arnaud Montebourg
Ras le béret des franchouillards !

L'un 
Jean-François Copé, le patron de l'UMP, était sur RTL, l'autre Stéphane Richard, la patron de France Télécom/Orange, répondait aux questions d' Europe 1, mais les deux sont d'accord dans le dossier Dailymotion, dont le ministre du Redressement politique a bloqué le rachat par Yahoo!L'Américain souhaitait racheter à France Télécom 75% du capital de Dailymotion, avec une option pour monter à 100%. L'Etat n'a pas voulu aller plus loin que 50%, à cause de la "santé vacillante" de Yahoo!.

Quant à Dailymotion, il ne gagne vraiment de l'argent que depuis 2010, alors que le site a été lancé en janvier 2005, un mois avant YouTube. Un petit mois qui n'a pas suffi à monopoliser le marché : YouTube reçoit plus du double de visiteurs unique et totalise près de dix fois plus de vidéos vues par mois.

Copé : "on fait rire les autres pays par notre inconstance"

Sur Europe 1, Jean-François Copé, était abasourdi. 
"La politique industrielle de ce gouvernement est incompréhensible", a jugé en préambule le président de l'UMP. "L'image qui est donnée aujourd'hui, sur le dossier Dailymotion, aux économies des autres pays, c'est qu'il ne faut plus investir en France. On fait rire les autres pays par notre inconstance, a-t-il déploré, fustigeant à plusieurs reprises le "coup de communication de Montebourg."

Et d'ajouter : "le problème, c'est que Dailymotion doit se développer à l'étranger. Il ne peut pas le faire sans partenaire extérieur. Yahoo! était un de ces partenaires. Comment aller sur le marché américain si on n'est pas partenaire d'une grande entreprise américaine ? A défaut, il faudrait imaginer un projet européen, mais il n'y a pas de grande entreprise ni de marché européen sur ce secteur du numérique."

Cacophonie au gouvernement. 

Mercredi,
Montebourg avait prétendu avoir pris cette décision en concertation avec son ministre de tutelle. Sauf que Pierre Moscovici l'a démenti, expliquant n'avoir pas été particulièrement impliqué dans ce dossier.

Dailymotion, qui emploie environ 150 personnes dont 120 en France, est un petit concurrent de YouTube, qui appartient au géant américain Google. Il est classé 31e site le plus visité au monde par l'institut comScore, spécialisé dans les audiences web.

VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé faire un tour d'horizon du paysage politique:




Copé : "On avait prévenu les Français, on leur... par Europe1fr

Le patron de France Télécom/Orange rappelle ainsi l'indépendance de son groupe face à l'Etat français


Le très dirigiste Montebourg est un encombrant actionnaire.  Le ministre du Redressement productif a fait capoter la vente de l'hébergeur français de vidéos au géant américain. Dans un communiqué, le stalinien assure regretter que les deux groupes "n'aient pu aboutir à la conclusion d'un accord satisfaisant pour l'ensemble des parties". Son souhait était "qu'un partenariat entre Yahoo! et Orange soit construit sur une base équilibrée, mutuellement bénéfique aux deux entreprises".

Selon le Wall Street Journal, le ministre se serait en fait opposé à la vente de "l'une des meilleures startups françaises", au journal "les Echos".

Benoît Hamon ne craint pas un instant de précipiter la fin d'une belle aventure industrielle


VOIR et ENTENDRE Montebourg certifier que Dailymotion est "une pépite française qu'il faut protéger":




Sur France Interle ministre délégué de l'Economie sociale et idéologue archaïque estimé jeudi matin que "les gouvernements ont le droit de dire ce qu'est l'intérêt général" et qu'à travers l'intervention de l'Etat, qui détient 27% de l'opérateur France Télécom, actuel propriétaire de Dailymotion, le but était de "montrer que nous nous protégeons et que nous nous protègerons. Nous prenons des décisions pour protéger nos capitaux, nos créations, nos capacités d'innovation. [Rien sur les emplois ! ]

Il retourne sans cesse à  ses vieilles lunes, ajoutant que "si l'Europe se protégeait beaucoup mieux, elle serait beaucoup plus forte face aux Etats-Unis, à la Chine, aux émergents".

Stéphane Richard, patron de France Télécom tempête 
"Dailymotion est une filiale d'Orange et non de l'Etat. C'est le groupe, sa direction et son conseil d'administration qui gèrent ce dossier", fait valoir Stéphane Richard, le patron de France Télécom/Orange, au journal "les Echos".
"J'avais pourtant refusé que Yahoo! dispose d'une option pour acheter la totalité du capital de Dailymotion, et nous étions sur le point de trouver un arrangement", a regretté le patron de France Télécom. 

Stéphane Richard a insisté sur le fait que "ce n'est pas à la demande de l'Etat" que son groupe a investi début 2011 dans Dailymotion qui "s'est révélé une bonne affaire, dont la valeur a doublé ou triplé". 

Il dit aussi préférer que l'Etat renonce à sa démarche consistant à proposer de mobiliser des financements publics
en vue du développement de Dailymotion. "Nous ne cherchons pas des partenaires financiers ! Notre priorité est de trouver un allié qui assure le développement de Dailymotion hors d'Europe", a-t-il souligné.
"Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l'étranger avant de nous focaliser sur Yahoo ! Maintenant, nous allons reprendre nos recherches", a-t-il affirmé. Pour nombre d'analystes, Dailymotion doit être adossé à un partenaire en mesure de lui ouvrir le vital marché américain.
Montebourg en a décidé autrement. Ses 1900 salariés s'interrogent sur leur avenir. 


Pour le fondateur de Priceminister.com, l'avenir du site de vidéos en ligne passe forcément par l'international.

Pierre Kosciusko-Morizet fustige la position du gouvernement dans ce dossier. Interrogé vendredi matin sur Europe 1, il s'est montré très critique vis-à-vis du gouvernement. "Ça n'a aucun sens que Dailymotion reste français. C'est une boite globale, qui fait l'essentiel de son chiffre d'affaires hors de France. Elle a besoin d'un acteur mondial pour se développer. Si elle ne se vend pas, à Yahoo ! ou à un autre, elle finira par mourir." 
http://www.europe1.fr/Economie/Dailymotion-finira-par-mourir-1504357/ 

Pierre Kosciusko-Morizet raille également ceux qui présentent le site de vidéos comme une entreprise stratégique
: "c'est de la vidéo sur Internet, on n'est pas dans la fabrication d'avions militaires ! Ce qui serait vraiment stratégique, ce serait de créer les conditions pour développer un groupe comme Yahoo ! en France."