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dimanche 7 février 2016

Montebourg impute ses échecs à Bercy au "sarkhollandisme"

Un livre pour excuser  son passage à Bercy

Pas de 'mea culpa' pour 
Montebourg qui s'en prend au socio-libéralisme de Hollande 
Le "gommeux" fait sortir
un livre de plus
Le journaliste Antonio Rodriguez pointe les obstacles sur la route de l'ancien ministre Arnaud Montebourg. Dans son livre à paraître, ce journaliste économique à l'Agence France Presse (AFP) attaché à Arnaud Montebourg à Bercy et ancien correspondant de l'agence de presse française en Amérique latine accuse le "sarkhollandisme économique" de l'Etat-PS et le Parti socialiste "devenu à la fois un parti libéral et conservateur".
Pour le candidat malheureux à la primaire PS de 2011, officiellement retiré de la vie politique depuis août 2014 et reconverti dans l'ameublement (Habitat), le PS appliquerait "la même politique économique"  et la "même politique fiscale" aussi que le président Sarkozy, il y a quatre ans, qui consiste à faire payer les classes moyennes".

Montebourg met les deux formations dans le même tiroir, "des partis dirigés par une sorte de bourgeoisie d'État, haut fonctionnarisée, qui mènent exactement les mêmes politiques, en connivence avec Bruxelles," selon cet eurosceptique.  
VOIR et ENTENDRE la réécriture du "bilan" (sic) de Montebourg par le journaliste pour réhabiliter le ministre:

Ce brasseur d'air veut revenir quand de l'espace se libère à gauche 

Montebourg est "prêt à remonter sur le ring," selon Antonio Rodriguez, bien qu'il ait annoncé, le 30 décembre 2014, son retrait de la vie politique. Le journaliste assure qu'il n'exclurait pas d'être candidat à la présidentielle de 2017, mais l'intéressé ne "confirme (...) rien de tout cela". "Je suis bien loin de tout cela, et suis impliqué dans un certain nombre de projets et de développements privés importants", s'est-il gonflé par SMS.

L'homme politique a profité de son entregent d'ancien ministre pour entrer, début octobre 2015, au capital de New Wind, une start-up conceptrice d'éoliennes domestiques, au capital de laquelle il a injecté 56.000 euros en devenant président de son conseil de surveillance. NewWind, c’est l’idée un peu folle sortie, il y a quatre ans, du cerveau de Jérôme Michaud Larivière, 57 ans, ex-scénariste pour le cinéma et la télévision (Camping Paradis ou Soeur Thérèse) : produire son électricité soi-même, grâce à un arbre 100% breton planté au fond du jardin, capable de produire quelque 3.000 kWh d’électricité par an dans un environnement faiblement venté. 

Hollande veut utiliser Stéphane Richard  contre Bernard Tapie  

Antonio Rodriguez ne raconte rien de rare dans son livre, seulement comment Arnaud Montebourg aurait cherché à trouver un successeur au PDG d'Orange Stéphane Richard, après l'avoir empêché de vendre la plateforme de vidéos Dailymotion, finalement acquise en avril 2015, le groupe Vivendi de Vincent Bolloré, et aurait été "stoppé net dans son élan" par Hollande.
"Le président m'a dit qu'il fallait que Stéphane Richard parle" dans l'affaire de l'arbitrage controversé du litige entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie", écrit le journaliste, citant Montebourg.
"Le président aurait-il empêché son ministre de toucher au PDG d'Orange pour qu'il témoigne dans cette affaire dans laquelle apparaît le nom de (l'ancien président) Nicolas Sarkozy ?", s'interroge Antonio Rodriguez. "On m'a fait comprendre qu'il y a un échange de bonnes volontés. Ce dont je doute d'ailleurs", lui aurait répondu l'ancien ministre.

Le bouquin prépare le come-back politique d'Arnaud Montebourg en vantant son agitation au ministère du Redressement productif manqué, puis au ministère de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique gelé. Qui a pu pourtant oublié sa série d'échecs (Petroplus, Florange, GoodYear, Mory-Ducros, Lejaby). 
Il revient aussi sur son éjection du gouvernement par la volonté de Manuel Valls, mais compte sur les saillies de l’ancien ministre pour faire le buzz avec un non-événement.

Sollicité dimanche, le haut fonctionnaire d'astreinte à l'Elysée n'a pas daigné commenter la parution du bouquin...

dimanche 24 janvier 2016

Grève du 26 janvier: le socio-libéralisme de l'Etat-PS à l'épreuve de la grogne sociale

Ecoles, avions, taxis… comment vous organiser pour éviter la galère

Plusieurs catégories socio-professionnelles appellent à des mobilisations. 

Mardi sera la grosse journée sociale de la semaine. Le fonctionnement des hôpitaux, des écoles et des collèges devrait être perturbé, jusqu'à 50% des vols pourraient être touchés, tandis que les taxis prévoient de bloquer l'accès aux aéroports parisiens dès 6 heures du matin.
Qui fait grève ? Pourquoi ? Et surtout, où ? Comment allons-nous faire?

"Mardi noir." 

"Importantes grèves."
C’est dit : mardi sera une grosse journée d’action sociale. Plusieurs catégories socioprofessionnelles (taxi, fonction publique, contrôleurs aériens) appellent en effet à la mobilisation. Alors autant se préparer.Metronews fait le point. Histoire de ne pas avoir (trop) de mauvaises surprises, mardi matin. 

Ça va bloquer dans les rues 

CGT, FO et Solidaires, trois syndicats majoritaires, ont appelé les 5,6 millions d'agents de la fonction publique à faire grève.
Pourquoi ils grondent ? Soumis à un régime de rigueur depuis 2010, les fonctionnaires manifestent pour la hausse de leur pouvoir d’achat.
Où est-ce que ça va bloquer ? A Paris, le cortège quitte Montparnasse vers 14 h rejoindra, en direction des Invalides. Des perturbations de circulation sont donc à prévoir sur le parcours.

Ça va bloquer dans les écoles

Les enseignants (environ 40% des 2,4 millions d'agents de la fonction publique d'État) devraient se joindre à l’appel de la fonction publique. Ils sont appelés à se mobiliser par l'intersyndicale Snes-FSU et CGT, Snep, Snalc, FO et Sud, contre la réforme du collège

Où est-ce que ça va bloquer ? Dans la capitale, le cortège des enseignants des académies de Paris, Créteil et Versailles s'ébranlera
à 13h30 de Port-Royal et rejoindra les autres fonctionnaires à Montparnasse. De nombreux défilés sont aussi prévus en province. 

Et dans les établissements scolaires ? Si les profs sont dans la rue, c'est qu'ils n'assurent pas la garderie des enfants.
Crèches publiques, écoles maternelles ou élémentaires, périscolaire ou cantine risquent d'être fermées. Les chiffres prévisionnels ne tomberont que lundi après-midi, mais "les premières remontées des écoles annoncent que ce mouvement sera suivi de manière significative", déclare le SNuipp (syndicat dominant du primaire) dans un communiqué. A Paris, déjà 35 écoles ont déclaré qu’elles seraient fermées et celles qui restent ouvertes compteront près de 45 % de grévistes.
 
Soumis à un régime de rigueur depuis juillet 2010, les 5,6 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester pour une hausse de leur pouvoir d'achat. Majoritaires aux élections professionnelles chez les syndicats représentatifs (48,55% des voix),
rémunération et la carrière des fonctionnaires (PPCR) que le gouvernement a décidé, en septembre, de mettre malgré tout en œuvre. Ils entendent dénoncer le gel, depuis juillet 2010, du point d'indice servant à calculer le salaire de base des fonctionnaires qui auraient perdu, "compte tenu de l'inflation, 8% de leur pouvoir d'achat", a calculé FO.  les trois syndicats n'ont pas signé l'accord sur la 
Un premier rendez-vous salarial dans le cadre de cet accord est prévu en février. Sans exclure un dégel du point d'indice, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a déjà prévenu que cette possible hausse ne serait "sans doute pas à la hauteur de ce que demandent les syndicats".

De son côté, le SNES-FSU, syndicat hégémonique du secondaire, fait le point sur les mobilisations prévues dans les collèges et lycées.
Outre la baisse du pouvoir d'achat, CGT, FO et Solidaires dénoncent "la perte d'emplois dans des secteurs clés de la fonction publique". Ils soulignent que si des créations de postes ont été annoncées dans l'Éducation nationale (+ 8561 en 2016) et dans les secteurs de la sécurité (+ 732 police-gendarmerie, + 978 justice en 2016), la fonction publique a perdu des effectifs. Les trois syndicats réclament "des créations nettes d'emplois publics statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin", notamment le secteur hospitalier.

Ça va bloquer en Ile-de-France.

Des milliers de chauffeurs de taxi sont appelés à se mobiliser dans toute la France.
Pourquoi ils grondent ? Ils protestent contre ce qu'ils appellent les "dérives" du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC), leur bête noire, depuis qu'ils ont éliminé la concurrence d'Uber. "On mesure une baisse d'activité de 20% sur les plateformes de réservation et de 30% dans la rue", a assuré le directeur général des Taxis Bleus, Yann Ricordel. Cette dernière réclame au gouvernement "soit la suppression immédiate des VTC, soit l'indemnisation conséquente de tous les chauffeurs de taxi".

Où est-ce que ça va bloquer ?
Cette grève "risque d'être fortement suivie et très dure", a prévenu mercredi Serge Metz, PDG de Taxis G7, qui déconseille carrément de prendre sa voiture.
"Ça va être chaud", menace aussi Karim Asnoun (CGT taxis), porte-parole de l'une des intersyndicales. Blocages, des opérations escargots, barrages filtrants et embouteillages sont en effet prévus aux portes des grandes villes.... 
Des manifestations sont notamment prévues à Toulouse, Nantes, Bordeaux, Marseille, Grenoble, Lyon, Lille… A Paris, les taxis prévoient de se retrouver autour des aéroports parisiens de Roissy et Orly à partir de 6 h du matin. Des rendez-vous sont fixés porte Maillot et près du ministère de l'Economie et des Finances de Bercy. Des secteurs à éviter, donc, si vous êtes en voiture.

Ça va bloquer dans les airs

Les contrôleurs aériens sont appelés à cesser le travail, par les deux premiers syndicats d’aiguilleurs. 

Pourquoi ils grondent ?
Attachés à leur régime spécifique de primes, donc accrochés à leurs avantages acquis très favorables, qui représentent plus de la moitié de la rémunération des aiguilleurs, les syndicats de contrôleurs aériens réclament d'être exclus de la refonte du système de prime de la fonction publique, qui, selon eux, lèse leur pouvoir d'achat. Ils dénoncent aussi les suppressions d'effectifs opérées ces dernières années dans leur catégorie.

Où est-ce que ça va bloquer ?
Des "perturbations sont attendues sur l'ensemble du territoire", prévient dans un communiqué la DGAC (direction générale de l’aviation civile) en invitant les passagers à s'informer directement auprès des compagnies pour connaître les programmes précis de vols. Elle a cependant demandé aux compagnies d’annuler préventivement 20% de leurs vols en raison de cet appel à la grève.

jeudi 29 octobre 2015

Sondage: pas de réformes sans dialogue social

Réformer d'accord, mais en prenant le temps du dialogue et du respect

57% des Français réclament de "laisser le temps au dialogue"

Une grande majorité de Français voudrait du dialogue, quitte à aller moins vite dans le rythme des réformes, selon un sondage Odoxa pour MCI, France Info et Le Parisien/Aujourd'hui-en-France, publié ce jeudi. 

Une alternative... "D'ici à l'élection présidentielle de 2017, souhaitez-vous, l'accélération du rythme des réformes dans le pays, 
La CFDT suit toujours ce gouvernement
quitte à laisser moins de temps au dialogue ou, au contraire, laisser le temps au dialogue, quitte à aller moins vite ?" 57% des personnes interrogées ont répondu "laisser le temps au dialogue", indépendamment du type de réforme, structurelle ou sociétale, et de sujet, chômage, croissance ou dette publique.

Réformes pour l'emploi

Les négociations du DRH d'Air France
avec la CGT, FO et Sud
tournent au lynchage...
"Il y a un an, ils étaient 57% à souhaiter le contraire", souligne Odoxa dans Le Parisien. 42% souhaitent "accélérer le rythme des reformes".
"Ce sont davantage les sympathisants de la gauche (62%, contre 50% pour ceux de la droite) qui plaident pour qu'on mette le holà aux réformes", précise le quotidien.
Pour "mener des réformes économiques et sociales efficaces en termes d'emploi": 70% des sondés "font le plus confiance à la négociation entre les syndicats et le patronat". Seulement 27% ont eux plus confiance "à l'Etat et aule Parlement".

Contestation sociale

Enfin, 83% des personnes interrogées voient "dans les troubles causés par les taxis en juin, les agriculteurs en juillet, et ceux déclenchés par l'annonce de nouvelles suppressions de postes chez Air France, le signe d'un dialogue social qui se dégrade".
Pour seulement 16% des sondés, ce sont "des cas isolés qui ne sont pas représentatifs de l'évolution du dialogue social dans notre pays".

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, âgées de 18 ans et plus, interrogées par internet les 22 et 23 octobre, selon la méthode des quotas.



La loi Rebsamen sur le dialogue social 

Après 16 mois au ministère du Travail, François Rebsamen laisse une loi qui porte son nom, une réforme du dialogue social simplifiant les règles dans les entreprises, qui constitue selon lui "un levier de performance économique et sociale". Une gageure aussi, après le parcours chaotique de la loi Macron, imposée sans vote parlementaire, grâce à l'article 49-3 de la Constitution. 
Adopté fin juillet, le texte offre une représentation aux 4,6 millions de salariés des très petites entreprises (TPE, moins de 11 salariés), permet de regrouper des instances ou encore de sécuriser le régime des intermittents du spectacle. 

Rebsamen, un modèle de maîtrise du dialogue social... 
Il a accumulé les couacs. Comme lorsqu'il a fait retirer un entretien publié par un magazine bourguignon dans lequel ce ministre socialiste affirmait "se battre depuis longtemps pour une vision libérale de l'économie".
Ou quand il assura que le gouvernement allongera la durée de cotisation pour la retraite "s'il le faut", avant d'être aussitôt démenti.
Il a aussi provoqué un tollé en appelant à renforcer le contrôle des chômeurs et à sanctionner les fraudeurs. Des propos qui aboutiront quelques mois plus tard à la mise en place à Pôle emploi d'un nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi. 
Parmi les mots maladroits, citons aussi le qualificatif de "petit syndicaliste" attribué au patron du Medef, Pierre Gattaz, accusé de "nuire à l'image de l'entreprise" avec ses "postures". Le ministre du Travail présentera ses excuses... aux syndicats ouvriers !

samedi 1 août 2015

Libération inquiet: "L’exécutif réussira-t-il un jour sa com' estivale ?"

Le chômage, cadet des soucis de ses actionnaires, les hommes d'affaires Niel, Pigasse et Bergé

Le changement, c'est le tout-communication

La rhétorique, c'est bien beau, mais la compétence, ce serait mieux.
Cette semaine, le gouvernement a enchaîné trois couacs en cinq jours, "nimbant" à nouveau son action d’un "halo" de brouillon, selon les termes ambigus de Laure Bretton, journaliste de Libération.

"Tout avait pourtant bien commencé", assure-t-elle, un B.A.BA de la communication politique estivale, exécuté "avec maestria". Lundi, premier jour de la dernière semaine de juillet, François Hollande sacrifiait à la rituelle rencontre avec les soldats du feu: c'est toujours mieux que les chrysanthèmes, mais non moins obligé, comme le suggère d'ailleurs sa groupie, parmi trop d'autres, rue Béranger. Des centaines d’hectares partis en fumée en Gironde, une pinède menacée dans le Var et le chef de l’Etat, dans ses habits [un babygro] de "président protecteur", appelait ses concitoyens à lutter contre la "négligence" et la "bêtise" qui sont trop souvent à l’origine des incendies. Zéro faute, sur des sujets émotionnels à souhait. Les catastrophes naturelles sont le domaine de prédilection de Pépère; l'économie, beaucoup moins ! 

Mais Hollande est toujours rattrapé par son incompétence, "nimbant à nouveau son action d’un halo de brouillon", voire plombant ses échecs d'une masse de mensonges".
François Hollande a salué "la reprise" économique depuis l'usine PSA de Trémery en Moselle, mais "qui croit encore aujourd'hui ce que dit M. Hollande ... Qui peut douter que M. Hollande a une spécialité, mentir", a souligné sur France 3 le prédécesseur de Hollande à l'Elysée. La conjonction astrale de la baisse des taux, de l'euro et du pétrole (grâce au gaz de schiste américain!) -qui ne devraient rien à sa politique- laissaient entrevoir une année 2015 plus favorable à la croissance, selon les milieux gouvernementaux. Qu'en est-il en fait?Rebsamen doit maquiller les chiffres du chômage pour donner raison à son patron !

L. Bretton devrait lire Mediapart ! 
"Décidément, cela ne va pas dans la tête de Hollande, là où l'on pourrait croire qu'existe un sens moral propre à tout être humain et qui disqualifie le mensonge," ose écrire le site trotskiste, qui dénombre trois des mensonges de l'homme politique, énormes. 
Premier mensonge de l'élu, sur la base d'un projet qui se voulait encore socialiste et impliquait d'abord une lutte contre les "riches" et la finance, ouvertement déclarée au Bourget. Or, son programme actuel, dont son pacte de responsabilité qui fait la part belle aux patrons, n'est qu'un vaste reniement. 

Deuxième mensonge, inadmissible chez un dirigeant de haut vol censé être doté d'un minimum de culture politique. Il a qualifié de "social-démocrate" le tournant qu'il a opéré, alors qu'il sait très bien qu'il s'agit d'un tournant "social-libéral", voire carrément libéral. Déjà Blum se déclarait marxiste et même partisan de la dictature du prolétariat, son parti l'est demeuré, au moins dans son programme... ce qui a permis que souvent, au siècle dernier, des ententes se nouent entre la SFIO d'abord, puis le PS, et le PCF, grâce en particulier à l'optique clairement anti-capitaliste du programme commun des années 1970. Or Hollande adhère désormais sans scrupule au capitalisme, au sein d'une Europe qui l'y pousse. Voilà un socialiste qui ne croit plus au socialisme et une politique de gauche qui l'a pourtant fait élire.

Enfin, sa toute récente référence à Jaurès à Carmaux laisse sans voix. La phrase citée est juste, le socialisme étant selon ce dernier "la République achevée", c'est-à-dire aboutie, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les excuses jusqu'à la fin des temps. "Il est vrai que notre président n'a pas la dimension intellectuelle d'un Jaurès (et est-il entouré de dirigeants ayant une dimension autre que politicienne, j'en doute). Mais il est au moins capable de savoir ce qu'il en est et, du coup, d'avoir conscience qu'il ment", accuse Yvon Quiniou.

"Je parle, donc je fais"
Pas de mensonges utiles chez Hollande: c'est à une manipulation idéologique du peuple sous l'influence de son Patrick Buisson qu'il a logé à Matignon. Le mensonge, dans ces trois cas, non seulement constitue une faute morale indigne d'un homme d'Etat, mais, comme l'a dit Camus, en nommant mal les choses, il "augmente le malheur du monde". Laure Bretton, entends-tu ?

Depuis 2012 - l’été meurtrier de référence pour le néo-président par défaut, avec la médiatisation gênante de son avion foudroyé par l'orage et contraint de rentrer à Paris, ou sa tournée des plages, escorté de Valoche, en sursis de répudiation -, on aurait pu penser qu’il avait appris de l'expérience pour ne pas se vautrer en conclusion d'une nouvelle année de déconvenues pour les Français et partir  en vacances sur de meilleures bases: "tenir son camp, maîtriser sa com et ne pas tendre de bâton à la droite". Car selon la socialiste de Libération, l'essentiel est dans l'apparence, le futile et le politicien. A noter que, selon les caricaturistes de Libé, la méchante opposition ne se situe pas à l'extrême gauche et surtout pas sur l'aile gauche du PS, enfouie dans les sables de la plage...
Manuel Valls petit-déjeune - dans l'allégresse - avec la presse :
Montebourg offrait déjà les croissants aux syndicalistes
manifestant sous sa fenêtre !
Raté ! Hollande n'en manque pas une

Modifier l’outil statistique de mesure du chômage quand le pays a la tête ailleurs, plage ou montagne, a évidemment conduit à des accusations de tour de passe-passe politique au moment même où le président répétait qu’il ne serait pas candidat en 2017 sans "baisse crédible et durable" du nombre de demandeurs d’emplois, admet la petite bourgeoise féministe du Marais, en premier mensonge au ras des pâquerettes, à la différence des idéologues de Mediapart. 

Ne pas caler d’éléments de langage avec un ministre connu pour sa proximité avec le chef de l’Etat et ses convictions de cumulard a permis à François Rebsamen de prendre l’Elysée de court en clamant son envie de garder son portefeuille du Travail tout en redevenant maire de Dijon. 

Et laisser l'électron libre Taubira, ministre de la Justice, annoncer une "déjudiciarisation" du défaut de permis de conduire, n'est-ce pas afficher son incompétence au mur des cons du camping ? Une "réforme pourtant intelligente," selon Bretton dont la canicule accable le cerveau, la veille du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens. En fait, une provocation qui a sorti "la droite de sa torpeur estivale, ravie d’entonner son plus ancien refrain contre la gauche : sus au laxisme. Pavlovien. Mais évitable." Ne l'eût-elle fait, Taubira aurait-elle offert d'y renoncer? Pour mieux lui "enquiller" quelques corps étrangers ensuite, à la faveur d'un vote de sa réforme de la justice par les godillots de l'Assemblée ?   
VOIR et ENTENDRE comment la journaliste de Libération, Laure Bretton (ci-dessus), positive pareillement les velléités du gouvernement quels que soient les sujets abordés, tout en accablant systématiquement l'opposition: