POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Buisson P. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Buisson P. Afficher tous les articles

samedi 1 août 2015

Libération inquiet: "L’exécutif réussira-t-il un jour sa com' estivale ?"

Le chômage, cadet des soucis de ses actionnaires, les hommes d'affaires Niel, Pigasse et Bergé

Le changement, c'est le tout-communication

La rhétorique, c'est bien beau, mais la compétence, ce serait mieux.
Cette semaine, le gouvernement a enchaîné trois couacs en cinq jours, "nimbant" à nouveau son action d’un "halo" de brouillon, selon les termes ambigus de Laure Bretton, journaliste de Libération.

"Tout avait pourtant bien commencé", assure-t-elle, un B.A.BA de la communication politique estivale, exécuté "avec maestria". Lundi, premier jour de la dernière semaine de juillet, François Hollande sacrifiait à la rituelle rencontre avec les soldats du feu: c'est toujours mieux que les chrysanthèmes, mais non moins obligé, comme le suggère d'ailleurs sa groupie, parmi trop d'autres, rue Béranger. Des centaines d’hectares partis en fumée en Gironde, une pinède menacée dans le Var et le chef de l’Etat, dans ses habits [un babygro] de "président protecteur", appelait ses concitoyens à lutter contre la "négligence" et la "bêtise" qui sont trop souvent à l’origine des incendies. Zéro faute, sur des sujets émotionnels à souhait. Les catastrophes naturelles sont le domaine de prédilection de Pépère; l'économie, beaucoup moins ! 

Mais Hollande est toujours rattrapé par son incompétence, "nimbant à nouveau son action d’un halo de brouillon", voire plombant ses échecs d'une masse de mensonges".
François Hollande a salué "la reprise" économique depuis l'usine PSA de Trémery en Moselle, mais "qui croit encore aujourd'hui ce que dit M. Hollande ... Qui peut douter que M. Hollande a une spécialité, mentir", a souligné sur France 3 le prédécesseur de Hollande à l'Elysée. La conjonction astrale de la baisse des taux, de l'euro et du pétrole (grâce au gaz de schiste américain!) -qui ne devraient rien à sa politique- laissaient entrevoir une année 2015 plus favorable à la croissance, selon les milieux gouvernementaux. Qu'en est-il en fait?Rebsamen doit maquiller les chiffres du chômage pour donner raison à son patron !

L. Bretton devrait lire Mediapart ! 
"Décidément, cela ne va pas dans la tête de Hollande, là où l'on pourrait croire qu'existe un sens moral propre à tout être humain et qui disqualifie le mensonge," ose écrire le site trotskiste, qui dénombre trois des mensonges de l'homme politique, énormes. 
Premier mensonge de l'élu, sur la base d'un projet qui se voulait encore socialiste et impliquait d'abord une lutte contre les "riches" et la finance, ouvertement déclarée au Bourget. Or, son programme actuel, dont son pacte de responsabilité qui fait la part belle aux patrons, n'est qu'un vaste reniement. 

Deuxième mensonge, inadmissible chez un dirigeant de haut vol censé être doté d'un minimum de culture politique. Il a qualifié de "social-démocrate" le tournant qu'il a opéré, alors qu'il sait très bien qu'il s'agit d'un tournant "social-libéral", voire carrément libéral. Déjà Blum se déclarait marxiste et même partisan de la dictature du prolétariat, son parti l'est demeuré, au moins dans son programme... ce qui a permis que souvent, au siècle dernier, des ententes se nouent entre la SFIO d'abord, puis le PS, et le PCF, grâce en particulier à l'optique clairement anti-capitaliste du programme commun des années 1970. Or Hollande adhère désormais sans scrupule au capitalisme, au sein d'une Europe qui l'y pousse. Voilà un socialiste qui ne croit plus au socialisme et une politique de gauche qui l'a pourtant fait élire.

Enfin, sa toute récente référence à Jaurès à Carmaux laisse sans voix. La phrase citée est juste, le socialisme étant selon ce dernier "la République achevée", c'est-à-dire aboutie, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les excuses jusqu'à la fin des temps. "Il est vrai que notre président n'a pas la dimension intellectuelle d'un Jaurès (et est-il entouré de dirigeants ayant une dimension autre que politicienne, j'en doute). Mais il est au moins capable de savoir ce qu'il en est et, du coup, d'avoir conscience qu'il ment", accuse Yvon Quiniou.

"Je parle, donc je fais"
Pas de mensonges utiles chez Hollande: c'est à une manipulation idéologique du peuple sous l'influence de son Patrick Buisson qu'il a logé à Matignon. Le mensonge, dans ces trois cas, non seulement constitue une faute morale indigne d'un homme d'Etat, mais, comme l'a dit Camus, en nommant mal les choses, il "augmente le malheur du monde". Laure Bretton, entends-tu ?

Depuis 2012 - l’été meurtrier de référence pour le néo-président par défaut, avec la médiatisation gênante de son avion foudroyé par l'orage et contraint de rentrer à Paris, ou sa tournée des plages, escorté de Valoche, en sursis de répudiation -, on aurait pu penser qu’il avait appris de l'expérience pour ne pas se vautrer en conclusion d'une nouvelle année de déconvenues pour les Français et partir  en vacances sur de meilleures bases: "tenir son camp, maîtriser sa com et ne pas tendre de bâton à la droite". Car selon la socialiste de Libération, l'essentiel est dans l'apparence, le futile et le politicien. A noter que, selon les caricaturistes de Libé, la méchante opposition ne se situe pas à l'extrême gauche et surtout pas sur l'aile gauche du PS, enfouie dans les sables de la plage...
Manuel Valls petit-déjeune - dans l'allégresse - avec la presse :
Montebourg offrait déjà les croissants aux syndicalistes
manifestant sous sa fenêtre !
Raté ! Hollande n'en manque pas une

Modifier l’outil statistique de mesure du chômage quand le pays a la tête ailleurs, plage ou montagne, a évidemment conduit à des accusations de tour de passe-passe politique au moment même où le président répétait qu’il ne serait pas candidat en 2017 sans "baisse crédible et durable" du nombre de demandeurs d’emplois, admet la petite bourgeoise féministe du Marais, en premier mensonge au ras des pâquerettes, à la différence des idéologues de Mediapart. 

Ne pas caler d’éléments de langage avec un ministre connu pour sa proximité avec le chef de l’Etat et ses convictions de cumulard a permis à François Rebsamen de prendre l’Elysée de court en clamant son envie de garder son portefeuille du Travail tout en redevenant maire de Dijon. 

Et laisser l'électron libre Taubira, ministre de la Justice, annoncer une "déjudiciarisation" du défaut de permis de conduire, n'est-ce pas afficher son incompétence au mur des cons du camping ? Une "réforme pourtant intelligente," selon Bretton dont la canicule accable le cerveau, la veille du chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens. En fait, une provocation qui a sorti "la droite de sa torpeur estivale, ravie d’entonner son plus ancien refrain contre la gauche : sus au laxisme. Pavlovien. Mais évitable." Ne l'eût-elle fait, Taubira aurait-elle offert d'y renoncer? Pour mieux lui "enquiller" quelques corps étrangers ensuite, à la faveur d'un vote de sa réforme de la justice par les godillots de l'Assemblée ?   
VOIR et ENTENDRE comment la journaliste de Libération, Laure Bretton (ci-dessus), positive pareillement les velléités du gouvernement quels que soient les sujets abordés, tout en accablant systématiquement l'opposition:
 

jeudi 4 juin 2015

Sondages de l'Elysée: en garde à vue et même pas mis en examen, les collaborateurs de Sarkozy

La presse "indépendante" titre sur les garde à vue et non pas sur les non-mises en examen

Les s
ix anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant, Xavier Musca et Emmanuelle Mignon, sont rentrés chez eux


E. Mignon, Cl. Guéant, X. Musca
Tous ont été libérés dans la soiréeL'enquête sur les sondages de l'Elysée avait conduit le juge d'instruction à placer les six conseillers en garde à vue pour être interrogés toute la journée mercredi. Les sondages avaient fait l'objet d'un rapport de la Cour des comptes lors du dernier quinquennat, conformément à la volonté affichée de Nicolas Sarkozy de rendre plus transparente la gestion de l'Élysée.
"Il n'y a pas de mise en examen", a indiqué  l'avocat de Claude Guéant, Me Philippe Bouchez el-Ghozi. Outre Claude Guéant et Xavier Musca, qui s'étaient succédé au poste de secrétaire général de la présidence de la République, et Emmanuelle Mignon, l'ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, trois anciens conseillers élyséens ont été interrogés par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Il s'agit de Jean-Baptiste de Froment, Julien Vaulpré et Jean-Michel Goudard.

L'enquête, menée par le juge Serge Tournaire, porte sur d'éventuelles irrégularités dans les contrats conclus par l'Elysée avec neuf instituts de sondage ou sociétés de conseil durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Parmi elles, les sociétés de Patrick Buisson (Publifact) ou de Pierre Giacometti (Giacometti-Peron), deux proches conseillers de l'ancien président.

La polémique sur ces sondages avait commencé en 2009 avec la publication d'un rapport de la Cour des comptes qui pointait une convention signée le 1er juin 2007 entre l'Elysée et le cabinet de Patrick Buisson "pour un coût avoisinant 1,5 million d'euros".
"Aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics" n'a été appliquée, estimait la Cour des comptes, en déplorant "le caractère non seulement très succinct de la convention (une seule page) mais également exorbitant au regard des règles de l'exécution de la dépense publique". Signée par Emmanuelle Mignon, cette convention donnait à la société Publifact "une totale liberté d'appréciation" sur les dépenses à engager, s'étonnait la Cour.

Six années de bataille procédurale 

Très clairement située sur l'aile gauche du PS, l'association Anticor avait porté plainte en février 2010, fustigeant "carte blanche et chéquier disponible", selon elle. Cette association - cofondée par l'ex-juge Éric Halphen - qui veille sur la probité des élus à travers toute la France et propose une charte anti-corruption à tous les candidats, à l'exclusion du Front national, avait dû attendre jusque fin 2012 que le juge Serge Tournaire puisse enquêter sur des soupçons de favoritisme et détournement de fonds publics. Anticor était proche de Jean-Pierre Chevènement: le juge Halphen se présenta en effet comme candidat de son 'Pôle républicain' (sic) aux législatives de 2002 puis adhéra au Mouvement de l'Utopie Concrète de l'utopiste Roland Castro (ancien communiste, actuellement proche d'Arnaud Montebourg), avant de redevenir magistrat. 
L'autre co-fondatrice -et toujours vice-présidente d'Anticor- Séverine Tessier, fut l'ex-assistante parlementaire du député socialiste -et 'frondeur'- Christian Paul. Après avoir quitté le Parti socialiste, elle se porta candidate sur la liste d'Europe écologie, mais refusa de soutenir la reconduction de Jean-Paul Huchon condamné pour prise illégale d'intérêts.  

Par la suite, les investigations ont été étendues à l'ensemble des contrats de conseil ou de sondages commandés pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, chiffrés à plus de 9 millions d'euros -sur cinq ans- dans une plainte ultérieure d'Anticor.

Dans un rapport de contrôle en 2010, la Cour des comptes avait noté pour sa part "un sérieux effort de rationalisation et d'économies" du côté de l'Elysée, en relevant que la convention avec Publifact n'avait "plus donné lieu à commandes de nouvelles études" après septembre 2009.
Des perquisitions avaient été menées en avril 2013 chez Patrick Buisson. Ce dernier, venu de l'extrême droite - il avait dirigé le journal Minute, comme le  député européen communiste Patrick Le Hyaric dirige le journal L'Humanité et comme l'ancien journaliste de l'organe de presse subventionné communiste, Pierre Laurent,  est premier secrétaire du PCF - et déclaré très influent auprès de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat.
En juillet 2014, la cour d'Appel de Paris a confirmé sa condamnation à verser des dommages et intérêts à l'ancien président, qui a coupé les ponts avec son ancien conseiller.

Les six conseillers sont sortis de garde à vue mercredi soir, mais l'information ne figure pas parmi les cinq premiers titres de Le Monde.

vendredi 20 mars 2015

La gauche consultait Patrick Buisson: Mélenchon balance Cambadélis


PS et Front de gauche s'encanaillaient avec le sulfureux journaliste !

Cambadélis a beaucoup à cacher, à avouer et se faire pardonner


Mediapart a affirmé que le premier secrétaire du PS a usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse. Un livre révèle maintenant que Jean-Christophe Cambadélis avait même assisté à la remise de la légion d'honneur de l'infréquentable Patrick Buisson au côté de Jean-Luc Mélenchon. 
Or, bien qu'elles se disent bien informées, les deux auteurs du bouquin, les journalistes du quotidien socialiste Le Monde, passent la présence Jean-Christophe Cambadélis sous silence. Leur mission semble donc de cibler exclusivement Jean-Luc Mélenchon. Comme si Matignon et l'Elysée tenaient leurs stylos ou avaient pris le contrôle de leurs ordinateurs. Exploitant en fait un filon  vieux de trois ans, leur investigation visant les relations de Buisson avec le conseiller de N. Sarkozy éclabousse un partie seulement de la gauche : Mélenchon et Buisson, son "Mauvais génie,"  se connaissent depuis plusieurs années ! PaSiDupes en avait déjà parlé en son temps... 
Les journalistes d'investigation (!) affirment que l'ancien journaliste d'extrême-droite conseillait de temps à autre Jean-Luc Mélenchon, ex-socialiste passé à l'extrême gauche, quand des élus et syndicalistes du PCF et de la CGT sont passés à l'extrême droite. "Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service. Il est de ceux qui l'encouragent à quitter le Parti socialiste en 2008. (…) Les conseils du collaborateur de Nicolas Sarkozy ne sont évidemment pas désintéressés : tout ce qui peut déstabiliser le Parti socialiste est bon à prendre. Lorsque l'ami Jean-Luc se décide à concourir à la présidentielle, son conseiller occulte le convainc, chiffres à l'appui, qu'il a un espace à conquérir à gauche du PS." Aujourd'hui, tout ce qui peut "déstabiliser" le Front de gauche "est bon à prendre", mais ce qui est dérangeant, c'est que les deux drôles de collègues de Gérard Davet et Gérard Lhomme publient à quelques jours des Départementales... Valls et Hollande ne pouvaient espérer plus opportun.

Pour sa défense, Mélenchon invoque des excuses variables au gré de ses humeurs. En 2012, face à Jean-Jacques Bourdin, le candidat du Front de gauche aux présidentielles est dans la dénégation nerveuse: "Je ne connais pas Patrick Buisson, je l'ai vu une fois. Pourquoi me parlez-vous de monsieur Buisson? Est-ce que je vous demande qui sont vos potes ?"

Face à Marc Oliver Fogiel, récemment dans l'émission Le Divan, Mélenchon propose un argumentaire plus sophistiqué mais pas vraiment plus convaincant: « Aller à la légion d'honneur de Patrick Buisson par Nicolas Sarkozy, c'est une gourmandise, un spectacle gratuit. J'y vais. Je vois le président de la république qui dit remercier l'homme qui lui a permis d'être élu. C'est extraordinaire !".

VOIR et ENTENDRE les réponses de Mélenchon à Fogiel, le 17 février 2015:

Jean-Luc Mélenchon nie avoir été conseillé par Buisson

Mercredi, le député européen Jean-Luc Mélenchon a qualifié  de "pure invention" les liens avec Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, que lui prêtent les deux journalistes du Monde au service de l'Etat-PS.

Dans leur livre de circonstance publié à quelques jours des élections départementales, elles  écrivent que Jean-Luc Mélenchon et l'ancien journaliste d'extrême droite se connaissent depuis 22 ans, sont amis, et que le premier a conseillé le second lors de la présidentielle de 2012. 
"Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service. Il est de ceux qui l'encouragent à quitter le Parti socialiste en 2008", écrivent-elles, selon les extraits publiés par le journal socialiste des trois multi-millionnaires Bergé, Niel et Pigasse.

Le co-fondateur du Parti de gauche a vivement démenti tout lien de cet ordre avec Patrick Buisson, allant jusqu'à y voir une manoeuvre en pleine campagne des élections départementales et estimant que les deux journalistes sont des "agents d'ambiance au service d'un système en perdition".

"Pour stimuler la polémique et tâcher de faire des ventes, une histoire est inventée qui fait de moi l'ami personnel de monsieur Buisson et de lui mon confident et conseiller. Pure invention", écrit le député européen du Parti de gauche sur sa page Facebook.

"J'ai jouté de nombreuses fois contre monsieur Patrick Buisson sur des plateaux de télé (...) J'ai accepté son invitation a la remise de sa légion d'honneur à l'Elysée il y a quelques années. Je m'y suis trouvé aux côtés de Jean-Christophe Cambadélis", premier secrétaire du PS, ajoute-t-il.
"J'ai dû rencontrer une fois dans un bar monsieur Buisson à propos d'un livre qu'il écrivait dont j'ai oublié le sujet. A cela se limitent nos relations. Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre."

Jean-Luc Mélenchon dit avoir été contraint de démentir après une "nouvelle agression" pour éviter aux candidats du Front de gauche "d'être atteints par ce genre de malveillance", qu'il attribue aux médias avec lesquels il se montre souvent sévère.
VOIR et ENTENDRE Mélenchon se fâcher tout rouge en avril 2012 face à J.-J. Bourdin sur RMC tout en moquant les accusateurs:

Etrange silence des trotskistes de Médiapart. 
Pas d'enquête sur ce qui fait le miel habituel de ce e-journal révolutionnaire: les connivences secrètes des gens de pouvoir.

Les liens supposés entre Mélenchon et Buisson suscitent du "dégoût" chez Marine Le Pen 

La présidente du FN dénonce cette "alliance subliminale" entre le leader du Parti de gauche et Buisson.

"Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique… Lorsque l'ami Jean-Luc se décide à concourir à la présidentielle, son conseiller occulte le convainc, chiffres à l'appui, qu'il a un espace à conquérir à gauche du PS. Une alliance subliminale se scelle alors entre les deux hommes", écrivent les deux auteurs, qui dénoncent une forme d'accord tacite avec Nicolas Sarkozy pour lequel aurait plaidé Patrick Buisson afin d'affaiblir François Hollande.

"Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre", a dit le leader du Parti de gauche.

L'information a fait bouillir Marine Le Pen. 
Interrogée par Le Figaro, la présidente du FN fait part de son "dégoût profond" pour cette manipulation de l'opinion par la presse. "Cette alliance entre Sarkozy et Mélenchon, durant la présidentielle, est tellement révélatrice du cynisme et de l'opportunisme dont les Français ne veulent plus! Cela démontre que Nicolas Sarkozy ne reculera devant rien." La présidente du Front national dénonce les "renvois de compliments de l'un à l'autre". "Nous avions détecté qu'ils cachaient quelque chose mais ce que nous ne savions pas était que Buisson faisait le relais", ajoute-t-elle.
VOIR et ENTENDRE Mélenchon dénoncer la mise en scène de Marine Le Pen par les media à la solde du PS:

Sans nier l'éventuel opportunisme d'une telle publication à la veille des départementales, la présidente du FN ne croit pas que cela aura une influence directe sur les scrutins des 22 et 29 mars. En revanche, elle se dit convaincue que "M. Mélenchon va avoir quelques soucis pour expliquer ça à ses camarades" du Front de gauche.

Cambadélis et Mélenchon, c'est bonnet rouge et rouge bonnet

Mélenchon entretenait donc des relations plutôt cordiales avec Patrick Buisson, au point d'en faire son "conseiller occulte". Des affirmations gênantes pour le meneur de la gauche anti-austérité française qui pourraient bien, si elles s'avèrent exactes, mettre définitivement un terme à ses espoirs d'un "Syriza" à la française.

Jean-Christophe Cambadélis, son ancien camarade de parti, beaucoup plus épargné par la polémique, bien que présent lui aussi, au même titre. L'un et l'autre trotskistes racontent qu'ils avaient l’habitude de côtoyer Buisson, croisant le fer régulièrement avec lui sur les plateaux-télés et dans l'émission de Michel Field sur LCI. D’ailleurs, dans un portrait consacré à Buisson et publié dans Télérama en 2009, Buisson soulignait avoir des discussions "avec des responsables de gauche". Et le journaliste de préciser : "Parmi eux, le hiérarque socialiste Jean-Christophe Cambadélis et le chef du nouveau Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, deux anciens révolutionnaires limitant au débat leur "estime" pour cet adversaire qui se revendique pourtant de la "génération Occident", le groupuscule d'extrême droite dissous en 1968."
VOIR et ENTENDRE Mélenchon se défendre en mouillant Cambadélis (aller à 18'35) sur RMC ce matin et s'en prenant aux journalistes sectaires du journal Le Monde qui "le pourchassent sans arrêt":  

Une relation 
que Valls stigmatise sélectivement à droite, mais qu'il occulte chez les socialistes Mélenchon et Cambadélis.


mercredi 18 mars 2015

Mélenchon nie avoir été conseillé par... Patrick Buisson

Les journalistes du Monde sont-elles des menteuses ?

Jean-Luc Mélenchon qualifie de "pure invention" les révélations du journal Le Monde

Mélenchon a réussi à séduire Patrick Buisson
Dans leur livre d'investigations sur Patrick Buisson, Ariane Chemin et Vanessa Schneider rapportent que l'ex-élu du PS a entretenu des relations étroites avec l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy"Pour stimuler la polémique et tâcher de faire des ventes, une histoire est inventée qui fait de moi l'ami personnel de monsieur Buisson et de lui mon confident et conseiller. Pure invention", se défend Jean-Luc Mélenchon dans un billet posté sur son compte Facebook.

Dans leur ouvrage, "Le mauvais génie", Ariane Chemin et Vanessa Schneider écrivent que Jean-Luc Mélenchon et Patrick Buisson se sont rencontrés à plusieurs reprises, notamment sur des plateaux de télé, et que Buisson fut l'un de ceux qui avaient encouragé le responsable politique à quitter le PS en 2008.

Selon ce même ouvrage, Jean-Luc Mélenchon a "pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service"...
"J'ai jouté de nombreuses fois contre monsieur Patrick Buisson sur des plateaux de télé et j'ai toujours apprécié son opposition totale à mes analyses. Je sais qu'il a apprécié mes réparties (...) Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre", raconte Jean-Luc Mélenchon.

Le leader du Front de gauche affirme: "je n'ai pas eu besoin de conseiller de droite pour décider d'être candidat à la présidentielle, quoiqu'en pensent le PS et ses journalistes".

"Je dénonce le procédé utilisé pour conforter la thèse du PS selon laquelle nous serions des agents de la droite et de l'extrême-droite, polémique encore Jean-Luc Mélenchon (...) Telle est notre époque: certains médias aux abois que fuient les lecteurs n'ont imaginé d'autres recours contre leur déchéance que de fabriquer sans cesse du sensationnel à n'importe quel prix, y compris celui de la vérité et de la simple vraisemblance".

"La calomnie, ça suffit"

C'est le titre du communiqué signé d'Eric Coquerel du... Parti de gauche.
Il est vrai que le PS ne recule devant aucune bassesse, notamment depuis que la Ch'tite Aubry a été à la tête du parti, n'hésitant pas à salir les contestataires de ses méthodes de ses insultes.
"Pas une semaine sans une nouvelle boule puante", se plaint ce proche du roi de la violence verbale. Ancien de la Ligue communiste révolutionnaire, comme Mélenchon - ou Cambadélis, d'ailleurs -  Coquerel s'appuie sur la politique étrangère pour blanchir l'action hexagonale de Mélenchon... Il rappelle notamment que Jean-Luc Mélenchon avait été présenté comme "un partisan aveugle de Vladimir Poutine pour avoir dénoncé les évidents risques de guerre à l'Est de l'Europe". Cherchez Buisson dans cet argument

Le Parti de gauche tire argument d'une décision de justice contre ...l'UMP !
"Plusieurs dirigeants de droite viennent d'être condamnés pour diffamation pour justement avoir traité Jean-Luc d'antisémite. Il en sera de même pour les divagations journalistiques sur M. Buisson", poursuit Eric Coquerel. A vouloir tenter de suivre ses raisonnement, on comprend que Coquerel ait totalisé 6,93 % des voix aux élections législatives de 2012 en... Corrèze: vraiment pas de quoi inquiéter d'élu de Tulle.

"Nous ne sommes pas dupes. Ces calomnies, à chaque fois relayées par de grands médias dont Le Monde et la Matinale de France Inter, visent celui qui est considéré comme la principale figure de l'autre gauche", dit le responsable du PG.
Si Mélenchon veut poursuivre les deux journalistes, il pourra trouver conseil auprès de l'ancien juge Éric Halphen, cofondateur de l'association Anticor et proche de Roland Castro, ancien membre du PCF.

Mediapart balance "Méluche" et son complice

Patrick Buisson
"J’en suis sûr. Je suis écouté." La voix de Jean-Luc Mélenchon a blanchi. Près de lui, à quelques mètres, un collaborateur voit des gouttes perler sur son front. Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle vient de raccrocher après quelques mots murmurés au téléphone, mais la conversation semble l’avoir plongé dans une angoisse irraisonnée. Comme si le seul fait de s’être entretenu avec ce mystérieux correspondant avait suffi à le plonger dans cet étrange accès de fébrilité. […]" C'est le récit que déroule Mediapart avec gourmandise. 

"Mélenchon [...] de nombreux Français le croient incapable de double discours et de compromission, y compris amicale. Qui soupçonnerait que, il y a moins de quatre ans, en 2008, il fêtait en compagnie d’Isabelle Balkany ou de futurs compagnons du Front national [anonymes!], comme le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, les cinquante ans du polémiste Eric Zemmour dans le château de Joséphine de Beauharnais, à la Petite Malmaison ? […]

L’homme avec lequel Jean-Luc Mélenchon était en ligne n’est autre que Patrick Buisson. L’âme damnée de Nicolas Sarkozy et de la droite la plus réactionnaire, un "facho", comme on appelle à gauche les gens de son pedigree. Pour les communistes, qui voient en l’ancien socialiste l’occasion d’enrayer leur chute abyssale dans les urnes, Buisson est un dangereux, un Raspoutine. Que leur candidat, Jean-Luc Mélenchon, puisse s’entretenir avec lui est simplement inimaginable. […]

Buisson et Mélenchon se sont rencontrés au début de l’année 1993 [sur une biographie de Philippe de Villiers]. Après avoir reçu le texte du socialiste, Buisson écrit : Mélenchon est l’un des derniers socialistes à se référer à une grille d’interprétation marxiste de l’économie et de la société. Paradoxalement, ce n’est ni un brasseur de vulgate ni un adepte de la langue de bois."

Il est conquis. […] Chacun reconnaît en l’autre le chef de la tribu rivale. Ils sont révolutionnaires chacun à leur façon. Qui comprend mieux un marxiste qu’un ancien "facho", un ancien trotskiste qu’un ancien de "Minute" ? Un siècle de culture politique les lie. Ils connaissent les mêmes chansons, celles des rouges et celles des bruns. […] Leur ennemi au fond est le même : la social-démocratie.

jeudi 3 juillet 2014

Affaire Buisson: Le Canard enchaîné condamné à verser 10.000 euros de dommages et intérêts

Condamné, "Le Canard enchaîné" s'est vu 
ordonner de publier un communiqué judiciaire

Enregistrements : Buisson devra bien dédommager Sarkozy et Bruni
La cour d'Appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation de Patrick Buisson à verser 10.000 euros de dommages et intérêts Nicolas Sarkozy et à Carla Bruni. Mi-mars, Patrick Buisson avait déjà été condamné, en première instance, pour avoir réalisé des enregistrements à l'insu de l'ancien chef de l'Etat et de son épouse.

L'appel d'"Atlantico" jugé irrecevable
De son côté, le site "Atlantico" - qui s'était procuré les enregistrements et les avait publiés - a vu lui aussi sa condamnation confirmée et a été condamné par la cour d'Appel de Paris de les retirer. En première instance, le tribunal avait estimé qu'il s'agissait d'une atteinte à la vie privée.

La cour d'Appel de Paris a aussi confirmé le retrait du site Atlantico des enregistrements réalisés par l'ancien conseiller du chef de l'Etat.
Assurant qu'Atlantico a respecté la vie privée et choisi de diffuser de courts extraits pour "illustrer l'existence du système d'enregistrements qu'avait mis sur pied M. Buisson" pendant tout le quinquennat Sarkozy, le directeur de la publication du site, Jean-Sébastien Ferjou, avait alors fait appel.

A noter par ailleurs que les extraits concernant Carla Bruni avaient été retirés par Atlantico avant même le procès de première instance.

La cour d'Appel a constaté qu'Atlantico avait bien retiré les enregistrements qui concernaient l'ancien conseiller en communication à l'Elysée Jean-Michel Goudard et a interdit au site toute nouvelle publication de deux extraits litigieux. 

Le Canard enchaîné  a été condamné 

Il devra lui verser 10.000 euros de dommages et intérêts, toujours concernant les poursuites engagées par ce dernier.
Il s'est également vu ordonner de publier un communiqué judiciaire.

 

dimanche 15 juin 2014

La sale affaire qui pourrait être fatale à Taubira

Taubira glissera-t-elle sur sa propre peau de banane?

L’affaire des sondages de l’Élysée pourrait connaître de sérieux développements
 
Taubira visiblement toute excitée
fait du rentre-dedans
Dans cette "affaire d’État" dénoncée par l’avocat Gilles-William Goldnadel, qui parle de "grave violation" du secret de l'instruction et de position "intenable", la Cour d’Appel vient de déclarer recevable la plainte de Patrick Buisson contre Christiane Taubira. Une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, est ouverte depuis le 15 février 2011 à Paris dans cette affaire.

Accusée d’être "juge et partie" dans les accusations portées contre Patrick Buisson, ex-conseiller de l'ancien-président Sarkozy à propos de quinze enquêtes d'opinion, Taubira sera entendue par la justice et risque gros. Motif : la garde des Sceaux appartient toujours au comité de parrainage d’Anticor, partie civile dans cette affaire. 

Le député UMP de Vendée Yannick Moreau dénonce aussi  cette "situation inédite"

"C’est la première fois qu’un garde des Sceaux, garant de l’impartialité de la justice, prend parti, par choix militant et lien personnel, en faveur d’une partie civile contre un justiciable", accuse-t-il.

Anticor est une association hautement  bassement partisane fondée en juin 2002. Elle vise à combattre la corruption politique, mais a été fondée par l'ex-juge Éric Halphen, ex-
candidat du Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement dans l'Essonne aux élections législatives de ...2002, et d'une proche du député PS Christain Paul, l'ancienne élue socialiste Séverine Tessier, candidate (non adhérente) sur la liste d'Europe écologie. Anticor est de surcroît présidée par Jean-Pierre Guis, élu socialiste à Paris 12e, depuis 2013.

Les associations sont-elles subventionnées à des fins politiques ?

dimanche 9 mars 2014

Jacques Attali, solidaire de Sarkozy, "un honnête homme"

Attali est-il "triste" pour ses amis ?
L'ancien conseiller de François Mitterrand déplore la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy 
Attali, à gauche, et
deux arrivistes en arrière-plan:
Hollande et Royal, à l'écoute !
Jacques Attali critique son ex-conseiller Patrick Buisson, qui a enregistré des conversations avec l'ancien chef de l'Etat. 
Jacques Attali n'a pas de mots assez durs contre Patrick Buisson. L'ancien conseiller de François Mitterrand reproche à son successeur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, d'avoir enregistré des conversations. Invité de l'émission "C Politique" sur France 5 dimanche 9 mars, il y a vu la "démarche malsaine" et "perverse" d' "un nouveau riche de la politique qui s'admire et se trouve tellement émerveillé d'y être qu'il a envie de le vérifier en enregistrant".

L'économiste et écrivain s'est également désolé  de la mise sur écoute de l'ex-président par la justice

"Je connais Nicolas Sarkozy depuis trente ans"
"Je suis très triste pour Nicolas Sarkozy", a-t-il confié, ajoutant qu'il a "beaucoup de peine pour lui" et qu'il lui fait part de sa "sympathie". 

Quant aux affaires, Jaques Attali a tranché : "Je connais Nicolas Sarkozy depuis trente ans. Pour moi, c'est un honnête homme. Je n'ai pas de doute là-dessus."

A-t-il un doute parallèle pour l'intégrité des Valls et Taubira? Attali ne mentionne pas la confiscation par la police du téléphone portable de Maître Herzog, avocat de Sarkozy. A l'encontre d'un ado, un professeur ne se le permettrait pas, mais sommes-nous encore dans un "état de droit" ?

Les moeurs nouvelles sont une menace pour la république.

samedi 8 mars 2014

Ecoutes politiques: "On est en train de dériver vers le KGB", met en garde B. Debré

Menaces de dictature des juges dans un état de droit

Hollande fait encore plus fort que ...Patrick Buisson !
La VIe République
serait-elle "bananière" ?
"Mettre sur écoute un ancien président de la République, deux anciens ministres de l'Intérieur, sans informer l'Elysée, mais c'est impossible", s'est indigné le député UMP de Paris, Bernard Debré. 
"François Hollande revient au pire moment du mitterrandisme, où Mitterrand écoutait tout le monde"souligne le député UMP de Paris, Bernard Debré.  "Il y a une espèce d'amalgame, d'orientation de la justice pour casser Nicolas", alors qu"il n'y a aura rien", a-t-il ajouté. "On est en train de dériver vers le KGB."

Les écoutes par des juges de deux téléphones de Nicolas Sarkozy ont provoqué des réactions diverses aux révélations du "Monde" vendredi 7 mars. Plus ou moins républicaines...

Les déontologues vertueux des droits de l'homme

David Assouline, porte-parole du Parti socialiste
"Les informations publiées ce jour par le quotidien 'Le Monde', et selon lesquelles un magistrat est notamment suspecté d'avoir informé secrètement Nicolas Sarkozy des développements judiciaires de l'affaire Bettencourt sont graves et stupéfiantes. Si la véracité des écoutes pratiquées sur les téléphones de MM. Sarkozy, Herzog, Guéant et Hortefeux venait à être établie, il s'agirait d'un scandale d'Etat, qui acterait l'état de décomposition avancée d'un système clanique, qui a beaucoup abîmé notre démocratie. Mais justement parce qu'il s'agit d'une instruction judiciaire en cours et qui met en cause ni plus ni moins qu'un ancien président de la République, il faut observer une certaine retenue"... Assouline a appris la retenue en quelques heures!



Eva Joly, députée européenne altermondialiste et ancienne magistrate radicale connaît-elle le droit, même norvégien, lorsqu'elle dénonce "un ensemble de mécanismes qui auraient permis à l'ancien président d'échapper à ses responsabilités pénales"
La septuagénaire, qui a déjà manqué une marche,  a dû aussi manquer un épisode: "Si tel était le cas, on aurait enfin levé un coin du voile sur le système sarkozyste que je n'ai eu cesse de dénoncer", déraille dans un communiqué (pourtant écrit) l'écologiste battue à plate couture à la présidentielle de 2012. Et, à côté de la plaque, elle continue à lire l'actualité dans le rétroviseur, disant comme il y a trois ans, que "notre République a souffert d'un système basé sur le mélange des genres et les renvois d'ascenseur, un système qui propulse dans les hautes sphères de la magistrature les membres de cabinets ou les proches politiques pour s'assurer la tranquillité ultérieure. Il est à espérer que la mise sur écoutes et les différentes perquisitions permettent de faire reculer l'impunité. D'ores et déjà, que des juges fassent leur travail en toute indépendance est une bonne nouvelle pour notre démocratie. Il faut saluer leur action comme salutaire pour notre conception de la République exemplaire." Malgré ses lunettes ou vertes ou rouges, elle élude et refuse de condamner ses collègues magistrats, des républicains comme elle: alors qu'elle prétendait accéder à la magistrature suprême, elle réussit le tour de force de ne pas mentionner le "secret professionnel" dans son contexte. Serait-elle sénile? 

Pour l'information de la franco-norvégienne, la Principauté de Monaco pulvérise ses insinuations: "La direction des services judiciaires de la Principauté de Monaco confirme que M. Gilbert Azibert a été candidat à un poste de magistrat à la Cour de Révision, équivalent à Monaco de la Cour de Cassation [...] Elle indique qu'au terme du processus de recrutement sa candidature n'a pas été retenue et qu'aucune intervention extérieure n'est venue interférer dans cette procédure de recrutement." Le Prince va-t-il être mis sur écoute?

Les victimes des "juges rouges" 

Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret, proche de Nicolas Sarkozy, interrogé par publicsenat.fr : "Qu’on puisse mettre sur écoute un ancien Président me paraît être une déviance des services de l’Etat, de la justice. Par expérience, je sais que le Président n’engage pas de conversations politiques au téléphone. Il reçoit. Au téléphone, ça dure très peu de temps".

Nadine Morano, ancienne ministre de la Famille sous Nicolas Sarkozy, estime de son côté que l'affaire révélée par "Le Monde" n'est qu'une "tentative d'affaire"


Marine Le Pen, présidente du Front national: "Cela commence à faire beaucoup. Je ne vais pas me prononcer sur le fond de cette affaire [...]. Mais ça commence à sentir quand même beaucoup le soufre." "Les enquêtes doivent se faire mais les libertés publiques doivent aussi être préservées", a-t-elle toutefois ajouté.

Le député PS de Seine-et-Marne, Olivier Faure, trouve matière à ironiser sur les attaques de l'UMP contre la presse : 

La polémique évite la condamnation de la violation du "secret professionnel"...