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jeudi 4 juin 2015

Sondages de l'Elysée: en garde à vue et même pas mis en examen, les collaborateurs de Sarkozy

La presse "indépendante" titre sur les garde à vue et non pas sur les non-mises en examen

Les s
ix anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant, Xavier Musca et Emmanuelle Mignon, sont rentrés chez eux


E. Mignon, Cl. Guéant, X. Musca
Tous ont été libérés dans la soiréeL'enquête sur les sondages de l'Elysée avait conduit le juge d'instruction à placer les six conseillers en garde à vue pour être interrogés toute la journée mercredi. Les sondages avaient fait l'objet d'un rapport de la Cour des comptes lors du dernier quinquennat, conformément à la volonté affichée de Nicolas Sarkozy de rendre plus transparente la gestion de l'Élysée.
"Il n'y a pas de mise en examen", a indiqué  l'avocat de Claude Guéant, Me Philippe Bouchez el-Ghozi. Outre Claude Guéant et Xavier Musca, qui s'étaient succédé au poste de secrétaire général de la présidence de la République, et Emmanuelle Mignon, l'ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, trois anciens conseillers élyséens ont été interrogés par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Il s'agit de Jean-Baptiste de Froment, Julien Vaulpré et Jean-Michel Goudard.

L'enquête, menée par le juge Serge Tournaire, porte sur d'éventuelles irrégularités dans les contrats conclus par l'Elysée avec neuf instituts de sondage ou sociétés de conseil durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Parmi elles, les sociétés de Patrick Buisson (Publifact) ou de Pierre Giacometti (Giacometti-Peron), deux proches conseillers de l'ancien président.

La polémique sur ces sondages avait commencé en 2009 avec la publication d'un rapport de la Cour des comptes qui pointait une convention signée le 1er juin 2007 entre l'Elysée et le cabinet de Patrick Buisson "pour un coût avoisinant 1,5 million d'euros".
"Aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics" n'a été appliquée, estimait la Cour des comptes, en déplorant "le caractère non seulement très succinct de la convention (une seule page) mais également exorbitant au regard des règles de l'exécution de la dépense publique". Signée par Emmanuelle Mignon, cette convention donnait à la société Publifact "une totale liberté d'appréciation" sur les dépenses à engager, s'étonnait la Cour.

Six années de bataille procédurale 

Très clairement située sur l'aile gauche du PS, l'association Anticor avait porté plainte en février 2010, fustigeant "carte blanche et chéquier disponible", selon elle. Cette association - cofondée par l'ex-juge Éric Halphen - qui veille sur la probité des élus à travers toute la France et propose une charte anti-corruption à tous les candidats, à l'exclusion du Front national, avait dû attendre jusque fin 2012 que le juge Serge Tournaire puisse enquêter sur des soupçons de favoritisme et détournement de fonds publics. Anticor était proche de Jean-Pierre Chevènement: le juge Halphen se présenta en effet comme candidat de son 'Pôle républicain' (sic) aux législatives de 2002 puis adhéra au Mouvement de l'Utopie Concrète de l'utopiste Roland Castro (ancien communiste, actuellement proche d'Arnaud Montebourg), avant de redevenir magistrat. 
L'autre co-fondatrice -et toujours vice-présidente d'Anticor- Séverine Tessier, fut l'ex-assistante parlementaire du député socialiste -et 'frondeur'- Christian Paul. Après avoir quitté le Parti socialiste, elle se porta candidate sur la liste d'Europe écologie, mais refusa de soutenir la reconduction de Jean-Paul Huchon condamné pour prise illégale d'intérêts.  

Par la suite, les investigations ont été étendues à l'ensemble des contrats de conseil ou de sondages commandés pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, chiffrés à plus de 9 millions d'euros -sur cinq ans- dans une plainte ultérieure d'Anticor.

Dans un rapport de contrôle en 2010, la Cour des comptes avait noté pour sa part "un sérieux effort de rationalisation et d'économies" du côté de l'Elysée, en relevant que la convention avec Publifact n'avait "plus donné lieu à commandes de nouvelles études" après septembre 2009.
Des perquisitions avaient été menées en avril 2013 chez Patrick Buisson. Ce dernier, venu de l'extrême droite - il avait dirigé le journal Minute, comme le  député européen communiste Patrick Le Hyaric dirige le journal L'Humanité et comme l'ancien journaliste de l'organe de presse subventionné communiste, Pierre Laurent,  est premier secrétaire du PCF - et déclaré très influent auprès de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat.
En juillet 2014, la cour d'Appel de Paris a confirmé sa condamnation à verser des dommages et intérêts à l'ancien président, qui a coupé les ponts avec son ancien conseiller.

Les six conseillers sont sortis de garde à vue mercredi soir, mais l'information ne figure pas parmi les cinq premiers titres de Le Monde.

samedi 11 février 2012

Présidentielle 2012: la femme qui fait trembler la "gauche molle" de Hollande

Le retour d'Emmanuelle Mignon inquiète Hollande

L'architecte de la victoire de Sarkozy en 2007 a repris du service pour 2012.

Ce renfort de matière grise n'est pas une bonne nouvelle pour le candidat socialiste.
Le candidat socialiste a toujours estimé que l'apport de cette majore, née en 1968 et enseignante de droit public à l'IEP de Paris, avait été décisif avant l'élection de 2007, notamment parce qu'elle avait su rénover la pensée de la droite.

Il l'avait dit au président nouvellement élu, lorsqu'il l'avait rencontré, en tant que premier secrétaire du PS, le 17 juillet 2007. Avant ce rendez-vous, il avait rendu hommage à Emmanuelle Mignon, croisée dans le palais de l'Elysée, tout en taclant le vainqueur de son ex-concubine: "Ce n'est pas lui, c'est vous qui avez gagné la présidentielle !"


Qui est celle qui donne des aigreurs gastriques à Flamby Hollande ?

Cette énarque avait préparé le programme de Nicolas Sarkozy en 2007.
Puis elle avait repris sa respiration en se consacrant à son travail au Conseil d'Etat en décembre 2009.

Mais Emmanuelle Mignon opère un retour remarqué.
Collaboratrice de Nicolas Sarkozy depuis dix ans, elle lui aurait été recommandée par Renaud Denoix de Saint Marc, vice-président du Conseil d'État: elle sera conseillère au cabinet du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, chargée des questions juridiques et des libertés publiques, après que le ministre de l'Intérieur lui a réclamé " le plus beau cerveau de [s]es services ". Elle pilote alors le groupe de travail chargé de faire des propositions pour l'abolition de la double peine, coordonne la lutte contre l'antisémitisme et assure les liens avec les organisateurs de rave parties et de teknivals.

Cette majore de l'ENA va participer à la campagne présidentielle de 2012
"Le retour d'Emmanuelle Mignon... C'était évident ! on ne change pas une équipe qui gagne :-)", s'est exclamée samedi sur twitter la ministre de l'Apprentissage, Nadine Morano.
Plusieurs sources à l'UMP ont affirmé qu'Emmanuelle Mignon était "en train" de rejoindre l'équipe de campagne qui se constitue afin d'être opérationnelle dès que le chef de l'Etat annoncera sa candidature à un second mandat.

Emmanuelle Mignon avait travaillé auprès de Nicolas Sarkozy, ministre, avant d'être nommée directrice de cabinet du Président de la République en 2007.
Agée de 43 ans, Emmanuelle Mignon avait piloté l'élaboration du programme de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2007. Elle l'avait ensuite suivi à l'Elysée où elle avait dirigé le cabinet du nouveau chef de l'Etat jusqu'en décembre 2009, quand elle quitta son poste à l'Elysée.
"Je suis aux côtés de Nicolas Sarkozy depuis sept ans et demi. L'expérience a été exceptionnellement riche, mais aussi intense, j'ai besoin de prendre du recul", avait alors expliqué Emmanuelle Mignon, en rejoignant le Conseil d'Etat, son corps d'origine.
Les sectes, "un non-problème"
En février 2008, elle s'était trouvée plongée dans une intense polémique.
Au magazine VSD, elle avait déclaré que les sectes étaient "un non-problème" en France. Elle avait ensuite démenti cette déclaration le jour de parution de l'article, en confirmant que "soit ces mouvements et ces groupes troublent l'ordre public et abusent de la faiblesse psychologique des personnes, et dans ce cas ils doivent être poursuivis et sanctionnés".

En 2008, Renaud Revel (55 ans, licencié en droit, bac+3, rédacteur en chef à L’Express, où il est en charge, notamment, de la rubrique Médias) la destinait au secrétariat d’Etat à la Communication, en cas de remaniement.

Après l'ESSEC, Sciences Po, l'ENA (promotion 2005) et l'Elysée, Emmanuelle Mignon avait rejoint en mai 2010 Front Line, société holding de Luc Besson, estimant alors que "l'industrie du divertissement est un secteur d'avenir, créateur de richesses et en pleine mutation", avant d'être nommée en juillet de la même année secrétaire générale EuropaCorp, société de production et distribution où Front Line est majoritaire et où elle eut la charge de la stratégie, du développement, des questions juridiques et de la direction des ressources humaines.

Le 13 janvier dernier, le studio a annoncé son départ et son retour au Conseil d'Etat, en expliquant qu'Emmanuelle Mignon considérait "sa mission achevée".
Emmanuelle Mignon se tenait donc en réserve de l'Elysée.

mercredi 1 octobre 2008

Crise de la presse : des assises sur fond de suspicion

Intrigues et petits meurtres entre amis
Le Président Sarkozy doit lancer les états généraux de la presse avec un discours devant 200 à 300 représentants du monde de la presse demain jeudi.
Ces assises sont destinées à trouver des solutions aux difficultés économiques de la presse écrite, chantier qui suscite des attentes multiples et parfois divergentes des professionnels.

Des propositions doivent être apportées aux problèmes économiques du secteur.
Dans le climat actuel de méfiance instauré par les syndicats et sur fond de crise des quotidiens concurrencés par la presse gratuite et l'internet, il s'agit de "mettre à plat les difficultés de la presse écrite et voir quelles solutions apporter", explique-t-on à l'Elysée dans l'entourage du président.

La presse, cette coquette capricieuse

Pour Dominique Pradalier, secrétaire nationale du Syndicat national des journalistes (SNJ), syndicat dominant de la profession, "ce sera utile SI quelque chose en sort qui permette [subjonctif d'incertitude] à la presse de remplir sa mission d'information dans le pluralisme et d'améliorer la qualité de l'information". Or, certains patrons de presse défendent l’idée de supprimer les seuils légaux limitant les possibilités de concentration des médias dans les mêmes mains.

De bien exigeantes danseuses

"Si cela amène une baisse de qualité et de pluralisme sous des prétextes économiques et des objectifs de rentabilité, nous n'en voulons pas", a-t-elle anticipé, s’entêtant à ignorer que les organes de presse sont des entreprises et non des associations sans cesse renflouées par l’Etat. Or, la presse française, plus que ses consoeurs européennes, est mauvaise gestionnaire et se jette régulièrement éplorée dans les bras secourables des financiers, tout en exigeant son indépendance. Le journal Le Monde, malgré l'origine de ses finances, a-t-il perdu de son impertinence ?

La coquette est inconsciente du monde

Bien qu’elle observe la vie du monde comme il va, en dissèque les plaies et en commente les mutations, les journalistes se tiennent à l’écart, aussi frileux et hautains que de froids entomologistes épinglant des insectes sur leur planche, avant d’en décrire les malheurs et soubresauts. Ils n’ont pas noté que le monde a muté et que leurs privilèges personnels (ex. fiscaux) ne les mettent pas à l'abri si leur cadre de vie professionnelle, si protégé soit-il, n’est pas sain. Or, la tempête sur le système financier et l'économie mondiale vient s’ajouter au virus interne longtemps assoupi et négligé et pourrait donc affaiblir encore davantage la presse française, frappée par l'essor de l'Internet, de la presse gratuite et la baisse des recettes publicitaires et emporter le malade, si un docteur fou de la Bourse ne lui administre une injection improbable en cette période de pandémie financière.

Après les appels au secours, les cris d’orfraie !
Tous les grands quotidiens nationaux ont dû se résoudre à des saignées dans leurs effectifs ces dernières années et ont appelé à la rescousse de grands groupes privés pour les renflouer, ce qui aurait reposé le problème de leur indépendance, puisqu'ils ne sont pas responsables de leur hygiène de vie.
Le tirage des grands quotidiens français est traditionnellement faible et les lecteurs ont désormais tendance à aller vers l'Internet (dont PaSiDupes ! ), les structures de distribution sont problématiques avec une faible densité de points de vente, des taux d'abonnement et de portage souvent encore réduits et la pression de la CGT.

Organisation de ces assises
Les assises de la presse sont organisées comme une sorte de forum de réflexion en quatre ateliers constitués autour de personnalités reconnues du secteur:
- place des journalistes, qui devrait être dirigé par Bruno Frappat, président du directoire du groupe Bayard Presse ;
- presse et société, concentration, qui devrait être dirigé par François Dufour, fondateur du groupe Play Bac Presse et d'un groupe de quotidiens pour enfants;
- aspects économiques et industriels, qui devrait être dirigé par Arnaud de Puyfontaine, ancien président d' Emap France et de Mondadori France ;
- et (probablement) le service public, qui devrait être dirigé par Bruno Patino, directeur général de France Culture et ancien vice-président … du journal Le Monde .
Un point d'étape mi-novembre est attendu à l'issue de ces deux mois.

Les oppositions
Comme le SNJ, et malgré des réticences communes, le journal d'opposition Libération a accepté de participer à ces travaux, mais son directeur, Laurent Joffrin, a demandé dans son journal mercredi que les lecteurs et le public participent aux débats. Or, il ne s’agit que de surenchère, car les débats sont déjà prévus pour se dérouler sur un mode participatif. Certaines réunions pourraient être portes ouvertes et non pas toutes. Le vœu d’une sorte d’assemblée Générale (AG à la façon de Mai 68 à la Sorbonne) du brouillon Joffrin à l’élocution confuse a peu de chances de se réaliser : plus on est de fous, moins on rit, à l’arrivée ! "Pas d'Etats généraux sans le Tiers-Etat. Le mot d'ordre s'impose dans la république de l'information", écrit-il, plein de mots et slogans, à défaut de réflexion. Pour la démagogie, Libération n’a rien à apprendre, mais la presse a mieux à espérer.
Emmanuelle Mignon, conseillère auprès de Nicolas Sarkozy en charge du dossier a récemment souligné : "Dans mon idéal à moi, dans chaque pôle il y aura des parties prenantes qui rendront une copie" en s'étant mis "d'accord sur cinq propositions".

La base de départ
Nicolas Sarkozy ne lance pas ces « états généraux » comme une chanson au Zénith : en les annonçant en juin, le président a déjà ouvert quelques pistes de réflexion.
Il avait relevé un "gigantesque problème de distribution", estimant qu'il fallait développer le portage à domicile et multiplier les points de vente des journaux. "Est-ce qu'il ne faut pas créer des groupes multimédias alors qu'aujourd'hui tout est fait pour les éviter ?", s'était-il aussi interrogé.

Chez les professionnels, ces états généraux suscitent des attentes multiples et divergentes.
Du côté des éditeurs, la distribution apparaît comme une question centrale, alors que les tarifs postaux pour l'acheminement des abonnements vont bientôt augmenter et que le nombre de points de vente est largement inférieur à ce qu'on observe en Allemagne ou en Grande-Bretagne.
Alain Weill, propriétaire de La Tribune, estime que le développement du portage des journaux à domicile devra être un "sujet fondamental", tandis que le président de Lagardère Active, Didier Quillot, veut, entre autres, faciliter la vente dans les hypermarchés.

Terrain miné
Parce que les ouvriers du Livre sont régulièrement responsables de l'importance des coûts d'impression, Alain Minc a souhaité que les états généraux "aident à mettre à bas le monopole du syndicat du Livre", qu'il a qualifié de "verrue". La grève démange donc la CGT, mais ce serait faire la démonstration que, sans elle, les coûts pourraient baisser…
Les éditeurs devraient également mettre sur la table la question du droit d'auteur des journalistes, mais ces derniers craignent que cela porte atteinte à leur droit moral sur leurs oeuvres. Or, la question, elle aussi ‘morale’, du régime fiscal très spécial des journalistes pourrait être amené sur le tapis des discussions…
Pour les syndicats de journalistes, la question de la qualité de l'information doit être placée au centre des débats. Un aveu d’échec, mais sont-ils les mieux placés pour la redresser, puisqu’ils sont responsables de son abaissement : allons-nous vers des auto-mutilations ?
"La première chose à faire si on veut améliorer la santé économique des entreprises, c'est de faire en sorte qu'elle retrouve la confiance du public", estime, sans sourire, le secrétaire général du SNJ, Alain Girard. Or, les lecteurs se détournent de la presse parce qu’ils se savent intoxiqués. Pourquoi payer la désinformation, si, sans débourser un sou, on peut être manipulé par la presse gratuite.
Syndicats et sociétés de journalistes, ce qui est largement la même chose, souhaitent également que les débats permettent d'octroyer une reconnaissance juridique aux rédactions, afin de protéger leur indépendance. Indépendance militante ou journalistique ? Au moment où s’engage la réflexion, la confusion reste entière…

Le projet
Un rapport remis à Nicolas Sarkozy mi-septembre et rédigé par Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l'UMP, envisage une action des pouvoirs publics pour favoriser la création de groupes de presse plus concentrés.
Le rapport, envisage de changer le statut de l' A*P en société anonyme et d'ouvrir éventuellement son capital.
Il est aussi question de créer un fonds d'investissement pour la presse, un "observatoire du pluralisme" placé auprès du Premier ministre et de donner au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) la tâche de vérification du respect du pluralisme.
Il est question enfin de l'inscription des chartes de déontologie dans les conventions collectives et de déréglementer le secteur de la distribution.

Petits meurtres entre amis
Le suspicieux SNJ envisage déjà que le président de la République pourrait être tenté d'étendre la mainmise de grands patrons de presse dont il est proche, comme Arnaud Lagardère (Europe 1, le JDD), Bernard Arnault (Les Echos) ou Martin Bouygues (TF1). Dominique Pradalier dit soupçonner un "calcul politique" de l'Elysée.
Curieusement, le SNJ, modèle d’objectivité, ne pointe ni Rothschild qui a pourtant renfloué Libération, ni les capitalistes du Nouvel Observateur. Des assises qui commencent sur une criante injustice : ce syndicat envoie certains à la guillotine mais sauve la tête de ses amis…

Peut-être que l’avenir des sites Internet de journalistes dissidents, ou non, mais plus radicaux (Rue 89, Le Post ou Bakchich), retiendra toute son affectueuse attention, dans le secret des entre-deux portes de ces assises.

samedi 11 août 2007

UMP: la génération montante

Nous en entendrons parler

Rama Yade, 30 ans, est secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme. Elle a été secrétaire nationale à la Francophonie de l'UMP, dont elle a rejoint les rangs en 2005 (plus d'information- cf.libellé PaSiDupes)




Frank Louvrier, 39 ans, est chargé de la communication et de la presse à l'Élysée. Il va fêter cette année ses dix ans au service de Sarkozy. C'est au RPR, en 1997, qu'il a connu le futur Président, quand celui-ci, en pleine traversée du désert, cherchait un attaché de presse.







Laurent Wauquiez, 32 ans, est secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du Gouvernement. Normalien, diplômé d'un DEA de Droit Public, ancien de l'ENA, Laurent Wauquiez fut longtemps le benjamin de l'Assemblée.



Défaite face à Tony Dreyfus dans le 10ème arrondissement de Paris, Lynda Asmani , 33 ans, est une ancienne journaliste. Elle est Secrétaire générale de "Femmes pour la France" et Déléguée nationale chargée des Relations extérieures de "EnA : Ecrivons notre Avenir !"


Nathalie Kosciusko-Morizet, 34 ans, est Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie. Polytechnicienne, Diplômée de l'École Nationale du Génie Rural des Eaux et Forêts, elle a été députée UMP et rapporteur à l'Assemblée de la Charte de l'environnement voulue par J.Chirac.





David Martinon, 36 ans, cadet de l'équipe qui a entouré le candidat UMP, est le porte-parole de l'Élysée. Ce diplomate de formation, passé par l'ENA, a toujours rêvé d'appartenir à un cabinet. Longtemps proche d'Alain Madelin, il est devenu, en 2003, le "sherpa" de N. Sarkozy.



Emmanuelle Mignon, 39 ans, est directrice de cabinet à l'Élysée. Cette ancienne de l'Essec et de l'ENA, sortie du Conseil d'État, était auparavant conseillère politique au ministère de l'Intérieur, chargée du projet de l'UMP.