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lundi 8 mai 2017

Présidentielle : seulement 4 Français sur 10 ont fait confiance à Macron au second tour. Pas le dernier...

Le compte n'y est pas : avec une majorité relative, ce n'est pas le dernier tour de Macron !

66,06 % des suffrages exprimés ne font pas une majorité d’électeurs inscrits



Malgré sa victoire sans conteste face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron n’a pas remporté les suffrages d’une majorité des Français inscrits sur les listes électorales, dimanche 7 mai. 

Bien que face à Marine Le Pen, candidate diabolisée qui a rassemblé  près de 11 millions de Français sur son programmele candidat d’En marche ! n'a obtenu que 66,1 % des suffrages exprimés, dimanche 7 mai, selon les résultats définitifs du second tour publiés par le ministère de l’Intérieur. Un score qui ne confère à Macron que l'apparence de la légitimité. Et si on ajoute le nombre de votes blancs ou nuls, qui dépassent 4 millions, le président qui a surnagé dans les urnes doit donc se préparer à des jours qui déchantent. 

L'héritier de Normal 1er se place au troisième rang des présidents les mieux élus en terme de pourcentage, derrière le général de Gaulle, élu au premier tour avec 78,5% des voix en 1958 (mais au suffrage universel indirect) et derrière Jacques Chirac en 2002, avec 82,5% des voix, contre le FN.  Anormal 1er n'obtient que 20,7 millions de voix, quand Jacques Chirac avait, de son côté, réuni 25 millions de suffrages en 2002 (avec un corps électoral moindre de six millions par rapport à 2017).  En 2002, Jean-Marie Le Pen n'avait gagné que 700.000 voix entre les deux tours; sa fille, 1,5 millions. Et le candidat RPR (UMP-LR) demeure le seul à avoir été élu avec plus de 50% des inscrits.

Avec ses 66%, Macron n'a pas été bon. Le candidat d'En Marche ! doit relativiser son succès acquis dans l'indifférence (voire le rejet) et l'appeler à l'humilité et l'écoute. En effet, l'abstention record de 25,38% qui plombe son élection est inédite depuis 1969, lors de l'élection de Georges Pompidou.
Contre la fille Le Pen (10.650.000 suffrages), Anormal 1er (20.750.000 voix) s'est d'ailleurs vu refuser le "front républicain" dont avait bénéficié Chirac (25.537.956 voix) face au père (5.520.000), candidat du Front national.

Anormal 1er ne dépasse pas la barre des 50 % des suffrages des électeurs inscrits : pas de majorité absolue 

Dit autrement, si il y a environ 47,4 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales, selon le ministère de l’Intérieur. De même source, environ 25,4 % de ceux-ci se sont abstenus, et environ 4,1 millions de ceux qui sont allés voter dimanche ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne. Emmanuel Macron a réuni sur son nom environ 20,7 millions de bulletins de vote et Marine Le Pen environ 10,6 millions.

Si l’on tient compte de l’ensemble des bulletins (en intégrant les blancs et nuls), le score d’Emmanuel Macron est donc d’environ 58 % et celui de Marine Le Pen se situe autour de 30 %. Restent environ 12 % de bulletins blancs ou nuls qui font encore chuter le score de Macron à 46 %.


Moins d’un électeur inscrit sur deux a voté Macron
Si l’on intègre à ces chiffres les 12 millions des électeurs inscrits sur les listes électorales qui se sont abstenus, Emmanuel Macron n’obtient en revanche pas une majorité des suffrages (43,63 %). Marine Le Pen, elle, se situe 22,42 % des électeurs inscrits. 
Quant à eux, les abstentionnistes et les bulletins blancs ou nuls représentent, plus d’un tiers du collège électoral (33,96 %).



Anormal 1er n'est pas le plus mauvais élu de la Ve, soutiennent ses partisans 
Ce score de 43 % des électeurs inscrits ne fait pas d’Emmanuel Macron un président particulièrement mal élu, assurent-ils. Mais c'est faire abstraction de Jacques Chirac en 2002, puisqu'il avait rassemblé 62 % du corps électoral. Leur mauvaise foi est d'autant plus flagrante - et de mauvais augure pour la suite - que le FN était aussi le challenger, dans les deux cas de figure. 

Il faut en outre que les "marcheurs" l'admettent, avec 20.700.000 voix au 2e tour contre 10.650.000 à la Frontiste  (et 7.678.500 au 1er tour) en 2017, et compte tenu de l'abstention et des bulletins blancs ou nuls (soit environ 4,2 millions de bulletins)Anormal 1er fait moins bien que son mentor en 2012 (18 millions de voix au 2e tour et 10.270.000 au 1er tour) contre le FN (6.420.000, au 1er tour), lequel était arrivé troisième derrière Sarkozy.

Avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, ajoutés aux près de 11 millions de bulletins frontistes,
Anormal 1er part avec un handicap d'environ 15 millions de Français hostiles, alors qu'il ne dispose que d'environ 20 millions de sympathisants. 
A ne pas braquer.

jeudi 7 avril 2016

Présidentielle 2017: Macron se met "en marche" et Raffarin lui emboîte le pas...

Macron, rabatteur de Hollande ou de Juppé ?

Le ministre de l'Économie a annoncé à Amiens la création d'un mouvement politique et citoyen, tout en refusant d'aborder clairement 2017.

Macron n'a pas remis l'économie en état de marche, mais il se met en mouvement
Ce mot 'mouvement' était partout dans les propos de Hollande, ces derniers jours. Macron est-il son jocker? 

Hier, c'était l'heure d'ouverture d'un site internet, d'un compte Twitter, d'une page Facebook et d'un compte Instagram: les réseaux sociaux, ça fait jeune et moderne, même s'ils sont hantés par les trolls altermondialistes, anarchistes et révolutionnaires. Il fallait donc aussi un clip de lancement, pour les plus mûrs, et il l'a. Le tout dévoilé peu après 20 heures sur les écrans géants du centre expo MégaCité d'Amiens. Emmanuel Macron se met "en marche !" a-t-il dévoilé lors d'une "rencontre citoyenne" à huis clos - mais retransmise sur Dailymotion. 
Il lui manque juste une Jackie Kennedy, mais sa cougar est en séances de remodelage intensif... 

Cette mise en branle se veut interactive, participative et transpartisane. Le ministre de l'Économie, comme à son habitude debout sur scène, micro en main, reprenant les codes du stand-up à l'américaine, a d'abord prononcé le discours qu'on lui connaît sur la nécessité de savoir reprendre des risques dans un pays qui rêve de "changement". Service après-vente de la loi El Khomri pour réformer le code du travail, importance du lien franco-allemand, capacité à "regarder le monde tel qu'il est"... Tout y est passé, sauf le pouvoir d'achat ou l'emploi...

C'est en conclusion de cette séance de questions-réponses, à 20 heures pétantes, qu'Emmanuel Macron, 38 ans, a posé la première pierre du reste de sa vie politique. "Je voulais le faire à Amiens, ce n'est pas innocent: c'est là que je suis né..." a-t-il démarré, avant d'annoncer la création de ce "mouvement politique et citoyen" : "En marche !" – initiative dont il aurait informé François Hollande. Malgré un nom qui laisse ouverts tous les possibles pour 2017, mais qui ramène à sa frêle petite personne en reprenant ses propres initialesMacron évacue toute question sur une éventuelle candidature, sur l'air de "les idées d'abord". En réalité, si ambitieux soit-il, il veut rester loyal et assure qu'il ne s'autorisera pas à trahir le chef de l'État, à qui il doit tant. Il se prépare en revanche au cas où ce dernier serait empêché.

Macron sera-t-il en revanche tenté de laisser aller les courbes de la dette publique et du chômage pour s'ouvrir la voie de la présidentielle, fusse au détriment de l'intérêt général ?  Pour justifier son engagement, le ministre de l'Économie a d'ailleurs dressé un "constat" désolant sur "le mal-être terrible" d'un pays qui a "envie de changement".

"Refonder par le bas"
"Il faudrait que ça bouge; essayer d'aller plus loin, oser en finir avec l'immobilisme. Ça ne date pas d'hier, c'est le mal français." Il faut faire un effort pour se souvenir que celui qui parle est arrivé à l'Élysée dans les bagages de François Hollande en mai 2012, qu'il fut son secrétaire général adjoint à l'Élysée pendant deux ans, et qu'il est depuis août 2014 ministre de l'Économie.

Cela veut dire en réalité que le patron de Bercy souhaite aller plus loin que le couple exécutif dans le déverrouillage de la société : "Je veux refonder par le bas, de manière sincère, authentique, en vrai", dit-il. Emmanuel Macron est allé plusieurs fois à l'encontre de l'orthodoxie socialiste, que ce soit en critiquant les 35 heures, le statut d'élu, en incitant les jeunes à vouloir devenir milliardaires ou en voulant remettre en cause le statut privilégié de la fonction publique.

Il a annoncé logiquement que son mouvement ne sera "ni de droite ni de gauche", que les militants PS comme Les Républicains seraient les bienvenus. Alors racoleur, Macron ? Un timing parfait, alors que, ce mercredi 6 avril précisément, le Parlement a voté la pénalisation des clients de prostituées...
Raffarin ne voit pas d'incompatibilité avec Juppé en 2017
Pour qui Emmanuel Macron roule-t-il ? 

Le ministre de l'Économie est contesté au sein même du PS où il n'est pas encarté et dont il n'a jamais porté les couleurs dans aucun scrutin. Ce banquier est donc vu comme un électron libre, un iconoclaste et cette dernière initiative d'Amiens - tristement célèbre depuis 2007 pour son conflit social Goodyear -  n'est pas faite pour lever les soupçons. 
Or, il a lancé son mouvement politique 'En marche' et Jean-Pierre Raffarin (LR) a l'air séduit par l'opération, l'imaginant avec Juppé pour 2017.

Cela ressemble à un appel du pied. 
Avec quelques réserves, certes, mais Jean-Pierre Raffarin le dit haut et fort : il est séduit par Emmanuel Macron. D'autant plus que ce dernier vient de lancer son mouvement politique En marche. Chez Les Républicains, certains veulent déjà le récupérer, comme le maire Nouveau Centre (NC) de Deauville, Philippe Augier.
Mais celui qui est pêt à craquer sur Emmanuel Macron, c'est bien Jean-Pierre Raffarin. "Je ne vois aucune incompatibilité entre Alain Juppé et Emmanuel Macron", a déclaré ce Giscardien, ce matin sur France 2, estimant que ce nouveau mouvement aura de quoi renouveler "le vieux socialisme", réveiller le centrisme, et pourquoi pas suivre Alain Juppé dans l'aventure de la présidentielle. 
Macron, pour un ticket avec Juppé en 2017 ? "Je ne peux pas parler, mais il y a quelque chose à creuser dans cette direction », répond l'ancien premier ministre de Jacques Chirac. Bayrou, "has been"?

"D'accord avec lui à 99,9 %"
"Oui, Macron aurait pu être mon ministre," avait déjà lancé Jean-Pierre Raffarin en novembre 2015,  en recherche d'une tête de gondole.  Le sénateur LR de la Vienne avait encore tâté Macron à l'encolure en mars dernier, dans l'émission Face aux chrétiens en partenariat avec La Croix et KTO, se disant "d'accord avec [Macron] à 99,9 %". Aujourd'hui, le poulain caracole en liberté, certes encore un peu seul dans son vert patûrage.

Raffarin émet désormais quelques réserves. A-t-il simplement cherché à le compromettre auprès des électeurs réformistes du PS ? Toujours est-il qu'il s'interroge maintenant sur la place d'Emmanuel Macron dans le gouvernement. "Pour le moment, Macron est un peu virtuel : il est en marge de l'action et il lui manque des libertés pour agir. Il n'en est qu'à ses débuts, il faut qu'il fasse ses preuves, mais il va dans la bonne direction", a jugé Jean-Pierre Raffarin, ajoutant : "Emmanuel Macron est une promesse politique."

Si nous pouvons attendre 2022, Macron ne le peut pas. 
Moscovici se voit déjà en possible candidat de la gauche en 2022. Hidalgo aussi. Et un autre fidèle, Valls !...

mercredi 9 septembre 2015

Non-lieu général dans l'affaire des pénalités de Sarkozy payées par l'UMP

Encore beaucoup de malveillance politico-médiatique pour rien

Tout ça pour un non-lieu général 
Feront-ils mieux la prochaine fois ?
L'enquête empoisonnait le premier parti d'opposition depuis octobre 2014, mais les juges ont décidé, hier mardi, de clore l'affaire des pénalités payées par l'UMP pour son candidatNicolas Sarkozy, personnellement inquiété pour le dépassement de son plafond de dépenses de la campagne présidentielle de 2012. .

Dans le cadre de cette enquête, l'ancien président de l'UMP, Jean-François Copé, avait été mis en examen pour abus de confiance, tout comme l'ex-trésorière du parti, Catherine Vautrin. Nicolas Sarkozy avait, lui, été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Nicolas Sarkozy avait été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté après avoir été entendu en avril par le juge Renaud van Ruymbeke.

Sur quoi se fondaient donc les magistrats pour harceler ? 

Ils contestaient le remboursement, par l'UMP en novembre 2013, des 363.615 € de pénalités infligées à Nicolas Sarkozy, après l'invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. Ils cherchaient des preuves d'un éventuel "abus de confiance" au préjudice de la formation politique, largement endettée. Les juges en sont pour leurs frais, payés par les contribuables.

Début décembre 2014, quelques jours après avoir été désigné pour relancer l'UMP, Nicolas Sarkozy avait fait un chèque au parti pour le rembourser et mettre un terme au harcèlement médiatique. "Une polémique ayant été entretenue sur la validité de ce règlement, et quelle qu'en soit la réalité, je ne puis la laisser prospérer, au moment où j'aspire à redonner à notre pays l'espoir qui l'a fui en rénovant l'opposition", avait-il alors fait savoir. Mais ce geste n'avait pas éteint l'information judiciaire ouverte deux mois plus tôt. 
Deux ans d'investigations hasardeuses et de salissures politiques en pure perte.

La justice s'est gardée d'autres poires pour sa soif de vengeance politique

L'Etat-PS a dressé quelques obstacles judiciaires en réserve sur la trajectoire de Nicolas Sarkozy. 
Ainsi l'ancien président a-t-il été entendu la semaine dernière, sous le régime de l'audition libre, dans l'affaire Bygmalion, un autre dossier sur ses comptes de campagne de 2012. 
Il est aussi sous la menace directe d'un renvoi en correctionnelle dans l'affaire dite des écoutes, pour laquelle il est mis en examen pour corruption et trafic d'influence actifs.

Quand c'est fini, ça recommence...
En 2013, les deux juges d'instruction bordelais chargés de l'affaire Bettencourt, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël, avaient tout tenté, exploré toutes les pistes, mais n'étaient pas parvenus à rassembler des éléments pour renvoyer l'ancien chef de l'Etat devant le tribunal correctionnel, pour "abus de faiblesse": "des indices graves et concordants" qui, le 21 mars, lui avait valu une mise en examen fortement médiatisée. Mais point de charges et ils s'étaient ensuite résignés à un non-lieu. 
Or, un non-lieu est l'abandon d'une action judiciaire en cours d'instruction, lorsque les éléments rassemblés par l'enquête ne justifient pas une poursuite des investigations. Les pittbulls de la presse de gauche en furent fort marrie, dont Libération -novateur en matière judiciaire- qui parla même de "non-lieu très à charge des juges" !...

mercredi 18 mars 2015

Elections départementales: Juppé tire contre son camp

Le maire de Bordeaux fustige la ligne "à droite toute" de l'UMP qui, selon lui, "fait le jeu du Front national"

Et si Juppé combattait plutôt le FN et le PS ?

Le candidat à la primaire UMP s'en prend à Nicolas Sarkozy... Ancien Premier ministre UMP - il y a vingt ans (1995 – 2 juin 1997), il dénonce mercredi, dans un entretien avec à La Voix du Nord, une ligne "à droite toute" qui ferait "le jeu du Front national". Alain Juppé déclare:"Je suis pour une ligne d'alliance de la droite et des centres et non pas pour une direction du parti "à droite toute" qu'on dit "décomplexée." Sans rien démontrer, il assure qu' "on voit bien qu'en réalité, elle fait le jeu du Front national".

Comme Manuel Valls - premier ministre socialiste  en vacance du pouvoir -  le maire de Bordeaux est mercredi dans le Nord, à Roubaix et Tourcoing, pour soutenir les candidats aux élections départementales. Avant une réunion publique en soirée à Tourcoing au côté du député-maire UMP de la ville, Gérald Darmanin, il visitera un site culturel et deux entreprises spécialisées dans le numérique et le textile. On imagine qu'il aura un mot de soutien en faveur de l'élu local qui s'est fait insulter par la garde des Sceaux, puis stigmatiser en pleine Assemblée nationale par un premier ministre socialiste dans tous ses états. 


Juppé prend prétexte des Départementales pour faire campagne contre le président de l'UMP 


L
'extra-lucide bordelais fait un procès d'intention à la direction de son parti. 
"On voit bien qu'une partie non négligeable des militants (UMP) est tentée de rejoindre le Front national. Eh bien, le rôle des dirigeants, c'est de ne pas suivre ce mouvement", insiste Alain Juppé, obnubilé par Marine Le Pen et ligué avec le PS. Il fustige "toute compromission avec le FN", pour des raisons à la fois "de principe ou de programme". Or, c'est depuis que l'Etat-PS est aux commandes que le parti d'extrême droite prospère à chaque élection.  


Marine Le Pen "s'est précipitée dans les bras de M. Tsipras et de l'extrême gauche grecque parce qu'elle y trouvait un discours anti-européen. C'est son obsession, son seul élément de programme, tous nos maux viennent de l'Europe", ironise-t-il. Or, Juppé néglige totalement les autres soutiens de Tsipras, Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Parti communiste.


"Décortiquer son programme pour ouvrir les yeux de ses électeurs"
"Or, qu'est ce qui se passe en Grèce depuis trois mois? Le nouveau gouvernement a mangé son chapeau et ses électeurs ont dû se sentir trompés. Alors, que les adhérents du Front réfléchissent un peu au caractère démagogique de promesses qui ne seront pas tenues", ajoute-t-il, décidément plus préoccupé de vilipender que de proposer.


Affronter la présidente du FN, c'est "décortiquer son programme pour ouvrir les yeux de ses électeurs", "défendre notre propre projet" et "enfin, faire l'union", ajoute Alain Juppé, 70 ans, dont on attend
 effectivement qu'il apporte sa contribution au combat collectif...

Pris en défaut de courtoisie, notamment alors qu'il était supposé accueillir le président de l'UMP dans sa municipalité, Juppé a provoqué l'assistance et
s'est fait huer à plusieurs reprises dans des réunions UMP pour avoir plaidé en faveur d'une alliance avec le MoDem. Or, le président de ce parti centriste avait clamé - avec une belle constance - en 2012 qu'il voterait -personnellement- pour le socialiste Hollande, après s'être déjà compromis avec la candidate Ségolène Royal en 2007. Fallait-il, alors que la crise économique se développait, s'est précipiter dans les bras du candidat de la gauche et donc se compromettre avec l'extrême gauche ?

jeudi 27 novembre 2014

Hollande et Valls impliqués dans les nouveaux soupçons contre Kader Arif

Hollande et Valls auraient été au courant de tout

"Moi, président..." se serait encore mis dans de mauvais draps


La liste des ministres limogés ou démissionnaires depuis le début du quinquennat de François Hollande s'est encore allongée vendredi avec la démission forcée du secrétaire d'État aux Anciens combattants Kader Arif, soupçonné de favoritisme dans l'attribution marchés publics, pendant la primaire socialiste de 2011 en travaillant pour le micro-parti du futur président, "Répondre à gauche", et lors de la présidentielle de 2012. 


Avant lui, d'autres "présumés innocents", Cahuzacle ministre du Budget, qui niait toute fraude fiscale "les yeux dans les yeux", Thévenoud, le "phobique administratif", et aussi Aquilino Morelle, le "bling-bling" de l'Elysée aux frais de la République, ont dû abandonner leurs fonctions. Le numéro 2 de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, est au centre d'une méchante affaire de diffamation, mais le bras droit du président est en revanche maintenu.

VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj, qui dénonce la pression" mise sur Arif, parle de "vertu républicaine" et veut voir dans la démission du secrétaire d'Etat Arif une "décision honorable et respectable": 

2 millions d'euros de prestations à des entreprises dirigées par des parent du membre des gouvernements de Hollande. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu’une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.
"Je crois que le mieux c'est de faire que cela se passe avec transparence, mais en même temps avec beaucoup de sérénité" disait-il le 11 septembre, "je ne suis pas concerné moi par cette affaire", ajoutait-il, les yeux dans les yeux, devant la caméra de France 2.


Le démis assure avoir démissionné "par respect pour la fonction ministérielle".
 Une perquisition avait en effet été menée par la police judiciaire dans les locaux de la sous-direction des achats du ministère de la Défense dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à deux sociétés dirigées notamment par son frère puis par ses neveux.
"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne.
Le candidat Hollande pouvait-il tout ignorer de ce conflit d'intérêts ?

Hollande aurait agi vite pour limiter la casse médiatique
Le secrétaire d'État lui a avoué dans son bureau à l’Élysée, jeudi 20 novembre, qu'il était cité dans une enquête préliminaire sur des marchés passés par le Conseil régional des Midi-Pyrénées et une société dont les associés sont des membres de sa famille.


Il a été immédiatement décidé que Kader Arif devait démissionner. Selon l'entourage du Président, il fallait rapidement couper court au déferlement médiatique et éviter de mettre le gouvernement en mauvaise posture. François Hollande n'a pas voulu voir s'installer un nouveau feuilleton, alors que l'affaire Jouyet est encore omniprésente. François Hollande a été exceptionnellement expéditif à l'encontre de son ami K. Arif. 

La journaliste de France 2 Maryse Burgot donne son analyse:



La journaliste participe-t-elle au désamorçage en détournant l'attention de ce qui a  pu contraindre le président à agir vite: la peur de Hollande que la presse remonte jusqu'à lui ?

AWF Music avait été initialement chargée des petits meetings du candidat Hollande. 

"Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe, après une trentaine de prestations [...] d'une qualité jugée insuffisante", explique Mediapart. "Cette entreprise spécialisée dans l’image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l’équipe du candidat l’a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d’électricité intempestive ou l’effondrement d’un pupitre", écrit le site d’information en ligne.
L'insistance pour affirmer que c'est  le Parti socialiste, et non François Hollande, qui aurait alors versé un "dédommagement" à la société du frère de Kader Arif. Régis Juanico, trésorier du PS à l'époque, a concédé avoir budgété 85.000 euros à cet effet, a mis la puce à l'oreille de la presse d'investigation.
Interrogé par Mediapart, un ancien responsable de campagne charge Kader Arif : "Il ne peut pas y avoir de favoritisme au sens pénal du terme puisqu'un candidat est absolument libre de choisir ses prestataires. Mais il n'est pas impossible que Kader ait un peu forcé le passage." Kader Arif se serait donc plaint auprès du président qu'on lui fait porter seul le chapeau et Hollande l'aurait congédié comme un malpropre pour se tenir plus blanc que blanc. Mais si les parents du secrétaire d'Etat ont profité de l'entremise de Kader Arif, la famille n'est pas seule en cause.

Mais 
Kader Arif serait inquiété par une autre affaire, à Paris


Les affaires de favoritisme qui inquiètent l'ex-secrétaire d'État de Hollande et Ayrault, puis Valls s'étendent jusqu'à Pariscroit savoir le "Journal du Dimanche". Il rapporte que l'explication "a été houleuse" entre Kader Arif et François Hollande, qui a du quitter prématurément la remise des prix de la Fondation Chirac. Le secrétaire d'État reprochait au président de la République de ne pas le couvrir comme il le fait pour Jouyet.

Une enquête en Midi-Pyrénées, une autre à Paris ?
Mediapart, le site trotskiste d'information, a épluché les factures de la société du frère de l'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants, AWF Music, visée par une enquête préliminaire. "Les sociétés d'événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d'État démissionnaire ne se sont pas contentées de contrats juteux avec le conseil régional du Midi-Pyrénées et le ministère de la Défense", expliquent les journalistes Mathieu Magnaudeix et Mathilde Mathieu. 
Le Journal du Dimanche révèle que l'enquête ne porterait pas seulement sur des contrats attribués en Midi-Pyrénées à deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par le frère de Kader Arif puis par ses neveux,  ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés publics pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros, mais aussi sur "un contrat de conseil de 53.000 euros signé entre l'une de ces sociétés, AWF, et son secrétariat d'État".  
L'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants a annoncé avoir démissionné de son poste "par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi".
L’entourage de François Hollande s’est borné à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n’y a donc aucun commentaire à faire".

Hollande et Valls dans la nasse



Pourquoi avoir continué à travailler avec ces sociétés si celles-ci n’avaient pas donné satisfaction lors des primaires ? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier, à Mediapart. 
AWF Music et AWF ont remporté les appels d'offres de la Région pour deux contrats de quatre ans, respectivement en 2009, puis 2014. Les deux sociétés, spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements publics, ont d'ores et déjà empoché deux millions d'euros pour leurs prestations.  


Le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement ces mises en cause par l'opposition de droite au Conseil régional.

Le Premier ministre avait pris l'affaire de haut 
Entre autres vertueux, Manuel Valls avait fait la leçon aux indignés.

Hollande, l
e président de l'exemplarité, va-t-il pouvoir 
refuser longtemps encore de communiquer ?
Le chef de l'État peut désormais être destitué...



mercredi 26 novembre 2014

Hollande en campagne a réglé 700.000 euros à la société des proches de Kader Arif

Mediapart porte le pet sur les agissements de la bande à Hollande

Encore une amitié encombrante de Hollande
L’amitié de Kader Arif devient de plus en plus embarrassante pour François Hollande. Les contrats juteux avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées de Martin Malvy et le ministère de la Défense de Jean-Yves Le Drian ne sont pas les seuls entachés du soupçon de favoritisme visés par une enquête préliminaire sur  sociétés d’événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d’État démissionnaire. D’après des informations recueillies par Mediapart, la première d’entre elles, AWF Music, a aussi encaissé plus de 700 000 euros du candidat Hollande.
Cette entreprise du frère de Kader Arif, spécialisée dans l’image et le son,  a travaillé pour le candidat Hollande pendant la primaire socialiste de 2011 et la présidentielle de 2012 et  pour environ 700.000 euros, d'après des factures livrées à Mediapart. 
La collaboration a été brutalement interrompue à un mois du premier tour. En compensation, le PS aurait versé un "dédommagement" à l'entreprise.

Un chauffeur algérien qui a bien su prendre l'ascenseur social

Fils de harki débarqué en France à l’âge de 3 ans, ancien rugbyman (talonneur au Castres Olympique au début des années 80), Abdelkader Arif est entré au parti socialiste en 1983 où Lionel Jospin alors conseiller général de Haute-Garonne et premier secrétaire du Parti socialiste mise en 1987 sur ce militant de la diversité au crâne rasé et lui fait grimper tous les échelons à Toulouse jusqu'à lui confier la fédération de la Haute-Garonne, une des plus grosses de France, de 1999 à fin 2008. "Je ne suis pas le représentant d'une communauté: c'est d'abord l'appartenance à une classe sociale qui compte, le fait d'être immigré ajoute à la difficulté", assure Arif. Il est toutefois l'un des fondateurs et le vice-président de l'association France plus dès 1983. 

Ce fils d'ouvriers harkis illettrés construit lui-même sa réputation de détermination, expliquant : " J'avais la rage au ventre, une envie de donner toute mon énergie, un besoin d'appartenance à la République et de reconnaissance citoyenne". 

Lorsqu'il est conseiller général de Cintegabelle à partir de 1988, Jospin en fait un chargé de mission, en réalité, son chauffeur. A la fin des années 1990 Arif travaillait à la faculté du Mirail, pour l'université qui lui délivra en 1999 une maîtrise-maison en communication. Après la défaite de Jospin, le 21 avril 2002, Kader Arif renvoie l'ascenseur à l'ancien Premier ministre, lui permettant de renouer pour la première fois avec la vie politique, lors d'un meeting  à Toulouse au cours de sa campagne pour les élections européennes de juin 2004. Député européen du grand Sud-Ouest depuis 2004, Abdelkader Arif a aussi fait partie des rares socialistes à plaider à l'été 2006 pour une candidature Jospin à la présidentielle de 2007.
Depuis les instances dirigeantes du PS dont il fait partie depuis 2000, Arif a toujours été proche d'un autre disciple de Lionel Jospin, François Hollande, premier secrétaire de 1997 à 2008. Après les déboires de Hollande face à Ségolène Royal en 2007 et ceux de Dominique Strauss-Kahn qui devait se porter candidat à l'Elysée, il se tient auprès de Hollande dans son cheminement vers la présidence de la République. Arif fait figure de hollandien de la première heure. "Hollande incarne le rêve français, qui consiste à dire à chacun, quelle que soit son origine, qu'il appartient à une nation commune", déclare-t-il opportunément.


Kader Arif mêle aussi le sens des affaires et esprit de famille 

P
arallèlement à sa vie politique, l'ancien chauffeur et homme fort du PS de Toulouse, Arif partage  depuis 1998, avec son frère Aissa la société immobilière AA (comme Abdelkader et Aissa, leurs deux prénoms), dont il indique dans sa déclaration de patrimoine qu’elle " ne détient aucun bien". 

Or, la société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif a travaillé 
pour la campagne présidentielle 
de François Hollande.
 Une activité familial qui vaut aujourd’hui à ce proche de François Hollande, la perte de son poste de secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants. Car son frère Aissa, Nathalie, l’épouse de ce dernier, et leurs deux fils Nassim et Idriss sont sous le coup d’une " enquête préliminaire" du nouveau Parquet général financier, soupçonnés de favoritisme lors de l’obtention de marchés publics

Le dossier de conflit d'intérêts est sensible. 
AWF Music et AWF, les deux sociétés d’audiovisuel d’Aissa Arif et de ses enfants, ont décroché plus de 2 millions d’euros de contrats au Conseil régional Midi-Pyrénées à majorité socialiste, dans le fief de l’ex-secrétaire d’Etat.


AWF Music a ainsi participé à l’organisation de plus d’une vingtaine de meetings de l'actuel président de la République, lors des primaires du Parti socialiste, puis pendant sa campagne présidentielle de 2012. 
Et le président Hollande a pourtant maintenu Kader Arif à son poste aux Anciens Combattants dans tous les gouvernements Ayrault I et II, puis Valls I et II...

mardi 29 juillet 2014

Le Parquet dément l'ouverture d'une enquête visant la campagne 2007 de Sarkozy

Tout est possible à la presse, mais le ministère doit démentir ses infos, sous couvert du secret

Campagnes de Sarkozy 2007-2012: les mêmes symptômes pour le même diagnostic?
N. Sarkozy lors d'un meeting en 2007. 
"Cette campagne présidentielle est l'objet aujourd'hui d'une enquête préliminaire": le commentaire n'a pas varié, entre 6h et 12h00.
Aux aurores, Le Parisien affirmait que la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy fait l'objet d'une enquête préliminaire.

Le Parquet de Paris a eu beau démentir, embarrassé par le fuitage, à la mi-journée, L'Express continue d'exploiter le Fillon filon... 

"Les ressemblances entre 2007 et 2012 -objet d'une enquête judiciaire- sont pourtant nombreuses", insiste le site. "Même si l'information du Parisien a été rapidement démentie par le Parquet de Paris, l'ouverture d'une enquête préliminaire visant la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy invite à remonter le temps de sept années", maintient L'Express. "Que s'est-il passé cette année-là pour l'ambitieux ministre de l'Intérieur", s'interroge Matthieu Deprieck, ex-journaliste pour L'Equipe.fr - le sport menant naturellement au journalisme politique - et ancien critique cinéma - avec un goût inassouvi pour le polar. "Des dépenses de confort, une explosion des frais de déplacement et une multiplication des meetings et visites. Ca ne vous rappelle rien?" nous interpelle-t-il. Faisant les questions et les réponses, il poursuit, bille en tête: "La campagne de 2012, peut-être?" Car pour cet esprit fécond logé derrière le protège-tibia gauche, point de place au doute, en effet. Son papier étant prêt, pourquoi ce sans grade ambitieux ne pas saisirait-il la chance de sa vie en le publiant malgré tout, toute déontologie professionnelle balayée d'une main vertueuse ?



L'individu ne se tient plus: "Maladie: la fièvre acheteuse"

"Symptômes: En septembre 2011, L'Express s'était intéressé aux comptes de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. "Comme sa rock star préférée, Johnny Hallyday, Nicolas Sarkozy prépare son entrée en scène", écrivions-nous [finement! N'est pas rock star qui veut et spécialement F. Hollande. Mais on ne s'improvise pas non plus journaliste...]. Pour le meeting de Lille en mars 2007, il disposait d'un espace de 100 mètres carrés réalisé de toutes pièces, décoré d'un canapé trois places et d'un fauteuil de cuir (525 euros). Surprise, en 2012, c'est à Marseille cette fois-ci que l'on retrouve un sofa design blanc. Pour 3400 euros. L'inflation [mais c'est davantage dans les prix d'un "sofa"!]."

"Le candidat semble également accorder une attention particulière à l'isolation sonore. En 2007, comme en 2012, il avait demandé et obtenu l'installation de cloisons pour se couper du bruit ambiant." L'ironie est d'autant plus inappropriée que la cible du journaliste était victime d'écoutes illégales, au corps défendant de la ministre de la Justice... Un journaliste sportif n'est pas à cela près.

Lors de ces deux années de campagnes présidentielles, la ligne de budget "congrès, manifestations, universités" de l'UMP explose les dépenses enregistrées par le PS: 7,1 millions en 2007 (2,7 pour le PS), 22,9 millions en 2012 (4,7 pour le PS). [Une incitation au contrôle des comptes de campagne du socialiste ?" [L'Express avait réservé à Sarkozy des attentions particulières...] 

"Maladie: la frénésie des meetings", poursuit ce médecin du sport

2007, c'était S. Royal, ici au Zenith,

campagne financée par des fonds privés
dont ceux du milliardaire Pierre Bergé
"Symptômes: Nicolas Sarkozy est un candidat qui multiplie les rencontres avec les électeurs [ce qui s'appelle une campagne de terrain, une proximité avec l'électeur]. Sur BFMTV, en mai dernier, Jérôme Lavrilleux décrivait la campagne de 2012 comme un pédalo   un train "qui filait à grande vitesse" et qu'il n'avait pas su arrêter. Résultat: une quarantaine de meetings en à peine plus de deux mois -autant que François Hollande mais sur une période beaucoup plus longue. [l'un exerçait le pouvoir, l'autre sortait de onze années d'hibernation au PS..]

Et en 2007 ? 25 meetings pour le candidat UMP entre janvier et début mai, 32 pour Ségolène Royal (si l'on se fie à cet inventaire, [ce qui semble bien être le cas]). Et 64 déplacements sur le terrain contre 32 pour sa rivale socialiste. Lors de ses deux campagnes présidentielles, Nicolas Sarkozy s'est beaucoup plus déplacé que son adversaire direct.
Si l'on se tient aux montants déclarés à la commission des comptes de campagne, le prix des meetings de 2007 était bien plus élevé que ceux de 2012. 640 000 euros pour le plus onéreux il y a sept ans ; 444 000 euros il y a deux ans. Mais depuis, les montants de 2012 ont été considérablement revus à la hausse compte tenu de l'affaire Bygmalion. De 444 000 euros à Villepinte, le montant est passé à 1,8 million d'euros. 

"Maladie: une hyperactivité chronique", face il est vrai à une "gauche molle"

"
Symptômes: La multiplication des déplacements du candidat Sarkozy a forcément un coût. En 2007, le futur président de la République avait dépensé plus d'un demi-million d'euros en avions d'affaires, révélait L'Express. Une somme intégrée à son compte de campagne. 
En 2012, les socialistes réclamaient le même décompte, accusant le président Sarkozy de faire peser sur les contribuables certains de ses frais de déplacement": alors qu'il était en exercice, il aurait dû mettre l'Etat en roue libre et rester bloqué à l'Elysée en regardant faire Hollande. "La justice le soupçonne aujourd'hui d'avoir plutôt privilégié les adhérents de l'UMP. [Accusation insensée: faut-il demander aux juges comment mener une campagne et qui rencontrer ?] Le parti aurait ainsi pris en charge des dépenses de campagne. Si l'on se penche sur les comptes du parti, on s'aperçoit que les frais de déplacements ont progressé de 131% entre 2011 et 2012 (9,7 millions d'euros contre 3,1 millions pour le PS). C'est la grande différence avec 2007: si l'écart entre UMP et PS est encore plus impressionnant cette année-là (6,1 millions contre 1,4 pour les socialistes), la progression par rapport à 2006 est, elle, beaucoup plus mesurée : +17%. [des si qui mettent en cause la campagne 2012 et non pas celle de 2007 qui intéresse Le Parisien aujourd'hui, si le footeux le permet] 

Diagnostic: rien ne dit que les mêmes symptômes entre 2007 et 2012 conduisent la justice à poser le même diagnostic sur les campagnes présidentielles de Nicolas Sarkozy. Preuve en est : pour le moment, le parquet de Paris a démenti l'ouverture d'une enquête préliminaire, comme l'écrivait Le Parisien quelques heures auparavant.

L'intention de l'article de l'Express
(ci-dessus) - mis à jour à 11.03
 - était-elle donc également malveillante