POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est L'Express. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'Express. Afficher tous les articles

dimanche 5 avril 2020

Un journaliste de BFMTV dérape durant l'hommage chinois aux morts du coronavirus

Faux-cul rond et lisse, à l'image de la station qui se décrypte en clair, il se fait confiner

'
Pokemon' de la macronie, il se fait prendre en flagrant délit de mépris


La chaîne d'info en continu le sanctionne pour la forme.  
  • Les Chinois ont rendu hommage à leurs victimes.
    Les Chinois ont rendu hommage à leurs victimes. AFP - LEO RAMIREZ

BFMTV a "mis en retrait" provisoire d'antenne un journaliste ayant tenu des propos "totalement déplacés" durant la retransmission de l'hommage national en Chine aux victimes du coronavirus. Samedi, la chaîne considère qu'elle a présenté ses excuses aux téléspectateurs.

"Ils enterrent des Pokémons" (personnages japonnais, en l'occurrence), avait-on pu entendre murmurer une bouche fétide présente sur le plateau, en direct, samedi matin sur l'antenne de la chaîne, pendant une séquence  - tout en images - du recueillement des dirigeants chinois et la journée de deuil national organisée dans toute la Chine en mémoire des compatriotes décédés du Covid-19. 

Pokémon Épée et Bouclier sur Switch : avis, test, points forts
Les Pokémons sont des créatures inspirées à leur créateur par les criquets, insectes, destinés à concourir dans des courses, dans lesquels les plus vieux gagnent plus de courses et tirent donc leur valeur vénale de leur expérience acquise. Les contre-exemples pullulent autour de Macron, entre Alain Juppé, 74 ans, ou François Bayrou, 68 ans, en passant par Brigitte Macron, 67 ans.
Ironie de l'histoire, celui qui révèle l'état d'esprit de cette chaîne est un journaliste mûr de 54 ans et reconnu (venu du groupe L'Express, filiale de SFR Presse, racheté 6 avec Lechypre - par Patrick Drahi, propriétaire israélo-libano-français de BFM) qui passe pour modéré, un humaniste respectueux de l'humain... 
🇫🇷 [FLASH] - Ce matin sur l'éditorialiste Emmanuel Lechypre se lâche complètement pendant une cérémonie d'hommage aux victimes du en , pensant que son micro était fermé :
"Ils enterrent des "



Vidéo intégrée
Marc-Olivier Fogiel le ré-infiltrera-t-il à l'antenne avant le 11 mai ?

Comme la macronie en fait régulièrement, puisque ça ne lui coûte guère: à l'initiative de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, chose de Macron sortie du néant par son créateur, et d'Edouard Philippe sur le 80 km/h et le débat sur l'immigration ou du "scientifique" Michel Cymes, sans compter ceux de Castaner (on ne tire pas sur les ambulances), ils "assument" en effet (mot galvaudé vidé de son sens) d'être des menteurs. l'éditorialiste de BFMTV et BFM Business Emmanuel Lechypre a ensuite fait un mea culpa,  pour avoir tenu ces propos qui ont suscité des milliers de réactions sur les réseaux sociaux.

VOIR et ENTENDRE les six premiers mea culpa de Macron, du bout des lèvres et lardés d'accusations de ses contestataires:

Présenter des excuses et demander à l'insulter de les accepter, ça fait deux!
"Ce matin pendant la diffusion de l'hommage aux victimes en Chine, je me suis permis une expression totalement déplacée, pensant que les micros étaient fermés. C'était totalement inapproprié, j'en suis vraiment désolé et je renouvelle mes excuses", a-t-il notamment déclaré sur la chaîne d'info.

Ce matin sur BFM TV je me suis permis une remarque totalement déplacée pendant la diffusion d’un hommage aux victimes du virus en Chine. Ces propos inappropriés ont été diffusés à l’antenne alors que je pensais les micros fermés. Je tiens sincèrement à m’en excuser.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéLa chaîne et son dirigeant Marc-Olivier Fogiel ont également présenté des excuses "suite à l'involontaire diffusion de propos totalement déplacés en plateau ce matin".
Un citoyen lambda reçoit une amende
Emmanuel Lechypre (@Manu_Lechypre) | Twitter
Le journaliste Emmanuel Lechypre sera mis "en retrait (...) pour une durée d'une semaine" sur les antennes de BFMTV et BFM Business, a annoncé dans la soirée BFMTV dans un communiqué, sans préciser si cette mesure serait assortie de sanctions.

Lechypre va-t-il reverser son abattement fiscal de 7.650 euros annuel?

Au professeur Yves Levy, époux Buzyn ?

A quelles remarques compassionnelles de Lechypre et ses semblables avons-nous échappé lors des hommages aux victimes du terrorisme islamiste ?

  

samedi 20 juillet 2019

Dîners entre amis des Rugy: les noms de certains convives sont sur la place publique

La liste des convives compromis est incomplète
 
Certains parasites du pouvoir macronien restent dissimulés



La liste communiquée par le cabinet du ministre est lacunaire. 
Elle ne révèle la présence que de quelques journalistes, entrepreneurs et personnalités du monde artistique et culturel français, pique-assiettes régalés par les époux Rugy, sur des fonds publics, aux frais de la République, en grande pompe  par le ministre l'Ecologie François de Rugy qui semble dîner en solitaire, si on en croit la photo sur laquelle le parvenu pose avec complaisance et fatuité (ci-dessus).

Rugy s'est fait épingler par Mediapart pour son train de vie fastueux à l'hôtel de Lassay, résidence officielle des présidents de l'Assemblée nationale, où s'épanouit actuellement Richard Ferrand. 

L'écologiste s'est défendu en évoquant des "dîners informels (...) dans le cadre de l'exercice de ses fonctions", tandis que l'enquête décrit plutôt des amis et des proches du couple. 

Le cabinet du ministère d'Elisabeth Borne a donné connaissance d'une liste des convives de ces "fastueux dîners", ce mercredi 

De nombreux journalistes étaient par exemple présents à la table du ministre et de son épouse, Séverine Servat, comme le journaliste d'Europe 1 Jean-Michel Aphatie, ainsi que sa femme en 2017. Dans un tweet publié dans la journée, l'animateur radio a dit regretter d'avoir accepté l'invitation de François de Rugy, concédant "une erreur". Il aurait été invité par l'intermédiaire de sa femme, amie de l'épouse de François de Rugy.

Guillaume@GuillaumeDelah6
Vous trouvez normal en tant que journaliste de dîner à l’AN avec le président de l’Assemblée Nationale? Vraiment, ça ne vous dérange pas? Vous ne voyez pas le problème? C’est que vous êtes dedans depuis trop longtemps si vous trouvez cela normal.
jean-michel aphatie
@jmaphatie
J’ai toujours refusé les dîners avec des responsables politiques. J’ai dérogé à la règle ce soir là. Erreur de ma part. Je vais rentre au couvent
39
De nombreux autres journalistes "libres et indépendants" sont allés à la gamelle, 
Résultat de recherche d'images pour "morpions"dont Serge Raffy (L'Obs, groupe Perdriel et Le Monde de Niel et Pigasse)
le directeur de Franceinfo (Radio France), Alexandre Kara
l'auteur et reporter altermondialiste Guillaume Dasquié
l'écrivaine (auteur de la bio non autorisée " Carla, une vie secrète ", Flammarion) et journaliste Besma Lahouri, qui enquête sur les relations amoureuses entre journalistes et hommes politiques ("quatre'z histoires"), collaboratrice regulière du groupe L'Express-Roularta (propriété de SFR Presse, groupe créé et détenu par l'entrepreneur franco-israélien Patrick Drahi, actionnaire principal de Libération comme de BFM);
le rédacteur en chef du magazine Capital (groupe allemand Prisma), François Genthiel; 
la présidente du directoire d’Arte France, Véronique Cayla
ou encore le journaliste franco-marocain Patrice Romedenne, rédacteur en chef confus et bredouillant de 'Télé Matin' sur France 2, France Télévisions;
mais aussi la productrice Vanessa Djian (UniFrance films,dirigée par feu Daniel Toscan du Plantier, puis la socialiste Isabelle Giordano, épouse de Stéphane Osmont, Stéphane Dottelonde, de son vrai nom, président de l'Union de la Publicité Extérieure);
et le réalisateur franco-marocain Philippe Faucon, réalisateur produit par son épouse, Yasmina Nini-Faucon (Istiqlal Films, du nom du parti nationaliste marocain), etc...

Entrepreneurs et personnalités du monde culturel
Parmi les très nombreux invités, on relève également des chefs d'entreprise (non dévoilés)
des économistes comme Céline Dubois, Business Development Director chez CityScoot, 
Aurélie Jean, docteure en science des matériaux et mécanique numérique, PDG de Silico Veritas, 
Jean-François Amadieu, sociologue spécialiste des relations sociales au travail, très apprécié de BFMTV où il est consultant complaisant de certains. 

Des patrons et un créateur de BD
Résultat de recherche d'images pour "Silex and the city"
Mais aussi Yann Algan, économiste, doyen de l'école d'affaires publiques de Sciences Po Paris; 
Yaël Mellul, responsable du pôle d'aide aux victimes de violences conjugales du centre Monceau; 
Anne Sidi, directrice du développement de TeamInside; 
Philippe Rodriguez, président de l’EBG (Electronic Business Group); 
Louis-Christophe Laurent, investisseur dans les technologies, consommation durable, 
ainsi qu'Edouard Tétreau, conseiller de dirigeants d’entreprises, chroniqueur et essayiste.

Résultat de recherche d'images pour "Silex and the city"
Des personnalités médiatisées du monde artistique et culturel apparaissent également sur la liste des convives de l'ancien président de l'Assemblée, désormais élu qui pointe à l'Assemblée. 
On peut citer Jul, créateur de la bande dessinée Silex and the city; 
Michel Brunet, paloéanthropologue, professeur au collège de France; 
Fabrice Hergott, directeur du Musée d’Art moderne de la ville de Paris; 
Christian Langlois-Meurinne, président de la société des Amis du musée d'art moderne de la ville de Paris; 
Vincent Valentin, professeur de droit public, de philosophie du droit à l'IEP de Rennes et co- auteur de l'ouvrage L'affaire Baby-loup ou la nouvelle laïcité.

vendredi 10 novembre 2017

Altice : Patrick Drahi, acheteur compulsif ...à crédit, ne peut plus rembourser

Le vent tourne : SFR, BFM-RMC, le groupe l'Express et Libération dans la tourmente

L'entrepreneur a démissionné le 
directeur général d'
Altice, maison mère de l'opérateur télécoms SFR

L'annonce d'une vaste réorganisation de sa direction n'a pas surpris dans le milieu, jeudi soir. Patrick Drahi tente de reprendre le contrôle du navire en perdition, après les inquiétudes manifestées par les investisseurs.

Le Franco-libanais, fondateur et actionnaire de contrôle d'Altice, n'occupait plus de rôle de premier plan dans l'organigramme de sa holding, mais va devoir prendre la présidence du conseil avec pour objectif de superviser la stratégie du groupe et son exécution, en particulier en France où se concentrent les difficultés.
Michel Combes, en poste chez Altice depuis 2015, est remplacé par le bras droit de Patrick Drahi, Dexter Goei, qui dirigeait jusque-là les activités d'Altice aux Etats-Unis.

Image associée
Alain Weill devient incontournable en ajoutant la fonction de PDG de SFR à celle de directeur des activités media d‘Altice, précise Altice dans un communiqué, tandis que le directeur financier Dennis Okhuijsen assume la direction générale d‘Altice en Europe. 
Armando Pereira, le tailleur de coûts de Patrick Drahi, est, quant à lui, désigné directeur des opérations d‘Altice.
"Les nouvelles direction et structure de gouvernance sont conçues pour mieux mettre en place la stratégie d‘Altice, faire en sorte que le management réponde plus clairement de ses actes et améliorer les performances opérationnelles et financières du groupe”, déclare Altice dans un communiqué.

La débâcle financière

Ces annonces sont la conséquence de la chute en bourse du titre Altice, tombé jeudi à son plus bas niveau depuis près de deux ans, signe de l‘inquiétude persistante des investisseurs depuis la publication, vendredi, de résultats trimestriels jugés décevants.
Le titre a perdu 34% depuis vendredi et plus de 54% depuis le 9 juin.

Michel Combes, qui assumait la direction générale d'Altice et de SFR (et Numericable), paie les difficultés du groupe à stopper la fuite de ses abonnés en France en dépit de lourds investissements dans le déploiement du très haut débit et les contenus.
Image associée
Selon plusieurs sources, il a également pâti de sa difficulté à trouver sa place dans l'organisation d'Altice et de ses difficultés à s'entendre avec plusieurs pointures du groupe, pour certains compagnons d'aventure de longue date de Patrick Drahi. "Michel Combes ne fait pas partie du petit cercle, ce qui est un problème sachant que c’est un groupe qui fonctionne dans une logique de clan, de famille", raconte-t-on dans l'entourage de Drahi.
La démission du dirigeant, passé précédemment par Alcatel, Vodafone et France Télécom, a été officialisée jeudi, précise Altice dans un communiqué.

Depuis sa prise de contrôle par Altice, SFR, numéro deux du mobile en France, relégué à la troisième place dans le fixe derrière Free (Iliad), a perdu plus de 1,6 million de clients mobile et plus d‘un demi-million d‘abonnés fixes.

Avec le départ de son homme de confiance, l'entrepreneur Patrick Drahi envoie un signal fort, notamment en direction des marchés, de sa prise de conscience de la nécessité de résoudre le problème français.
A la présidence du conseil, Drahi aura pour mission de "déterminer la direction stratégique, opérationnelle, commerciale et technologique du groupe, et son exécution,  en particulier SFR", qui réalisait l'essentiel de chiffre d'affaires en France - tout en étant exilé fiscal au Luxemburg, puis à Amsterdam - précise ainsi le communiqué.
En 2014, alors qu’il étaitt ministre, Montebourg tacla Drahi et des enquêtes fiscales furent diligentées par Bercy."Numericable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse ! Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France."
Résultat de recherche d'images pour "drahi Macron"Drahi aura pour bras droit Dexter Goei, nouvel homme fort d‘Altice, qu‘il connaît de longue date et avec lequel il a remporté la bataille pour le rachat de SFR face à l‘industriel français Martin Bouygues. Ancien banquier d‘investissement à JP Morgan,puis Morgan Stanley, le dirigeant américain, entré en 2009 chez Altice, a supervisé avec succès la mise en Bourse des cablo-opérateurs Suddenlink (américain) et Cablevision rachetés par Altice aux Etats-Unis.
Il conservera ses fonctions aux Etats-Unis et assumera par ailleurs des fonctions centrales au sein du groupe.

Le tandem devra relever le défi de ramener la stabilité chez SFR, confronté à une valse de ses dirigeants depuis plusieurs années, tout en réussissant son pari de faire revenir ses abonnés grâce à une qualité de réseau restaurée et une offre de contenus enrichie.
En 2016, en autorisant le rachat de SFR, le ministre Macron a fait d’une pierre deux coups. Cette opération se révèle en effet particulièrement juteuse pour le clan Macron, puisque la banque d’affaires qui se charge de cette vente n’est autre que la banque Lazard. La banque Lazard est dirigée en France par Mathieu Pigasse, propriétaire du journal Le Monde et soutien essentiel de la campagne d’Emmanuel Macron. Les banques d’affaires toucheront de l’ordre de 260 millions d’euros de commissions sur ce deal.Si on veut moraliser la vie politique et éviter les conflits d’intérêts, est-il vertueux que le patron d’une banque qui est aussi patron de presse soutienne un candidat dont la décision lui a rapporté autant d’argent ?
Sans compter que SFR est (co-)propriétaire de Libération, du groupe l'Express (L'Express, L'Expansion, L'Étudiant., etc..) et de NextRadioTV créé par Alain Weill. 
Résultat de recherche d'images pour "drahi Macron"Or, celui-ci en est l'actionnaire principal de ce dernier à hauteur de (51 %) et les difficultés de SFR, dont il est actionnaire (49%), pourraient contaminer son groupe, notamment RMC et BFM, soient six chaînes de la TNT. Weill espère retirer les marrons du feu SFR, mais pourrait aussi bien s'y brûler.

Drahi est endetté pour un montant de 50 ...milliards d'euros !
On sait depuis un an, novembre 2016, qu'en deux ans, l'empire de Patrick Drahi, Altice, a doublé sa dette à 49,282 milliards d'euros... C'est, en 2018, quasiment l'enveloppe du premier budget de la Nation (50,6 milliards d'euros, l'Éducation nationale...

jeudi 17 août 2017

Pas de "second degré" au crédit de Christophe Barbier

L'humour du journaliste et éditorialiste Christophe Barbier déplaît aux Norvégiens

Pour les esprits conventionnels, un journaliste ne peut être humoriste à ses heures

Le journaliste et éditorialiste Christophe Barbier.
Il est irritant, mais s'il a quelque chose à dire?
Quant à ses détracteurs ?
La presse conservatrice ne veut pas d'un mélange des genres qui brouille leurs repères. Désemparée, la presse, même parisienne, ouverte à tous les genres, s'est découverte conformiste... Christophe Barbier aurait, semble-t-il, dû décrypter le risque, le comprendre et ne pas franchir la ligne.
Le rap qu’il a imaginé cette semaine dans les colonnes de L’Express a désorienté et fait un flop parmi les grincheux. Ce n’est pourtant pas la première fois cette année qu’avec ses blagounettes il fait un écart et que les experts en 'second degré' y perdent leur latin. La touffeur estivale et le désoeuvrement ont fait suinter les critiques contre l’éditorialiste. Le pastis est-il si rare à Paris ? Macron va devoir s'y mettre. Devant ses caméras... 

"T’es pas dans le bad, t’es un killer"

Les "Norvégiens" de 20 minutes ont entrevu l’intention 'nouveau journalisme' mais le sens de l'humour n'est pas la caractéristique première des gens graves. Imaginez donc que, dans L’Express paru ce mercredi, Christophe Barbier imagine le rap que Sibeth N’Diaye, chargée des relations presse à l’Elysée, aurait coécrit avec Ismaël Emelien, le conseiller spécial du président, pour remonter la cote de popularité d’Emmanuel Macron. Iconoclaste ?

Un journaliste du JDD s'offusque:
 .

On est à deux orteils du scandale racial sur fond d'eau tépide des Calanques marseillaises, où le couple Macron squatte la villa du préfet de Région promis à une belle promotion.


"Mister Préz, t’es en chute libre auprès des jeunes; ça sent le ground zero pour la rentrée.
Pourtant, t’as un bon flow, t’as la bonne attitude, t’es pas dans le bad, t’es un killer." A boire et à manger que certains internautes dédaigneux des auberges espagnoles et des chansons d'un été se sont attachés à dézinguer, car personne ne rappe comme ça, nulle part, jamais. Le rap, c'est plus hard, subversif et anti-blancs...

"Quatre semaines de vacances et on supprime aussi les RTT "

Photo published for "Les Français doivent renoncer à leur cinquième semaine de congés" - L'édito de Christophe Barbier
Le 28 juillet, également dans L’Express, Christophe Barbier, imaginait de "s’asseoir sur la cinquième semaine de congés payés" pour améliorer la santé de l’économie française. Tabou social ? Provocation des classes laborieuses ?
"Quatre semaines de vacances et on supprime aussi les RTT. Je sais que je ne vais pas me faire beaucoup d’amis, mais je vous souhaite, quand même, de bonnes vacances." Le journaliste. 
20minutes fait à nouveau parler les internautesselon les salles de rédaction, ce sont tous des trolls, des pourvoyeurs intempestifs (non correctement encartés) d'information alternative et contre-offensive, et ça dérange. Mais voilà qu'ils sont utiles: les internautes sont ressortis de leur crasse, comme des enfants de migrants dans les reportages pro-clandestins économiques, et ces internautes choisis pour leur conformisme politique ne se sont pas privés de railler ses vacances en Italie. Temps à perdre. Militantisme de bon aloi !
La majorité présidentielle n'est pas sensible à l'"éclipse de lune partielle, hier soir, à la terrasse du palazzo barbaro à Venise." Le romantisme se perd; le main dans la main Brigitte-Emmanuel efface toute autre sensibilité. 

" En hommage à mes ancêtres touaregs"
En juin, alors que la France fondait sous la canicule, Christophe Barbier joua le jeu d’une vidéo pour L’Express dans laquelle il expliquait enfin pourquoi il ne se séparait jamais de son écharpe rouge. Question essentielle s’il en est. 
Un bon petit soldat de L'Express, Julien Jouanneau, rédacteur en chef adjoint web, brigue le Prix Albert Londres :




Décryptage : "Si le port de l’écharpe devait être indexé sur la température, je la laisserais tomber dès le mois d’avril", raconte le boss. Et d’avancer que, "dans le désert, les Touaregs se couvrent de laine lorsque la chaleur fait rage". Le/la journaliste anonyme a bien dû étudier la généalogie de sa cible et commente : "l’éditorialiste affirme sans ciller [peut-être à -t-il fait, quant à lui, des recherches] que c’est "en hommage à [ses] ancêtres touaregs qu’il continue à porter cette écharpe rouge pendant l’été." Un certain sens de l’humour "absurde", selon le contempteur anonyme qui consacre toutefois du temps à cette futilité. Dans le "creux de l'été", les journalistes en mal de copie comblent leurs éditions de n'importe quoi, la responsabilité n'étant pas leur.  

"Un jeune de banlieue au volant d’une grosse voiture…"

Le 15 avril, à une semaine du premier tour de la présidentielle, Christophe Barbier livra son analyse de la campagne menée par Emmanuel Macron et l'anonyme la ressort, faute de mieux personnel. 
Sa démonstration prend une direction très gênante, on s'y attendait de puis plusieurs lignes, "quand il balance, sans plus de cérémonie" : "Il y a dix ans quand on voyait un jeune de banlieue au volant d’une grosse voiture, c’était un dealer, maintenant c’est un chauffeur Uber." Bof ! Si c'est vrai (les dealers roulent aujourd'hui en Fiat Panda). Qu'est-ce, alors, qui pollue donc autant la fontaine à eau de 20minutes ?  "C’est quand même la modernité Macron. Et puis, il vous offre une bouteille d’eau, c’est sain." Uber, c'est pas bien, mais Macron, c'est bien et ça ne supporte aucun humour au second degré.

A 20 minutes, on l'a vu, ils ont le sens des priorités et de l'important. 
Une blagounette "clairement douteuse" (le stagiaire est clairement bloqué: cf. à partir de 21 minutes 35 dans la vidéo ci-dessus) qui ne fait toujours rire personne autour de la table. 
Deuxième de la Macronie 'Les Inrocks' s'en mêle ! Ca ne vaut pas une polémique, finit pas admettre le stagiaire, mais Christophe Conte réserve à Christophe Barbier un "billet dur" : le billet d'un salarié de banquier, Matthieu Pigasse, ça fait nécessairement mal. Les "Billets durs" de Christophe Conte prennent chaque semaine pour cible une personnalité au comportement agaçant, voire révoltant. La charge cinglante, le style brillant, la critique réjouissante. Si c'est méchant, c'est mieux : l'aigreur et la haine font recette. Un édito qu’il conclut donc ainsi : "Ton confrère Joseph Macé-Scaron [à propos d'un directeur du magazine Marianne, ça peut surpendre] est désormais payé pour muscler les discours de Fillon; si tu es sage, tu pourras prétendre sans même bouger ton cul de BFMTV à servir d’anabolisant à ceux de Le Pen." Ce n'est pas le moins du monde polémique; plutôt confraternel et classe...



"Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste"

Evidemment, le stagiaire masqué est, quant à lui, indemne...
 S'adressant à des lecteurs du JDD, en avril, Christophe Barbier  expliqu'il revient "aux reporters de rencontrer les gens", tandis que le rôle d’un éditorialiste "est de donner son opinion, d’affirmer ses certitudes, par essence improuvables. Afficher avec force ses convictions permet aux lecteurs de s’y frotter pour former les leurs." Le b.a.ba du métier indispose le stagiaire dont on se prend penser tout à coup qu'il doit être un laissé pour compte de APB "mis au point" par Vallaud-Belkacem...
"Un point de vue qui ne fait pas l’unanimité," semble s'étonner le novice. Dans un billet publié dans Le Dauphiné libéré (c'est pas rien !), Gilles Debernardi ne règle pas ses comptes de plumitif aigri, mais tacle néanmoins sa capacité à donner "un avis péremptoire" sur n’importe quel sujet : réaction typique de petit provincial au rêve parisien déçu. Et de moquer ce "vrai intellectuel [qui] s’applique à ne pas fréquenter les gens d’en bas." Ne disais-je pas que Debernardi est un frustré. 
Comme les journalistes d'astreinte estivale en manque d'inspiration, mais chargés en fiel. 

samedi 28 janvier 2017

Myriam El Khomri ne "minimise" pas l'ampleur des récents plans sociaux

Les "plans sociaux" sont simplement convertis en "plans de sauvegarde de l'emploi"

La gauche sociale se flatte d'une baisse de 12% des plans sociaux

Les "plans de sauvegarde de l'emploi", c'est comme les plans sociaux d'antan, dans certains cas, mais pas dans d'autres... Et la rhétorique en plus. 

Le nombre de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) en France a baissé de 12% entre 2015 et 2016, a annoncé jeudi la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sans vouloir "minimiser l'ampleur" des récents plans sociaux. "Qu'il n'y ait aucun malentendu. Je ne veux absolument pas minimiser l'ampleur" des derniers plans de restructuration, comme celui du groupe Vivarte, "ni minimiser la souffrance de ces salariés", "mais je veux dire ici que le nombre de PSE a diminué de 12% entre 2015 et 2016", a-t-elle admis lors de ses voeux à la presse. Le sujet est sensible pour la ministre du Travail. Il s'agit d'un "chiffre significatif"selon la ministre.

En effet, chez Vivarte, la direction a annoncé, lundi, le lancement de deux PSE, à la Halle aux Chaussures et dans sa filiale Vivarte Services.  
Une partie de la gauche reproche à la loi travail de Valls, qui porte le nom de sa mère-porteuse, de faciliter les plans sociaux. Lors du premier débat public entre les sept candidats, Benoît Hamon, finaliste à la primaire socialiste, avait ainsi expliqué que le plan social de la Voix du Nord n'aurait pas été possible sans la loi El Khomri. Une affirmation rejetée par la ministre responsable. La direction du quotidien régional n'a pas hésité  en effet à invoquer la sauvegarde de la compétitivité pour justifier son plan. Or, ce motif était accepté par la jurisprudence de la Cour de cassation bien avant la loi El Khomri, laquelle n'a donc rien amélioré.
La ministre de Valls maintient que "la loi travail ne facilite pas les licenciements". 
Le texte "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques". "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé sans rien retirer au pouvoir des juges", a-t-elle insisté.

La réforme en matière de plans sociaux date de juin 2013 et de la loi sur la sécurisation de l'emploi. Le texte visait à simplifier les procédures des licenciements économiques de taille importante et s'applique aux entreprises de 50 salariés et plus qui souhaitent licencier pour motif économique au moins dix salariés sur une même période de 30 jours.


Deux modalités sont désormais prévues
soit l'employeur conclut un accord collectif majoritaire avec les représentants syndicaux, qui est soumis à validation par l'administration régionale, soit il prend une décision unilatérale, soumise dans ce cas à homologation de l'administration. Auparavant, le chef d'entreprise devait seulement notifier le PSE auprès de l'administration. Pour les entreprises, ce cadre présente le grand avantage de limiter les contentieux. Les se félicitent aussi d'avoir désormais affaire, en cas de recours, au juge administratif et non plus judiciaire
Enfin, la nouvelle procédure est également plus rapide.

En 2014, 728 PSE ont été mis en œuvre. 39 % de ces plans résultaient de la validation d'un accord entre l'entreprise et les organisations syndicales. Les services du ministère du Travail publieront dans les prochaines semaines les données pour 2015 et 2016.

El Khomri a déploré que "certains aient cherché récemment à imputer" à la loi travail "la responsabilité de certains plans sociaux"

Lien France Info
Tel est notamment le cas à la Voix du Nord, comme l'a souligné Benoît Hamon il y a deux semaines. 
"Non, la loi travail ne facilite pas les licenciements", a martelé la ministre. La réforme des licenciements économiques que contient cette loi "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques", selon elle. "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé, sans rien retirer au pouvoir des juges. Codifier la jurisprudence, quelle audace !", a poursuivi la ministre, qui polémique en estimant que la loi travail a "suscité beaucoup d'approximations et de fantasmes". "Beaucoup de mécontentements exprimés tenaient davantage au contexte qu'au texte", et la loi "a fait aussi office de catharsis en mettant à jours des clivages syndicaux anciens, des clivages politiques très profonds et un malaise général de l'opinion", a-t-elle conclu.

L'AFP, L'Express et Libération publient les mêmes éléments de langage de la ministre. 
Ainsi, pour abonder dans le sens du gouvernement et du candidat Valls, francetvinfo.fr cite nommément Libération qui fait un copié collé de l'AFP. Le service public qui cumule les services  journalistiques de deux chaines, une radio ou deux (si on n'omet pas France Inter) et une télévision,

Hamon accuse la loi Travail du plan social à "La Voix du Nord"
"Le plan social proposé avant l'application de la loi El Khomri avait été refusé. Il a été autorisé car désormais, la loi le permet", a affirmé Benoît Hamon. "Oui, il y a des dispositions dans la loi El Khomri qui facilitent le licenciement, et qui vont fragiliser les salariés au moment où ils cherchent à préserver leur emploi", a poursuivi le candidat.

La ministre du Travail a immédiatement protesté sur Twitter. "Non @benoithamon la #LoiTravail n'est pas responsable du plan social de La Voix du Nord", a-t-elle posté sur le réseau social, affirmant que "les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans". Convaincant ?

"Les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans", selon un amalgame de ministre, l'illustre El Khomri
La loi El Khomri autorise les licenciements économiques en cas de baisse des commandes ou de chiffre d'affaires, y compris si l'entreprise fait des bénéfices, ce qui est le cas du groupe Rossel La Voix. Ce dernier prévoit la suppression d'"au maximum" 178 emplois. "La direction du travail avait (...) retoqué l’été dernier le premier projet de plan de La Voix du Nord, souligne Le Monde. Malheureusement pour les salariés, la loi El Khomri est passée par là," écrit la chaîne de service public, au détour d'une phrase.