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jeudi 20 septembre 2018

Orange appelle la concurrence à maintenir des prix élevés

Orange dénonce l’agressivité tarifaire internet fixe de la concurrence

Stéphane Richard, PDG de l'opérateur historique, s'en est pris à la "politique de prix très agressive sur l’ADSL" de certains de ses rivaux. 

La guerre des prix dans l'ADSL "affaiblit, voire met en péril, l’édifice du Plan France Très haut débit", qui doit apporter une connexion Internet fixe ultra-rapide à tous les Français à l’horizon 2022, essentiellement via la fibre, a-t-il assuré lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, ce mercredi 19 septembre.

Le danger de cette "concurrence à prix cassé", cette "vente à perte", retarde et mine l'adoption de la fibre optique par les Français, selon lui. Dans ce scénario, ces derniers seraient trop heureux de conserver le plus longtemps possible leur abonnement ADSL à bas prix, plutôt que de se tourner vers la fibre, plus coûteuse. Pour Orange, qui a fait du déploiement de la fibre dans l'Hexagone sa grande priorité industrielle, cette situation est forcément problématique. A quoi bon déployer un nouveau réseau, à grands frais, si les consommateurs ne suivent pas ? Ou, mieux dit, si les prix de la fibre ne sont pas attractifs

Orange veut être le bénéficiaire prioritaire du retour sur investissement?"

Stéphane Richard a parfois du mal à convaincre ses actionnaires du bien-fondé de son offensive dans la fibre, a-t-il affirmé devant les députés.
"Evidemment, quand on dit qu'on investit beaucoup [dans la fibre], on nous demande : 'mais quel est le retour sur investissement ? Quel est le modèle économique ? Comment allez-vous rentabiliser tous ces milliards d'euros que vous mettez aujourd'hui sur la fibre optique ?' "

Pour convaincre les députés - qui se plaignent souvent d'une mauvaise couverture des territoires ruraux - des dangers liés aux très bas prix de certains acteurs dans l'ADSL, Stéphane Richard a souligné que le modèle des Réseaux d'initiative publique (RIP, Propriété des collectivités territoriales) était aussi menacé. Dans le cadre du PTHD (Plan France Très Haut Débit), ces réseaux de fibre sont déployés, à l'initiative des collectivités et avec l'aide de l'Etat, dans les campagnes et les territoires les moins peuplés de l'Hexagone. Ils concernent, au total, 43% de la population.

Et le ton est monté ces derniers jours entre l’opérateur historique et Free. 


En juin, Free s'était attaqué à Orange
Comme Bouygues et SFR, Orange, propose en effet à ses clients d'acheter un terminal à prix cassé, mais en s'engageant sur de longues périodes : une pratique dénoncée par Free. Après avoir eu gain de cause sur une vieille offre de SFR, Xavier Niel a ouvert un nouveau front judiciaire contre l'opérateur historique. Le sujet des terminaux subventionnés reste plus que jamais d'actualité dans les télécoms.
Free a assigné Orange devant le Tribunal de Commerce de Paris et Serge Ferreira, le directeur juridique d'Iliad, la maison mère de Free, a fait le déplacement. Le groupe de Xavier Niel veut faire cesser en urgence le "trouble manifestement illicite" que constituent certaines offres mobiles d'Orange - lorsque ce dernier propose d'acquérir un smartphone à prix attractif en souscrivant à un forfait haut de gamme. Pour Free, c'est un crédit à la consommation déguisé et le juge doit y mettre fin. "Les trois opérateurs ont eu un exercice illégal du métier de banquier et donné des dizaines de millions de crédits aux consommateurs", insistait alors Xavier Niel en personne.
Le trublion des télécoms ne s'en cache pas : il vise les 17 millions d'abonnements qui sont vendus avec un terminal subventionné en France, soit 40 % du marché auquel il n'a pas accès.

Alors que Free traverse une mauvaise passe, le groupe ouvre ce deuxième front judiciaire, cette fois avec Orange. La guerre du subventionnement ne fait que commencer. Et l'iPhone continuera pour l'instant d'être vendu à "prix cassé".

Depuis, Orange accuse Free de "publicité trompeuse"...
Orange a menacé Free de porter plainte suite à l'une de ses campagnes de mailing communiquant des informations trompeuses au sujet du dégroupage des lignes fixes. Free a dû rectifier le tir deux fois, au risque d’être traîné devant les tribunaux par son concurrent.
Orange n’a pas particulièrement apprécié une récente campagne de mail par Free à destination de ses abonnés en dégroupage partiel. Ces derniers paient un abonnement internet à Free en plus d’un abonnement pour la ligne fixe chez Orange. L’opérateur de Xavier Niel leur recommande donc de passer en dégroupage total pour s’économiser le prix de l’abonnement chez Orange, soit une somme de 17,96 euros par mois.
Orange estime en fait que le mail en question porte préjudice à sa marque puisque, selon le groupe, certaines informations communiquées sont erronées. Univers Freebox a partagé le contenu du mail et cette partie précise n’a pas plu à Stéphane Richard : "L’opérateur historique Orange a confirmé que dès le mois de novembre 2018, il va cesser l’installation des lignes analogiques (dégroupage partiel), c’est pourquoi nous vous invitons dès maintenant à procéder à votre migration, pour continuer à pouvoir utiliser votre Freebox sans interruption de service". Orange estime que cette phrase trompe les clients de Free. 

Reste qu'Orange stoppera de proposer de nouvelles lignes fixes (RTC) à compter du 15 novembre 2018. La téléphonie IP viendra en remplacement des communications passées sur le réseau d’ici 2022. Pour Orange, il n’y a aucune raison de parler d’une quelconque interruption de service comme le mentionne Free dans son mail. D'autant que la téléphonie IP séduit les entreprises grâce aux réductions de dépenses qu’elle permet sur la communication vocale: appels intersites gratuits, appels lointains à tarifs très bas, pas de frais de câblage supplémentaires.

Un second mail rectificatif a été envoyé aux abonnés, sauf que, pour Orange, celui-ci est flou. Et après avoir déjà envoyé une mise en demeure, le groupe décide cette fois de porter l’affaire en justice. Un 3e mail envoyé par Free, mettra un terme à la querelle.

vendredi 10 novembre 2017

Altice : Patrick Drahi, acheteur compulsif ...à crédit, ne peut plus rembourser

Le vent tourne : SFR, BFM-RMC, le groupe l'Express et Libération dans la tourmente

L'entrepreneur a démissionné le 
directeur général d'
Altice, maison mère de l'opérateur télécoms SFR

L'annonce d'une vaste réorganisation de sa direction n'a pas surpris dans le milieu, jeudi soir. Patrick Drahi tente de reprendre le contrôle du navire en perdition, après les inquiétudes manifestées par les investisseurs.

Le Franco-libanais, fondateur et actionnaire de contrôle d'Altice, n'occupait plus de rôle de premier plan dans l'organigramme de sa holding, mais va devoir prendre la présidence du conseil avec pour objectif de superviser la stratégie du groupe et son exécution, en particulier en France où se concentrent les difficultés.
Michel Combes, en poste chez Altice depuis 2015, est remplacé par le bras droit de Patrick Drahi, Dexter Goei, qui dirigeait jusque-là les activités d'Altice aux Etats-Unis.

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Alain Weill devient incontournable en ajoutant la fonction de PDG de SFR à celle de directeur des activités media d‘Altice, précise Altice dans un communiqué, tandis que le directeur financier Dennis Okhuijsen assume la direction générale d‘Altice en Europe. 
Armando Pereira, le tailleur de coûts de Patrick Drahi, est, quant à lui, désigné directeur des opérations d‘Altice.
"Les nouvelles direction et structure de gouvernance sont conçues pour mieux mettre en place la stratégie d‘Altice, faire en sorte que le management réponde plus clairement de ses actes et améliorer les performances opérationnelles et financières du groupe”, déclare Altice dans un communiqué.

La débâcle financière

Ces annonces sont la conséquence de la chute en bourse du titre Altice, tombé jeudi à son plus bas niveau depuis près de deux ans, signe de l‘inquiétude persistante des investisseurs depuis la publication, vendredi, de résultats trimestriels jugés décevants.
Le titre a perdu 34% depuis vendredi et plus de 54% depuis le 9 juin.

Michel Combes, qui assumait la direction générale d'Altice et de SFR (et Numericable), paie les difficultés du groupe à stopper la fuite de ses abonnés en France en dépit de lourds investissements dans le déploiement du très haut débit et les contenus.
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Selon plusieurs sources, il a également pâti de sa difficulté à trouver sa place dans l'organisation d'Altice et de ses difficultés à s'entendre avec plusieurs pointures du groupe, pour certains compagnons d'aventure de longue date de Patrick Drahi. "Michel Combes ne fait pas partie du petit cercle, ce qui est un problème sachant que c’est un groupe qui fonctionne dans une logique de clan, de famille", raconte-t-on dans l'entourage de Drahi.
La démission du dirigeant, passé précédemment par Alcatel, Vodafone et France Télécom, a été officialisée jeudi, précise Altice dans un communiqué.

Depuis sa prise de contrôle par Altice, SFR, numéro deux du mobile en France, relégué à la troisième place dans le fixe derrière Free (Iliad), a perdu plus de 1,6 million de clients mobile et plus d‘un demi-million d‘abonnés fixes.

Avec le départ de son homme de confiance, l'entrepreneur Patrick Drahi envoie un signal fort, notamment en direction des marchés, de sa prise de conscience de la nécessité de résoudre le problème français.
A la présidence du conseil, Drahi aura pour mission de "déterminer la direction stratégique, opérationnelle, commerciale et technologique du groupe, et son exécution,  en particulier SFR", qui réalisait l'essentiel de chiffre d'affaires en France - tout en étant exilé fiscal au Luxemburg, puis à Amsterdam - précise ainsi le communiqué.
En 2014, alors qu’il étaitt ministre, Montebourg tacla Drahi et des enquêtes fiscales furent diligentées par Bercy."Numericable a une holding au Luxembourg, son entreprise est cotée à la Bourse d’Amsterdam, sa participation personnelle est à Guernesey dans un paradis fiscal de Sa Majesté la reine d’Angleterre, et lui-même est résident suisse ! Il va falloir que M. Drahi rapatrie l’ensemble de ses possessions, biens, à Paris, en France."
Résultat de recherche d'images pour "drahi Macron"Drahi aura pour bras droit Dexter Goei, nouvel homme fort d‘Altice, qu‘il connaît de longue date et avec lequel il a remporté la bataille pour le rachat de SFR face à l‘industriel français Martin Bouygues. Ancien banquier d‘investissement à JP Morgan,puis Morgan Stanley, le dirigeant américain, entré en 2009 chez Altice, a supervisé avec succès la mise en Bourse des cablo-opérateurs Suddenlink (américain) et Cablevision rachetés par Altice aux Etats-Unis.
Il conservera ses fonctions aux Etats-Unis et assumera par ailleurs des fonctions centrales au sein du groupe.

Le tandem devra relever le défi de ramener la stabilité chez SFR, confronté à une valse de ses dirigeants depuis plusieurs années, tout en réussissant son pari de faire revenir ses abonnés grâce à une qualité de réseau restaurée et une offre de contenus enrichie.
En 2016, en autorisant le rachat de SFR, le ministre Macron a fait d’une pierre deux coups. Cette opération se révèle en effet particulièrement juteuse pour le clan Macron, puisque la banque d’affaires qui se charge de cette vente n’est autre que la banque Lazard. La banque Lazard est dirigée en France par Mathieu Pigasse, propriétaire du journal Le Monde et soutien essentiel de la campagne d’Emmanuel Macron. Les banques d’affaires toucheront de l’ordre de 260 millions d’euros de commissions sur ce deal.Si on veut moraliser la vie politique et éviter les conflits d’intérêts, est-il vertueux que le patron d’une banque qui est aussi patron de presse soutienne un candidat dont la décision lui a rapporté autant d’argent ?
Sans compter que SFR est (co-)propriétaire de Libération, du groupe l'Express (L'Express, L'Expansion, L'Étudiant., etc..) et de NextRadioTV créé par Alain Weill. 
Résultat de recherche d'images pour "drahi Macron"Or, celui-ci en est l'actionnaire principal de ce dernier à hauteur de (51 %) et les difficultés de SFR, dont il est actionnaire (49%), pourraient contaminer son groupe, notamment RMC et BFM, soient six chaînes de la TNT. Weill espère retirer les marrons du feu SFR, mais pourrait aussi bien s'y brûler.

Drahi est endetté pour un montant de 50 ...milliards d'euros !
On sait depuis un an, novembre 2016, qu'en deux ans, l'empire de Patrick Drahi, Altice, a doublé sa dette à 49,282 milliards d'euros... C'est, en 2018, quasiment l'enveloppe du premier budget de la Nation (50,6 milliards d'euros, l'Éducation nationale...

dimanche 20 novembre 2016

Rachat de SFR: les concurrents d'Altice (Libération et BFMTV) vont réclamer des indemnités

L'Autorité de la concurrence se mord les doigts, mais un peu tard, de sa légèreté

Les concurrents de SFR se préparent à réclamer en justice des indemnités à son propriétaire Altice, sanctionné pour avoir racheté l'opérateur avant d'en avoir obtenu l'autorisation,

a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs sources au fait du dossier.

Anciennement Conseil de la concurrence, autorité administrative, l'Autorité de la concurrence a infligé au début du mois une amende de 80 millions d'euros au groupe de télécoms et de media de Patrick Drahi pour avoir brûlé les étapes en mettant en oeuvre, sans attendre son feu vert, ni aucun fair play, le rachat des opérateurs télécoms SFR et Virgin Mobile.
Altice et SFR ont pris acte et ne contestent pas la décision de l'Autorité.

Les concurrents Orange, Free (Iliad) et Bouygues Telecom (Bouygues) estiment avoir subi un préjudice

Le rachat anticipé de leur concurrent SFR par Drahi est un coup bas pour lequel ils prévoient de demander réparation, ont dit les sources.
Ils doivent toutefois au préalable obtenir la décision détaillée du gendarme de la Concurrence qui n'a pour l'instant publié qu'un communiqué de presse sur ce cas inédit en France de "gunjumping" ("communication anticipée" en français), une pratique commerciale illégale.

Il est difficile d'évaluer à ce stade le montant des indemnités que pourraient demander les opérateurs télécoms.

L'enquête de la Concurrence a mis au jour de nombreuses pratiques démontrant qu'Altice avait pris le contrôle effectif de ses deux cibles dès le dépôt de sa demande d'autorisation de l'opération, et parfois même avant.
Altice a par exemple demandé dès juin à SFR de lancer des offres promotionnelles prévues pour tout l'été, bloquer des investissements dans l'informatique, obtenu des listes de clients détaillées avec les chiffres d'affaires afférents ou recueilli des informations clefs sur le projet de partage d'infrastructure avec le rival Bouygues Telecom.

Moins de trois semaines après le feu vert de la concurrence, SFR et Numericable ont lancé de nouvelles offres communes très haut débit, fruit d'une concertation qui a en réalité démarré dès le mois de mai, explique l'Autorité.

Les voyous d'Altice n'ont pas souhaité faire de commentaires sur ces informations.
Dans la presse, ce groupe acheté à crédit est constitué de Libération, NextRadioTV (37,77 % du capital et 48,59 % des droits de vote), Groupe l'Express (Studio Ciné Live, L'Express, L'Expansion, L'Étudiant...) et création du groupe Altice Media Group, revendu avec NextRadioTV à SFR Group (activités Télécom, média -SFR Presse (activités presse), SFR RadioTV (activités audiovisuelles BFM TV, chaîne d'information en continu, BFM Business, chaîne d'information économique, RMC Découverte et sa première chaîne TV locale, BFM Paris) et SFR Sport (activités consacrées aux sports: RMC Sport et la chaîne d'info sportive BFM Sport depuis juin 2016) - et publicité).

Les journalistes de BFM TV n'ont toujours pas fait grève contre la moralité douteuse de leur patron Patrick Drahi... Faut-il attendre encore un sursaut de moralité des et Ruth Elkrief ?
La connivence entre journalistes politiques et dirigeants n'est pas une vue de l'esprit, comme le démontre le duo François Hollande-Ruth Elkrief qui se sont embrassés lors du dernier débat télévisé qui opposa François Hollande et Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012.
Une autre preuve date de novembre 2013. BFM TV, l'antenne qui se targue d'être la première chaîne info en continu de France, avait décroché une exclusivité: le premier entretien croisé de François Hollande et Shimon Peres. Le chef de l'État effectuait alors un déplacement officiel en Israël. 

VOIR et ENTENDRE Hollande révéler son intimité avec la journaliste vedette de BFMTV :


vendredi 2 octobre 2015

Le magnat de la presse Patrick Drahi ébranlé par une étude de Goldman Sachs exploitée par Xavier Niel

Drahi aux petits oignons dans Challenges (groupe L'Obs) 

Une note de la banque d’investissement américaine visant P. Drahi a fuité vers son rival  X. Niel
La rivalité Xavier Niel vs. Patrick Drahi s’envenime
Challenges dit se l'être procurée et explique pourquoi l’actionnaire de Numericable-SFR doit arrêter ses acquisitions, alors qu'en juillet dernier encore l'homme d'affaires Patrick Drahi, patron du holding néerlandais Altice (SFR, Numericable), poursuivant sa politique d'expansion dans les télécoms et les media, s'est allié à Alain Weill, PDG de NextRadioTV (BFMTV, RMC), pour racheter ce groupe. La cible des propriétaires cumulards et du groupe Nouvel Observateur et du groupe Le Monde est à la tête du cinquième pôle presse magazine français.

"Ces dernières semaines on nous a souvent demandé : 'mais que se passe-t-il avec Altice ?' Nous allons y répondre", avec empressement, écrit l'hebdomadaire économique, propriété du groupe de presse Perdriel - du nom de l'homme d'affaires détenteur des sanisettes et sanibroyeurs - (ou groupe Nouvel Observateur qui détient aussi Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique et Rue89, site internet d'information générale, de gauche également).

Ainsi débute la dernière étude de Goldman Sachs, datée du 25 septembre, sur le groupe Altice, contrôlé par l’homme d’affaires Patrick Drahi, actionnaire de Numericable-SFR. L'établissement financier Goldman Sachs s'est fait connaître du public pour sa fabrication de produits dérivés financiers pendant la crise des subprimes et la crise de la dette grecque, qui ont contribué à la crise financière de 2007 à 2011. Mais quand il s'agit d'abattre le sulfureux Drahi, il n'est plus question de revenir sur les turpitudes de la banque d'investissements...

D’entrée les signataires de l’étude d’une douzaine de pages avouent avoir été surpris par l’accueil mitigé finalement réservé par le marché à l’acquisition du câblo-opérateur américain Cablevision par Altice (pour 17,7 milliards d’euros). Tim Boddy, Andrew Lee, Abhilash Mohapatra et Nick Brown observent que le marché de la dette d’Altice s’est brutalement tendu avec des taux qui ont grimpé au-dessus de 10% sur certaines lignes. Selon eux, "étant donné les conditions actuelles de marché, Altice semble avoir trouvé la limite de la volonté des investisseurs de financer d’autres acquisitions". Ce qui tombe bien puisque Dexter Goei, le bras droit de Patrick Drahi, dans une interview accordée le 23 septembre à l’agence Bloomberg, a expliqué qu’il allait faire une pause de 24 mois dans ses opérations de croissance externe.

Altice encouragé à accélérer son 'cost-cutting' 
(réduction des coûts !)

Est-ce suffisant pour rassurer les marchés ? Peut-être pas. 
Goldman Sachs estime qu’une tension accrue sur le marché des taux à haut-rendement (high-yield) pourrait bel et bien peser sur le cours d’Altice. Mais la banque d’investissement précise aussitôt qu’Altice n’est pas confronté à un risque de liquidité ou de refinancement et souligne que le marché sous-estime la capacité du groupe à réduire ses ratios d’endettement. Goldman Sachs, graphiques et chiffres à l’appui, démontre que Patrick Drahi a fait la preuve qu’il savait rentabiliser très rapidement ses acquisitions grâce à une science éprouvée du "cost cutting" (merci pour l'envahissement de la langue anglaise).
Elle encourage d’ailleurs Altice a augmenter la cadence: "Nous pensons qu’une réduction plus rapide des ratios d’endettement ("rapid de-levereging": la lecture de Challenges fait l'économie d'un recyclage en langue étrangère) contribuerait à améliorer la confiance des investisseurs et à réduire le risque financier". Une phrase que les auteurs de l’étude ont surlignée. Goldman Sachs attend par ailleurs du top management [pourquoi ne pas dire 'direction générale'?] d’Altice qu’il continue à acheter des actions, comme il l’a fait par le passé, pour "booster" ['amplifier': excusez-moi d'être Français...] le sentiment du marché vis-à-vis du titre.

Alors à la fin, Goldman Sachs a-t-il ou non encore confiance en Patrick Drahi ? 
A priori oui, puisque ses analystes réitèrent leur conseil d’achat. En ce qui concerne les prévisions chiffrées, le résultat d’exploitation (EBITDA) devrait passer de 9,6 à 11,5 milliards de dollars de 2016 à 2019 à périmètre équivalent, avec une dette qui diminuerait sur la période de 44,7 à 37,2 milliards de dollars.

Le cours de l'action revu à la baisse

Mais sur le court terme, l’objectif à 12 mois de la valeur de l’action, qui était de 41 euros, a été revu à la baisse à 37 euros, et même à 32 euros "hors opérations de fusions et acquisitions", ce qui correspond au scénario dorénavant mis en avant par Drahi. 

En conclusion on dira que Goldman Sachs fait toujours confiance à Patrick Drahi et à sa capacité à générer rapidement du cash. Mais un peu moins qu’avant, instille Challenges. Suffisant pour accélérer la baisse du titre qui évolue désormais sous les 19 euros. 
La Bourse a la mémoire longue et chacun a en-tête une autre étude, publiée le 20 mars 2002. Elle émanait du Crédit Lyonnais et concernait Vivendi sous le titre "la fin d’une exception". L’analyste mettait en garde les investisseurs sur les finances du groupe tout en continuant de recommander le titre à l’achat, met en garde Challenges... Quelques mois plus tard, le 3 juillet 2002, Jean-Marie Messier était débarqué de la présidence du groupe. 'Bis repetita placent'? [A Challenges, on maîtrise aussi le latin dans les sanisettes...] "La comparaison avec Messier n'a aucun sens", nous précise, à toutes fins utiles, le porte-parole d'Altice
Les actionnaires majoritaires de L'Obs, Pierre Bergé-Xavier Niel et Matthieu Pigasse, qui ont également pris le contrôle du quotidien Le Monde, en douteraient-ils ? 
Xavier Niel et Patrick Drahi  ne s’apprécient guère  

Le parcours du second est calqué sur celui du premier. 
Xavier Niel, fondateur de Free, est co-détenteur de l'hébdomadaire L'Obs et du quotidien Le Monde. 
Patrick Drahipatron de Numericable-SFR, est  co-détenteur de l'hebdomadaire L'Express et du quotidien Libération. Et leur rivalité ne va pas en s’améliorant…

Selon le journal Challenges, Xavier Niel a vu d’un mauvais œil le recrutement par Drahi de Malo Corbin,  centralien (Lyon) comme vice président pour la Stratégie et le Développement.  Corbin est un ex-banquier de Lazard France, firme elle-même dirigée par Matthieu Pigasse, président du magazine Les InRockuptibles et actionnaire du journal Le Monde et du Huffington Post, site d'information en ligne, et comparse de X. Niel, avec lequel il co-détient les groupes Le Monde et Nouvel Obs).  
Or, par le passé, Malo Corbin avait travaillé avec Xavier Niel sur certains dossiers...

lundi 25 mai 2015

Drahi s'endette pour de multiples acquisitions, dont Libération, avec la bénédiction du tandem Joffrin-Hollande


Patrick Drahi et Altice se sont taillé un empire dans la communication, presse et télécoms 

Patrick Drahi s'inscrit dans une stratégie de rachats par endettement où il est passé maître

Comment ce montage financier a-t-il était possible en république socialiste? Altice, la holding de P. Drahi - un consortium... luxembougeois - a pris le contrôle de Suddenlink  au moyen d'un montage nommé 'Leverage Buy Out' (LBO). Tapie, pas bien; Drahi, très bien ! 

Or, une prise de contrôle par emprunt n'est possible, sans risques, qu'avec le soutien -la connivence- du pouvoir politique. En effet, Drahi est propriétaire d'une holding personnelle immatriculée à Guernesey, un autre paradis fiscal, Next Limited Partnership...

Drahi s'est d'abord offert Numéricable, puis SFR, racheté par... Numericable pour 17 milliards d'euros à Vivendi l'année dernière. Puis Portugal Telecom (qui venait d'acquérir le Brésilien Oi), acquis début 2015 pour 7,4 milliards d'euros, avec le . Avec l'annonce de la prise de contrôle de Suddenlink Communication, le septième câblo-opérateur aux Etats-Unis, pour près de 7 milliards de dollars, l'homme d'affaires franco-israëlien Patrick Drahi et sa holding Altice (future actionnaire de l'Express), poursuivent leur frénésie d'acquisitions.

2002, année Jospin (1997-mai 2002), marque le début de sa conquête du câble français. Patrick Drahi commence par acheter la compagnie alsacienne Est Vidéocommunication et se retrouve en moins de 4 ans avec 99 % du câble français. Son fonds d'investissement Altice rachète aussi Numericable, Noos, France Télécom Câble, TDF Câble et UPC France, pour 2 milliards d'euros au total

A chaque fois, l'homme d'affaires franco-israélien procède de la même façon: avancer le moins d'argent possible en recourant majoritairement à l'endettement pour procéder à l'acquisition. Il utilise pour cela un montage nommé LBO (Leverage Buy Out, ou rachat à effet de levier).
L'opération vise à confier à une holding le soin de financer l'essentiel du rachat par des emprunts. Ainsi, pour s'offrir 70% de la société Suddenlink, valorisée au total à 9,1 milliards de dollars, Altice, la holding de Patrick Drahi, ne va débourser qu'1,2 milliard de dollars en cash. Le reste, près de 6 milliards, sera financé par de la dette.


L'entreprise rachetée finance sa propre acquisition

Particularité du LBO, ce sont les bénéfices de Suddenlink Communications qui en assureront le remboursement progressif. A priori, l'entreprise en question est particulièrement rentable. En 2014, le câblo-opérateur américain a en effet dégagé un excédent brut d'exploitation de plus de 900 millions de dollars, pour un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de dollars. Mais ce type d'opération s'accompagne généralement de plans de réduction des coûts -notamment en personnels- afin d'augmenter encore la rentabilité.

Patrick Drahi est un habitué de ce type d'opérations, à tel point qu'il est parfois surnommé "le roi du LBO". Le rachat de SFR par Numericable, début 2014 - au coeur du quinquennat socialiste de Hollande -  constitue d'ailleurs à ce jour plus grosse opération de LBO jamais montée en France. Il faut dire que la période - avec des taux d'intérêt à leur plus bas historique - est particulièrement favorable. D'où la volonté de Patrick Drahi de profiter de cette fenêtre de tir pour se bâtir un empire dans les télécoms mais aussi les médias.

Des acquisitions, à la hussarde, tambour battant

L'acquisition de Suddenlink "n'affecte d'aucune façon nos ambitions en Europe, y compris en France", a ainsi indiqué mercredi le directeur général d'Altice Group, Dexter Goei. Lequel avoue aussi vouloir continuer à participer au mouvement de consolidation aux Etats-Unis. "Notre but est d'équilibrer notre portefeuille pour qu'au moins 50% (des revenus) proviennent des USA et 50% des autres pays et de la France", a-t-il esquissé. Contre 12% aujourd'hui en tenant compte de Suddenlink.

De fait, le groupe aurait déjà noué des contacts en vue de racheter éventuellement Time Warner Cable, le deuxième câblo-opérateur américain. Un gros morceau valorisé 44 milliards de dollars, soit 11 milliards de plus qu'Altice.

Un endettement de 30 milliards d'euros

En attendant, les opérations successives ont considérablement gonflé la dette d'Altice: elle pourrait atteindre 30 milliards d'euros, après l'acquisition de Suddenlink. Mais ce chiffre ne semble pas inquiéter les analystes qui scrutent avant tout le ratio dette sur excédent brut d'exploitation. Celui-ci devrait passer de 4,7 à 4,9 mais rester en-dessous de la limite de 5, fixée par le groupe. Les investisseurs sont apparemment sur la même ligne: à Amsterdam, le titre Altice Group bondissait de 11,5% en fin d'après-midi.

Si la politique de rachats de Patrick Drahi porte pour l'instant ses fruits, elle n'est pas sans risques. Elle suppose que les entreprises rachetées génèrent suffisamment de bénéfices, condition sine qua non du remboursement de la dette. Dans le cas du rachat de SFR par Numericable, l'opérateur mobile a certes renoué avec un bénéfice net et augmenté de 20% son excédent d'exploitation (ebitda), à 930 millions d'euros. Mais cela ne va pas sans heurts. Une partie des personnels étaient en grève mardi 19 mai pour protester contre les nouvelles méthodes de management au sein de l'opérateur au logo rouge.

Le magnat des communications est la 57e fortune mondiale et le protégé de Hollande détient un patrimoine évalué à 18,4 milliards de dollars.
Bercy ne manquera pas de nous confirmer que Drahi et Alice sont effectivement imposés en France,
plutôt qu'au Luxembourg ou à Guernesey.

samedi 15 mars 2014

Montebourg s'en prend au camarade patron de Numéricable, préféré par Vivendi

Pour Montebourg, le rapprochement SFR-Numericable n'est pas encore acquis

Nouveau camouflet pour Montebourg  
Blafard, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estime que le rapprochement entre Numericable et SFR n'est pas encore acquis, malgré la décision de Vivendi de poursuivre des négociations exclusives avec le fonds d'investissement Altice, maison mère du cablo-opérateur israélien, pour la cession de sa filiale télécoms SFR. "Je crois que le débat continue", a affirmé Montebourg sur France 2, vendredi 14 mars.
"Je ne suis pas certain que les banques aient envie de s'exposer outre mesure. Il y a trois semaines de discussions. D'abord, parce qu'il y a un certain nombre de recours qui vont s'exercer de la part du concurrent de SFR, certainement. Il y a des questions qui vont être posées aux autorités de la concurrence européenne et français."
Des questions qui ne s'appliquaient pas à la concentration de la presse lors du rachat du Nouvel Observateur par les propriétaires du journal socialiste Le Monde, les hommes d'affaires Xavier Niel (Free), Pierre Bergé et  le banquier Matthieu Pigasse.

Le patron de Numericable manque de patriotisme fiscal

Vivendi a annoncé vendredi qu'il avait choisi d'entrer en "négociations exclusives" avec (Altice) pour une période de trois semaines en vue de la cession de sa filiale télécoms SFR, écartant l'offre concurrente de Bouygues
Or, le ministre avait fait part de sa préférence pour un rapprochement entre SFR et Bouygues. Il affirme maintenant sur France 2 que la préoccupation du gouvernement dans cette affaire est l'emploi et l'investissement.
"Nous défendons l'emploi, l'emploi, l'emploi", a-t-il insisté. "Nous souhaitons qu'il n'y ait pas de casse sociale, nous souhaitons qu'il y ait des investissements."

L'interventionnisme étatique du gouvernement Ayrault

Le gouvernement a signifié ses trois exigences
"Pas d'emplois perdus, pas de plan de licenciements, pas de plan de départs volontaires, pas de plan social. 
Deuxièmement : la reprise des investissements de la fibre sur tout le territoire, par Numericable." 

Il a également estimé que le patron d'Altice, Patrick Drahi, devrait faire preuve de "patriotisme fiscal" : "Et, troisièmement, nous avons affaire à un dirigeant qui est un milliardaire; tant mieux pour lui, il a réussi ! Montebourg pourrait en dire autant de Xavier Niel ou Pierre Bergé...

"Il est propriétaire du câble dans de nombreux pays européens, mais qui a une holding au Luxembourg, il est propriétaire de ses actions à Guernesey, [comme les Cahuzac ont des comptes illégaux sur l'Ile de Man], la société est cotée à Amsterdam et il est résident suisse." Jérôme Chuzac, son ex-collègue du Budget, fraudait le fisc français avec un compte illégal en Suisse. "Donc il va falloir qu'il fasse preuve de patriotisme fiscal et qu'il rapatrie un peu tout ça en France."

Plus surprenant, Xavier Niel, le fondateur de Free (par ailleurs actionnaire à titre personnel du Monde), est allé lui-même à la rescousse de son ennemi d'hier, Martin Bouygues, dans un  entretien avec Les Echos, publié vendredi. Il y tire à boulets rouges sur l'offre de Drahi, rappelant que l'homme d'affaires est un habitué des plans de licenciement. "[M. Drahi] explique qu'il n'y aura pas de plan social, mais quand il a racheté Noos en 2006, 60 % des effectifs ont été licenciés. Et je ne vous parle même pas du cas israélien, où les effectifs de l'opérateur Hot sont passés de 4.500 à 2.000. Appliquez le même ratio à SFR… Cela fait 5.000 départs", vitupère le milliardaire Niel. (Lien ... Le Monde)

L'affaire Vivendi-SFR montre jusqu'où l'ingérence publique ne doit pas – et ne peut pas – aller. 
Arnaud Montebourg a fait du Redressement positif un ministère du verbe, connu moins pour son sauvetage de l'industrie que  pour des coups d'éclats souvent contre-productifsLe temps semble révolu où la puissance publique estimait qu'elle n'avait pas à intervenir, à quelques exceptions près, dans les stratégies de groupes industriels privés, mais l'agité n'a pas réussi à donner du crédit à la parole de l'Etat sur ce terrain. 

L'Etat stratège industriel, c'est une idée saugrenue. Faut-il rappeler les fermetures d'usines, les destructions d'emploi et le manque à gagner fiscal consécutifs à des choix idéologiques dramatiques.  
Encore faudrait-il que Bercy ait une ligne, à défaut d'une stratégie. Or, une fois de plus dans le processus de vente du second opérateur mobile français, SFR, le volontariste de Montebourg a manqué de clarté.  Le flou de ses motivations cache-t-il un loup ? En attendant d'en voir la queue, une chose était claire: si Bouygues emportait SFR, Free ressortirait gagnant de l'opération.  

samedi 9 août 2008

La ‘république du respect’ : Rachida Dati reçoit des SMS injurieux !

Trois personnes poursuivies : l’exemple des invectives du PS fait des victimes
La gauche ne connaît du respect que la notion, voire seulement le mot
Alors que Sa Cynique Majesté Royal se plaît à critiquer et accuser sans fondement, Daniel Cohn-Bendit et Robert Ménard se distinguent dans les media en accumulant les agressions verbales et les insultes. Ce sont autant d’encouragements à les imiter.
Le vrai-faux SMS du journaliste Airy Routier, rédacteur en chef maintenu à l’hebdomadaire de gauche, Le Nouvel Observateur, a fait des émules.

Trois personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire pour deux raisons distinctes
.

D’une part, elles ont envoyé un SMS d'injures et de menaces à la ministre française de la Justice, Rachida Dati, sur son téléphone portable personnel, a-t-on appris au début du mois, de source proche de l'enquête, sans que l’on sache s’il s’agit du parquet ou d’un syndicat...
D’autre part, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, a reçu dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet dernier un message qui menaçait notamment de "faire sauter Toulouse", métropole régionale du sud-ouest. La direction nationale antiterroriste a donc été amenée à conduire une enquête dès quatre heures du matin, selon la radio RTL.

Les services de police ont identifié sans difficulté le portable d'un jeune homme, résidant en région toulousaine, et a rapidement écarté la piste d'une menace terroriste d’envergure, selon des sources policières anonymes qui ne manquent pas de contacts avec la presse.

Après la catastrophe AZF qui a fait 30 morts plusieurs milliers de blessés et d’importants dégâts au cœur de Toulouse le 21 septembre 2001.
La justice a inculpé samedi le groupe des trois extrémistes, pour outrage et menace, pour recel de documents obtenus par divulgation sans autorisation.
Il s’agit d’un homme âgé de 21 ans, ainsi que d’une amie salariée de l'opérateur SFR et un autre de leurs complices. Avec le concours de son amie qui avait accès au fichier des personnalités de SFR, l’auteur du message de menace a prétendu qu’il aurait voulu "s'amuser" d’un sujet pourtant sensible à Toulouse encore ébranlée par l’explosion du complexe AZF.

L’irresponsabilité à tous les niveaux
L’Education Nationale et la FSU auraient-elles failli à leur tâche d’éducateurs ?
Dans leurs années lycée, ces jeunes salariés n’ont manifestement appris ni la discrétion, ni bien sûr le respect et surtout pas le secret professionnel.
Gageons aussi que les trois individus restent néanmoins employés par SFR et que les syndicats les soutiennent malgré tout aveuglément.
Les clients de SFR sont en outre rassurés sur le bon usage que les employés SFR peuvent faire de la confidentialité à laquelle s’engage la société.

A noter enfin que la liberté d’expression que revendique Robert Ménard pour la Chine est limitée en France
, avec le consentement des journalistes. Bébert-le-Terrible trouverait donc à s’employer en France pour que l’identité de certains soit publiée par la presse : que cela pose problème étonne d’autant plus que les « sources proches de l'enquête » ne manquent pas et que, selon le cas, les fuites d’origine syndicale ne sont pas rares…

« Tous ensemble, tous ensemble » ?
Selon RTL, les terroristes prétendent qu’ils disposaient également des numéros de la socialiste Marie-sEGOlène Royal, du comédien Gad Elmaleh et du footballeur Karim Benzema. Aucun d’entre eux ne s’est pourtant plaint de menaces semblables et il est révélateur que ce soit Rachida Dati qui a bénéficié de cette exclusivité
Par ailleurs, cette diversité ethnique et religieuse jette le doute sur la réalité de l’affirmation de ces trois extrémistes de la région de Toulouse qui a déjà payé un lourd tribut au terrorisme.