POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bergé P. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bergé P. Afficher tous les articles

mardi 18 octobre 2016

Les snipers de Canal+ à i-télé sabotent les débuts de Morandini

Le coup à trois bandes de journalistes-maison contre le nouveau patron de la chaîne socialiste

Encore une putasserie de journalistes qui prennent les lecteurs pour des billes

Journalistes socialistes en grève devant la rédaction
La SDJ (société des journalistes) est soutenue par +Libres, 
le syndicat autonome de Canal+
Alors que la rédaction de la chaîne d'information est en grève, officiellement contre l'arrivée de l'animateur, mais en réalité pour atteindre leur nouveau patron, "Morandini Live" a débuté lundi 17 octobre dans les pires conditions de sabotage.

"Ce n'était pas parfait, mais on va s'améliorer chaque jour." 
Dans Le Point, un certain Olivier Ubertalli (Le Point, Ouest-France, BFM TV, 




  • TF1, 






  • Les Echos, 


  • Institut français de presse à Paris et master de journalisme Clarín San Andrés à Buenos Aires, Argentine)
    commente cette appréciation de Jean-Marc Morandini en estimant que "ce fut presque [un journaliste honteux de sa malveillance ?] la seule phrase lucide de son programme de 52 minutes, diffusé sur i-télé de 17 h 58 à 18 h 50, lundi. 

    Un contexte de grève de la chaîne contre l'arrivée de J2M votée lundi matin par plus de 100 journalistes 
    On n'en a "bien sûr" [sic] pas parlé dans Morandini Live. Ce fut une émission surréaliste [ce qui veut dire ?]. Un ovni télévisuel [image absconse]. 17 h 58. Fini ["finies", en français: pas même l'orthographe n'est de bon aloi!], les rediffusions de programmes de ce jour de grève, Jean-Marc Morandini prend l'antenne. Polo noir sous son blazer noir, il se tient face à la caméra [original ?]. Derrière lui, en décor, une image de régie de télévision [surprenant?]. Le premier reportage diffusé évoque [c'est tout ?] l'épisode "New York, unité spéciale" [série télévisée américaine diffusée depuis 1999 sur le réseau NBC, propriété de Vivendi Universal racheté en mai 2004 par General Electric, (et sur 13e rue, de Canal Satellite) ] inspiré par les scandales sexuels de Donald Trump [à vrai dire des accusations suspectes de campagne, initiées par son adversaire, Hillary Clinton, dont l'ex-président de mari a menti solennellement sur ses relations extra-conjugales avec Monica Lewinsky...]

    Lien vers la source de cette image,
    les exemplaires Rue89-L'Obs
    Un sujet pour le moins sensible, de part et d'autre, puisque Jean-Marc Morandini a été mis en examen pour "corruption de mineur" et "corruption de mineur aggravée". 
    Olivier Ubertalli, journaliste qui est allé se faire diplômer en Argentine en 2004, pendant la présidence de Néstor Kirchner, un péroniste, qui plus est de gauche, c'est-à-dire version d'extrême-gauche, suggère que les indices graves selon le juge d'instruction n'ont pas besoin d'être étayés et équivalant donc à une mise en accusation, voire à une condamnation. 
    Exit la présomption d'innocence. Et pourtant les mineurs qui postulaient à une participation à ses émissions de télé-réalité n'étaient pas des perdreaux de l'année. 
    Le 12 juillet 2016, le magazine Les Inrockuptibles publie une enquête portant sur les castings de la web-série Les Faucons, produite par Jean-Marc Morandini. Selon l'hebdomadaire, les jeunes acteurs - âgés de 17 à 25 ans, donc plutôt majeurs - qui postulaient pour la série ont échangés des courriels avec  la directrice de casting, qui leur demandait de fournir des photos ou des vidéos les montrant nus ou se masturbant et suggérant même à l'un d'eux d'accorder des faveurs sexuelles à l'animateur. Selon l'enquête à charge, le compte du site de casting aurait pu être utilisé par Morandini lui-même. L'animateur aurait notamment reçu lui-même un comédien dans les locaux d'Europe 1 et lui aurait demandé de se mettre nu pour le prendre en photo. Les "acteurs" cités par l'enquête regrettent avoir participé à ce tournage, où la nudité était presque omniprésente. 

    La presse de gauche prend parti : Marianne  n'hésite pas à parler de "proximité plus que malsaine" et Télérama (groupe Le Monde) de "pratiques douteuses". A la suite de la publication de l'enquête et de la cabale qui s'en est suivie, l'animateur a annoncé porter plainte pour diffamation. Contacté par Closer, il se dit également "sous le choc" devant de telles accusations, dénonçant "un papier à charge, fait pour le descendre". 

    Plusieurs témoignages plus ou moins spontanés et sincères, tel celui, datant de 2012, d'un candidat qui n'a pas craint de se rendre au domicile de Kévin Vatant, l'assistant de Morandini, mais qui se plaint quatre ans plus tard d'avoir été victime d'attouchements de la part de l'animateur.

    Europe 1, ainsi que la chaîne NRJ 12, auraient demandé la démission de Jean-Marc Morandini, compromettant sa rentrée médiatique sur i-télé en septembre.

    Jean-Marc Morandini affirme avoir été victime de menaces et dénonce un chantage de la part de l'animateur Marc-Olivier Fogiel (ci-contre à droite avec Delormeau) , car ce dernier n'aurait pas apprécié ses articles concernant les audiences de ses émissions; il annonce qu'il va porter plainte contre lui, ainsi que contre le sulfureux animateur Matthieu Delormeau (ci-dessous, à gauche) - qu'il accuse d'être le complice de Fogiel - et Les Inrockuptibles, propriété de Matthieu Pigasse, également actionnaire du Groupe Le Monde (journal officieux du PS) et du Huffington Post.Dans le numéro suivant daté du 20 juillet 2016, Les Inrockuptibles publie une accusation de drague d'un mineur de 15 ans sur Twitter et la présence en tournage d'un comédien mineur sans autorisation parentale, accusation aussitôt démentie. 

    Propriété à 66 % des socialistes Bergé (président du Sidaction et ex-propriétaire de   Têtu, magazine gay)-Niel (mis en examen et placé en détention provisoire à la prison de la Santé pendant un mois en 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses 'peep-shows')-Pigasse (dont la femme est cofondatrice et actionnaire du site Al Huffington Post Maghreb), L'Obs s'est joint au concert d'accusations. La triade détient aussi le groupe Le Monde... 
    Les valeurs morales des plaignants ne leur interdisaient pas de se livrer à des activités sexuelles sur vidéos pour se faire embaucher par Morandini, journaliste diplômé d'une Ecole de journalisme. En animant Scandales, une émission sur NRJ 12 décryptant des événements médiatiques, telle que l'affaire François Hollande-Julie Gayet, il s'est créé une solide hostilité...
    L'animateur remercie les "équipes d'i-télé qui (les) ont aidés à préparer cette émission".

    Les journalistes en grève s'en prennent au sauveteur de leur entreprise

    Dehors, les journalistes qui manifestent contre l'arrivée de Morandini à l'antenne cherchent à créer des difficultés à Vincent Bolloré 
    Ils l'accusent de vouloir doper les audiences de la chaîne d'information de Canal+ avec l'émission de Jean-Marc Morandini, lequel n'a pu assurer son émission librement qu'avec l'appel à des techniciens de Canal+ en renfort.
    Le présentateur est même contraint de lancer lui-même des pages de publicité sans pub ! Les annonceurs avaient déserté, de peur de voir leurs marques associées à Morandini Live. Au fil des minutes, J2M multiplie les allusions au lynchage dont il est l'objet.

    Morandini, au coeur de la guerre des chaînes de télévision
    Le Zapping fut supprimé de la grille de rentrée 2016 par les dirigeants de Canal+, arguant de la nécessité de "moins d'espace en clair". Au lendemain de l'annonce de la possible récupération par le service public de France 2 de cette émission considérée comme emblématique de "l'esprit Canal", Morandini lança son Zapping. "Le zapping, c'est ici et nulle part ailleurs !" estima-t-il lundi 17.
    Une séquence de la pastille montre même Matthieu Delormeau humilié dans Touche pas à mon poste de Cyril Hanouna sur C8, autre chaîne du groupe Canal+. Ancien chro­niqueur de Touche pas à mon Poste!, l'humo­riste Jérémy Ferrari estime que les membres de l'émis­sion ne sont pas victimes mais complices des humi­lia­tions du présen­ta­teur. Matthieu Delormeau, la "pleureuse" de Cyril Hanouna, ne devrait-il pas suivre le conseil de Ferrari : "Mec, si t’en as marre qu’il se foute de ta gueule, casse-toi ! Viens pas grat­ter à la porte. Hanouna, il ne se comporte pas bien (…) Prends tes couilles ! Le problème, c’est l’égo. C’est des mecs qui ont des carrières, mais ils veulent plus. Ils veulent être à la télé­vi­sion, ils veulent être connus, ils veulent être célèbres même si c’est en se retrou­vant en slip, avec des perruques blondes". Ainsi en est-on revenu aux apprentis comédiens qui sont prêts à tout pour sortir de l'anonymat. Même se faire instrumentaliser par la presse hostile à Bolloré.

    Le vrai coup d'éclat, "scoop" de l'émission, fut finalement l'entretien décroché par l'animateur avec Stéphane Plaza. 
    Il aurait pu avoir lieu car les deux hommes se connaissent bien, mais M6 n'aurait pas été au courant. Sous l'image de l'animateur vedette de la Six, son son nom a été écorché sur le bandeau: "Stéphane PlaZZa". Les erreurs de stagiaires ne sont pourtant pas l'apanage de M6, spécialement en période de conflit, et l'ex-journaliste de BFMTV ne peut l'ignorer. 
    Jean-Marc Morandini a-t-il attiré les téléspectateurs malgré les moyens du bord ? On a hâte de connaître les audiences de sa première. Avec Pascal Praud attendu pour un programme de 9 heures à 10 heures le matin, Jean-Marc Morandini a été chargé de doper la part d'audience d'i-télé, qui était de 0,8 % en septembre, contre 2,1 % pour BFM TV et 0,4 % pour LCI (source Médiamétrie). Mais ne parlons pas de la chaîne de télévision publique d'information en continu, franceinfo...


    +Libres, le nouveau syndicat et vertueux - a son propre blog et propose des liens révélateurs de son "autonomie" et de son "indépendance". 
    L'un d'entre eux titre un post "MON PATRON EST UN GROS CON ET JE BAISE SA FEMME".

    Autre lien, vers canalblog, décembre 2010: L'affront impopulaire! - CGT Retraités des Industries Electriques et Gazières Drôme Ardèche 2607 (ci-contre à gauche)

    "L'image de marque de Canal+, pour moi, mérite une grève,déclara, le 29 juin 2016, Francis Kandel, de la CGT.

    dimanche 3 avril 2016

    Le régime islamique iranien pose problème aux hôtesses d'Air France

    Les hôtesses Air France refusent de passer le voile à l'atterrissage à Téhéran

    Les hôtesses de l'air ne souhaitent pas porter le voile lors des escales sur la future ligne Paris-Téhéran.

    La compagnie aérienne française baissera-t-elle le pantalon, 
    Les Françaises ne veulent pas ressembler à ça
    face aux exigences iraniennes, à compter du 17 avril prochain ? A cette date, Air France proposera trois vols par semaine entre Paris-Charles-de-Gaulle et l’aéroport de Téhéran-Imam Khomeiny. Cette liaison devait être le symbole de l'apaisement des relations franco-iraniennes après la signature de l'accord sur le nucléaire en juillet dernier. Mais si la réouverture de cette ligne est importante du point de vue commercial, le personnel navigant, particulièrement les hôtesses de l'air, se voient imposer des contraintes d'un autre âge, comme l'a révélé France TV Info, ce vendredi
    De nombreuses salariées d'Air France se sont insurgées contre l'obligation aux personnels féminins de porter un voile dès la sortie de la cabine. 

    Dans le cadre de leur dotation vestimentaire, les hôtesses de l'air peuvent d'ordinaire choisir entre un uniforme avec une jupe et un autre avec un pantalon. Dans le cas particulier du vol Paris-Téhéran, la compagnie aérienne a envoyé  aux personnels de bord un mémento précisant que les femmes seront obligées de porter un pantalon, une veste longue et de se voiler les cheveux dès la sortie de l'avion.

    Respect des cultures, mais à sens unique...


    Depuis plusieurs mois, les syndicats attirent l'attention d'Air France sur le malaise créé par cette injonction iranienne transmise par
     la direction, sans sourciller. "Le personnel féminin ne souhaite pas se voir imposer de contraintes vestimentaires notamment l'obligation - dès la sortie de l'avion - du port du foulard Air France recouvrant intégralement les cheveux", a averti Christophe Pillet, secrétaire général adjoint du SNPNC (Syndicat National du Personnel Navigant Commercial) qui souhaiterait "établir la possibilité d'un principe de volontariat au nom du respect des libertés individuelles", au risque de désigner les hôtesses récalcitrantes aux autorités islamiques et de les exposer à des représailles ciblées. 

    Le SNPNC accepte le volontariat discrimine les hôtesses et satisfasse les exigences iraniennes. "Il ne s'agit en aucun cas de remettre en cause la loi ou les coutumes en Iran. Ce volontariat éviterait le refus de mission et toutes les conséquences que cela peut avoir pour les personnels", souligne le syndicaliste. "Il n'y a pas de débat sur le fait que les personnels féminins doivent porter un voile dans la rue à titre privé. C'est uniquement dans le cadre du port de leur uniforme de travail", argumente-t-il encore. En entrant dans le jeu iranien, les hôtesses volontaires contribueraient à l'extension de cette soumission de la femme iranienne aux personnels étrangers et laïcs.    

    Depuis 1979 et la révolution islamique des ayatollahs, le port du voile est obligatoire pour toutes les femmes en Iran au risque de fortes amendes. "Le climat et le contexte international n'est pas étranger non plus à la défiance vis-à-vis de ces consignes, mais on ne fait pas d'amalgame, et les syndicats l'ont rappelé, l'aéroport de Téhéran ne représente pas de problème majeur en terme de sécurité", soutient Christophe Pillet, syndicaliste détournant l'attention de l'impact de la théocratie chiite sur les libertés.

    Tolérance et respect des cultures réciproques ?


    Alors que le voile islamique est autorisé partout en France dans les lieux publics et les universités, les hôtesses de l'air de notre compagnie nationales devraient-elles porter le foulard ? Ce signe - aussi bien politique (une femme a par exemple été contrôlée à 33 reprises) que religieux - d’appartenance à un islam radical discrimine la femme. Il est passible depuis plus de cinq ans d’une contravention de 150 euros. Pourtant, le texte promulgué par Nicolas Sarkozy est constamment bafoué. En juin 2015, sur France Inter, Henri Guaino déplora que la loi n’est "pas appliquée". Le 1er octobre, encore sur France Inter, Valérie Pécresse, future présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, s'indignait : "Est-ce que vous tolérez que, sur le sol français, la loi française qui interdit le voile intégral ne soit pas appliquée ?"
    Les associations citoyennes et féministes, relais de la loi, l'ont mise en veilleuse. Le site gouvernemental dédié, www.visage-decouvert.gouv.fr, a disparu.
    L
    ’association Ni putes ni soumises, dont les "ambassadrices de la laïcité" qui devaient se montrer vigilantes et faire bon usage d'une convention annuelle de 80.000 euros passée avec l’Etat, et "sillonner la France pour
    faire de la pédagogie sur la question du voile intégral", ne communique plus sur le sujet. Le Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF, fédération française d'associations qui, sous l'égide du ministère du Travail, a  la tutelle des Droits des Femmes) et ses 114 structures territoriales ont également été sollicités par l’Etat pour participer au travail d’"information des personnes " concernées. Résultat : "Nous avons échangé avec moins de dix femmes, relève la directrice générale, Annie Guilberteau. Nous sommes en contact avec pléthore d’associations de quartier et le sujet ne nous est pas remonté de façon flagrante."
    La politique a renoncé à sa culture, au profit d'intérêts économiques


    Air France ne comprend pas cette soudaine crispation sur un symbole culturel.
    "La tolérance et le respect des cultures et des coutumes des pays dans lesquels elle est présente font partie des valeurs fondamentales d'Air France et de ses employés, énonce la direction. Comme tous les visiteurs étrangers, nos équipages sont tenus de respecter les lois des pays dans lesquels ils se rendent, souligne-t-elle, jusqu'ici sans rapport avec le sujet. La loi iranienne impose le port d'un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s'applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République [islamique] d'Iran", a déclaré Air France. 


    "Cette obligation de port d'un foulard dans certaines escales n'est pas nouvelle, insiste Air France, comme si une faiblesse passée des convictions justifiait qu'elle perdurât et s'étendît. "Elle existe depuis de nombreuses années dans d'autre pays desservis par Air France (ex : Arabie Saoudite). Elle s'applique aux hôtesses mais aussi aux autres catégories de personnel féminin (pilotes et personnel au sol). L'obligation de port de l'uniforme par les employés d'Air France est conforme aux règles en vigueur dans l'entreprise et au code du travail." Sauf que l'uniforme d'Air France n'est pas en cause, à moins, comme le halal est servi aux non-musulmans pour simplifier les services de cantines et pour enrichir les filières musulmanes qui financent les mosquées, qu'on rende le port du voile obligatoire sur le territoire français... "Celui-ci [le code du Travail] prévoit en effet (article L. 1121-1) la possibilité d'apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles ou collectives des salariés des restrictions, dès lors que celles-ci sont justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché," précise le communiqué de la compagnie aérienne. Ainsi la direction d'Air France entend-elle appliquer une législation étrangère à ses salariés. 


    Le problème du voile n'existe pas sur d'autres vols, actuellement. 
    Le chambellan de l'Elysée et le roi du Maroc:
    aucun ne porte une tenue traditionnelle...
    En Arabie saoudite, il n'existe pas d'obligation sunnite aux invitées étrangères de se voiler le visage, contrairement aux femmes saoudiennes. L'argumentaire rencontre des trous d'air, car il n'est, en l'occurrence, nullement question d'une résistance à l'obligation de voiler les visages, mais de recouvrir les cheveux.

    Lorsqu'Air France dessert Ryad, les hôtesses doivent mettre un foulard si elles souhaitent sortir de l'hôtel et circuler dans la capitale du royaume d’Arabie saoudite. A noter toutefois que le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, propriétaire du PSG, ne porte la dishdash, ou gandourah, et le keffieh qu'en pays musulman, et un costume européen sur le sol français, respectant quant à lui le principe de laïcité de la république française.
    Il y a huit ans quand Air France desservait Téhéran, cette obligation de port du foulard existait déjà, fait savoir la compagnie, prête à rendre les armes.


    La ministre des droits des 'Femmes" tarde à prendre position en faveur des femmes

    L'Union des navigants de l'aviation civile (UNAC) a porté le débat au niveau gouvernemental en envoyant un courrier à Laurence Rossignol, afin qu'elle n'ignore pas le problème plus longtemps. La ministre des Droits des Femmes n'a pourtant pas su faire mieux que de prendre parti contre une mode spécifiquement islamique en France, jugeant la proposition de commerçants étrangers (l'entreprise italienne de luxe Dolce & Gabbanale Japonais Uniqlo ou le Britannique Marks & Spencer) "irresponsable"

    Abdallah Zekri, président de l'Observatoire contre l'islamophobie et secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM) s'est irrité contre la ministre Rossignol.
    "Est-ce qu'un ministre a le droit de s'ingérer dans la manière dont une femme souhaite s'habiller, dans la mesure où elle respecte les lois de la République et qu'elle ne cache pas son visage ?"


    Alors que le socialiste Pierre Bergé (Yves-Saint-Laurent) conjurait mercredi les créateurs de "ne pas enfermer les femmes dans des voiles, comme des prisons", Orange et l'AFP réussissaient le tour de force de mentionner l'appel d'Elisabeth Badinter (PS) au boycottage de ces marques, mais sans les nommer... Ce sont aussi  Mango (espagnole), DKNY (américaine) ou Tommy Hilfiger (américaine). Quant à la chaîne suédoise de prêt-à-porter H&M, elle a introduit récemment un mannequin voilé dans sa campagne de publicité internationale.

    La direction de la compagnie aérienne apportera une réponse aux salariés au début de la semaine prochaine. 
    Et la ministre, quand Pierre Bergé appelle à ne pas être "complice de cette dictature" ? A la différence, jusqu'ici, de la féministe Rossignol, pour Bergé, "ces créateurs qui participent à l'asservissement de la femme, devraient se poser des questions". "D'une certaine manière, ils sont complices, tout cela pour faire du fric. Les convictions doivent passer avant l'argent", a-t-il ajouté.

    jeudi 9 juillet 2015

    Dîner de cons: le juge exploite la malveillance de Fillon au profit de Jouyet

    Fillon débouté: relaxe pour le secrétaire général de l'Elysée et les journalistes socialistes du Monde

    Le Parquet a estimé que les journalistes du Monde étaient... de bonne foi 
     
    Jean-Pierre Jouyet et les deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont été relaxés des accusations de diffamation ce jeudi par le juge "indépendant" du tribunal correctionnel de Paris, suivant les recommandations du Parquet, donc de la ministre Christiane Taubira.

    En novembre dernier, les journalistes avaient écrit dans les colonnes du quotidien du soir de la triade d'hommes d'affaires socialistes, également propriétaires du groupe Le Nouvel Observateur (2013), Xavier Niel (propriétaire de Free et  du Monde, qui déclara: "Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix"), Pierre Bergé (ex-compagnon du couturier Yves Saint-Laurent, soutien financier de Ségolène Royal en 2007) et Matthieu Pigasse (ancien des cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, banquier "de gauche" et conseiller de Ségolène Royal: sans dépassement de frais de campagne !) et dans leur livre 'Sarko s'est tuer', que, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, François Fillon a demandé à son ami Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de la présidence, que l'Elysée intervienne sur la justice contre l'ancien président pour empêcher son retour. C'est précisément L'Obs qui a diffusé des bonnes feuilles du livre 'Sarkozy s'est tuer' des journalistes du Monde...

    Voici ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'Élysée, selon les deux journalistes :
    En gros, son discours c'était de dire : 'Mais tapez vite ! Tapez vite !' […]
    
Et puis il me dit : 'Mais Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir ?' Alors moi, je reviens voir le président [François Hollande], je lui dis : 'Voilà ce qu'a dit Fillon, c'était très intéressant, tout le machin…' Puis je lui dis : 'Ce qu'il demande, c'est taper vite.' Il (Hollande) me dit : 'Oui mais, taper vite, comment ? On peut pas, c'est la justice.' Je lui dis : 'Je te le fais pas dire, c'est ce que je lui ai dit [à Fillon]'.
    Gérard Davet et Fabrice Lhomme vont plus loin dans leur livre. Ils interrogent Jean-Pierre Jouyet sur son ressenti par rapport à la requête de l'ancien Premier ministre. "Il voulait me faire passer vraiment le message : il était très choqué de ce qu'il avait vu. Et je connais Fillon, il n'aime pas Sarkozy, mais enfin, je ne l'ai jamais vu quand même balancer sur des affaires, estime le secrétaire général de l'Élysée, cité par Le Monde. […] Et après, la deuxième partie du déjeuner, c'était pour me faire passer : 'Mais agissez ! Agissez ! Faites le truc.'"

    La responsabilité du secrétaire général de l'Elysée ne peut être retenue

    Certains enregistrements ne font pas preuve... 
    Dans les hautes sphères politiques, on s'enregistre sans retenue ni vergogne. P. Buisson enregistre Sarkozy et le président Hollande fait écouter les téléphones portables de l'ex-président Sarkozy... 
     
    Le déjeuner entre Fillon et Jouyet a bien eu lieu. Les deux compères du journal Le Monde affirment détenir un enregistrement dans lequel on entend Jean-Pierre Jouyet évoquer ce rendez-vous à l'Elysée du 24 juin dernier avec François Fillon. Les deux hommes se connaissent bien, puisque Jean-Pierre Jouyet a été "ministre d'ouverture" dans le gouvernement Fillon, comme secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Aucun des deux ne nie qu'ils ont bien déjeuné ensemble. Un intermédiaire entre les protagonistes était présent: Antoine Gosset-Grainville, ancien directeur-adjoint du cabinet de François Fillon à Matignon, et proche de Jean-Pierre Jouyet. Jouyet affirme que l'initiative de la rencontre est venue de Fillon, mais l'ex-premier ministre et Antoine Gosset-Grainville soutiennent le contraire. 
    Selon les deux journalistes du Monde, François Fillon et Jean-Pierre Jouyet ont parlé des affaires judiciaires liées à Nicolas Sarkozy. Alors que l'ex-premier ministre nie avoir eu une telle conversation, Jean-Pierre Jouyet a fini par le reconnaître après plusieurs versions différentes. Selon le secrétaire général de l'Elysée, François Fillon lui aurait demandé d'intervenir pour accélérer le cours des affaires judiciaires qui visent Nicolas Sarkozy. L'ex-premier ministre aurait particulièrement insisté sur les 500.000 euros de pénalités payés par l'UMP à l'issue de la présidentielle de 2012, alors qu'ils concernaient le dépassement par le candidat Sarkozy du plafond autorisé des frais de campagne. A l'UMP, certains estiment que c'était à Nicolas Sarkozy de les payer sur ses fonds personnels. On pouvait aussi faire appel  à droite à des équivalents de Niel, Pigasse et Bergé... 
    "Fillon m'a dit texto 'Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle. [Nicolas Sarkozy] n'avait rien à demander à l'UMP, de payer tout ça' ", rapporte Jean-Pierre Jouyet aux journalistes du Monde. Toujours selon ce récit, le député de Paris aurait expliqué à Jouyet: "Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?" F. Fillon nie catégoriquement avoir tenu ces propos, et avait déposé une plainte en diffamation contre les deux journalistes.

    Tout prouverait, selon la presse et la justice "indépendantes", que Sarkozy serait intervenu en faveur du juge Gilbert Azibert, candidat à un poste de prestige à Monaco, mais rien n'indique en revanche que l'Elysée est intervenu auprès de la justice à la requête de Fillon... Quand il faut démontrer que Nicolas Sarkozy aurait sollicité, en 2014, le haut magistrat par l’intermédiaire de son avocat Me Thierry Herzog "pour tenter d’influer sur une décision" de la Cour de cassation le concernant dans l’affaire Bettencourt, la justice socialiste valide la procédure de mise en examen de Nicolas Sarkozy... Or, à la fin, ni l’ex-président ni Gilbert Azibert n’a pas obtenu le poste convoité. En revanche, jeudi 7 mai 2015, la cour d’Appel de Paris a validé l’essentiel de la procédure ayant mené à la mise en examen de l’ancien chef de l’Etat, à l’été 2014, décision dont N. Sarkozy avait mis en doute l’impartialité politique. Ce dernier et son avocat doivent se pourvoir en cassation.

    Quoi qu'il en soit, une affaire, celle des écoutes téléphoniques, est illégalement instrumentalisée pour en ouvrir une autre: une enquête préliminaire sur les pénalités payées par l'UMP a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. a été ouverte le 2 juillet, une semaine après le fameux déjeuner. Le Parquet a tenu à se justifier en assurant que son enquête a été ouverte "au vu des seuls éléments portés à sa connaissance par les commissaires aux comptes de l'UMP". 

    Selon les journalistes du Monde, Jean-Pierre Jouyet a bel et bien fait part de leur conversation à l'Elysée. "Quand Fillon m'a dit ça, j'ai dit, tiens, oui, on pourrait peut-être simplement signaler le machin… Mais François [Hollande] m'a dit: ‘Non, non, on ne s'en occupe pas.' "Une ligne de défense renouvelée dans son communiqué relayé par l'agence de presse officielle: "J'ai fait part à mes interlocuteurs [lors du déjeuner du 24 juin] du fait que la présidence de la République ne pouvait rien s'agissant de cette procédure relevant de la justice", se contente-t-il d'affirmer péremptoirement. "J'ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n'y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire.N. Sarkozy aurait en revanche pu tout dans l'affaire Azibert.

    Déterminé à laver son honneur, l'ancien Premier ministre, concurrent de Nicolas Sarkozy pour la candidature des Républicains (ex-UMP) pour la présidentielle de 2017, a nié qu'
    il s'était jamais livré à de tels procédés, ni avait envisagé de le faire. 
    Jeudi, François Fillon a réagi à la relaxe de la partie adverse sur son blog. 
    "Les propos tenus par Mr Jouyet et exploités par deux journalistes ont été reconnus diffamatoires, écrit-il. Le tribunal a constaté que mes adversaires n'ont rapporté aucune preuve que je les avais tenus. Leurs allégations étaient, à l'évidence, vides et viles. 
    La justice a saisi des prétextes techniques pour éviter de condamner le principal collaborateur du président de la République pour ses mensonges."

    Auprès des juges, François Fillon a pâti de son humour morbide

    L'ancien premier ministre avait été invité à dire lequel de ses concurrents il aimerait expédier dans la stratosphère, l'espace de temps de la campagne, et FiIlon avait révélé ses mauvais sentiments la veille du jugement, sur France info.  Le député Les Républicains de Paris a pris le temps de la réflexion avant de lâcher sa réponse en forme de rébus : "Il faut des capacités physiques exceptionnelles pour aller dans la station spatiale internationale. Et il ne faut pas être trop grand, il faut être très sportif". Une description dans laquelle on ne peut reconnaître Alain Juppé.

    Les relations entre l'ex-chef de l'Etat et son premier ministre pendant cinq ans se sont tendues depuis que Fillon
     s'est porté candidat à la primaire de LR et notamment depuis novembre dernier et la révélation de ce déjeuner de cons à l'Elysée.

    La justice de Taubira est donc... incorruptible
    "Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manœuvre est grossière", écrivait Fillon.
    La 17e Chambre ne peut que confirmer.

    vendredi 19 juin 2015

    Le mariage pour tous a tué la presse gay


    Yagg, Têtu... Les media LGBT en grande débandade

    Les media LGBT peinent à jouir de saines finances 

    Le couturier se déshabille
     pour remplumer le magazine gay
    Après le magazine gay Têtu, placé en redressement judiciaire le 1er juin, c'est au tour du site d'information LGBT Yagg d'admettre, ce mardi 16 juin, avoir du mal à trouver un équilibre financier. 
    Sale temps pour la presse LGBT (Gay, Lesbien, Bi et Transgenre). Alors qu'il fête ses 20 ans, le magazine Têtu a annoncé son placement en redressement judiciaire, accusant 500.000 euros de pertes prévues en 2015 et des ventes en baisse (de 36.000 exemplaires en 2012 à environ 28.000 en 2014)...
    Quinze jours plus tard, c'est au tour de Yagg de révéler sa situation dégradée. Le pure player LGBT peine en effet à joindre les deux bouts. "Un restaurant, c'est plus facile à gérer pour nous."
    Si Yagg est en difficulté financière, c'est parce que le site "aura été peu aidé par les institutionnels ou par le secteur privé dans son histoire", affirme son cofondateur, Xavier Héraud, dans un édito publié ce mardi. Sa demande de financement auprès du Fonds pour l'innovation numérique de la presse (FINP), mis en place par Google ayant été retoquée, le journaliste a pris la plume afin de souligner combien Yagg se donne pour que son budget s'équilibre. "'Un restaurant, c'est plus facile à gérer pour nous', nous avait ainsi répondu une banque que nous étions allés voir il y a quelques années", révèle Xavier Héraud.


    Pierre Bergé s'est retiré de Têtu en janvier 2013 après avoir pris le quotidien Le Monde en 2010

    L'homme d'affaires Jean-Jacques Augier, l'actuel propriétaire de Têtu, est un ancien inspecteur général des Finances et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, président-directeur-général des  qui refusent la concurrence d'UberPop, actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, est ouvertement socialiste et homosexuel.


    "Le tribunal de commerce nous a donné quatre mois pour trouver une solution qui assure la sauvegarde des emplois et la pérennité du titre", expose Jean-Jacques Augier, propriétaire du magazine depuis deux ans. Cependant, contrairement à Xavier Héraud, l'ex-trésorier de la campagne de François Hollande ne met pas en cause la faiblesse des subventions accordées aux media LGBT dans le marasme économique que ceux-ci subissent. D'ailleurs, "je ne suis pas favorable à ce qu'on maintienne les aides publiques à quelque domaine que ce soit", confie-t-il à L'Express.

    Les "avancées" font reculer la presse gay: comment veux-tu...?

    Un Prix  a été remis par Christiane Taubira, garde des Sceaux, à l'association Acceptess-T pour son action de promotion du sport auprès des publics transgenres, le 11 avril 2015 à Paris
    Jean-Jacques Augier fait plutôt porter la responsabilité principale de la dégradation financière de Têtu aux agences publicitaires. "Elles nous étranglent", affirmait-il dans son communiqué du 1er juin.
    Pour Jean-Jacques Augier, la crise qui frappe les media LGBT n'est pas le seul fait de restrictions pécuniaires. 

    Avec aussi des "avancées sociales" comme le mariage pour tous et la fin de la stigmatisation des homosexuels, "les lecteurs et les internautes ont perdu le sentiment de nécessité d'avoir des media qui défendent leurs droits", analyse l'homme fort de Têtu. Or, "il reste encore beaucoup à faire notamment pour les transgenres." Bruce/Caitlyn Jenner posant en Une du Vanity Fair US n'étant qu'un début selon lui.

    Caitlyn Jenner, née William Bruce Jenner, champion olympique américain de décathlon et ancien beau-père des filles Kardashian, s'est dévoilé en femme -transgenre- pour la première fois sur ABC pour Vanity Fair en avril dernier.

    Face à cette "sorte de démobilisation" du lectorat, Jean-Jacques Augier espère donc que les alertes des media LGBT constitueront un acte "symbolique" permettant de "réveiller les consciences". Pour "continuer à exister", Yagg en appelle ainsi à la générosité du public via une campagne lancée sur Ulule. Objectif affiché: 3.000 abonnés supplémentaires d'ici le mois de septembre. 

    Jean-Jacques Augier, lui, est convaincu que "la survie [de Têtu] passe par le rapprochement avec un groupe de presse". Sans se départir de son optimisme, le propriétaire du magazine déplore toutefois que "les gens ne croient pas que Têtu puisse disparaître. C'est un titre structurant, une marque forte. Mais sa disparition est possible et ce sera alors un manque criant." Car, citant son livre de chevet Gay Berlin de Robert Beachy, Jean-Jacques Augier rappelle que "toute l'histoire nous montre que l'égalité des droits est un combat permanent".


    mercredi 11 février 2015

    SwissLeaks : Pierre Bergé, actionnaire de Le Monde, condamne les "délations" de son journal

    L' "esprit Charlie" est déjà mort: on n'a déjà plus le droit d'informer ?

    L'offense qui irrite Pierre Bergé, le "populisme" du Monde 

    Hollande, ici avec le roi du Maroc,
     et Najat Vallaud-Belkacem, très en colère... 
    Le multi-millionnaire dit "réprouver" les méthodes du quotidien
    Après des réserves exprimées par son partenaire, le banquier Matthieu Pigasse, le président du Conseil de surveillance du Monde a dit "réprouver" les méthodes du quotidien qui a révélé lundi un scandale de fraude fiscale de la part HSBC Suisse. "Est-ce le rôle d'un journal de jeter en pâture le nom des gens?", s'interroge tout à trac Pierre Bergé.

    Le parrain du PS n'est pas content de son journal, après ses révélations de fraude fiscale organisée par la filiale suisse de la banque HSBC. Les méthodes de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ses journalistes d'investigation, indisposent l'homme d'affaires du luxe. Le Monde a en effet révélé dimanche soir que 180,6 milliards d’euros auraient transité, à Genève, vers les comptes secrets HSBC de plus de 100.000 clients et de 20.000 sociétés offshore, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007. Parmi ces clients, 3.000 Français, qui auraient dissimulé pour 12,5 milliards d'euros au fisc.
    Qui sont les fraudeurs épinglés?
    Parmi les plus connus, Natcha Polony cite des personnalités française, tels Jacques Dessange, Christophe Dugarry, Philippe Lavil et Gad Elmaleh, tandis que Jean-Michel Aphatie ne mentionne que des étrangers comme John Malkovitch, Christian Slater, Phil Collins, Elle McPherson, Fernando Alonso, Valentino Rossi, Mohamed VI, le roi du Maroc avec lequel Hollande s'évertue à renouer des liens, et Abdallah II, roi de Jordanie, venu à Paris soutenir la liberté d'expression lors de la "marche républicaine" du 11 janvier... 
    Il se dit depuis que le ministre des Affaires étrangères de Hollande, Laurent Fabius, aurait tiré les oreilles de Bergé...

    La publication de noms d'amis fraudeurs fiscaux avec un compte secret en Suisse a notamment irrité l'homme d'affaires. "Ce n'est pas pour ça que je leur ai permis d'acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve", a lancé Pierre Bergé dans un entretien sur RTL. "Je ne veux pas comparer ce qui se passe à des époques passées mais quand même, la délation, c'est la délation. C'est jeter en pâture des noms", a-t-il ajouté. "Cette histoire me met mal à l'aise. Il faut proscrire évidemment la fraude fiscale et punir les fraudeurs. Est-ce le rôle d'un journal de jeter en pâture le nom des gens ? C'est du populisme. C'est fait pour flatter les pires instincts."

    C'est même une enquête de réseau militant 

    Matthieu Pigasse contre le "maccarthysme fiscal"

    Co-actionnaire du Monde avec Pierre Bergé, Matthieu Pigasse, avait dénoncé la "délation", tout en se disant "fier" du travail d'investigation "remarquable" réalisé par les journalistes. "Il est vrai qu'il y a un juste équilibre à trouver entre le fait de divulguer des informations d'intérêt général, d'intérêt public" et le fait "de ne pas tomber dans une forme de maccarthysme fiscal et de délation", avait-il déclaré plus tôt dans la journéeP. Bergé se devait de clarifier la pensée éthique des maîtres du Monde, tandis que le troisième co-actionnaire, fondateur de l'opérateur télécoms Free, Xavier Niel, faisait le mort mardi soir.

    L'"effet Charlie", c'est le développement d'un climat malsain

    Le directeur du Monde, Gilles Van Kote, avait aussitôt répliqué à 
    Matthieu Pigasse, par ailleurs vice-président de la banque Lazard, réaffirmant l'indépendance éditoriale de la rédaction. "On peut toujours avoir des discussions. Le débat sur le fait de donner le nom d'untel et pas d'untel est ouvert, il existe au sein de la rédaction. Mais ce sont des décisions qui sont d'ordre éditorial et qui sont donc du ressort de la direction du journal", a déclaré Gilles Van Kote. Il a rappelé l'existence, au Monde, d'une charte d'éthique, si, si, selon laquelle "les actionnaires n'ont pas leur mot à dire sur les contenus éditoriaux"

    Depuis que la liberté de salir est érigée en liberté d'expression, la presse ne recule plus devant aucune offense.  "Le Grand Journal de Canal+ vient de me citer parmi les évadés fiscaux dans l'affaire Swiss Leaks, a écrit Rémi Gaillard. Je les invite à venir vérifier par eux-mêmes l'état de mes comptes. Je propose aussi à Canal+ qui, visiblement, divulgue des infos sans les vérifier, le défi suivant: lorsque que vous aurez constaté votre erreur à mon égard, je vous remercierai d'aller tous vous faire «enculer» en direct sur votre plateau."

    Les révélations du Monde sont connues de longue date

    Les journalistes réduisent à néant les tentatives de l'exécutif, alors que Valls est accueilli à Marseille par des tirs en rafales de kalachnikov le jour où il annonce un bilan policier en progrès et que Hollande fait la danse du ventre  pour renouer avec le roi Mohammed VI du Maroc.  

    Selon les deux mouchards de la presse, Le Monde n'aurait eu accès qu'en janvier 2014 à des centaines de milliers de données à déchiffrer, concernant environ 200 pays de la filiale suisse d'HSBC. Les noms des clients jetés en pâture sur la place publique lundi sont notamment ceux de vedettes du show-business, et de chefs d'entreprise ou de leurs héritiers. En France, l'humoriste Gad Elmaleh est au nombre des  pour avoir disposé d'un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80.000 euros entre 2006 et 2007. Il a pourtant régularisé sa situation auprès du fisc français.

    Le Parquet financier souhaite que l'ex-ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac, ainsi que son épouse, soient jugés pour fraude fiscale et blanchiment de ce délit. Le PNF a requis le renvoi en correctionnelle, notamment pour fraude fiscale, dans l'affaire de son compte caché à l'établissement financier suisse Reyl et Cie, a-t-on appris lundi 5 janvier. C'était le premier scandale de l'ère Hollande, suivi de l'annonce de mesures pour moraliser la vie politique, avec la création du PNF et la publication de leur patrimoine par les ministres.

    En qualifiant de "délation" la publication de son journal,
    Bergé juge que les journalistes Davet et Lhomme sont animés par des intentions méprisables. Mais également la rédaction dans son ensemble, car elle faisait déjà état de ces documents judiciaires en sa possession, en juin 2014. Le journal qui se targue d'investigation exploite en fait le travail d'une équipe franco-belge d'enquêteurs. HSBC Private Bank était déjà suspectée d'avoir incité les mêmes 3.000 contribuables français qui ont fraudé le fisc, pour un montant global, à l'époque, de plus de 4 milliards d'euros, selon le calcul fait en 2013 par Christian Eckert, alors rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée. Elle aurait également mis en place un complexe système de sociétés écrans, destiné à brouiller les radars du fisc. Une affaire qui court donc depuis de nombreuses années et dont le quotidien socialiste tire un maximum de profits en distillant régulièrement des éléments du dossier. Avec la complicité de ses confrères de la presse qui semblent toujours faire une découverte pour buzzer et booster leurs propres ventes.
    "En publiant la liste des exilés fiscaux dans le cadre de son enquête sur SwissLeaks, jetant en pâture une fournée de personnalités, Le Monde a-t-il failli? s'interroge toutefois Renaud Revel, qui évoque "les limites et le bon équilibre à trouver entre des révélations salutaires et des pratiques contestables et contestées de délateurs." Pour la défense des grands, il prend le cas du modeste humoriste Gad Elmaleh qu'il qualifie de "bouc-émissaire, lardé de banderilles et livré à la vindicte, qui aura beaucoup de mal à se relever de cette opération de lynchage", en pensant aux autres. "La prise est belle et la chasse exaltante !" s'exclame-t-il, tout en accusant, évidemment, les... réseaux sociaux d'embrayer sur l'hallali initié, faut-il le rappeler, par Le Monde.

    Le Parquet financier souhaite que l'ex-ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac, ainsi que son épouse, soient jugés pour fraude fiscale et blanchiment de ce délit. Le PNF a requis le renvoi en correctionnelle, notamment pour fraude fiscale, dans l'affaire de son compte caché à l'établissement financier suisse Reyl et Cie, a-t-on appris lundi 5 janvier. C'était le premier scandale de l'ère Hollande, suivi de l'annonce de mesures pour moraliser la vie politique, avec la création du PNF et la publication de leur patrimoine par les ministres.