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dimanche 24 janvier 2016

Grève du 26 janvier: le socio-libéralisme de l'Etat-PS à l'épreuve de la grogne sociale

Ecoles, avions, taxis… comment vous organiser pour éviter la galère

Plusieurs catégories socio-professionnelles appellent à des mobilisations. 

Mardi sera la grosse journée sociale de la semaine. Le fonctionnement des hôpitaux, des écoles et des collèges devrait être perturbé, jusqu'à 50% des vols pourraient être touchés, tandis que les taxis prévoient de bloquer l'accès aux aéroports parisiens dès 6 heures du matin.
Qui fait grève ? Pourquoi ? Et surtout, où ? Comment allons-nous faire?

"Mardi noir." 

"Importantes grèves."
C’est dit : mardi sera une grosse journée d’action sociale. Plusieurs catégories socioprofessionnelles (taxi, fonction publique, contrôleurs aériens) appellent en effet à la mobilisation. Alors autant se préparer.Metronews fait le point. Histoire de ne pas avoir (trop) de mauvaises surprises, mardi matin. 

Ça va bloquer dans les rues 

CGT, FO et Solidaires, trois syndicats majoritaires, ont appelé les 5,6 millions d'agents de la fonction publique à faire grève.
Pourquoi ils grondent ? Soumis à un régime de rigueur depuis 2010, les fonctionnaires manifestent pour la hausse de leur pouvoir d’achat.
Où est-ce que ça va bloquer ? A Paris, le cortège quitte Montparnasse vers 14 h rejoindra, en direction des Invalides. Des perturbations de circulation sont donc à prévoir sur le parcours.

Ça va bloquer dans les écoles

Les enseignants (environ 40% des 2,4 millions d'agents de la fonction publique d'État) devraient se joindre à l’appel de la fonction publique. Ils sont appelés à se mobiliser par l'intersyndicale Snes-FSU et CGT, Snep, Snalc, FO et Sud, contre la réforme du collège

Où est-ce que ça va bloquer ? Dans la capitale, le cortège des enseignants des académies de Paris, Créteil et Versailles s'ébranlera
à 13h30 de Port-Royal et rejoindra les autres fonctionnaires à Montparnasse. De nombreux défilés sont aussi prévus en province. 

Et dans les établissements scolaires ? Si les profs sont dans la rue, c'est qu'ils n'assurent pas la garderie des enfants.
Crèches publiques, écoles maternelles ou élémentaires, périscolaire ou cantine risquent d'être fermées. Les chiffres prévisionnels ne tomberont que lundi après-midi, mais "les premières remontées des écoles annoncent que ce mouvement sera suivi de manière significative", déclare le SNuipp (syndicat dominant du primaire) dans un communiqué. A Paris, déjà 35 écoles ont déclaré qu’elles seraient fermées et celles qui restent ouvertes compteront près de 45 % de grévistes.
 
Soumis à un régime de rigueur depuis juillet 2010, les 5,6 millions d'agents de la fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester pour une hausse de leur pouvoir d'achat. Majoritaires aux élections professionnelles chez les syndicats représentatifs (48,55% des voix),
rémunération et la carrière des fonctionnaires (PPCR) que le gouvernement a décidé, en septembre, de mettre malgré tout en œuvre. Ils entendent dénoncer le gel, depuis juillet 2010, du point d'indice servant à calculer le salaire de base des fonctionnaires qui auraient perdu, "compte tenu de l'inflation, 8% de leur pouvoir d'achat", a calculé FO.  les trois syndicats n'ont pas signé l'accord sur la 
Un premier rendez-vous salarial dans le cadre de cet accord est prévu en février. Sans exclure un dégel du point d'indice, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a déjà prévenu que cette possible hausse ne serait "sans doute pas à la hauteur de ce que demandent les syndicats".

De son côté, le SNES-FSU, syndicat hégémonique du secondaire, fait le point sur les mobilisations prévues dans les collèges et lycées.
Outre la baisse du pouvoir d'achat, CGT, FO et Solidaires dénoncent "la perte d'emplois dans des secteurs clés de la fonction publique". Ils soulignent que si des créations de postes ont été annoncées dans l'Éducation nationale (+ 8561 en 2016) et dans les secteurs de la sécurité (+ 732 police-gendarmerie, + 978 justice en 2016), la fonction publique a perdu des effectifs. Les trois syndicats réclament "des créations nettes d'emplois publics statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin", notamment le secteur hospitalier.

Ça va bloquer en Ile-de-France.

Des milliers de chauffeurs de taxi sont appelés à se mobiliser dans toute la France.
Pourquoi ils grondent ? Ils protestent contre ce qu'ils appellent les "dérives" du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC), leur bête noire, depuis qu'ils ont éliminé la concurrence d'Uber. "On mesure une baisse d'activité de 20% sur les plateformes de réservation et de 30% dans la rue", a assuré le directeur général des Taxis Bleus, Yann Ricordel. Cette dernière réclame au gouvernement "soit la suppression immédiate des VTC, soit l'indemnisation conséquente de tous les chauffeurs de taxi".

Où est-ce que ça va bloquer ?
Cette grève "risque d'être fortement suivie et très dure", a prévenu mercredi Serge Metz, PDG de Taxis G7, qui déconseille carrément de prendre sa voiture.
"Ça va être chaud", menace aussi Karim Asnoun (CGT taxis), porte-parole de l'une des intersyndicales. Blocages, des opérations escargots, barrages filtrants et embouteillages sont en effet prévus aux portes des grandes villes.... 
Des manifestations sont notamment prévues à Toulouse, Nantes, Bordeaux, Marseille, Grenoble, Lyon, Lille… A Paris, les taxis prévoient de se retrouver autour des aéroports parisiens de Roissy et Orly à partir de 6 h du matin. Des rendez-vous sont fixés porte Maillot et près du ministère de l'Economie et des Finances de Bercy. Des secteurs à éviter, donc, si vous êtes en voiture.

Ça va bloquer dans les airs

Les contrôleurs aériens sont appelés à cesser le travail, par les deux premiers syndicats d’aiguilleurs. 

Pourquoi ils grondent ?
Attachés à leur régime spécifique de primes, donc accrochés à leurs avantages acquis très favorables, qui représentent plus de la moitié de la rémunération des aiguilleurs, les syndicats de contrôleurs aériens réclament d'être exclus de la refonte du système de prime de la fonction publique, qui, selon eux, lèse leur pouvoir d'achat. Ils dénoncent aussi les suppressions d'effectifs opérées ces dernières années dans leur catégorie.

Où est-ce que ça va bloquer ?
Des "perturbations sont attendues sur l'ensemble du territoire", prévient dans un communiqué la DGAC (direction générale de l’aviation civile) en invitant les passagers à s'informer directement auprès des compagnies pour connaître les programmes précis de vols. Elle a cependant demandé aux compagnies d’annuler préventivement 20% de leurs vols en raison de cet appel à la grève.

dimanche 28 juin 2015

Lyon: manifestation pacifiste interdite contre les taxis violents, au prétexte de Vigipirate

Tout est bon au pouvoir PS de donner tort aux UberPOP

Parti-pris et mauvaise foi gouvernent
Alexandre a le nez et
 le sinus maxillaire fracturés
Le mot d’ordre des plaignants était une manifestation pacifiste. Mais il a suffi que les conducteurs de taxi opposés à la concurrence d'UberPOP expriment leur hostilité en marge du cortège de Lyon jeudi pour que la préfecture applique l'interdiction du ministère de l'Intérieur. 
Les véhicules UberPop seront "systématiquement saisis" en cas de flagrant délit, a clamé le ministricule, 1m65, dressé sur ses ergots. Il a pourtant moqué l'ex-président sur… son physique, selon plusieurs socialistes présents sur place, dont Marie-Pierre de la Gontrie, vice-présidente de la région Ile-de-France : "J'ai un seul point commun avec Nicolas Sarkozy : je peux lui parler droit dans les yeux," aurait-il menti. Son repère mesure 1m68.
L'arrêté d'interdiction de l'activité d'UberPOP a été pris par le préfet de police de Paris quelques heures après que, jeudi matin depuis Marseille, Bernard Cazeneuve a annoncé avoir "donné instruction au préfet de Paris de prendre ce jour un arrêté interdisant l'activité UberPOP", compte tenu des troubles graves à l'ordre public et du développement de cette activité illégale". Cet arrêté vise "notamment les personnes utilisatrices des applications UberPOP, Heetch et Djump", précise un communiqué de la préfecture de police de Paris (PP).
Jeudi soir, le flou régnait parmi la chienlit.
Pour la CFDT, "la grève est levée". La CGT "n'appelle pas à de nouveaux blocages" et FO attend de consulter. Mais selon Ibrahima Sylla, de l'organisation Taxis de France, "les taxis restent Porte Maillot". "On n'est pas satisfaits, on nous prend pour des jambons", a lancé Dany, un chauffeur de 29 ans. Jambons-beurre !...

Les auteurs de violences ne sont pas ceux entravés par l'Etat-PS
Huit personnes avaient été interpellées dont trois chauffeurs. Or, de source policière, les interpellés pourraient être les agresseurs d’Alexandre, jeune homme violemment frappé au visage samedi soir dans le quartier de la Confluence. La jeune victime a eu le nez et le sinus maxillaire fracturés par des protégés de Hollande et Bernard Cazeneuve. 
"Il y a eu ce matin une altercation d’un soi-disant chauffeur UberPOP par six chauffeurs de taxi, qui en voyaient partout, explique une source policière. Ils ont secoué la voiture, craché dessus et ils ont été interpellés dans le cadre d’un contrôle d’identité. Dans le lot, trois pourraient correspondre aux enregistrements vidéo des suspects de l’agression".
Des vérifications notamment téléphoniques doivent notamment être effectuées. Les trois chauffeurs vont être auditionnés librement, avant d’être éventuellement placés en garde à vue.

Concernant les cinq autres interpellations, il s’agit de trois autres chauffeurs de taxi, conduits dans les locaux de la police, ainsi que deux conducteurs UberPOP, arrêtés pour exercice illégal de la profession de taxi, en dépit de textes flous, puisque la loi Thévenoud n'avait jamais permis jusqu'ici à un juge de condamner UberPop. Déterminé à complaire à Cazeneuve, le Préfet du Rhône a pris un arrêté jeudi dernier, interdisant ce type de transports. Ce qu'avec une belle constance, frisant l'abus de pouvoirs, le  zélé préfet avait déjà fait en février 2015 lorsqu’il était en fonction en Aquitaine. Il n'est pas nécessaire de faire tourner ce préfet de région en région pour que ses arrêtés pallient les déficiences législatives. Son arrêté n’est pas une première en France puisque des textes réglementaires similaires ont déjà été pris en Gironde, donc, dans le Bas-Rhin, le Nord, les Bouches-du-Rhône et la Loire-Atlantique. 

Le gouvernement condamne les violences des taxis agresseurs, mais sévit contre UberPop

Les taxis du groupe G7 et Les Taxis Bleus -détenus par la famille Rousselet proche du groupe Canal+ et du pouvoir PS- ont pu entamer un mouvement national illimité de protestation contre les applications de type UberPOP, le 25 juin, profitant que la CGT-Cheminot appelait elle-même à la grève ce jour-là. Or, selon Bernard Cazeneuve, 10 personnes ont dû être interpellées lors des violences entre CRS et taxis. Le ministre ajoute que 7 policiers ont été blessés et que 70 véhicules ont subi des dégradations. 

Or, le pouvoir prend le parti des chauffeurs de taxi qui ont frappé un client UberPop à Lyon

Emporté dans la spirale de leurs incohérences, Hollande, Valls et Cazeneuve refusent leur soutien aux victimes des gros bras forts en gueule. Un homme de 27 ans s'est pourtant fait agresser dans la nuit de samedi 20 au dimanche 21 juin et il souffre d'une fracture au nez (photo ci-dessus).

Bilan de la course: un nez fracturé et 21 jours d'ITT. Les brutors reprochaient à Alexandre Berlin, 27 ans, d'avoir fait appel à un conducteur UberPOP, au lieu d'un taxi. Alexandre a été agressé vers 2h30 du matin, dimanche 21 juin, dans le quartier de la Confluence, à Lyon. Un taxi aurait refusé de le conduire car il était "en grève", le jeune homme se serait alors rabattu sur un conducteur UberPOP. Selon la police lyonnaise, "il a été frappé au visage à coups de poings par des chauffeurs de taxi".
"Partagez ce post avec vos proches, pour qu'une telle violence gratuite ne se reproduise pas" (Alexandre Berlin)
"J'ai le nez et le sinus maxillaire fracturés. Je risque une paralysie de la partie gauche de mon visage", a résumé le jeune homme sur son profil Facebook. Un texte et une photo montrant ses blessures ont déjà partagés plus de 1.700 fois mardi 23 juin seulement 12 heures après la publication. Son statut dénonce cette violence.

Le préfet de la région Rhône-Alpes Michel Delpuech a interdit le rassemblement pacifique pro-Uber 
L'opinion doivent ignorer que les usagers sont du côté d'Uber. Les media à la botte ne rapportent que le point de vue des contre-manifestants. Agnès Saal, l'ex-présidente de l'INA ne voyageait-elle pas exclusivement avec les Taxis G7 ? Noël Mamère, qui fait croire qu'il se déplace à vélo dans Paris, utilisait-il une autre entreprise ? Ces sociétés proches du pouvoir vivaient largement sur le dos des contribuables de la République. Or, la colère des taxis est présentée comme légitime, alors que, taxis  perturbés dans leurs acquis d'un autre âge, ils se font justice eux-mêmes et tombent dans la violence.

L’appel au rassemblement lancé par le collectif pro-Uber "Cousin Hub" est muselé. Le pouvoir a reculé face à la menace d’une contre-manifestation des taxis et d'affrontements pour ce dimanche après-midi place Bellecour à LyonSur instruction du gouvernement, le préfet de la région, Michel Delpuech, 62 ans, a interdit les deux manifestations par arrêté préfectoral.
Il faut savoir que ce préfet Delpuech faisait partie de la célèbre promotion Voltaire, qui a notamment vu sortir le président  Hollande.

Et ses justifications sont fumeuses: le rassemblement serait susceptible de "provoquer de vives tensions et des débordements" dans le contexte Vigipirate niveau attentat en Rhône-Alpes, un plan qui vise à rassurer la population sans aucun pouvoir de protection. Laissant croire que des terroristes frapperaient deux fois au même endroit, le préfet raconte que les forces de l’ordre sont "prioritairement mobilisées sur cet enjeu de sécurité nationale."
Au final, les uns menacent et frappent, les autres sont condamnés au silence.

Cette décision en faveur d'entreprises notoirement socialistes met en évidence l'aveuglement d'un pouvoir partisan de copains et de coquins. Elle a eu le don d’agacer les utilisateurs d’UberPOP, qui s’en sont émus sur Facebook : " Honteux. Les taxis peuvent casser des voitures et bloquer les routes mais les Uber ne peuvent pas manifester paisiblement avec leurs clients." Ils promettent de remettre leur mobilisation à plus tard, pour s’opposer à l’arrêté préfectoral qui interdit UberPop.

Des tensions de plus en plus virulentes en France dans ce milieu mafieu. 
La corporation fermée des taxis juge en effet déloyale la nouvelle concurrence des VTC (voiture de transport avec chauffeur) et du service UberPOP. Ce dernier a de nombreux litiges avec les tribunaux et a été interdit dans de nombreuses villes, mais jamais condamné, puisque la loi Thévenoud n'est pas claire. L'application est donc toujours ouverte au téléchargement et de plus en plus de clients l'utilisent. Uber a même annoncé son implantation à Strasbourg, Nantes et Marseille. 
Les usagers plébiscitent en effet ce moyen de transport accessible au plus grand nombre, à la différence des taxis traditionnels, non seulement chers, mais désagréables en situation de monopole.

vendredi 26 juin 2015

UberPOP: le pouvoir socialiste prend le parti des entreprises de sa nébuleuse

"UberPOP doit être dissous", selon François Hollande

Le ministre de l'Intérieur estime que l'entreprise Uber "se croit au-dessus des lois": quelles lois ?
           
Elargir l'offre et la liberté de choix,
une chose trop belle pour les Français
Alors que la guerre ouverte a été déclarée par les taxis, François Hollande a sans nuance réclamé la dissolution pure et simple d'UberPop, le service de covoiturage urbain. Dans son sillage, Bernard Cazeneuve annonce en écho qu'une plainte a été déposée hier, visant notamment les dirigeants de l'entreprise, accusés de tous les noms. Le tout est cependant suspendu à une question prioritaire de constitutionnalité. 

La manifestation des taxis contre leur ennemi numéro 1, UberPOP, prend désormais une tournure violente dans la rue, et partisane, sous les ors de la République. Cette nuit, lors d’un meeting à Bruxelles, François Hollande a pris sans ambages la défense des taxis traditionnels. Le chef de l’État compte faire pression sur la justice pour qu'elle déclare cette avancée illégale, décrétant que "la saisie des véhicules devra être prononcée et être effectuée. Plus tôt ces décisions de justice seront rendues, plus simple sera la situation notamment pour les taxis".
Or, aucun des procès jusqu'ici intentés contre l'entreprise Uber n'a abouti à une condamnation: vu le flou de la loi Thévenoud, les juges ne disposent actuellement pas des moyens juridiques de condamner Uber.

Il a profité de l’occasion pour certes, dénoncer les violences commises, mais en les relativisant d'ailleurs : "elles sont faites sans doute par minorité", ajoutant même qu’ "on peut comprendre qu'il y ait une exaspération", brossant les taxis du groupe G7 et des Taxis Bleus (aux mains de la famille André Rousselet, un proche de François Mitterrand) dans le sens des incrustations du pneu, n'en déplaise à la chanteuse  Courtney Love - prise en embuscade et en otage par des taxis qui exercent leur propre justice sur la voie publique  - et des touristes anonymes qui se promettent de ne plus s'exposer à nouveau en France.

Nulle doute que les candidatures de la France à l'Exposition universelle 2025, à l'organisation des J.O. 2024 et des Championnats d'Europe de football 2016 (Euro 2016) vont s'en trouver facilitées... C'est le prix de l'amitié socialiste avec les Rousselet.



UberPOP ? Une activité archaïque et souterraine, selon Bernard Cazeneuve


Au lendemain de la grève bruyante organisée par les taxis et leurs syndicats, l’Élysée a donc fait son choix. Sur RTL ce matin, Bernard Cazeneuve a détaillé le plan de bataille. Déjà 481 procédures ont été intentées depuis le début de l’année contre des personnes impliquées dans l’écosystème Uber. Et le ministre de promettre d’ "amplifier encore le phénomène de poursuites de ceux qui sont à l’origine de ces infractions."

VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Intérieur prendre la parole - à la place de la ministre des Transports, Ségolène Royal - pour accuser la société Uber de "cynisme et d'arrogance"... 



Le locataire de la place Beauvau a pris un soin tout particulier à jeter le discrédit sur Uber et ses dirigeants, dépeints comme une société richissime, tapie dans l’économie souterraine et qui n’a rien inventé : "Ils sont dans une attitude cynique, arrogante. Il s’agit de quoi ? Il s’agit d’une entreprise qui fait 40 milliards de chiffre d’affaires, qui est dans la mondialisation, notamment la mondialisation numérique, et qui considère parce qu‘elle se croit au-dessus des lois en raison de cette puissance, en situation de développer des activités totalement archaïques. Ces activités n’ont rien de moderne parce que mettre des chauffeurs dans des voitures qui leur appartiennent en prélevant 24 % sur les commissions qu’ils perçoivent, en les mettant dans la situation de contravention avec toutes les règles de droit [quelles règles de droit que les juges sont dans l'impossibilité d'appliquer en dépit de leur droit discrétionnaire d'interprétation des textes ?], y compris pénales, sans que ces chauffeurs ni la société qui les emploie, n’acquittent la moindre cotisation sociale [un accord contractuel choisi], le moindre impôt, le tout relevant de l’économie souterraine et clandestine dans sa forme chimiquement la plus pure [plus pure que les stupéfiants qui s'échangent  au vu et au su de la police et de la justice]... Si ça c’est la modernité, ça c’est l’état de la jungle ! [C'est le refus par le pouvoir socialiste de la démocratisation de l'usage des taxis] C’est ce qui existait avant que le droit social ne protège les salariés". C'est ce qu'on appelle les transports "low cost" (à bas coût), plébiscités par les touristes et les Français aux revenus modestes. 

Un dossier suspendu à une QPC

Les propos du petit ministre guindé peuvent faire sourire lorsqu’on a en mémoire les travaux du député Thévenoud qui a tout fait pour interdire aux VTC la géolocalisation dans les services ressemblant d’un peu trop près aux taxis… Le ministre de l’Intérieur a indiqué au passage avoir déposé une plainte qui pourrait frapper les dirigeants d’UberPOP, leur reprochant d’avoir déclaré en substance que leur activité n’est pas illicite.

De fait, le sujet est pendu à une question prioritaire de constitutionnalité transmise mardi dernier par la Cour de cassation. C’est justement une disposition de la loi Thévenoud (du nom du joueur de Scrabble en réseau dans l'hémicycle) du 1er octobre dernier, sur les taxis et VTC, qui est en cause. Le point visé concerne l’interdiction "d’organiser un système de mis en relation de clients avec des personnes" autour des activités de transport, sans que la personne en cause ne soit une entreprise de transport routier, ni un taxi ou un VTC.

Le litige en cours, dont dépend le sens de la question, compte justement faire injonction à Uber "de cesser de proposer au public, directement ou indirectement, un service de mise en relation avec des clients". Ce serait la mort des applications numériques et des technologies d'avenir. Le Conseil constitutionnel devra donc dire si la disposition contestée est conforme au principe de la légalité des délits et des peines et au principe d’égalité.

Les Sages ne se prononceront pas sur les protections au sommet de l'Etat de certaines entreprises bien en cour.


jeudi 25 juin 2015

UberPop: la chanteuse Courtney Love attaquée dans son taxi Uber à Paris

Des chauffeurs de taxis lâchés dans Paris comme des hordes de sauvages

Le Uber dans lequel circulait la chanteuse Courtney Love a été attaqué à Paris


(Courtney retenue en otage en France #Grève UberParis)

"Ils ont pris notre voiture en embuscade et retiennent notre chauffeur en otage,"
a écrit Courtney Love sur son compte Twitter, en pleine grève des chauffeurs de taxi qui accusent UberPop de concurrence déloyale.  
(il se peut qu'on retourne à l'aéroport et qu'on reste cachés 
avec toi -Kanye West-,
des manifestants viennent d'attaquer notre voiture)

Une photo postée par la star montre des traces d'oeufs lancés sur les vitres de la voiture. "Ils frappent la voiture à coups de barre de fer. C'est ça la France ? Je serais plus en sécurité à Bagdad", a ajouté la chanteuse et ancienne compagne de Kurt Cobain. 

(Où t'as vu que des gens puissent faire ça? La première voiture a été détruite, tous les pneus lacérés)

"François Hollande où est la p**** de police ?" 

"Est-ce légal que les gens attaquent les visiteurs? Ramène tes fesses à l'aéroport", a-t-elle ajouté.
"On a payé des gens sur des motos pour nous sortir de là; on a été pourchassés par une foule de chauffeurs de taxi qui nous jetaient des pierres; on est passés devant deux policiers qui n'ont rien fait", a précisé Courtney Love sur Twitter (ci-contre). 

Opérations escargots, blocages des gares et des aéroports, voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) prises pour cible: plus d'un millier de taxis hystériques réagissent par la violence jeudi en France à ce qu'ils appellent de la "concurrence sauvage", créant d'importantes perturbations. 
Au total, 2.800 taxis sont mobilisés en France avec une "trentaine de points de blocage", selon une source policière.

vendredi 19 juin 2015

Le mariage pour tous a tué la presse gay


Yagg, Têtu... Les media LGBT en grande débandade

Les media LGBT peinent à jouir de saines finances 

Le couturier se déshabille
 pour remplumer le magazine gay
Après le magazine gay Têtu, placé en redressement judiciaire le 1er juin, c'est au tour du site d'information LGBT Yagg d'admettre, ce mardi 16 juin, avoir du mal à trouver un équilibre financier. 
Sale temps pour la presse LGBT (Gay, Lesbien, Bi et Transgenre). Alors qu'il fête ses 20 ans, le magazine Têtu a annoncé son placement en redressement judiciaire, accusant 500.000 euros de pertes prévues en 2015 et des ventes en baisse (de 36.000 exemplaires en 2012 à environ 28.000 en 2014)...
Quinze jours plus tard, c'est au tour de Yagg de révéler sa situation dégradée. Le pure player LGBT peine en effet à joindre les deux bouts. "Un restaurant, c'est plus facile à gérer pour nous."
Si Yagg est en difficulté financière, c'est parce que le site "aura été peu aidé par les institutionnels ou par le secteur privé dans son histoire", affirme son cofondateur, Xavier Héraud, dans un édito publié ce mardi. Sa demande de financement auprès du Fonds pour l'innovation numérique de la presse (FINP), mis en place par Google ayant été retoquée, le journaliste a pris la plume afin de souligner combien Yagg se donne pour que son budget s'équilibre. "'Un restaurant, c'est plus facile à gérer pour nous', nous avait ainsi répondu une banque que nous étions allés voir il y a quelques années", révèle Xavier Héraud.


Pierre Bergé s'est retiré de Têtu en janvier 2013 après avoir pris le quotidien Le Monde en 2010

L'homme d'affaires Jean-Jacques Augier, l'actuel propriétaire de Têtu, est un ancien inspecteur général des Finances et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, président-directeur-général des  qui refusent la concurrence d'UberPop, actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, est ouvertement socialiste et homosexuel.


"Le tribunal de commerce nous a donné quatre mois pour trouver une solution qui assure la sauvegarde des emplois et la pérennité du titre", expose Jean-Jacques Augier, propriétaire du magazine depuis deux ans. Cependant, contrairement à Xavier Héraud, l'ex-trésorier de la campagne de François Hollande ne met pas en cause la faiblesse des subventions accordées aux media LGBT dans le marasme économique que ceux-ci subissent. D'ailleurs, "je ne suis pas favorable à ce qu'on maintienne les aides publiques à quelque domaine que ce soit", confie-t-il à L'Express.

Les "avancées" font reculer la presse gay: comment veux-tu...?

Un Prix  a été remis par Christiane Taubira, garde des Sceaux, à l'association Acceptess-T pour son action de promotion du sport auprès des publics transgenres, le 11 avril 2015 à Paris
Jean-Jacques Augier fait plutôt porter la responsabilité principale de la dégradation financière de Têtu aux agences publicitaires. "Elles nous étranglent", affirmait-il dans son communiqué du 1er juin.
Pour Jean-Jacques Augier, la crise qui frappe les media LGBT n'est pas le seul fait de restrictions pécuniaires. 

Avec aussi des "avancées sociales" comme le mariage pour tous et la fin de la stigmatisation des homosexuels, "les lecteurs et les internautes ont perdu le sentiment de nécessité d'avoir des media qui défendent leurs droits", analyse l'homme fort de Têtu. Or, "il reste encore beaucoup à faire notamment pour les transgenres." Bruce/Caitlyn Jenner posant en Une du Vanity Fair US n'étant qu'un début selon lui.

Caitlyn Jenner, née William Bruce Jenner, champion olympique américain de décathlon et ancien beau-père des filles Kardashian, s'est dévoilé en femme -transgenre- pour la première fois sur ABC pour Vanity Fair en avril dernier.

Face à cette "sorte de démobilisation" du lectorat, Jean-Jacques Augier espère donc que les alertes des media LGBT constitueront un acte "symbolique" permettant de "réveiller les consciences". Pour "continuer à exister", Yagg en appelle ainsi à la générosité du public via une campagne lancée sur Ulule. Objectif affiché: 3.000 abonnés supplémentaires d'ici le mois de septembre. 

Jean-Jacques Augier, lui, est convaincu que "la survie [de Têtu] passe par le rapprochement avec un groupe de presse". Sans se départir de son optimisme, le propriétaire du magazine déplore toutefois que "les gens ne croient pas que Têtu puisse disparaître. C'est un titre structurant, une marque forte. Mais sa disparition est possible et ce sera alors un manque criant." Car, citant son livre de chevet Gay Berlin de Robert Beachy, Jean-Jacques Augier rappelle que "toute l'histoire nous montre que l'égalité des droits est un combat permanent".