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dimanche 31 janvier 2016

Taxis : Valls traite avec les auteurs de violences "inadmissibles"

Valls condamne des violences "inadmissibles" de chauffeurs de  taxis, mais les invite à Matignon...

Plusieurs mouvements de mobilisation sociale 
ont convergé ce mardi 26 janvier en France
, et aussi les taxis. 
Forts de leur monopole et d'une réglementation sur mesures,
les puissants taxis traditionnels n'ont pas su évoluer 
Les 5,6 millions d’agents de la fonction publique étaient appelés à cesser le travail et à défiler pour une hausse du pouvoir d’achat. Les deux premiers syndicats de contrôleurs aériens ont aussi participé au mouvement, entraînant l’annulation préventive de 20 % des vols. 
Côté éducation nationale, enfin, un tiers des enseignants des écoles maternelles et élémentaires devaient se mettre en grève, selon leur habitude, d'après le syndicat hégémonique. Les professeurs du second degré ont, quant à eux, été plus nombreux que prévu à débrayer contre la réforme du collège.

Du côté des taxis, des milliers de chauffeurs  ont répondu à l'appel à se mobiliser en France pour protester contre les "dérives" de leurs concurrents du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Des actions se sont notamment déployées à Paris et autour des aéroports de Roissy et d’Orly, mais aussi en régions.

Le déroulé de la journée de mobilisation

En début de matinée, une navette force un passage, un manifestant est blessé
Selon la préfecture de police, 1.200 taxis ont été comptabilisés sur différents sites de protestation, notamment à l'aéroport d'Orly, où quelques dizaines de manifestants ont organisé un filtrage sur l'A106 en installant des plots sur la chaussée, ne laissant passer que les taxis en grève, dans une ambiance surchauffée. Mais, peu après 7 heures, une navette a forcé le passage et percuté un manifestant qui a été blessé à la jambe. Les autres manifestants ont frappé aux vitres du minibus, et ont forcé ses passagers à en descendre.
Le conducteur de la navette a été interpellé, et est entendu dans les locaux de l'hôtel de police à Orly. Il dit avoir accéléré sous l'effet de la panique.

Cette photo a été postée sur Twitter peu avant 9h00  par un journaliste de France TV Info. Depuis, les pompiers sont intervenus pour éteindre les pneus en feu. Le calme est revenu sur le périphérique parisien et la circulation a repris.
Vingt personnes ont été interpellées en Ile-de-France lors des manifestations de chauffeurs de taxi. 19 manifestants ont été arrêtés à la Porte Maillot, après plusieurs blocages du périphérique parisien, et le chauffeur de navette qui a renversé un manifestant est entendu dans les locaux de la police à l'aéroport d'Orly.

A 12h15, des représentants des chauffeurs de taxis seront reçus par Manuel Valls à Matignon, alors que devant le ministère de la Santé, une centaine de grévistes des hôpitaux de Paris manifestent aussi pour protester contre la réforme du temps de travail dans les hôpitaux franciliens. "Hirsch vole le repos des héros", pouvait-on lire sur une pancarte. Dans les grandes lignes, cet aménagement du temps de travail repose sur des suppressions de RTT et instaure de nouvelles organisations pour les 75 000 agents (hors médecins) des 39 établissements de l'institution. Au retour de la délégation reçue par le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, les manifestants devaient rejoindre le cortège des fonctionnaires.


Valls condamne les violences "inadmissibles" lors de la manifestation des taxis
Le premier ministre fait référence à des jets d'oeufs ou des pneus brûlés. "Il y a un droit de manifester. Il faut le respecter, même dans cette période d'état d'urgence. Mais les violences sont inadmissibles: aucune cause ne peut justifier une telle violence", a-t-il dramatisé à la sortie de la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée, avant de recevoir à 12h15 à Matignon une délégation d'organisations professionnelles de taxis.

A la mi-journée, le ministère de l'Education annonce un taux de grévistes de 22,32% au collège, 12,24% dans le primaire et 3,66% parmi le personnel non enseignant. Pour le second degré dans son ensemble (collèges et lycées), le taux atteint 13,66%.

Manuel Valls propose l'ouverture d'une concertation avec les taxis, ainsi que la nomination d'une personnalité qualifiée, à l'issue d'une réunion avec les représentants des chauffeurs de taxis qui protestent contre la concurrence des voitures de transport avec chauffeur (VTC).

Les forces de l'ordre viennent pourtant d'interpeller vingt-deux personnes, dont 14 placées en garde à vue, après des incidents au cours des manifestations, selon l'annonce de la préfecture de police de Paris.


Au final, le premier ministre se calme

Qu'a donc promis Valls aux chauffeurs de taxis contre les conducteurs de 
VTC - qu'il n'a pas offert aux éleveurs bretons ? Les représentants des taxis en colère des compagnies hégémoniques étaient moins agressifs à l'issue de la rencontre avec Manuel Valls jeudi soi, après trois jours de mobilisation des taxis et une première réunion avec le médiateur chargé de mener une concertation avec les VTC. Le Premier ministre a repris le dossier en recevant, jeudi soir, l’ensemble des organisations professionnelles de taxis, deux jours après une précédente rencontre où certaines n’avaient pas été conviées. Diviser pour régner?
Après trois heures de discussion, plusieurs organisations professionnelles ont appelé les chauffeurs en grève à lever les barrages, comme l’Union nationale des taxis (UNT) qui a salué l’entrée dans une "phase positive". Mobilisés par solidarité, d’autres syndicats (CFDT, proche du gouvernement, FO, SDCTP) ou associations (Taxis de France), se sont aussitôt montrés ouverts à une levée du mouvement, et ont indiqué vouloir consulter la base avant toute décision. La situation devait donc se dénouer vendredi matin. La préfecture de police de Paris joue le jeu, recommandant aux automobilistes d’éviter les secteurs de la Porte Maillot et de la Porte de Bercy, ainsi que les abords des aéroports d’Orly et de Roissy.

1 400 taxis mobilisés jeudi
Jeudi, pour la troisième journée consécutive, des centaines de taxis ont manifesté en région parisienne contre les véhicules de transport avec chauffeurs (VTC). Les rassemblements, réduits en matinée, ont grossi au fil de la journée, notamment porte Maillot où la CGT recensait 1.600 chauffeurs. En milieu d’après-midi, la police comptabilisait elle-même 1.400 taxis mobilisés, un peu plus que la veille (un millier), mais moins que mardi (2.100). Dans les aéroports, plus de 160 taxis ont bloqué les têtes de station à Orly. A Roissy, un manifestant a été renversé par un chauffeur de VTC, qui a été aussitôt interpellé.

La colère des taxis vise le ministre de l’Economie 
Si Uber, qui, en quelques années,  a ouvert ce secteur protégé à la concurrence avec son application leader du marché international, et reste ainsi leur cible dans les media, c'est Emmanuel Macron qui concentre actuellement la fureur de la profession. En effet, le ministre de Valls s’est fait, jeudi, le porte-parole d’une des idées lancées par Uber, à savoir l’ouverture aux artisans taxis des plateformes de géolocalisation des VTC.  
Mais les taxis conservateurs protestent aussi contre cette avancée
Ce jeudi, pour la première fois, plusieurs organisations professionnelles de taxis avaient commencé par rencontrer le médiateur finalement chargé, à défaut de Hollande ou Valls, de mener la concertation entre VTC et taxis, laquelle était refusée sur le terrain par des centaines de chauffeurs mobilisés encore à Paris, Marseille et Toulouse. 
La réunion avec le député PS Laurent Grandguillaume, qui a débuté vers 12h30 à Matignon, en présence de conseillers du premier ministre, visait à préparer l'entrée en scène de Valls en "poursuivant le dialogue entre les taxis et le gouvernement dans la suite de la feuille de route tracée par le premier ministre mardi", avait indiqué le cabinet de Manuel Valls.

Vers une coexistence
Mais, dans l’intersyndicale à l’origine des rassemblements porte Maillot et dans les aéroports parisiens, la CGT, Sud et la CFDT, sur 13 organisations invitées, ont décliné et menacé de "durcir" le mouvement. 
Et deux autres (FO et FNTI), très mécontents, ont claqué la porte à 15h30. "Rien de concret," même s’il y a "une volonté de faire quelque chose. On ne peut pas attendre", a déclaré Nordine Dahmane (FO). 
Restaient présents, des membres plus modérés de l’intersyndicale, dont l’UNT et Gescop, déjà reçus mardi.

Votée en 2014 pour encadrer la coexistence des deux services, la loi Thévenoud était favorables aux grosses compagnies traditionnelles et prévoyait une application nationale réservée aux... taxis, mais celle-ci n’a pas encore été mise en place. Et surtout, elle n’est "pas appliquée", répètent les taxis, qui dénoncent l’absence de contrôles des VTC, censés travailler uniquement sur réservation préalable. Pour avoir "incité" ses chauffeurs à pratiquer le maraudage, privilège des taxis, Uber a été condamné mercredi à verser 1,2 million d’euros à l’Union nationale des taxis (UNT) dite "modérée" mais surtout proche du PS.

"Manuel Valls a su se montrer convaincant", assure BFMTV


Jeudi soir, les représentants des taxis considéraient que les VTC étaient acceptables. Ils ont décidé la levée du mouvement de contestation contre la concurrence des VTC, malgré un contentieux d'incidents violents d'incidents
A part une poignée d'irréductibles qui campaient encore Porte maillot, à Paris, refusant "les promesses" et les assurances données à la profession dans la nuit par le Premier ministre, les taxis ont repris le travail ce vendredi.
Quel compromis les services de Matignon ont-ils proposé ? 
"Le Premier ministre a d'abord dit sa considération pour la profession", commente Alain Griset, président de l’Union nationale des taxis (la fameuse UNT, qui représente des artisans taxis), en préambule sur RMC. "Puis, il a affirmé la volonté du gouvernement de faire respecter la totalité de la loi. Ensuite, il a dit son engagement à travailler sur le modèle économique, sa volonté d'anéantir cette concurrence déloyale" des VTC et de réparer le préjudice de la profession. Arrivée des courses: les Français vont douiller.
Achoppement sur le rachat des licences: "c'est compliqué, il y a pleins de paramètres"...
Tous les sujets ont été mis sur la table, assure encore Alain Griset, un modéré très en pointe. Même l'épineux sujet des licences payées (parfois plus de 200.000 euros) par la mafia des taxis pour pouvoir exercer la profession. "La question du rachat des licences est sur la table. Oui, c'est une piste. Le Premier Ministre s'est engagé à ce que ce sujet soit abordé et qu'on trouve, parce que ce n'est pas facile, le modèle économique qui permette de sortir de cette situation". Qui finance ? L'Etat ? Quoi qu'en dise Hollande, l'Etat, ce sont les contribuables et ils sont moins de 50% des Français.
Interrogé sur le coût du rachat des licences, Alain Griset souligne que "c'est compliqué"... Va-t-on vers une plus-value des taxis sur le rachat de leurs licences ?
"Il y a pleins de paramètres, dont l'ancienneté. Avec quel argent ? Sur quels critères ? Il y a un travail à faire, et nous allons le faire dans les prochains jours et prochaines semaines", promet-il.

"Création de brigades spéciales pour contrôler les chauffeurs"
L'incapacité des taxis archaïques à s'adapter à l'ubérisation du marché va nous coûter un maximum. Manuel Valls a en effet engagé le budget de la nation, en sorte de pouvoir renforcer les contrôles des chauffeurs illégaux.
L'accord que vante Griset achoppe encore sur un autre point. Les taxis se veulent intransigeants sur "les plateformes (de réservations de VTC) [qui] utilisent 70% de chauffeurs illégaux, insiste Alain Griset. Le Premier ministre s'est engagé à fermer ces plateformes si elles continuent ces pratiques. 
Il a également annoncé la création dans 12 départements de brigades spéciales chargées de sanctionner et d'arrêter les 70% de VTC dans l'illégalité". Sur quel crédit et par quel basculement d'effectifs - en période de mobilisation anti-terroriste maximale - Valls compte-t-il réaliser la quadrature du cercle des taxis ? Les 12 départements concernés sont : Paris, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Rhône, Gironde, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Alpes-maritimes et Nord.

Pour Macron, les demandes des taxis ne sont pas acceptables

Mettant Valls en difficultés, "il ne peut être question de fermer certains plateformes et d'empêcher d'autres professionnels de travailler", a lancé le ministre de l’Économie, appelant à la levée des blocages menés par les taxis en grève. "La solution dans l'agitation et par le blocus, moi, je la considère comme inacceptable", a déclaré  Emmanuel Macron. "Je leur demande la levée des blocus", a-t-il ajouté à Fos-sur-Mersur le thème du renouveau industrielen marge d'une visite d'usine devant laquelle une vingtaine de taxis étaient stationnés à son arrivée dans l'après-midi.

"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis"
"Il y a des Françaises et des Français qui vont à leur travail, qui ont aussi une vie très difficile et qu'on prend en otage pour simplement que les pouvoirs publics cèdent: ça n'est pas ma philosophie des choses", a martelé le patron de Bercy. 
"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis, ce sont les Françaises et les Français qui en ayant recours à d'autres services ont simplement dit "on a besoin d'une mobilité parfois différente'", a-t-il expliqué.
Mais, sous la pression de la rue, Valls s'est résolu à recevoir les preneurs d'otages.

vendredi 18 décembre 2015

Des chauffeurs de taxis s'accrochent à leur monopole: un combat d'arrière-garde ?

Les chauffeurs de VTC s'opposent à toute concurrence

Opération escargot des chauffeurs VTC entre les aéroports et Paris

Hostilité à Emmanuel Macron
Les chauffeurs VTC ont entrava la circulation aux abords des aéroports parisiens d'Orly et de Roissy vendredi matin. Ils entendaient sensibiliser leurs clients... contre la baisse des tarifs de leurs courses ! Ils ont organisé une opération escargot pour rallier Paris, indifférents  à l'évolution des comportements de leurs compatriotes.

Des chauffeurs VTC en grève, 500 selon un des organisateurs, ont démarré vendredi matin une opération escargot en direction de Paris, pour réclamer un meilleur encadrement de leur activité et de leur tarif. Un protectionnisme qui va contre les intérêts de leur passagers...

Ce mouvement de grogne a été lancé à l'appel des associations SETP, CAPA-VTC et Actif-VTC 
qui protestent contre les conditions de travail imposées par les éditeurs d'application de réservation par smartphone (Uber, Chauffeur Privé, etc.), et notamment contre la baisse des tarifs décidée, selon eux, sans concertation. "On n'a jamais été écoutés par le gouvernement. On veut être écoutés pour faire interdire l'application Uber", a plaidé Helmi Mamlouk. 
Dans son préavis de grève, le SETP réclame notamment un retour à "une course minimum de 15 euros" et "une concertation de fond sur le contrat de partenariat" avec les plateformes de réservation.

Peu après 8 heures, entre "50 et 160 VTC" ont quitté l'aéroport Charles-de-Gaulle en direction de Paris, porte Maillot (nord-ouest), selon une source préfectorale. 
Peu avant 9 heures, l'opération escargot a engendré "des difficultés de circulation près de Roissy", a indiqué le Centre national d'information routière (Cnir), qui comptabilisait 240 km de bouchons cumulés dans l'agglomération parisienne, contre 200 habituellement à la même heure. Sur l'A6, "la circulation est fortement ralentie au départ d'Orly" en direction de Paris, a indiqué la source préfectorale. "On doit être à peu près 500 sur les deux aéroports", a estimé H. Mamlouk. 

Les grévistes ont entravé le travail de leurs collègues non-grévistes

Certains véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) non-grévistes ont été empêchés par leurs collègues en grève de prendre des clients à Roissy. "Il y a eu quelques débordements mais aucune violence ne sera tolérée", a affirmé Helmi Mamlouk, président de l'association CAPA-VTC

La presse rapporte par ailleurs que les grévistes avaient mis en place un barrage filtrant. 
Une source préfectorale tient a préciser qu'il n'y a pas eu d'incident (cf. le déploiement de police, ci-contre).

En juin, de violents incidents avaient opposé taxis et VTC lors de manifestations à Orly et à Porte Maillot, notamment. En Ile-de-France, quelque 9.000 VTC sont en circulation d'après la fédération des exploitants de ces véhicules.

jeudi 29 octobre 2015

Sondage: pas de réformes sans dialogue social

Réformer d'accord, mais en prenant le temps du dialogue et du respect

57% des Français réclament de "laisser le temps au dialogue"

Une grande majorité de Français voudrait du dialogue, quitte à aller moins vite dans le rythme des réformes, selon un sondage Odoxa pour MCI, France Info et Le Parisien/Aujourd'hui-en-France, publié ce jeudi. 

Une alternative... "D'ici à l'élection présidentielle de 2017, souhaitez-vous, l'accélération du rythme des réformes dans le pays, 
La CFDT suit toujours ce gouvernement
quitte à laisser moins de temps au dialogue ou, au contraire, laisser le temps au dialogue, quitte à aller moins vite ?" 57% des personnes interrogées ont répondu "laisser le temps au dialogue", indépendamment du type de réforme, structurelle ou sociétale, et de sujet, chômage, croissance ou dette publique.

Réformes pour l'emploi

Les négociations du DRH d'Air France
avec la CGT, FO et Sud
tournent au lynchage...
"Il y a un an, ils étaient 57% à souhaiter le contraire", souligne Odoxa dans Le Parisien. 42% souhaitent "accélérer le rythme des reformes".
"Ce sont davantage les sympathisants de la gauche (62%, contre 50% pour ceux de la droite) qui plaident pour qu'on mette le holà aux réformes", précise le quotidien.
Pour "mener des réformes économiques et sociales efficaces en termes d'emploi": 70% des sondés "font le plus confiance à la négociation entre les syndicats et le patronat". Seulement 27% ont eux plus confiance "à l'Etat et aule Parlement".

Contestation sociale

Enfin, 83% des personnes interrogées voient "dans les troubles causés par les taxis en juin, les agriculteurs en juillet, et ceux déclenchés par l'annonce de nouvelles suppressions de postes chez Air France, le signe d'un dialogue social qui se dégrade".
Pour seulement 16% des sondés, ce sont "des cas isolés qui ne sont pas représentatifs de l'évolution du dialogue social dans notre pays".

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, âgées de 18 ans et plus, interrogées par internet les 22 et 23 octobre, selon la méthode des quotas.



La loi Rebsamen sur le dialogue social 

Après 16 mois au ministère du Travail, François Rebsamen laisse une loi qui porte son nom, une réforme du dialogue social simplifiant les règles dans les entreprises, qui constitue selon lui "un levier de performance économique et sociale". Une gageure aussi, après le parcours chaotique de la loi Macron, imposée sans vote parlementaire, grâce à l'article 49-3 de la Constitution. 
Adopté fin juillet, le texte offre une représentation aux 4,6 millions de salariés des très petites entreprises (TPE, moins de 11 salariés), permet de regrouper des instances ou encore de sécuriser le régime des intermittents du spectacle. 

Rebsamen, un modèle de maîtrise du dialogue social... 
Il a accumulé les couacs. Comme lorsqu'il a fait retirer un entretien publié par un magazine bourguignon dans lequel ce ministre socialiste affirmait "se battre depuis longtemps pour une vision libérale de l'économie".
Ou quand il assura que le gouvernement allongera la durée de cotisation pour la retraite "s'il le faut", avant d'être aussitôt démenti.
Il a aussi provoqué un tollé en appelant à renforcer le contrôle des chômeurs et à sanctionner les fraudeurs. Des propos qui aboutiront quelques mois plus tard à la mise en place à Pôle emploi d'un nouveau dispositif de contrôle de la recherche d'emploi. 
Parmi les mots maladroits, citons aussi le qualificatif de "petit syndicaliste" attribué au patron du Medef, Pierre Gattaz, accusé de "nuire à l'image de l'entreprise" avec ses "postures". Le ministre du Travail présentera ses excuses... aux syndicats ouvriers !

vendredi 3 juillet 2015

L'Etat-PS prend le parti de OuiCar, sa compagnie, contre Uber

La justice participe-t-elle au conflit d'intérêts de l'Etat ?

Hollande et Valls condamnent Uber

Les véhicules les moins accueillants et les plus malodorants
ne sont pas ceux qu'on croit et que soutient le pouvoir socialiste
Bernard Cazeneuve frappe à la tête. Le ministre de l'Intérieur (chargé des transports?) a précisé au matin du vendredi 26 juin sur RTL que la plainte déposée la veille contre le service UberPop vise notamment les dirigeants d'Uber, pour incitation "à poursuivre une infraction pénale." Après avoir reçu les syndicats de taxis, Cazeneuve avait réaffirmé jeudi sa volonté de faire fermer UberPop, "un service illégal". Il avait proposé que les véhicules UberPop soient "systématiquement saisis lorsqu'ils (étaient) pris en flagrant délit".
Michel Sapin est lui aussi monté au créneau, vendredi, sur Europe 1. "Des technologies nouvelles qui facilitent la vie des gens, tant mieux. Mais le travail au noir, non. Les uns paient des taxes, les autres non, a prétendu le ministre du Budget à l'adresse des particuliers qui proposent des services de transport à bas coût, accessibles à tous, et non pas seulement aux chefs d'entreprises, aux hommes politiques ou aux journalistes: il faut respecter une bonne concurrence. Nous voulons une concurrence juste. Si le service est meilleur, mais avec des impôts payés, et bien aux taxis parisiens d'être aimables et accueillants ! Les meilleurs feront des profits. Mais il faut des règles", a estimé le ministre, en écho à son camarade du gouvernement.
Dans toute la France, dix personnes ont été interpellées jeudi "dans le cadre des débordements observés lors des manifestations des chauffeurs de taxi", sept policiers blessés, et 70 véhicules dégradés, selon Bernard Cazeneuve.

Depuis Bruxelles vu l'urgence..., François Hollande a haussé le ton. Dans la nuit de jeudi à vendredi, il a demandé la dissolution du service, tout en condamnant les.. "violences inacceptables" du fait des chauffeurs de  taxis manifestants.
"UberPop doit être dissous et déclaré illégal et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée", a affirmé -radical- le locataire de l'Elysée. Mais le matamore rétropédale: "Ce n'est pas l'Etat qui peut saisir des véhicules lui-même", a-t-il accordé, face à l'évidence et après ses mots de fermeté. C'est pas moi, a-t-il lancé. "La saisie doit "être autorisée par des décisions de justice". Une déclaration qui s'aligne sur les propos de Bernard Cazeneuve et fait pression sur la justice.

La justice poursuit Uber

La justice française avait autorisé UberPOP au moins jusqu'en septembre.
Deux filiales du groupe Transdev (Caisse des Dépôts et Consignations) et la société de VTC Voxtur avaient assigné Uber France devant le tribunal de Commerce pour obtenir l'interdiction d'UberPOP, plateforme électronique mettant en relation des particuliers avec des conducteurs qui ne sont pas chauffeurs professionnels, mais qui ont leur permis et une assurance auto, au même titre que nos voisins prêts à rendre service. La cour d'Appel de Paris avait reporté sa décision concernant le service UberPOP, proposé par la société de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber, mais en mars 2015, la justice n'avait pas prononcé de mesure d'interdiction à titre conservatoire.

Juillet 2015: 
les dirigeants français d'Uber en garde à vue et convoqués devant la justice
Les juges "indépendants" ont changé de ton... Deux dirigeants d'Uber ont été renvoyés en correctionnelle pour pratique commerciale trompeuse. Lundi 30 juin, les deux dirigeants de la société Uber en France ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire sur l'application UberPopThibaud Simphal et Pierre-Dimitri Gore-Coty, respectivement directeur-général d'Uber France et directeur de la compagnie pour l'Europe du Nord, sont maintenant convoqués devant la justice le 30 septembre. Ils seront notamment jugés pour "pratique commerciale trompeuse et fourniture de moyens d’exercice illégal de l’activité d’exploitant de taxi". 
Vendredi soir, Thibaud Simphal a défendu son entreprise sur France Info.
"Il y a déjà eu une décision de justice et UberPOP n'a pas été jugé illégal" a expliqué sur la radio nationale Thibaud Simphal, le directeur général d'Uber France. "La loi française [dite Thévenoud] n'est pas claire, a-t-il souligné. Donc on attend que le Conseil Constitutionnel se prononce car rien n'est joué."
"Si une décision de justice demandait l'arrêt immédiat d'UberPOP, on le ferait" (Thibaud Simphal)

Uber France a d'ailleurs lancé une pétition pour la défense de son application. Elle a recueilli 93.600 signatures en une journée. Le Parquet de Paris rappelle aussi qu'une enquête préliminaire a été ouverte en novembre dernier pour "exercice illégal de la profession de taxi".
A ce jour, 202 chauffeurs ont fait l’objet de condamnations à des amendes dans le cadre de procédures simplifiées, un chauffeur a été condamné à 15 jours d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. 79 procédures sont en cours de traitement.
Et pendant ce temps...

Pourquoi Hollande et Valls s'acharnent-ils sur Uber ?

Ouicar a annoncé une augmentation de capital de 28 millions d’euros.
Moins d’un mois après l’augmentation de capital de 8 millions d’euros et le rachat de divers concurrents français et allemands par Drivy, la start-up pionnière de la location de véhicules entre particuliers, lancée dès 2009 sous le nom de Zilok auto, a répondu, jeudi 25 juin, au leader du marché, Drivy. 

En 2012 et 2014, l’entreprise française avait déjà levé 4,5 millions d’euros. Aujourd’hui, c’est la SNCF, déjà présente au capital, via le fonds Ecomobility Ventures - premier fonds d’investissement européen multi-corporate, entièrement dédié à la mobilité durable - qui investit cette somme. Du même coup, le groupe public prend 75 % du capital. La start-up est du même coup valorisée à plus de 37,5 millions d’euros.
Ouicar réalise un chiffre d’affaires estimé à quelque 2 millions d’euros. L’entreprise espère présenter des comptes à l’équilibre en 2017, pour

"Offrir" (!) un voyage "de bout en bout"
Pour la SNCF, cet investissement entre dans la stratégie du "porte à porte" qu’elle entend développer d’ici à 2020. "La SNCF veut devenir un connecteur de mobilité, a expliqué Guillaume Pepy, son président. Nous ne vendons pas seulement des billets de trains, mais des moyens d’aller de chez soi à sa destination. Nos huit millions de clients par jour nous attendent aussi sur les nouvelles mobilités."
En plus du train ou du bus longue distance, l’entreprise publique propose désormais toute la palette des services complémentaires : voiture avec chauffeur, taxi, covoiturage (IDVroom), véhicule d’autopartage (en partenariat avec Zipcar ou Wattmobile) ou location de voiture traditionnel (Avis) ou entre particuliers (Ouicar).
Nous voulons "être capables d’offrir un parcours de bout en bout à nos clients", au-delà du train, a expliqué Barbara Dalibard, directrice générale voyageurs de la SNCF.
Pour Ouicar, "la SNCF est une opportunité rare pour élargir la visibilité du service de cette plateforme de location entre particuliers, explique Marc Simoncini, le cofondateur du site web de rencontre par internet Meetic et de Ouicar - avec Marion Carette - et aujourd’hui à la tête du fonds d'investissement Jaina Capital. Pour faire une plateforme de location de véhicules, il faut attirer un maximum de propriétaires de véhicules. Et offrir le service le plus fluide possible. Avec les moyens apportés par la SNCF, Ouicar pourra à la fois améliorer son offre et devenir l’acteur incontournable du marché avant de se lancer à l’étranger en tant que consolidateur naturel. » En Europe par exemple.

D’ici à 2018, les nouveaux moyens doivent permettre à Ouicar d’attirer les propriétaires de 100 000 véhicules. Aujourd’hui, avec 20 000 véhicules en autopartage et 400 000 membres en France, la start-up est distancée par Drivy, qui revendique 26 000 véhicules. L’argent servira dans un premier temps à recruter 25 personnes d’ici au début de l’année 2016 afin de doubler l’effectif.

Protectionnisme socialiste



Les start-ups françaises Blablacar et Drivy à la conquête de l’Europe
Après Blablacar, le spécialiste du covoiturage qui a repris son concurrent allemand Carpooling au mois d’avril, c’est au tour de Drivy de traverser le Rhin. Le numéro un français de la location de voitures entre particuliers a annoncé, jeudi 28 mai, le rachat d’Autonetzer, le numéro un allemand du secteur, créé à Stuttgart. Les fondateurs d’Autonetzer, lancée en 2011, rejoignent le conseil d’administration de l’entreprise française.
Dans un marché vieux d’à peine cinq ans, mais déjà en pleine consolidation,
Drivy fait figure d’acteur de référence en Europe, bien que la start-up ne soit installée qu’en France et en Allemagne, les deux marchés aujourd’hui les plus importants du Vieux Continent. La PME, qui compte 45 salariés, dispose désormais de 600.000 membres sur les deux pays. Et pas moins de 38.000 véhicules particuliers sont offerts à la location sur cette place de marché en ligne. C’est deux fois plus que son premier concurrent français Ouicar...


"Ensuite, nous avons plusieurs axes de développement, explique Marion Carette pour Ouicar. Outre l’amélioration de notre outil et l’étude d’une expansion internationale, nous étudions plusieurs marchés, comme marier l’offre de parking et la location entre particuliers notamment avec Effia, qui gère de nombreux parking, c’est une voie possible à l’avenir." 

Alors que la SNCF prend une part majoritaire dans OuiCar, service de location de voiture entre particuliers, il fallait écarter l'américain Uber: la justice au service du pouvoir s'y est attelée ! Sous le regard impassible de l'Union européenne...

 

dimanche 28 juin 2015

Lyon: manifestation pacifiste interdite contre les taxis violents, au prétexte de Vigipirate

Tout est bon au pouvoir PS de donner tort aux UberPOP

Parti-pris et mauvaise foi gouvernent
Alexandre a le nez et
 le sinus maxillaire fracturés
Le mot d’ordre des plaignants était une manifestation pacifiste. Mais il a suffi que les conducteurs de taxi opposés à la concurrence d'UberPOP expriment leur hostilité en marge du cortège de Lyon jeudi pour que la préfecture applique l'interdiction du ministère de l'Intérieur. 
Les véhicules UberPop seront "systématiquement saisis" en cas de flagrant délit, a clamé le ministricule, 1m65, dressé sur ses ergots. Il a pourtant moqué l'ex-président sur… son physique, selon plusieurs socialistes présents sur place, dont Marie-Pierre de la Gontrie, vice-présidente de la région Ile-de-France : "J'ai un seul point commun avec Nicolas Sarkozy : je peux lui parler droit dans les yeux," aurait-il menti. Son repère mesure 1m68.
L'arrêté d'interdiction de l'activité d'UberPOP a été pris par le préfet de police de Paris quelques heures après que, jeudi matin depuis Marseille, Bernard Cazeneuve a annoncé avoir "donné instruction au préfet de Paris de prendre ce jour un arrêté interdisant l'activité UberPOP", compte tenu des troubles graves à l'ordre public et du développement de cette activité illégale". Cet arrêté vise "notamment les personnes utilisatrices des applications UberPOP, Heetch et Djump", précise un communiqué de la préfecture de police de Paris (PP).
Jeudi soir, le flou régnait parmi la chienlit.
Pour la CFDT, "la grève est levée". La CGT "n'appelle pas à de nouveaux blocages" et FO attend de consulter. Mais selon Ibrahima Sylla, de l'organisation Taxis de France, "les taxis restent Porte Maillot". "On n'est pas satisfaits, on nous prend pour des jambons", a lancé Dany, un chauffeur de 29 ans. Jambons-beurre !...

Les auteurs de violences ne sont pas ceux entravés par l'Etat-PS
Huit personnes avaient été interpellées dont trois chauffeurs. Or, de source policière, les interpellés pourraient être les agresseurs d’Alexandre, jeune homme violemment frappé au visage samedi soir dans le quartier de la Confluence. La jeune victime a eu le nez et le sinus maxillaire fracturés par des protégés de Hollande et Bernard Cazeneuve. 
"Il y a eu ce matin une altercation d’un soi-disant chauffeur UberPOP par six chauffeurs de taxi, qui en voyaient partout, explique une source policière. Ils ont secoué la voiture, craché dessus et ils ont été interpellés dans le cadre d’un contrôle d’identité. Dans le lot, trois pourraient correspondre aux enregistrements vidéo des suspects de l’agression".
Des vérifications notamment téléphoniques doivent notamment être effectuées. Les trois chauffeurs vont être auditionnés librement, avant d’être éventuellement placés en garde à vue.

Concernant les cinq autres interpellations, il s’agit de trois autres chauffeurs de taxi, conduits dans les locaux de la police, ainsi que deux conducteurs UberPOP, arrêtés pour exercice illégal de la profession de taxi, en dépit de textes flous, puisque la loi Thévenoud n'avait jamais permis jusqu'ici à un juge de condamner UberPop. Déterminé à complaire à Cazeneuve, le Préfet du Rhône a pris un arrêté jeudi dernier, interdisant ce type de transports. Ce qu'avec une belle constance, frisant l'abus de pouvoirs, le  zélé préfet avait déjà fait en février 2015 lorsqu’il était en fonction en Aquitaine. Il n'est pas nécessaire de faire tourner ce préfet de région en région pour que ses arrêtés pallient les déficiences législatives. Son arrêté n’est pas une première en France puisque des textes réglementaires similaires ont déjà été pris en Gironde, donc, dans le Bas-Rhin, le Nord, les Bouches-du-Rhône et la Loire-Atlantique. 

Le gouvernement condamne les violences des taxis agresseurs, mais sévit contre UberPop

Les taxis du groupe G7 et Les Taxis Bleus -détenus par la famille Rousselet proche du groupe Canal+ et du pouvoir PS- ont pu entamer un mouvement national illimité de protestation contre les applications de type UberPOP, le 25 juin, profitant que la CGT-Cheminot appelait elle-même à la grève ce jour-là. Or, selon Bernard Cazeneuve, 10 personnes ont dû être interpellées lors des violences entre CRS et taxis. Le ministre ajoute que 7 policiers ont été blessés et que 70 véhicules ont subi des dégradations. 

Or, le pouvoir prend le parti des chauffeurs de taxi qui ont frappé un client UberPop à Lyon

Emporté dans la spirale de leurs incohérences, Hollande, Valls et Cazeneuve refusent leur soutien aux victimes des gros bras forts en gueule. Un homme de 27 ans s'est pourtant fait agresser dans la nuit de samedi 20 au dimanche 21 juin et il souffre d'une fracture au nez (photo ci-dessus).

Bilan de la course: un nez fracturé et 21 jours d'ITT. Les brutors reprochaient à Alexandre Berlin, 27 ans, d'avoir fait appel à un conducteur UberPOP, au lieu d'un taxi. Alexandre a été agressé vers 2h30 du matin, dimanche 21 juin, dans le quartier de la Confluence, à Lyon. Un taxi aurait refusé de le conduire car il était "en grève", le jeune homme se serait alors rabattu sur un conducteur UberPOP. Selon la police lyonnaise, "il a été frappé au visage à coups de poings par des chauffeurs de taxi".
"Partagez ce post avec vos proches, pour qu'une telle violence gratuite ne se reproduise pas" (Alexandre Berlin)
"J'ai le nez et le sinus maxillaire fracturés. Je risque une paralysie de la partie gauche de mon visage", a résumé le jeune homme sur son profil Facebook. Un texte et une photo montrant ses blessures ont déjà partagés plus de 1.700 fois mardi 23 juin seulement 12 heures après la publication. Son statut dénonce cette violence.

Le préfet de la région Rhône-Alpes Michel Delpuech a interdit le rassemblement pacifique pro-Uber 
L'opinion doivent ignorer que les usagers sont du côté d'Uber. Les media à la botte ne rapportent que le point de vue des contre-manifestants. Agnès Saal, l'ex-présidente de l'INA ne voyageait-elle pas exclusivement avec les Taxis G7 ? Noël Mamère, qui fait croire qu'il se déplace à vélo dans Paris, utilisait-il une autre entreprise ? Ces sociétés proches du pouvoir vivaient largement sur le dos des contribuables de la République. Or, la colère des taxis est présentée comme légitime, alors que, taxis  perturbés dans leurs acquis d'un autre âge, ils se font justice eux-mêmes et tombent dans la violence.

L’appel au rassemblement lancé par le collectif pro-Uber "Cousin Hub" est muselé. Le pouvoir a reculé face à la menace d’une contre-manifestation des taxis et d'affrontements pour ce dimanche après-midi place Bellecour à LyonSur instruction du gouvernement, le préfet de la région, Michel Delpuech, 62 ans, a interdit les deux manifestations par arrêté préfectoral.
Il faut savoir que ce préfet Delpuech faisait partie de la célèbre promotion Voltaire, qui a notamment vu sortir le président  Hollande.

Et ses justifications sont fumeuses: le rassemblement serait susceptible de "provoquer de vives tensions et des débordements" dans le contexte Vigipirate niveau attentat en Rhône-Alpes, un plan qui vise à rassurer la population sans aucun pouvoir de protection. Laissant croire que des terroristes frapperaient deux fois au même endroit, le préfet raconte que les forces de l’ordre sont "prioritairement mobilisées sur cet enjeu de sécurité nationale."
Au final, les uns menacent et frappent, les autres sont condamnés au silence.

Cette décision en faveur d'entreprises notoirement socialistes met en évidence l'aveuglement d'un pouvoir partisan de copains et de coquins. Elle a eu le don d’agacer les utilisateurs d’UberPOP, qui s’en sont émus sur Facebook : " Honteux. Les taxis peuvent casser des voitures et bloquer les routes mais les Uber ne peuvent pas manifester paisiblement avec leurs clients." Ils promettent de remettre leur mobilisation à plus tard, pour s’opposer à l’arrêté préfectoral qui interdit UberPop.

Des tensions de plus en plus virulentes en France dans ce milieu mafieu. 
La corporation fermée des taxis juge en effet déloyale la nouvelle concurrence des VTC (voiture de transport avec chauffeur) et du service UberPOP. Ce dernier a de nombreux litiges avec les tribunaux et a été interdit dans de nombreuses villes, mais jamais condamné, puisque la loi Thévenoud n'est pas claire. L'application est donc toujours ouverte au téléchargement et de plus en plus de clients l'utilisent. Uber a même annoncé son implantation à Strasbourg, Nantes et Marseille. 
Les usagers plébiscitent en effet ce moyen de transport accessible au plus grand nombre, à la différence des taxis traditionnels, non seulement chers, mais désagréables en situation de monopole.