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dimanche 26 janvier 2020

Coronavirus: Buzyn-la-ravie passe de la volonté de rassurer à l'obligation de mettre en garde

Le nombre de malades en France pourrait augmenter, admet-elle : a-t-il donc bondi ?

Il est probable que de nouveaux cas se déclarent en France,
rétropédale Agnès Buzyn.

Une comme Buzyn, ça suffisait !
Bientôt de nouveaux cas de coronavirus en France ? "Je m'y attends", répond la ministre de la Santé, Agnès Buzyn ce dimanche midi lors du grand jury RTL, Le Figaro et LCI.
Et de confesser implicitement qu'elle n'a rien vu venir: "cet épisode risque de s'étendre dans les jours et les semaines qui viennent". "Ce matin, il y a 5 personnes en évaluation, mises en isolement". Il étaient 3 la veille.

La France a choisi d'attendre la manifestation de cas plutôt que de les prévenir...
Résultat de recherche d'images pour "Marie-Louise Mignot-Denis""Une dizaine de cas sont sous surveillance", avoue désormais la ministre. Une prise de sang doit permettre de déterminer si ces personnes sont atteintes ou non du virus." Combien de nouvelles prises de sang demain matin ?

Agnès Buzyn continue de se vouloir rassurante. 
"Toutes les personnes contaminées ont été en Chine. Nous n'avons pas de cas (contracté) en France. [La belle affaire !] Les gens qui ont des symptômes ont probablement la grippe," raconte Mlle Cunégonde (héroïne de 'Candide ou l'Optimisme', de Voltaire (photo ci-dessus). Elle affirme également que le virus est "plus contagieux mais moins grave que ce que l'on craignait au départ". «Les personnes qui décèdent sont des personnes qui ont des fragilités médicales ou qui sont âgées», a-t-elle détaillé.

Une réunion à Matignon ce dimanche

Agnès Buzyn défend également le choix de ne pas installer de portiques thermiques aux aéroportsune "fausse sécurité qui ne sert à rien", selon elle
Plutôt que mesurer systématiquement la température des voyageurs, elle défend le déploiement d'équipes médicales qui informent les voyageurs à leur arrivée. Le "monde nouveau" de Macron n'est plus celui de la prévention: l'avancée consiste à "assumer", même l'épidémie, comme si nous devions redouter la grippe...

Une réunion doit avoir lieu en fin de journée ce dimanche avec Edouard Philippe.
Les élu-e-s LREM sont rassuré-e-s, vous pensez bien ! Ils vont mettre le virus "sur la table" et notamment la question des rapatriements des Français se trouvant à Wuhan, épicentre de la pandémie.


vendredi 18 décembre 2015

Des chauffeurs de taxis s'accrochent à leur monopole: un combat d'arrière-garde ?

Les chauffeurs de VTC s'opposent à toute concurrence

Opération escargot des chauffeurs VTC entre les aéroports et Paris

Hostilité à Emmanuel Macron
Les chauffeurs VTC ont entrava la circulation aux abords des aéroports parisiens d'Orly et de Roissy vendredi matin. Ils entendaient sensibiliser leurs clients... contre la baisse des tarifs de leurs courses ! Ils ont organisé une opération escargot pour rallier Paris, indifférents  à l'évolution des comportements de leurs compatriotes.

Des chauffeurs VTC en grève, 500 selon un des organisateurs, ont démarré vendredi matin une opération escargot en direction de Paris, pour réclamer un meilleur encadrement de leur activité et de leur tarif. Un protectionnisme qui va contre les intérêts de leur passagers...

Ce mouvement de grogne a été lancé à l'appel des associations SETP, CAPA-VTC et Actif-VTC 
qui protestent contre les conditions de travail imposées par les éditeurs d'application de réservation par smartphone (Uber, Chauffeur Privé, etc.), et notamment contre la baisse des tarifs décidée, selon eux, sans concertation. "On n'a jamais été écoutés par le gouvernement. On veut être écoutés pour faire interdire l'application Uber", a plaidé Helmi Mamlouk. 
Dans son préavis de grève, le SETP réclame notamment un retour à "une course minimum de 15 euros" et "une concertation de fond sur le contrat de partenariat" avec les plateformes de réservation.

Peu après 8 heures, entre "50 et 160 VTC" ont quitté l'aéroport Charles-de-Gaulle en direction de Paris, porte Maillot (nord-ouest), selon une source préfectorale. 
Peu avant 9 heures, l'opération escargot a engendré "des difficultés de circulation près de Roissy", a indiqué le Centre national d'information routière (Cnir), qui comptabilisait 240 km de bouchons cumulés dans l'agglomération parisienne, contre 200 habituellement à la même heure. Sur l'A6, "la circulation est fortement ralentie au départ d'Orly" en direction de Paris, a indiqué la source préfectorale. "On doit être à peu près 500 sur les deux aéroports", a estimé H. Mamlouk. 

Les grévistes ont entravé le travail de leurs collègues non-grévistes

Certains véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) non-grévistes ont été empêchés par leurs collègues en grève de prendre des clients à Roissy. "Il y a eu quelques débordements mais aucune violence ne sera tolérée", a affirmé Helmi Mamlouk, président de l'association CAPA-VTC

La presse rapporte par ailleurs que les grévistes avaient mis en place un barrage filtrant. 
Une source préfectorale tient a préciser qu'il n'y a pas eu d'incident (cf. le déploiement de police, ci-contre).

En juin, de violents incidents avaient opposé taxis et VTC lors de manifestations à Orly et à Porte Maillot, notamment. En Ile-de-France, quelque 9.000 VTC sont en circulation d'après la fédération des exploitants de ces véhicules.

vendredi 2 janvier 2015

Le froid laisse le gouvernement Valls de glace: 6 morts et des milliers d'usagers bloqués

Les bras cassés du gouvernement sont resté "au travail", nous assurait la presse

Les ministres devaient être "joignables"


Empathie rétrospective de Valls
escorté de ses valseuses
A l'instar de Hollande, bloqué à l'Elysée par la préparation laborieuse de sa présentation des voeux 2015, les membres du gouvernement Valls devaient rester sous le coude, prêts à parer à toute éventualité. Elles n'ont d'ailleurs pas manqué, mais on ne les a pas trouvés où les Français les attendaient. Najat Vallaud-Belkacem avait disparu de la circulation, mais avait dû bénéficier d'une dispense d'astreinte pour aller fêter  Noël, fête chrétienne, en famille au Maroc. Christiane Taubira était allée réchauffer sous les 30° de Guyane ses vieux os glacés par ses déplacements parisiens à vélo. Fleur Pellerin avait disparu des radars et il ne manquerait plus qu'on la retrouvât abîmée du côté de l'Indonésie au cours de son retour aux sources coréennes! Mais ces sources-là étaient également secrètes... Une véritable équipe de France, ces Bleus-là. 

Des familles bloquées
 sur les routes par la neige

Elles attendaient la neige et elle a fini par arriver, mais les services se sont laissés surprendre... 

Près de 30 cm dans les vallées et des phénomènes localisés de pluie verglaçante! La météo avait mis en garde, mais les annonces à répétition et les promesses non tenues du gouvernement ont fait que les Français ne croient plus en rien, ni personne. Les municipalités ont bien dû jouer le rôle que la DDE n'assume pas et elles ont hébergé la plupart des vacanciers qui, sans elles, auraient été obligés de passer la nuit dans leur véhicule. Aussitôt les malheureux se sont faits pointer: tous, autant qu'ils étaient, étaient partis sans chaînes pour leurs voitures. Deux jours après le blocage de 15.000 véhicules en Savoie sur la route des stations de sports d’hiver, ces accusations ajoutées à l'incurie des préfectures n'ont pas manqué de produire une coulée de polémique.
Obnubilé par les "déséquilibrés" qu'il voit partout où des actions terroristes sont menées par des musulmans allumés, Nanard Cazeneuve, le p'tit ministre de l’Intérieur, va "mobiliser une inspection générale conjointe" aux ministères des Transports et de l’Intérieur: à défaut d'anticipation, il veut remonter aux coupables. Ainsi, le ministricule illustre-t-il résolument la remarque populaire selon laquelle la maréchaussée arrive toujours après la bataille. La préfecture de Savoie a donc spontanément prévu d’analyser la situation, dans la perspective des prochains chassés-croisés. Les vacanciers n’en attendent pas moins, la météo annonçant de nouvelles chutes de neige samedi, pour leur retour des stations. 
D'ores et déjà, les élus locaux et les responsables de stations font front commun avec les vacanciers qui estiment "avoir été prévenus trop tard" du déclenchement d’un plan hébergement d’urgence, qui au final a dégagé 14.000 places dans 85 sites. Sans avoir pour autant les lits et couvertures pour faire face au nombre, alors que des mesures de précaution étaient envisageables en comptabilisant les réservations informatisées.

Des vacanciers bloqués dans les aéroports par des grèves

La grève des hôtesses et stewards de la compagnie à bas coûts easyJet
a conduit à l'annulation de 30 % des vols mercredi 31 décembre et de 26 % d'entre eux jeudi 1er janvier, en France. Le syndical du SNPNC-FO, syndicat majoritaire, était au manche à balai, précisant que le deuxième syndicat, l'Unac, était associé au mouvement.
Les voyageurs qui le pouvaient ont changé leurs plans, mais la plupart sont restés échoués dans les aéroports: à Paris Roissy-Charles-de-Gaulle (24 annulations) et Orly (14), ainsi qu'à Lyon (20). Les autres annulations concernaient Nice (6), Toulouse (4) et Lille (2). Jeudi, le trafic était davantage perturbé à Lyon vers les stations (22 annulations), Roissy (18) et Nice (16). La compagnie invitait les voyageurs à consulter ses prévisions de vol pour vérifier si leur trajet sera assuré. 
138 vols annulés pour le Nouvel an.

Des malades privés de médecins 

La ministre de la Santé avait commencé par afficher son intransigeance en lançant qu'elle ne céderait pas aux médecins libéraux
comme elle l'avait fait, en revanche, pour les urgentistes en 24 heures. Elles ne recevra pas les organisations syndicales de médecins avant le 12 janvier, tout en se disant, le 30 janvier, ouverte au dialogue sur les modalités d'application de son projet contesté de réforme de la Santé visant le secteur libéral... 
A l'appui de cette détermination méprisante, elle faisait diffuser par la presse l'information que les médecins réquisitionnés et les médecins retraités rappelés dans les hôpitaux n'étaient pas submergés de demandes de malades. En dépit de l'ampleur de cette grève, Marisol Touraine affirmait  que "la continuité des soins est assuré partout sur le territoire". L'activité des médecins libéraux, mesurée d'après la transmission par les professionnels de feuilles de soins électroniques à l'issue des consultations, était en "légère progression" pendant la période des fêtes, en dépit de la grève des généralistes et spécialistes, selon l'assurance-maladie. Même pas mal !

Alors les médecins généralistes et spécialistes, rejoints par SOS Médecins, poursuivent leur deuxième semaine de grève et certains menacent désormais de faire la grève de la carte Vitale après le 5 janvier
Et puis, changement de stratégie: voilà que le mouvement fait mal. Touraine passe à l'offensive en tentant de dresser les patients contre leurs médecins, clamant que ne plus prendre la carte Vitale serait surtout pénalisante pour les malades. 
La ministre ne veut rien céder sur le tiers payant, principal abcès de fixation avec les médecins. "Il faut que tout le monde puisse aller chez son médecin sans appréhension, même avec des difficultés financières. C'est pour ça que le tiers payant, qui existe dans d'autres pays, est une avancée sociale. Les médecins de proximité veulent être mieux reconnus face à l'hôpital ! Or, à l'hôpital, il y a le tiers payant", a-t-elle expliqué dans Le Point, sans envisager que ce soit la mort assurée du système sous la charge de tous les malades imaginaires, avec le risque d'un déplacement du curseur des prises en charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles et assurances complémentaires aux dépens de la tranche défavorisée des Français qui gagnent trop pour bénéficier du RSA ou de la CMU et de l'ACS, mais pas assez se payer un contrat de complémentaire d'une société privée. Journée portes ouvertes tous les jours chez les médecins.
 De la même manière, Marisol Touraine reste fermée sur la hausse des prix des consultations. "La loi ne porte pas sur la rémunération. Pour une consultation de vingt-trois euros, la Sécurité sociale verse aujourd'hui l'équivalent de huit euros au médecin en rémunérations forfaitaires et cotisations sociales contre seulement cinq euros en 2012. La rémunération des actes médicaux a donc augmenté de près de trois euros dans un contexte de contrainte budgétaire", a-t-elle ajouté. Résultat: pour sauvegarder le secteur libéral, les médecins grévistes pourraient renoncer à cette augmentation, contre le statu quo sur le tiers payant. En un mot, ils opposent un niet à la nationalisation de la médecine libérale.

Six SDF morts l'espace d'un week-end

Il aura fallu
au moins 6 SDF morts de froid depuis samedi pour que le gouvernement se mobilise. Le dernier comptabilisé, avant le mot d'ordre de la suspension des avis officiels de décès, est un autre SDF, un Belge âgé de 46 ans, retrouvé mort dimanche sous sa tente à Mandelieu-la-Napoule, près de Nice (sud-est), "un décès dû au froid, combiné à l'alcoolémie", selon la préfecture locale.

"La ministre est en famille"

C'est ainsi que le cabinet de Sylvia Pinel a expliqué son silence face à la vague de froid qui n'a fait réagir aucun membre du gouvernement, ni l'Élysée, ni Matignon. 
"La ministre est en famille. Elle travaille aussi bien de chez elle. Elle a régulièrement les préfets au téléphone pour faire le point sur la situation."
Ce qui n'explique en rien, ni le ton badin, ni la méthode de télé-travail du gouvernement, ni l'absence de réaction officielle de la ministre. Or, l'hébergement d'urgence des SDF dépend du ministère du Logement dont Sylvia Pinel a la pleine et entière responsabilité en étant aussi absente que l'association DAL pourtant subventionnée. 

Les morts de sans-abri devraient concerner d'autres services gouvernementaux: outre la ministre du Logement, Sylvia Pinella secrétaire d'État à la Lutte contre l'exclusion (Ségolène Neuville) et le ministère de la Santé et des affaires sociales (Marisol Touraine) - encore elle - sont aussi injoignables qu'intouchables.

Le Premier ministre n'a réussi à en bouger que deux sur trois


Un SDF, pris au hasard (mais noir),
 pour une dizaines de "personnalités " exemplaires

Marisol Touraine n'a pas été mêlée à ce fiasco,
mais, à voir leurs mines épanouies, les deux valseuses ci-dessous se sont visiblement faites remonter.
Manuel Valls les avaient réquisitionnées pour une séance d'empathie collective auprès de SDF, démonstration qui s'est déroulée au chaud, dans les Hauts-de-Seine, devant les caméras qui les attendaient...
VOIR et ENTENDRE le service trois pièces du gouvernement:



lundi 9 septembre 2013

L'extrême gauche en grève contre la réforme des retraites : perturbations limitées dans les transports

La CFDT soutient le pouvoir socialiste

Quatre syndicats (la CGT, FO, FSU, Solidaires) ont appelé il y a plusieurs mois à faire grève et à manifester
 
ce mardi contre la réforme des retraites et pour les salaires.

Deux sondages ont d'ailleurs récemment montré qu'
une majorité de Français se montre sensible à la question des retraitesD'une part, ils sont 81% à se déclarer inquiets pour leur retraite. D'autre part, plus d'un sur deux (56%) soutient la journée de grèves et de manifestation

Cette grève devrait néanmoins avoir un impact limité sur les transports en commun. "La mobilisation va vous surprendre", a pourtant lancé mardi matin Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, alors que le numéro un de Force ouvrière (FO) a dit ne pas croire à une "déferlante".

Les perturbations

Ce mardi matin, la RATP annonce que le trafic est "normal ou quasi normal" sur son réseau, c'est-à-dire bus, métros et RER A et B. En région parisienne, sur le trafic Transilien, sept trains sur 10 sont prévus en moyenne aux heures de pointe. Mais on enregistre de fortes disparités avec par exemple un trafic assuré par bus sur la branche Pontoise / Creil de la ligne H ou encore la branche Meaux / La Ferté Millon de la ligne P, un trafic normal sur la ligne K, un train sur deux sur les ligne J, L et R, deux trains sur trois sur les lignes N et U. Le trafic devrait par ailleurs être proche de la normale sur les RER B et E avec seulement "quelques suppressions", deux trains sur trois en moyenne sur le RER C et un train sur deux sur le RER D sans interconnexion entre Paris-Lyon et Châtelet.

A la SNCF,  le trafic devrait être "normal ou proche de la normale sur toutes les lignes TGV, à l'exception du TGV Atlantique avec trois trains sur quatre". 
En province, le trafic régional devrait être normal ou proche de la normale, avec des perturbations localisées. Un train Intercités sur deux devrait circuler.

Dans les aéroports, quelques retards et perturbations pourraient survenir d'après la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). Des sources aéroportuaires prévoient quelques retards à Orly et un faible impact de la grève à Roissy.

Les liens d'assistance contre les perturbations

- RATP  
- SNCF  
Transilien: lien 1 et lien 2  
Intercités : lien   

lundi 26 décembre 2011

Aéroports: les agents de sûreté signent un accord de sortie de grève

Les prises d'otages syndicales nuisent aux travailleurs


Certains bossent pour partir en vacances; d'autres attendent les fêtes de Noël
pour faire grêve



Onze jours pour signer

Quatre syndicats d'agents de sûreté aéroportuaire ont signé lundi un accord de sortie de crise après onze jours de grève (depuis le 16 décembre), a-t-on appris de sources syndicales.
La ministre de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, a assuré qu'il n'était "pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l'occasion des vacances de Noël". "Si la situation ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée" à cette prise "otages" en pleine trêve des confiseurs.
Le mouvement, qui réclame de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire mensuel de 200 euros brut, a d’ores et déjà obtenu la promesse d’une prime annuelle de 500 euros.


La base est consultée après coup

Les fédérations FO, CFTC, CFDT et UNSA du secteur ont accepté les propositions négociées, la promesse d’une prime annuelle de 500 euros afin de sortir du conflit, ont indiqué des responsables syndicaux.
"Nous avons pris nos responsabilités, nous avons signé cet accord, suite à la demande de très nombreux salariés qui souhaitaient sortir du conflit", a déclaré Erik Biro, secrétaire général de l'Unsa-FMPS.
"Nous leur demandons maintenant de reprendre le travail. Grâce à cet accord nous avons fortement limité la casse, même s'il n'a pas atteint les objectifs par rapport à nos revendications initiales", a-t-il poursuivi.

"La grève a pris une tournure très difficile ces quatre derniers jours. Nous avions atteint une forme d'enlisement. Il fallait en sortir très vite. Beaucoup de salariés étaient très fatigués et à bout de nerfs", a-t-il gémi, sans considération aucune pour les files d'attente et les retards imposés à leurs concitoyens.

M. Biro a aussi déploré "l'atteinte à la grève" faite par le gouvernement en remplacement des grévistes par des forces de l'ordre, ce qui était "inédit" et pose des problèmes juridiques.
"Les négociations étaient bloquées, le patronat a rouvert une fenêtre de négociations, et après consultation de notre base, nous constatons que les propositions sont mieux que rien", a expliqué de son côté Thierry Fressart, de la fédération services CFDT.

Des négociations s'ouvriront au premier semestre 2012 pour fixer les modalités de l'augmentation de la prime proposée par le patronat, a-t-il précisé.


Les extrémistes refusent tout dialogue social

La CGT et SUD Prévention et Sécurité s'alignent, mais en faisant mine de consulter ses militants
De son côté, la CGT, non signataire, a fait savoir qu'elle allait "consulter ses bases".
Ils n'ont pas encore annoncé qu'ils ne seraient pas présents lors des négociations sur la prime...

Les politiques de la gauche extrême ont fait le déplacement

Au septième jour de leurs blocages, les agents de sûreté grévistes ont reçu jeudi le soutien de Marie-George Buffet (PCF, à droite sur la photo) et des trotskistes Olivier Besancenot (NPA) et la névrosée Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière, LO, à gauche).

"Je ne suis candidat à rien, je suis venu les soutenir", a expliqué l'ancien candidat à la présidentielle, Olivier Besancenot du Nouveau Parti anticapitaliste. "Le droit de grève est en danger, j'espère que toute la gauche le comprend", a-t-il ajouté, en allusion à François Hollande, le représentant de la "gauche molle".

VOIR et ENTENDRE Jean-Luc Mélenchon ( Front de gauche) à Roissy.

Les syndicats révolutionnaires montrent leurs muscles mous
Ils considèrent que l'encadrement du droit de grève et la substitution de forces de l'ordre aux grévistes signe l'extinction de ce droit, mais les usagers voient avec satisfaction la fin de l'anarchie dans les services de transports.

Leur mauvaise foi les amène à des vérités partielles
: si la législation actuelle prévoit déjà que les salariés des entreprises privées ayant une mission de service public doivent déposer un préavis de grève au moins cinq jours avant le début prévu des débrayages, ce qui a été fait dans le cas présent, ils ne disent pas qu'ils n'avaient pas jusqu'ici l'obligation de se déclarer ou non grévistes pour permettre aux autorités de s'organiser au service des usagers. Une proposition de loi sera déposée en sorte d'établir l'égalité entre grévistes des services de transports et d'assurer un service minimum dans le secteur aéroportuaire.

Se fondant sur la loi du 21 août 2007 relative au service minimum dans les transports terrestres, le gouvernement va soutenir le 24 janvier 2012 une proposition de loi UMP visant à l’instauration d’un système similaire pour tous (dépôt de préavis de grève auprès de la direction et déclaration d'intention individuelle) dans les transports aériens.
Le ministre en charge des Transports, Thierry Mariani, a fait valoir que "ce texte permettrait d'organiser le trafic aérien, d'informer en avance les passagers et ainsi d'éviter les engorgements (...), en conciliant de façon équilibrée, le principe constitutionnel du droit de grève, l'objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public ainsi que le principe de la continuité du service dans les aéroports".


Aux bloqueurs nostalgiques des prises d'otages, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a répondu en fondant "sa décision sur le fait que le remplacement d'agents grévistes par des fonctionnaires de l'Etat, dont les missions sont d'assurer la sécurité des biens et des personnes, ne constitue pas une atteinte au droit de grève dans la mesure où aucune réquisition [de personnels grévistes] n'est demandée".

dimanche 25 décembre 2011

A main levée, les syndicats votent la poursuite des bloquages d'aéroports

Les agents de sûreté votent la reconduite de la grève à Roissy

Les agents de sûreté aéroportuaire, en grève depuis le 16 décembre, ont décidé de reconduire le mouvement de grève, lors d'une assemblée générale à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Les bloqueurs présents à l'assemblée ont voté à main levée en faveur de la poursuite de la grève, afin d'obtenir une revalorisation salariale. En effet, les agents réclament une hausse de leur salaire mensuel de 200 euros (+ 20%), qui -à ce niveau bas de qualification- se situe pour l'instant entre 1 100 et 1 600 euros.

Le mouvement n'aura cependant pas de grandes conséquences sur le trafic, puisque le gouvernement a décidé de faire appel aux forces de l'ordre pour remplacer les grévistes à l'aéroport et donner aux passagers le "bien-être" promis d'une main par la Ch'tite Brochen-Aubry, mais refusé de l'autre par la CFDT.


Le vote de l'AG est la réponse syndicale à l'offre d'une prime annuelle, proposée par le patronat
Elle a fait naître des dissensions entre les syndicats, notamment entre l'UNSA qui envisage de signer un accord et la CGT, qui s'y oppose, après avoir réclamé le dialogue social et une augmentation.

Le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (SESA, patronat) propose de porter à un mois de salaire le montant de leur prime annuelle (1000 euros), sous certaines conditions.

De source concordante, le protocole d'accord est encore valide.
Et selon Patrick Thouverez, président du SESA, plusieurs syndicats "sont en train d'expliquer à leurs adhérents l'intérêt de cet accord afin d'obtenir l'adhésion de leurs délégués", ce qu'a confirmé une source syndicale.

Le mouvement d'agents de sûreté n'entraîne "pas de répercussion particulière" sur le trafic et la situation était "normale" lundi à Roissy où sont attendus 75.000 passagers, a indiqué un porte-parole d'Aéroports de Paris (ADP).

vendredi 23 décembre 2011

La gauche se ligue contre les usagers des aéroports

Le droit de grève est "respecté", car il n’y a pas eu de réquisition


Lors d’une visite à l’aéroport de Roissy, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a précisé que "180 policiers et 80 gendarmes" ont été déployés.

Pour venir en aide aux passagers, les forces de l’ordre mobilisées procèdent à la fouille des passagers et des bagages mais ne réalisent pas les contrôles derrière les écrans. Sur Orly et Roissy, les entreprises de sûreté emploient 5 200 agents, selon ADP.

Ce dispositif mis en place à la veille des fêtes de Noël et qui durera "le moins longtemps possible", précise François Fillon, tend à réduire les files de passagers à Roissy, où la durée moyenne d’attente est d’environ 25 minutes, selon ADP.

Les grévistes tentent, sans succès, de clouer les passagers au sol
A Roissy,ils ont rompu le dialogue après en avoir demandé l’ouverture des négociations au niveau de la branche. Une nouvelle réunion est prévue aujourd’hui à Paris, sur invitation du médiateur nommé par le gouvernement.

À Nice, le trafic est normal, après une menace d'extension du conflit en début de semaine. Les salariés ont toutefois déposé un préavis de grève pour le 27, envisageant de faire monter la pression d'ici de le retour des vacanciers.
À Bâle-Mulhouse, la situation est tout aussi normale.
A Lyon, à l'origine du mouvement, l’ensemble des vols au départ programmés aujourd’hui seront assurés, "des risques de retard en début d’après-midi" sont cependant possibles, selon la direction de cette plate-forme où des salariés d’autres sociétés de sécurité remplacent les grévistes. Une réunion était prévue hier soir à la préfecture du Rhône avec des représentants des agents grévistes.


Les syndicats hurlent à l’atteinte au droit de grève

L’Union syndicale Solidaires (UNSA) estime "la démocratie en danger".

La CFDT a engagé une procédure en référé.
La mobilisation de policiers "n’a pas solutionné le problème, selon le syndicat. Cela ne change rien à nos revendications", a réagi Thierry Fressart, délégué central CFDT. Le mouvement de grève est reconduit aujourd'hui à Roissy.

FO a indiqué travailler sur les modalités d’un recours.


La gauche politique ajoute ses turbulences

Le PS accuse le gouvernement d'être "en partie complice" de la situation.
Sur son blog, en date du 22 décembre et en contradiction totale avec la réalité du terrain, François Hollande, le candidat démagogue, écrit : " Le mouvement de grève des agents de sûreté dans les aéroports s’est intensifié suscitant l’exaspération de nombreux usagers, à l’approche des fêtes de fin d’année. " Et il accuse le gouvernement qui, selon lui, " a pris le parti de détourner ce conflit en une vaste opération de communication et de mise en cause du droit de grève". Alain Vidalies et Roland Ries concluent: " le gouvernement contribue à la paralysie du conflit."

Malgré les trous d'air dans leur popularité, l'extrême gauche, la communiste Marie-George Buffet (PCF), les révolutionnaires trotskistes Olivier Besancenot (NPA) et Nathalie Arthaud (LO) s'est jointe hier matin aux quelque 250 manifestants à Roissy.


La substitution des forces de l’ordre aux grévistes reste exceptionnelle en France


La réquisition est-elle une atteinte au droit de grève,
lorsque FO menace la santé des Marseillais ?




À l’automne 2010, pendant une grève d’éboueurs à Marseille, le préfet avait réquisitionné la Sécurité civile. Fin 1988 l’armée a assuré des navettes après la fermeture de deux lignes du RER. L’armée avait également prêté ses camions pendant Mai 1968.

Avant 1996, les contrôles de sécurité dans les aéroports étaient assumés par la Police de l'Air et des Frontières (PAF). Cette mission a ensuite été confiée aux sociétés gestionnaires des aéroports qui ont fait appel à des sous-traitants.

Cette grève relance la polémique sur un encadrement du droit de grève dans les transports aériens. Des syndicats de pilotes et de personnel naviguant ont déjà menacé de déposer un préavis en février pour protester contre une proposition de loi UMP allant dans ce sens.


Encadrement de la réquisition de grévistes

Selon l'article L 2215-1 du Code général des Collectivités territoriales, les préfets peuvent décider de la réquisition de personnels grévistes lorsque "l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l'exige".
Et ce, même dans une entreprise privée. En d'autres termes, "si elle constate que les besoins essentiels de la population ne sont pas assurés, la puissance publique tranche".
Face au manque d'essence, des réquisitions ont eu lieu en octobre 2010. Lors de la grève des mineurs de l'hiver 1963, le gouvernement de Gaulle avait signé un décret de réquisition du personnel des Houillères et fit fit adopter par l'Assemblée nationale un projet de loi instaurant un préavis de cinq jours avant toute grève dans le service public.
La loi du 18 mars 2003 stipule que, "en cas d'urgence, lorsque l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publique l'exige et que les moyens dont dispose le préfet ne permettent plus de poursuivre les objectifs pour lesquels il détient des pouvoirs de police, celui-ci peut (...) réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne
nécessaire
".
Adoptée en 2007, après la grève importante de la fonction publique contre - déjà - une réforme des retraites, la loi sur le service minimum représente elle aussi un dispositif antigrève, qui voudrait encadrer, limiter sinon interdire toute grève dans les services publics.

La substitution des forces de l'ordre
1984 - au cours des années Mitterrand : 428 000 journées de grèves . C'est une année charnière aux PTT, car un plan commence à entrer en vigueur qui vise à supprimer les services ambulants et les bureaux-gares. Au plan politique, elle correspond au départ du gouvernement des ministres communistes.

Les syndicats stigmatisent la police, jugeant qu'ils ne sont pas qualifiés pour cette mission...
Cette mission de sûreté était effectuée par les policiers avant qu'elle ne le soit par des entreprises. et "ils savent même le faire encore mieux, vu qu’ils remplissent déjà cette mission, notamment pour des événements comme le G20, par exemple", explique le ministre des Transports, mercredi matin sur France 2, à Thierry Ménard, secrétaire fédéral de la CGT .

mercredi 21 décembre 2011

La gauche lance ses attaques sur les aéroports entravés par quelques-uns de ses activistes

Le gouvernement soutient les efforts de dialogue des sociétés privées

Aéroports : la grève prend une tournure politique

Le gouvernement a nommé deux médiateurs lundi pour aider au dialogue et mettre fin à la grève des agents de sureté dans les aéroports de Lyon et Roissy avant Noël.
Alors que des agents de sûreté grévistes perturbent depuis vendredi les aéroports les plus actifs en cette période de fêtes, au sixième jour du conflit, tous les vols ont pu décoller des aéroports de Lyon et de Paris-Roissy, mais avec des retards. Celui de Nice qui devait rejoindre le mouvement travaille normalement.

Le PS a cherché à politiser le débat en incitant le gouvernement à intervenir, tout en publiant son soutien aux grévistes.

" Il ne s’agit pas de réquisitionner des policiers. Si c’est une mission qu’on leur donne, ce n'est pas une réquisition, d’autant que c’est normal de faire appel aux forces de l’ordre qui d’ailleurs sont permanence dans les aéroports. On leur demande seulement d'élargir leur mission de sécurité ", a expliqué la ministre.

France Info, pour sa part, relaie l'intox syndicale
Les journalistes du service public affirment froidement que l'Etat ne fait pas ce qu'il faut. Or, avec bac +5 pour certains, ils savent vraisemblablement qu'Aéroports de Paris est une société anonyme depuis le 22 juillet 2005. Ils s'appliquent néanmoins à diffuser l'intox syndicale, sans aucun commentaire critique, mais continuent en revanche d'impliquer le gouvernement.

La majorité ne reste pas les "bras ballants"

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé que les députés allaient examiner une proposition de loi instaurant le service minimum dans les services aéroportuaires
.
Pour l'heure, le ministère de l'Intérieur a indiqué, mardi, que les forces de l'ordre se substitueront aux agents grévistes "si besoin".

Nathalie Kosciusko-Morizet,la ministre de l’Ecologie et des Transports, a précisé que le gouvernement étudie " plusieurs solutions " pour tenter de mettre un terme au conflit. Notamment celle visant à "encadrer les choses de telle sorte que les salariés soient obligés de se déclarer grévistes à l'avance comme dans les transports terrestres", a-t-elle détaillé sur LCI, mardi matin. Pour l'heure, Claude Guéant a "donné des instructions très claires" à la police et à la gendarmerie pour qu'elles se substituent, "si besoin", aux agents de sûreté grévistes, a annoncé la place Beauvau. "L'objectif est qu'aucun passager ne soit bloqué et que la sécurité des vols soit par ailleurs parfaitement assurée", a expliqué le porte-parole du ministère.

Trois syndicats ont fait échouer les négociations mardi après-midi


Côté syndicats
, Benamar Belkouche, délégué CFDT chez ICTS France à Roissy, estime que "les patrons ne sont prêts à aucun effort". "On leur a demandé de faire des contre-propositions, ce qu'ils ont encore refusé", a-t-il affirmé au cinquième jour de grève. Les agents de sûreté qui ont choisi la période des fêtes familiales de Noël et du Nouvel An pour lancer leur mouvement, réclament notamment une hausse de salaire de 200 euros. "Nous reconduisons le mouvement mercredi et je pense que la grève va se durcir et s'amplifier", a ajouté le syndicaliste.

Côté sociétés, le Syndicat des Entreprises de Sûreté Aérienne et Aéroportuaire (SESA) a fait valoir par communiqué que la hausse de salaire demandée est "incompatible avec les résultats des entreprises du secteur dont les marges sont voisines de zéro".

Le communiqué du SESA souligne qu' "en revanche, les représentants des entreprises ont tous renouvelé leur proposition de négocier" sur les conditions de travail, précisant qu'une nouvelle réunion était prévue à Roissy mercredi à 10h. A Lyon, où la négociation a aussi échoué mardi, "tout le personnel est prêt à repartir" en grève, a menacé Edouard Nunez (UNSA-Brink's).

Clivage droite-gauche

Du service public dans les aéroports ? "Chiche !" dit Buffet

La députée PCF, Marie-George Buffet a considéré que le gouvernement, qui veut soumettre les agents de contrôle de la sûreté aéroportuaire aux contraintes liées aux missions de service public, n'a qu'à négocier pour leur donner le droit et le statut de fonctionnaires.


Ne pas confondre grève et "chantage
"

Le mouvement syndical actuel relance débat sur un service garanti, dans les transports aériens, semblable à celui de la SNCF et de la RATP.
Lundi, des députés de La Droite populaire ont jugé "scandaleux" le mouvement entamé par les agents de sureté, estimant que les emplois de ces derniers n'étaient "pas menacés" et les stigmatisant la grève comme moyen de " chantage" et "prise d'otage" au moment délicat des grands flux migratoires de fin d'année.

Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, a demandé "l'examen rapide" de la proposition de loi UMP visant à aligner le droit de grève dans le transport aérien sur les autres. Le texte, déposé par le député Eric Diard, vise à rendre obligatoire la déclaration individuelle d'intention de faire grève 48 heures à l'avance dans les entreprises ou établissements qui concourent directement au transport aérien de passagers. Rien de plus qu'à la SNCF ou à la RATP.

Pour satisfaire le PS qui réclame des mesures, la proposition d'encadrement du droit de grève sera examinée à l'Assemblée nationale le 24 janvier, a annoncé mardi le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

Martine Brochen-Aubry a immédiatement accusé la droite de n'évoquer le service minimum qu'en temps de crise ! Les perturbations poussent en effet à fixer sans délai les procédures de protection des usagers. "Ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération [sic ! Ce sont aussi des électeurs...] - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité [un bien grand mot] et de mauvaises conditions de travail", a-t-elle maugréé mardi au micro de RTL, bien qu'elles aient été celles de la PAF (Police de l'Air et des Frontières), sans que l'amère des primaires n'ait alors versé le moindre pleur.

Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré: " Ce qui me choque, et c'est la raison pour laquelle avec Thierry Mariani, on soutient beaucoup la proposition de loi du député UMP Eric Diard, c'est qu'on ne puisse pas, dans ces situations, anticiper " .
" Ça ressemble fortement, malheureusement," à une prise en otages des passagers, a dénoncé la sénatrice UMP, Chantal Jouanno." La proposition (d'encadrer le droit de grève dans l'aérien) qui est faite est une très bonne chose ". "Au moins franchissons ce premier pas, il n'y a qu'en France qu'on voit ça", a conclu l'ancienne ministre des Sports.

Le coût du blocage des transports
" Dans les circonstances économiques difficiles que nous traversons, une minorité d’employés, agents de sécurité des aéroports, dont les emplois ne sont nullement menacés, profite des vacances de Noël pour exploiter leur situation stratégique au détriment des travailleurs qui veulent voyager, prendre un repos légitime ou aller visiter leur famille", estiment-ils dans un communiqué.

Pour ces onze députés, "en confondant la grève avec le chantage et la prise d'otage, ils affaiblissent l'activité aéroportuaire et fragilisent l'ensemble des emplois" tout en ternissant "l'image de notre pays à l'étranger".


Dupont-Aignan veut un service minimum "renforcé"
" On ne peut pas accepter d'être pris en otage en permanence. Il n'y a pas assez de concurrence dans beaucoup de secteurs privés.", a déclaré le candidat à l'élection présidentielle et président du mouvement Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan sur Radio classique.

Le Front de gauche s'en tient au refus du dialogue
La députée PCF, Marie-George Buffet a considéré que le gouvernement, qui veut soumettre les agents de contrôle de la sûreté aéroportuaire aux contraintes liées aux missions de service public, n'a qu'à négocier pour leur donner le droit et le statut de fonctionnaires. "Valérie Pécresse veut du service public dans la sécurité des aéroports: chiche !", l'a défiée, non sans cynisme, l'élue de Seine-Saint-Denis dans un communiqué. Elle juge que la porte-parole du gouvernement "fait dans la surenchère", en estimant que ces salariés "devraient être astreints aux contraintes liées aux missions de service public".


Eva Joly se distingue de ses rivaux PS et PCF
L'altermondialiste n'aime pas que son accent soit raillé, mais se réfère à l'exemple allemand du dialogue social. Une fois de plus, c'est l'Allemagne qui, selon elle, montre la voie. La candidate d'Europe-Ecologie les Verts à l'élection présidentielle de 2012 préconise la négociation avant de recourir à la grève.
" Il y a une chose plus urgente à faire en France : instaurer l'obligation de négocier avant d'utiliser l'arme constitutionnelle qui est la grève", a insisté Eva Joly sur I-Télé, en référence au service minimum. Cela "existe en Allemagne et en Scandinavie et cela donne de bons résultats ", a observé notre bi-nationale.

La candidate dénonce le refus des syndicats du dialogue social
"Il y a un côté absurde de commencer un conflit par la grève et négocier après".
" En France, il n'y a pas la culture de la négociation préalable. On peut l'instaurer par la loi", a-t-elle dit, comprenant "parfaitement la colère des voyageurs qui voient leurs vacances compromises".


mardi 20 décembre 2011

Aéroports: les forces de l'ordre remplaceront les agents de sécurité déserteurs

Les négociations échouent: les aéroports pourraient être libérés



Négociations d'agents de sûreté,
à la façon du syndicat SUD



Les négociations ont échoué

Bientôt un sixième jour de blocage d'aéroports par les agents de sûreté
La réunion de négociation entre le médiateur du gouvernement et les agents de sûreté s'est soldée ce mardi par un échec, selon une source syndicale. Les salariés grévistes poursuivent donc le mouvement mercredi, notamment à Paris, Lyon et Nice.
Claude Guéant a annoncé son intention d'envoyer les forces de l'ordre remplacer les grévistes dès mercredi: selon le ministre de l'Intérieur, 400 policiers et gendarmes sont "prêts à se substituer" aux bloqueurs.


Du retard à rattraper

Les 150 vols seront bien assurés mercredi au départ de Lyon-Saint-Exupéry
, malgré la grève, d'après la direction de l'aéroport. Mais, ce mardi, ça coince toujours dans cet aéroport et il y a du retard à rattraper. Pour gagner du temps, il est demandé aux passagers d'emporter un minimum de bagages à main pour fluidifier les contrôles. Les bagages "hors format" comme les skis ou les poussettes ne sont par exemple pas conseillés.

A Roissy-Charles-de-Gaulle, aucun vol annulé
Des temps d’attentes sont prévus aux terminaux 2E et 2F, en cette période de forte activité. "Nous attendons 75.000 passagers aujourd'hui contre 85.000 hier", a annoncé un porte-parole d'Aéroport de Paris (ADP) qui recommande aux voyageurs de venir plus tôt. En revanche à Orly, la situation est normale, selon ADP qui précise sur Twitter: "Paris-CDG terminal 2, temps d'attente moyen de 15 minutes aux contrôles de sûreté (max 60' en heure de pointe)".


Les forces de l'ordre en renfort si nécessaire

Ce quasi retour à la normale intervient alors que le PS appelle le gouvernement à agir et celui-ci promet de durcir le ton.
Mardi en fin de matinée, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué que les forces de l'ordre se substitueront aux grévistes "si besoin".
Lundi soir, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre des Transports, a par exemple souligné qu'il n'était "pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l'occasion des vacances de Noël". Deux médiateurs ont été nommés pour mettre fin à ce conflit portant sur les conditions de travail et de salaires des agents de sûreté.

Droit à la réquisition ou appel aux forces de l'ordre
Il faudra que le trafic reprenne normalement. Le ministre des Transports, Thierry Mariani. "Si la situation ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée", a prévenu le ministère, avant d'indiquer que la réquisition aura lieu dès mercredi, si la grève se poursuit.
Cette mesure ne peut être prise que lorsque il y a atteinte à l’ordre et à la sécurité publique.
Le premier syndicat de gardiens de la paix Unité police SGP-FO a déjà prévenu qu'il y était opposé.

Dommage pour les usagers ?

lundi 19 décembre 2011

Les agents de sûreté des aéroports ne sont pas indispensables

Trafic normal au quatrième jour de grève



Passagers en souffrance
à Lyon Saint-Exupéry
le 17 décembre 2011



Rares annulations, mais des retards à prévoir dans de nombreux aéroports

Prise d'otage corporatiste
Les agents de sûreté des aéroports poursuivent leur mouvement de grève nationale entamé vendredi matin. Ils demandent des négociations sur les salaires et les conditions de travail.
La réunion de négociation prévue aujourd'hui a été annulée.

Chargés du contrôle des bagages et des passagers avant l'embarquement, les agents aéroportuaires qui ont cessé le travail contraignent les usagers de plusieurs aéroports à se présenter très en avance, mais où ils n'enregistrent pas les annulations ou les retards de vols que la presse partisane annonce.

•La situation est normale à Orly.

Lyon-Saint-Exupéry, quatrième aéroport du pays, est le plus affecté. Ce lundi au moins 70% des vols devaient décoller, "avec des retards et des attentes", a prévenu la direction.

•A Roissy, " il faut s'attendre à des délais d'attente aux heures de pointe sur certains points de sûreté " ce lundi, selon Aéroports de Paris (ADP).

•A Toulouse-Blagnac, sur plusieurs dizaines prévus, seuls 11 vols sont retardés et seulement d'une vingtaine de minutes environ, d'après la direction. Mais la direction craint cependant des retards plus importants dans l'après-midi, notamment en ce qui concerne les avions faisant la navette avec Paris.


Les grévistes ont dénoncé le recrutement d'agents extérieurs recrutés pour "briser la grève" et qui, selon eux, n'ont pas la formation requise, constituant un "manquement à la sécurité", ce que dément un porte-parole de la DGAC (direction générale de l'aviation civile).
Dialogue de sourds

Les plus radicaux tentent d'imposer leurs conditions
Ils bloquent l'ouverture de négociations sur les salaires et menacent aussi d'étendre leur mouvement à d'autres villes, dont Nice, troisième aéroport du pays, a-t-on appris aujourd'hui auprès des maîtres-chanteurs syndicaux. Outre Nice, Mulhouse pourrait rejoindre le mouvement de grève nationale inter-entreprises mardi dès 00H01, ont mis en garde la CGT et la CFDT, sans certitude."Tant que le SESA (syndicat patronal) n'aura pas ouvert de négociations et ne nous reçoit pas pour vraiment négocier sur nos revendications, on ne lâchera pas l'affaire ", s'est entêté Mohamed El Ammari, délégué syndical CFDT chez ICTS à Roissy. Exiger des syndicats qu'ils lèvent leur préavis de grève pour négocier, "c'est du chantage ", a-t-il estimé. " On campe sur nos positions et on garde notre préavis au niveau national. "
Lundi, les agents aéroportuaires poursuivaient leur grève,
perturbant le trafic de grands aéroports comme Lyon, Roissy et Toulouse. Aucune issue au conflit ne se dessinait après l'annulation de la réunion de négociation prévue cet après-midi.
Demain, des agents de sûreté aéroportuaire vont poursuivre le mouvement de grève.

Ils réclament des négociations sur les salaires et les conditions de travail
Ils se plaignent de gagner en rapport de leur niveau de formation.
VOIR et ENTENDRE ce reportage en date du 17 décembre à Roissy:

Mais il faut rappeler, n'en déplaise au syndicaliste anti-républicain de SUD mis en vedette par l'agence de presse française, que le syndicat des entreprises de sécurité aéroportuaire (SESA) avait proposé aux syndicats CGT et CFDT une réunion de négociation lundi, conditionnée à la reprise du travail, avant de l'annuler faute de levée du préavis de grève par l'inter-syndicale.

Revalorisation de salaires et meilleures conditions de travail exigées

Les agents de sûreté en grève sont chargés du contrôle des bagages et des passagers avant l'embarquement. Ils exigent des négociations au niveau de la branche pour une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail.


Ils ne sont pourtant pas tenus de se déclarer grévistes

Face au mécontentement lié aux perturbations engendrées durant ce week end de départs en vacances, le gouvernement a pour sa part relancé l'idée d'un encadrement du droit de grève dans les transports aériens. Il s'agirait notamment d'aligner les grévistes des aéroports sur les autres secteurs et de les soumettre à la déclaration de leurs intentions 48 heures à l'avance pour permettre ainsi aux entreprises d'informer les passagers sur l'état prévisible du trafic 24 heures avant la grève.

" L'ensemble des vols" prévus mardi devrait être assuré à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, le plus touché en France, a annoncé de son côté la direction ce lundi soir. Dans la journée, au quatrième jour de grève, "90% des vols, soit 133 sur 150, ont été opérés avec un retard maximum de 1h et une moyenne sur la journée de 15 minutes ", a-t-on précisé de même source.

Quel sera demain le coût de ce mouvement au 5e jour, pour les aéroports régionaux et l'industrie du tourisme ?