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lundi 31 juillet 2017

L'arrogance des élu(e)s LREM n'est pas une excuse pour leur donner des coups

Une députée LREM Laurianne Rossi frappée sur un marché de Bagneux

Sans doute est-elle sympathique à ses électeurs, mais ça ne suffit pas aux autres 

Résultat de recherche d'images pour "laurianne rossi LREM"
Une élue vent en poupe doit aussi prendre les autres en compte.
Laurianne Rossi vient tout juste de porter plainte. Ce dimanche matin, alors que la députée de la République en marche distribuait des tracts sur un marché à Bagneux (Hauts-de-Seine), elle a été agressée par un passant. "Nous avions un échange mouvementé (...), mais rien ne laissait supposer l'acte de violence qui allait suivre puisque cette personne m'a asséné un coup de poing dans la tempe droite", a expliqué cette trentenaire, ex-collaboratrice parlementaire auprès du sénateur socialiste Yves Krattinger, actuellement président du Conseil départemental de la Haute-Saône, à 367 kms des lieux de l'altercation. Elle accédera ensuite à la direction générale de l'Office Public de l'Habitat de Paris (2009-2012), trois ans après un diplôme de l'IEP d'Aix-en-Provence, avec un master 2 Affaires publiques de l'université Paris I, et directrice du développement et de la communication (2012-2015) de l’Institut des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM). Parcours sans faille qui doit moins à son militantisme politique, bien sûr, qu'à ses qualités avérées.

Le contradicteur aurait reproché à la jeune femme originaire de Toulon, non pas son parachutage à Bagneux, ni d'ailleurs son nomadisme, mais d'être
de ces députés "godillots" LREM, par ailleurs bénéficiaires de "la couverture médiatique orientée en faveur d'Emmanuel Macron". Pas de quoi en venir aux mains.
C'est encore un poste de direction qui lui échoie en 2016, quand elle rejoint une entreprise publique, la SNCF Réseau et sa direction Accès au Réseau - chargé de la maintenance, de l'entretien du réseau ferré national eet de la circulation des trains - où elle exerce jusqu'à la date de son élection. Pas exactement le poste idoine pour acquisition du sens du relationnel. Depuis ce 30 juillet, en gare Montparnasse, le SNCF ne fait d'ailleurs pas la démonstration de sa proximité avec les usagers...
A noter toutefois que le sénateur Krattinger est une relation influente dans le milieu des transports et qu'elle n'a pu nuire à la dame. Il est toujours président de la Commission "Aménagement du territoire, Transports, Infrastructures et NTIC" de l'Assemblée des départements de France (ADF) depuis 2004 ; membre du Conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) depuis 2008 ; président de l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM) depuis le 19 janvier 2010 - ce qui nous rappelle quelque chose de la carrière de cette élue - ; président de l'association Autoroute Atlantique Rhin Rhône depuis décembre 2010 ; président de la commission "Périurbain et Intermodalité" du groupement des autorités responsables des Transports (GART).
Cette dame incarne bon nombre des griefs adressés à la majorité.
Sauf un : elle n'est pas issue de la 'société civile', comme si, cette origine suffisait à garantir une aptitude politique et une écoute attentive et respectueuse de la population. Il s'en faut de beaucoup, car la trentenaire a circulé dans le secteur public avec une aisance extrême jusqu'à être désignée, à 33 ans, à l'un des trois postes recherchés de questeur de l'Assemblée nationale. Une ascension éclair qu'elle ne doit évidemment pas seulement à son genre et à son jeune âge.  
Sa suffisance, commune aux élus LREM, est-elle blessante ?

Deuxième femme politique agressée

L'agresseur présumé, âgé d'une soixantaine d'années, a été interpellé et placé en garde à vue. Sous le choc, même à la tempe, la jeune cadre d'entreprise publique n'a pas perdu connaissance. "Avec ses équipes", elle a pu se rendre au commissariat. 
Peu après, elle a reçu sur Twitter le soutien du président de la République ou d'un collaborateur : "Tout mon soutien à Laurianne Rossi, agressée parce qu'elle défendait ses convictions. Respecter les élus, c'est respecter la République". En matière de respect, le réciprocité est toutefois la règle.

Éric Coquerel (La France insoumise) et Valérie Pécresse (Les Républicains) déplorent un climat délétère entre élus et citoyens.  

En juin, NKM avait été violemment bousculée sur un marché parisien. Elle avait perdu connaissance et fini la journée à l'hôpital le plus proche. Son agresseur, un maire d'une petite commune de l'Eure, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d'amende.

"Cet acte révèle un sentiment d'exaspération chez les citoyens et citoyennes", admet Laurianne Rossi.


jeudi 15 juin 2017

Législatives: NKM, candidate victime de la "lutte des classes"

Sa Mercedes l'attendait à la sortie de l'hôpital Cochin

Les témoins ne l'ont pas secourue et l'agresseur court toujours

L'état d'urgence n'est pas une blague, sauf pour les "bobos de merde". 
Agressée par un passant, jeudi 15 juin, alors qu'elle tractait sur un marché du cinquième arrondissement, serrant des mains, la candidate Les Républicains aux législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet, est tombée et a perdu connaissance pendant plusieurs minutes. L'individu a pu s'enfuir sans être inquiété et n'a pas été retrouvé. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet, en ballotage pour le deuxième tour de l'élection législative dans la deuxième circonscription de Paris, faisait campagne sur le marché de la place Maubert, dans le Ve arrondissement, quand un opposant lui a arraché des mains les tracts qu'elle distribuait pour les lui lancer au visage.
"Quelqu'un est arrivé. Au début, on y a pas prêté attention jusqu'à ce qu'il hausse la voix et qu'il la traite de 'bobo de merde', tentant ensuite de lui porter un coup au visage", raconte un membre de son équipe présent sur place. "A ce moment-là, elle se protège et met la main devant son visage, précise Geoffroy Van der Hasselt, photo-reporter. Et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure."

Déstabilisée, l'ancienne ministre de l'Ecologie chute alors sur le sol et perd connaissance plusieurs minutes. Les pompiers interviennent et NKM reprend connaissance. Se tenant la tête, elle est alors installée dans leur camion, puis conduite à l'hôpital Cochin, pour que soient effectués des examens médicaux.

D'après une autre journaliste présente au moment des faits, l'agresseur aurait hurlé : "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, puis l'aurait appelée à "retourner dans l'Essonne", département dont elle est députée sortante.

Nathalie Kosciusko-Morizet reprend sa campagne interrompue.
Aucun texte alternatif disponible.
NKM "restera en observation" à l'hôpital la nuit prochaine (entre jeudi et vendredi), a annoncé sa directrice de campagne, Olivia Laurentjoye, devant l'hôpital Cochin. Elle n'a pas donné plus de détails sur la situation médicale de l'ancienne ministre. La collaboratrice de NKM a précisé que l'équipe de la candidate va "poursuivre" la campagne. Les rendez-vous prévus jusqu'à la fin de la campagne officielle, vendredi soir, seront assurés par sa suppléante, Dominique Stoppa-Lyonnet.

Une trentaine d'élus parisiens des Républicains ont appelé à un rassemblement.
Il a lieu vendredi 16 juin, à 18 heures, place Maubert, dans le 5e arrondissement, sur les lieux de l'agression, pour "refuser la violence et défendre la démocratie". NKM s'est dite "très touchée par les marques d'affection" et par "l'initiative des parisiens et élus de se rendre demain" au rassemblement, a rapporté sa directrice de campagne.

Malgré l'état d'urgence, la police a perdu la trace du suspect...
Ce que la presse qualifie d' "altercation" n'en est pas une: la candidate n'a pas eu le temps d'engager le dialogue ! Le lâche a pris la fuite vers la bouche de métro la plus proche. Un bénévole de l'équipe de NKM, Jean-Baptiste Goulard, a tenté de poursuivre dans le métro l'homme, qui est sorti à la station suivante, Cluny-La Sorbonne, sur la ligne 10. Il a raconté avoir alors reçu des coups de l'assaillant qui a encore réussi à prendre la fuite.
Son signalement a été donné à la police. Le parquet de Paris a ainsi ouvert une enquête pour "violences volontaires", elle a été confiée au 3e district de police judiciaire de Paris. Mais aucun suspect n'a encore été interpellé. La directrice de campagne de la candidate a par ailleurs porté plainte.

La classe politique s'émeut à gauche comme à droite.
Le concurrent Enmarche! de Nathalie Kosciusko-Morizet  Gilles Le Gendre lui a apporté son soutien sur Twitter. Il a évidemment condamné "cet acte qui est absolument inadmissible" et suspendu sa campagne. Il lui a également envoyé un message pour lui "manifester sa sympathie et lui dire espérer qu'elle se rétablira très vite".
Je suis navré d'apprendre l'altercation et le malaise dont @nk_m a été victime. Je lui souhaite de se rétablir très vite.
Je condamne à nouveau fermement l'agression dont a été victime @nk_m et je suspends ma campagne électorale.
Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu à l'hôpital Cochin à la mi-journée pour rendre visite à Nathalie Kosciusko-Morizet. A la sortie, le chef du gouvernement, un juppéiste, a dit à la presse l'avoir trouvée "secouée".
Tous mes vœux de rétablissement à mon amie @nk_m. Je condamne cet acte d'une violence insupportable.






De nombreuses adversaires politiques à gauche, ont également condamné cette agression.
Je condamne avec la plus grande fermeté [langue de bois] l'agression dont a été victime @nk_m. C'est un acte lâche et intolérable. 
Totale solidarité et voeux de rétablissement prompt pour @nk_m. À bas la violence en politique.
La violence n'a pas sa place dans une campagne électorale. Ces comportements de plus en plus fréquents sont inadmissibles.  MLP
L'agression dont @nk_m a été victime est intolérable. La violence n'a pas sa place dans la vie démocratique. 
Toute ma solidarité avec @nk_m.à qui j'adresse soutien et affection.Je condamne cette agression intolérable que rien ne pourra justifier

Ils s'en prennent aux personnes plutôt qu'aux idées: l'idéologie marxisante sert d'étalon et les élections poussent le curseur jusqu'au degré suprême de l'invective. Alors que la bien-pensance nouvelle ne jure plus que par l'éthique et la moralisation de leurs pratiques, les politiciens novices de la nouvelle vague surfent sur la violence de la "lutte des classes" ravivée par Mélenchon

Dans la deuxième circonscription de Paris et bien au-delà, les sortants et favoris de la législative s'étonnent maintenant que les sectaires sombrent dans l'agression physique. Et quand un homme de 80 kg s'en prend à une femme anorexique ont atteint au nirvana de la moralisation de la vie politique promise par Macron.
D'ailleurs, parmi les témoignages de soutien, d'amitié et d'indignation par leurs collaborateurs dédié à Twitter, combien émanent de faux-culs de la politique ? Il suffit de voir les écarts de la gauche des humoristes au second degré :

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Félicitations, Goubelle : pour le respect de la personne, vous êtes au top de la moralisation en marche, mais trébuchante...