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dimanche 28 avril 2019

Nathalie Loiseau, "soulagée" de la suppression de l'ENA, une école qu'elle a dirigée

Qu'est-ce que c'est que cet oiseau rare déniché par Macron pour les Européennes ?

A la tête de la liste présidentielle aux élections européennes, LREM, Nathalie Loiseau s'est déclarée "soulagée" dimanche de la suppression de l'ENA - école qu'elle a dirigée entre 2012 et 2017... 

Résultat de recherche d'images pour "nathalie loiseau"Jeudi, lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat a confirmé son intention de supprimer l'Ecole nationale d'administration - dont il est diplômé, à la différence de Mme Loiseau - et expliqué vouloir mettre fin aux "grand corps" de la fonction publique. Il a raté Normal Sup (il compense désormais par sa pédanterie), mais a fini 5ème de la promo Senghor de l'ENA de Strasbourg en 2004 à l'age de 27 ans, dont Wauquiez est sorti major de la promotion Mandela en 2001, à 26 ans. 

"Je suis soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", a lancé Nathalie Loiseau sur Radio J.
"Je sais ce que j'ai pu faire pendant cinq ans à essayer de réformer cette école, il y a des choses que j'ai réussies, dont je suis fière, mais je sais aussi les limites auxquelles je me suis heurtée", a-t-elle développé, en pointant notamment "le manque de diversité" des élèves, mais éludant le sujet du dette accumulée par l'école, singulièrement du fait de sa gestion. 
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA"

La tête de la liste Renaissance, qui agrège La République en marche, le MoDem et leurs alliés (dont les juppéistes d'Agir), a encore mis en exergue un "entre-soi social", en appelant à ce "qu'il n'y ait pas de discrimination sur l'origine, qu'elle soit sociale, qu'elle soit géographique, qu'elle soit culturelle". 

"Qu'on ait des gens de talent de partout : c'est ça la promesse républicaine"
C'est ce qu'elle a fait valoir, en visant "toute la chaîne de l'éducation depuis le primaire, le secondaire, le supérieur, qui doit se mettre en ordre de marche pour lutter contre les discriminations," a-t-elle martelé.

Par ces mots, la tête de liste LREM exprime son allégeance à la pensée dominante imposée aux milieux universitaires (Université, SciencesPo, ENA et autres grandes écoles) par les lobbies indigénistes qui substituent à la lutte des classes la dictature de l'anticolonialisme réchauffé et de la diversité ordinaire.  

Aristocratie et tiers-état

"On se pose tous les mêmes questions : est-ce qu'on recrute vraiment tous les talents, ou est-ce qu'il y a une distorsion avant que les gens arrivent jusqu'à nous ?", a-t-elle interrogé. 

"La sélectivité, c'est pas un gros mot, l'élite, c'est pas un gros mot", a-t-elle répondu, "mais sans autre distinction que celle de leur vertu et de leur talent". 

A propos du classement de l'ordre de sortie de l'ENA, l'une des plus régulières et virulentes critiques contre l'école, Nathalie Loiseau a considéré qu'"il y a là un sujet" : "qu'il y ait une aristocratie et un tiers-état à la sortie des écoles de service public, poser la question, c'est y répondre", a-t-elle fait valoir.
Finalement, à LREM, la lutte des classes n'est pas enterrée.

lundi 4 mars 2019

Un député LREM stigmatise le serre-tête jugé bourge et "catho", l'opposant au voile islamique

Aurélien Taché, député socialiste et laïcard de choc, infiltré en macronie

Le "bébé Hollande" s'est expliqué sur ses propos provocateurs tenus dans l'émission 'C à vous', sur France 5, chaîne de service public

Image associéeQuand le militantisme politique sert de voie rapide, de la plomberie à l'université, les bases intellectuelles ne sont pas nécessairement assurées. Cette observation est illustrée par les propos haineux et discriminants tenus par un député du parti présidentiel et sur France Télévisions. On peut être élu  de La République en marche (LREM) du Val-d'Oise et parler beaucoup, comme Macron, mais aussi mal que lui [qui nous lâche des "l'ensemble des ... sont" !] et, à son exemple, se révéler dans des propos méprisants et blessants, mais aussi provoquants et injustes. Conséquence d'une idéologie de classes drapée de vertu et résultat d'un enseignement partisan revêtu des oripeaux de justice sociale et d'un humanisme corrompus.
   
Lors du débat sur la commercialisation du hijab de running que Decathlon vend au Maroc, mais a finalement renoncé provisoirement à commercialiser en France (lien PaSiDupes), la journaliste la plus menacée de France, Zineb El Rhazoui, militante féministe et des droits de l'homme franco-marocaine, a lancé que le voile est "un vêtement sexiste, d'apartheid sexuel".

Résultat de recherche d'images pour "aurélien taché"
Un débat dans lequel Aurélien Taché n'a d'abord pas osé se dévoiler face à cette ancienne journaliste de Charlie Hebdo, une interlocutrice plus qualifiée : "En tant que responsable politique, j'estime que je n'ai pas à avoir ce type de jugement", a sournoisement esquivé l'ancien conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel (Parti radical de gauche, PRG, laïc et libre-penseur, comme Marlène Schiappa, fille de militant trotskiste), et Emmanuelle Cosse (ex-secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts).
Mais, après avoir chassé son naturel, il s'est fait rattraper et l'ex-militant UNEF et élu local socialiste s'est livré à une comparaison qui révèle la raie du plombier islamo-gauchiste : "Vous me posez cette question pour une jeune fille de 12 ans qui porterait le voile et donc qui serait élevée dans une famille musulmane, est-ce que vous me poserez la question sur une famille catholique et une jeune fille à qui on met un serre-tête  ? Bien sûr que non.

"Un serre-tête n'est pas un hijab  !"

 Griezmann est-il un bourge catho,
parce qu'il porte une serre-tête?
Et ça défrise Taché ?
Des propos caricaturaux qui sont passés quelque peu inaperçus dans un premier temps : les propos haineux avaient-ils été méprisés ou étouffés ? Mais la rediffusion de l'émission de France 5 a fait vivement réagir. 

Invitée du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche, Marlène Schiappa - en campagne des Européennes - a senti le souffle du boulet qui a traversé l'électorat LREM et MoDem et la ministre des femmes a recadré Aurélien Taché avant que les voix ne s'éparpillent: "Il nous faut cesser cette forme de relativisme (...) Aucune femme dans le monde ne sera lapidée parce qu'elle a refusé de porter un serre-tête", a souligné la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, pour qui le parent n°1 est toutefois la femme. A gauche, en effet, les laïcs sectaires associent souvent le serre-tête aux Cathos, comme les antisémites associent les "papillotes" des plus orthodoxes à l'ensemble de la communauté juive. Si Taché pense que le serre-test est encore porté dans le Val d'Oise, c'est que son élu n'y met pas les pieds et que le "monde nouveau" de Macron est resté figé dans le 20e (siècle)...

Résultat de recherche d'images pour "aurélien taché"
Ce monsieur Taché est pris en flagrant-délit de christianophobie mais, si cette dame Schiappa  semble s'alarmer de cette stigmatisation caricaturale, ce n'est que du fait de l'approche des élections.

A son tour, Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole de LREM, a réagi par un tweet.
"Tout ne se vaut pas. Un serre-tête n'est pas un hijab  ! Et le consentement éclairé, libre et sans contrainte de porter le hijab n'est certainement pas le même pour une adulte et une petite fille  !" Ce "vive le hijab libre" de cette écervelée n'est encore ni équitable, ni responsable : la réaction de Bergé n'annonce encore pas l'aurore de la tolérance religieuse à l'horizon de la macronie puisque, pas un instant, elle n'envisage que le port du serre-tête puisse résulter d'un "consentement éclairé, libre et sans contrainte de porter".  

François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher, a quant à lui souligné les "propos stupides" de l'ex-socialiste Aurélien Taché, 34 ans, qui a "fait honte à ses collègues". Quand Agnès Thill, députée LREM de l'Oise, demande "des excuses" au principal intéressé, Aurélien Taché, qui avait profité de son passage sur le plateau de 'C à vous' pour répondre aux accusations  - on le voit avec raison -, d'"islamo-gauchisme" qu'il véhicule, a d'ailleurs publié un communiqué dimanche dans lequel il assure avoir voulu "exprimer (son) attachement à la laïcité dans notre pays". La laïcité, selon cet extrémiste, c'est donc l'exclusion de l'Autre.
François Cormier-Bouligeon avait eu déjà maille à partir avec Taché.
Dans un groupe jusque-là soumis à la régurgitation des éléments de langage dont le chef de meute au parlement les gave,
Le Figaro rapporte que deux élus du parti du président se sont pris le bec à propos de la PMA et de la laïcité sur Twitter, suite à une intervention de la députée macronienne Agnès Thill dans l'émission 'C politique', déjà sur France 5. Interrogée sur l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, cette opposante au projet explique : "Nous lançons le plan [contre la] pauvreté et nous allons créer des femmes seules avec enfants." Et de citer l'exemple d'une "personne de 20 ans qui peut être en situation précaire et qui demanderait la PMA".
Mais son camarade, version totalitaire trentenaire sans enfant, fait la leçon à sa collègue, mère quinquagénaire divorcée qui a élevé seule sa fille : "Aurélien Taché, élu dans le Val-d'Oise, écrit sur Twitter : " Quand on est progressiste, ce n'est pas en maintenant une discrimination légale qu'on lutte contre la pauvreté, Agnès Thill, mais avec une politique sociale émancipatrice qui facilite l'accès aux modes de garde et à l'emploi ainsi que nous le faisons !"... Messieurs les 'fact-checkeurs", au boulot!
Quand on se sent merdeux, on accuse l'autre de ne pas avoir compris 
C'est la technique Macron contredisant le sage principe selon lequel ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ... 
Résultat de recherche d'images pour "aurélien taché"
Taché, combien d'enfants ?
"Dans un débat très complexe [cf. la "pensée complexe" de l'arrogant de l'Elysée], j'ai aussi voulu rappeler que donner une éducation religieuse ou non à ses enfants est du ressort exclusif des familles, quelle que soit la confession concernée, propos que j'ai voulu illustrer en évoquant le serre-tête porté par certaines jeunes filles catholiques", raconte le pleutre, tentant de se dégager du sectarisme qui lui trouble l'entendement. 
"Cet exemple a été mal compris : il ne s'agissait évidemment pas de dire que cet accessoire revêtait une signification religieuse et je présente donc mes excuses à ceux que ces propos auraient pu blesser." Et voilà une bonne chose de faite !

Selon lui, "le rôle de la République et de l'école, c'est de donner à toutes les jeunes femmes de ce pays, les armes et les moyens de choisir leur vie et de suivre ou non l'éducation familiale qu'elles ont reçue (...) mais il ne m'appartient pas de juger les pratiques religieuses de mes concitoyens, confesse-t-il, tant qu'elles s'inscrivent dans le respect des lois".

Le cas Taché devrait être étudié - de façon informelle (en catimini ?) - par le bureau exécutif de La République en marche, lundi soir.

jeudi 15 juin 2017

Législatives: NKM, candidate victime de la "lutte des classes"

Sa Mercedes l'attendait à la sortie de l'hôpital Cochin

Les témoins ne l'ont pas secourue et l'agresseur court toujours

L'état d'urgence n'est pas une blague, sauf pour les "bobos de merde". 
Agressée par un passant, jeudi 15 juin, alors qu'elle tractait sur un marché du cinquième arrondissement, serrant des mains, la candidate Les Républicains aux législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet, est tombée et a perdu connaissance pendant plusieurs minutes. L'individu a pu s'enfuir sans être inquiété et n'a pas été retrouvé. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet, en ballotage pour le deuxième tour de l'élection législative dans la deuxième circonscription de Paris, faisait campagne sur le marché de la place Maubert, dans le Ve arrondissement, quand un opposant lui a arraché des mains les tracts qu'elle distribuait pour les lui lancer au visage.
"Quelqu'un est arrivé. Au début, on y a pas prêté attention jusqu'à ce qu'il hausse la voix et qu'il la traite de 'bobo de merde', tentant ensuite de lui porter un coup au visage", raconte un membre de son équipe présent sur place. "A ce moment-là, elle se protège et met la main devant son visage, précise Geoffroy Van der Hasselt, photo-reporter. Et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure."

Déstabilisée, l'ancienne ministre de l'Ecologie chute alors sur le sol et perd connaissance plusieurs minutes. Les pompiers interviennent et NKM reprend connaissance. Se tenant la tête, elle est alors installée dans leur camion, puis conduite à l'hôpital Cochin, pour que soient effectués des examens médicaux.

D'après une autre journaliste présente au moment des faits, l'agresseur aurait hurlé : "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, puis l'aurait appelée à "retourner dans l'Essonne", département dont elle est députée sortante.

Nathalie Kosciusko-Morizet reprend sa campagne interrompue.
Aucun texte alternatif disponible.
NKM "restera en observation" à l'hôpital la nuit prochaine (entre jeudi et vendredi), a annoncé sa directrice de campagne, Olivia Laurentjoye, devant l'hôpital Cochin. Elle n'a pas donné plus de détails sur la situation médicale de l'ancienne ministre. La collaboratrice de NKM a précisé que l'équipe de la candidate va "poursuivre" la campagne. Les rendez-vous prévus jusqu'à la fin de la campagne officielle, vendredi soir, seront assurés par sa suppléante, Dominique Stoppa-Lyonnet.

Une trentaine d'élus parisiens des Républicains ont appelé à un rassemblement.
Il a lieu vendredi 16 juin, à 18 heures, place Maubert, dans le 5e arrondissement, sur les lieux de l'agression, pour "refuser la violence et défendre la démocratie". NKM s'est dite "très touchée par les marques d'affection" et par "l'initiative des parisiens et élus de se rendre demain" au rassemblement, a rapporté sa directrice de campagne.

Malgré l'état d'urgence, la police a perdu la trace du suspect...
Ce que la presse qualifie d' "altercation" n'en est pas une: la candidate n'a pas eu le temps d'engager le dialogue ! Le lâche a pris la fuite vers la bouche de métro la plus proche. Un bénévole de l'équipe de NKM, Jean-Baptiste Goulard, a tenté de poursuivre dans le métro l'homme, qui est sorti à la station suivante, Cluny-La Sorbonne, sur la ligne 10. Il a raconté avoir alors reçu des coups de l'assaillant qui a encore réussi à prendre la fuite.
Son signalement a été donné à la police. Le parquet de Paris a ainsi ouvert une enquête pour "violences volontaires", elle a été confiée au 3e district de police judiciaire de Paris. Mais aucun suspect n'a encore été interpellé. La directrice de campagne de la candidate a par ailleurs porté plainte.

La classe politique s'émeut à gauche comme à droite.
Le concurrent Enmarche! de Nathalie Kosciusko-Morizet  Gilles Le Gendre lui a apporté son soutien sur Twitter. Il a évidemment condamné "cet acte qui est absolument inadmissible" et suspendu sa campagne. Il lui a également envoyé un message pour lui "manifester sa sympathie et lui dire espérer qu'elle se rétablira très vite".
Je suis navré d'apprendre l'altercation et le malaise dont @nk_m a été victime. Je lui souhaite de se rétablir très vite.
Je condamne à nouveau fermement l'agression dont a été victime @nk_m et je suspends ma campagne électorale.
Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu à l'hôpital Cochin à la mi-journée pour rendre visite à Nathalie Kosciusko-Morizet. A la sortie, le chef du gouvernement, un juppéiste, a dit à la presse l'avoir trouvée "secouée".
Tous mes vœux de rétablissement à mon amie @nk_m. Je condamne cet acte d'une violence insupportable.






De nombreuses adversaires politiques à gauche, ont également condamné cette agression.
Je condamne avec la plus grande fermeté [langue de bois] l'agression dont a été victime @nk_m. C'est un acte lâche et intolérable. 
Totale solidarité et voeux de rétablissement prompt pour @nk_m. À bas la violence en politique.
La violence n'a pas sa place dans une campagne électorale. Ces comportements de plus en plus fréquents sont inadmissibles.  MLP
L'agression dont @nk_m a été victime est intolérable. La violence n'a pas sa place dans la vie démocratique. 
Toute ma solidarité avec @nk_m.à qui j'adresse soutien et affection.Je condamne cette agression intolérable que rien ne pourra justifier

Ils s'en prennent aux personnes plutôt qu'aux idées: l'idéologie marxisante sert d'étalon et les élections poussent le curseur jusqu'au degré suprême de l'invective. Alors que la bien-pensance nouvelle ne jure plus que par l'éthique et la moralisation de leurs pratiques, les politiciens novices de la nouvelle vague surfent sur la violence de la "lutte des classes" ravivée par Mélenchon

Dans la deuxième circonscription de Paris et bien au-delà, les sortants et favoris de la législative s'étonnent maintenant que les sectaires sombrent dans l'agression physique. Et quand un homme de 80 kg s'en prend à une femme anorexique ont atteint au nirvana de la moralisation de la vie politique promise par Macron.
D'ailleurs, parmi les témoignages de soutien, d'amitié et d'indignation par leurs collaborateurs dédié à Twitter, combien émanent de faux-culs de la politique ? Il suffit de voir les écarts de la gauche des humoristes au second degré :

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Félicitations, Goubelle : pour le respect de la personne, vous êtes au top de la moralisation en marche, mais trébuchante...