POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est PTT. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PTT. Afficher tous les articles

vendredi 23 décembre 2011

La gauche se ligue contre les usagers des aéroports

Le droit de grève est "respecté", car il n’y a pas eu de réquisition


Lors d’une visite à l’aéroport de Roissy, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a précisé que "180 policiers et 80 gendarmes" ont été déployés.

Pour venir en aide aux passagers, les forces de l’ordre mobilisées procèdent à la fouille des passagers et des bagages mais ne réalisent pas les contrôles derrière les écrans. Sur Orly et Roissy, les entreprises de sûreté emploient 5 200 agents, selon ADP.

Ce dispositif mis en place à la veille des fêtes de Noël et qui durera "le moins longtemps possible", précise François Fillon, tend à réduire les files de passagers à Roissy, où la durée moyenne d’attente est d’environ 25 minutes, selon ADP.

Les grévistes tentent, sans succès, de clouer les passagers au sol
A Roissy,ils ont rompu le dialogue après en avoir demandé l’ouverture des négociations au niveau de la branche. Une nouvelle réunion est prévue aujourd’hui à Paris, sur invitation du médiateur nommé par le gouvernement.

À Nice, le trafic est normal, après une menace d'extension du conflit en début de semaine. Les salariés ont toutefois déposé un préavis de grève pour le 27, envisageant de faire monter la pression d'ici de le retour des vacanciers.
À Bâle-Mulhouse, la situation est tout aussi normale.
A Lyon, à l'origine du mouvement, l’ensemble des vols au départ programmés aujourd’hui seront assurés, "des risques de retard en début d’après-midi" sont cependant possibles, selon la direction de cette plate-forme où des salariés d’autres sociétés de sécurité remplacent les grévistes. Une réunion était prévue hier soir à la préfecture du Rhône avec des représentants des agents grévistes.


Les syndicats hurlent à l’atteinte au droit de grève

L’Union syndicale Solidaires (UNSA) estime "la démocratie en danger".

La CFDT a engagé une procédure en référé.
La mobilisation de policiers "n’a pas solutionné le problème, selon le syndicat. Cela ne change rien à nos revendications", a réagi Thierry Fressart, délégué central CFDT. Le mouvement de grève est reconduit aujourd'hui à Roissy.

FO a indiqué travailler sur les modalités d’un recours.


La gauche politique ajoute ses turbulences

Le PS accuse le gouvernement d'être "en partie complice" de la situation.
Sur son blog, en date du 22 décembre et en contradiction totale avec la réalité du terrain, François Hollande, le candidat démagogue, écrit : " Le mouvement de grève des agents de sûreté dans les aéroports s’est intensifié suscitant l’exaspération de nombreux usagers, à l’approche des fêtes de fin d’année. " Et il accuse le gouvernement qui, selon lui, " a pris le parti de détourner ce conflit en une vaste opération de communication et de mise en cause du droit de grève". Alain Vidalies et Roland Ries concluent: " le gouvernement contribue à la paralysie du conflit."

Malgré les trous d'air dans leur popularité, l'extrême gauche, la communiste Marie-George Buffet (PCF), les révolutionnaires trotskistes Olivier Besancenot (NPA) et Nathalie Arthaud (LO) s'est jointe hier matin aux quelque 250 manifestants à Roissy.


La substitution des forces de l’ordre aux grévistes reste exceptionnelle en France


La réquisition est-elle une atteinte au droit de grève,
lorsque FO menace la santé des Marseillais ?




À l’automne 2010, pendant une grève d’éboueurs à Marseille, le préfet avait réquisitionné la Sécurité civile. Fin 1988 l’armée a assuré des navettes après la fermeture de deux lignes du RER. L’armée avait également prêté ses camions pendant Mai 1968.

Avant 1996, les contrôles de sécurité dans les aéroports étaient assumés par la Police de l'Air et des Frontières (PAF). Cette mission a ensuite été confiée aux sociétés gestionnaires des aéroports qui ont fait appel à des sous-traitants.

Cette grève relance la polémique sur un encadrement du droit de grève dans les transports aériens. Des syndicats de pilotes et de personnel naviguant ont déjà menacé de déposer un préavis en février pour protester contre une proposition de loi UMP allant dans ce sens.


Encadrement de la réquisition de grévistes

Selon l'article L 2215-1 du Code général des Collectivités territoriales, les préfets peuvent décider de la réquisition de personnels grévistes lorsque "l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publiques l'exige".
Et ce, même dans une entreprise privée. En d'autres termes, "si elle constate que les besoins essentiels de la population ne sont pas assurés, la puissance publique tranche".
Face au manque d'essence, des réquisitions ont eu lieu en octobre 2010. Lors de la grève des mineurs de l'hiver 1963, le gouvernement de Gaulle avait signé un décret de réquisition du personnel des Houillères et fit fit adopter par l'Assemblée nationale un projet de loi instaurant un préavis de cinq jours avant toute grève dans le service public.
La loi du 18 mars 2003 stipule que, "en cas d'urgence, lorsque l'atteinte constatée ou prévisible au bon ordre, à la salubrité, à la tranquillité et à la sécurité publique l'exige et que les moyens dont dispose le préfet ne permettent plus de poursuivre les objectifs pour lesquels il détient des pouvoirs de police, celui-ci peut (...) réquisitionner tout bien ou service, requérir toute personne
nécessaire
".
Adoptée en 2007, après la grève importante de la fonction publique contre - déjà - une réforme des retraites, la loi sur le service minimum représente elle aussi un dispositif antigrève, qui voudrait encadrer, limiter sinon interdire toute grève dans les services publics.

La substitution des forces de l'ordre
1984 - au cours des années Mitterrand : 428 000 journées de grèves . C'est une année charnière aux PTT, car un plan commence à entrer en vigueur qui vise à supprimer les services ambulants et les bureaux-gares. Au plan politique, elle correspond au départ du gouvernement des ministres communistes.

Les syndicats stigmatisent la police, jugeant qu'ils ne sont pas qualifiés pour cette mission...
Cette mission de sûreté était effectuée par les policiers avant qu'elle ne le soit par des entreprises. et "ils savent même le faire encore mieux, vu qu’ils remplissent déjà cette mission, notamment pour des événements comme le G20, par exemple", explique le ministre des Transports, mercredi matin sur France 2, à Thierry Ménard, secrétaire fédéral de la CGT .

vendredi 13 mars 2009

Le Che-Besancenot a investi La Poste

vest La PosteAvec ses camarades grévistes, Besancenot occupe le siège parisien
Ce que l'avenir vous promet,
SUD La Poste vous l'apporte »

Regard franc ! Rictus du gendre idéal...
« Les Hommes qui relient les Hommes » sont en grève

Des salariés de La Poste bloquent par la grève une réforme de la distribution du courrier, avec la présence de la vedette vue à la télévision, le porte-parole du Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) Olivier Besancenot. On se lève dans la salle, s’il vous plaît !

150 fonctionnaires modernes ou 150 grévistes réactionnaires ?

Ils occupent le siège de l'entreprise publique à Paris. "Nous sommes environ 150 postiers, dont Olivier Besancenot lui-même facteur dans les Hauts-de-Seine, à occuper le hall de La Poste. Nous allons pique-niquer sur place avec des merguez jusqu'à ce que la direction nous reçoive", a déclaré Yvon Mélo (ci-contre, un camarade facteur en pleine mascarade, "une simulation grossière"), représentant de Sud-PTT (secrétaire départemental adjoint) à l'origine de l'action, un camarade du cheminot de la gare Saint-Lazare, Christian Mahieux.

Un sur trois au maximum

Melo nous fait un honteux méli-mélo. Le flou artistique de ses propos n’est que de l’intox de professionnel de la manipulation. Car seulement "une cinquantaine de postiers sont dans le hall", a précisé de son côté la direction, en langage des gens honnêtes, ajoutant qu'elle allait recevoir une délégation.
Une minorité fait la loi.

« Pour une nouvelle, c'est une bonne nouvelle » ?

Des postiers du département des Hauts-de-Seine ont entamé il y a deux mois (le 12 janvier) une grève contre un projet de réorganisation des tournées. D'abord limitée à la ville de Boulogne-Billancourt, les excités ont par la suite fait suivre le courrier mouvement dans d'autres communes du département (Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Levallois, Nanterre, Rueil, Colombes, Neuilly et …La Défense !)
Mais cette grève, lancée par Sud-PTT, la CGT et les extrémistes de la CFTC, reste minoritaire, sans doute pour ne pas retarder la livraison du courrier de Che-golène Royal dont le domicile se trouve sur l’une des tournées.

« Y'a pas marqué La Poste »

La Poste avait engagé des poursuites en référé contre huit salariés grévistes et le syndicat Sud-PTT
pour avoir abusé du droit de grève. La direction demandait au tribunal de grande instance de Paris de condamner la grève lancée il y a deux mois par des facteurs des Hauts-de-Seine, un mouvement marqué par plusieurs incidents dont Sud-PTT et la direction se renvoient la responsabilité. La Poste réclamait 45.000 euros de dommages et intérêts.

  • Le 10 novembre 2008, le leader de la LCR (NPA) avait eu plusieurs échanges verbaux virulents avec le directeur du centre de tri. Jean-Baptiste Casanova s'était retrouvé au sol, puis s'était relevé rapidement : une « simulation grossière et malhonnête de chute », selon Olivier Besancenot.
    Après le rassemblement, un porte-parole de la direction régionale Ile-de-France de La Poste avait déclaré que Jean-Baptiste Casanova avait « été blessé au coude en étant bousculé par le groupe » et avait « déposé plainte au commissariat de Nanterre ». Le Che-Besancenot l’avait qualifiée de « dénonciation calomnieuse ».
  • Le 16 janvier 2009, avec à leur tête leur couverture, le plus connu d’entre eux, Olivier Besancenot, quelques dizaines de facteurs du syndicat SUD, dont des grévistes du centre de Boulogne-Billancourt, ont envahi dans l’après-midi le siège de la Poste, situé dans le quartier parisien du Montparnasse.« Dites au président qu’on ne croit plus au Père Noël », a lâché le postier de Neuilly à l’hôtesse d’accueil sous les yeux ébahis des agents de sécurité en déposant un sapin sur le guichet. A grand renfort de fumigènes multicolores, les membres de SUD ont aussi collé des affichettes « soldes » pour dénoncer les salaires beaucoup trop modestes à leurs yeux : « 1 000 € à l’embauche, 1 200 € au bout de huit ans, voilà ce que gagne un facteur, a lâché Yvon Melo, membre de SUD-Poste 92. »
  • Le 30 janvier 2009, déjà un vendredi matin, entre 150 et 200 selon des responsables Sud-PTT et les infiltrés de CFTC, une centaine selon la police (sans doute le même commando que ce vendredi), dont Olivier Besancenot, occupèrent le centre de tri du courrier de Nanterre. Ils demandaient à être reçus par le directeur départemental de La Poste des Hauts-de-Seine.
  • Le 18 février 2009, ils ont aussi organisé un réveil matinal symbolique à Neuilly-sur-Seine, avec toute la bienveillance et le respect de leur concitoyens dont ils sont capables.Le gang habituel de 100 à 150 postiers a manifesté bruyamment au rythme de pétards et casseroles.

  • Saisi une première fois début février par la direction de l'entreprise publique, le juge des référés, Maurice Richard, avait désigné un médiateur judiciaire pour tenter de déminer la situation.
    La médiation ayant échoué, le dossier est revenu devant le juge Richard la semaine dernière.

    L'ordonnance rendue hier jeudi


    Le juge Maurice Richard a "rejeté les demandes" de La Poste, en considérant que la victime n'était pas parvenue à "démontrer avec l'évidence requise (...) que les différents préavis déposés ont eu pour but concerté d'appeler à la grève les personnels par roulement concerté". Le juge n’emprunte manifestement pas la gare Saint-Lazare et ne connaît pas la spécialité des syndiqués de SUD qui consiste à faire grève 59 minutes, toutes les heures et par roulement, pour désorganiser le service sans subir de retraits sur salaires…

    Ce juge du TGI a en outre estimé, contrairement à ce qu'affirme La Poste, que le mouvement était inutile, puisqu'il n'aurait pas eu pour conséquence, selon lui,de l'empêcher de remplir sa mission de service public, le courrier ayant bien été distribué. Il n’a pas effleuré le candide que la grève a créé des retards de distribution.

    Enfin, concernant "les intrusions, menaces, envahissements, prises de parole et AG (assemblées générales) sauvages doublées de violences..." dénoncées par la direction, le juge a estimé qu'il n'était pas démontré "l'accomplissement d'actes manifestement illicites, même s'il est perceptible que le conflit en cours se déroule parfois dans un climat houleux entre la direction et certains grévistes"...
    Or, hier jeudi 12, la veille de l’occupation de son siège, La Poste avait justement été déboutée.

    « On a tous à y gagner »

    Le juge a visiblement relancé la grève, et les contribuables remercient Maurice Richard pour son soutien militant à SUD-PTT.
    En attendant leur courrier et que Richard ait repris ses esprits, l'entreprise publique a décidé de faire appel.

    Tous les sans-abri, sans-logis et précaires d’Ile-de-France peuvent se rendre au siège de La Poste à l’heure du déjeuner pour une distribution de merguez bien chaudes : c’est le NPA qui régale.