Besancenot (NPA) a minimisé les nouveaux départs de cadres du NPA vers le FG qui doivent être actés ce week-end.POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily licensesamedi 7 juillet 2012
Le NPA se vide et s'en prend aux communistes
Besancenot (NPA) a minimisé les nouveaux départs de cadres du NPA vers le FG qui doivent être actés ce week-end.lundi 26 décembre 2011
Aéroports: les agents de sûreté signent un accord de sortie de grève
Quatre syndicats d'agents de sûreté aéroportuaire ont signé lundi un accord de sortie de crise après onze jours de grève (depuis le 16 décembre), a-t-on appris de sources syndicales.
La ministre de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, a assuré qu'il n'était "pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l'occasion des vacances de Noël". "Si la situation ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée" à cette prise "otages" en pleine trêve des confiseurs.
Le mouvement, qui réclame de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire mensuel de 200 euros brut, a d’ores et déjà obtenu la promesse d’une prime annuelle de 500 euros.
Les fédérations FO, CFTC, CFDT et UNSA du secteur ont accepté les propositions négociées, la promesse d’une prime annuelle de 500 euros afin de sortir du conflit, ont indiqué des responsables syndicaux.
"Nous avons pris nos responsabilités, nous avons signé cet accord, suite à la demande de très nombreux salariés qui souhaitaient sortir du conflit", a déclaré Erik Biro, secrétaire général de l'Unsa-FMPS.
"Nous leur demandons maintenant de reprendre le travail. Grâce à cet accord nous avons fortement limité la casse, même s'il n'a pas atteint les objectifs par rapport à nos revendications initiales", a-t-il poursuivi.
"La grève a pris une tournure très difficile ces quatre derniers jours. Nous avions atteint une forme d'enlisement. Il fallait en sortir très vite. Beaucoup de salariés étaient très fatigués et à bout de nerfs", a-t-il gémi, sans considération aucune pour les files d'attente et les retards imposés à leurs concitoyens.
M. Biro a aussi déploré "l'atteinte à la grève" faite par le gouvernement en remplacement des grévistes par des forces de l'ordre, ce qui était "inédit" et pose des problèmes juridiques.
"Les négociations étaient bloquées, le patronat a rouvert une fenêtre de négociations, et après consultation de notre base, nous constatons que les propositions sont mieux que rien", a expliqué de son côté Thierry Fressart, de la fédération services CFDT.
Des négociations s'ouvriront au premier semestre 2012 pour fixer les modalités de l'augmentation de la prime proposée par le patronat, a-t-il précisé.
Les extrémistes refusent tout dialogue social
La CGT et SUD Prévention et Sécurité s'alignent, mais en faisant mine de consulter ses militants
Au septième jour de leurs blocages, les agents de sûreté grévistes ont reçu jeudi le soutien de Marie-George Buffet (PCF, à droite sur la photo) et des trotskistes Olivier Besancenot (NPA) et la névrosée Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière, LO, à gauche)."Je ne suis candidat à rien, je suis venu les soutenir", a expliqué l'ancien candidat à la présidentielle, Olivier Besancenot du Nouveau Parti anticapitaliste. "Le droit de grève est en danger, j'espère que toute la gauche le comprend", a-t-il ajouté, en allusion à François Hollande, le représentant de la "gauche molle".
Ils considèrent que l'encadrement du droit de grève et la substitution de forces de l'ordre aux grévistes signe l'extinction de ce droit, mais les usagers voient avec satisfaction la fin de l'anarchie dans les services de transports.
Leur mauvaise foi les amène à des vérités partielles
Se fondant sur la loi du 21 août 2007 relative au service minimum dans les transports terrestres, le gouvernement va soutenir le 24 janvier 2012 une proposition de loi UMP visant à l’instauration d’un système similaire pour tous (dépôt de préavis de grève auprès de la direction et déclaration d'intention individuelle) dans les transports aériens.
Le ministre en charge des Transports, Thierry Mariani, a fait valoir que "ce texte permettrait d'organiser le trafic aérien, d'informer en avance les passagers et ainsi d'éviter les engorgements (...), en conciliant de façon équilibrée, le principe constitutionnel du droit de grève, l'objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public ainsi que le principe de la continuité du service dans les aéroports".
Aux bloqueurs nostalgiques des prises d'otages, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a répondu en fondant "sa décision sur le fait que le remplacement d'agents grévistes par des fonctionnaires de l'Etat, dont les missions sont d'assurer la sécurité des biens et des personnes, ne constitue pas une atteinte au droit de grève dans la mesure où aucune réquisition [de personnels grévistes] n'est demandée".
jeudi 11 août 2011
Le NPA soutient en bloc les émeutiers anglais et les Rom en France
Amalgame saisissant qui ne sert pas les intéressés
Les révolutionnaires jugent "légitime" tout ce qui contredit la loi républicaine
Dans un même élan anti-démocratique, les trotskistes du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) ont apporté leur caution aux pillards britanniques et se sont déclarés solidaires aux Rom en situation illégale qui occupaient les pelouses sous les fenêtres du Conseil général socialiste à Marseille. Il a bien fallu qu'une plainte soit déposée pour que la police intervienne...et en expulse une centaine d'entre eux.
Droit d'ingérence internationaliste ?
Les émeutes en Grande-Bretagne "sont une réponse compréhensible de la jeunesse des quartiers abandonnés devant les mesures 'd'austérité' qui les touchent pour préserver la richesse des possédants et les profits des banques!", écrit le NPA.
"Leur colère est légitime, nous sommes des millions à la partager", poursuit-il, malgré le verdict accablant des urnes: le Che Olivier Besancenot a réuni 1 498 581 voix sur son nom à l'élection présidentielle de 2007.Les activistes communistes révolutionnaires justifient "les émeutes [qui] sont l'expression des plus démunis, contre une politique au service des possédants", selon la légende également entretenue par les organisations syndicales (CGT, FSU et SUD) ou le mouvement altermondialiste, entre autres.
Le NPA en campagne instrumentalise les Rom
C'est par communiqué que le parti de Philippe Poutou se dit solidaire.
Il déplore que " la chasse aux Rom, relancée par Nicolas Sarkozy dans son discours de Grenoble fin juillet 2010, continue à Marseille ".
Il ajoute par ailleurs sans surprise que "le NPA condamne l'intervention des forces de police qui ne résout rien". Il "exige que la municipalité de Marseille accorde aux Rom un terrain bien aménagé et viabilisé". Incompris de son camarade Nono Montebourg, Jean-Noël Guérini, le vertueux président socialiste du CG 13, et son frère ne manquent pourtant pas de terrains à leur céder.
Le NPA, on le constate, est actif dans les actions anti-républicaines de lutte des classes et d'agitation des clandestins, ainsi que dans l'animation des comités pro-palestiniens, des féministes ou des « lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres les plus radicaux.
Or, Philippe Poutou est le candidat du NPA à l'élection présidentielle de 2012...
mardi 22 mars 2011
Cantonales: tous pour le PS, le PS contre tous
Elle s'affolle d'avoir favorisé la progression du Front national
La Voix du Nord, dévoué à la baronne PS de Lille, admet deux des trois raisons qu'a Marine Le Pen de se réjouir. Non seulement un nombre impressionnant de ses candidats se sont qualifiés pour le deuxième tour dans quelque 400 cantons, mais comme prévu, cette poussée que la gauche a encouragée, s'est faite au détriment de l'UMP qui doit réfléchir au message à adresser à ses électeurs pour le deuxième tour.
Ce qui ravit le FN ne réjouit pas le PS
Dans ce bastion régional socialiste, le premier secrétaire PS, Martine Brochen-Aubry, a réussi à instrumentaliser le vote frontiste au premier tour contre la majorité républicaine, mais est prise de panique au second à l'idée d'affronter celle qu'elle a nourrit dans son sein.
La liberté de vote UMP met le PS face à ses responsabilités
Bien que laïque, mais féministe avant tout, Mme Brochen n'a pas ménagé ses efforts pour privilégier la communauté musulmane. Bilan:les indigènes de la république nordiste ont rappelé, dans les urnes, la maire de Lille au devoir de mémoire. Elle doit aujourd'hui assumer le régime de privilèges qu'elle a instaurés au profit d'une communauté contre l'autre, fermant ses piscines aux lillois pour assurer l'intimité des femmes musulmanes.
A droite, la liberté n'est pas bridée
Le débat des désistements s'est ouvert dans la majorité au soir du 1er tour.
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'est prononcé pour la « liberté de choix ».
Ce matin, le président de la République a décrypté les prises de positions contre ce « ni-ni ». Elles ne traduiront « rien d'autre que la volonté de se construire une personnalité sur le dos de sa famille politique », a-t-il prévenu.
Les avis sont partagés et chacun exprime ses préférences librement
Après Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet, Gérard Larcher estime que le « front républicain » doit prévaloir.
Quant à Jean-Louis Borloo, il a appelé à « faire barrage au FN »: le président du Parti radical valoisien a estimé que le PS et le FN ne peuvent être mis sur un même pied. A temps où il était ministre de Sarkozy, la presse vertueuse de gauche lui a construit une réputation de poivrot, mais il en redemande.
Dans l' "UMPS", le FN apprend à distinguer l'UMP du PS
Le PS a pilonné l'exécutif, ses tirs ont épargné le FN, lequel se dresse aujourd'hui contre lui dans la fumée du 1er tour.
Ce qui ne sera pas réglé entre eux aux cantonales pourra-t-il l'être à la présidentielle ?
De la meilleure façon possible, le PS -et singulièrement Martine Brochen-Aubry- ont ouvert le 20 mars la campgne de 2012. L'électorat frontiste gardera suffisamment longtemps le second tour de la cantonale en mémoire, et qu'il espère convaincre de revenir à lui d'ici à l'année prochaine. En rompant le pacte républicain qui a jusqu'à présent toujours prévalu entre les partis de gouvernement contre le Front national, la gauche devra payer un retour sur investissement en faveur du FN en 2011.
Le Front de gauche a ébranlé le front républicain
Mélenchon-le-fêlé (Front de gauche, PCF et Parti de gauche) et l'hystérique Duflot ont le front de contester l'hégémonie du PS.
Trop de fronts tue le Front
Le front altermondialiste Europe Ecologie-Les Verts a le front de participer au "front républicain", mais a déjà annoncé qu'il affronterait le PS à chaque fois que possible. C'est ce qui s'appelle suivre sa conscience (?) dans le secret de l'isoloir...
samedi 5 février 2011
François Fillon: pas de quoi fouetter MAM
Michèle Alliot-Marie garde "toute la confiance" du Premier ministre et du PrésidentFrançois Fillon a maintenu jeudi "toute la confiance" du Premier ministre et du Président de la République à la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, qui subit actuellement une cabale de l'opposition, pour avoir partagé le jet privé d'un homme d'affaires tunisien lors de ses vacances de Noël.
Ci-contre, Ben Ali et Mitterrand
Les destinations estivales préférées des dirigeants communistes français
L'Egypte
Les héritiers de François Mitterrand ont la mémoire courte
Le président socialiste, ce n'est un secret pour personne, jouait volontiers les
La Mer Noire
Juillet 1964 - Secrétaire général du PCF de 1930 à 1964, soutenu par Jacques Duclos et Benoît Frachon, Maurice Thorez (ci-dessus au centre, avec Léon Blum à sa droite) est mort à Istanbul, sur la Mer Noire, à l'âge de 64 ans, lors d'une escale du navire qui le conduisait comme chaque été en vacances en ...URSS.Avant de devenir ministre de la fonction publique de 1945 à 1947 et vice-Président du conseil en 1947, ce mineur intégra les cadres du parti communiste et rencontra Staline à Moscou dès l'âge de 25 ans. Il ne quitta le gouvernement qu'en mai 1947, sous Ramadier, au début de la Guerre froide. Partisan de la lutte "classe contre classe", Thorez est en effet toujours resté fidèle à l'Internationale communiste et admiratif de Staline.
Après la mort du 'démocrate' Staline, auprès duquel Ben Ali est un enfant de choeur, il a été le seul avec Mao à encore citer le "petit père des peuples" au XXème congrès du PCUS de février 1856, ce qu'il a continué de faire même après la lecture, à la fin du même mois, du rapport Khrouchtchev.
Le PCF va faire ramener sa dépouille mortelle en France à bord d'un ...Tupolev soviétique !
Un peu plus sur les rapports privilégiés et secrets entre le dictateur Staline et le patron du PCF: lien Le Point
Extrait de « La France et la Roumanie communiste », par Gavin Bowd
Et la presse ne mouftait pas non plus quand Sartre trouvait le bilan de l'URSS "globalement positif" ou quand les maoïstes aujourd'hui aux responsabilités du PS vantaient la République populaire de Chine alors qu'elle faisait subir à ses intellectuels une sévère rééducation dans des camps de travail.
Le trotskiste lambertiste Jospin a-t-il eu des états d'âme pour s'asseoir sur les droits de l'homme avant de signer un contrat en Chine en 1998 ? Libération avait des indulgences qui lui ont passé...
A Cuba
Il a un frère ingénieur informaticien dont l'épouse, Laurence, figurait sur la liste de l’UMP Antoine Rufenacht au Havre en mars 2008. Sa sœur est hôtesse de l’air. Vous avez deviné? Non ? Evidemment, non! Indice: il est proche du tendre Joey Starr. Toujours pas ? On le surnomme « le Tintin de la politique ». Rien à faire ? Sa compagne, union libre oblige (mais avec un enfant, Roman) s’appelle Stéphanie Chevrier. C'est une éditrice de Flammarion et elle subvient aux besoins du ménage. Dans la famille de « l’Amélie Poulain de la vie politique », le père est le petit facteur à temps très partiel de Neuilly, Olivier Besancenot.
Leurs vacances à trois se passent souvent à Auribeau, dans le très populaire Lubéron... Mais l'employé de La Poste a passé deux semaines de vacances, en avril 2008, à Cuba (où il a rencontré la veuve et la fille de Che Guevara ainsi qu’un responsable du PC cubain) et au Vénézuela, où il a été reçu par le ministre chargé des Affaires européennes. Evidemment, ses amis lui ont laissé tout payer de sa poche... C'est grâce à la vente des calendriers ?
Tout ce beau monde n'aura pas à démissionner: soit ils sont morts, soit
mardi 7 décembre 2010
Cantona-Brakni, de sulfureuses vedettes de la gauche vertueuse
L'internationaliste Cantona fait la morale au monde entier
VOIR et ENTENDRE l'intellectuel moralisateur du football:
Le footballeur trotskiste fait du beurre sur le travail des enfants
VOIR et ENTENDRE le parrain du football.
Il ne mouille d'ailleurs pas la chemise et préfère voir travailler Thierry Henry (et d'autres, dans cette pub lucrative) ou les enfants du Quart monde alors encore exploités par Nike.
VOIR et ENTENDRE
Cantona, intellectuel du ballon rond et artiste complet...
Eric Cantona s'était déjà fait remarquer en 1995
Sa glorieuse carrière footbalistique au Manchester United fut également ternie par son coup de sang et sa 'violente' agression d'un spectateur supporter de Crystal Palace (ci-contre) à coups de crampons. La Fédération anglaise de football (FA) a qualifié cette action de la vedette incontrolable de "mauvaise conduite ayant ruiné la réputation du football". "Ce qui s'est déroulé est une tache noire sur le football", a estimé Graham Kelly, directeur de la FA. Lien video
De la pelouse au 'gazon'
Le champion fait désormais carrière dans le cinéma.
Or, avec son épouse, Rachida Brakni, il a récemment tourné un film à Nantes du 4 octobre au 5 novembre. C'est le hardeur HPG ( Hervé-Pierre Gustave) qui a commis le scénario : « Sur la trame d'un film d'action, entre tragique et burlesque, Les Mouvements Du Bassin raconte le destin de deux personnages dont les trajectoires parallèles se télescopent : Thierry, un célibataire adepte des sports de combats - quelque peu « borderline » ; et Marion, une jeune femme prête à tout pour avoir un enfant. »
Le virtuose du compte en banque
Outre les 'Mouvements du bassin' et les mouvements de fonds, Eric Cantona défend des valeurs, mais depuis ce film, la morale est quelque peu 'abîmée' ou 'salie', comme dirait la Ch'tite Aubry...
VOIR et ENTENDRE l'entretien du couple Cantona - Brakni avec le hardeur HPG (à droite):
Et encore au PS, Jack Lang a de la 'sympathie' pour cette 'réaction citoyenne'.
Pour Europe-Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot instrumentalise.
VOIR et ENTENDRE la revue de presse des réactions au délire de Cantona.
L'ancienne ministre des SportS, la communiste Marie-George Buffet, et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), unis dans le Front de gauche, n'ont rien à déclarer...
Quant à Olivier Besancenot (NPA), pas plus que Ken Loach (ci-dessous), il n'a envie d'être associé à l'esprit frappeur du foot et des banques ...
Dernière heure
Le Figaro titre "Cantona vire 750.000 euros sur un nouveau compte" (au Crédit Agricole).
Réaction d'un lecteur/lectrice de PaSiDupes: "Que dirait la famille Cantona si l'on boycottait les produits dont ils font la pub"?
L'illustre blanchisseur de la politique internationale aurait renoncé à aller retirer la somme promise, 1500 euros, de son compte, dans une banque étrangère: la faute à une crevaison du vélo du facteur Besancenot, aux adducteurs du colérique footballeur, ou un défaut de testostérone de l'artiste de film X ?
jeudi 25 novembre 2010
Eric Cantona: appel d'un nanti à faire la révolution
Les footballeurs ne sont pas des 'minus habens' ?
Les Bleus n'avaient pas fini de nous
Le quotidien sportif révéla en effet que les joueurs de l'équipe de France n'avaient pas renoncé à "garder" leurs primes du Mondial-2010, malgré le fiasco du mondial sud-africain: des prestations minables, un état d'esprit d'une indécence inouïe et un comportement rebelle indigne du maillot.
Avec une abnégation ô combien émouvante, Patrice Evra, ex-capitaine des Bleus, au nom de toute l'équipe, finit par se résoudre à renoncer à ces sommes, au risque d'aller pointer aux Restos du Coeur.
Tenez-vous bien: des primes de droit à l'image
Les 23 joueurs de l'équipe de France avaient réclamé ce qu'ils croyaient encore être leur dû. Mais le président par intérim de la FFF, Fernand Duchaussoy, dément! Il parle au nom des joueurs: Evra étant sans doute blessé aux adducteurs. "Les joueurs confirment l'engagement pris lors de la Coupe du monde de renoncer aux primes de quelle que nature que ce soit..." Le contraire nous aurait étonnés...
C'est de bon coeur qu'ils feront une bonne oeuvre
"Les joueurs approuvent la démarche de la Fédération française de football, consistant à affecter ces primes, soit un montant global approximatif de trois millions d'euros, au financement d'actions dans le football amateur", a ajouté M. Duchaussoy. Alou Diarra, qui penchait pour reverser les sommes en question à des oeuvres humanitaires, a dit qu'il voulait "faire une bonne action, et c'est une bonne action".
Domenech, son insatiable amour de A défaut de buts, il sait comment faire rentrer l'argent
La question des primes, et surtout l'étalage dans la presse de leurs montants indécents, ont passablement irrité le
Interrogé en juin dernier sur les 390 000 euros que toucheront les vingt-trois Bleus en cas de victoire finale en Afrique du Sud et la possibilité que les joueurs de l'équipe de France puissent à l'avenir jouer bénévolement, le sélectionneur crie misère, répondant qu'il était «dépassé» par le fait que le sujet puisse être déballé en public. « Et l'Espagne (qui touchera plus de 500 000 euros si elle remporte le Mondial), vous n'en parlez pas ?, s'est-il emporté, en d'autres temps plus hautain et sarcastique. Moi, je vous parle amour du foot et amour du jeu. Ça, c'est l'autre page, celle des people. Toutes les équipes ont des primes, ce n'est quand même pas moi qui l'ai inventé.»
Au risque de «choquer les gens», Florent Malouda a d'ailleurs affirmé ne pas trouver «choquant» -justement- qu'une telle somme puisse récompenser le parcours des Bleus. Si on ne parle pas de la découverte du vaccin contre le sida, « on parle quand même d'une victoire en Coupe du monde... Si je la gagne, je serai bien content d'avoir une telle prime». Le milieu de Chelsea ne se dit pas opposé à l'idée de jouer bénévolement. «Si tout le monde le fait...»
Puis, à la mi-novembre, à la suite du président de la FFF, le milieu de terrain Florent Malouda déclara: "Ca clôture cet épisode, il n'y a pas eu de rapport de forces, il s'agissait juste d'acter les choses par un document écrit qui fait que la Fédération peut travailler sur des actions concrètes. On savait qu'on allait tenir parole, maintenant c'est fait." L'honneur est sauf...
Alou Diarra, qui penchait pour reverser les sommes en question à des oeuvres humanitaires, a dit qu'il voulait "faire une bonne action, et c'est une bonne action". "On s'est consultés, on pense avoir pris la décision la plus logique", s'est-il satisfait.
Ray Domenech réclame des indemnités pour ses faux frais
Le foot amateur va rouler sur l'or
Licencié par la FFF pour faute grave en septembre 2010, Raymond Domenech a saisi le tribunal des Prud'hommes afin d'obtenir des indemnités, comme l'a confirmé son avocat Me Jean-Yves Connesson. «Nous réclamons 2,9 millions d'euros, en deux blocs [à tempérament ?], un premier au titre des indemnités de licenciement - 400.000 euros avec des rappels de salaire - et un second [400.000 euros] au titre de réparation du préjudice professionnel et moral, évalué à trois ans de salaire», a détaillé son défenseur.
Mesquine, la Fédération a notifié trois griefs à l'encontre de Domenech, selon Me Connesson:
- avoir refusé de serrer la main de Carlos Alberto Parreira, sélectionneur de l'Afrique du Sud ;
- ne pas avoir averti Jean-Pierre Escalettes, alors président de la FFF, des insultes de Nicolas Anelka ;
- avoir lu le communiqué des joueurs grévistes rebelles, le 20 juin à Knysna.
La banque de Raymond Domenech est une excellente adresse pour Eric Cantona.
Cantona veut saigner les banques à blanc
Les Bleus vont devoir se trouver des paradis fiscaux nouveaux
Eric-la-menaceUne vidéo d'Éric Cantona (ci-contre en noeud papillon révutionnaire), sur le Web depuis début octobre, suscite un buzz avec un appel à vider chacun nos comptes bancaires. Réalisé pendant un entretien au journal régional Presse Océan, le clip sous-titré en plusieurs langues a été visionné par plusieurs dizaines de milliers de personnes.
"Au lieu d'aller dans les rues faire des kilomètres (pour manifester), tu vas à la banque de ton village et tu retires ton argent", lance-t-il dans cette vidéo.
La méthode Cantona: "la révolution se fait par les banques"
"Pour parler de la révolution, on va pas prendre les armes, on va pas aller tuer des gens. Il y a une chose très simple à faire (...). Le système est bâti sur le pouvoir des banques. Donc il peut être détruit par les banques", y explique savamment l'ancienne star de Manchester United.Le mentor de l'esprit frappeur du foot pourrait être Martin Hirsch
"Et s'il y a 20 millions de personnes qui retirent leur argent, le système s'écroule : pas d'arme, pas de sang, rien du tout. À la Spaggiari ", dit-il avec un sourire ironique en référence au truand auquel est attribué le "casse du siècle" d'une banque à Nice en 1976. "Trois millions, dix millions de gens et là il y a une vraie menace. Et là il y a une vraie révolution. La révolution se fait par les banques", poursuit le footballeur, parrain d'une campagne de la fondation Abbé Pierre sur le "mal-logement" en France.
Lien Nouvel Obs
Sur une page du réseau social, quelque 12.000 supporters de l'appel de Canto affirment vouloir participer à l'événement spécialement créé "Révolution ! Le 7 décembre, on va tous retirer notre argent des banques."
Lire aussi PaSiDupes sur l'activisme de Ken Loach, en France
Et à propos de la collaboration de Ken Loach et Cantona: lien La Croix
Psychose
Nos vertueux spécialistes des bonnes actions, Evra, Malouda et Domenech, préféront-ils sauver l'Ecureuil, espèce en voie de disparition menacée par un nouveau prédateur de l'épargne populaire, le Che-Cantona.
mardi 23 novembre 2010
Les syndicats haineux ne savent plus arrêter une grève
Ils ont encore faiblement rassemblé ce mardi à l'occasion d'une nouvelle journée d'action de queue de mobilisation contre la réforme des retraites. Bien qu'elle soit déjà votée, ils se plaisent dans la contestation et ne savent plus comment retrouver un peu de dignité par un comportement responsable.
Les syndicats français ne font même plus du chiffre
Enivrés de neuf journées d'action nationale plus ou moins réussies depuis la rentrée, les stakanovistes de l'action syndicale se flattaient encore de quelque 200 actions en France et ont revendiqué près de 10.000 manifestants, place de la Bourse à Paris, où le palais Brongniart était gardé par les forces de l'ordre.
Mais la préfecture en a compté trois fois moins, soit seulement 3.200 manifestants dans le cortège parisien composé, comme ailleurs en province, de militants syndicaux plutôt que de salariés, d'étudiants et lycéens, dont les boursiers ont le droit de grève...
Partie intégrante du folklore syndical, la CGT avait une nouvelle fois gonflé à bloc les chiffres des manifestants en région.
Les rares préavis de grève ont été peu suivis
Le taux de grévistes était d'environ 1% dans la fonction publique comme dans l'Education nationale. Les grèves à la SNCF - à l'appel des révolutionnaires de Sud-Rail - et dans les transports publics de 19 villes de province ne sont pas parvenu à perturber le trafic.
Les syndicats veulent rebondir
"Nous sommes dans une séquence particulière, il y a eu énormément de monde de mobilisé, il n'est pas aberrant et surprenant qu'il y ait besoin de reprendre de la respiration", a dit Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.
Pour le dirigeant syndical, il faut "tenir l'engagement que nous avons pris : ce n'est pas parce que la loi a été adoptée par le Parlement que les choses sont closes sur le sujet".
Syndicats en recherche de crédibilité
Faute de pouvoir crier victoire auprès de la presse militante qui leur prête encore une oreille,
Thibault invective le pouvoir
Le chef de l’Etat «se fout» de l’opinion des syndicalistes sur les retraites, estime le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault. « Le gouvernement, le pouvoir, le chef de l’Etat font comme s’il ne se passait rien ». « Les syndicats continuent d’assumer leurs responsabilités» [sic !] et « personne ne peut penser que nous allons laisser les choses en l’état », même si la loi a été votée, a-t-il assuré. Ainsi, «sur la reconnaissance de la pénibilité des métiers (…), nous allons (…) continuer à faire avancer cette revendication légitime.»
Mais FO rend ses camarades responsables
Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, les syndicats n’ont «pas utilisé tout ce qui était possible » pour tenter de faire échec à la réforme des retraites. « FO avait proposé à plusieurs reprises une journée de grève, 24 heures de grève, ensemble public-privé. Je pense que si l’on avait fait ça ensemble, par exemple entre le 12 et le 19 octobre, cela aurait pu rebooster le mouvement », tente-t-il de se convaincre, avec des 'si'... «D’une certaine manière, on a été battu, puisque le texte a été promulgué. Battus mais pas abattus», se console-t-il. «Il y a un esprit de résistance qui s’est installé», a-t-il estimé.
Les cinq syndicats pèsent lourdement sur "le sentiment d'injustice des salariés".
C'est facile et politiquement démagogique, car les travailleurs ne peuvent évidemment que regretter la situation dans laquelle la crise économique internationale et la dette publique accumulée ont plongé le pays au fil des années. Mais les salariés réalisent aussi que la gauche les entraînent sur une pente fatale. Or, bien que certaines aient rassemblé entre 1 et 3 millions de manifestants, neuf journées d'action ont offert trois mois de perturbations syndicales, mais aussi trois mois de débat et de réflexion.
Leurrés par le discours de la gauche, il a fallu aux Français tous ces mois de galère pour ouvrir les yeux et comparer les effets de la crise en France et en Europe, de la Grèce à l'Irlande, en passant par l'Espagne.
Les syndicats misent à nouveau sur la peur
Les actions syndicales ne sont plus sociales, mais politiques
Dans leur volonté d'affaiblissement du pouvoir, les syndicats perdent le sens de l'intérêt national, puisqu'ils défendent les avantages acquis de leurs fédérations les plus aptes à bloquer le pays et tentent d'en conquérir de nouveaux au profit de leurs nantis les plus puissants, mais sans soutenir les plus défavorisés et donc les plus vulnérables.
Contre l'avis de Jean-Claude Mailly (FO), la CGT espère encore obtenir des avancées avant juillet 2011, date d'entrée en vigueur des mesures d'âge de la réforme, portant à 62 ans l'âge de départ à la retraite et à 67 ans l'âge de départ sans décote.
Autres radicaux, le sénateur Mélenchon et le syndicaliste Besancenot se serrent les coudes
Le fondateur du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a réitéré sa demande à François Fillon de déposer la loi rendant possible un référendum d'initiative populaire sur le sujet.
"La bataille ne finira pas tant qu'on n'aura pas épuisé tous les moyens à notre disposition", a-t-il insisté, au risque de prendre un poing dressé dans le nez.
Incendiaire du paysage politique, le Che-Besancenot menace: "les braises brûlent encore, c'est un piqûre de rappel qu'on est venu faire aujourd'hui".
"La mobilisation sociale pourrait parfaitement rebondir, que ce soit sur les retraites, sur les salaires, sur les emplois, sur tous les autres dossiers, comme la dépendance, que le gouvernement a décidé de mettre sur la table", a mis en garde le porte-parole des trotskistes du NPA.
Mais les autres syndicats sont passés à autre chose.
Ils évoquent davantage le nouveau débat qui s'ouvrira, selon le texte de la réforme, en 2013.
Les syndicats soufflent un autre vent de terreur
La gauche a toujours un combat sur le feu
A défaut de combat contre ses propres démons intérieurs (outre les fantômes de ses cortèges!), la gauche a ainsi recyclée la lutte des classes en conflit nord-sud, en lutte pour la diversité et en combat jeunes-vieux.
De fait, les cinq syndicats - CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires – cherchent à ouvrir une nouvelle séquence de luttes pour reléguer l'échec de la précédente.
"Nous allons maintenant poser toutes les questions qui ont émergé autour des retraites : emploi, salaires, conditions de travail, justice sociale, service public", a dit Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, syndicat d'enseignants.
"Aujourd'hui, on est en train de bâtir un socle. C'est le début d'une nouvelle démarche", a-t-elle ajouté.
Les syndicats semblent donc déterminés à organiser de nouvelles journées d'action interprofessionnelles et se réuniront lundi prochain pour faire le bilan de la séquence des retraites.
En parallèle, le nouveau ministre du Travail, Xavier Bertrand, reçoit à sa demande les dirigeants syndicaux, dont Bernard Thibault mercredi.
"Je n'y vais pas avec un registre de revendications", a dit le dirigeant de la CGT - faché tout rouge - à veille de l'entrevue rue de Grenelle.
Une visite de courtoisie, en somme ?
mardi 2 novembre 2010
PS: Benoît Hamon affaiblit son parti
Une parenté comportementale Benoît Hamon - Besancenot
Benoît Hamon est un agitateur qui n'épargne pas le PS
En septembre, son meeting commun avec Olivier Besancenot du NPA avait été dénoncé en interne par les partisans d'une ligne sociale-démocrate (Lire l'article sur le sujet : "Hamon se rapproche de Besancenot: Moscovici et Collomb confient leur 'malaise'").
Le vendredi 15 ocobre dernier, Europe 1 annonça dans sa rubrique "Le buzz politique" (son toujours pas mis en ligne, vendredi, à 19h45) que Benoît Hamon s'apprêterait à effectuer une visite au Vénézuéla pour voir... Hugo Chavez, président du Venezuela depuis 1999, après plusieurs coups d'état avortés. L'hebdomadaire britannique The Economist accuse le lieutenant-colonel Chávez, qu'il qualifie d'autocrate, de prendre une série mesures violant la constitution de 1999 qui font soupçonner le créateur du Mouvement révolutionnaire bolivarien 200 de vouloir s'organiser une « présidence à vie ».
Des fréquentations qui ont de quoi énerver les démocrates.
Un extrémiste dérangeant, voire dangereux
Interrogé sur RTL sur les retraites mardi 19 octobre - tout porte-parole du PS qu'il soit - Hamon s'est démarqué de la position du parti sur l'allongement de la durée de cotisation. Alors que le PS a acté les 41,5 ans de cotisation à l'horizon 2020 prévus dans la réforme Fillon de 2003, l'agitateur du PS a affirmé qu'en cas de victoire en 2012, la gauche mettra "en débat" cette question.
Le soir même, devant le bureau national du PS, alors que les strauss-kahniens ouvraient son procès, Martine Aubry n'a pas eu le choix de ne pas désavouer son porte-parole, appelant à ne pas se désunir, notait Le Monde. Et le jeudi suivant, elle devait se fendre d'une mise au point en réaffirmant la position du PS, face à son aile gauche.
Le fauteur de troubles irrite singulièrement l'aile droite du PS
L'éventuelle rencontre du porte-parole du PS avec Chavez et sa position sur les retraites mettent les strauss-kahniens en rage et la patronne des socialistes Martine Aubry se retrouve dans l'embarras.
La droite du PS porte les tensions socialistes sur la place publique
Les modérés n'ont pas trouvé d'autre issue que de porter leurs critiques dans les media.
Jeudi 14 octobre sur France Inter, Manuel Valls a qualifié de "faute politique" la déclaration de Hamon.
Et le lendemain, les partisans de Dominique Strauss-Kahn apportaient leur soutien. Jean-Marie Le Guen estima en effet dans Le Parisien que le PS n'a pas à "courir après Mélenchon" (article payant).
Pour le courant de Martine Aubry, Marisol Touraine, chargée des retraites [et épouse de notre ambassadeur au Mali], lâcha sur Public Sénat que "tout ce qui vient susciter le doute sur la cohérence d'ensemble" du projet du PS sur les retraites "est mal venu".
Le trublion n'est pas un simple poil à gratter
Au PS, les adversaires de Benoît Hamon le suspectent de se positionner pour les primaires.
"Hamon veut se présenter contre Dominique Strauss-Kahn et tenter de rassembler la gauche de la gauche. Il tente de coller aux manifestants pour ne pas laisser le seul espace à Jean-Luc Mélenchon. Ce qui est gênant pour le PS, c'est qu'on ne sait pas s'il s'exprime en tant que futur candidat ou en tant que porte-parole. Martine Aubry doit éclaircir cette question", enrage un socialiste dans un article du Monde intitulé "Benoît Hamon met en difficulté le Parti socialiste sur les retraites".
Benoît Hamon se justifie
Le Post a recueilli ses propos le 22 octobre
=> Sur son éventuelle visite à Hugo Chavez au Vénézuéla
Benoît Hamon assure que ce déplacement "n'est pas encore confirmé". "J'ai reçu plusieurs invitations pour des visites à l'étranger, dont une au Vénézuéla, en Equateur ou au Québec", explique-t-il au Post. Mais s'il y va, va-t-il rencontrer Chavez ? "J'ai très envie d'aller voir tout le monde et si je vais là-bas, je vais évidemment rencontrer le président vénézuélien", assure-t-il.
"Je ne vais pas dire non car cela ferait réagir les strauss-kahniens", ironise-t-il. Avant de lancer, sûr de lui [et de mauvaise foi]: "Je vois mal qui va me faire le reproche d'aller voir un dirigeant de gauche..."
Le porte-parole du PS explique par ailleurs que si certains aspects de la politique du président socialiste vénézuélien lui paraissent "intéressants", comme son "expérience économique et monétaire", il ne partage pas la proximité d'Hugo Chavez avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, l'attribution du coup d'Etat en Equateur aux Etats-Unis ou "ce qu'il fait sur la presse".
=> Sur sa position sur les retraites et les remous au PS
"Ça ne m'empêche pas d'être unitaire", assure-t-il. "Ce n'est pas pour jouer ma propre partition. J'essaie de placer le PS dans une position optimale pour 2012", explique au Post Benoît Hamon.
Avant de se montrer un peu plus virulent : "Mon objectif, c'est que le PS prenne en compte les aspirations des classes populaires. Des fois, au PS, je sens plus la tentation d'être crédible par rapport aux agences de notation, que par rapport aux salariés."
=> Que pense-t-il des critiques des strauss-kahniens ?
"Ça ne m'a pas bouleversé", ironise-t-il. Avant de lâcher [cette menace] avec le sourire : "La prochaine fois que Le Guen et Valls participeront à un colloque du club de Copé, 'Génération France', je me souviendrai d'eux..." "Être social-démocrate, ça ne veut pas dire être social-libéral", selon lui. Et quand on lui demande s'il redoute un retour de DSK, [la petite vipère] préfère ne pas répondre...
=> Et Martine Aubry ?
II l'a bien plongée dans l'embarras... "Je ne dis pas qu'elle n'aurait pas préféré que cela ne se passe pas... [sa prise de position sur RTL, ndlr]."
=> Veut-il occuper l'espace à gauche pour ne pas laisser le champ libre à Mélenchon et/ou Besancenot ? Benoît Hamon confirme qu'il a de la concurrence sur sa propre aile gauche: "Besancenot et Mélenchon peuvent se faire une belle pelote à gauche si le PS n'est pas assez fort sur les questions économiques et sociales."
En somme, Benoît Hamon s'efforce de pousser le curseur du PS le plus à gauche possible d'ici 2012. Peu lui chaut de créer des remous au PS, qui ne jure que par l'unité: il nourrit le secret espoir de s'ouvrir un passage.
jeudi 29 juillet 2010
Démantèlement de la moitié des camps de Roms illicites
Les Roms français ne sont pas dispensés du respect de la loi
N'en déplaise à la gauche laxiste et populiste
A 90% Français, selon Les Verts, le PS soutient un régime spécial en faveur des Roms et dénonce "la dérive sécuritaire et xénophobe du gouvernement".
Suite aux annonces concernant les gens du voyage par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, il a été décidé de mener un "travail de fond" avec les collectivités locales et les associations sur la question.
Le Bureau national est en vacances: Benoît Hamon n'assure plus la permanence
Pouria Amirshahi, secrétaire national PS aux droits de l'Homme, assure l'intérim au PS.
"Plutôt que de prendre la mesure des questions que pose l'intégration des gens du voyage, français (une majorité) ou étrangers, la droite continue de se fourvoyer dans un discours démagogique, agressif et stigmatisant", déplore dans un communiqué.
=> Né en Iran en 1972, Amirshahi fut président de l'UNEF-ID (1994-1998) et sauveteur de la MNEF (cf. affaire qualifiée de 'dérive' par Wikipedia: lien vers ce qu'il en reste)
« Réservoir de militants » et « pompe à finances », la mutuelle étudiante a accompagné la gauche au pouvoir dans les années 1980 : ses combats internes, ses associations et sa dérive affairiste. A travers les hautes croisées de la salle d'audience monte l'écho de slogans rageurs contre le gouvernement, repris en choeur par les manifestants qui défilent non loin du Palais de justice. [...] Une génération naît à la politique et à la contestation étudiante. Dedans, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, une autre répond de ses dérives financières. Cette génération-là a atteint la cinquantaine presque sans s'en apercevoir. » ( Lien Le Monde)
Le PS stigmatise le pouvoir
"L'existence-même de la réunion du 28 juillet sur les Roms était indigne d'un gouvernement qui se réclame de la République, les annonces faites par Brice Hortefeux sont dans la continuité", poursuit-il, soulignant que le ministre "confirme la dérive sécuritaire et xénophobe du gouvernement".
Banalisation socialiste
"Le mode de vie des gens du voyage, dont seule une minorité est itinérante, représente un enjeu de citoyenneté, d'éducation mais aussi de respect d'une mémoire trop souvent effacée des médias et des enseignements", fait-il valoir.
"Plutôt qu'une réponse sécuritaire et brutale", "c'est d'un travail de fond associant l'Etat, les collectivités territoriales (notamment les mairies), les associations, les services sociaux et les professionnels éducatifs dont les gens du voyage ont besoin", conclut-il.
Or, consciement, l'irresponsable Amirshahi pratique le double langage, cautionnant ainsi les consignes du PS: le refus politique de ces mêmes municipalités d'opposition à utiliser les moyens légaux de lutte contre les bandes ou à recourrir au bracelet électronique (à Lille, par exemple).
Le ministre de l'Intérieur a listé une série de mesures au sortir de l'Elysée...
Nicolas Sarkozy a pris ce mercredi une série de mesures en réunion consacrée aux «comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms».
Ne pas «stigmatiser une communauté», mais «sanctionner des comportements illégaux»
A la fin de cette rencontre à l'Elysée en présence de François Fillon et de cinq membres du gouvernement, dans une déclaration lue devant le perron, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux a stigmatisé l'accusation du PS selon laquelle l'exécutif voudrait «stigmatiser une communauté», mais il a confirmé sa volonté de «sanctionner des comportements illégaux».
Première décision prise: le démantèlement d'ici trois mois de la moitié des quelque 600 «camps ou squats» illégaux recensés en France, a annoncé Brice Hortefeux. Dans un communiqué, l'Elysée parle de 200 camps pour les seuls Roms, originaires de l'est de l'Europe.
Echange de policiers avec la Roumanie et la Bulgarie
Deuxième mesure, le gouvernement va procéder «à la reconduite quasi-immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l'ordre public ou à des fraudes en direction de la Bulgarie ou de la Roumanie». La France va ensuite «proposer à la Roumanie d'accueillir des policiers roumains et parallèlement d'envoyer des policiers français en Roumanie». Dans un communiqué, l'Elysée parle d'un partenariat du même type avec la Bulgarie.
L'exécutif promet en outre d'«affecter dix inspecteurs du fisc afin de contrôler la situation des occupants de ces camps illicites et illégaux». Car, a dit Brice Hortefeux , «beaucoup de nos compatriotes sont à juste titre surpris en observant la cylindrée de certains véhicules qui traînent les caravanes».
Poursuite d'une «politique de développement des aires d'accueil»
Le ministre de l'Intérieur a enfin promis que le gouvernement allait «poursuivre la politique de développement des aires d'accueil» des populations nomades, inégalement réparties sur le territoire national. Ce point est considéré comme fondamental par les associations, qui se plaignent que moins de la moitié des emplacements prévus pour les gens du voyage par la loi Besson de 1990 existent effectivement.
Dans son communiqué, l'Elysée a enfoncé le clou en rappelant que «les lois de la République s'appliquent à l'ensemble des personnes présentes sur le territoire national, y compris aux populations nomades».
La loi s'applique à tous: les communautaristes blâmeront; les républicains apprécieront.
Allié de la gauche du PS, le NPA parle de "stigmatisation ethnique"
Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot ne laisse pas passer la caravane sans aboyer
"Le NPA dénonce cette opération indigne de stigmatisation ethnique de toute une population, et plus largement cette 'guerre aux pauvres' engagée au nom de la lutte contre la délinquance, alors que le gouvernement est incapable d'assurer le respect du droit au logement pour tous", écrit le NPA dans un communiqué du 29 juillet.
Le parti révolutionnaire appelle au soulèvement
"Le NPA appelle l'ensemble des forces politiques, syndicales et associatives à s'opposer à cette politique et à se mobiliser contre la perspective d'une répression accrue", ajoute-t-il, en fustigeant "une opération de diversion sur fond de surenchère sécuritaire et xénophobe".
"Certains" Roms, mais ceux qui sont dans l'illégalité
Les trotskistes du Che-Besancenot tentent ainsi de se refaire une santé sur les Roms
