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lundi 2 avril 2012

Quand Kadhafi était le chouchou des socialistes révolutionnaires d'Amérique du Sud

Les relations de Kadhafi avec les leaders socialistes d’Amérique du sud


Elles étaient depuis longtemps des plus cordiales

Rappelons, par exemple, que Fidel Castro, Evo Morales, Hugo Chavez et Daniel Ortega sont tous récipiendaires du " prix Kadhafi des droits de l’homme " (Castro en 1998, Morales en 2000, Chavez en 2004 et Ortega en 2009).

Si Castro et Ortega avaient clairement fait savoir leur soutien au roi des rois d’Afrique et si Morales s’est contenté d’une neutralité digne de nos amis helvètes, le camarade Chavez, lui, resta étrangement silencieux. Si ce silence à quelque chose d’étrange, c’est que les rapports du leader vénézuélien avec le doyen du monde arabe ont toujours été particulièrement chaleureux comme en témoignent – notamment – les câbles diplomatiques étatsuniens révélés par WikiLeaks et les nombreuses manifestations d’amitié publiques entre les deux révolutionnaires.

On sait, par exemple, que lors du sommet Afrique-Amérique du sud qui s’était tenu les 26 et 27 septembre 2009 sur l’île vénézuélienne de Margarita, Chavez et Kadhafi s’étaient mutuellement félicités de leurs révolutions respectives en des termes plus qu’élogieux, puisqu’El Presidente avait déclaré que " Simon Bolivar est au peuple vénézuélien ce que Kadhafi est au peuple libyen " (ce qui, venant de Chavez, n’est pas le moindre des compliments) ce à quoi l’intéressé répondit " Nous partageons le même destin, le même combat dans la même tranchée contre un ennemi commun, et nous vaincrons ".

C’est d’ailleurs à cette occasion que le président Chavez avait décoré son ami Kadhafi de l’ "Orden del Libertador", la plus haute distinction civile vénézuélienne et offert à el compañero presidente Mouammar Kadhafi une réplique de l’épée de Simon Bolivar au cri de " Viva Bolivar ! Viva Kadhafi ! ".


Cette émouvante cérémonie n’est certes que la partie émergée de l’iceberg des relations diplomatiques cordiales qui unissaient nos deux protagonistes.

La rumeur avait couru que Mouammar Kadhafi avait pris la fuite pour se réfugier à Caracas

Sa discrétion d'alors -et pour une fois-  sur le sort de Kadhafi ne signifie pas que Chavez ait abandonné son camarade de lutte comme en témoigne ce coup de fil largement médiatisé de Nicolas Maduro évoqué plus haut.
Il faut dire que Chavez a cette étrange habitude de choisir ses alliés parmi les leaders les plus ostensiblement autocratiques de la planète. Du " hermano " ["frère"] Robert Mugabe (le fossoyeur du Zimbabwe) au président soudanais Omar Al-Bashir (le " libérateur " du Darfour) en passant par le biélorusse Alexander Lukashenko (le " dernier dictateur d’Europe "), l’iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le turkmène Gurbanguly Berdymukhammedov, l’ami Chavez semble s’être lancé à corps perdu dans la pire collection d’amitiés qui se puisse imaginer. Il ne lui manque en effet plus que le " cher dirigeant " nord-coréen Kim Jong-Il [depuis décédé] auquel il a déjà fait quelques appels du pied, le général Thein Sein de Birmanie et – effectivement – Dark Vador…

d'après Causeur

mardi 2 novembre 2010

PS: Benoît Hamon affaiblit son parti


Travail de sape au profit de Besancenot (NPA)?

Une parenté comportementale Benoît Hamon - Besancenot

Benoît Hamon est un agitateur qui n'épargne pas le PS
En septembre, son meeting commun avec Olivier Besancenot du NPA avait été dénoncé en interne par les partisans d'une ligne sociale-démocrate (Lire l'article sur le sujet : "Hamon se rapproche de Besancenot: Moscovici et Collomb confient leur 'malaise'").
Le vendredi 15 ocobre dernier, Europe 1 annonça dans sa rubrique "Le buzz politique" (son toujours pas mis en ligne, vendredi, à 19h45) que Benoît Hamon s'apprêterait à effectuer une visite au Vénézuéla pour voir... Hugo Chavez, président du Venezuela depuis 1999, après plusieurs coups d'état avortés. L'hebdomadaire britannique The Economist accuse le lieutenant-colonel Chávez, qu'il qualifie d'autocrate, de prendre une série mesures violant la constitution de 1999 qui font soupçonner le créateur du Mouvement révolutionnaire bolivarien 200 de vouloir s'organiser une « présidence à vie ».
Des fréquentations qui ont de quoi énerver les démocrates.

Un extrémiste dérangeant, voire dangereux

Interrogé sur RTL sur les retraites mardi 19 octobre - tout porte-parole du PS qu'il soit - Hamon s'est démarqué de la position du parti sur l'allongement de la durée de cotisation. Alors que le PS a acté les 41,5 ans de cotisation à l'horizon 2020 prévus dans la réforme Fillon de 2003, l'agitateur du PS a affirmé qu'en cas de victoire en 2012, la gauche mettra "en débat" cette question.

Le soir même, devant le bureau national du PS, alors que les strauss-kahniens ouvraient son procès, Martine Aubry n'a pas eu le choix de ne pas désavouer son porte-parole, appelant à ne pas se désunir, notait Le Monde. Et le jeudi suivant, elle devait se fendre d'une mise au point en réaffirmant la position du PS, face à son aile gauche.

Le fauteur de troubles irrite singulièrement l'aile droite du PS

L'éventuelle rencontre du porte-parole du PS avec Chavez et sa position sur les retraites mettent les strauss-kahniens en rage et la patronne des socialistes Martine Aubry se retrouve dans l'embarras.

La droite du PS porte les tensions socialistes sur la place publique
Les modérés n'ont pas trouvé d'autre issue que de porter leurs critiques dans les media.
Jeudi 14 octobre sur France Inter, Manuel Valls a qualifié de "faute politique" la déclaration de Hamon.
Et le lendemain, les partisans de Dominique Strauss-Kahn apportaient leur soutien. Jean-Marie Le Guen estima en effet dans Le Parisien que le PS n'a pas à "courir après Mélenchon" (article payant).
Pour le courant de Martine Aubry, Marisol Touraine, chargée des retraites [et épouse de notre ambassadeur au Mali], lâcha sur Public Sénat que "tout ce qui vient susciter le doute sur la cohérence d'ensemble" du projet du PS sur les retraites "est mal venu".

Le trublion n'est pas un simple poil à gratter

Au PS, les adversaires de Benoît Hamon le suspectent de se positionner pour les primaires.
"Hamon veut se présenter contre Dominique Strauss-Kahn et tenter de rassembler la gauche de la gauche. Il tente de coller aux manifestants pour ne pas laisser le seul espace à Jean-Luc Mélenchon. Ce qui est gênant pour le PS, c'est qu'on ne sait pas s'il s'exprime en tant que futur candidat ou en tant que porte-parole. Martine Aubry doit éclaircir cette question", enrage un socialiste dans un article du Monde intitulé "Benoît Hamon met en difficulté le Parti socialiste sur les retraites".


Benoît Hamon se justifie
Le Post a recueilli ses propos le 22 octobre

=> Sur son éventuelle visite à Hugo Chavez au Vénézuéla

Benoît Hamon assure que ce déplacement "n'est pas encore confirmé". "J'ai reçu plusieurs invitations pour des visites à l'étranger, dont une au Vénézuéla, en Equateur ou au Québec", explique-t-il au Post. Mais s'il y va, va-t-il rencontrer Chavez ? "J'ai très envie d'aller voir tout le monde et si je vais là-bas, je vais évidemment rencontrer le président vénézuélien", assure-t-il.

"Je ne vais pas dire non car cela ferait réagir les strauss-kahniens", ironise-t-il. Avant de lancer, sûr de lui [et de mauvaise foi]: "Je vois mal qui va me faire le reproche d'aller voir un dirigeant de gauche..."

Le porte-parole du PS explique par ailleurs que si certains aspects de la politique du président socialiste vénézuélien lui paraissent "intéressants", comme son "expérience économique et monétaire", il ne partage pas la proximité d'Hugo Chavez avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, l'attribution du coup d'Etat en Equateur aux Etats-Unis ou "ce qu'il fait sur la presse".

=> Sur sa position sur les retraites et les remous au PS
"Ça ne m'empêche pas d'être unitaire", assure-t-il. "Ce n'est pas pour jouer ma propre partition. J'essaie de placer le PS dans une position optimale pour 2012", explique au Post Benoît Hamon.

Avant de se montrer un peu plus virulent : "Mon objectif, c'est que le PS prenne en compte les aspirations des classes populaires. Des fois, au PS, je sens plus la tentation d'être crédible par rapport aux agences de notation, que par rapport aux salariés."

=> Que pense-t-il des critiques des strauss-kahniens ?
"Ça ne m'a pas bouleversé", ironise-t-il. Avant de lâcher [cette menace] avec le sourire : "La prochaine fois que Le Guen et Valls participeront à un colloque du club de Copé, 'Génération France', je me souviendrai d'eux..." "Être social-démocrate, ça ne veut pas dire être social-libéral", selon lui. Et quand on lui demande s'il redoute un retour de DSK, [la petite vipère] préfère ne pas répondre...

=> Et Martine Aubry ?
II l'a bien plongée dans l'embarras... "Je ne dis pas qu'elle n'aurait pas préféré que cela ne se passe pas... [sa prise de position sur RTL, ndlr]."


=> Veut-il occuper l'espace à gauche pour ne pas laisser le champ libre à Mélenchon et/ou Besancenot ? Benoît Hamon confirme qu'il a de la concurrence sur sa propre aile gauche: "Besancenot et Mélenchon peuvent se faire une belle pelote à gauche si le PS n'est pas assez fort sur les questions économiques et sociales."

En somme, Benoît Hamon s'efforce de pousser le curseur du PS le plus à gauche possible d'ici 2012. Peu lui chaut de créer des remous au PS, qui ne jure que par l'unité: il nourrit le secret espoir de s'ouvrir un passage.

jeudi 19 août 2010

Lapidation d'Iranienne: Téhéran rejette toute ingérence

Mais le droit d'ingérence en France, alors oui !

L'Iran a demandé mardi à l'Occident de s'occuper de ses oignons

Le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de famille de 43 ans condamnée à mort par lapidation - depuis 2006 - pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari, selon Téhéran, a suscité ces dernières semaines une intense mobilisation des pays occidentaux, qui exigent qu'elle ne soit pas exécutée.

VOIR et ENTENDRE l'exposé des faits par France 24

Sur le net : Il faut sauver Sakineh Ashtani
envoyé par france24

Lire l'article de PaSidupes consacré à la lapidation

En réponse aux nombreux appels internationaux à la clémence,
l'Iran a annoncé en juillet la suspension temporaire de la peine de Mme Mohammadi-Ashtiani. Son cas "est toujours en cours d'examen et rien n'a été décidé pour l'instant", avait indiqué le 5 août un responsable iranien à une commission des droits de l'Homme de l'ONU à Genève.

En république islamique, il est interdit aux démocrates d'interférer
avant qu'il ne soit trop tard. Après, on peut toujours.
=> La télévision iranienne a diffusé une déclaration dans laquelle Sakineh Mohammadi-Ashtiani avouerait - librement - qu’elle est coupable et que les médias occidentaux n’ont pas à se mêler de sa vie privée.

VOIR et ENTENDRE la version abrégée des aveux supposés sincères et libres, peut-être par l'intéressée elle-même, car elle n'est pas identifiable...

La femme condamnée pour lapidation [nws] FR2 130810
envoyé par SpeedyVideo

De nombreux experts pensent qu’elle a été torturée pour faire ces aveux et que c'est un moyen pour le gouvernement Iranien de justifier son exécution à venir.

=> Car l'affaire est toujours "en cours d'examen"
(jusque début septembre), selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Les procédures judiciaires sont très strictes, particulièrement concernant les affaires de meurtre", a déclaré Ramin Mehmanparast lors de son point presse hebdomadaire. "Plus la sentence est lourde et plus la justice est méticuleuse dans l'examen de l'affaire, et c'est ce qui est en cours", a expliqué le porte-parole.

VOIR et ENTENDRE la version plus longue de France Télévisions:


Du danger des amalgames

"Aucune nation indépendante n'accepte que d'autres pays interfèrent dans ses décisions judiciaires, (...) et les pays occidentaux ne doivent pas exercer de pressions", a poursuivi le porte-parole.
Il a également estimé que la mobilisation occidentale en faveur de Sakineh Mohammadi-Ashtiani résultait d'une "approche politisée", liée au conflit entre l'Iran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien.

Le camarade Lula du Brésil s'ingère et se fait refouler

M. Mehmanparast a à nouveau rejeté toute idée de libérer la condamnée, comme l'a notamment suggéré le président brésilien Lula qui a proposé d'accueillir Mme Mohammadi-Ashtiani au Brésil si Téhéran faisait un geste de clémence.
"Si nous libérons les personnes condamnées pour meurtre, il n'y aura plus de sécurité", a-t-il affirmé. Quand le Brésil aura pris connaissance du dossier, "il comprendra que tout ce tumulte a été créé pour porter atteinte aux relations irano-brésiliennes", s'est justifié le porte-parole.
Le président Mahmoud Ahmadinejad, dans des déclarations traduites en anglais et publiées lundi par le site de la chaîne iranienne en anglais Press-TV, a lui aussi réaffirmé que l'autorité judiciaire iranienne "n'est pas d'accord" pour envoyer Mme au Brésil. "Il n'y a aucun besoin de créer un problème au président Lula", a-t-il affirmé, ajoutant que l'Iran "préfère exporter sa technologie au Brésil que de telles personnes".
Martine Aubry serait sur les rangs pour accueillir la dame à Lille.

Pendant les vacances les vigilants sont indifférents ?

Depuis 2006, et alors que l'exécution était prévue le 9 juillet 2010, on n'a toujours pas de nouvelles de communiqués du MRAP, de SOS Racisme, du NPA, du CFCM ou du PS ?
Comment Pouria Amirshahi (PS) peut-il rester insensible ?

Pas de souci à se faire sans doute, d'autant que l'avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani a disparu...

Amnesty International a critiqué la diffusion à la télévision des «aveux» de Sakineh Mohammadi Ashtiani

=> Aidez donc Sakineh en signant la pétition à laquelle ont déjà contribué de nombreuses personnalités.
Wole Soyinka, Bernard-Henri Lévy, Patrick Modiano, Milan Kundera, Jorge Semprun, Ségolène Royal, Rachida Dati, Simone Veil, Marjane Satrapi, Juliette Binoche, Mia Farrow, Bob Geldof, Taslima Nasrin, Ayaan Hirsi Ali, Jody Williams, Sussan Deyhim, Yann Richard, Elisabeth Badinter,Martine Aubry, Lionel Jospin, Sylviane Agacinski, etc...

=> Au-dela de signatures individuelles, une déclaration officielle de l'UMP:

Sauvons Sakineh Mohammadi-Ashtiani de la lapidation

Devant l’inacceptable, l’UMP se mobilise

En Iran, Sakineh Mohammadi-Ashtiani, d’abord condamnée à la lapidation pour adultère, est désormais accusée de complicité du meurtre de son mari après des aveux forcés selon ses avocats.

Agée de 43 ans, cette mère de famille, avait mercredi dernier, fait des aveux à la télévision iranienne disant qu’un homme avec lequel elle était intime, avait tué son mari en sa présence. L’un de ses avocats avait alors déclaré qu’elle avait été violemment torturée jusqu’à ce qu’elle accepte de parler face aux caméras.

Le Mouvement Populaire, indigné, se joint à l’ensemble de la communauté internationale qui soutient cette femme
, défend les droits de l’homme et de la femme à travers le monde, et appelle les gouvernants iraniens à la clémence.
Cl.D

mercredi 19 mai 2010

La France renvoie l'assassin de Chapour Bakhtiar au paradis iranien

Vakili Rad était « en enfer » pour l'assassinat de l'ex Premier ministre iranien

Propagande

De retour en république islamique d'Iran dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 mai,
l'assassin de l'ex-Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar a dénoncé ses conditions d'incarcération en France
. Il a eu "une pensée pour les détenus, en particulier politiques" "qu'ils soient corses, basques, ou je ne sais quoi"!.
VOIR et ENTENDRE l'assassin dire qu'il a aimé la France autant qu'elle l'a aimé:

Il semble bien qu'en enfer
la nourriture est bonne...

Qui d'autre veut aller au paradis ? Lire PaSiDupes
Quelqu'un qui préfère rester en enfer: lire PaSiDupes

Pour information

À Cannes, en conférence de presse, le réalisateur iranien Abbas Kiarostami (venu présenter le film "Copie Conforme") revient sur l'arrestation de son confrère Jafar Panahi, placé en détention en mars dernier. Jafar Panahi paie de sa liberté son opposition au président Ahmadinejad, notamment depuis la réélection de ce dernier.
VOIR et ENTENDRE


samedi 1 août 2009

Le camarade Hugo Chavez a interdit 13 stations de radio

Les socialistes, extrêmes ou non, ont-ils réagi à la censure ?

La démocratie avance...

... à mesure que recule la révolution

Treize stations de radio de la République bolivarienne (!) du Venezuela ont cessé d'émettre sur ordre du gouvernement
, qui prévoit d'en fermer 21 autres, toutes accusées de discréditer la politique du président Hugo Chavez, au pouvoir depuis 1996, après plusieurs tentaives de putschs militaires...
En matière de privation de liberté, selon les nantis européens, c 'est quoi Hadopi 2 à côté ?...

  • Les partisans du chef de l'Etat confirment cette "guerre des media" contre les stations de radio privées, très critiques envers Hugo Chavez, « fléau de l'oligarchie et héros des pauvres ».

  • Les adversaires du président dénoncent une atteinte à la liberté d'expression. "Ils interdisent tout espace à la dissidence au Venezuela", a déclaré William Echeverria, qui dirige le Conseil national des journalistes vénézuéliens.

    La vérité officielle

    Diosdado Cabello, ministre des Travaux publics dont dépend Conatel, la haute autorité de l'audiovisuel, a déclaré que certaines des radios étaient interdites parce qu'elles n'avaient pas renouvelé leur licence ou l'avaient transférée illégalement aux nouveaux propriétaires des stations...

    Hugo Chavez a cherché à contrebalancer le poids des radios et télévisions privées en créant de nouvelles stations publiques et des stations dirigées par des associations ou des communautés.

    En France, nous avons ça avec la présidente -également socialiste- de Poitou-Charentes.
    Un premier exemple? Elle avait tenté de prendre le producteur d'Arrêt sur Images dans ses filets, mais l'inconcevable était arrivé: Daniel Scneidermann avait traîné la charentaise.
    Et puis un autre.
    Dans le secteur agricole pareillement, Sa Cynique Majesté Royal favorise la Conférération Paysanne -proche de l'affreux Jojo Bové (Joseph, comme Staline!- et s'emploie à court-circuiter la FDSEA. Rien de nouveau donc sous le soleil de la région Poitou-Charentes:
    Royal-Chavez, même combat !

    -> En novembre 2007, le président colombien,
    Alvaro Uribe, avait mis fin à la médiation d'Hugo Chavez, son homologue vénézuélien, qui était chargé de négocier avec la guérilla des révolutionnaires Farc la libération de leurs otages, dont Ingrid Betancourt, en échange de prisonniers.
    L'ex-putschiste Chavez réagit violemment lorsque, le dimanche 28 juin 2009, l'armée hondurienne chassa du pouvoir le président Manuel Zelaya, l'expulsant vers le Costa Rica. Le président Chavez annonça la mise en état d'alerte de l'armée vénézuélienne et assura qu'il pourrait intervenir militairement si on s'en prenait à l'ambassadeur du Venezuela au Honduras.
    A la télévision nationale, il assura en outre qu'il ferait tout ce qu'il faut pour "faire échouer" le putsch.

    L'opposition vénézuelienne est muselée
    <br>
    En 2006, le Venezuela était classé 115e pays sur 168 par Reporters sans frontières en matière de liberté de la presse.

    ->L'ONG Espacio Público a recensé cette même année 106 atteintes à la liberté d'expression sans en indiquer la ou les origines.

    ->RSF pointe l'adoption de nouvelles lois en 2004 et 2005 contre différents types d'« offenses », notamment à la personne du président, et contre les appels à la violence, les jugeant « très restrictive[s] en matière de liberté d’expression » et affirmant qu'elles créent « un climat d’autocensure au sein des médias ».
    La position de RSF vis-à-vis du gouvernement Chávez est cependant critiquée, cette dernière ayant repris de fausses informations données par certains media nationaux vénézuéliens durant le coup d'état de 2002 et ne possédant au Vénézuela que des correspondants impliqués dans les media d'opposition...

    -> Dimanche 27 mai 2007, une minute avant minuit,
    la Radio Caracas TeleVision (RCTV) a cessé d'émettre sur le réseau hertzien. La commission nationale (et démocratique) des télécommunications avait décidé de ne pas renouveler la concession hertzienne de cette chaîne en partie à cause de son soutien et de sa couverture du coup d'État de Pedro Carmona en 2002. Cependant, RCTV continue toujours d'émettre sur le réseau câblé et par satellite avec une audience potentielle restreinte au cinquième de la population.
    N.B.
    L'espace qu'occupait RCTV a été attribué à une nouvelle chaîne publique, TVes (Televisora Venzolana Social), dont, selon une étude de l'institut de recherches en communication (ininco) dirigé par le sociologue d'opposition favorable au coup d'état Oscar Lucien, 74 % des contenus relèveraient de la diffusion et de l'information socialiste. Depuis ce non-renouvellement, des manifestations, notamment étudiantes, ont eu lieu pour soutenir ou protester au sujet de cette décision.

    -> Hugo Chavez a été accusé par Le Monde d'attaquer Globovision, « dernière chaîne de télévision d'opposition » selon le journal, lorsque le président vénézuélien a accusé la chaîne d'inciter à son assassinat.

    -> Le développement en cours de
    l'Internet n'est encouragé au Venezuela que pour permettre à Cuba de contourner l'embargo auquel les États-Unis la soumettent.

    Or, Jean-Luc Mélenchon trouverait déplacé que le Parlement européen dénonça le totalitarisme médiatique de M. Chavez. Citons les arguments de Mélenchon:
    "Pour commencer et situer le niveau, rappelons que, la chaîne RCTV a participé activement au processus de "rupture constitutionnelle"à la suite du coup d’état militaire d’avril 2002 contre le président Chavez. Ce qui signifie qu’elle a approuvé et accompagné le putch puis qu’elle a fait le travail d’appui aux décisions des putchistes. : incitations à des manifestations insurrectionnelles, appel à la démission du président élu, répétition à l’antenne de slogans anti-chavistes comme "Fuera, fuera" (dehors, dehors), "Se va, se va"(il s’en va, il s’en va), appels à la démission des nouveaux directeurs de PDVSA (compagnie du pétrole remises aux mains de la nation), diffusion des arrangues de Pedro Carmona (chef des putschistes) et de Fedecámaras (le syndicat des chefs d’entreprise), diffusion des propos d’un chef félon de la sécurité prévenant que la sécurité du palais gouvernemental ne serait pas assurée, diffusion des directives des insurgés appelant la foule à marcher sur la présidence, diffusion répétée d’images montrant des blessés, imputation au président de la responsabilité des violences mortelles, annonce (faux comme on le sait) de la démission de Chávez, puis de son arrestation en précisant qu’il devrait "payer pour les crimes commis" et "planifiés" par lui. Dans quel pays au monde une telle chaîne n’aurait pas été immédiatement suspendue après le rétablissement des autorités constitutionnelles ?" PLUS dans ...AgoraVox

    Le socialiste Mélenchon soutient aussi la Chine
    :

    Je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques“, écrivait-il au moment des JO de Pékin. On s’étonne un peu mais on se “rassure” en voyant que cette attaque vise Bob Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières, dont il “ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama“.
    (
    LIEN)

    -> En 2006, la ré-élection d'Hugo Chavez suscita une forte contestation.
    Déjà le 10 décembre 2001, le patronat et des organisations de type syndical vénézuéliennes appellèrent à une grève générale pour protester contre les mesures économiques d'Hugo Chávez. À cette occasion Pedro Carmona considèra que les mesures économiques prises par Chávez représentent la plus grande confiscation de propriété privée de l'histoire du Venezuela.

    -> Le 4 septembre 2006, il annonça l'organisation pour 2010 d'un référendum constitutionnel afin, entre autres, d'abolir toute limite au nombre de mandats pouvant être effectués par le président. Cette proposition a été interprétée dans certains médias français comme Le Monde et le JT de 20h de TF1 du 3 décembre 2006 comme l'organisation d'une présidence à vie.

    -> Le 2 décembre 2007, l'électorat vénézuélien rejette par référendum la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chávez. L'hebdomadaire britannique The Economist accuse Chávez, qu'il qualifie d'autocrate, de prendre plusieurs mesures violant la constitution de 1999 qui est encore en vigueur.
    Marianne se singularise

    En février 2009, Marianne fustigeait Libération pour ses attaques contre Chavez
    L'hebdo titrait: « Venezuela: Libé se verrait bien désinformer ses lecteurs à vie » et dénonçait ces affirmations:« Chavez se verrait bien en président à vie ». Les intertitres : « caudillo » et « insécurité ». Les témoins parlent de « caudillisme ». La révolution bolivarienne est un « castrisme new-look ». Voilà ce que Libération offre à ses lecteurs, le 14 février 2009, en guise d´information préalable sur le nouveau scrutin que vient de remporter le peuple bolivarien avec une marge éclatante de dix pour cent, au bout de dix ans de révolution. »
    Les journalistes amis de Zizou-Bayrou volaient ensuite au secours du militaire vénézuélien. LIEN Marianne

    Puisque tout est basse vengeance à Marianne, l'hebdo terminait cet irrésistible article avec une emarquable délicatesse confraternelle :
    «Libération est passée de Sartre à Rothschild, sans sortir des règlements de compte des années 80, rivée au dogme selon lequel toute révolution mène au stalinisme. En fondant le journal Sartre avait prévenu : « Le droit à l'information n'est pas, comme on le croit à tort, un droit du journaliste mais le droit du peuple de savoir ce qui se passe. Le rôle du journaliste, en somme, est de permettre au peuple de discuter avec le peuple. »
    On croit rêver.
    Et ils prétendent tous nous informer !


    A la manière du PS

  • Le 9 mars 2008 est officiellement fondé le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), fort de près de deux millions et demi d'adhérents. Bien que regroupant, en plus du Mouvement Cinquième République, plusieurs petites formations soutenant le gouvernement, il a échoué à en convaincre d'autres, comme le Parti communiste du Venezuela, d'abandonner leur indépendance pour se dissoudre dans le nouveau parti.

    Or, en France, Les Verts ont riposté à la tentative de la h'tite Aubry de les incarcérer dans la « maison commune » socialiste.
    Le "minable" Dany-le-Rouge avait accusé le premier secrétaire du PS (Français, cette fois) de "paternalisme" et avait invité la maire de Lille à ne pas "nous casser les pieds" !
  • A ce propos, PaSiDupes rappelle comment en novembre 2007, Don Juan Carlos avait donné une leçon de vie et de démocratie à l'autocrate vénézuélien.
    Au sommet ibérico-américain de 2007 à Santiago du Chili, excédé par les prises de parole intempestives d'Hugo Chavez, le roi d'Espagne rappella le "démocrate monarchiste" à la correction, apportant du même coup son soutien au chef du gouvernement socialiste espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero qui exigeait "un peu de respect" du président vénézuélien à l'égard du conservateur José Maria Aznar, le précédent chef du gouvernement "élu par le peuple espagnol". Hugo Chavez venait de le traiter de ... "fasciste".

    En espagnol, cliquer sur VOIR et ENTENDRE
  • VOIR et ENTENDRE aussi France 24, en anglais (humour)Avec Hugo Chavez à sa tête, le pays est en bonne voie vers une « République socialiste du Venezuela ».
    Le Parti socialiste s'est transformé ?

    Co-fondateur du Fatah avec Yasser Arafat (1959), qui est une organisation politique et militaire palestinienne, mais laïque (contrairement par exemple au Front populaire de libération de la Palestine d'obédience marxiste), alors que le Hezbollah est son équivalent libanais financé par l'Iran, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et membre consultatif de l'Internationale socialiste, est ici au côté de Sa Cynique Majesté Royal.

    Désirdavenir Royal s'était rendue au Liban en décembre 2006 pour ne pas écouter ses interlocuteurs...
    Elle n'aurait pas entendu l'une des figures les plus controversées du Hezbollah (parti de Dieu), le député Ali Ammar, qui, avait longuement insisté sur "la folie de la politique américaine". L'amère Royal s'était trouvée avec lui nombre de points communs et avait déclaré partager avec lui "beaucoup de choses, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis", avant de faire une pirouette et souligner qu'elle évoquait la politique américaine ...en Irak.
    Estimant qu'il n'y avait eu de sa part "ni faux pas, ni maladresse", la candidate socialiste avait repris l'offensive sur le thème de la femme forte et assuré que "personne" ne l'empêcherait de "continuer à dialoguer avec des représentants démocratiquement élus", une manière d'imposer sa vision de l'exercice du pouvoir. Dialogue de sourds, en l'occurence. Ou « débat participatif », comme elle voudra !

    Sachant -qui sait !- à qui il avait affaire, c'est ensuite à deux reprises en sa présence, que le député 'démocratiquement élu' comme les aime l'amère Royal, avait comparé l'occupation israélienne du Sud-Liban à l'occupation nazie de la France. « Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France. »
    Ne trouvant rien a redire à ça, mais 'droit dans ses bottes', la candidate socialiste à l'Elysée, n'exprima pas sa désapprobation, puisque, riche dualificatifs, elle prétendit n'avoir "pas entendu" ces propos "inadmissibles, abominables, odieux" ... La quinqua est manifestement dure de la feuille quand ça l'arrange: "Je n'ai pas entendu cette comparaison et si cette comparaison avait été faite, que ce soit moi ou que ce soit l'ambassadeur de Francequi était à mes côtés et qui n'a pas non plus entendu ces propos [qu'elle implique pour se disculper], nous aurions quitté la salle". Un beau coup de pub manqué et une occasion de se blanchir de toutes ses bourdes à l'international.

    Le journal Le Monde y vit d'ailleurs plutôt un «manque de réaction ». Dès lors, pouvait-elle justement accuser un quelconque adversaire de rester « les bras ballants » ?...

    D'ailleurs, Ahmadinejad embrasse Chavez
    (juin 2009, ci-dessus avant les vidéos) et le Hezbollah (lequel est implanté au Vénézuela), Melenchon embrasse Chavez, le Hezbollah embrasse Marie-sEGOlène sur l'oreille.

    Pendant la présidentielle, Chavez déclara de la prétendante
    : "Nous ne la connaissons pas mais femme et socialiste... notre coeur est avec elle", en soulignant l’"écart très serré" entre Désirdavenir Royal et Nicolas Sarkozy, son « concurrent » (autant dire 'challenger' !)

    Une dernière pour la route du soleil ?
    Chef de file de la gauche radicale en Amérique latine, le dirigeant vénézuélien, est un allié du leader cubain Fidel Castro.