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jeudi 26 décembre 2013

Centrafrique: le Tchad sert-il la paix onusienne en RCA ?

Le jeu trouble du Tchad, pompier pyromane en Centrafrique

L’attitude ambigue du Tchad et de ses soldats en Centrafrique

Quelle est la provenance des armes 
des rebelles du Séléka 
patrouillant dans les rues de Bangui?
Depuis l'arrivée d'Idriss Déby au pouvoir depuis 1991, le Tchad est accusé d’ingérence, voire d'interventionnisme. Une façon pour le chef de l'Etat de protéger son pouvoir et de sécuriser les champs de pétrole tchadiens proches de la frontière avec la Centrafrique, quitte à aider les rébellions. 
La Séléka est l'une des coalitions: constituée en août 2012 de partis politiques et de forces rebelles centrafricains, elle s'était constituée en opposition au président chrétien François Bozizé. La Seleka se caractérise par une coloration religieuse musulmane dans une République centrafricaine dont la population est à 80 % chrétienne.

La France est seule pays européen en Centrafrique. 
Soldats tchadiens en Centrafrique
Hollande intervient dans le cadre de la Misca : Mission internationale de soutien à la Centrafrique. Outre les 1.600 militaires français, 3.652 militaires et civils sous mandat de l’Union africaine viennent d’Afrique centrale: Cameroun, Congo, Gabon, Burundi et Tchad.
Or, la participation du Tchad (850 hommes) est très problématique. Beaucoup de Centrafricains chrétiens accusent le Tchad d’être juge et partie. En effet, les troupes de la Séléka que la Misca a pour mission de désarmer, sont en grande partie composées de mercenaires tchadiens musulmans comme leur président, dans un pays majoritairement chrétien.

Incidents à répétition

La France a affirmé lundi son impartialité dans la crise en Centrafrique, une posture compliquée à tenir dès lors que son plus proche allié, le Tchad, ne l'est pas, estiment des experts.Un soldat français tente de contenir les manifestants  après la mort d'un homme tué le 23 décembre 2013 lorsque des soldats tchadiens ont ouvert le feu près de l'aéroport à Bangui
La France a affirmé lundi son impartialité
dans la crise en Centrafrique,
une posture compliquée à tenir,
dès lors que son plus proche allié,
le Tchad, ne l'est pas, estiment des experts.
Un soldat français tente de contenir
les manifestants après la mort d'un homme
tué le 23 décembre 2013 lorsque
des soldats tchadiens ont ouvert le feu
près de l'aéroport à Bangui
Le 22 décembre, la population chrétienne manifestait devant l’aéroport pour réclamer le départ des troupes tchadiennes. Des soldats tchadiens sont alors intervenus et ont ouvert le feu, faisant un mort.

Visiblement très nerveux le lendemain, des soldats tchadiens attaquent des soldats burundais de la Misca qui tentent de désarmer six ex-Séléka. Il n'y a pas eu de blessés à déplorer, mais les Tchadiens sont partis avec les rebelles qu'ils avaient tirés d'affaire.
Amer, un officier burundais fait alors observer : "Nous n’avons aucun contentieux avec aucune partie de la population, nous."  

Une présence tchadienne "colonisatrice"
Le comportement partisan de soldats réguliers tchadiens alimente le soupçon de liens étroits avec les rebelles de la Séléka.
Le Tchad est accusé par les partisans de François Bozizé, le président chrétien déchu, d’avoir aidé la Séléka à prendre le pouvoir. Les Tchadiens sont d'ailleurs des milliers à vivre  à Bangui où le commerce est presque totalement entre leurs mains. N’Djamena estime donc avoir un droit de regard - que d'autre qualifient d'ingérence - sur les affaires intérieures centrafricaines pour protéger ses ressortissants. D'ailleurs, en ces temps troublés, le retour des Tchadiens au pays a commencé.

Le Tchad a intérêt à la paix civile en Centrafrique 
N’Djamena, la capitale, est excentrée à l’ouest. Or,  il lui faut un allié au sud, car depuis 12 ans le Tchad est producteur de pétrole et exporte depuis 2003
Selon le ministre tchadien des Infrastructures, le pays produit "en moyenne 120.000 barils de pétrole par jour", qui lui ont rapporté entre 2004 et 2011 "3000 milliards de francs CFA"(4,5 Md d’euros), une jolie somme pour ce pays de 11 millions d’habitants. Mais, ses puits étant au sud, près de la frontière avec la Centrafrique, Idriss Déby joue donc au gendarme pour garder la région stable.
En se rapprochant du Tchad, Hollande cherche à diversifier nos importations de pétrole. Nos principaux fournisseurs sont en effet à risques: 11% de notre pétrole provient d'Afrique (Lybie, 6.300 tonnes de brut et Algérie, 2.800) et près de 20% du Proche-Orient (Arabie saoudite, 7.800, et Irak, 1.800) en 2012.

Idriss Déby cherche à se créer des alliés musulmans
Il tire les ficelles, fait et défait les chefs d’Etat centrafricains. Il en va ainsi de ses relations avec le chrétien Ange-Félix Patassé, président de 1993 à 2003. Déby ne tarde pas à se brouiller avec Patassé et accueille sur le sol tchadien un certain… François Bozizé. Celui-ci bénéficie successivement des soutiens de la puissante armée libyenne, du Mouvement de libération du Congo (MLC, un groupe de miliciens soutenu par l’Ouganda et actif dans la guerre civile en République démocratique du Congo voisin) et de la France. 
Le Tchad fournit les hommes qui permettent à Bozizé de prendre Bangui par la force et de réussir un coup d'état en mars 2003. Mais les "libérateurs" se brouillent bientôt, entretenant une instabilité quasi permanente en Centrafrique de 2005 à 2013.

Rapports compliqués avec la Séléka

Dans un premier temps, le Tchad soutient Bozizé. Il lui aurait même livré un certain Charles Massi. L’homme passé à l’opposition de Bozizé était soupçonné de vouloir créer un mouvement rebelle. Le Tchad a toujours démenti avoir joué le moindre rôle dans cette affaire. L’homme a pourtant bien été arrêté en territoire tchadien. Fondateur d’une des branches de la Séléka, il mourra en détention à Bangui. Aujourd’hui Eric, le fils de Charles Massi, est le porte-parole de la Séléka. Il a obtenu ce qu’il voulait de plus cher, le départ de François Bozizé du pouvoir. 

Déby, un musulman, fait le jeu des rebelles
Enfin, Idris Déby se méfie de ceux qui pourraient déstabiliser son pouvoir. En 2008, une colonne rebelle de 300 pick-ups est stoppée, alors qu’elle fonce depuis le Soudan sur la capitale. Idriss Déby sait que l'histoire peut se répèter. Il ne veut pas que le nord de la Centrafrique accueille la base arrrière d’une possible rébellion. Il faut donc que le pouvoir à Bangui lui soit favorable.

Un musulman, Michel Djotodia, est le nouvel homme fort à Bangui

Militaire
centrafricain de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et membre de la Seleka, il s'est auto-proclamé président de la République en mars 2013 après le renversement du président François Bozizé. 
Le dernier coup d'état en Centrafrique n'a apporté que le chaos.
Dès sa prise du pouvoir en mars,
Michel Djotodia dissout la Seleka, ce qui précipite la brouille avec le Tchad: les ex-rebelles se livrent alors à de nombreuses exactions contre la population. En août 2013, le village de Bohong résiste aux persécutions de la Seleka mais subit de violentes représailles entraînant de dizaines de morts, des viols et des pillages, visant spécifiquement la population chrétienne. Un millier d'habitants quitte le village.
Djotodia a aussi fait naître un puissant ressentiment contre les Tchadiens désormais obligés de quitter aussi le pays. 

Chrétiens et musulmans s'entretuent 
Les rebelles de la Seleka n'exclut plus
de rentrer dans Bangui
En 2012, en seconde noces, Idriss Déby a épousé la fille du chef présumé de la milice janjawid, des miliciens du Darfour au Soudan et des criminels se revendiquant arabes. Depuis 2003, ils sont parmi les acteurs principaux du conflit sanglant au Darfour, qui oppose la population arabisée du Soudan aux musulmans, chrétiens et animistes non-arabes de la région.

Le produit de l’or noir n'a pas fait sortir de la pauvreté l’un des pays les plus deshérités de la planète, malgré les promesses du pouvoir tchadien en 2003. Elle a plutôt permis au régime d’acheter des armes.

Les affrontements entre communautés chrétiennes et musulmanes centrafricaines virent aujourd'hui à des massacres à la machette donnant au conflit une dimension confessionnelle croissante.

Abandonnant la cause musulmanne, le journal socialiste Le Monde titre: "En Centrafrique, les forces musulmanes de l’ex-Séléka s’en prennent à la France " 

vendredi 23 août 2013

Il y a 75 ans, Staline et Hitler signaient le pacte germano-soviétique

Staline, le soviétique, serre la main du nazi Ribbentrop

Staline et Ribbentrop signaient le pacte germano-soviétique de non-agression mutuelle


à Moscou, le 23 août 1939.

75 ans plus tard, jour pour jour, voici un anniversaire dont bien peu de gens entendront parler, notamment parce que, depuis l’après-guerre, par la grâce du culte voué à la Résistance dans sa globalité et des commémorations de la Shoah, non pas tant pour l'horreur absolue qu'elle constitue, mais par la volonté d'occultation des zones d'ombres de l'activisme communiste, le parti communiste et ses alliés de gauche exercent une dictature sur les cerveaux français.
Le PCF se pose néanmoins en défenseur de la paix, en dépit de son idéologie mortifère, 
responsable de champs de guerre passés (Corée ou Vietnam) et de la dizaine de camps soviétiques de concentration (Kolyma, le moins inconnu) ou goulags (sans compter les massacres de la Révolution culturelle maoïste et de ses camps de rééducation (laogai), ainsi que des hostilités qu'il continue d'entretenir (guérilla communiste colombienne des "Forces armées révolutionnaires de Colombie", FARC, ou castriste (des opposants politiques sont morts emprisonnés dans les prisons cubaines et des dissidents mènent une action réclamant l'inculpation de Fidel Castro pour génocide, crimes contre l'humanité, torture et terrorisme), dont l'IRA s'est inspirée en Irlande) ou encore le bolivarisme de Hugo Chavez (dictateur vénézuélien corrompu et anti-sémite) et des charniers, au Cambodge (Choeung Ek, par les Khmers rouges), en Roumanie (Timișoara), ou au Soudan (en 2013, l'ONU a annoncé la découverte de fosses ethniques dans le sud dues au président, le général Omar el-Béchir, avec le soutien de la Chine, comme les massacres de populations civiles dans la guerre civile au Darfour).

Depuis la plus tendre enfance et tout au long de leur scolarité, les Français n'ont accès à d'autre idéologie que marxiste, dans les livres scolaires choisis aujourd'hui par les enseignants de la FSU, syndicat hégémonique et à travers les media noyautés par le SNJ, syndicat des journalistes sous influence de l'idéologie  socialiste, voire radicale et même anti-républicaine avec Mediapart. Les phares de notre culture sont nécessairement Eluard ou Aragon, Picasso ou Fernand Léger. 
Or, les media formatés par les écoles supérieures de journalisme (ESJ, de Lille et d'ailleurs) ne parlent pour ainsi dire jamais de ce pacte de la honte, stigmate de la gauche sur lequel glissent la FSU et les manuels scolaires de l’Éducation Nationale.

VOIR et ENTENDRE le récit (partiel) par le journaliste juif franc-maçon Alexandre Adler des conséquences funestes de ce pacte:

Mais ce que ne dit pas Adler, c’est que
le Parti Communiste de Staline a tout fait pour s’allier dès le début des années 30 avec le nazisme

Il ne s’agit donc nullement d’un simple "revirement", ni d’un "bouleversement stratégique" de la part du Parti Communiste. Voici un extrait des mémoires de Jan Valtin, allemand communiste ayant vécu la montée du nazisme dans les années 30 : "La coopération communiste avec le mouvement hitlérien pour des raisons d’opportunisme politique ne se borna point à de telles entreprises. 
Au printemps 1931, les nationalistes allemands se mirent à réclamer un plébiscite dans l’espoir de renverser le gouvernement social-démocrate de Prusse. Avec les partisans de Hitler, ils réunirent le nombre de signatures requises par la loi pour forcer le gouvernement de Berlin à rendre ce plébiscite obligatoire. L’esprit tendu, nous autres, communistes, attendions la réponse officielle du Parti à la question : 'Comment devons-nous voter ?' Si nous votions avec les nazis, le gouvernement socialiste de Prusse risquait de tomber, et une coalition d’hitlériens et de monarchistes prendrait le pouvoir en Prusse, le premier Etat du Reich. Sans aucun doute, nous ne devions donner nos suffrages pour faire de Hitler le chef de la Prusse ! Le haut commandement communiste – Dimitrov – nous apporta la réponse par télégrammes, lettres, circulaires, pamphlets et gros titres dans la presse du Parti. "A bas les sociaux-démocrates, principaux ennemis des travailleurs ! Communistes, votre devoir est de balayer les traîtres socialistes des postes de gouvernement." Ainsi, tandis que des groupes de terreur, nazis et communistes, s’affrontaient dans des bagarres nocturnes, les communistes allèrent loyalement aux urnes donner leurs votes et leur soutien à une campagne lancée par un monarchiste, Hugenberg, et un fasciste, Hitler."(1)

En France, le PCF est aux ordres de Moscou :

En 2009 le Monde diplomatique, socialo-communiste, continuait à laver Staline de toute souillure, se livrant à une apologie de connivence, scandaleuse de contre-vérités, mais assumée par la gauche solidaire et vertueuse: nous avons tous les droits, parce que nous sommes les seuls garants de la démocratie, pacifistes, humanistes et parfaits ! “Soixante-dix ans après le déclenchement de la seconde guerre mondiale, le 1er septembre 1939, on ne saurait trop en vouloir à qui imaginerait [suspicion !] que c’est Joseph Staline qui en aurait [doute !] été le responsable principal pour avoir signé, le 23 août, le pacte germano-soviétique, prélude à l’invasion de la Pologne ; et que ce sont les Etats-Unis qui l’auraient remportée [contestation! ] en débarquant en Afrique du Nord, puis en Italie, enfin et surtout en Normandie. La réalité est quelque peu différente… A partir de 1938, le Royaume-Uni et la France cherchent à retarder – voire à prévenir – la guerre avec l’Allemagne nazie (accords de Munich en septembre 1938, ouvrant la voie à la liquidation de la Tchécoslovaquie) ; à partir de l’été 1939, l’Union soviétique en fait autant (pacte germano-soviétique organisant le dépeçage de la Pologne). Et pour tous, le conflit ne démarrera vraiment que le jour précis où Adolf Hitler en prendra l’initiative."



Alexandre Adler a bien expliqué en quoi cette version est fausse et mensongère, mais il est vrai que pour des idéologues partisans toute supputation allant dans le sens de leur blanchiment a toujours plus de poids que les faits, dans la balance communiste. 
On constatera la même mauvaise foi d’une bonne partie de la gauche lors de la parution du "Livre noir du communisme" (collectif dans la Coll. Bouquins chez Robert Laffont). Bref, tout est bon pour laver les communistes, quitte à plonger dans le mensonge et la manipulation. La gauche unie a des spécialistes, pour ne pas dire des experts.

(1) Jan Valtin, Sans patrie ni frontières, éditions Babel, p. 305-306

mercredi 13 février 2013

Arche de Zoé: Prison ferme pour les "humanitaires"

Tentative d'enlèvement d'enfants: 2 ans ferme


Etape suivante,
 la GPA  ?...
Le président de l'Arche de Zoé et sa compagne, poursuivis pour une tentative de "transfert" (sic) d'une centaine d'enfants en France, présentés comme des orphelins du Darfour, en octobre 2007, ont été condamnés mardi à deux ans de prison ferme.

Eric Breteau et Emilie Lelouch étaient présents mardi au tribunal correctionnel de Paris, de retour d'Afrique du Sud, pour entendre ce délibéré,  n'avaient pas assisté à leur procès, au terme duquel ils ont été arrêtés.

Lien PaSiDupes - " Justice: Arche de Zoé, une sombre affaire de commerce inéquitable ? : Eric Breteau et sa compagne ne daignent pas se présenter à leur procès lundi


Ils ont été reconnus coupables d'exercice illégal de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption, de tentative d'aide à l'entrée ou au séjour irrégulier de mineurs étrangers et d'escroquerie.

Les deux animateurs de l'organisation "caritative" (re-sic) ont également été condamnés à payer chacun une amende de 50.000 euros et à l'interdiction définitive d'exercer toute profession d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs.

Poursuivie en tant que personne morale, l'Arche de Zoé a été condamnée à une amende de 100.000 euros, et sa dissolution  a été prononcée.

Lien PaSiDupes - " Arche de Zoe : prise d’otages et chantage : Les otages sont-ils « retenus » ou séquestrés ?


Eric Breteau, Emilie Lelouch et l'Arche de Zoé "ne pouvaient ignorer l'illégalité de leur projet", a estimé le tribunal dans son jugement. "Ils ont menti sciemment aux familles", de part et d'autre de la Méditerrannée

Le président de l'association caritative et sa compagne ont ri cyniquement et applaudi ironiquement à la lecture des motivations du tribunal. "Vous auriez eu la parole éventuellement si vous étiez venus aux précédentes audiences", leur a rétorqué la présidente.

Ils avaient été arrêtés en octobre 2007 au Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à emmener en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, une région du Soudan frappée par la famine, mais dont la plupart étaient de nationalité tchadienne et n'étaient pas orphelins, selon des associations.

Les quatre autres prévenus, parmi lesquels des membres de l'association, une journaliste et un médecin, ont été condamnés à des peines de 6 mois de prison avec sursis pour deux d'entre eux, et un an avec sursis pour les deux autres.

Les trafiquants d'êtres humains plaidaient la bonne foi...

Ces cyniques se disaient " bénévoles" - d'une espèce particulière, espérons-le - et  plaidaient la bonne foi. Le tribunal a reconnu leur "rôle subalterne" dans cette tentative d'enlèvements. Le tribunal a estimé que d'autres bénévoles qui s'étaient portés partie civile n'avaient pas en revanche -  été trompés...

"Je ne peux pas supporter d'entendre que je suis coupable de quoi que ce soit, je suis parti de bonne foi", s'est défendu   Philippe van Winkelberg, médecin condamné à un an de prison avec sursis. "On n'a aucune preuve que ces enfants sont tchadiens ni qu'ils ont des parents", a-t-il maintenu.

Arrêtées le 27 octobre 2007 dans l'est du Tchad, quatre des six personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris avaient déjà été condamnées à huit ans de travaux forcés au Tchad pour tentative d'enlèvements.

Ils avaient ensuite été transférés en France - où leur peine a été convertie en huit ans de prison - puis libérés, en avril 2008, en raison d'une grâce du président tchadien.

L'Arche de Zoé avait obtenu des sommes de plusieurs milliers d'euros auprès de 358 familles auxquelles était promise l'arrivée, sinon l'adoption, d'un orphelin originaire de la province soudanaise du Darfour.

"Tout était pensé en termes d'adoption", a jugé le tribunal, qui a estimé que les organisateurs avaient entretenu des "mensonges permanents" sur le déroulement de l'opération, qu'ils savaient illégale et dont ils avaient voulu faire un "coup médiatico-politique."

lundi 3 décembre 2012

Justice: Arche de Zoé, une sombre affaire de commerce inéquitable ?

Eric Breteau et sa compagne ne daignent pas se présenter à leur procès lundi

Chronologie des faits
Décembre 2007: à N'Djamena au Tchad, les six bénévoles français de l'Arche de Zoé sont tous condamnés à " huit ans de travaux forcés " avec 4,12 milliards de francs CFA, soit 6,3 millions d'euros,  de dommages et intérêts qu'ils auront à régler. Nadia Merimi, l'infirmière, s'effondre. Alain Péligat, le logisticien, est hébété. Fidèles à eux-mêmes, les véritables instigateurs de l'aventure humanitaire,  Eric Breteau et sa compagne, Emilie Lelouch, restent imperturbables dans leur gilets Children Rescue. La presse prend alors leur parti et assure que les condamnés paient au prix fort leur amateurisme, leur méconnaissance de l'Afrique et leur ..."messianisme humanitaire". Au Tchad en revanche, la " bonne foi " et " l'absence d'intention frauduleuse " plaidées par leurs avocats n'ont pas convaincu et l'avocat général a dénoncé " les manoeuvres frauduleuses " de " Breteau et ses compagnons ", les accusant d'avoir, " en fait d'humanitaire, basculé dans l'inhumanitaire ".

Tout a commencé le 28 avril 2007 

L'Arche de Zoé annonce  une opération (d'envergure) pour transférer " 10 000 orphelins du Darfour " vers l'Europe et les Etats-Unis, dont 1 000 en France.
Elle s'adresse à des " familles d'accueil " qu'elle parvient à recruter sur Internet, en diffusant l'information notamment sur des forums de discussions d'associations spécialisées dans l'adoption. Eric Breteau, qui a créé l'ONG
en 2005 après le tsunami pour intervenir en Indonésie et qui cherche un nouveau terrain d'action, a eu l'idée de cette " évacuation " après un voyage au Soudan début 2007. Il multiplie les réunions.

Le 5 mai
, l'association Enfance et famille d'adoption initie la méfiance envers l'initiative de l'Arche de Zoé en invitant les familles " à la plus grande prudence ". "Comme dans tous les cas de conflits (...),
rien ne prouve que tous ces enfants soient sans famille ", rappelle-t-elle. Médecins du monde et France Terre d'Asile feront de même.

Le 4 juillet, Eric Breteau est reçu au Quai d'Orsay par un conseiller du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à propos de son projet de " rapatrier vers la France des enfants du Darfour ". Le ministère lui indique " qu'il s'embarque dans un truc pas raisonnable ".

Le 9 juillet, le ministère des Affaires étrangères décide de porter l'affaire devant la justice et saisit le procureur de la République de Paris. Certains soupçonnent un projet d'adoption d'ampleur et en contradiction avec les conventions internationales sur le sujet. Deux semaines plus tard, une information judiciaire est ouverte contre l'Arche de Zoé pour " exercice illicite d'activité d'intermédiaire en vue d'un placement ou d'adoption d'enfants ".

Le 31 juillet, Rama Yade hérite du dossier. Des parlementaires, notamment des élus de la Marne, se renseignent sur Eric Breteau pour se faire une opinion, après avoir été contactés par des familles d'accueil inquiètes. Le 10 août, Breteau est entendu par la brigade des mineurs. Il lui dissimule l'existence de Children Rescue, le nom de son association au Tchad. Pendant ce temps, à Abéché, au Tchad, une vingtaine de logisticiens de Children Rescue montent un orphelinat et un centre médical pour y accueillir des enfants tchadiens. Cinq pompiers professionnels et un pompier volontaire d'Argenteuil en font partie.

A Paris, le 23 octobre, des familles d'accueil inquiètes font remonter des informations à quelques parlementaires. Mais personne n'a fait le lien entre l'Arche de Zoé et Children Rescue. 

A Khartoum au Soudan, le conseiller de Bernard Kouchner, Eric Chevallier, et Rama Yade apprennent par un magistrat travaillant à la Direction des Français de l'étranger qu'une famille en France se plaint que son chèque de 2 500 € versé à l'Arche de Zoé ait été débité !

Le 24 octobre, un premier convoi s'organise, tandis que l'ambassadeur de France au Tchad prévient les autorités tchadiennes qui surveillent l'aéroport de N'Djamena. Mais personne ne s'occupe d'Abéché où les 103 enfants sont rassemblés, avec l'aide du pilote belge Jacques Wilmart, à la frontière du Soudan. 

Le 25 octobre, la supercherie éclate. 

A l'aéroport de Vatry, dans la Marne, des familles d'accueil arrivent par dizaines, mais la sous-préfecture de Vitry-le-François n'arrive pas à obtenir d'informations fiables sur l'arrivée ou non des enfants. Au Tchad, l'équipe d'Eric Breteau, qui a procédé à un simulacre d'évacuation sanitaire en posant de faux bandages et de la Bétadine sur les enfants - pourtant en bonne santé - est interpellée. La folle entreprise se termine en prison.

Dommage collatéral

La Cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a renvoyé la demande de dommages et intérêts de l'Etat tchadien contre le Dr Philippe van Winkelberg, médecin de l'Arche de Zoé. Le Tchad, représenté par l'"Association tchadienne pour le bien-être des enfants", réclame6,3 millions d'euros de dommages et intérêts au médecin . Or, cette somme correspond à la condamnation prononcée au Tchad contre les six membres de l'Arche de Zoé qui devaient payer "solidairement" les familles de 103 enfants, présentés comme des orphelins du Darfour, qu'ils avaient tenté d'exfiltrer vers la France fin 2007.

La Cour, qui a demandé au Tchad la production de certaines pièces en original, rendra sa décision le 18 décembre 2012.
Les inculpés se sont mis à l'abri en Afrique du Sud

Le président de l'association l'Arche de Zoé, Eric Breteau, et sa compagne Emilie Lelouch,   ne seront pas présents à leur procès qui s'ouvre lundi 3 décembre à Paris. Ils ont fait savoir qu'ils ne seront ni présents ni représentés devant le tribunal correctionnel.

Les accusés n'ont pas confiance en la Justice de leur pays

Dans un entretien publié il y a une semaine par lexpress.fr, l'avocate expliquait que ses clients "ont le sentiment de ne pas avoir été écoutés jusqu'ici, ni par les media ni par la justice" et "craignent que le même phénomène se reproduise devant le tribunal".

Le couple vit actuellement en Afrique du Sud où Eric Breteau loue des chambres d'hôtes, tandis qu'Emilie Lelouch a créé une compagnie de cirque avec des artistes locaux.

Mais quatre autres prévenus seront jugés


Le médecin Philippe van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat, la journaliste Agnès Pelleran et Christophe Letien, un membre de l'association qui était resté en France. Ils sont poursuivis pour escroquerie, exercice illégal de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption et aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France ayant pour effet de les éloigner de leur milieu familial ou de leur environnement traditionnel.

La peine encourue pour ce dernier délit est de 10 ans de prison et 750.000 euros d'amende.

Les membres de l'Arche de Zoé seront jugés cinq ans après leur sombre entreprise au Tchad, où le 27 octobre 2007, dans une région frontalière du Darfour soudanais, ils faisaient embarquer, affublés de faux pansements, 103 enfants qu'ils comptaient exfiltrer en France.


L'adoption homosexuelle est-elle pénalisée ?

lundi 2 avril 2012

Quand Kadhafi était le chouchou des socialistes révolutionnaires d'Amérique du Sud

Les relations de Kadhafi avec les leaders socialistes d’Amérique du sud


Elles étaient depuis longtemps des plus cordiales

Rappelons, par exemple, que Fidel Castro, Evo Morales, Hugo Chavez et Daniel Ortega sont tous récipiendaires du " prix Kadhafi des droits de l’homme " (Castro en 1998, Morales en 2000, Chavez en 2004 et Ortega en 2009).

Si Castro et Ortega avaient clairement fait savoir leur soutien au roi des rois d’Afrique et si Morales s’est contenté d’une neutralité digne de nos amis helvètes, le camarade Chavez, lui, resta étrangement silencieux. Si ce silence à quelque chose d’étrange, c’est que les rapports du leader vénézuélien avec le doyen du monde arabe ont toujours été particulièrement chaleureux comme en témoignent – notamment – les câbles diplomatiques étatsuniens révélés par WikiLeaks et les nombreuses manifestations d’amitié publiques entre les deux révolutionnaires.

On sait, par exemple, que lors du sommet Afrique-Amérique du sud qui s’était tenu les 26 et 27 septembre 2009 sur l’île vénézuélienne de Margarita, Chavez et Kadhafi s’étaient mutuellement félicités de leurs révolutions respectives en des termes plus qu’élogieux, puisqu’El Presidente avait déclaré que " Simon Bolivar est au peuple vénézuélien ce que Kadhafi est au peuple libyen " (ce qui, venant de Chavez, n’est pas le moindre des compliments) ce à quoi l’intéressé répondit " Nous partageons le même destin, le même combat dans la même tranchée contre un ennemi commun, et nous vaincrons ".

C’est d’ailleurs à cette occasion que le président Chavez avait décoré son ami Kadhafi de l’ "Orden del Libertador", la plus haute distinction civile vénézuélienne et offert à el compañero presidente Mouammar Kadhafi une réplique de l’épée de Simon Bolivar au cri de " Viva Bolivar ! Viva Kadhafi ! ".


Cette émouvante cérémonie n’est certes que la partie émergée de l’iceberg des relations diplomatiques cordiales qui unissaient nos deux protagonistes.

La rumeur avait couru que Mouammar Kadhafi avait pris la fuite pour se réfugier à Caracas

Sa discrétion d'alors -et pour une fois-  sur le sort de Kadhafi ne signifie pas que Chavez ait abandonné son camarade de lutte comme en témoigne ce coup de fil largement médiatisé de Nicolas Maduro évoqué plus haut.
Il faut dire que Chavez a cette étrange habitude de choisir ses alliés parmi les leaders les plus ostensiblement autocratiques de la planète. Du " hermano " ["frère"] Robert Mugabe (le fossoyeur du Zimbabwe) au président soudanais Omar Al-Bashir (le " libérateur " du Darfour) en passant par le biélorusse Alexander Lukashenko (le " dernier dictateur d’Europe "), l’iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le turkmène Gurbanguly Berdymukhammedov, l’ami Chavez semble s’être lancé à corps perdu dans la pire collection d’amitiés qui se puisse imaginer. Il ne lui manque en effet plus que le " cher dirigeant " nord-coréen Kim Jong-Il [depuis décédé] auquel il a déjà fait quelques appels du pied, le général Thein Sein de Birmanie et – effectivement – Dark Vador…

d'après Causeur

samedi 23 avril 2011

Un génocide voilé: la traite négrière arabo-musulmane

Occultation de la castration massive d'Africains déportés






Un livre Gallimard (septembre 2010)
sur la traite négrière
arabo-musulmane
qui ne fait pas débat:

la dictature de la pensée
l'ignore

démocratiquement


Génocide de 17 millions de Noirs

Tidiane N'Diaye est interviewé au sujet de son livre "Le génocide voilé" paru en 2008. Son LIEN

Tidiane N'Diaye est anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais. Chercheur reconnu, il est l'un des grands spécialistes des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Economiste de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et auteur de nombreuses études économiques et sociales sur les départements français d'Outre mer. Il est également Directeur de Recherches à Sup-de-Co Caraïbes.

Voir aussi sur le
site "Hérodote" consacré à l'histoire mondiale : "622 au XXe siècle. L'esclavage en terre d'islam".

VOIR et ENTENDRE cette vision mémorielle "politiquement incorrecte" évoquant la "fabrication d'eunuques":
Les chercheurs et les élites africaines ne veulent pas choquer le monde arabo-musulman...
L'idéologie au service de l'Histoire et du respect !

dimanche 30 janvier 2011

Le Soudan, contaminé à son tour par l'activisme islamiste

Des manifestants réclament le départ du gouvernement

Il devient irresponsable et dangereux d'occulter le danger islamiste
quand on reste soumis à la pensée unique.

Mercredi 26 janvier 2010, les forces de sécurité ont dispersé par la force des centaines d'activistes soudanais manifestant à Khartoum pour la libération du chef de l'opposition islamiste Hassan al-Tourabi (ci-contre en 2007), arrêté mardi après des déclarations favorables à un soulèvement populaire.

Dimanche 30 janvier, des étudiants se sont soulevés contre le gouvernement soudanais en divers endroits de Khartoum.

La police anti-émeutes a utilisé des grenades lacrymogènes et encerclé des étudiants dans au moins deux universités de la capitale.
«Des dizaines de policiers se sont mis à tabasser les étudiants à coups de matraques sur la place Jackson», a déclaré l'un de ces manifestants, Mohamed Salah, à une agence de presse.

La police a procédé à des arrestations d'étudiants dans le centre de la capitale du Soudan, selon des informateurs.

La manifestation a commencé au QG du parti de M. Tourabi

Des représentants des principaux mouvements de l'opposition s'étaient rassemblés pour réclamer le changement du gouvernement du président Omar el-Béchir.
H. Tourabi, 78 ans, ancien mentor d'O. Béchir, devenu aujourd'hui son plus farouche opposant
, a été arrêté pour incitation "à la sédition dans la rue", a annoncé l'assistant du chef de l'Etat, Nafie Ali Nafie.

Quelques heures avant son arrestation, H. Tourabi avait fait une déclaration à la presse
Il avait jugé "probable" un soulèvement populaire au Soudan.
"Ce qui s'est passé en Tunisie est un rappel. Il est probable que cela se produise au Soudan. Si cela ne se produit pas, il y aura un bain de sang, car le pays entier est armé".

L'arrestation de H. Tourabi et de neuf cadres de son parti intervient alors que l'opposition islamiste plaide pour la "fin du régime totalitaire" à Khartoum et appelle à un soulèvement populaire similaire à celui ayant chassé du pouvoir le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

Quelque 300 manifestants sont descendus dans la rue pour réclamer liberté et justice. A noter donc, avant que la presse marxisante ne réécrive l'Histoire, que les manifestants ne réclament pas un emploi, l'égalité sociale ou de meilleures conditions de vie.

Ils ont marché jusqu'à la résidence du leader islamiste.
Mais les forces de sécurité sont intervenues, tirant des gaz lacrymogènes et pourchassant les protestataires avec des matraques. De brèves bagarres ont éclaté, mais aucune arrestation n'a eu lieu mercredi.


Al-Tourabi (1932) est un islamiste, membre des Frères musulmans

Diplômé l'Université de la Sorbonne (1959-1964), il prêche un panarabisme islamique en symbiose militante avec tous les mouvements islamistes du monde arabe, mais aussi non arabe. Pour Tourabi, le nationalisme arabe est « révolutionnaire islamique ».

Aux élections législatives d'avril 1986, le parti d'al-Tourabi, le Front islamique national avait obtenu 51 sièges. En 1989, Tourabi porte le général Omar el-Béchir au pouvoir par un coup d'État. Elu président du parlement soudanais en 1995, Tourabi essaie en décembre 1999 d'évincer le général Omar el-Béchir, mais sa tentative échoue et le parlement est dissout. En mars 2004, el-Béchir emprisonne al-Tourabi pour une tentative de coup d'État datant de septembre 2003.
Avec une arrière pensée prosélyte, En 2006, al-Tourabi écrit que les femmes musulmanes devraient avoir le droit de se marier avec des chrétiens ou des juifs. Il est alors accusé d'apostasie.

Al-Tourabi est l'un des principaux soutiens d'al-Qaeda et de Oussama Ben Laden en Afrique, selon le rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis.

Al-Tourabi nie toute implication dans l'activité des milices islamistes du Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), des rebelles qui sévissent dans le Darfour.

jeudi 20 janvier 2011

Arche de Zoë: rejet de l'appel d'un des membres condamnés par le Tchad

La justice doit encore se prononcer sur la partie française

Une association, comme en territoire conquis

L'association française l'Arche de Zoé est soupçonnée d'avoir tenté d'enlever du Tchad dans des circonstances rocambolesques 103 enfants tchadiens présentés comme des orphelins du Darfour.
En octobre 2007, les forces de police du Tchad arrêtent tous les participants d'une opération alors qu'ils s'apprêtent à embarquer 103 enfants dans un avion affrété pour les amener en Europe. La justice tchadienne condamne alors les principaux membres aux travaux forcés pour « tentative d'enlèvement de mineurs tendant à compromettre leur état civil, faux et usage de faux en écriture publique et grivèlerie ».

Le président de la république du Tchad Idriss Déby et le président de la République française Nicolas Sarkozy réussissent à s'entendre sur un processus judiciaire. Mais des voix tchadiennes et africaines dénoncent une ingérence française. Noël Mamère (Europe Ecologie) ne manque pas de stigmatiser un « néocolonialisme compassionnel ».

La grâce présidentielle ne suffirait encore pas

Le compromis dont ont bénéficié les six coupables, ne sied pas à Alain Péligat.
Il est le seul des six « néocolonialistes compassionnels » à avoir fait appel de sa condamnation aux travaux forcés par la cour criminelle de N'Djamena.

A son retour en France, sa peine avait été commuée en huit ans d'emprisonnement par Paris en 2008, avant qu'il n'obtienne une grâce du président tchadien Idriss Deby.
Il a vu cette sanction confirmée aujourd'hui par la Cour d'Appel de Paris.

A. Péligat est le logisticien de l'Arche de Zoë, une association française loi 1901 qui déclare avoir pour objectif l'aide aux enfants orphelins et l'aide humanitaire, sans être une ONG pour autant.

Créée à l'origine pour venir en aide aux enfants victimes du tsunami de décembre 2004 en Asie, notamment en Indonésie, l'association étend ses activités au Soudan et au Tchad en 2007, avec l'« Opération Darfour», autrement appelée opération « Children Rescue », pour augmenter à la confusion.



Rapt de 103 enfants et prise de 2 otages

La petite personne de Péligat n'est pas seule en cause.
N'oublions pas que, le 12 avril 2009, deux otages sont menacés de mort par un groupe armé (se faisant appeler "les Aigles de libération d'Afrique") si la France ne rejuge pas l'Arche de Zoé.

Le logisticien au 'look' intéressant (ci-contre) ne s'est jamais satisfait de la grâce dont il a bénéficié au Tchad et d'un emprisonnement plutôt que les travaux forcés.
Il considère que la justice française n'aurait pas dû commuer sa peine. "Que vous puissiez penser que nous avons été jugés correctement, ça, je ne comprends pas", avait-il soutenu à l'audience du 8 décembre 2010, appelant la Cour à "laver son honneur".
"Je ne vais pas accepter d'être condamné alors que je n'ai rien fait, je suis parti faire de l'humanitaire et non enlever des enfants", avait déjà affirmé Alain Péligat.

La justice française respecte la justice tchadienne

Les justices tchadienne et française ont permis de rapatrier la bande des six, coupable aux yeux du Tchad.
A l'audience de 2010, l'avocat général a réduit la confusion, rappelant que la justice française n'a fait que prendre des dispositions pour "l'exécution d'une décision de justice" prise au Tchad, sur le fond de laquelle il n'était pas légitime de revenir.

Cette procédure est en effet indépendante d'une enquête menée en France sur l'Arche de Zoé qui doit maintenant rendre compte d'une accusation "escroquerie", d' "aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers" et d' "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption".

Les six membres de l'association, dont son président Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch, feront face à un nouveau procès, sur l'aspect immigration illégale. A. Péligat et Philippe van Winkelberg ne pourront s'y soustraire.