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vendredi 23 août 2013

Il y a 75 ans, Staline et Hitler signaient le pacte germano-soviétique

Staline, le soviétique, serre la main du nazi Ribbentrop

Staline et Ribbentrop signaient le pacte germano-soviétique de non-agression mutuelle


à Moscou, le 23 août 1939.

75 ans plus tard, jour pour jour, voici un anniversaire dont bien peu de gens entendront parler, notamment parce que, depuis l’après-guerre, par la grâce du culte voué à la Résistance dans sa globalité et des commémorations de la Shoah, non pas tant pour l'horreur absolue qu'elle constitue, mais par la volonté d'occultation des zones d'ombres de l'activisme communiste, le parti communiste et ses alliés de gauche exercent une dictature sur les cerveaux français.
Le PCF se pose néanmoins en défenseur de la paix, en dépit de son idéologie mortifère, 
responsable de champs de guerre passés (Corée ou Vietnam) et de la dizaine de camps soviétiques de concentration (Kolyma, le moins inconnu) ou goulags (sans compter les massacres de la Révolution culturelle maoïste et de ses camps de rééducation (laogai), ainsi que des hostilités qu'il continue d'entretenir (guérilla communiste colombienne des "Forces armées révolutionnaires de Colombie", FARC, ou castriste (des opposants politiques sont morts emprisonnés dans les prisons cubaines et des dissidents mènent une action réclamant l'inculpation de Fidel Castro pour génocide, crimes contre l'humanité, torture et terrorisme), dont l'IRA s'est inspirée en Irlande) ou encore le bolivarisme de Hugo Chavez (dictateur vénézuélien corrompu et anti-sémite) et des charniers, au Cambodge (Choeung Ek, par les Khmers rouges), en Roumanie (Timișoara), ou au Soudan (en 2013, l'ONU a annoncé la découverte de fosses ethniques dans le sud dues au président, le général Omar el-Béchir, avec le soutien de la Chine, comme les massacres de populations civiles dans la guerre civile au Darfour).

Depuis la plus tendre enfance et tout au long de leur scolarité, les Français n'ont accès à d'autre idéologie que marxiste, dans les livres scolaires choisis aujourd'hui par les enseignants de la FSU, syndicat hégémonique et à travers les media noyautés par le SNJ, syndicat des journalistes sous influence de l'idéologie  socialiste, voire radicale et même anti-républicaine avec Mediapart. Les phares de notre culture sont nécessairement Eluard ou Aragon, Picasso ou Fernand Léger. 
Or, les media formatés par les écoles supérieures de journalisme (ESJ, de Lille et d'ailleurs) ne parlent pour ainsi dire jamais de ce pacte de la honte, stigmate de la gauche sur lequel glissent la FSU et les manuels scolaires de l’Éducation Nationale.

VOIR et ENTENDRE le récit (partiel) par le journaliste juif franc-maçon Alexandre Adler des conséquences funestes de ce pacte:

Mais ce que ne dit pas Adler, c’est que
le Parti Communiste de Staline a tout fait pour s’allier dès le début des années 30 avec le nazisme

Il ne s’agit donc nullement d’un simple "revirement", ni d’un "bouleversement stratégique" de la part du Parti Communiste. Voici un extrait des mémoires de Jan Valtin, allemand communiste ayant vécu la montée du nazisme dans les années 30 : "La coopération communiste avec le mouvement hitlérien pour des raisons d’opportunisme politique ne se borna point à de telles entreprises. 
Au printemps 1931, les nationalistes allemands se mirent à réclamer un plébiscite dans l’espoir de renverser le gouvernement social-démocrate de Prusse. Avec les partisans de Hitler, ils réunirent le nombre de signatures requises par la loi pour forcer le gouvernement de Berlin à rendre ce plébiscite obligatoire. L’esprit tendu, nous autres, communistes, attendions la réponse officielle du Parti à la question : 'Comment devons-nous voter ?' Si nous votions avec les nazis, le gouvernement socialiste de Prusse risquait de tomber, et une coalition d’hitlériens et de monarchistes prendrait le pouvoir en Prusse, le premier Etat du Reich. Sans aucun doute, nous ne devions donner nos suffrages pour faire de Hitler le chef de la Prusse ! Le haut commandement communiste – Dimitrov – nous apporta la réponse par télégrammes, lettres, circulaires, pamphlets et gros titres dans la presse du Parti. "A bas les sociaux-démocrates, principaux ennemis des travailleurs ! Communistes, votre devoir est de balayer les traîtres socialistes des postes de gouvernement." Ainsi, tandis que des groupes de terreur, nazis et communistes, s’affrontaient dans des bagarres nocturnes, les communistes allèrent loyalement aux urnes donner leurs votes et leur soutien à une campagne lancée par un monarchiste, Hugenberg, et un fasciste, Hitler."(1)

En France, le PCF est aux ordres de Moscou :

En 2009 le Monde diplomatique, socialo-communiste, continuait à laver Staline de toute souillure, se livrant à une apologie de connivence, scandaleuse de contre-vérités, mais assumée par la gauche solidaire et vertueuse: nous avons tous les droits, parce que nous sommes les seuls garants de la démocratie, pacifistes, humanistes et parfaits ! “Soixante-dix ans après le déclenchement de la seconde guerre mondiale, le 1er septembre 1939, on ne saurait trop en vouloir à qui imaginerait [suspicion !] que c’est Joseph Staline qui en aurait [doute !] été le responsable principal pour avoir signé, le 23 août, le pacte germano-soviétique, prélude à l’invasion de la Pologne ; et que ce sont les Etats-Unis qui l’auraient remportée [contestation! ] en débarquant en Afrique du Nord, puis en Italie, enfin et surtout en Normandie. La réalité est quelque peu différente… A partir de 1938, le Royaume-Uni et la France cherchent à retarder – voire à prévenir – la guerre avec l’Allemagne nazie (accords de Munich en septembre 1938, ouvrant la voie à la liquidation de la Tchécoslovaquie) ; à partir de l’été 1939, l’Union soviétique en fait autant (pacte germano-soviétique organisant le dépeçage de la Pologne). Et pour tous, le conflit ne démarrera vraiment que le jour précis où Adolf Hitler en prendra l’initiative."



Alexandre Adler a bien expliqué en quoi cette version est fausse et mensongère, mais il est vrai que pour des idéologues partisans toute supputation allant dans le sens de leur blanchiment a toujours plus de poids que les faits, dans la balance communiste. 
On constatera la même mauvaise foi d’une bonne partie de la gauche lors de la parution du "Livre noir du communisme" (collectif dans la Coll. Bouquins chez Robert Laffont). Bref, tout est bon pour laver les communistes, quitte à plonger dans le mensonge et la manipulation. La gauche unie a des spécialistes, pour ne pas dire des experts.

(1) Jan Valtin, Sans patrie ni frontières, éditions Babel, p. 305-306

mercredi 1 février 2012

Chenva Tieu, du Cambodge en France, à l'UMP

Chenva Tieu prend de plus en plus d'espace

Chinois du Cambodge devenu Français

Il vit en France depuis si longtemps qu’il s’étonne encore de nos idées préconçues sur les chinois. Au point d’avoir écrit le « Manuel de chinoiseries à l’usage de mes amis cartésiens », aux Editions Anne Carrière. Une occasion pour rencontrer le co-fondateur du « Club XXIe siècle »[2] qui regroupe l’élite républicaine issue de la diversité. Et pour parler de la Chine, de sa culture, de son rapport à l’environnement, vaste sujet !

Un UMP d'origine asiatique fait sa place dans l'entourage du président

Comme en 2007, le président de la République aura à coeur de mettre en avant des personnes issues - comme on dit - de la diversité.
Bien que le Chef de l'Etat ne soit pas encore officiellement candidat à sa succession, Nicolas Sarkozy s'intéresse d'ores et déjà aux nouveaux visages qui composeront sa future équipe. Depuis quelques semaines, il multiplie en effet les rencontres, à l'affût de jeunes talents, dans l'espoir de les voir apporter un peu de fraîcheur au sein d'une droite en vue depuis cinq années de pouvoir.
Instruit par les précédents Rachida Dati et Rama Yade - des "déceptions", selon lui -, il privilégiera des profils plus sobres mais aussi consistants sur le fond. À l'image de Chenva Tieu, un chef d'entreprise de 47 ans, fondateur de la société de production Online Productions et originaire de Chine, que le président a reçu durant quarante-cinq minutes, au début du mois de novembre, à l'Élysée. Conquis par le discours de son visiteur, Nicolas Sarkozy a, depuis, des ambitions pour lui. En commençant par lui réserver la 9e circonscription de Paris, celle qui englobe le 13e arrondissement, haut lieu de la communauté chinoise dans la capitale. On lui promet également un rôle dans la future équipe de campagne présidentielle.

"Ne pas toucher à leur portefeuille"
Chenva Tieu n'est pas totalement novice en politique. En 2010, il participe à la campagne des régionales de Valérie Pécresse. Quelques mois plus tard, Jean-François Copé, patron de l'UMP, lui propose un poste de secrétaire national en charge de l'Asie. Il accepte, mais ne se contente pas de livrer de petites notes géopolitiques sur les relations France-Asie. Le nouvel encarté fait le choix d'aller au contact de la communauté asiatique de France (évaluée à près d'un million d'individus - les Chinois représentent les deux tiers de cette communauté). Autant dire que lorsque cette communauté s'éveillera politiquement, les rapports de force électoraux seront tout autres...


Le président l'a sans doute compris. "Les Asiatiques votent de plus en plus. Il y a deux principes à respecter vis-à-vis d'eux : 1- Ne pas toucher à leur portefeuille. 2 - Ne pas porter atteinte à leur dignité", analyse Chenva Tieu. Après des débuts prometteurs à l'UMP, l'auteur d'un Manuel de chinoiseries (éditions Anne Carrière), fils de boat people, dont la famille a vécu à son arrivée d'Asie rue de la Boétie, non loin de l'actuel siège de l'UMP, a rencontré Olivier Biancarelli, conseiller politique auprès du président. C'est ce dernier qui a convaincu le chef de l'État de le recevoir à l'Élysée. Parfaitement sinophone, le cofondateur du XXIe Siècle, un club qui favorise la diversité dans l'entreprise, aurait bluffé Nicolas Sarkozy par son parcours, sa connaissance de la Chine, mais aussi de la France. Un modèle d'intégration que le président entend donc promouvoir.

mercredi 28 décembre 2011

Funérailles du dictateur coréen: culte de la personnalité à la communiste

Totalitarisme: les Coréens pleurent des larmes de communistes

En 2005, à Séoul, des passants regardent une photographie sur les ravages provoqués par les famines en Corée du Nord. Celles-ci avaient fait en 1995 et 1996 deux millions de victimes.


Les photos parlent d'elles-mêmes


Le "Cher Leader" nord-coréen, Kim Jong-il, dernier dictateur stalinien de la planète, est mort
d'une crise cardiaque samedi 17 décembre.

Les photos de ses funérailles parlent d'elles-mêmes...


Kim Jong-Il menait la Corée du Nord d'une poigne de fer depuis 1994, date de la mort de son père Kim Il-Sung, fondateur de la Corée du Nord communiste.
Kim Jong-Un est le troisième représentant de cette dynastie unique au monde. Le pays, très appauvri, peine à nourrir sa population (on parle de famine...), mais possède la bombe atomique.

Dotée d'une armée estimée à 1,2 million d’hommes pour une population de 24 millions d'habitants, Pyongyang représente toujours une menace pour ses alliés asiatiques. Le tir d’essai d’un missile à courte portée au large des côtes orientales nord-coréennes auquel Pyongyang a procédé lundi est venu opportunément le rappeler…

Devoir de mémoire : totalitarisme communiste


VOIR et ENTENDRE les funérailles de Mao (septembre 1976):

On estime à 20 à 40 millions le nombre de morts résultant directement du "Grand Bond en avant" et les estimations de certains historiens tournent autour de 50 à 70 millions de morts pour l'ensemble des ravages du système maoïste.
Quelques maoïstes français, repentis ou non: Serge July, Gérard Miller, Marin Karmitz, André Glucksmann, Robert Linhart (professeur de philosophie à l'Université de Paris VIII), Christian Jambet (islamologue), Daniel Rondeau (journaliste à Paris Match et Le Monde),...

VOIR et ENTENDRE
les funérailles de Staline (1953):

Quel est le prochain tyran ?

lundi 26 juillet 2010

Tortionnaire maoïste, Douch est condamné à 30 ans de prison

Les khmers rouges ont exterminé un quart de la population cambodgienne

Douch échappe à la perpétuité

L'ancien chef de la prison de Tuol Sleng, où ont été torturées et exécutées 15.000 personnes sous le régime maoïste des Khmers rouges, a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité.
La dictature des révolutionnaires khmers a fait périr près de 2 millions de cambodgiens: plus d'un sur cinq. Leurs survivants peuvent-ils accepter la clémence des juges ?

Le tribunal spécial parrainé par les Nations unies a condamné lundi l'ancien chef de la prison de Tuol Sleng, où ont été torturées et exécutées 15.000 personnes au Cambodge entre 1975 et 1979, à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité.
Vêtu d'une chemise bleue, l'accusé a écouté d'un air pensif l'énoncé du verdict. Puis, soulagé, l'ancien bourreau khmer rouge a éclaté en sanglots quand il a appris qu'il n'aurait que 19 ans à passer en prison.

Le juge Nil Nonn a éprouvé le besoin de justifier ce jugement
: «Le rôle de l'accusé en tant que chef incontesté de la prison S-21 a été reconnu par ce dernier, avéré par les témoignages de témoins et des parties civiles». «Chaque personne détenue dans S-21 était condamnée à être exécutée conformément à la ligne du parti communiste du Kampuchéa [Cambodge] consistant à écraser tous les ennemis».
Le tribunal a pris en compte ses 11 dernières années en détention. Son box avait été équipé de vitres pare-balles pour éviter tout acte de vengeance de victimes. Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant le palais de justice pour suivre le jugement, qui été retransmis en direct par les télévisions et les radios du pays. Le verdict a indigné nombre de familles de victimes, qui espéraient que l'ancien bourreau, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, serait condamné à la perpétuité.

Odieux jugement comptable

Le tribunal s'est livré à une comptabilité indécente qui consacre la double peine des victimes.

Dans les plateaux de la balance, le poids des années de prison du tortionnaire vivant a pesé plus lourd que celui des victimes mortes et enterrées.

Tactique irrespectueuse des morts
Ce tribunal avait d'abord déclaré que Douch serait condamné à 35 ans de prison pour tester la réactivité de l'opinion mondiale. Les communistes et révolutionnaires ont manipulé l'opinion et la peine initiale a été réduite à 30 ans. Par quel tour de passe-passe ?
L'ancien professeur de mathématiques de 67 ans a passé plusieurs années en détention illégale aux mains d'un tribunal militaire entre 1999 et 2007, lorsque le tribunal à participation internationale n'avait pas encore été mis en place. La peine de 30 ans de réclusion est inférieure aux réquisitions du procureur, qui avait réclamé en novembre 2009 quarante ans de prison à l'encontre de Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav.
Lien PaSiDupes

Un monstre zélé protégé du pouvoir communiste

Un khmer rouge modèle
«Méticuleux, consciencieux, attentif à être bien considéré par ses supérieurs» selon les psychiatres, Douch a tenu une administration rigoureuse des activités à Tuol Sleng, fournissant de précieuses données aux juges et aux historiens. Des témoignages inutiles
S'il n'a rien renié de son rôle de patron de l'établissement, il n'a avoué aucune exécution personnelle. Pourtant des témoignages le décrivent abattant personnellement les derniers prisonniers de S-21, en janvier 1979, lorsque l'armée vietnamienne est entrée dans Phnom-Penh.

Sans remords
Après la chute du régime, il a continué d'appartenir au mouvement et travaillé pour des organisations humanitaires, avant d'être retrouvé en 1999 par un photographe. L'image de l'humanitaire s'en trouve grandie...
Devant les juges, Douch, qui s'est converti dans les années 90 au christianisme, a exprimé des remords
Lien PaSiDupes

Mais il a fait machine arrière au dernier jour du procès. Arguant qu'il n'était qu'un simple serviteur du régime de Pol Pot, justifiant son zèle par la peur d'être abattu. Il estimait donc échapper de facto aux compétences du tribunal et sollicitait ni plus ni moins que sa libération.

Bourreau protégé du pouvoir
Certains, dont son avocat français Me Roux, limogé début juillet sans ménagement, ont vu dans ce revirement des pressions du pouvoir pour fragiliser le tribunal. De nombreux anciens khmers rouges sont aujourd'hui membres de l'administration cambodgienne. Le premier ministre Hun Sen, lui-même ancien simple soldat khmer rouge, s'est livré à une mise en garde contre un risque de nouvelle guerre civile si d'autres responsables étaient poursuivis par le tribunal mixte. Malgré son opposition, de nouvelles enquêtes ont été ouvertes sur cinq suspects.

=> Le premier ministre (depuis 1984) ,Hun Sen (PPC) est un ancien milicien khmer rouge passé ensuite dans le camp vietnamien.
=> Autres membres du PPC (Parti du peuple cambodgien ):
Chea Sim, président du PPC, ancien ministre de l'Intérieur de la République Populaire du Kampuchéa, mis en place par l'armée d'occupation vietnamienne;
Sar Kheng, ministre de l'Intérieur;
Sok An, ministre du Conseil des ministres;
Tea Banh, général, ministre de la Défense, un communiste d'origine thaïe;
Hor Namhong, ministre des Affaires étrangères.


Une communauté internationale

Le tribunal mixte est né en 2003 après d'interminables tractations entre le Cambodge et la communauté internationale et n'a commencé ses activités que trois ans plus tard.

Le «cas Douch», première affaire traitée, fera 'jurisprudence'.
La peine de mort a été exclue, ainsi que les compensations financières aux survivants.

Quatre autres anciens dirigeants khmers rouges doivent comparaître en 2011: 1- l'ancien président Khieu Samphan,
2- le «Frère numéro deux» Nuon Chea,
3- l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary,
4- et l'épouse de ce dernier, Ieng Thirith,
Pol Pot, «Frère numéro un», est mort en 1998 sans avoir eu à répondre de ses actes.

Une société internationale d'une faiblesse accablante

La sanction des exactions communistes est bien légère et la FSU va pouvoir banaliser le génocide.

Qui sait si, plutôt que de faire l'impasse, les livres d'Histoire ne vont pas vanter les mérites de la politique des Khmers rouges de ...purification de la race !
Lire PaSiDupes

vendredi 21 mai 2010

Cannes, festival du proche-orient: Iran et Irak

La sélection 2010 dévoilée: politique et partisane, intello et barbante
Le 63e festival ( liste des sélections 2010 ) s'ouvre avec Robin Hood

Le ton est donné ! Ce sont les aventures de Robin des Bois, brigand de légende au grand cœur de la forêt de Sherwood. Comble de bonheur, ce héros archétypal du Moyen Âge anglais était aussi défenseur des pauvres et des opprimés, il détroussait les riches. Bémol: il aurait détroussé les pauvres qu'il aurait été assuré de la Palme d'Or !

Le festival est ensuite largement dédié au monde arabe

IRAN, 2007-2010

En 2007
déjà et sans remonter aux origines, le film « Persepolis », de Marjane Satrapi a obtenu le prix du jury au Festival de Cannes. Il raconte la vie à Téhéran (Iran) avant et après la révolution islamique. L’association Femmes solidaires milite, avec Ana Assieh et Mimi Abdo, pour les luttes des femmes iraniennes, la laïcité et le droit des femmes. A noter que Femmes solidaires n'est autre que la version retoquée de l'anciennement Union des femmes françaises (UFF), par trop connotée communiste (PCF).

En 2010
, les Domenech du festival ont sélectionné « Copie conforme ».
Si c'est le premier long-métrage entièrement tourné hors de son Iran natal par Abbas Kiarostami, un chouchou de la Croisette puisqu'il a remporté la Palme d'or en 1997. Il conte cette fois la rencontre fortuite en Italie entre un écrivain anglo-saxon et une antiquaire française, Juliette Binoche, au comportement étrange.
=> Plus que le film, l'opportunité d'une ingérence politique a séduit le festival. La situation politique de la république islamique d'Iran maintient en effet le cinéma iranien dans l'actualité.
Samedi 15 mai 2010, du haut des marches, Frédéric Mitterrand, le ministre de la culture et de la communication, accompagné d'Abbas Bakhtiari, directeur du Centre Culturel Pouya à Paris et d'Armin Arefi, journaliste franco-iranien, auteur du blog Dentelles et tchador, a lu un texte du cinéaste iranien Jafar Panahi actuellement détenu à la prison Evin de Téhéran. (ci- dessus à gauche, un homonyme) Lion d'or à La Mostra de Venise pour Le Cercle, deux fois récompensé à Cannes pour Le Ballon blanc et L'Or pourpre, Jafar Panahi, ancien assistant d'Abbas Kiarostami (qui concourt pour un prix...) est l'un des cinéastes de la "nouvelle vague" iranienne les plus connus à l'étranger.
Il devait faire partie du jury du Festival 2010, mais auteur d'un film sur la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, il a été arrêté.

=> Le 7e art est-il à ce point un art mineur que les réalisateurs ne s'en satisfont pas ?
Selon Bernard-Henri Lévy qui, avec l'aide de la famille de Jafar Panahi (le seul, le vra, à gauche), a contribué à faire sortir le texte écrit par le cinéaste depuis le « paradis » de sa prison, l'idée de ce manifeste vient d'Agnès Varda et de Bertrand Tavernier. Les stylos Mont Blanc chauffent: les deux sont aussi signataires de la pétition en faveur de Roman Polanski, qui souhaitaient faire également pression sur les autorités iraniennes afin d'obtenir la libération de leur confrère. Avant eux, dès mars, Amnesty International avait appelé l'Iran à libérer le cinéaste.
Le texte évoque les terribles conditions de détention de Jafar Panahi au « paradis » décrit par Vakili Rad, l'assassin de Chapour Bakhtiar (lire PaSiDupes), ainsi que sa gratitude envers les autorités françaises qui tentent d'obtenir sa libération.

IRAK - 2010

Ken Loach, pensionnaire du festival de Cannes ?
Le dernier film de Ken Loach suit quelques-uns des 160.000 soldats envoyés en Irak, après la mort de l'un d'eux, Frankie, sur la Route Irish, la route la plus dangereuse au monde, qui relie la Zone verte de Bagdad à son aéroport. Mais contrairement au récent Green Zone , de Paul Greengrass (dont le héros enquête sur le mensonge d'État prêté en 2003 à l'administration américaine sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak), l'action ne se déroule pas en Irak, mais à Liverpool.

Mais
le récit de K. Loach patauge dans les lourdeurs et les maladresses de la dénonciation militante des contractors, ces mercenaires d'une guerre privatisée, importent la violence d'Irak en Angleterre. Dans l'univers viril du réalisateur, chaque fois que des hommes se retrouvent entre eux, ils finissent par s'insulter ou se foutre sur la figure.

Loach ne se mobilise pas sur une manipulation gouvernementale, mais stigmatise les businessmen des conflits : d'ex-soldats en cols blancs, qui gèrent des sociétés de protection militaire et qui s'en mettent plein les poches, partout là où des guerres éclatent: "L'Irak, c'est du passé. Allons faire le ménage au Darfour", dit un des businessmen incriminés.
Loach a la haine conviviale et universelle.

Ce trotskiste soutient le NPA du Che-Besancenot et le festival de Cannes est ami de Loach. Lire lematin.ch
Celui-ci est en outre du nombre des intellectuels qui s'opposaient au ministère de l'Identité nationale Lire PaSiDupes

Certaines pages de l'Histoire ne le motivent pas

Un sujet encore non traité ni primé à Cannes:le génocide du peuple cambodgien par les Khmers rouges: lien PaSiDupes
Pol Pot, Ken Loach ne veut pas le connaître ?

À l'origine fixée à 18, la liste s'est enrichie d'une ultime réalisation, 48 heures à peine avant l'ouverture de cette 63e édition : le cinéaste britannique Ken Loach briguera la Palme d'or avec Route irish. Petit coup de pub ?...

Lire aussi
l'article de PaSiDupes sur le film algérien 'anti-français', Hors-la-loi

lundi 28 décembre 2009

Identité nationale: plusieurs socialistes insultent Besson

A chacun ses collabos

On voit la paille dans l'oeil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien.
Il faut donc être inconscient, amnésique ou cynique pour remuer le passé des autres, hommes, familles et peuples.


Les élus Français sont-ils plus capables de débattre que les autres ?


Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Paul Huchon (ci-contre à gauche) ont insulté Eric Besson (lire PaSiDupes)

Ils sont quelques-uns à proclamer, tel Dominique de Villepin, qu' "il faut arrêter" le "mauvais débat" sur l'identité nationale. Lorsque, dans une démocratie, des élus d'opposition et des journalistes engagés se révèlent plus que jamais incapables de débattre sereinement, et dans le respect des responsables politiques et surtout des personnes, lorsque la rumeur ne leur suffit plus et qu'ils lancent des insultes frontales sur les plateaux de télévision et de radio, le microcosme politique, si minoritaire mais influent soit-il, donne la nausée aux petit peuple des travailleurs laborieux encore soucieux de la belle ouvrage et du respect de soi.

Ne faut-il pas plutôt arrêter les délires ?
Les égarements auxquels nous assistons actuellement sont en effet de nature à surprendre jusqu'à l'ex-socialiste Nono Mamère qui s'imaginait jusqu'à présent que si la France était une "république bananière", ce serait du fait de ses adversaires. Or, à défaut d'effets de manches, Maître Mamère se bave sur la bavette et se livre à des bras d'honneur à la Chambre l'Assemblée Nationale, lorsque le Viagra bio de Greenpeace met dans les meilleures dispositions et redonne à ce Verts un semblant de verdeur, tandis que d'autres opposants éructent des insanités et démontrent que le nombre d'heures d'histoire en classe de terminales ne fait rien à l'affaire, lorsque les profs de la la FSU faussent les cerveaux.
En 2007, le PS offrait le spectacle télévisuel de "débats participatifs" truqués où les participants étaient tous du même avis. Mais en 2009, les socialistes confirment qu'ils n'ont jamais pratiqué que le mensonge, la rumeur et l'insulte. Aujourd'hui, plutôt que de mourir de mort lente mais dignement, à l'exemple du PCF, le PS se roule dans la fange de l'histoire telle que la FSU la leur a servie, expurgée et partiale. Dès lors, toutes les infamies deviendraient possibles.

La maturité politique, l'honnêteté intellectuelle et l'intégrité morale de certains de nos ténors tolérants de la politique -et des vertueux media, dans leur sillage, quand ils ne leur montrent pas la voie- est si gravement en cause que la démocratie est très sévèrement malmenée par la gauche et singulièrement par un PS battu, éclaté et haineux.

Quelques collabos staliniens

Henri Barbusse est-il trop bien pour Eric Besson ?
Lui aussi est un collabo. Mais stalinien et mort à Moscou après avoir encensé l'un des deux plus grands criminels de l'Histoire, fermant les yeux sur ses abominations. Sa biographie idolâtre de "Staline", que Jean-François Kahn ne semble pas avoir lue, est pourtant une dithyrambe de ce merveilleux monde socialiste, ses crimes, les millions d'innocents, femmes hommes enfants, sacrifiés au génie communiste. En France, ce collabo du crime communiste a pourtant des rues, des places à son nom et des écoles à Malakoff, Ivry-sur-Seine, Alfortville ou Bagneux, pour aider les petits enfants au « devoir de mémoire ».

Un autre écrivain, qui en est revenu -comme les chanteurs Yves Montant (et Simone Signoret) ou Jean Ferrat- a fait le voyage en URSS, alors pourquoi pas une avenue André Gide, puisque Harfleur et Tours ont eu le bon goût de lui dédier des écoles ? Louis Aragon est quant à lui parfaitement bien loti.

Plus ambigüe, Marguerite Donnadieu-Antelme, qui deviendra plus tard l’intraitable résistante Marguerite Duras, l’impitoyable tortionnaire de collabos, puis la militante communiste stalinienne. Mais est-il politiquement correct de rappeler qu'elle avait brillamment débuté dans le contrôle du papier à la commission de la Propaganda Staffel mise en place par un décret du maréchal Pétain, après la préalable aryanisation des maisons d’édition juives (Nathan, Calmann-Lévy), puis prise en main par les nazis ?
Qui croira que cette grande figure des lettres, cette femme forte, incarnation d'une gauche intellectuelle intègre, qui tenait sur un ton tranchant des propos définitifs sur l’avenir politique du monde et portait des jugements sans appel sur tel ou tel, avait fréquenté l’ambassadeur du Troisième Reich à Paris, Otto Abetz, et le Sonderführer Gerhard Heller, qu'elle avait été la maîtresse du gestapiste qui avait fait arrêter et déporter son mari, Robert Antelme, épousé en 1939. Normal : n'était-il pas un proche collaborateur de Pucheu au ministère de l’Intérieur ? Embarrassant, il fallait que le mari disparaisse.

Où finit le devoir de mémoire ?

Si les socialo-communistes férus d'histoire veulent revenir sur le passé, rafraichissons les mémoires.

Le cas de Charles Hernu, puissant ministre socialiste de la Défense dans le gouvernement de François Mitterrand, qui s’illustra dans le lamentable fiasco du Rainbow Warrior, ce navire écolo coulé sur ses ordres par les services de la DGSE et dont l’explosion coûta la vie à un reporter photographe. Héroïque « résistant » aux yeux des électeurs ayant voté pour la gauche en 81, avant qu’on ne découvre, très tardivement, qu’il avait trempé dans la collaboration et qu’on apprenne quelque temps plus tard qu’il était soupçonné d’avoir travaillé pour les services d’espionnage soviétiques.

Et il n'est plus nécessaire de revenir sur la biographie soigneusement toilettée de Mitterrand, ici avec Charles Hernu, par ses proches et par lui-même.

Nos collaborateurs maoistes
Le maoïsme est une idéologie marxiste-léniniste héritée du stalinisme et incarnée par Mao-Zedong.
Après les révélations sur les crimes du stalinisme, l'idéologie maoïste a été parfois considérée comme un recours par certains intellectuels de gauche en Occident et dans des pays du Tiers-Monde.

En France, les groupes maoïstes sont nés dans les années 1960, à la suite de la rupture entre l'Union soviétique et la Chine. Fortes de plusieurs milliers d'adhérents, ses organisations - Gauche prolétarienne, Vive la révolution !, le Parti communiste marxiste-léniniste de France ou encore le Parti communiste révolutionnaire (marxiste-léniniste) - diffusèrent la «pensée Mao Tsé-toung», accusant le «P"C"F» (sic) de «révisionnisme».
Propagande visant les révisionnistes

Il s'est ainsi constitué un courant politique et culturel des plus étonnants de l'après-guerre qui a séduit des personnalités tels les gardes rouges hexagonaux Jean-Paul Sartre, Jean-Luc Godard, Michel Foucault, Serge July, Gérard Miller ou Philippe Sollers.
Il a influencé les événements de mai 68 et nourrit la “gauche prolétarienne”, provoqué la mort tragique de Pierre Overney en fevrier 1972, et entretenu des prolongements terroristes, des volontés de guerre civile et de sabotages (cf. Tarnac). Son échec est confirmé par la dispersion de ses membres dans le paysage politique, intellectuel et audiovisuel: que de complaisance !

Gardes Rouges et leur Petit Livre rouge


Après la répression de la place Tiananmen, les «ex» se côtoient régulièrement de manière informelle. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts. Tel n'est pas le cas des anciens maoïstes devenus célèbres, comme le patron de Libération, Serge July, les architectes Christian de Portzamparc et Roland Castro, et l'ancien baroudeur de cabinets ministériels socialistes Alain Geismar. Moins impliqués, trois intellectuels ont néanmoins, eux aussi, fréquenté les maos dans les années soixante-huitardes: Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy. Ils nous assurent de leur honte rétrospective.

L'emblématique parcours d' Alain Geismar (1939) est révélateur
En 1967, cet ex du PSU est élu secrétaire général du SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur), représentant l'opposition à l'orthodoxie du PCF. Il est l'un des leaders de Mai 68 avec Jacques Sauvageot (vice-président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) et Daniel Cohn-Bendit (Mouvement du 22-Mars).
Après 1968, il dirige, aux côtés de Benny Lévy, la Gauche prolétarienne (GP), organisation maoïste.
Aujourd'hui, il est un universitaire et inspecteur général honoraire de ...l'Éducation nationale !

Khmers rouges, au Cambodge


Le nombre exact des victimes du régime de Mao est difficile à cerner. Certains auteurs les estiment à 20 ou 40 millions . Il faut songer aux massacres liés à la Révolution culturelle ou à Pol Pot et au génocide cambodgien.

Lire PaSiDupes à propos du tortionnaire khmer, Douch
Consulter aussi ce blog de Libération concernant les procès de Khmers rouges

À la suite d'une guerre civile, des maoïstes ont accédé au pouvoir au Népal.
En Inde, la guérilla maoïste s’est installée dans 20 des 35 États du pays.

Les groupes maoistes actuellement actifs en France :

  • l'Organisation communiste marxiste-léniniste Voie prolétarienne, OMCL VP, qui a adopté une ligne « post-maoïste », plus spontanéiste, (1976-).
    Ses militants, investis dans la CGT ou non, animent les luttes ouvrières ou citoyennes (sans-papiers , Alsthom Saint-Ouen, PSA Aulnay, etc.)
  • le Parti communiste des ouvriers de France, PCOF, issu de la section de Strasbourg du PCMLF, (1979-)
    En octobre 2009, il participa à un appel Allons ensemble aux régionales!, aux côtés de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), de la Gauche unitaire (animée par Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), , des Alternatifs (dont des altermondialistes), du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot (NPA), du Parti communiste français (PCF) et du Parti de gauche de Mélenchon (PG)
  • le Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste, parti se revendiquant de la Gauche prolétarienne (2003-) issu de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJC) fondée sous l'influence du philosophe marxiste et membre du PCF, Louis Althusser.
  • le Parti communiste maoïste de France, publie le journal Drapeau Rouge (2002)
    Que de trous dans le gruyère du « devoir de mémoire »...

    Incidemment, il faut mentionner
    le passé de Jean-Christophe Cambadélis qui adhèra vers 1971 à l'Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la structure jeune de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) (puis Parti communiste internationaliste (PCI)) sous le pseudonyme de Kostas, comme Mélenchon et Jospin.
    Cambadélis a conservé des manières de colleur d'affiches. Rappellez-vous combien il peut être menaçant et prêt à faire le coup de poing, jusque dans l'hémicycle: lire PaSiDupes
  • L'OCI, organisation trotskiste, fut très influente au sein de syndicats tels que Force ouvrière (FO), la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) ou encore l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), dont elle a pris en charge la direction après la scission de 1968 et autour de laquelle se créera en 1981 l'UNEF-id (indépendante et démocratique).
  • Le PCI a donné naissance en 1991 au Parti des travailleurs.
    Depuis est aujourd'hui représenté officiellement par son secrétaire national Daniel Gluckstein.

    Eric Besson demande justice
    :
    sera-t-elle assez impartiale ?
  • De plus, qu'ont-ils à dire, Cambadélis et Huchon, aux trois premiers socialistes, socialistes Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Philippe Esnol, qui se sont prononçés en faveur du bannissement pur et simple de la burqa dans l'espace public et ses services mais aussi sur l'ensemble de la voie publique ?
    Lire PaSiDupes

    mercredi 1 avril 2009

    Khmers rouges: "Douch" exprime des excuses pour sa barbarie

    Les procureurs détaillent les horreurs commises

    Le communiste "Douch", tortionnaire en chef du régime cambodgien des Khmers rouges (1975-1979), a admis mardi, devant une cour parrainée par l'ONU, sa responsabilité dans des crimes et a demandé aux familles des victimes de l'ex-dictature communiste de lui pardonner. Lien PaSiDupes

    La barbarie quotidienne au camp dirigé par "Douch" décrite par les procureurs

    "La politique était que personne ne pouvait sortir vivant de S-21", a déclaré le procureur canadien Robert Petit.
    "Sous les ordres directs de l'accusé et parfois de ses propres mains, des personnes détenues à S-21 ont été soumises de manière intentionnelle à des souffrances physiques et mentales intenses dans le but de leur soutirer des aveux et parfois d'infliger une punition", a-t-il dit.
    "Les victimes étaient battues avec des cannes en rotin et des fouets, électrocutées ou étouffées avec des sacs en plastique attachés de force autour de leurs têtes, déshabillées et leurs parties génitales soumises à des décharges électriques", a indiqué le procureur avant de préciser que "l'accusé a admis que les coups de canne étaient le plus souvent utilisés parce que d'autres formes de torture prenaient trop de temps".
    L'acte d'accusation décrit des actes inhumains, tels des ongles de doigts et d'orteils arrachés, un prisonnier forcé de manger des excréments, des injections de solutions liquides par intraveineuse avec des détenus retrouvés morts le lendemain, ainsi que des prélèvements de sang, des tests de médicaments et "des autopsies pratiquées sur des vivants".

    Des excuses au deuxième jour du procès

    La défense a souhaité que "Douch" s'exprime après l'intervention des procureurs qui ont fourni d'horribles détails sur les tortures infligées à Tuol Sleng (S-21), camp qui jouait un rôle central dans la politique d'écrasement des "traîtres" à la Révolution communiste.
    "Je voudrais exprimer mon regret et mon chagrin sincère pour les pertes et tous les crimes" commis sous les Khmers rouges, a déclaré Kaing Guek Eav, 66 ans, plus connu sous le nom de "Douch".
    "En tant que membre (des Khmers rouges), je reconnais (ma) responsabilité pour ce qui s'est passé (au centre de détention de) Tuol Sleng", a dit l'accusé en langue khmère, ajoutant: "Permettez-moi de m'excuser auprès des survivants du régime et aussi des proches de ceux qui sont morts brutalement".
    "Je ne vous demande pas de me pardonner maintenant, mais j'espère que vous le ferez plus tard", a-t-il lancé.
    Plus de 15.000 personnes ont péri dans cette prison ou dans des champs d'exécution voisins.

    Le tortionnaire relativise

    Bien qu'il ait exprimé des regrets pour avoir commandé Tuol Sleng, "Douch" a souligné qu'il n'occupait pas de position dirigeante dans l'appareil d'Etat, autour du numéro un, Pol Pot.
    "J'étais moi-même, avec ma famille, dans une situation de vie ou de mort", a-t-il affirmé, expliquant, au moyen d'un organigramme qu'il avait lui-même dessiné, la structure de direction des Khmers rouges, avec Pol Pot au sommet et Nuon Chea, au poste de numéro deux.

    La défense passe à l’offensive

    Selon Kar Savuth, l’avocat cambodgien de "Douch", la justice ne peut être rendue si les responsables des crimes les plus graves commis sous les Khmers rouges ne sont pas tous jugés.
    Or, Pol Pot est décédé en 1998 et Nuon Chea (82 ans) figure parmi quatre autres accusés, au profil plus politique, qui seront jugés ultérieurement par ce même tribunal. Douch n’aurait donc plus à rendre de comptes à la justice de son pays.
    "Douch est poursuivi comme un bouc-émissaire, au nom des 195 chefs de prison (de l'époque). Prenez note de ce fait".

    "Douch", ex-professeur de mathématiques qui s'est converti au christianisme en 1996, trois ans avant son arrestation, est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, torture et meurtre avec préméditation.
    Il risque la prison à vie, la Cour ayant exclu la peine de mort.

    mardi 31 mars 2009

    Maoïsme : enfin le procès du génocide par les khmers rouges

    Comment l’idéologie a poussé des khmers rouges à tuer des Khmers

    La barbarie nazie concentre l'attention de l'Europe occidentale, mais le « devoir de mémoire » s'étend-il au martyre cambodgien ? Ce génocide ne répond pas aux critères officiels ! On s'interroge à l'infini sur l'opportunité de qualifier les exactions des khmers rouges de "crime contre l'humanité"...

    Ne serait-ce pas du négationnisme sournois ? La distance et l’idéologie contribuent à la sélection dans l’horreur.
    Mais le procès de Duch, ancien directeur du centre de tortures S-21, où ont péri plus de 15.000 personnes, s'ouvre lundi 30 mars à Phnom-Penh et resurgissent les fantômes de l’Histoire.

    Rompre le silence

    Avec ce premier procès d'un responsable khmer rouge, le Cambodge replonge dans son passé. Trente ans après la tragédie, le génocide pèse toujours aussi lourd sur ce pays tourmenté par les âmes de deux millions de morts.

    Le Cambodge va devoir affronter les mensonges des cinq tortionnaires khmers rouges dont le procès commence enfin et les témoignages des victimes survivantes. Combien d’entre eux vont-ils revivre l'agonie d’un père souffrant de «la maladie de la faim», et maltraité par une infirmière, parce que militante khmère rouge.

    Beaucoup doutent aujourd'hui que le procès tant attendu produira la catharsis espérée : on ne fait pas le deuil d’un génocide. D’autant que la définition officielle du génocide n’inclut pas l’auto-destruction nationale. «Le procès ne suffira pas à panser les plaies», explique Youk Chhang, directeur du centre de documentation cambodgien, consacré aux recherches sur le génocide. «Les Cambodgiens ne sauront jamais précisément qui a tué leurs proches, pas plus qu'ils ne recevront de compensation. Mais c'est une reconnaissance de notre souffrance passée. Trente ans après la tragédie, nous avons besoin de ce jugement final.»

    Les Cambodgiens attendaient beaucoup de ce procès.
    Kao Kim Hourn, directeur de l'Institut cambodgien pour la coopération et la paix, cite «la fin du cycle de l'impunité, la réforme du système judiciaire, une contribution à la réconciliation nationale, la fin d'un des chapitres les plus sombres de l'histoire cambodgienne».

    Mais il a fallu sept ans de négociations acrimonieuses entre l'ONU et le gouvernement cambodgien pour mettre sur pied une instruction judiciaire, puis neuf mois pour se mettre d'accord sur une centaine de règles de fonctionnement. Et, pour le psychiatre Ka Sunbaunat, les procès de Duch, ancien directeur du centre de tortures S-21, et de quatre autres dignitaires au profil politique, «arrive bien trop tard (!) : des décennies d'impunité ont profondément marqué les comportements de la population à l'égard de la loi et la justice». «Il ne peut être un processus thérapeutique» et «pourrait même réveiller des pathologies», estime le médecin qui est partisan de laisser les anciens Khmers rouges face à leurs responsabilités karmiques.

    Comment se purifier du passé

    Une de ses patientes, Theary, hantée par les exactions des hommes en pyjama noir, tranche : «Mes souvenirs sont un poison qui m'étouffe, et le procès ne m'en débarrassera pas.»

    Les maoïstes nostalgiques sèment le doute.
    La repentance, ce n'est pas pour eux.

    On n’est pas au procès d’Yvan Colonna, mais en France comme au Cambodge, on salit pareillement la justice en jetant le doute sur son impartialité.

    Qui a intérêt à instiller le soupçon de pratiques de corruption et à ternir depuis 2008 l'image de la juridiction mise sur pied sous l'égide des Nations Unies ?

    La Cour Internationale de Justice de La Haye a-t-elle connu les mêmes atteintes. Klaus Barbie (expulsé de Bolivie vers la France en 1983) est défendu par l'avocat Jacques Vergès (né en 1925 d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne), et condamné à la prison à perpétuité pour crimes contre l'humanité. Le procès fait l'objet d'un enregistrement vidéo diffusé par la suite à la télévision, à des fins historiques et pédagogiques.
    Aujourd'hui, la pensée unique entretient le sentiment que les millions de dollars du procès ne servent qu'à enrichir certaines personnes au lieu de rendre justice. Outre les révélations sur les pratiques des employés de la partie cambodgienne, devant, après avoir perçu leur salaire, reverser 30 % à leurs supérieurs, des dissensions ont éclaté au sein du tribunal, où des magistrats nommés par les Nations unies sont incorporés à une justice cambodgienne dont la réputation n'est pas flatteuse.

    D'autres voix s'interrogent sur l'absence de certains dirigeants occidentaux qui ont soutenu le régime de Pol Pot et ils regrettent cette justice sélective. Mais «un procès, même imparfait, est mieux que rien», dit avec pragmatisme David Chandler, grand spécialiste de l'histoire récente du Cambodge.

    Les accusés sont-ils vraiment du menu fretin ?
    · Kang Kek Ieu, dit « Douch » (détenu et inculpé), directeur de la prison Tuol Sleng (ou S-21) à Phnom Penh
    · Nuon Chea, plus ancien haut responsable du régime de
    Pol Pot
    ·
    Khieu Samphan, ancien chef de l'État
    ·
    Ieng Sary, ancien chef de la diplomatie,
    ·
    Ieng Thirith, épouse de Ieng Sary, ancien ministre des affaires sociales.

    Le co-procureur Robert Petit bataille pour ajouter à la liste des suspects de crime contre l'humanité six nouveaux accusés potentiels.

    Les réticences de son homologue cambodgienne à étendre le procès à des échelons subalternes est, selon l'organisme Human Rights Watch, «la preuve de l'ingérence de la part du gouvernement de Hun Sen». (HRW est une ONG qui défend des droits humains, surveille les violations à la liberté d’expression, organise, fédère ou relaie les moyens de défense des journalistes, écrivains et autres personnes persécutées alors qu'elles exercent leur droit à la liberté d'expression. HRW s'est aussi engagée dans la lutte contre l'homophobie en condamnant divers chefs politiques et religieux. Elle soutient aussi la légalisation de l'IVG dans plusieurs pays)
    Le fait que certains cadres khmers rouges travaillent dans l'administration actuelle est bien connu de la population. «Le gouvernement ne veut pas faire une soupe de crevettes», explique d'ailleurs de façon imagée Tchank Thoeun, maçon dans le village de Cheung Poey. «Quand tu veux en piocher une dans la marmite, elles viennent toutes d'un coup car leurs longues antennes sont emmêlées.»


    L’Education Nationale -telle que la veut la FSU- va-t-elle ouvrir les manuels scolaires au génocide ? LIRE en attendant le bref historique dans PaSiDupes.

    Documents
    1-
    Video sur le centre S21 de Douch

    2- 4 videos de témoignages (Le Figaro)