POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Pol Pot. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pol Pot. Afficher tous les articles

vendredi 27 février 2015

Révolution culturelle islamiste: destructions dans un musée de Mossoul

"Sens de l'Histoire": la révolution maoïste a produit le totalitarisme islamiste

"Guerre de civilisation", "barbarie" socialiste, "fascisme hitlérien" ou totalitarisme khmer rouge... 

Un vidéo montre des islamistes en train de détruire des statues pré-islamiques à coups de masse. D'une durée de cinq longues minutes, elle a été fièrement mise en ligne jeudi par le groupe djihadiste Etat islamique, autrement connu comme Daesh.
Ils ont vandalisé les collections du musée de Mossoul, qui renferment des objets inestimables des périodes assyrienne et hellénistique, datant de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. Dans une autre scène de cette vidéo, les islamistes ont également recours à un perforateur pour défigurer un imposant taureau ailé assyrien en granit, sur le site archéologique de la porte de Nergal à Mossoul, ville contrôlée par les djihadistes depuis l'été. Ce taureau a un jumeau, exposé au British Museum de Londres. "Fidèles musulmans, ces sculptures derrière moi sont des idoles pour les peuples d'autrefois qui les adoraient au lieu d'adorer Dieu", déclare un fanatique en s'adressant à la caméra.

L'UNESCO demande une réunion de crise du Conseil de sécurité

La directrice générale de l'Unesco a demandé jeudi une réunion de crise du Conseil de sécurité des Nations unies après les destructions par les djihadistes de l'État islamique de sculptures pré-islamiques au musée de Mossoul, dans le nord de l'Irak. "Cette attaque est bien plus qu'une tragédie culturelle, c'est également une question de sécurité parce qu'elle alimente le sectarisme, l'extrémisme violent et le conflit en Irak", a dénoncé la responsable de l'Unesco, Irina Bokova, dans un communiqué après la diffusion d'une vidéo mise en ligne par l'EI. "C'est pourquoi j'ai immédiatement contacté le président du Conseil de sécurité pour lui demander de convoquer une réunion d'urgence du conseil sur la protection du patrimoine irakien en tant qu'élément faisant partie intégrante de la sécurité du pays", a-t-elle précisé.
Ces destructions étaient une violation de la résolution 2199 adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU début février pour tenter d'empêcher le trafic des antiquités volées en Irak et en Syrie, et qui sont considérées comme une source-clé de financement pour le groupe EI.



Les djihadistes de l'EI détruisent des... par 6MEDIAS

La classe politique réagit aux destructions dans un musée de Mossoul.










Une alarmante parenté entre les islamistes de l'Etat islamique avec les communistes révolutionnaires chinois 

La grande révolution culturelle prolétarienne déclenchée par le président Mao en 1966 constitue l'un des événements les plus tragiques de l'histoire chinoise contemporaine, dont le retentissement international reste considérable.

 Soirée Dazibao sur les thèmes
de l’environnement et
du développement durable
(
3 juin 2010 à Rennes)
Comme le candidat Hollande qui donnait la priorité aux jeunes, Mao voulait consolider son pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays. Comme Valls qui cherche des noises à Gérard Bapt, le grand timonnier souhaitait purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments "révisionnistes". Les "gardes rouges", fanatiques inspirés du Petit Livre rouge, devinrent le bras actif de cette révolution culturelle. Les intellectuels, de même que les cadres du Parti, furent alors publiquement humiliés, les élites bafouées, les valeurs culturelles chinoises traditionnelles et certaines valeurs occidentales dénoncées au nom de la lutte contre les "quatre vieilleries" (idées, culture, habitudes, coutumes): les révisionnistes visaient à éradiquer les valeurs traditionnelles. C'est ainsi que des milliers de sculptures et de temples (bouddhistes pour la plupart) furent détruits. 

L'expression politique s'est libérée par le canal des "dazibao", affiches placardées par lesquelles s'expriment les jeunes révoltés. La période de chaos qui s'ensuivit mena la Chine au bord de la guerre civile.
"Mur des cons" du Syndicat de la Magistrature
hébergé par le ministère de l'Intérieur
Dazibao chinois
Cette agitation permet à Mao de reprendre le contrôle de l'État et du Parti communiste. La Révolution culturelle est responsable de la mort de centaines de milliers de personnes. Certains auteurs, comme le sinologue Jean-Luc Domenach ou l'historien Stéphane Courtois dans l'ouvrage collectif Le Livre noir du communisme, estiment le nombre de morts à plusieurs millions.

En... mars 2001, les Bouddhas de Bâmiyân furent détruits par les Taliban: 
Statue du grand Bouddha avant 
et après sa destruction en mars 2001
les trois statues monumentales de Bouddha (53, 28 et 10 m de haut) furent délogées de la paroi d'une falaise de la vallée de Bâmiyân au centre de l'Afghanistan, après quinze siècles d'existence et de respect.
Après la destruction, le mollah Omar, chef des taliban d'Afghanistan, déclara qu'il était "fier de tous les taliban qui avaient participé à la destruction de cette horreur impie synonyme d'une religion pour dégénérés."


Or, la notion d'"art dégénéré" renvoie à la position officielle adoptée par le régime nazi pour interdire l'art moderne.


Au Cambodge, les Khmers rouges, fanatiques communistes d'inspiration maoïste qui dominèrent le pays de 1975 à 1979. Leurs dirigeants avaient été formés durant leur séjour en France, dans les années 1950, au plus fort de la période stalinienne, et les milieux universitaires et politiques français portent une lourde responsabilité. Patron du parti communiste cambodgien, puis premier ministre du Kampuchéa, Pol Pot est toutefois sorti non diplômé de l'École d'ingénieurs en radioélectricité de Paris. De la Révolution culturelle chinoise ils gardèrent l'anti-intellectualisme et la négation de la culture.

Les Khmers rouges bénéficient du soutien d'un ensemble de pays occidentaux.
Eglise copte saccagée en Egypte
Comme c'est aujourd'hui le cas d'Obama qui soutient les rebelles de Kiev et de Tchernobyl en Ukraine contre les Ukrainiens russophones et la Russie de Poutine, au Cambodge, les États-Unis continuèrent de reconnaître comme légitime le gouvernement du Kampuchéa démocratique (communiste) pour marquer leur opposition à l'occupation vietnamienne soutenue par l'URSS. Ils s'allièrent pour l'occasion à la République populaire de Chine, à qui ils laissèrent carte blanche sur le problème cambodgien. La Chine fournit des armes aux Khmers rouges, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni apportaient leur soutien à l'ensemble des mouvements de guérilla contre les Vietnamiens (dont les Khmers rouges). L'aide financière américaine aux Khmers rouges se serait montée à 84,5 millions de dollars entre 1980 et 1986.
Les Khmers rouges ordonnèrent le déplacement des populations des villes à la campagne et tout ce qui pouvait évoquer la civilisation urbaine, l'industrie, les hôpitaux, les écoles ou les administrations fut anéanti. Cet exode forcé fit des centaines de milliers de nouvelles victimes. 
Caractère spécifiquement raciste des exactions khmères rouges à l'égard des minorités ethniques du Cambodge. 
Les Chams, ethnie musulmane dite "Khmers islam", fait l'objet d'un traitement particulier de la part de Pol Pot, qui les considère comme privilégiés. Concernant le bouddhisme, religion majoritaire au Cambodge, Pol Pot prévoit la sécularisation forcée de tous les bonzes et leur mise au travail dans les rizières. La communauté catholique du Cambodge, urbaine et associée au souvenir de la colonisation française de l'Indochine, mais très minoritaire, est proportionnellement l'une des plus touchées parmi les groupes ethniques et religieux. La cathédrale de Phnom Penh est, avec la Banque nationale du Cambodge, le seul édifice à être totalement rasé en 1975 par les Khmers rouges.
Les Khmers rouges avaient interdit l'accès au site d'Angkor aux visiteurs, mais les pillards purent en revanche y prospérer.

mercredi 8 mai 2013

Hollande a présidé les cérémonies du 8 mai 1945 à Paris

Devoir de mémoire contre commémorations 

Les cérémonies nationales du 8 mai, commémorant la victoire des Alliés   à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, ont débuté mercredi vers 10h40 avec l'arrivée du chef de l'Etat.

François Hollande a présidé mercredi les cérémonies du 8 mai.
Après un dépôt de gerbe au pied de la statue du général de Gaulle, en bas des Champs-Elysées, le chef de l'Etat a remonté l'avenue escorté de la garde républicaine, salué sous un ciel couvert par un public clairsemé.

Le chef de l'Etat était cette année accompagné du président polonais Bronislaw Komorowski, invité des commémorations. 
Une importante délégation des forces polonaises était également présente. La Pologne a particulièrement souffert de l'occupation nazie durant le conflit et les Polonais ont joué un rôle important dans la Résistance intérieure en France.

Les deux responsables ont ranimé conjointement la flamme sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, avant que soient interprétés les hymnes nationaux et le Chant des partisans qui célèbre la résistance à l'occupant.

Le président a abordé la polémique française avec l'Allemagne en présence du président polonais

Interrogé à l'issue des cérémonies sur les récentes tensions entre la France et l'Allemagne, le président Hollande a souligné que
Paris et Berlin doivent aujourd'hui se "retrouver ensemble pour une Europe qui soit celle de la croissance et de l'emploi". "C'est le sens du débat que nous avons engagé (...) Il y a un débat et à la fin ça se passe toujours avec un compromis entre la France et l'Allemagne, ce sera encore le cas pour les grands dossiers que nous avons à régler", a-t-il assuré sur France2.

Le chef de l'Etat a également souligné la volonté de Paris et Varsovie de "relancer le triangle de Weimar, c'est à dire l'amitié entre la France, l'Allemagne et la Pologne ensemble pour préparer l'Europe".

A propos du climat politique un an après son élection, il a observé qu'"il n'y a pas de célébration" mais "une obligation de réussir". "Je veux dire aux Français, y compris dans ce moment de gravité, de souvenir, que nous sommes en train de préparer un avenir, nous le faisons en Europe, nous le faisons en France", a-t-il affirmé.

Plusieurs ministres ont également minimisé les tensions récentes entre Paris et Berlin sur les politiques à mettre en place pour sortir de la crise. 
"Il peut y avoir des hauts et des bas dans nos relations avec l'Allemagne, mais ce qui est certain c'est que le couple franco-allemand est déterminant, c'est le socle de l'Europe. Le 8 mai c'est aussi une forme de message et de signe de la réconciliation franco-allemande", a observé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Les cérémonies commémorent chaque année la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie le 8 mai 1945

Le terme de 'génocide' fut forgé à la suite au procès de Nuremberg, peu après la seconde guerre mondiale, après cinq ans du conflit, le plus meurtrier de l'histoire,
sans compter le génocide vendéen et les massacres associés au marxisme, d'URSS ou de Chine, où 
Mao Zedong utilisa ses Gardes rouges pour poursuivre le processus de la révolution culturelle et quand des enfants tibétains furent enlevés à leurs parents entre 1951 et 1955 pour être éduqués au communisme maoïste, à la Corée du Nord ou à la Birmanie, en passant par  la guerre idéologique du Vietnam entre les forces du sud et du nord communiste, qui ont tué environ 1,5 million de Vietnamiens (puis les victimes de l'exode après 1975 et de la répression des années 1980, soit plus d'un demi-million, dont 65.000 à 100.000 exécutions par le régime communiste, 150.000 à 175.000 prisonniers disparus, le reste étant des boat-people) et  génocide cambodgien perpétré par les Khmers rouges, des communistes maoïstes menés par le sinistre Pol Pot.

Jour férié depuis 1953, le 8 mai s'est peu à peu imposé comme la date symbolique de la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1975, le président Valéry Giscard d'Estaing avait supprimé les commémorations au titre du rapprochement avec l'Allemagne. Mais elles ont été rétablies en 1981 par le socialiste François Mitterrand et ne sont plus remises en cause.

Or, 2014 doit être une année chargée en commémorations, avec, outre celles du 8 mai, les célébrations du 100è anniversaire du début de la Première Guerre mondiale et celles du 70è anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, le 6 juin 1944.

Mais la binationnale Eva Joly déclara en 2011 que le défilé militaire du 14 juillet symbolise " le passé"
et proposa de lui substituer un "défilé citoyen"...

Aujourd'hui encore,
la gauche considère que les jours fériés de commémorations diverses obèrent les chances de réussite de la politique de Hollande, le "François courage", de Le Drian !...

mercredi 1 février 2012

Chenva Tieu, du Cambodge en France, à l'UMP

Chenva Tieu prend de plus en plus d'espace

Chinois du Cambodge devenu Français

Il vit en France depuis si longtemps qu’il s’étonne encore de nos idées préconçues sur les chinois. Au point d’avoir écrit le « Manuel de chinoiseries à l’usage de mes amis cartésiens », aux Editions Anne Carrière. Une occasion pour rencontrer le co-fondateur du « Club XXIe siècle »[2] qui regroupe l’élite républicaine issue de la diversité. Et pour parler de la Chine, de sa culture, de son rapport à l’environnement, vaste sujet !

Un UMP d'origine asiatique fait sa place dans l'entourage du président

Comme en 2007, le président de la République aura à coeur de mettre en avant des personnes issues - comme on dit - de la diversité.
Bien que le Chef de l'Etat ne soit pas encore officiellement candidat à sa succession, Nicolas Sarkozy s'intéresse d'ores et déjà aux nouveaux visages qui composeront sa future équipe. Depuis quelques semaines, il multiplie en effet les rencontres, à l'affût de jeunes talents, dans l'espoir de les voir apporter un peu de fraîcheur au sein d'une droite en vue depuis cinq années de pouvoir.
Instruit par les précédents Rachida Dati et Rama Yade - des "déceptions", selon lui -, il privilégiera des profils plus sobres mais aussi consistants sur le fond. À l'image de Chenva Tieu, un chef d'entreprise de 47 ans, fondateur de la société de production Online Productions et originaire de Chine, que le président a reçu durant quarante-cinq minutes, au début du mois de novembre, à l'Élysée. Conquis par le discours de son visiteur, Nicolas Sarkozy a, depuis, des ambitions pour lui. En commençant par lui réserver la 9e circonscription de Paris, celle qui englobe le 13e arrondissement, haut lieu de la communauté chinoise dans la capitale. On lui promet également un rôle dans la future équipe de campagne présidentielle.

"Ne pas toucher à leur portefeuille"
Chenva Tieu n'est pas totalement novice en politique. En 2010, il participe à la campagne des régionales de Valérie Pécresse. Quelques mois plus tard, Jean-François Copé, patron de l'UMP, lui propose un poste de secrétaire national en charge de l'Asie. Il accepte, mais ne se contente pas de livrer de petites notes géopolitiques sur les relations France-Asie. Le nouvel encarté fait le choix d'aller au contact de la communauté asiatique de France (évaluée à près d'un million d'individus - les Chinois représentent les deux tiers de cette communauté). Autant dire que lorsque cette communauté s'éveillera politiquement, les rapports de force électoraux seront tout autres...


Le président l'a sans doute compris. "Les Asiatiques votent de plus en plus. Il y a deux principes à respecter vis-à-vis d'eux : 1- Ne pas toucher à leur portefeuille. 2 - Ne pas porter atteinte à leur dignité", analyse Chenva Tieu. Après des débuts prometteurs à l'UMP, l'auteur d'un Manuel de chinoiseries (éditions Anne Carrière), fils de boat people, dont la famille a vécu à son arrivée d'Asie rue de la Boétie, non loin de l'actuel siège de l'UMP, a rencontré Olivier Biancarelli, conseiller politique auprès du président. C'est ce dernier qui a convaincu le chef de l'État de le recevoir à l'Élysée. Parfaitement sinophone, le cofondateur du XXIe Siècle, un club qui favorise la diversité dans l'entreprise, aurait bluffé Nicolas Sarkozy par son parcours, sa connaissance de la Chine, mais aussi de la France. Un modèle d'intégration que le président entend donc promouvoir.

mercredi 28 décembre 2011

Funérailles du dictateur coréen: culte de la personnalité à la communiste

Totalitarisme: les Coréens pleurent des larmes de communistes

En 2005, à Séoul, des passants regardent une photographie sur les ravages provoqués par les famines en Corée du Nord. Celles-ci avaient fait en 1995 et 1996 deux millions de victimes.


Les photos parlent d'elles-mêmes


Le "Cher Leader" nord-coréen, Kim Jong-il, dernier dictateur stalinien de la planète, est mort
d'une crise cardiaque samedi 17 décembre.

Les photos de ses funérailles parlent d'elles-mêmes...


Kim Jong-Il menait la Corée du Nord d'une poigne de fer depuis 1994, date de la mort de son père Kim Il-Sung, fondateur de la Corée du Nord communiste.
Kim Jong-Un est le troisième représentant de cette dynastie unique au monde. Le pays, très appauvri, peine à nourrir sa population (on parle de famine...), mais possède la bombe atomique.

Dotée d'une armée estimée à 1,2 million d’hommes pour une population de 24 millions d'habitants, Pyongyang représente toujours une menace pour ses alliés asiatiques. Le tir d’essai d’un missile à courte portée au large des côtes orientales nord-coréennes auquel Pyongyang a procédé lundi est venu opportunément le rappeler…

Devoir de mémoire : totalitarisme communiste


VOIR et ENTENDRE les funérailles de Mao (septembre 1976):

On estime à 20 à 40 millions le nombre de morts résultant directement du "Grand Bond en avant" et les estimations de certains historiens tournent autour de 50 à 70 millions de morts pour l'ensemble des ravages du système maoïste.
Quelques maoïstes français, repentis ou non: Serge July, Gérard Miller, Marin Karmitz, André Glucksmann, Robert Linhart (professeur de philosophie à l'Université de Paris VIII), Christian Jambet (islamologue), Daniel Rondeau (journaliste à Paris Match et Le Monde),...

VOIR et ENTENDRE
les funérailles de Staline (1953):

Quel est le prochain tyran ?

jeudi 22 décembre 2011

Révisionnisme vs négationnisme: les lois mémorielles, y faut voir...

Le devoir de mémoire, oui, mais ça dépend !



Le devoir de mémoire,
il est sélectif,
avant oubli total...
ou exacerbation concomitante


Et ça dépend de quoi, s'il vous plaît ?

Ah, ben y faut voir; ça dépend de l'époque et des personnes concernées...
Pour faire simple, c'est à la tête du client, au faciès.
Ici encore, la pensée unique en vigueur pèse sur la notion et les critères recevables. C'est ainsi que les soulèvements anti-coloniaux peuvent retenir l'attention, mais que le génocide arménien fait débat. Attention ! La terminologie marque votre positionnement: un "massacre", éventuellement, mais un "génocide", sûrement pas ! Il est seulement toléré de parler de "drame". C'est à peine si les victimes et leurs descendants peuvent être d'un avis différent. Qu'elles fassent entendre leur voix et elles déclenchent des manifestations, parmi les plus démocratiques qui soit, bien évidemment...

En France, il est "politiquement correct" de contester l'armée française confrontée au soulèvement algérien, et il est convenable de parler, non pas de "guerre civile", mais de "guerre anti-coloniale". Les livres d'histoire stigmatisent les tortionnaires sud-américains des régimes Pinochet et Videla, qui ont tenté d’éliminer les activistes de gauche, mais il est en revanche intolérable de seulement évoquer les répressions soviétiques en Tchécoslovaquie (Coup de Prague, prise de contrôle du pays par le Parti communiste tchécoslovaque soumis à l'Union soviétique (URSS), en février 1948, ou les charniers par les Khmers rouges (cambodgiens communistes d'inspiration maoïste qui ont asservi le Cambodge de 1975 à 1979, au régime totalitaire du dictateur Pol Pot).
En Afrique, le Rwanda a bien été victime d'un génocide en 1994, mais l'Education nationale n'a pas retenu qu'en URSS Joseph Staline a ordonné le génocide la déportation du peuple tchétchène en 1944, sous prétexte de collusion avec l’agresseur nazi, ceux du Pacte germano-soviétique de 1939 qui consacra l'alliance de Staline avec les nazis !...

Détails de l'Histoire
La télévision de service public a-t-elle consacré une soirée au génocide de 2 millions de morts civils en 45 ans par les totalitaires communistes de Roumanie dans la période 1946-1989 ? C’est pourtant un cas encore unique de reconnaissance officielle d’un génocide sur critères politiques, religieux et sociaux, voire éthniques (francs-maçons, juifs non-communistes, syndicalistes, intellectuels, artistes trop indépendants et Rom..)
Ainsi, il n'est toujours pas admis que le Goulag soviétique et le Laogaï (plus de 1000 camps de rééducation par le travail - c'est-à-dire camps de concentration qui ont fait 20 millions de morts - en République populaire de Chine de Mao) sont des génocides.
Il a fallu attendre 2005 pour que l'Irak soit reconnu coupable du gazage des Kurdes par Saddam Hussein (par armes chimiques) qualifié par le Tribunal de La Haye de crime de génocide (février à septembre 1988).

Les "lois mémorielles" peuvent-elle établir une vérité historique ?

Le traitement militant de la colonisation française et la ré-écriture partisane de l'Histoire sur ce sujet ont suscité le vote de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui invite à une lecture historique " positive " de la période. Le débat s'est crispé avec le dépôt d'une plainte contre l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, fondée sur la loi Taubira, pour contestation de crime contre l'humanité. Le chercheur contestait que les traites négrières aient été un génocide, car elles n'avaient pas pour but l'extermination d'un peuple, mais ne remettait pas en cause leur caractère de crime contre l'humanité (juin 2005). La plainte a été retirée et cette affaire a débouché sur la création du collectif Liberté pour l'histoire qui réclame l'abrogation de toutes les " lois mémorielles ", dont la loi Taubira. Depuis cette affaire qui ravive la question de l'indépendance idéologique des historiens-chercheurs, l'article de loi engage leur responsabilité. Tout révisionnisme historique devient plus délicat (celui-ci vise à revoir la lecture et l'interprétation historique d'un sujet en se fondant sur l'apport de nouvelles sources ou leur réexamen, plutôt que des interprétations libres. Il se distingue du " négationnisme ", discours ayant pour but de nier la réalité d'un fait historique confirmé par les sources).

Plusieurs conceptions des rapports entre la loi et l'histoire s'opposent
Dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique ". C'est le point de vue défendu par les signataires de " Liberté pour l'histoire ", partisans d'une stricte séparation, gage de démocratie, selon eux, mais risque d'égarements idéologiques, pour leurs détracteurs. " Gérard Noiriel, un des inspirateurs de la pétition du 25 mars 2005, concède qu'on ne peut empêcher le législateur d'intervenir sur ce qui touche à la mémoire, mais se dresse sur ses ergots si le politique voulait se mêler de la recherche et de l'enseignement en histoire, car ce serait un frein à l'endoctrinement par l'enseignement et à la manipulation des esprits par la presse, l'un et l'autre engagés. Ce communiste, directeur d’études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), pointe l'ancien article 4 de la loi du 23 février 2005, mais aussi la loi Taubira. Elle établit en effet que les programmes scolaires et de recherche devront accorder à la traite négrière et à l'esclavage la place qu'ils méritent, mais il regrette qu'elle n'impose pas un jugement positif ou négatif sur la question. D'autres historiens, en revanche, soulignent qu'il ne s'agit pas de dicter l'histoire mais de lutter contre l'idéologie de la négation. Dans cette situation, le juge appliquant la législation en vigueur n'est pas compétent pour juger de la véracité des affirmations de l'historien , mais du caractère intentionnellement nuisible ou non de son travail et de ses allégations. Cet historien engagé a été membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, avant d'en démissionner en mai 2007 avec 7 autres universitaires, pour protester contre la création par Nicolas Sarkozy d'un ministère associant la question de l'immigration et de l'identité nationale.

Les "lois mémorielles" lance la "guerre des mémoires" et met les victimes en concurrence
La gauche préférerait le statu quo, car la loi du 23 février 2005 confronte deux mémoires et deux idéologies" à la vérité historique. Ainsi, celle des rapatriés et celle des anciens colonisés, ou de leurs descendants présents sur le territoire français, alors que le politiquement correct oeuvre dans le "sens de l'histoire", en faveur de la diversité et du communautarisme. Françoise Chandernagor, écrivain socialiste, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat mais aussi descendante d'esclave et fille d'André Chandernagor, ancien député de la Creuse et ministre du gouvernement Pierre Mauroy, situe le début de ce phénomène avec la loi Gayssot (député PCF). Les opposants à la loi modifiée stigmatisent les élus du peuple qui ont ouvert " la boîte de Pandore : ils agitent leurs chiffons rouges, estimant qu'à partir de ce moment-là, " chaque fraction de la population a voulu la loi "mémorielle" qui sacralisait son propre malheur ". Anticolonialiste et signataire du manifeste des 121, qui dénonce la répression en Algérie en 1960, Claude Lanzmann abonde dans ce sens. Selon lui, il n'y a pas concurrence, mais " universalité des victimes ". Pour lui, " comprendre que la loi Gayssot, qui porte sur le désastre le plus paradigmatiquement antihumain du XXe siècle, est aussi une garantie et une protection pour toutes les victimes ", éviterait la guerre des mémoires et cette concurrence des victimes. Seulement, ce caractère universel échappe aujourd'hui à beaucoup, dont Henri Rousso: " la mémoire de la Shoah est ainsi devenue un modèle jalousé, donc, à la fois, récusé et imitable : d'où l'urgence de recourir à la notion anachronique de crime contre l'humanité pour des faits vieux de trois ou quatre cents ans ".
Derrière ces positionnements, c'est la question de l'opportunisme des historiens et du parti-pris électoraliste de la presse qui est également posée. Lors des événements ayant conduit à la mort d'un jeune palestinien, Mohammed Al Durah, Claude Lanzmann écrivit un article dans Le Monde, dans lequel il déclarait que, selon lui, on ne peut prendre en compte la version d'un "journaliste arabe" dans cette affaire. Que dire d'un historien arabe ou de toute partie prenante?


Ces lois visent à rétablir les frontières entre Histoire et mémoire

L'article 4 de la loi du 23 février 2005 soulignant le caractère positif de la présence française Outre-mer rétablissait un équilibre entre fait historique et commentaire. Il lève une confusion entre Histoire universelle et mémoire personnelle, partisane et politicienne. Il n'appartient pas à l'historien de régenter la mémoire collective, mais pas non plus de faire des choix ni de commenter les faits, car il ne lui appartient pas de juger. Les méthodes de manipulation mentale sont en effet insidieuses, allant du lavage de cerveau par répétition ou matraquage d'images sélectionnées, en passant par le travail sur l'émotivité.
Mais, si l'histoire et la mémoire sont de natures différentes, elles sont néanmoins liées. Le travail de mémoire a permis de renouveler les approches historiques (par exemple : Henry Rousso, Le syndrome de Vichy, 1987) et d'amener les historiens à travailler sur des champs jusque-là négligés. En 2000, le philosophe Paul Ricoeur soulignait l'importance d'un " travail de mémoire " et non pas d'un devoir de mémoire. De son point de vue, l'histoire pourrait être déviée et contribuer à transformer une mémoire malheureuse: une mémoire heureuse et pacifiée serait "juste" ! Mais, que ce soit par négligence partisane, par choix idéologique embarrassée ou volonté délibérée d'occultation, il se trouve justement que le totalitarisme soviétique ne stimule guère les chercheurs vertueux: une mémoire heureuse et pacifiée est parfois hors de portée...

Les lois mémorielles marquent-elles un progrès ?
Certains historiens réclamaient l'abrogation uniquement de la loi du 23 février 2005, mais la plupart ne visaient seulement son article 4 qui tend à rétablir un soupçon d'équité. Mais d'autres souhaitent l'abrogation ou la modification de l'ensemble des quatre lois qui " ont restreint la liberté de l'historien ", ou plus exactement sa liberté de relecture et d'endoctrinement.
D'un point de vue juridique, ces lois sont de nature différente.
La loi Gayssot de 1990 est la seule à créer un délit, la négation du génocide des Juifs, et à prévoir des sanctions applicables par le juge grâce à l'ajout d'un article 24 bis à la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.
Les trois autres lois, si elles ont en commun de ne créer aucun délit, ni de prévoir aucune sanction, ne se situent pas non plus sur le même plan. La loi Taubira et celle du 23 février 2005 ont une fonction normative, c'est-à-dire qu'elles énoncent des règles de droit qui posent des prescriptions. Ainsi, la loi Taubira permet par exemple aux associations de défense de la mémoire des esclaves de se constituer parties civiles dans des procès pour provocation à la discrimination, à la haine, à la violence, pour diffamation ou injure. Le risque brandit par F. Chandernagor que la loi "mémorielle" ouvre à " chaque fraction de la population" la possibilité de "sacraliser son propre malheur " est donc levé, lorsqu'il s'agit des associations sous contrôle!...

Ceux qu'on peut contrarier et ceux qu'il ne faudrait pas "provoquer"
La loi du 23 février 2005 fixe les droits des Harkis qui, quant à eux, devraient se contenter pour leur défense des cadre des lois déjà en vigueur contre les injures ou diffamations commises à leur encontre.

Mais la loi du 29 janvier 2001, composée d'un article unique reconnaissant le génocide arménien de 1915, a une fonction uniquement déclarative. Elle matérialise un engagement symbolique. Certains juristes estiment que les lois mémorielles, dans ce qu'elles ont de déclaratif, dénaturent la loi, dont le rôle est d'édicter des normes.

Mais ce serait stigmatiser la Turquie et, par amalgame politicien, tout le monde arabe... A commencer par le 9.3 et le socialiste Bartolone !

mardi 22 novembre 2011

Accord Hollande-Duflot : Gérard Collomb ne "pliera pas devant les Khmers verts"

Hollande plie, mais Collomb ne rompt pas

Le maire socialiste de Lyon est consterné

François Hollande et le tandem Cécile Duflot-Daniel Cohn-Bendit (EE-LV) créent de violents remous au PS, suite au volet électoral de l'accord de reniements mutuels signé la semaine dernière, en catimini. " Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd'hui devant les Khmers verts ! ", a lancé Gérard Collomb dans un entretien publié lundi 21 novembre sur le site du Parisien.

Coïncidence malheureuse ou provocation affichée, le même jour s'ouvrait au Cambodge
le procès de trois cadres du régime totalitaire de Pol Pot, qui a massacré 1,7 million de personnes lors d'un génocide entre 1975 et 1979.

" Terrorisme intellectuel "
L'indignation de l'élu lyonnais vise notamment la promesse socialiste d'abandon aux altermondialistes (Europe Ecologie-les Verts) d'une soixantaine de candidats aux élections législatives 2012, dont une trentaine de circonscriptions acquises à la gauche ou jugées prenables.


Par arrivisme, Philippe Meirieu,
casseur de la formation des enseignants en IUFM
est soumis à Cécile Duflot


L'une d'elles est la première circonscription du Rhône, occupée par l'UMP Michel Havard et où le PRG Thierry Braillard, allié de Gérard Collomb, était un candidat confiant.
Le maire de Lyon s'est immédiatement élevé contre la décision de livrer cette circonscription à Philippe Merieu, chef du groupe écologiste au Conseil régional de Rhône-Alpes. " Philippe Meirieu vote systématiquement contre tous les grands projets de l'agglomération lyonnaise ", tonne Gérard Collomb, accusant ainsi Meirieu d'obstructionnisme, ce qui ne manque pas de rappeler la 'stratégie' du PS à l'Assemblée nationale !

Collomb dénonce en fait le totalitarisme des écolos
" Avec ses amis, il [Meirieu] a même été jusqu'à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma – une de nos institutions culturelles – pour vérifier s'ils sont politiquement corrects... Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel.
"
L'élu lyonnais met en garde le PS contre le danger altermondialiste pour la démocratie , en général, et contre le risque de candidatures socialistes dissidentes dans certaines circonscriptions, en particulier.

A la tête du PS, la Ch'tite Brochen-Aubry exerce des réprésailles

Pour Gérard Collomb, la répartition des circonscriptions est une affaire de règlements de comptes après les soutiens de la primaire du PS pour l'élection présidentielle. Tout s'est joué à Solférino, siège du PS tenu par la première secrétaire, Martine Brochen-Aubry, qui était l'adversaire de François Hollande au second tour du scrutin socialiste et proche de Cécile Duflot. " Les circonscriptions cédées aux écolos sont celles où les sortants, ou les mieux placés pour l'emporter, ont soutenu François Hollande à la primaire ", dénonce le maire de Lyon.
" Quand on a soutenu le gagnant et qu'on se fait ensuite massacrer, cela ne pousse évidemment pas à entériner l'accord. De même, Solférino a posé ici ou là des critères avantageant la candidature de soutiens de Martine Aubry. Quand tout est truqué d'avance pour favoriser les siens, on ne peut pas demander aux gens de se sacrifier . "
Cannibalisme
Au PS, la vengeance 'vertueuse' est un plat qui se mange saignant.

lundi 26 juillet 2010

Tortionnaire maoïste, Douch est condamné à 30 ans de prison

Les khmers rouges ont exterminé un quart de la population cambodgienne

Douch échappe à la perpétuité

L'ancien chef de la prison de Tuol Sleng, où ont été torturées et exécutées 15.000 personnes sous le régime maoïste des Khmers rouges, a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité.
La dictature des révolutionnaires khmers a fait périr près de 2 millions de cambodgiens: plus d'un sur cinq. Leurs survivants peuvent-ils accepter la clémence des juges ?

Le tribunal spécial parrainé par les Nations unies a condamné lundi l'ancien chef de la prison de Tuol Sleng, où ont été torturées et exécutées 15.000 personnes au Cambodge entre 1975 et 1979, à 30 ans de prison pour crimes contre l'humanité.
Vêtu d'une chemise bleue, l'accusé a écouté d'un air pensif l'énoncé du verdict. Puis, soulagé, l'ancien bourreau khmer rouge a éclaté en sanglots quand il a appris qu'il n'aurait que 19 ans à passer en prison.

Le juge Nil Nonn a éprouvé le besoin de justifier ce jugement
: «Le rôle de l'accusé en tant que chef incontesté de la prison S-21 a été reconnu par ce dernier, avéré par les témoignages de témoins et des parties civiles». «Chaque personne détenue dans S-21 était condamnée à être exécutée conformément à la ligne du parti communiste du Kampuchéa [Cambodge] consistant à écraser tous les ennemis».
Le tribunal a pris en compte ses 11 dernières années en détention. Son box avait été équipé de vitres pare-balles pour éviter tout acte de vengeance de victimes. Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant le palais de justice pour suivre le jugement, qui été retransmis en direct par les télévisions et les radios du pays. Le verdict a indigné nombre de familles de victimes, qui espéraient que l'ancien bourreau, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, serait condamné à la perpétuité.

Odieux jugement comptable

Le tribunal s'est livré à une comptabilité indécente qui consacre la double peine des victimes.

Dans les plateaux de la balance, le poids des années de prison du tortionnaire vivant a pesé plus lourd que celui des victimes mortes et enterrées.

Tactique irrespectueuse des morts
Ce tribunal avait d'abord déclaré que Douch serait condamné à 35 ans de prison pour tester la réactivité de l'opinion mondiale. Les communistes et révolutionnaires ont manipulé l'opinion et la peine initiale a été réduite à 30 ans. Par quel tour de passe-passe ?
L'ancien professeur de mathématiques de 67 ans a passé plusieurs années en détention illégale aux mains d'un tribunal militaire entre 1999 et 2007, lorsque le tribunal à participation internationale n'avait pas encore été mis en place. La peine de 30 ans de réclusion est inférieure aux réquisitions du procureur, qui avait réclamé en novembre 2009 quarante ans de prison à l'encontre de Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav.
Lien PaSiDupes

Un monstre zélé protégé du pouvoir communiste

Un khmer rouge modèle
«Méticuleux, consciencieux, attentif à être bien considéré par ses supérieurs» selon les psychiatres, Douch a tenu une administration rigoureuse des activités à Tuol Sleng, fournissant de précieuses données aux juges et aux historiens. Des témoignages inutiles
S'il n'a rien renié de son rôle de patron de l'établissement, il n'a avoué aucune exécution personnelle. Pourtant des témoignages le décrivent abattant personnellement les derniers prisonniers de S-21, en janvier 1979, lorsque l'armée vietnamienne est entrée dans Phnom-Penh.

Sans remords
Après la chute du régime, il a continué d'appartenir au mouvement et travaillé pour des organisations humanitaires, avant d'être retrouvé en 1999 par un photographe. L'image de l'humanitaire s'en trouve grandie...
Devant les juges, Douch, qui s'est converti dans les années 90 au christianisme, a exprimé des remords
Lien PaSiDupes

Mais il a fait machine arrière au dernier jour du procès. Arguant qu'il n'était qu'un simple serviteur du régime de Pol Pot, justifiant son zèle par la peur d'être abattu. Il estimait donc échapper de facto aux compétences du tribunal et sollicitait ni plus ni moins que sa libération.

Bourreau protégé du pouvoir
Certains, dont son avocat français Me Roux, limogé début juillet sans ménagement, ont vu dans ce revirement des pressions du pouvoir pour fragiliser le tribunal. De nombreux anciens khmers rouges sont aujourd'hui membres de l'administration cambodgienne. Le premier ministre Hun Sen, lui-même ancien simple soldat khmer rouge, s'est livré à une mise en garde contre un risque de nouvelle guerre civile si d'autres responsables étaient poursuivis par le tribunal mixte. Malgré son opposition, de nouvelles enquêtes ont été ouvertes sur cinq suspects.

=> Le premier ministre (depuis 1984) ,Hun Sen (PPC) est un ancien milicien khmer rouge passé ensuite dans le camp vietnamien.
=> Autres membres du PPC (Parti du peuple cambodgien ):
Chea Sim, président du PPC, ancien ministre de l'Intérieur de la République Populaire du Kampuchéa, mis en place par l'armée d'occupation vietnamienne;
Sar Kheng, ministre de l'Intérieur;
Sok An, ministre du Conseil des ministres;
Tea Banh, général, ministre de la Défense, un communiste d'origine thaïe;
Hor Namhong, ministre des Affaires étrangères.


Une communauté internationale

Le tribunal mixte est né en 2003 après d'interminables tractations entre le Cambodge et la communauté internationale et n'a commencé ses activités que trois ans plus tard.

Le «cas Douch», première affaire traitée, fera 'jurisprudence'.
La peine de mort a été exclue, ainsi que les compensations financières aux survivants.

Quatre autres anciens dirigeants khmers rouges doivent comparaître en 2011: 1- l'ancien président Khieu Samphan,
2- le «Frère numéro deux» Nuon Chea,
3- l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary,
4- et l'épouse de ce dernier, Ieng Thirith,
Pol Pot, «Frère numéro un», est mort en 1998 sans avoir eu à répondre de ses actes.

Une société internationale d'une faiblesse accablante

La sanction des exactions communistes est bien légère et la FSU va pouvoir banaliser le génocide.

Qui sait si, plutôt que de faire l'impasse, les livres d'Histoire ne vont pas vanter les mérites de la politique des Khmers rouges de ...purification de la race !
Lire PaSiDupes

lundi 28 décembre 2009

Identité nationale: plusieurs socialistes insultent Besson

A chacun ses collabos

On voit la paille dans l'oeil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien.
Il faut donc être inconscient, amnésique ou cynique pour remuer le passé des autres, hommes, familles et peuples.


Les élus Français sont-ils plus capables de débattre que les autres ?


Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Paul Huchon (ci-contre à gauche) ont insulté Eric Besson (lire PaSiDupes)

Ils sont quelques-uns à proclamer, tel Dominique de Villepin, qu' "il faut arrêter" le "mauvais débat" sur l'identité nationale. Lorsque, dans une démocratie, des élus d'opposition et des journalistes engagés se révèlent plus que jamais incapables de débattre sereinement, et dans le respect des responsables politiques et surtout des personnes, lorsque la rumeur ne leur suffit plus et qu'ils lancent des insultes frontales sur les plateaux de télévision et de radio, le microcosme politique, si minoritaire mais influent soit-il, donne la nausée aux petit peuple des travailleurs laborieux encore soucieux de la belle ouvrage et du respect de soi.

Ne faut-il pas plutôt arrêter les délires ?
Les égarements auxquels nous assistons actuellement sont en effet de nature à surprendre jusqu'à l'ex-socialiste Nono Mamère qui s'imaginait jusqu'à présent que si la France était une "république bananière", ce serait du fait de ses adversaires. Or, à défaut d'effets de manches, Maître Mamère se bave sur la bavette et se livre à des bras d'honneur à la Chambre l'Assemblée Nationale, lorsque le Viagra bio de Greenpeace met dans les meilleures dispositions et redonne à ce Verts un semblant de verdeur, tandis que d'autres opposants éructent des insanités et démontrent que le nombre d'heures d'histoire en classe de terminales ne fait rien à l'affaire, lorsque les profs de la la FSU faussent les cerveaux.
En 2007, le PS offrait le spectacle télévisuel de "débats participatifs" truqués où les participants étaient tous du même avis. Mais en 2009, les socialistes confirment qu'ils n'ont jamais pratiqué que le mensonge, la rumeur et l'insulte. Aujourd'hui, plutôt que de mourir de mort lente mais dignement, à l'exemple du PCF, le PS se roule dans la fange de l'histoire telle que la FSU la leur a servie, expurgée et partiale. Dès lors, toutes les infamies deviendraient possibles.

La maturité politique, l'honnêteté intellectuelle et l'intégrité morale de certains de nos ténors tolérants de la politique -et des vertueux media, dans leur sillage, quand ils ne leur montrent pas la voie- est si gravement en cause que la démocratie est très sévèrement malmenée par la gauche et singulièrement par un PS battu, éclaté et haineux.

Quelques collabos staliniens

Henri Barbusse est-il trop bien pour Eric Besson ?
Lui aussi est un collabo. Mais stalinien et mort à Moscou après avoir encensé l'un des deux plus grands criminels de l'Histoire, fermant les yeux sur ses abominations. Sa biographie idolâtre de "Staline", que Jean-François Kahn ne semble pas avoir lue, est pourtant une dithyrambe de ce merveilleux monde socialiste, ses crimes, les millions d'innocents, femmes hommes enfants, sacrifiés au génie communiste. En France, ce collabo du crime communiste a pourtant des rues, des places à son nom et des écoles à Malakoff, Ivry-sur-Seine, Alfortville ou Bagneux, pour aider les petits enfants au « devoir de mémoire ».

Un autre écrivain, qui en est revenu -comme les chanteurs Yves Montant (et Simone Signoret) ou Jean Ferrat- a fait le voyage en URSS, alors pourquoi pas une avenue André Gide, puisque Harfleur et Tours ont eu le bon goût de lui dédier des écoles ? Louis Aragon est quant à lui parfaitement bien loti.

Plus ambigüe, Marguerite Donnadieu-Antelme, qui deviendra plus tard l’intraitable résistante Marguerite Duras, l’impitoyable tortionnaire de collabos, puis la militante communiste stalinienne. Mais est-il politiquement correct de rappeler qu'elle avait brillamment débuté dans le contrôle du papier à la commission de la Propaganda Staffel mise en place par un décret du maréchal Pétain, après la préalable aryanisation des maisons d’édition juives (Nathan, Calmann-Lévy), puis prise en main par les nazis ?
Qui croira que cette grande figure des lettres, cette femme forte, incarnation d'une gauche intellectuelle intègre, qui tenait sur un ton tranchant des propos définitifs sur l’avenir politique du monde et portait des jugements sans appel sur tel ou tel, avait fréquenté l’ambassadeur du Troisième Reich à Paris, Otto Abetz, et le Sonderführer Gerhard Heller, qu'elle avait été la maîtresse du gestapiste qui avait fait arrêter et déporter son mari, Robert Antelme, épousé en 1939. Normal : n'était-il pas un proche collaborateur de Pucheu au ministère de l’Intérieur ? Embarrassant, il fallait que le mari disparaisse.

Où finit le devoir de mémoire ?

Si les socialo-communistes férus d'histoire veulent revenir sur le passé, rafraichissons les mémoires.

Le cas de Charles Hernu, puissant ministre socialiste de la Défense dans le gouvernement de François Mitterrand, qui s’illustra dans le lamentable fiasco du Rainbow Warrior, ce navire écolo coulé sur ses ordres par les services de la DGSE et dont l’explosion coûta la vie à un reporter photographe. Héroïque « résistant » aux yeux des électeurs ayant voté pour la gauche en 81, avant qu’on ne découvre, très tardivement, qu’il avait trempé dans la collaboration et qu’on apprenne quelque temps plus tard qu’il était soupçonné d’avoir travaillé pour les services d’espionnage soviétiques.

Et il n'est plus nécessaire de revenir sur la biographie soigneusement toilettée de Mitterrand, ici avec Charles Hernu, par ses proches et par lui-même.

Nos collaborateurs maoistes
Le maoïsme est une idéologie marxiste-léniniste héritée du stalinisme et incarnée par Mao-Zedong.
Après les révélations sur les crimes du stalinisme, l'idéologie maoïste a été parfois considérée comme un recours par certains intellectuels de gauche en Occident et dans des pays du Tiers-Monde.

En France, les groupes maoïstes sont nés dans les années 1960, à la suite de la rupture entre l'Union soviétique et la Chine. Fortes de plusieurs milliers d'adhérents, ses organisations - Gauche prolétarienne, Vive la révolution !, le Parti communiste marxiste-léniniste de France ou encore le Parti communiste révolutionnaire (marxiste-léniniste) - diffusèrent la «pensée Mao Tsé-toung», accusant le «P"C"F» (sic) de «révisionnisme».
Propagande visant les révisionnistes

Il s'est ainsi constitué un courant politique et culturel des plus étonnants de l'après-guerre qui a séduit des personnalités tels les gardes rouges hexagonaux Jean-Paul Sartre, Jean-Luc Godard, Michel Foucault, Serge July, Gérard Miller ou Philippe Sollers.
Il a influencé les événements de mai 68 et nourrit la “gauche prolétarienne”, provoqué la mort tragique de Pierre Overney en fevrier 1972, et entretenu des prolongements terroristes, des volontés de guerre civile et de sabotages (cf. Tarnac). Son échec est confirmé par la dispersion de ses membres dans le paysage politique, intellectuel et audiovisuel: que de complaisance !

Gardes Rouges et leur Petit Livre rouge


Après la répression de la place Tiananmen, les «ex» se côtoient régulièrement de manière informelle. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts. Tel n'est pas le cas des anciens maoïstes devenus célèbres, comme le patron de Libération, Serge July, les architectes Christian de Portzamparc et Roland Castro, et l'ancien baroudeur de cabinets ministériels socialistes Alain Geismar. Moins impliqués, trois intellectuels ont néanmoins, eux aussi, fréquenté les maos dans les années soixante-huitardes: Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy. Ils nous assurent de leur honte rétrospective.

L'emblématique parcours d' Alain Geismar (1939) est révélateur
En 1967, cet ex du PSU est élu secrétaire général du SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur), représentant l'opposition à l'orthodoxie du PCF. Il est l'un des leaders de Mai 68 avec Jacques Sauvageot (vice-président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) et Daniel Cohn-Bendit (Mouvement du 22-Mars).
Après 1968, il dirige, aux côtés de Benny Lévy, la Gauche prolétarienne (GP), organisation maoïste.
Aujourd'hui, il est un universitaire et inspecteur général honoraire de ...l'Éducation nationale !

Khmers rouges, au Cambodge


Le nombre exact des victimes du régime de Mao est difficile à cerner. Certains auteurs les estiment à 20 ou 40 millions . Il faut songer aux massacres liés à la Révolution culturelle ou à Pol Pot et au génocide cambodgien.

Lire PaSiDupes à propos du tortionnaire khmer, Douch
Consulter aussi ce blog de Libération concernant les procès de Khmers rouges

À la suite d'une guerre civile, des maoïstes ont accédé au pouvoir au Népal.
En Inde, la guérilla maoïste s’est installée dans 20 des 35 États du pays.

Les groupes maoistes actuellement actifs en France :

  • l'Organisation communiste marxiste-léniniste Voie prolétarienne, OMCL VP, qui a adopté une ligne « post-maoïste », plus spontanéiste, (1976-).
    Ses militants, investis dans la CGT ou non, animent les luttes ouvrières ou citoyennes (sans-papiers , Alsthom Saint-Ouen, PSA Aulnay, etc.)
  • le Parti communiste des ouvriers de France, PCOF, issu de la section de Strasbourg du PCMLF, (1979-)
    En octobre 2009, il participa à un appel Allons ensemble aux régionales!, aux côtés de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), de la Gauche unitaire (animée par Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), , des Alternatifs (dont des altermondialistes), du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot (NPA), du Parti communiste français (PCF) et du Parti de gauche de Mélenchon (PG)
  • le Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste, parti se revendiquant de la Gauche prolétarienne (2003-) issu de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJC) fondée sous l'influence du philosophe marxiste et membre du PCF, Louis Althusser.
  • le Parti communiste maoïste de France, publie le journal Drapeau Rouge (2002)
    Que de trous dans le gruyère du « devoir de mémoire »...

    Incidemment, il faut mentionner
    le passé de Jean-Christophe Cambadélis qui adhèra vers 1971 à l'Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la structure jeune de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) (puis Parti communiste internationaliste (PCI)) sous le pseudonyme de Kostas, comme Mélenchon et Jospin.
    Cambadélis a conservé des manières de colleur d'affiches. Rappellez-vous combien il peut être menaçant et prêt à faire le coup de poing, jusque dans l'hémicycle: lire PaSiDupes
  • L'OCI, organisation trotskiste, fut très influente au sein de syndicats tels que Force ouvrière (FO), la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) ou encore l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), dont elle a pris en charge la direction après la scission de 1968 et autour de laquelle se créera en 1981 l'UNEF-id (indépendante et démocratique).
  • Le PCI a donné naissance en 1991 au Parti des travailleurs.
    Depuis est aujourd'hui représenté officiellement par son secrétaire national Daniel Gluckstein.

    Eric Besson demande justice
    :
    sera-t-elle assez impartiale ?
  • De plus, qu'ont-ils à dire, Cambadélis et Huchon, aux trois premiers socialistes, socialistes Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Philippe Esnol, qui se sont prononçés en faveur du bannissement pur et simple de la burqa dans l'espace public et ses services mais aussi sur l'ensemble de la voie publique ?
    Lire PaSiDupes