POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Gauche unitaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gauche unitaire. Afficher tous les articles

samedi 15 novembre 2014

Contre "l'austérité" de Valls, l'extrême gauche mobilise 100.000 personnes dans les rues

Des milliers d'opposants en France contre la "politique d'austérité du gouvernement Valls"

La lutte contre "l'austérité" du gouvernement a rassemblé des milliers de d'extrémistes de gauche un peu partout en France, samedi.
Front de gauche dans la rue? le 11 novembre 2014:
une insulte aux combattants pour la France ? 
Rien qu'à Paris, ils étaient déjà 30.000 à marcher dans la rue à l'appel du collectif "Alternative A l'Austérité" (3A), composé de partis de la gauche révolutionnaire, de syndicats et d'associations d'extrême gauche, pour "dire non à la politique d'austérité du gouvernement Valls".

Le collectif 3A organisait aussi une trentaine de manifestations dans plusieurs villes de province, dont Toulouse, Bordeaux ou Strasbourg "contre le budget d'austérité inefficace", qui doit être voté mardi à l'Assemblée, et la "répression accrue des mouvements sociaux, écologiques et citoyens", suite à la mort de Rémi Fraisse à Sivens (Tarn). 

Le plus large front de gauche depuis l'arrivée de Hollande

Dans la capitale, le défilé entre la Place Denfert-Rochereau et l'Assemblée nationale a réuni entre 7.500, selon la Préfecture de police, et 30.000 opposants à la majorité présidentielle, selon le Parti de gauche. Au total, "100.000 personnes" étaient dans la rue en France, a affirmé le PG.

Dans le cortège parisien, flottaient côte à côte les drapeaux du PG, du PCF ou du NPA. On apercevait les autocollants et pancartes de Nouvelle Donne un bric-à-brac (éléments venus du Front de gauche, d'EELV, du PS, du MoDem, des précaires, ainsi que des figures médiatiques, tels Bruno Gaccio, Patrick Pelloux, Dominique Meda, conseillère de Ségolène Royal en 2007, ou Edgar Morin), Ensemble, Gauche unitaire (de Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire, LCR, et du Parti de gauche) ou encore les altermondialistes de Cécile Duflot (EELV). 

Des responsables d'associations féministes, de lutte contre le chômage, des syndicalistes de la CGT et FSU, Solidaires, FO,  étaient aussi présents, soit une large part de la nébuleuse communiste et révolutionnaire "une centaine d'organisations mobilisées", selon Eric Coquerel, coordinateur du parti de Gauche. "C'est la plus grande diversité politique syndicale et associative depuis l'élection de François Hollande, de ce côté de l'échiquier politique", s'est-il félicité.

"On ne l'a pas élu pour ça"

"A ceux qui veulent nous vendre à la finance, le peuple répond résistance !", scandaient les manifestants anti-libéraux en tête de cortège, aux côtés de nombreux élus, dont Jean-Luc Mélenchon (PG), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (NPA), Isabelle Attard (Nouvelle Donne), Clémentine Autain (Ensemble) ou Liem Hoang-Ngoc, ex-député européen PS représentant les "socialistes affligés".

"François Hollande doit comprendre qu'il n'est pas notre roi, il est juste notre élu", a lancé Jean-Luc Mélenchon devant la presse. "On ne l'a pas élu pour ça !", a-t-il poursuivi. "On ne l'a pas élu pour couper dans les dépenses publiques, couvrir des bavures policières, mépriser la vie des gens ordinaires et prétendre que c'est du courage, que de les amputer de ce qu'ils ont besoin tous les jours", a-t-il fustigé, ajoutant: " Ca suffit ! "

mercredi 23 janvier 2013

Mélenchon lance sa "campagne contre l'austérité" de gauche

Le Front de gauche ouvre les municipales 2014 à Metz 


Mélenchon dans son spectacle d'ombres chinoises  cubaines



Le "lider massimo" du Front de gauche lance sa "campagne contre l'austérité" 



Lors d'un meeting mercredi soir à Metz, au coeur de la Lorraine sidérurgique, les têtes d'affiche de l'extrême gauche, le vitupérant coprésident du Parti de gauche (PG) et le secrétaire national falot du PCF,  Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ouvrent les hostilités avec les partis au pouvoir.

Ce sera à partir de 19 heures, 
au parc des expositions de Metz, 
rue de la Grange-aux-Bois.

" On n’a pas cherché un lieu pouvant rassembler des gens en masse, mais plutôt un lieu symbolique de ce que l’on veut d’abord mettre en avant : l’emploi et l’industrialisation ", a confié Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. " C’est une terre ouvrière, une terre de luttes mais aussi de souffrances. Le message, c’est que nous n’acceptons pas la petite musique du renoncement."

Alors que mercredi matin une dizaine de salariés CFDT de Florange ont tenté de s'enchaîner aux portes de Matignon avant d'être reçus au siège du PS par le premier secrétaire Jean-Philippe (Harlem) Désir, tandis que le président Hollande a tenu les grilles de l'Elysée closes,  ce sont également des sidérurgistes du site d'Arcelor-Mittal de Florange qui ouvriront la réunion publique.

Seule une petite délégation a finalement été admise en fin de matinée par le conseiller social de François Hollande, Michel Yahiel, pour lui remettre une pétition en faveur de la nationalisation du site.


Le Front de gauche a invité les syndicalistes à Metz

Mais seule la CGT a répondu présente, selon les uns
 
C'est le secrétaire général de la CGT de Florange, proche du PCF, Lionel Buriello, qui interviendra au Parc des expositions où se tient le meeting.

Jean-Luc  Mélenchon s'est de nouveau attiré les foudres des socialistes en jugeant dans la presse que la chancelière Angela Merkel "tient le guidon" alors que "Hollande pédale. C'est tout ce qu'il a le droit de faire".
D'autres assurent que des syndicalistes de SUD 
ouvriront le meeting, avec des salariés en grève d’AcelorMittal, de Virgin et de Sanofi .

Le sénateur PS Luc Carvounas a riposté en l'accusant d'aller vers "des sommets de la démagogie et du populisme"
Il a demandé au PCF de se désolidariser des attaques de son tribun contre  François Hollande dont le PS ne supporte pas qu'il puisse être fustigé.
"En s'attaquant une nouvelle fois au président de la République (...), Jean-Luc Mélenchon dépasse les bornes !", s'est exclamé le maire d'Alfortville, pour qui l'ex-candidat à la présidentielle "poursuit son échappée vers les sommets de la démagogie et du populisme, au service de sa seule ambition personnelle".
Le sénateur Carvounas s'était révélé l'homme-lige de Manu Valls en assumant la défense du premier ministre de l'Intérieur qui ait jamais livré un ressortissant français à l'Espagne,  Aurore Martin (Lien PaSiDupes)

Interrogé par i>TELE sur les mêmes propos de l'eurodéputé Mélenchon, le député PS Jean-Christophe Cambadélis a assuré qu' "il a été déjà plus habile dans ses caractérisations. Je crois qu'il se trompe, il n'y a pas le Merkoland comme il y avait le Merkozy".

Les communistes sentent un relent d'anti-communisme...
Loin de se désolidariser, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui doit conclure le meeting, a déclaré "partager l'idée que le couple franco-allemand est trop sous la domination d'exigences financières et économiques de l'Allemagne".
"Le PS doit admettre que dans la gauche il y a un débat d'orientation", a ajouté Pierre Laurent.

"Dézingueur en chef !", a lancé Eric Coquerel, secrétaire national du PG à l'adresse de Carvounas. Les propos de "Carvounas ont un relent d'anticommunisme", s'est-il plaint.

La question du redressement industriel devient une question centrale

Au meeting de Metz, Pierre Laurent veut "envoyer le signal" de la réindustrialisation.

Myriam Martin (gauche anticapitaliste), Christian Picquet (Gauche unitaire) et Clémentine Autain (Fédération pour une alternative sociale et économique) devraient également prendre la parole.

Après avoir défilé fin septembre "contre l'austérité" de gauche, puis proposé, au moment de la préparation du budget 2013, un "contre-budget", , au cours de cette réunion publique, le Front de gauche présentera ses "25 premières mesures pour changer d'orientation".

"Augmentation du SMIC à 1.700 euros brut", instauration d'un salaire maximum, mise en place de "nationalisations démocratiques au service de l'intérêt général", retraite à 60 ans, blocage des loyers pendant deux ans, limitation des CDD, mesures pour "l'expansion des services publics" etc, figurent parmi celles-ci, qui reprennent des propositions de la campagne présidentielle du FG.

Des propositions que le sénateur Pierre Laurent entend "mettre sur la table" au Parlement.

Quelles suites à ce coup d'envoi ? 
Un autre meeting est prévu le 13 février à Rouen, non loin de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne
Le FG est aussi séduit par l'idée de mettre en place des "marches" et veut par ailleurs "redynamiser ses assemblées citoyennes".



vendredi 21 janvier 2011

Présidentielle 2012: provocation de Mélenchon, officiellement candidat pour le Front de gauche

Mélenchon veut reprendre le dessus, face à l'hostilité de la gauche

L'urgence d'un râtissage large

Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature à la présidentielle, ce vendredi matin, à la veille du Conseil national du Parti de gauche ce samedi: « Je souhaite être le candidat du Front de gauche », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC.
« La décision est prise, on a bien réfléchi et je propose ma candidature. D'abord ce weekend mes amis, nos instances se réunissent (Parti de gauche). Puis je la proposerai à mes partenaires, notamment le Parti communiste ['notamment', car, outre le PCF - Pierre Laurent se tient ici à son côté - , cette alliance électorale inclut la Gauche unitaire de Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR)]. J'adresse aussi cette candidature aux autres formations, comme le NPA

Le Front de gauche s'effondre

Les Européennes passées en juin 2009, le Front de gauche trépasse en juin 2010.
L'eurodéputé Mélenchon force la main de ses ex-partenaires et sa candidature provoque de fortes turbulences parmi les militants du Parti communiste français. Début janvier, la direction du parti avait d'ailleurs démenti avoir encouragé ses militants à soutenir l'ex-sénateur socialiste. Le PCF avait même précisé qu'un candidat serait désigné début juin.

Le 10 septembre 2010, le député communiste André Chassaigne (1950) a fait savoir qu'il serait candidat en cas de candidature communiste autonome, dénonçant un « risque d'effacement », si le PCF se ralliait à une candidature unique du Front de gauche.

Puis, le 12 janvier 2011, André Gérin (65 ans), député PCF du Rhône et admirateur de Fidel Castro, s'est à son tour déclaré candidat à la candidature communiste pour la présidentielle de 2012, estimant qu'il serait "mortifère" que le Parti communiste "soit absent de cette échéance". Il déclare aussi ne pas vouloir "servir d'alibi pour Mélenchon qui roule pour le Parti socialiste". Selon lui, la candidature du camarade député PCF du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, est également "un alibi pour faire avaler celle de Mélenchon".

Le pouvoir urticant de Mélenchon a aussi mis un troisième larron en crise vendredi 21 janvier: l'hystérique député apparenté communiste Maxime Gremetz a annoncé sa candidature à l'investiture du Front de gauche (FG) pour 2012. Populiste et violent, Gremetz est un septuagénaire habitué des coups fourrés et des tribunaux. Il fustige Mélenchon et réclame des "primaires entre tous les candidats", quelques heures après celle de Jean-Luc Mélenchon, qu'il accuse d'avoir " léché les pompes de Jospin ".

Plantu donne à Mélenchon des gages de radicalisme

Alors que Mélenchon est soupçonné d'être une 'filiale' du PS, le collaborateur du journal socialiste Le Monde joue le reniement et associe le leader du Front de gauche à la nouvelle patronne du Front national. Sur une pleine page, l'hebdomadaire L'Express publie une caricature, L'ascension des néopopulismes, représentant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon portant brassard suggestif et le bras droit levé. Souriante, la vice-présidente du FN a l'index tendu; grimaçant, l'eurodéputé serre le poing. Ils lisent chacun le bout d'un même discours intitulé "Tous pourris".

Jean-Luc Mélenchon a immédiatement rétorqué
dans la presse: "Hélas, Jean Plantu ne fait plus réfléchir, il aveugle".
Plantu s'étonne en retour que l'ex-sénateur puisse "insulter mais [qu'] il ne supporte pas en retour qu'on le mette en cause". Pour le caricaturiste, Mélenchon "ne recherche que le buzz comme Jean-Marie Le Pen ou Bernard Tapie. Chez lui, la gesticulation l'emporte sur la réflexion."

Jean-Luc Mélenchon a accepté un débat public avec Marine Le Pen sur RMC et BFMTV, le 14 février prochain.

lundi 12 avril 2010

Des dirigeants trotskistes disparaissent de la photo du NPA

Vague de démissions à la direction et au parti

Au NPA, on ne prend pas les patrons du parti en otage

On ferme sa gueule et on s'en va
Environ 10% des membres du Conseil politique national (CPN), «le parlement» du NPA, ont récemment démissionné de leur fonction.

La moitié d’entre eux quittant également le parti, selon la direction du NPA qui nie toutefois toute «chute vertigineuse» du nombre de ses adhérents.

Sur les 191 membres du CPN du NPA, «18 départs ont été constatés» après les régionales, souvent pour des questions de «divergences politiques», et «environ la moitié d’entre eux» ont également quitté le parti, a annoncé vendredi Ingrid Hayes du comité exécutif du NPA, suppléante de Michel Zimmermann aux législatives de juin 2007 en ...Alsace, mais militante dans ...le XXème arrondissement de Paris, ...professeur (objectif) d’histoire-géographie dans un collège de La Courneuve (Seine-Saint-Denis !). Les professeurs trotskistes de l'Université devraient faciliter l'accès d'Ingrid au doctorat.

Le Che-Besancenot, dans l'adversité, cède le devant de la scène à Ingrid Hayes

Selon celle-ci (ci-contre), «trois ou quatre ont rejoint la Gauche unitaire» de Christian Picquet (ex-NPA), une des composantes du Front de gauche PCF-Parti de gauche (Mélenchon): 6,5% des voix aux régionales contre 2,5% au parti d’Olivier Besancenot.
«C’est une usure qui n’est pas beaucoup plus élevée que dans n’importe quelle autre direction» de parti, a-t-elle tempéré. «On ne sent pas de grand mouvement du point de vue des adhérents eux-mêmes», a-t-elle assuré.
«On reste sur l’estimation de 8.000 adhérents», il n’y a «pas de chute vertigineuse», a-t-elle tenté de convaincre, tout en reconnaissant «la difficulté de mesurer exactement l’ampleur des départs».
«Une série de gens attendent le congrès [du 11 au 14 novembre prochain] pour prendre une décision», selon Mme Hayes: elle admet toutefois que tout «l’enjeu» sera «d’arriver à relancer la dynamique du NPA» et «son projet de rassemblement».

La burqa divise jusqu'au NPA

Si, comme on nous l'affirme, la burqa n'est pas un problème pour les Français, elle en est un dans le Vaucluse, où elle a installé un "climat nauséabond" au travers de sa campagne des régionales contre l'identité nationale.

Une scission s’est produite à la suite de la présence d’une candidate voilée sur la liste NPA en Provence-Alpes-Côte d’Azur. «Il y a des comités qui, pour des raisons de divergences politiques, ne souhaitent plus fonctionner ensemble», a avoué Mme Hayes, dévoilant qu’il n’était «pas question d’exclusion». Lire PaSiDupes sur Raoul Jennar dans le Rhône
Une militante voilée est le moyen trotskiste de lutte « aux côtés de toutes les femmes en France et dans le monde qui veulent se libérer de toutes les discriminations qui visent à les rendre inférieures que ce soit au travail, à la maison ou dans les domaines sociaux, religieux ou politiques et dont le voile est un des symboles. » (citation Zimmermann)

Lire PaSiDupes sur le positionnement de Mélenchon

«La tâche de la direction est de faire en sorte que tout le monde puisse à nouveau vivre ensemble» et «rassembler sur un projet politique», a-t-elle estimé. Les départs ne règlent pas la question du rejet du voile par les trotskistes. Elle a renvoyé au congrès la question du voile qui divise fortement au sein du NPA qui est par ailleurs dans «une situation compliquée» d’un point de vue financier.

Besancenot, un temps meilleur opposant à Sarkozy, aujourd'hui fossoyeur du NPA

L'intermittent trentenaire de La Poste, enfant de la classe moyenne - un père prof et une mère psychologue scolaire -, enterra la LCR d'Alain Krivine et donna naissance au NPA. La chaîne de service public France 2 le convia sur le plateau de Michel Drücker.
Le 5 février 2009, à ...Saint-Denis, Olivier Besancenot tourna en effet la page de la LCR historique, cette école de formation de tant de responsables du PS. Adieu la Ligue, place au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Objectif : attirer cette génération en colère, celle du non au contrat première embauche (CPE) ou au traité constitutionnel européen de 2005 (lire aussi PaSiDupes sur les violences de Strasbourg lors du sommet de l'OTAN), qui, dans les sondages, célèbre Besancenot comme meilleur opposant à Sarkozy.

Programme: la révolution dans la rue ou dans les urnes ? Pour ou contre la lutte armée ? Socialiste, communiste, écologiste, ou les trois à la fois ? Rien n'est réglé un an plus tard et la burqa pose un nouveau problème identitaire au NPA: il n'a que des problèmes et pas de réponses..
Entre vieux trotskistes et nouveaux anticapitalistes, on a de plus en plus de mal à se comprendre. Lire PaSiDupes sur les trotskistes bobos

Pendant les grandes manoeuvres trotskistes, la lutte continue

Bien que le trafic ne soit que légèrement perturbé lundi 12 avril, avec en moyenne 70% des trains en circulation, alors que France Info promettait dimanche soir une recrudescence de participation, le mouvement de grève à la SNCF se poursuit pour le sixième jour consécutif à l'appel de la CGT et de Sud Rail.

Lire PaSiDupes sur la violence revendiquée du NPA

lundi 28 décembre 2009

Identité nationale: plusieurs socialistes insultent Besson

A chacun ses collabos

On voit la paille dans l'oeil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien.
Il faut donc être inconscient, amnésique ou cynique pour remuer le passé des autres, hommes, familles et peuples.


Les élus Français sont-ils plus capables de débattre que les autres ?


Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Paul Huchon (ci-contre à gauche) ont insulté Eric Besson (lire PaSiDupes)

Ils sont quelques-uns à proclamer, tel Dominique de Villepin, qu' "il faut arrêter" le "mauvais débat" sur l'identité nationale. Lorsque, dans une démocratie, des élus d'opposition et des journalistes engagés se révèlent plus que jamais incapables de débattre sereinement, et dans le respect des responsables politiques et surtout des personnes, lorsque la rumeur ne leur suffit plus et qu'ils lancent des insultes frontales sur les plateaux de télévision et de radio, le microcosme politique, si minoritaire mais influent soit-il, donne la nausée aux petit peuple des travailleurs laborieux encore soucieux de la belle ouvrage et du respect de soi.

Ne faut-il pas plutôt arrêter les délires ?
Les égarements auxquels nous assistons actuellement sont en effet de nature à surprendre jusqu'à l'ex-socialiste Nono Mamère qui s'imaginait jusqu'à présent que si la France était une "république bananière", ce serait du fait de ses adversaires. Or, à défaut d'effets de manches, Maître Mamère se bave sur la bavette et se livre à des bras d'honneur à la Chambre l'Assemblée Nationale, lorsque le Viagra bio de Greenpeace met dans les meilleures dispositions et redonne à ce Verts un semblant de verdeur, tandis que d'autres opposants éructent des insanités et démontrent que le nombre d'heures d'histoire en classe de terminales ne fait rien à l'affaire, lorsque les profs de la la FSU faussent les cerveaux.
En 2007, le PS offrait le spectacle télévisuel de "débats participatifs" truqués où les participants étaient tous du même avis. Mais en 2009, les socialistes confirment qu'ils n'ont jamais pratiqué que le mensonge, la rumeur et l'insulte. Aujourd'hui, plutôt que de mourir de mort lente mais dignement, à l'exemple du PCF, le PS se roule dans la fange de l'histoire telle que la FSU la leur a servie, expurgée et partiale. Dès lors, toutes les infamies deviendraient possibles.

La maturité politique, l'honnêteté intellectuelle et l'intégrité morale de certains de nos ténors tolérants de la politique -et des vertueux media, dans leur sillage, quand ils ne leur montrent pas la voie- est si gravement en cause que la démocratie est très sévèrement malmenée par la gauche et singulièrement par un PS battu, éclaté et haineux.

Quelques collabos staliniens

Henri Barbusse est-il trop bien pour Eric Besson ?
Lui aussi est un collabo. Mais stalinien et mort à Moscou après avoir encensé l'un des deux plus grands criminels de l'Histoire, fermant les yeux sur ses abominations. Sa biographie idolâtre de "Staline", que Jean-François Kahn ne semble pas avoir lue, est pourtant une dithyrambe de ce merveilleux monde socialiste, ses crimes, les millions d'innocents, femmes hommes enfants, sacrifiés au génie communiste. En France, ce collabo du crime communiste a pourtant des rues, des places à son nom et des écoles à Malakoff, Ivry-sur-Seine, Alfortville ou Bagneux, pour aider les petits enfants au « devoir de mémoire ».

Un autre écrivain, qui en est revenu -comme les chanteurs Yves Montant (et Simone Signoret) ou Jean Ferrat- a fait le voyage en URSS, alors pourquoi pas une avenue André Gide, puisque Harfleur et Tours ont eu le bon goût de lui dédier des écoles ? Louis Aragon est quant à lui parfaitement bien loti.

Plus ambigüe, Marguerite Donnadieu-Antelme, qui deviendra plus tard l’intraitable résistante Marguerite Duras, l’impitoyable tortionnaire de collabos, puis la militante communiste stalinienne. Mais est-il politiquement correct de rappeler qu'elle avait brillamment débuté dans le contrôle du papier à la commission de la Propaganda Staffel mise en place par un décret du maréchal Pétain, après la préalable aryanisation des maisons d’édition juives (Nathan, Calmann-Lévy), puis prise en main par les nazis ?
Qui croira que cette grande figure des lettres, cette femme forte, incarnation d'une gauche intellectuelle intègre, qui tenait sur un ton tranchant des propos définitifs sur l’avenir politique du monde et portait des jugements sans appel sur tel ou tel, avait fréquenté l’ambassadeur du Troisième Reich à Paris, Otto Abetz, et le Sonderführer Gerhard Heller, qu'elle avait été la maîtresse du gestapiste qui avait fait arrêter et déporter son mari, Robert Antelme, épousé en 1939. Normal : n'était-il pas un proche collaborateur de Pucheu au ministère de l’Intérieur ? Embarrassant, il fallait que le mari disparaisse.

Où finit le devoir de mémoire ?

Si les socialo-communistes férus d'histoire veulent revenir sur le passé, rafraichissons les mémoires.

Le cas de Charles Hernu, puissant ministre socialiste de la Défense dans le gouvernement de François Mitterrand, qui s’illustra dans le lamentable fiasco du Rainbow Warrior, ce navire écolo coulé sur ses ordres par les services de la DGSE et dont l’explosion coûta la vie à un reporter photographe. Héroïque « résistant » aux yeux des électeurs ayant voté pour la gauche en 81, avant qu’on ne découvre, très tardivement, qu’il avait trempé dans la collaboration et qu’on apprenne quelque temps plus tard qu’il était soupçonné d’avoir travaillé pour les services d’espionnage soviétiques.

Et il n'est plus nécessaire de revenir sur la biographie soigneusement toilettée de Mitterrand, ici avec Charles Hernu, par ses proches et par lui-même.

Nos collaborateurs maoistes
Le maoïsme est une idéologie marxiste-léniniste héritée du stalinisme et incarnée par Mao-Zedong.
Après les révélations sur les crimes du stalinisme, l'idéologie maoïste a été parfois considérée comme un recours par certains intellectuels de gauche en Occident et dans des pays du Tiers-Monde.

En France, les groupes maoïstes sont nés dans les années 1960, à la suite de la rupture entre l'Union soviétique et la Chine. Fortes de plusieurs milliers d'adhérents, ses organisations - Gauche prolétarienne, Vive la révolution !, le Parti communiste marxiste-léniniste de France ou encore le Parti communiste révolutionnaire (marxiste-léniniste) - diffusèrent la «pensée Mao Tsé-toung», accusant le «P"C"F» (sic) de «révisionnisme».
Propagande visant les révisionnistes

Il s'est ainsi constitué un courant politique et culturel des plus étonnants de l'après-guerre qui a séduit des personnalités tels les gardes rouges hexagonaux Jean-Paul Sartre, Jean-Luc Godard, Michel Foucault, Serge July, Gérard Miller ou Philippe Sollers.
Il a influencé les événements de mai 68 et nourrit la “gauche prolétarienne”, provoqué la mort tragique de Pierre Overney en fevrier 1972, et entretenu des prolongements terroristes, des volontés de guerre civile et de sabotages (cf. Tarnac). Son échec est confirmé par la dispersion de ses membres dans le paysage politique, intellectuel et audiovisuel: que de complaisance !

Gardes Rouges et leur Petit Livre rouge


Après la répression de la place Tiananmen, les «ex» se côtoient régulièrement de manière informelle. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts. Tel n'est pas le cas des anciens maoïstes devenus célèbres, comme le patron de Libération, Serge July, les architectes Christian de Portzamparc et Roland Castro, et l'ancien baroudeur de cabinets ministériels socialistes Alain Geismar. Moins impliqués, trois intellectuels ont néanmoins, eux aussi, fréquenté les maos dans les années soixante-huitardes: Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy. Ils nous assurent de leur honte rétrospective.

L'emblématique parcours d' Alain Geismar (1939) est révélateur
En 1967, cet ex du PSU est élu secrétaire général du SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur), représentant l'opposition à l'orthodoxie du PCF. Il est l'un des leaders de Mai 68 avec Jacques Sauvageot (vice-président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) et Daniel Cohn-Bendit (Mouvement du 22-Mars).
Après 1968, il dirige, aux côtés de Benny Lévy, la Gauche prolétarienne (GP), organisation maoïste.
Aujourd'hui, il est un universitaire et inspecteur général honoraire de ...l'Éducation nationale !

Khmers rouges, au Cambodge


Le nombre exact des victimes du régime de Mao est difficile à cerner. Certains auteurs les estiment à 20 ou 40 millions . Il faut songer aux massacres liés à la Révolution culturelle ou à Pol Pot et au génocide cambodgien.

Lire PaSiDupes à propos du tortionnaire khmer, Douch
Consulter aussi ce blog de Libération concernant les procès de Khmers rouges

À la suite d'une guerre civile, des maoïstes ont accédé au pouvoir au Népal.
En Inde, la guérilla maoïste s’est installée dans 20 des 35 États du pays.

Les groupes maoistes actuellement actifs en France :

  • l'Organisation communiste marxiste-léniniste Voie prolétarienne, OMCL VP, qui a adopté une ligne « post-maoïste », plus spontanéiste, (1976-).
    Ses militants, investis dans la CGT ou non, animent les luttes ouvrières ou citoyennes (sans-papiers , Alsthom Saint-Ouen, PSA Aulnay, etc.)
  • le Parti communiste des ouvriers de France, PCOF, issu de la section de Strasbourg du PCMLF, (1979-)
    En octobre 2009, il participa à un appel Allons ensemble aux régionales!, aux côtés de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), de la Gauche unitaire (animée par Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), , des Alternatifs (dont des altermondialistes), du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot (NPA), du Parti communiste français (PCF) et du Parti de gauche de Mélenchon (PG)
  • le Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste, parti se revendiquant de la Gauche prolétarienne (2003-) issu de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJC) fondée sous l'influence du philosophe marxiste et membre du PCF, Louis Althusser.
  • le Parti communiste maoïste de France, publie le journal Drapeau Rouge (2002)
    Que de trous dans le gruyère du « devoir de mémoire »...

    Incidemment, il faut mentionner
    le passé de Jean-Christophe Cambadélis qui adhèra vers 1971 à l'Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la structure jeune de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) (puis Parti communiste internationaliste (PCI)) sous le pseudonyme de Kostas, comme Mélenchon et Jospin.
    Cambadélis a conservé des manières de colleur d'affiches. Rappellez-vous combien il peut être menaçant et prêt à faire le coup de poing, jusque dans l'hémicycle: lire PaSiDupes
  • L'OCI, organisation trotskiste, fut très influente au sein de syndicats tels que Force ouvrière (FO), la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) ou encore l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), dont elle a pris en charge la direction après la scission de 1968 et autour de laquelle se créera en 1981 l'UNEF-id (indépendante et démocratique).
  • Le PCI a donné naissance en 1991 au Parti des travailleurs.
    Depuis est aujourd'hui représenté officiellement par son secrétaire national Daniel Gluckstein.

    Eric Besson demande justice
    :
    sera-t-elle assez impartiale ?
  • De plus, qu'ont-ils à dire, Cambadélis et Huchon, aux trois premiers socialistes, socialistes Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Philippe Esnol, qui se sont prononçés en faveur du bannissement pur et simple de la burqa dans l'espace public et ses services mais aussi sur l'ensemble de la voie publique ?
    Lire PaSiDupes

    dimanche 19 avril 2009

    Européennes: un sondage place l'UMP devant le PS

    C'est bien parti pour l'UMP, mais ce n'est pas gagné !

  • 28% pour les listes UMP
    Les candidats du parti au pouvoir arrivent en tête des intentions de vote des Français aux élections européennes;
  • 23% des suffrages iraient au PS, avec ses satellites (PRG et MRC), selon un sondage Opinionway pour Le Figaro-TF1-LCI;
  • avec 12%, arrivent ensuite les listes du MoDem de François Bayrou ;
  • puis celles du rassemblement Europe-Ecologie, conduit par Daniel Cohn-Bendit (avec Les Verts, Eva Joly, et l'affreux Jojo Bové) feraient 10%. Lire les critiques de Waechter et Lalanne contre cette liste (lien)
    L'Alliance écologiste indépendante (AEI) d'Antoine Waechter et Francis Lalanne a déclaré vendredi vouloir s'adresser "à tous les Français" et "pas seulement au peuple de gauche", à la différence, selon elle, du rassemblement Europe-Ecologie de Daniel Cohn-Bendit.
    Créée mi-mars, l'AEI rassemble le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter, Génération Ecologie et France en Action (Jean-Marc Governatori) et se présente dans les huit circonscriptions aux européennes.
    Patrice Drevet, tête de liste AEI dans le Sud-Ouest après avoir été "approché" par le Nouveau Centre selon lui, traite
    Europe-Ecologie de "pastèque" : "vert à l'extérieur et rouge à l'intérieur".

  • le NPA du trotskiste Olivier Besancenot récolte 7% d'intentions de vote parmi les sondés des 16 et 17 avril , âgés d'au moins 18 ans.

    Et le Parti communiste associé au Parti de Gauche de Mélenchon ? Aux oubliettes ?

    Le Front de gauche, initié par le Parti communiste français (affiliation européenne: Parti de la gauche européenne), et le Parti de gauche, rejoints le 8 mars par Gauche unitaire, puis par l'Alternative démocratie socialisme (ADS) de Marcel Rigout et le Mouvement politique d’éducation populaire (M'PEP) de Jacques Nikonoff. Le parti marxiste-léniniste Communistes de l'ancienne sénatrice PCF Rolande Perlican, fait bande à part.

    Les motivations des électeurs


    N
    'en déplaise à Sa Cynique Majesté Royal, la tête de gondole socialiste, ces intentions de vote sont donc d'autant plus embarrassantes pour le MoDem et le PS qu'ils font de l'Europe un produit d'appel de leur fonds de commerce.

    Le désir de la gauche de sanctionner la majorité risque d'être déçu

    Les Français seraient plus matures que l'opposition. Sans mal !...

    38% des sondés saisiraient l'occasion du scrutin européen de juin prochain pour exprimer leur défiance et en profiteraient pour exprimer un vote sanction à l'encontre du président de la République. Le pouvoir d'achat resterait le thème privilégié de l'opposition et donc la préoccupation majeure (37%) des Français contaminés par sa propagande anxiogène. Le chômage serait-il donc devenu le cadet de ses soucis? Ou bien ne prendrait-elle que la fonction publique en compte? Plus basiquemement, les comptables de la gauche ciblent le plus grand nombre, considérant que l'ensemble de la population est exposée par la crise intrnationale à des réductions de dépenses.

    Mais, malgré les réformes qui bouleversent leurs habitudes, 20% des électeurs en profiteront même pour afficher leur soutien au chef de l'Etat.
    20% des sondés n'ont pas exprimé d'intention de vote.

  • samedi 21 mars 2009

    Besancenot, n°3 aux Européennes, choisit la rue

    Il ne s’investira pas au Parlement Européen !

    Peu de 'chances' de voir Olivier Besancenot au Parlement européen.

    D'abord à cause de l'absence d'unité à la gauche du PS, ensuite parce que , malheureux tête de liste aux élections européennes de 2004 en Île-de-France, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA)s’est retranché au troisième rang sur la liste de son parti dans cette même région. Cette place, qu'il a "choisie" - comme il l'a confirmé lundi 9 mars lors d'une conférence de presse organisée pour présenter les têtes de liste NPA -, considérée comme "non éligible", ne l'empêchera cependant pas de s'engager comme porte parole de son mouvement au niveau national pour l'échéance électorale de juin.

    Les têtes de listes

    - en Île-de-France : Omar Slaouti , enseignant de 42 ans à Argenteuil (Val-d’Oise) ;
    - dans le Sud-Est, le politologue Raoul Jennar, politologue de 62 ans, altermondialiste, animateur de la campagne pour un Non de gauche à la Constitution Européenne en 2005 et soutien de l’affreux Jojo Bové à la présidentielle 2007;
    - dans le Nord, Christine Poupin: elle n’est pas enseignante, mais technicienne dans l'industrie chimique à Rouen;
    - dans le Centre, Christian Nguyen,encore un membre de l'Education nationale, vacataire dans dans la Creuse;
    - dans le Sud-Ouest, Myriam Martin, 40 ans, encore une enseignante, à Toulouse, en lycée professionnel: l'enseignement dans le service public est manifestement neutre;
    - dans l'Est, la décision est en attente, mais ce sera 'un ouvrier de l'industrie automobile', sans autre précision…
    - dans l’Ouest, ce sera 'un' membre issu des Alternatifs, dont le nom est encore inconnu, "en cas d'accord avec ce mouvement" qui doit se déterminer le 22 mars sur un éventuel ralliement au NPA ou au front de gauche PCF-PG;

    -
    pour tout l'Outre-Mer, aucun candidat : Elie Domota n’est pas libre ?
    Surprise, le NPA dit avoir un "rapport de partenariat politique" avec les organisations sur place…

    Sur la présence et le ralliement de militants du NPA, dont Christian Picquet (contestatire « dépermanentisé » de la LCR), au Front de gauche de Mélenchon (Parti de gauche) + PCF), Olivier Besancenot a déclaré que le parti "prenait acte du fait qu'ils construisent une nouvelle organisation trotskiste, « la Gauche unitaire » (animée par Alain Faradji, Céline Malaisé, Christian Picquet et Francis Sitel). Le Che-Besancenot précise qu’il s'agit là d'une formation politique nouvelle, et non d'un courant.