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vendredi 18 janvier 2019

Souillac, Lot, ville morte pour l'arrivée du président Macron

Un "grand débat" qui exclut les contestataires, tenus à distance

Sont admis à l'intérieur du cordon de sécurité
 renforcée, les enfants des écoles et les seniors en maison de retraite

Un important dispositif de sécurité a été déployé aux abords de la commune de Souillac, qui accueille le président de la République, dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler un "grand débat national", pour une rencontre avec les élus ruraux, mais en évitant les opposants.

Manifestations interdites, centre bouclé, marché annulé... 
Bourg tranquille de 3.500 habitants sur les rives de la Dordogne au sud de Brive-la-Gaillarde, Souillac se retrouve en état de siège ce matin 18 janvier pour la venue d'Emmanuel Macron, qui rencontre environ 600 maires d'Occitanie pour son deuxième show télévisé - filmé par les services de communication de l'Elysée - dans le cadre du débat national lancé par Macron en réponse à la colère des "gilets jaunes", selon les uns, mais pour reconstruire son image sinistrée, selon les autres.
L'important dispositif de sécurité mis en place est "à l'échelle d'un déplacement présidentiel" jupitérien, assure la préfecture, qui ne porte toutefois pas de jugement sur l'inadéquation entre une volonté affichée de dialogue et l'exclusion des opposants.

Afin d'éviter d'éventuels débordements qui pourraient avoir lieu en cas de regroupement de "gilets jaunes" provoqué par la visite médiatique du chef de l'Etat,
un arrêté préfectoral interdit "toute manifestation" dans la commune entre 8 heures et 23 heures. 
Les Souillagais ne pourront entrer dans leur village qu'à condition d'être porteur d'un laissez-passer spécial, d'une attestation de domicile et d'une carte d'identité. Avec ses multiples passeports, UN proche de Macron comme Benalla  ne rencontre pas autant de difficultés de circulation en Afrique... 

Un débat national en quasi-huis-clos. Ainsi, le secteur du palais des Congrès, où se tient l'événement, sera entièrement bouclé, a assuré le maire (sans étiquette, mais juppéiste) Jean-Michel Sanfourche, artisan-commerçant de 67 ans, sur la brèche depuis plus d'une semaine pour organiser cette venue. La participation est réservée aux invités...

La gauche extrême crie à l'arnaque au débat.

En l'absence dans l'immédiat d'appels de ce mouvement à la mobilisation, la CGT avec des associations, dont ATTAC, et des partis politiques (France Insoumise, Parti de Gauche, Parti communiste) ont fixé un rendez-vous en fin de matinée au lieu-dit "Les cuisines", proche de Souillac. "Notre objectif : pouvoir manifester et faire part de nos revendications" portant sur "un revenu minimum décent, le développement des services publics en milieu rural, une fiscalité plus juste", a expliqué Jérôme Delmas, secrétaire départemental de la CGT du Lot. 

Le garde du corps, de dos, n'est-il pas Benalla ?
Jeudi en début d'après-midi, des policiers avaient déjà pris position dans la commune, où des employés municipaux s'étaient employés dans la matinée à effacer des tags représentant des gilets jaunes apparus sur la façade de la mairie et des murs. La localité a également annulé son marché hebdomadaire et a pris des arrêtés limitant le stationnement et la circulation afin de sécuriser le site. Ce qui ne manquera pas d'éveiller la colère des commerçants pour le manque à gagner provoqué par l'hyper-sécurisation de leur zone d'activité.

Souillac a déjà accueilli Emmanuel Macron, mais comme candidat, le 17 février 2017 (photo ci-dessus) pour la présidentielle. Preuve que, n'en déplaise aux Français qui se feraient des illusions et aux Gilets jaunes, Macron ne se déplace pour rien d'autre que pour tenter de redorer son image et de reconquérir la confiance de la population. Non pas pour les écouter, mais pour les entendre se montrer et  leur dorer la pilule faire de la pédagogie...

mardi 16 octobre 2018

Justice politique : perquisitions au siège de La France insoumise, au Parti de gauche et chez Mélenchon

"C'est un coup de force politique, policier et judiciaire !" s'écrie Mélenchon

Des perquisitions menées dans le cadre de deux enquêtes préliminaires 

Mélenchon se filme pendant une perquisition chez lui.
"Personne ne me touche, ma personne est sacrée",

 a-t-il lancé aux policiers
L'ancien candidat à la présidentielle a également accusé le gouvernement d’avoir ordonné ces perquisitions : menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions, elles ont eu lieu mardi matin au siège de La France insoumise, du Parti de gauche, chez Jean-Luc Mélenchon et chez d'anciens assistants du député, a fait savoir La France insoumise.

"Nous sommes des honnêtes gens, nous ne nous livrons à aucun trafic, nous n'avons rien à cacher", s'est indigné le député insoumis.

Suite à la perquisition, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une action politique de la ministre de la Justice Nicole Belloubet et de l'exécutif : "C'est une énorme opération de police politique. C'est un coup de force contre nous !"

VOIR et ENTENDRE la victime :



Le député des Bouches-du-Rhône a demandé que La République en marche soit aussi perquisitionnée. 
Richard Ferrand, le président de l'Assemblée, , a pu accéder au perchoir, malgré une mise en cause dans une opération immobilière juteuse dite  "affaire des Mutuelles de Bretagne" et le MoDem, pareillement accusé de conflit d'intérêts dans l'exploitation, entre en force au gouvernement - avec Gourault, promue ministre, et Fesneau - après les démissions forcées de François Bayrou et de Marielle de Sarnez. 


Il appelle à la résistance en direct sur Facebook

Résultat de recherche d'images pour "perquisition chez Melenchon"

Ce mardi 16 octobre, Mélenchon s'est filmé sur sa page Facebook en pleine perquisition à son domicile. Le leader de La France Insoumise s'est ainsi indigné et a appelé au rassemblement. 


A l'Assemblée,
Philippe III nie "toute instruction individuelle donnée au procureur"

Cependant, pour l’historien Jean Garrigue, 
ce genre de réaction est devenu récurant chez les politiques.
"Je pense que là, on est quand même dans un réflexe systématique de la classe politique qui en France a du mal à supporter la séparation des pouvoirs", observe-t-il.

Ce type de perquisitions a d’ailleurs eu lieu dans d’autres enquêtes visant différents partis politiques. C’était notamment le cas pour le Front national (RN) en 2016 et 2017, au Parti Socialiste en 1992 ou encore au MoDem en octobre 2017.

jeudi 20 juillet 2017

Mélenchon mis en cause dans une affaire d'emplois fictifs au Parlement européen

Le chef de file de La France Insoumise, exploiteur du système ?

L'eurodéputée FN Sophie Montel a effectué un nouveau signalement auprès du procureur de Paris 

François Molins ne peut plus ignorer les emplois fictifs présumés de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen.
Révélées par le journal Le Parisien, les mises en cause de l'eurodéputée visent Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidence de la République et actuellement président du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale, ainsi que quatre de ses anciens assistants parlementaires. 
En cause dans cette affaire, l'emploi d'assistants parlementaires, rémunérés par le Parlement européen, mais qui travailleraient en réalité pour leur parti et non pour leur député.

Un premier signalement
 effectué le 14 mars par l'élue frontiste portait sur une vingtaine de députés européens de plusieurs partis, EELV, LR et PS.
Le dernier, mettant en cause le leader de gauche, un ancien élu européen de la circonscription du sud-ouest (2009-2017), est daté du 27 juin, mais n'est publié que trois semaines plus tard.

L'ancien patron du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) rejoint ainsi la liste des 19 députés concernés par des 'abus de confiance', qui appartenaient jusqu'ici au Modem, aux Républicains, à EELV et au Parti socialiste.

L'office anti-corruption de la police judiciaire a été saisi. 
Ce signalement de LFI à l'OCLCIFF (25 fonctionnaires en tout et pour tout) a en effet été joint à l'enquête ouverte pour "abus de confiance" le 22 mars par le Parquet de Paris, affirme le Parisien, le mardi 18 juillet, une information que confirme Franceinfo. Cette information avait en fait été déjà révélée à mi-mot par le magazine Causeur début juillet.



Sophie Montel explique sa démarche
 
"Nous poursuivons notre logique de rupture avec le 'deux poids, deux mesures' dont était victime le FN avec cette affaire de soupçons d'emplois fictifs sur les attachés parlementaires des députés européens du parti". 
"Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Aujourd'hui il est président d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, et un adversaire politique. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen, comme elle le fait pour nous ?", interroge l'eurodéputée.

Mélenchon, récidiviste mis en cause sur deux mandats européens

Résultat de recherche d'images pour "eurodéputé Mélenchon"
Jean-Luc Mélenchon a été député européen pendant huit années, de 2009 à 2017. Avec quatre de ses assistants locaux, il est pointé par Sophie Montel. 
Pour mémoire, les assistants parlementaire dits "locaux" sont chargés de soutenir leur parlementaire dans leur circonscription d'origine. Les attachés basés auprès des instances européennes  sont dits "accrédités". 

"L'eurodéputée frontiste vise les activités d'assistant parlementaire de François Delapierre, l'ex bras droit Jean-Luc Mélenchon. Ce proche du fondateur du Parti de gauche, décédé en juin 2015, a été parallèlement à ses activités d'assistant, secrétaire national du Parti de gauche et conseiller régional d'Île-de-France", détaille Le Parisien à propos de ce cumulard. 

Les trois autres assistants de Jean-Luc Mélenchon mis en cause ont quant à eux travaillé pour le parlement européen durant la deuxième mandature. "Aigline de Vincens de Causans (1ère photo, ci-dessus à droite) Laurent Maffeis (2e photo à droite, en charge de la documentation du patron) et Antoine Leaument (3e, ci-contre à droite, en charge des réseaux sociaux et de YouTube), qui tous occupaient parallèlement des responsabilités au sein du Parti de gauche", poursuit le quotidien. 
Les trois individus sont par ailleurs gérants de l'entreprise Gfa (Groupement foncier agricole) du Gres Vaillant créée en 2002 à  Saint-Polycarpe, près de Limoux dans l'Aude. Ils sont producteurs récoltants de vins et administrateurs d'immeubles et autres biens immobiliers agricoles .
Mélenchon est lui aussi au centre d'une enquête 

Mélenchon ou Le Pen, quelle différence ?
Comme le FN, l'ex-Parti de gauche est soupçonné d'avoir fait prendre en charge par le Parlement européen des employés qui auraient travaillé uniquement pour le parti. Pour sa part, Marine Le Pen a déjà été mise en examen le 30 juin dernier pour "abus de confiance", après les mises en examen d'une autre eurodéputée et de deux assistants parlementaires. 
Outre l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs du FN et celle ouverte après les signalements de Sophie Montel, une enquête sur les assistants parlementaires du Modem est également en cours depuis le 9 juin.
L’enquête préliminaire sur les assistants parlementaires du Modem ouverte pour "abus de confiance et recel de ce délit". Cette enquête, qui devrait faire l’objet d’une ouverture d’information judiciaire avant la fin de la semaine, a poussé l’ancien garde des Sceaux et de la moralisation de la vie politique François Bayrou à démissionner, après un mois et deux jours.

Les enquêteurs vont devoir déterminer si 
la fonction d'assistant local est avérée.
En effet, le cumul de l'indemnité d'assistant local et le salaire d'employé d'un parti n'est pas interdit, mais la réalité de l'emploi doit pouvoir être démontrée.

Jean-Luc Mélenchon nie. 
"Jamais aucun de mes assistants parlementaires n'a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France Insoumise", a-t-il déclaré au cours d'un point presse à l'Assemblée nationale.
La France insoumise accuse le FN
"Moi je suis élu; je n'ai jamais été au parlement européen comme fonctionnaire. Lorsque j'étais au parlement européen, jamais aucun de mes assistants parlementaires n'a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France Insoumise", affirme Mélenchon.
L'un de ses proches, le nouveau député de Montreuil (Seine-Saint-Denis) Alexis Corbière a joué le rôle d' l'accusateur : "
On connaît les habitudes de dénonciation du Front national et les corbeaux. On est tranquilles. Si Marine Le Pen nous prend pour cible, je la laisse avec sa conscience. Moi j'ai la mienne !"
Après Bayrou, le député Mélenchon sera-t-il contraint de démissionner, non pas du gouvernement, mais de son siège à l'Assemblée nationale ?

mercredi 22 mars 2017

Un candidat insultant peut-il être président de la République ?

Jean-Luc Mélenchon traite un journaliste de "sale con"

Le candidat à la Présidentielle s'était jusqu'ici contenu

Mais le naturel a repris le dessus. On le disait apaisé et maître de ses pulsions par la magie de cette campagne présidentielle, agitée à souhait pour un révolutionnaire. Mis en vedette par l'extrême gauche, son ego semblait comblé et l'individu revivait, mais il s'est à nouveau abandonné à sa violence naturelle, en dépit de sa longue expérience des écarts de langage, voire des insultes.

Toujours imbu de sa personne et vindicatif, Jean-Luc Mélenchon s'est à nouveau révélé tel qu'en lui-même. Samedi 18 mars 2017,  il a fait une rechute : interrogé par un journaliste de C à Vous au sujet de Benoît Hamon - et de leur rapprochement fort compromis - le candidat de la gauche extrême n'a pas su se contrôler.

Le bateleur est plus habile à dissimuler son alliance avec l'extrême gauche sous le label de "France insoumise". C'est d'ailleurs la même - version syndicale - qui défile sous celui de "France ingouvernable": un défi donc pour un candidat à la présidentielle !


Simplement agacé, le "candidat ingouvernable" manque de respect à un journaliste de 'C à Vous'


Après un très peu citoyen "votre question me saoule, monsieur", 

Jean-Luc Mélenchon s'est attaqué frontalement à la personne du journaliste. La présence d'une perche avait échappé à la vigilance de ce professionnel de l'invective insultante.

Hier soir, dans "C à vous" sur France 5, les téléspectateurs ont pu découvrir la séquence qui disqualifie Jean-Luc Mélenchon.
Lorsqu'un reporter l'interroge sur ses chances de victoire sans une alliance avec le candidat socialiste officiel, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon s'est emporté. Se sentant provoqué par la question, le candidat de "la France insoumise" - méprisant des travailleurs -  a même lancé à son équipe "jette moi ça !" en parlant du journaliste de France 5.

Faisant mine d'ignorer le journaliste qui s'était déplacé pour couvrir sa prestation sur la chaîne du service public, la star de la gauche totalitaire poursuivit ses signatures d'autographes, mais Mélenchon prit  à témoin sa cour de militants et leur lança  : "Vous avez vu ce sale con ?"
Sa conseillère en communication dut lui glisser qu'un micro était au-dessus de sa tête.

VOIR et ENTENDRE  la scène qui, pour les "humanistes", vaut bien un détournement de fonds publics... 

Les dommages collatéraux devraient être sensibles sur la suite d'une campagne engagée dans une Bérézina donnant raison aux militants d'extrême gauche qui, contre l'avis de Pierre Laurent, le jugeaient inapproprié à la fonction visée.
"

dimanche 19 février 2017

Présidentielle 2017: plus Hamon avance vers Jadot, plus Mélenchon recule

L'extrême gauche, inconciliable avec la gauche radicale ?

Le candidat PS à l'élection présidentielle s'est dit confiant dimanche en un accord prochain avec le candidat EELV,


en vue d'une "nouvelle dynamique politique", comme on dit.


"Les discussions avancent bien",
confirme l'écologiste d'Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot, dans Le Journal du Dimanche: "J'ai bon espoir qu'il existe en milieu de semaine un projet écologiste et européen", dit-il.

"Nous sommes aujourd'hui en bonne voie. Il ne s'agira pas pour Yannick Jadot ou pour moi-même de nous retrouver sur le programme de l'autre," précise Benoît Hamon  lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.
"Il s'agit de construire une nouvelle dynamique politique. Je suis confiant que, la semaine prochaine, nous puissions engager cette dynamique de manière transparente", a-t-il ajouté.


Hamon, Jadot, Mélenchon : des points communs, des nuances
Si j'avance, dit Benoît, et que tu recules, Jean-Luc, comment veux-tu que je t'enc*le ?



La perspective d'une "alliance des gauches" entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon (photo) pour la présidentielle s'éloigne à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file de "La France insoumise". Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif vendredi au téléphone avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. /Photo prise le 5 février 2017/REUTERS/Emmanuel Foudrot
Une "alliance des gauches" s'éloigne entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon dans la perspective de 'la présidentielle, à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) lourdement travesti en "France insoumise". Vendredi, les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif au téléphone, avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. 

Jean-Luc Mélenchon avait réagi à la tentation d'hégémonie du PS, dès vendredi soir sur BFM TV, provoquant le vainqueur de la primaire de "La Belle alliance" en le prévenant qu'il n'entend pas s'"accrocher à un corbillard", en l'occurrence le Parti socialiste, exsangue, après cinq années de pouvoir.


Puis samedi, dans un billet diffusé sur Facebook, l'ancien ministre de Lionel Jospin s'insurgea contre le projet d'un "Parlement de la zone euro" que Benoît Hamon confierait à l'économiste Thomas Piketty. La boîte à claques était ouvertes et elles allaient voler. Si Mélenchon est plus dans la violence verbale, dans l'équipe Hamon, Aurélie Filippetti, ex-de Piketty, est entraînée à les recevoir, et l'économiste à les distribuer, puisqu'ils se sont séparés pour violences conjugales. Lien PaSiDupes

Les portes claquent.

"La monnaie unique comme identité et projet européen? Étrange invention technocratique ! Ce projet ressort tout droit des vieux cartons du PS. On le croyait abandonné dans le siècle dernier", écrit notamment Mélenchon, soulignant du même coup la ringardise du candidat Hamon.
"Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s'épargner les simagrées unitaires actuelles!", soupçonne le vieux filou de la politique.


En déplacement samedi à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d'Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations "assez brutales" du candidat d'extrême gauche.
"Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon; je ne cours après personne; je n'oblige personne", a-t-il lancé devant la presse, s'estimant "le mieux placé" pour faire gagner la gauche à la présidentielle, avec l'apport d'EELV.

Même en tête, le socialiste ne peut espérer sans l'extrême gauche
Hamon, désobligeant
à l'endroit de Mélenchon


Et puis, dimanche, Hamon avait mis ses petits poings dans les poches et s'est efforcé d'apaiser le climat tout en marquant sa position dominante, "tenace" et "têtu", au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. "Moi, ma priorité, elle ne consiste pas à d'abord parler aux appareils, même si je les respecte", a-t-il dit. 



"Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd'hui d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite. (...) Je respecte les egos, ils existent, j'en ai moi-même un. Ce que je veux, c'est rassembler les électeurs, les hommes, les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences", a-t-il estimé. 


Jean-Luc Mélenchon, a-t-il toutefois accusé, pose des "conditions fortes". 


"C'est vrai que si on fait du covoiturage et qu'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela."  Si vous remettez les mots en place, vous apprécierez mieux la puissance de la pensée de Hamon, au-delà du style...

Réplique du bourrin de "La France insoumise", qui présentait dimanche le chiffrage de son programme économique : C'est pas moi, c'est lui ! "C'est consternant. (...) J'apprends que j'aurais fermé la porte ? Mais c'est quand même moi qui ai fait le pas", a-t-il insisté sur BFM TV et LCI. 


"Je ne vais pas passer ma vie là-dessus, je ne suis pas un amoureux éconduit. (...) Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS... Mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin avec des points et des virgules", a-t-il lancé, cinglant. 


jeudi 5 janvier 2017

Une candidature socialiste est "inutile", souligne Mélenchon (Front de gauche)

Jean-Luc Mélenchon pointe la position marginale du parti socialiste dans les sondages

Le candidat de l'extrême gauche juge inutile une candidature socialiste à la présidentielle 2017: candidature unique ?

"Jusqu’à présent, l’ultime justification du candidat socialiste, c‘était d’être en tête dans les sondages", explique en effet le candidat de "La France insoumise", dans un entretien publiée jeudi par Le Monde, journal officieux du PS. 
Ancien socialiste et Bernard-l'ermite qui s'est introduit dans la coquille vide communiste au Front de gauche, Mélenchon a refusé de participer à la primaire de la gauche organisée les 22 et 29 janvier malgré les appels lancés par le PS.
Sept candidats se disputeront fin janvier l'investiture de la gauche socialiste pour l'élection présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai prochains : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy, et Jean-Luc Bennahmias.

Le candidat socialiste n'a-t-il d'ailleurs pas abandonné la partie ?
Début décembre, Hollande, le président sortant, a annoncé qu'il renonce à briguer un nouveau mandat. "La légitimité de la candidature PS, c’était celle du président sortant qui, faisant valoir son bilan, aurait proposé de le corriger ou de l’amplifier", estime Jean-Luc Mélenchon.


Le candidat de l'extrême gauche fustige l'absence de programme socialiste

"Faute de bilan, il aurait pu y avoir comme alternative un projet ou un programme du PS. Mais lui-même [Hollande] a renoncé à en avoir un. Entre la fin de la primaire et le premier tour de la présidentielle, il leur reste donc 92 jours pour boucler un programme et le faire assez connaître pour que les citoyens puissent se prononcer dessus.

"Actuellement, "le PS est en troisième position derrière M. Macron et moi-même", se félicite Mélenchon, le frustré. "Dans ces conditions, sans projet et sans avantage électoral, à quoi bon un candidat du PS ?"

Mélenchon se présente désormais comme le 'vote utile'


A quatre mois du scrutin présidentiel, Jean-Luc Mélenchon assure en revanche avoir recueilli la quasi totalité des 500 parrainages d'élus nécessaires. "Je les ai, à 17 près. Mais je ne suis pas tranquille tant que je n’ai pas une marge, aux alentours de 600 signatures", indique-t-il. Quant au financement de sa campagne, "le banquier est d’accord sur le principe pour un prêt."
"Nous avons déjà récolté 1 million d’euros de dons. On devrait être entre 5 et 7 millions d’euros, soit moins que les 9 millions de 2012." La "gauche des insoumis" serait-elle riche ?

"En réalité, le vrai choix des électeurs du PS, c’est de trancher entre l’orientation gouvernementale amplifiée, telle que la porte M. Macron, et la tradition de l’humanisme émancipateur de la famille culturelle, que j’incarne." Ce qui s'appelle avoir les épaules larges et les chevilles enflées...

Pour l'heure, les sondages placent  toujours Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macronl'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls, candidat du mouvement "En Marche!", devant le candidat qui gagnera la primaire socialiste, quel qu'il soit.
Le 5 novembre, la conférence nationale du PCF s'était prononcée à 55 % pour une candidature communiste indépendante et avait ainsi désavoué son secrétaire national, Pierre Laurent, favorable à l'option Mélenchon, comme Marie-George Buffet, ralliée de longue date au cofondateur du Parti de gauche. 

Fin novembre, Mélenchon a obtenu 53,6 % des voix des militants communistes (tout en laissant au PCF son "autonomie, critique et constructive") et le soutien de Clémentine Autain, conseillère régionale d'Île-de-France, à rebours de la décision de la conférence nationale du parti. 46,4 % lui auraient préféré une candidature indépendante (avec retrait possible "au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité").  André Chassaigne, le député communiste du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale, avait mis en garde contre un ralliement à Jean-Luc Mélenchon, qui constituerait "un coup fatal porté au PCF".

Le député européen, qui aurait 70 ans en fin de quinquennat, avait remporté 11,1% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2012. 


mardi 29 novembre 2016

Les crimes de Fidel Castro ne sont pas un détail de l'Histoire

Raphaël Enthoven se penche sur les égarements de Mélenchon et du PCF

"Fidel est mort," titra L'Humanité, ré-écrivain de l'Histoire

"L’histoire
[l'Histoire?] retiendra qu’il fut l’un des géants politiques du XXe siècle."
Fidel Castro, 12 octobre 1979
Et le quotidien - méprisant, bien que sous perfusion de l'Etat- d'attaquer bille en tête "la faune de tous les anti-castristes [qui] est bien petite à côté de ce colosse. Son combat a permis l’avènement d’une Amérique latine nouvelle. De son vivant, Fidel était déjà entré dans l’histoire [par la petite porte: la grande est marquée d'un H]. L’Amérique latine perd un Libérateur, un référent, une légende." Parmi les adulateurs athées, le culte stalinien de la personnalité n'est pas mort.  

"Je pleure. 
Dès potron minet, Mélenchon est allé 
se prosterner
à l'ambassade cubaine à Paris


Pour mesurer la dimension du personnage, il faut le contextualiser [une exception communiste, car la gauche ignore la contextualisation s'agissant de la droite au pouvoir dans la crise économique et financière internationale surmontée par le quinquennat Sarkozy]. Cuba est une petite île ; elle n’est pas un morceau de l’ex-empire soviétique qui s’acharne à survivre sous les tropiques. Les Etats-Unis sont intervenus plus de 190 fois en Amérique du sud, une seule expédition a échouée [la ré-écriture de l'Histoire fait également fi de l'orthographe grammaticale] celle de 1961 à Cuba: l’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, pour tenter de renverser Fidel Castro [dont l'organe officiel du PCF oublie de rappeler que Castro et ses guérilleros révolutionnaires ont pris le pouvoir par la force]. Les archives de la CIA l’attestent [référence inattendue !] : Fidel a été victime de plus de 600 tentatives d’assassinat de la part des Etats-Unis. Pendant 50 ans, il leur a tenu la tête haute. [Les opposants cubains éliminés par Castro n'ont pas eu cette chance...]

"Fidel est le libérateur, l’émancipateur, le fédérateur"
L'Huma est resté branché sur l'époque soviétique. "Il a permis l’affirmation d’une nation. Le castrisme naît d’une revendication d’indépendance nationale [le peuple a-t-il été libéré? De la famine et de l'oppression étatique?] ; la Révolution a été le fruit d’une histoire nationale. Fidel a en quelque sorte inventé Cuba. Il est donc historiquement le fondateur, le ciment, il porte une légitimité historique que nul ne lui conteste. [C'est à voir hors des murs du Comité central et des cellules communistes]

"Il y a eu à Cuba, c’est vrai, une forte personnalisation du pouvoir." 
Et l'Huma la justifie. "Ce serait le "résultat du charisme de cet homme exceptionnel et du rôle qu’il a joué dans le processus historique, de sa relation directe avec le peuple, de l’agression permanente des Etats-Unis.

Cuba a inventé des structures de "pouvoir populaire" Et cela fait donc peur.  "A Cuba, le parti unique est le produit de la Révolution, d’un processus long et conflictuel de la fusion des trois organisations révolutionnaires. A Cuba, c’est la Révolution qui a fait le parti, et non l’inverse [ce qui est une contre-vérité historique, puisque Castro a dû se rapprocher des communistes cubains, par nécessité, à la suite de son coup d'Etat: son mouvement n'avait ni légitimité ni implantation et a donc cherché à profiter de l'organisation très structurée du PC cubain. Le Parti Communiste Français est resté foncièrement, viscéralement, révolutionnaire quoi qu'il s'en défende depuis, notamment, qu'il s'est résolu, moribond, à une alliance avec le Parti de gauche, se fondant, faute de leader, dans le Front de gauche, sous la houlette de Mélenchon, candidat commun .à la présidentielle de 2017. Le PCF a entrepris une opération de blanchiment et, après s'être fait désigné sous le terme de "gauche radicale" en 2012, se refait une virginité sous l'appellation de "gauche de la gauche" en 2016. Preuve s'il en était besoin que, malgré sa déstalinisation apparente, puis le déclin de l'idéologie communiste, le discrédit progressif du matérialisme dialectique reste à accomplir].

L'internationale des dictateurs:
Castro Fidel et Raul avec Saddam Hussein
"S’il y a des hommes qui jouent des rôles irremplaçables, dans des processus historiques donnés, 
Fidel Castro est de ceux-là", affirme le journal d'extrême gauche.
"Hasta la victoria siempre, Comandante Fidel ! " En espagnol dans le texte du quotidien internationaliste idolâtre.

C'est pourtant une levée de boucliers socialistes qui a accueilli la'annonce différée de la mort du dictateur communiste

Est-elle motivée par la campagne présidentielle, alors que Hollande ou Lang se sont affichés au côté du dictateur ? 

VOIR et ENTENDRE 
le rappel à la décence du philosophe au candidat de l'extrême gauche
, le 28/11/2016 sur Europe 1 :