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samedi 25 janvier 2020

Concentration de la presse: Niel autorisé à ajouter Nice-Matin à ses autres media

Feu vert définitif de la justice au rachat de Nice-Matin par le magnat de la presse

L’Autorité de la Concurrence autorise sans engagements Xavier Niel à prendre le contrôle du quotidien régional

Anciennement Conseil de la concurrence, elle est une autorité administrative indépendante (A.A.I.) dont la présidence est toutefois attribuée sur proposition des commission des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale, conformément à l'article 13 de la Constitution. En 2016, la majorité présidentielle était socialiste.
Depuis octobre 2016 et pour cinq ans l'actuelle présidente est une conseillère d'Etat, Isabelle de Silva, une ex-membre du conseil d'administration de la caisse de retraite des personnels de l'Opéra national de Paris.De manière embarrassante au regard de ses prétendues neutralité, vis-à-vis des media, et indépendance, à l'égard du pouvoir, celle qui livre Nice-Matin à Xavier Niel (propriétaire de Free et copropriétaire du groupe Le Monde) est la même qui, dès les premiers mois de son mandat à la tête de l'Autorité, condamna à une amende de 80 millions d'euros le groupe Altice de Patrick Drahi (Libération et BFM) pour la pratique de gun jumping après qu'il a réalisé de manière anticipée deux opérations de concentration notifiée en 2014, et, se flattant de son féminisme qui, au jour de sa nomination clama son désir "d'aider les femmes autour [d'elle] à développer leur carrière et à saisir des opportunités ", renforce aujourd'hui l'emprise sur l'opinion d'un homme condamné en octobre 2006 à deux ans d'emprisonnement avec sursis et à 250.000 euros d'amende pour recel d'abus de biens sociaux datant de 2001 à 2004 dans un 'peep-show' dont il était actionnaire. On ne refuse rien à une fortune personnelle de 5 milliards qui épouse la fortune d'un autre homme d'affaires, Bernard Arnault (groupe LVMH, le plus riche du monde, avec des actifs valorisés à 109 milliards de dollars américains), en la personne de Delphine Arnault.
Après être entrés en négociation exclusive l’année dernière avec Nethys en vue de la reprise d'une part majoritaire des 34% détenus par le groupe belge dans le journal Nice-Matin, Xavier Niel et sa holding NJJ ( Le Monde, L’Obs) ont par la suite eu le champs libre après le retrait surprise du milliardaire franco-libanais Iskandar Safa alors en course pour racheter le solde des 66 % détenus par les salariés actionnaires du journal.

L’Autorité de la concurrence a aggravé la main mise sur la presse par des hommes d'affaires et la concentration de la presse en autorisant le fondateur de Free et NJJ, qu’il détient à 100%, à prendre ce lundi 20 janvier le contrôle exclusif du groupe de presse, lequel édite les titres Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin. 
Un nouveau pas en arrière est franchi, préfigurant le "monde nouveau" de Macron.

Cette autorité administrative indépendante est censée lutter contre les pratiques anticoncurrentielles

Après examen (!), elle n'a constaté aucun chevauchement d’activité en ce qui concerne la presse écrite.
“Compte tenu des différences de nature qui existent entre les différents titres édités par GNM (titres de presse quotidienne régionale) et NJJ (titres de presse quotidienne nationale et magazines), l’opération ne donne lieu à aucun chevauchement d’activité dans le secteur de la presse écrite”, a tranché l’Autorité.

Cette autorité fantoche reconnaît pourtant "des chevauchements d’activités (qualifiés de "très limités") sur les marchés de l’exploitation de sites éditoriaux en ligne et de la vente d’espaces publicitaires en ligne”. 
Qu'à cela ne tienne, compte tenu de différences très marquées entre les lectorats de ces différents journaux et la faible diffusion payante des titres édités par NJJ dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes, l’Autorité a écarté tout risque de vente liée.

La holding de Xavier Niel s’est engagée à conserver le contrôle de Nice-Matin pendant cinq ans, tout en promettant d’investir plus de 50 millions d’euros.

samedi 5 janvier 2019

Presse : la dictature de la pensée et des bonnes manières s'abat sur les Gilets jaunes

Quand le gilet est jaune, l'éditocrate voit rouge

Un éditocrate normalement constitué reste perplexe devant un "gilet jaune". 
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Dans le magazine Marianne, Jack Dion dit son fait à la médiacratie dirigée par les Trissotin bien en cour du monde des media et de l'édition, installés par les acteurs politiques dominants mais inamovibles à travers les décennies, du fait de leur flexibilité idéologique en amitiés. Ce sont les spécialistes pontifiants de la bien-pensance qui donnent régulièrement leur opinion sur un grand nombre de sujets qu'ils ne maîtrisent pas nécessairement.

Ancien journaliste du quotidien communiste L'Humanité qui, à 69 ans, en connaît un rayon sur les turpitudes des professionnels qui l'entourent ou qu'il croise, Jack Dion a droit à une caricature confraternelle de Mediapart : " Je n’en avais jamais entendu parler, mais à première vue, autrement dit au fasciés, cela pointe à la même ménagerie que le Chevrier d’une récente mésaventure dyonisienne : L’aigreur du gauchiste pendue aux commissures et le regard d'une taupe arrachée à sa nuit. Le mec sympathique en quelque sorte". Mediapart est au mieux de sa bienveillance... 
A choisir, on sait avec lequel des deux partager un verre quand le site révolutionnaire trotskiste conclut : " Bref, on ne me verrait pas boire un coup avec ça non plus. Aporétique." Dion ne peut être totalement mauvais si Plenel l'assassine, mais la situation est ouverte quand on sait que le trotskiste, patron du site sectaire, mène une vie souterraine et secrète... Mais "ça a le droit d’exister. Et donc ça existe," juge Marius Le Megavesque, contributeur fétide comme une haleine de retraité en dentisterie, sur le site malsain. 

Passé la curiosité de l'acte I,  ce professionnel de l'avis péremptoire étale sa morgue et son mépris. 

Ce qui n'est pas sans expliquer son rejet dans l'opinion, souligne Jack Dion. 
De même qu'une poule [de luxe entretenue par le système] est décontenancée devant un couteau, un éditocrate normalement constitué reste perplexe devant un « gilet jaune ». Au début, il y trouve le charme de la nouveauté et l'occasion de faire ce qu'il sait le mieux faire : commenter avec l'onction de l'expertise, fût-ce pour aligner truismes et poncifs [ce sont des conservateurs de la pensée rance]. Mais l'éditocrate s'attend que cela dure le temps d'un week-end. La révolte, comme la jeunesse, doit passer. Depuis le début, il explique que le mouvement s'essouffle [a-t-on le souffle court quand on n'est pas loin d'attaquer le troisième mois ?]. Il en a prévu la fin au sortir de l'acte I [car il est perspicace], et ainsi de suite, a fortiori après le recul d'Emmanuel Macron [une "main tendue", dit-il, l'éditocrate]. Il a d'ailleurs été d'autant plus surpris que, à l'en croire, il est impossible de suivre un autre chemin que celui balisé par Maastricht [les partis et les syndicats conventionnels, voire réformistes!] et que toute revendication sociale sortant des clous de l'orthodoxie est irrecevable [Ainsi se développe l'idée que la colère du peuple est illégitime...].

L'éditocrate a donc avalé son chapeau, comme d'autres. Il n'en a pas moins prédit la fin de la révolte des « gilets jaunes », ne comprenant pas que la France est en train de vivre un mouvement social historique par sa longueur (le plus long depuis Mai 68), sa forme (hors des circuits ordinaires [tandis que la presse reçoit des représentants de la révolte pour meubler le temps d'antenne à bon compte et discréditer ses invités à force de dérision et de mépris] ) et sa représentation populaire (inédite). L'éditocrate est alors revenu à son exercice favori, celui-là même qui provoque un phénomène de rejet dans l'opinion : étaler sa morgue et son mépris, sa suffisance et sa supériorité.


Racistes, mal habillés, avinés... [et indociles, voire violents]

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Une fois digérée la transition exotique, l'éditocrate a décrété qu'il était temps de redescendre sur Terre et de revenir aux choses sérieuses. Au fil de ses interventions, il a accusé les « gilets jaunes » d'être - au choix - sexistes, violents, homophobes, racistes, mal habillés, antisémites, putschistes, complotistes, avinés, fainéants et manipulés par l'extrême droite, au point que l'on était en droit de se poser la question : sont-ils ou non pédophiles et anthropophages ?

J'exagère ? A peine. L'ineffable Bernard-Henri Lévy, dont on connaît la prescience depuis le fiasco libyen, a perçu la « chemise brune » derrière le gilet. 
Jean Quatremer, de Libération, l'homme qui insulte plus vite que son ombre, a parlé d'un mouvement de « beaufs ». 
Sur les ondes d'Europe 1, Jean-Michel Aphatie a courageusement dénoncé « une véritable arme de destruction massive ». Il a même précisé que, derrière, dans l'ombre, il y avait forcément « une organisation séditieuse cachée ». La main de Poutine ou celle de Daech ? 
Dans le Figaro, l'essayiste Pascal Bruckner a asséné : « L'alibi de la justice est souvent le paravent des passions les plus basses : l'envie, la jalousie et la haine impuissante, comme disait Stendhal après la Révolution. » En 2019, comme en 1789, le danger vient des sans-culottes.

Fort heureusement, l'éditocrate sait remettre le bon peuple sur le bon chemin. Si besoin, il n'hésite pas à monter au front de la défense des libertés quand des énergumènes affublés d'un gilet jaune bloquent la sortie d'un journal, ou s'en prennent à des journalistes exerçant leur métier. De ce point de vue, il a raison. Tout geste inconsidéré doit être condamné, comme toute parole menaçante. Mais cela vaut dans les deux sens, aussi bien pour les « gilets jaunes » que pour ceux qui les jettent dans le sac de l'opprobre au prétexte de dérives ultra-minoritaires [avec le soutien d'une vaste majorité de "beaufs", je veux dire de Français "de base"...]. Durant plusieurs heures, les manifestants ont été rendus responsables de l'incendie accidentel qui s'est déclenché devant Le Parisien [il est vrai que Jannick Alimi, sa rédactrice en chef adjointe au service politique, joue volontiers avec les allumettes du parti-pris], preuve que certains n'hésitent pas à renouer avec une pratique de l'infox qu'ils attribuent d'ordinaire aux locataires des ronds-points de la colère.

Outre qu'il balaie rarement devant sa porte, l'éditocrate ne fait pas dans le détail. Tel un chasseur de gibier [un chacal?] ayant consommé plus que de coutume, il tire dans le tas - verbalement parlant, s'entend [Bruno Jeudy est à peine audible, dans tous les sens du terme, mais distille les préjugés partisans à jet continu, au niveau qui est le sien, celui du magazine de gare, Paris Match]. D'ordinaire, pourtant, ce grand esprit [BHL, Alimi, Jeudy ou Le Guay, c'est pareil] se pique de ne pas généraliser. 
Quand un Jérôme Cahuzac est condamné, il s'empresse de préciser que tous les députés ne sont pas pourris, ce qui est vrai [et quand Dominique Strauss-Kahn est poursuivi pour viol, était-il du côté de la victime, la femme, l'employée d'étage multi-services, la Noire ?]. Quand un policier dérape, il se garde de critiquer tous les flics, et c'est justice. Quand un Carlos Ghosn étale ses revenus de nabab, il relève avec raison que les patrons ne sont pas tous logés à pareille enseigne. Mais, quand des gens affichant la célèbre tenue fluo ont des agissements répréhensibles, il en déduit que tous les « gilets jaunes » sont de cette engeance. 

A l'instar de Pierre Dac, l'éditocatre dit : "Dans la vie, il faut des principes assez solides pour qu'ils tiennent le coup lorsqu'on s'assied dessus."

jeudi 14 décembre 2017

L'Etat, actionnaire majoritaire chez Renault, va s'implanter dans la presse à Challenges

Le constructeur automobile se diversifie !...

Renault (40%) - et l'Etat (15,01%) - mettent un pied historique dans la presse 

Renault investit dans la presse mais le montant de sa mise au pot n'a pas été dévoilé. Le constructeur automobile va prendre une participation de 40% dans le groupe Challenges, qui édite le magazine économique du même nom et plusieurs autres titres, ont annoncé ce mercredi 13 décembre les deux groupes dans un communiqué. 
Renault   dans la presse avec cette entrée au capital du magazine économique, qui connaît de graves difficultés budgétaires mais dont les ventes se sont redressées ces derniers mois, après un plan d'économies et le départ de plusieurs journalistes. 

Renault justifie cette union contre nature par le développement de la voiture autonome 

La voiture autonome va "libérer du temps utile aux utilisateurs" et leur permettre de lire à bord, explique l'acquéreur dans un communiqué. "Ce projet s'inscrit pleinement dans la stratégie du Groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés de qualité et à améliorer l'expérience de ses clients", affirme le patron de Renault, Carlos Ghosn, dans un communiqué relayé par BFM Business, plongé dans l'embarras depuis sa liaison tumultueuse avec  Patrick Drahi.

La voiture serait ainsi le "kiosque du futur", ironise Le Figaro. 
Le groupe automobile va investir 5 millions d'euros dans le groupe Sophia, précise ce quotidien. Avec le magazine économique, Sophia regroupe les titres Challenges : Sciences & Avenir, Historia, Histoire et La Recherche.
Concrètement, les deux groupes vont travailler à la création de contenus premium, sous forme audio ou vidéo, s'appuyant sur les articles de fond de Sciences & avenir, d'Historia ou de Challenges. "Cet accord a une vocation mondiale. Les articles seront traduits dans toutes les langues des pays dans lesquels nous vendons des voitures", s'est emballé Carlos Ghosn. Privatisée en 1996, la société par actions simplifiée Renault-Nissan, premier vendeur mondial de voitures, est en effet présent sur tous les continents.

L'entrée de Renault au groupe Challenges n'a pas été une évidence. 
Si, du point de vue de Claude Perdriel, l'opération est aujourd'hui présentée comme "logique" - seulement parce qu'il cherchait un autre actionnaire depuis plusieurs années en vue de préparer sa succession -,  Presse News révèle que des discussions ont d'abord eu lieu notamment avec Les Échos, qui appartient au groupe LVMH. Selon la lettre de l'Expansion, des négociations ont par la suite été menées avec le propriétaire du groupe Atalian, et actionnaire de La Tribune, Franck Julien.
Le Koweit entre au capital de la maison de presse Challenges par la fenêtre du garage. Il est en effet le plus gros investisseur de Daimler, lequel détient  plus de 3% de Renault.

De son côté, le propriétaire de Challenges, Claude Perdriel, a expliqué cette cession par la mauvaise situation financière de la presse. Il aurait été séduit par les plans sur la comète du constructeur automobile, un "projet révolutionnaire" de Renault : "mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault." 
Selon l'homme d'affairesl, "l'automobile devient à son tour un outil de partage de la presse", comme le sont devenus les téléphones portables. Et le patron de presse gauchiste de rêver: "Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d'auditeurs potentiels."

Pourquoi Challenges "accueille" Renault dans son capital, selon Claude Perdriel

Claude PerdrielSa danseuse a offert au patron du magazine un éditorial.
Sous le titre "révolution", le propriétaire gauchiste qui a réussi en affaires dans le sanibroyeur, explique que "la situation financière de la presse est mauvaise, assurant que ses soucis personnels à Challenges sont également ceux de l'ensemble du secteur de l'information. On peut même s’interroger sur son avenir", dramatise le nonagénaire de 91 ans. Et de poursuivre sur le thème du pluralisme de l'information. "Pourtant un pays qui perdrait le pouvoir d’exprimer librement une opinion ou les conclusions d’une enquête cesserait d’être démocratique." 

Le magazine Challenges échappe encore à cette fatalité [de mort], assure-t-il. 
En 2017, ses ventes, son audience (sur papier et le web) et son chiffre d’affaires publicitaire ont augmenté. Avec 4 mensuels - Sciences & Avenir, La Recherche, L’Histoire et Historia -, il forme un groupe indépendant, unique, consacré à la diffusion de la connaissance et du savoir. 
"Mais les nuages noirs s’amoncellent", observe-t-il. Les marchands de journaux, ruinés, ferment. La coopérative qui nous distribue ne peut plus payer l’intégralité de notre dû. Sur internet, pour accepter de diffuser nos contenus, les grands groupes et les principaux intermédiaires prennent jusqu’à 70 % de nos recettes publicitaires, explique le gauchiste. Il y avait donc des raisons de s’inquiéter. 

Et puis, début septembre 2017, Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault, nous a proposé un projet révolutionnaire : mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault. Cette idée lui est venue en réfléchissant aux développements de la voiture électrique et de la voiture autonome connectée. 

Ces avancées peuvent aussi profiter dès maintenant à l’ensemble des modèles. 
"Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés et à améliorer l’expérience de ses clients ", nous a-t-il expliqué. Cette idée, si innovante, s’est imposée à nous, sur le champ, comme une évidence. Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d’auditeurs potentiels. 

Nous avons donc accepté cette proposition. 
Renault, en charge de l’innovation technologique, prend 40% de notre groupe et s’engage à respecter notre indépendance éditoriale. Détenteur de 60 % des parts, je reste garant de celle-ci. 
Il convient toutefois de tempérer ce bel enthousiasme et rappeler que Perdriel a déjà dû se séparer du groupe L'Obs cédé à 66 % des actionnaires du Groupe Le Monde, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, le Groupe Perdriel, appartenant au fondateur du titre, Claude Perdriel ne sauvant que 34%.
"L’avenir s’éclaire, il devient passionnant, poursuit Perdriel. Les journalistes verront leur travail récompensé par une audience multipliée. Après les smartphones, qui nous ont ouvert de nouveaux débouchés via les kiosques numériques, l’automobile devient à son tour un outil de partage de la presse, sous forme de nouveaux contenus, évidemment. C’est une transformation totale, un développement dont nous vous ferons profiter, chers lecteurs. [sic] 
"Dans ma vie, j'ai dû céder deux fois des journaux pour des raisons financières: le Matin de Paris puis le Nouvel observateur. Instruit par ces expériences, je ne souhaite pas vendre ou prendre d'actionnaires".
"Vous pouvez nous faire confiance pour défendre, comme toujours, la qualité de votre magazine."  
Ainsi soit-il.  

jeudi 29 juin 2017

Presse inapte: Macron ne lui accordera pas d'entretien le 14 Juillet

La pensée présidentielle est trop "complexe" pour les media... 

Le chef d'Etat ne daignera pas répondre à la presse pour le 14 Juillet

Pour éviter le dialogue avec les journalistes, son entourage prend prétexte qu'il se sera déjà exprimé devant la Nation lors de la réunion du Congrès à Versailles. Et les journalistes ne seraient pas à même de tout comprendre...  

Mais les rendez-vous manqués avec la presse se multiplient. 
Résultat de recherche d'images pour "macron hautain"Après la présidence "hyper-normale" de François Hollande, Emmanuel Macron semble laisser libre cours à son naturel méprisant. Selon son entourage, Emmanuel Macron rompra avec la tradition du rendez-vous du 14 Juillet avec la presse initiée par le président Valery Giscard d'Estaing et leur posera un lapin. 

Son entourage avance plusieurs raisons. 
"Le président de la République aura eu l'occasion de s'exprimer largement devant la Nation [lors de la réunion du Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017", sans égard pour Edouard Philippe qui s'exprimera le lendemain, et sans considération non plus et surtout pour la déclaration de politique générale de son Premier ministre, laquelle implique pourtant chacun de ses concitoyens. 
Autre raison évoquée : la pensée du président jupitérien serait trop "complexe" pour entrer dans les clous de l'exercice médiatique, selon des proches du président cités par Le Monde. 

Tant d'arrogance laisse le microcosme perplexe

Résultat de recherche d'images pour "macron hautain arrogant"
Les admirateurs de Macron découvrent pourquoi le grand homme n'a accordé aucun entretien depuis la passation de pouvoir à l'Elysée et pourquoi les relations entre l'exécutif et la presse, pourtant majoritairement 'macronophile' pendant la campagne présidentielle – et même après – restent tendues. 
Le comportement du président trentenaire réussit à troubler Christophe Barbier, éditorialiste de BFMTV, qui se pose des questions ce 29 juin 2017. S'il a pu avoir jusqu'ici le sentiment que la distance olympienne aurait fonctionné, il s'interroge : "mais jusqu'à quand ?" 
Le président Macron déteste la promiscuité: il n'aime pas se salir les mains.
VOIR et ENTENDRE

Du côté des représentants de la Nation, on commence aussi à s'inquiéter, 
Image associée
y compris dans les rangs des Constructifs (groupe parlementaire rassemblant l'UDI et des Républicains 'macron-compatibles'), dont les membres tentent d'articuler soutien au gouvernement et posture critiques. 
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a ainsi décidé de boycotter la réunion du Parlement en Congrès, le 3 juillet 2017. "Le président de la République n'a pas besoin de nous pour sa com'", a-t-il protesté sur Twitter. 

Malgré des premiers signes d'inquiétude et quelques sursauts d'humeur, Les Constructifs ont annoncé leur intention de voter la confiance au gouvernement le lendemain, 4 juillet 2017. 

Dans son créneau, le FN a trouvé un coucou...

mercredi 22 mars 2017

Un candidat insultant peut-il être président de la République ?

Jean-Luc Mélenchon traite un journaliste de "sale con"

Le candidat à la Présidentielle s'était jusqu'ici contenu

Mais le naturel a repris le dessus. On le disait apaisé et maître de ses pulsions par la magie de cette campagne présidentielle, agitée à souhait pour un révolutionnaire. Mis en vedette par l'extrême gauche, son ego semblait comblé et l'individu revivait, mais il s'est à nouveau abandonné à sa violence naturelle, en dépit de sa longue expérience des écarts de langage, voire des insultes.

Toujours imbu de sa personne et vindicatif, Jean-Luc Mélenchon s'est à nouveau révélé tel qu'en lui-même. Samedi 18 mars 2017,  il a fait une rechute : interrogé par un journaliste de C à Vous au sujet de Benoît Hamon - et de leur rapprochement fort compromis - le candidat de la gauche extrême n'a pas su se contrôler.

Le bateleur est plus habile à dissimuler son alliance avec l'extrême gauche sous le label de "France insoumise". C'est d'ailleurs la même - version syndicale - qui défile sous celui de "France ingouvernable": un défi donc pour un candidat à la présidentielle !


Simplement agacé, le "candidat ingouvernable" manque de respect à un journaliste de 'C à Vous'


Après un très peu citoyen "votre question me saoule, monsieur", 

Jean-Luc Mélenchon s'est attaqué frontalement à la personne du journaliste. La présence d'une perche avait échappé à la vigilance de ce professionnel de l'invective insultante.

Hier soir, dans "C à vous" sur France 5, les téléspectateurs ont pu découvrir la séquence qui disqualifie Jean-Luc Mélenchon.
Lorsqu'un reporter l'interroge sur ses chances de victoire sans une alliance avec le candidat socialiste officiel, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon s'est emporté. Se sentant provoqué par la question, le candidat de "la France insoumise" - méprisant des travailleurs -  a même lancé à son équipe "jette moi ça !" en parlant du journaliste de France 5.

Faisant mine d'ignorer le journaliste qui s'était déplacé pour couvrir sa prestation sur la chaîne du service public, la star de la gauche totalitaire poursuivit ses signatures d'autographes, mais Mélenchon prit  à témoin sa cour de militants et leur lança  : "Vous avez vu ce sale con ?"
Sa conseillère en communication dut lui glisser qu'un micro était au-dessus de sa tête.

VOIR et ENTENDRE  la scène qui, pour les "humanistes", vaut bien un détournement de fonds publics... 

Les dommages collatéraux devraient être sensibles sur la suite d'une campagne engagée dans une Bérézina donnant raison aux militants d'extrême gauche qui, contre l'avis de Pierre Laurent, le jugeaient inapproprié à la fonction visée.
"

samedi 13 août 2016

Pourquoi certains journaux dissimulent-ils l'identité des terroristes ?

Faut-il publier l'identité et les photos des terroristes ?

La grande majorité des organes d'information a paradoxalement choisi l'opacité.

Mais les rédactions françaises commencent à s'interroger sur leur propre responsabilité en ne diffusant pas les noms et les images de ces criminels, dès lors que leur divulgation n'entrave pas les progrès des enquêtes et la sécurité des concitoyens. 
Si nous menons vraiment une guerre intérieure, comme ils le serinent derrière Hollande et Valls, est-il cohérent que les media nous mettent en état mortel d'infériorité en ne mobilisant pas la vigilance de la population ? Ce serait un combat inégal avec des traîtres au pays où ils se trouvent sans l'avoir reçu en héritage, d'autant que les djihadistes français n'ont jamais fait allégeance à la France, mais à des apatrides sur cette terre et des monstres sanguinaires que le respect de la personne humaine n'effleure pas.

La barbarie terroriste que nous laissons s'installer dans notre pays a fini par sortir certains media français de leur béatitude universaliste fondée sur une idéologie moralisatrice mais planante vantée pour un humanisme vicié par un fort sentiment de culpabilité masochiste. 

La presse conservatrice arquée sur des certitudes du siècle passé s’interroge, nous dit-on, sur la posture à adopter pour en rendre compte, sans nécessairement plaire aux réseaux, notamment sociaux, aux associations partisanes et aux élus politiques du moment, qu'alternativement ils appuient ou combattent. C’est un débat légitime. Nombre de journaux ont trop souvent failli ces dernières années en faisant preuve de légèreté et d’inconséquence pour traiter des sujets lourds qui auraient dû inspirer davantage de rigueur et de conscience des vraies valeurs, singulièrement s'agissant dela vie des otages que, par exemple BFMTV, dans sa course à l'audience, a mise en péril lors de l'attentat contre l'hyper casher de la Porte de Vincennes à Paris, le 9 janvier 2015. Il leur a fallu du temps, beaucoup, avant qu'ils se remettent en cause. Faiblement et à huis clos. 

Pour autant, pouvons-nous déjà nous réjouir de voir la presse découvrir l’esprit de responsabilité et questionner la pertinence de ses pratiques transmises par leurs anciens, si fiers d'avoir négocié pour ses journalistes des acquis exorbitants (notamment fiscaux) et si jaloux de ce "quatrième pouvoir" entre leurs mains ? Qu'en a-t-elle fait, sinon une arme personnelle ? Il n'est que temps que, si elle ne rend pas ce qu'elle s'est appropriée, elle partage et la mette au service de tous. Ce serait une authentique avancée; de celle dont la gauche pourrait longtemps se prévaloir, plutôt que du mariage entre personnes du même sexe. Elle cesseraient ainsi de ne servir que les plus riches ou les plus forts et leurs propres intérêts mercantiles, sans entraver les efforts des services mobilisés par l'état d'urgence contre le terrorisme. 

Et peu importe qu'elle soit seulement motivée par le service de la majorité politique qui a actuellement sa préférence. 
Redoutant une starification des terroristes dans leur milieu d'origine et que leurs forfaits faire école, certains journalistes ont cru bon d'occulter: un comble dans ce monde de l'information ! Ces dissimulateurs ont décidé de les "anonymiser" (écrit Renaud Dély: comprendre "anonymer" ! Il n'a jamais su écrire, mais est néanmoins directeur de la rédaction de Marianne depuis juin 2016, après avoir été rédacteur en chef de L'Obs). Si inhumains que soient les islamistes, la presse les affuble de termes aussi flatteurs qu'inappropriés: "l'homme" ou le " jeune homme", jusqu'à 30 ans et plus, pour désigner les assassins d'Allah. Les moins calibrés par l'idéologie dominante ou les plus téméraires ne révèlent que leurs initiales, quand ils ne leur attribuent pas un nom d'emprunt... Alors publier leurs photographies est du domaine de l'impensable. Que pourrait penser la communauté musulmane ! 

Les responsables de presse ne les suivent pas tous cette voie. 
Il en est donc qui publient l’identité complète des auteurs d’actes terroristes et leurs photographies dès lors que ces informations sont avérées, c'est-à-dire transmises avec l'estampille d'un ministère, ou certifiées par l'AFP, voire diffusées sur Twitter, avec la faculté de faire disparaître l'info dans la minute qui suit... A la condition restrictive, toutefois, qu’elles concernent des personnes majeures et que leur divulgation n’entrave pas les progrès des enquêtes en cours et donc la sécurité de nos concitoyens, bien que la société privée de télévision qui se dit 1ère chaîne d'information en continu ait failli.

Quelles sont les quelques raisons simples, et évidentes qui peinent à s'imposer à la profession ? 

D’abord, la fonction même du  journalisme est d'informer ! Le lecteur est en demande d'informations complètes et de vérité, toute la vérité et rien que la vérité, dût-elle heurter. Ou déplaire aux politiques. La formation en école de journalisme - avec ré-éducation et formatage au détriment de la culture et de la déontologie- ne facilite pas la tâche des professionnels qui, de surcroît, sont des militants. Il n'est d'ailleurs jamais plus question de recherche de l'objectivité. 

Ensuite, la liberté d'expression proclamée est muselée par une tendance stalinienne forte à la rétention de l'information. 
Masquer des faits et donc une partie de cette vérité ne peut avoir qu’un effet contre-productif dévastateur sur la société elle-même. La connaissance n'est plus transmise par l'école et la presse n'ambitionne pas davantage de la diffuser. Dans un cas comme dans l'autre, le partage affaiblirait la position dominante à laquelle ils s'accrochent d'autant plus que l'un et l'autre détenteurs de la connaissance sont rivaux: ni l'école ni la presse n'entend répandre les informations qui pourraient saper son autorité. Le médecin et le juriste parlent-ils la langue commune ? 

Le flou et le non-dit conviennent aux politiques mais sont-ils mieux appréciés que les journalistes ? Ces derniers dénoncent le  poison du complotisme mais loin de livrer son antidote, ils l'alimentent, quand ils ne l'instrumentalise pas pour le dénoncer. Un cercle vicieux où ils s'épanouissent en faisant tourner la machine, rotative ou sites internet, dont ils combattent d'ailleurs les "adblocks". Il devient nécessaire à la survie de la poule aux oeufs d'or que la désaffection pour la presse-papier que suscitent les journalistes, du fait de leurs options idéologiques et économiques, soit compensée par des rentrées via le numérique ? 
Aux problèmes de l'auto-censure et de la désinformation s'ajoute celui de l'arrogance de celui qui est placé pour savoir, mais décide de ce qui est public ou non. Bien que de plus en plus souvent illettré, le journaliste creuse ainsi un fossé entre la masse et lui, s'auto-proclamant analyste, expert ou décrypteur... des dépêches d'agences.
Ces spécialistes de l'intox s'arrogent même le droit à la désintox, déclarant vrai ou faux les propos des élus interrogés au dépoté et souvent sans notes (ni les fiches d'un service politique ou économique) et les accusant d'incompétence ou de malignité. Question manipulation ne se valent-ils pas pourtant ?

Le lecteur ressent fortement ce mépris du journaliste. 
Alors qu'il le désinforme lui est insupportable. La période maintenant longue des attentats par des Français sortis de ses rangs exacerbe ce mécontentement: tout le monde lui ment ou lui cache quelque chose. Certains ont des raisons de taire que l'on peut croire supérieures; d'autres n'en ont aucune, sinon la volonté de dissimulation pour créer une supériorité de celui qui sait.
 
Paradoxalement, l'occultation de l'identité de terroristes contribue à pointer du doigt une communauté dont les patronymes devraient être masqués parce que de consonance étrangère. Ne pas nommer, c'est en fait trahir: lorsqu'une identité n'est pas révélée ou qu'une photo est tenue cachée, les fantasmes propres à chacun s'expriment.  Les "pompiers-pyromanes" de la presse dénoncent alors xénophobie et racisme, islamophobie et extrémisme. Tenir dans l'ignorance ces honnêtes gens - pas plus "déséquilibrés" que les djihadistes médiatisés dans leur anonymat - c'est les livrer en pâture aux associations sectaires et virulentes, organisées en réseaux pour imposer leur dictature: voyez les ayatollahs de l'écologie ou les féministes staliniennes que les micros et caméras encouragent à la stigmatisation et à la haine de leurs semblables  concitoyens. L'ignorance dans laquelle la presse tient les twittos et "mal-informés" est une excuse à leurs excès langagiers.   

La décision de dire tout ce qui doit l'être pour permettre à chacun de se former former un jugement personnel serait une avancée de la démocratie. 
Ce serait accepter de perdre des occasions de tacles des extrémismes de droite comme de gauche, les adversaires de la République se situant à la fois parmi les "fachos", vrais ou faux, et parmi les révolutionnaires "en marge" des manifestations, dans toutes ses nuances de noir et de rouge, ultra-gauche, antifa ou "black blocs". Un "bon Français" ne pourrait être que Pierre, François, Jean-Luc ou Cécile, mais il en serait de plus Français que les Français, mais ils seraient de gauche, pro-palestiniens et internationalistes et s’appelleraient Najat ou Momo. Ainsi, "Salah" pourrait apparaître en force dans les avis de naissance. On peut se prénommer Adel et être un excellent citoyen français, voire meilleur que certains, insiste-t-on, pointant le beauf moyen qui ne le vaudrait pas. Si fort que ça en devient peu crédible. 

Or, l’innommable a un nom

Terroristes trop jeunes et sympathiques
pour être des barbares ?
Le kamikaze avait même un visage, avant de commettre son forfait. Faut-il déplorer qu'il ne puisse prétendre à la place du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe ? 
Quant à la publication des photographies d’identité des "auteurs d’actes terroristes" - en bref des terroristes, s'il est vrai que ces "personnes" le sont davantage encore que leurs actes - , elle doit répondre, elle aussi, aux mêmes exigences de l’information factuelle. Pour éviter toute forme d’héroïsation de ces tueurs, il serait désormais convenable de ne pas publier d’images les montrant sous leur apparence conventionnellement humaine, sympathique et représentative  du plus grand nombre: seulement sombres et menaçants, au risque de les caricaturer. L'idée sous-tendue étant que le noir est laid et que le difforme est méchant, mais que le beau est sain et que le jeune est innocent. Une normalité apparente ne cadrerait pas avec la présentation inversée de leur personnalité. Quelques dérapages malheureux de professionnels de la presse lors de l'affaire Mohamed Merah devraient dorénavant préserver de toute récidive. 

Il faudra à l'avenir se garder de toute photographie de ces individus. 
Contrairement à ce que prétendent certains, les monstres peuvent avoir un visage humain. Ce n’est pas le propre de l’humanité d’engendrer ou de fabriquer des monstres. Ses barbares se sont déconstruits dans des familles, écoles et entreprises et ne sont pas des extra-terrestres. 

Pour la presse, rechercher et dévoiler les informations qui les concernent et que possèdent les services de l'Etat (même si pour certains, comme Hollande, l'Etat, c'est eux), c’est une exigence déontologique à reconquérir, mais aussi citoyenne, évidemment ! La lutte contre le terrorisme est l'affaire de tous ceux qui ne renoncent pas à la défense de notre culture et qui ne capitulent pas devant l'ennemi extérieur infiltré parmi nous. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c’est ajouter au malheur du monde". Comme l'ignorance est une cause d'asservissement. Les taire, c’est à nouveau prendre le risque de l'anéantissement de notre civilisation sous le joug de l'envahisseur barbarie. Il s'appelait "stalinisme" en Europe orientale et "nazisme" en Europe occidentale; il pourrait aujourd'hui se nommer "islamisme."

lundi 28 mars 2016

La réforme 1990 de l'orthographe s'impose à la rentrée 2016

En cohérence avec la 2e Journée de la langue française dans les media audiovisuels ?

"Les négociations sont en passe d'être reprises" !


Entendu ce matin sur BFMTV, qui utilise visiblement les traducteurs électroniques, sans discernement.
La seconde Journée de la langue française dans les media audiovisuels s'est tenue le lundi 14 mars 2016. A noter au passage que 'media' est en soi un pluriel (celui de 'medium') et ne justifie pas un 's'. Mais le latin est élitiste...
Cette campagne invite les chaînes de télévision et les stations de radio à mettre en avant notre langue sur leurs antennes à travers un dispositif éditorial dédié. La pub parle aussi de "dispositifs médicaux", traduction paresseuse de 'medical devices,' en anglais.

'Mettre en avant' ne signifie pas pratiquer. 
Dans la facilité et le flou de l'à peu près, le CSA invite la presse à parler de la langue française et non pas à la... parler correctement, avec respect, comme elle touche à l'image de Hollande. Ainsi le Conseil supérieur de l'audiovisuel ne prend-il pas le risque de se ridiculiser en exigeant la correction de l'usage de notre langue.

Une campagne menée par le ministère de la Culture 

Le ministère de l''Education n'est pas partenaire. C'est pourtant à l'école que l'apprentissage doit être rigoureux et le mal pris à la racine. Face au risque culturel  et civilisationnel d'effacement de notre langue, l'école élémentaire n'a pas renforcé l'horaire d'enseignement de la langue maternelle. Il est même entamé par le développement des langues régionales. Notamment celles des indépendantistes corses ou bretons ! Pour enterrer plus sûrement la langue française, on a étendu l'enseignement des langues étrangères (mis en place à partir de 1960 mais) développé de 1989 à 1998, et, parmi elles, l'anglais a imposé sa domination à l'école élémentaire, avec un cartable institutionnel et par le jeu ou le théâtre, sans qu'on puisse enregistrer la moindre progression de sa maîtrise par les Français arrivés à l'âge adulte, malgré le recul de plus de plusieurs générations d'élèves. Ils négligent leur propre langue et se déclarent réfractaires à l'anglais, en dehors du karaoké...
Cette seconde édition s'est située au cœur de la 21e Semaine de la langue française et de la Francophonie (du 12 au 20 mars) organisée tous les ans par le ministère de la Culture et de la Communication et qu'a conclu la Journée internationale de la Francophonie, dimanche 20 mars. Elle convia les media internationaux francophones publics, en plus de TV5 Monde impliquée dès 2015, à s’y associer. Notamment Radio-Télévision belge francophone (RTBF), Radio-Télévision suisse, Radio Canada. 

Ce clip video pointe les Français, mais épargne la presse

Ne conviendrait-il pas pourtant d'approfondir la connaissance de la langue maternelle des journalistes qui occupent les antennes en continu? 
S'ils prenaient conscience que certaines de leurs tournures maltraitantes de leur langue maternelle est un emprunt à l'anglo-saxon et qu'elles sont plus lourdes que celles offertes par le  français. Leur production orale gagnerait en intelligibilité et en cohérence. Le coexistence de "hein" à chaque prise de respiration avec des constructions de phrases alambiqués avec "...en train d'être", censées branchées, leur éviterait le ridicule. Quand l'heure d'antenne coûte un bras au contribuable, q'ils sachent que la tournure impersonnelle en "on" est économique et claire. Au  delà des "au sein de" pour dire "dans" et des "afin de" pour dire "pour", les ignares prétentieux de la presse à fiches et de l'information précuite des dépêches d'agences doivent assumer les inconvénients de leur responsabilité de faiseurs d'opinion dont ils se targuent,afin que  pour que leurs prises de parole (jusque et y compris dans leurs textes) respectent la langue qui nous unit, tant qu'elle reste véhiculaire, et la culture qui est notre socle commun, tant que les media ne mutent pas en islamistes de Palmyre, en sapant négligemment leur héritage linguistique.  Comment peut-on en effet à la fois gronder face à l'ogre Google et miauler devant son service gratuit de traduction en ligne -instantanée, mais approximative- qui produit en français des monstres clonés ad nauseam par les journalistes incultes en langue étrangère comme en dans leur propre langue.
Le CSA est encore passé à côté d'une occasion de forcer le respect de l'opinion en sensibilisant les personnels du service public de presse à leur devoir culturel, mais aussi les chaînes privées, par la vertu de l'exemplarité. La réforme de l'orthographe, soutenue par la ministre  de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a ouvert une nouvelle brèche en affaiblissant la cohérence de notre langue. Ecrire "hopital", c'est porter atteinte à "hôpital" en  délégitimisant l'orthographe d' 'hospitalier': dès lors que tombe l'accent circonflexe du nom, vestige du 's', son ADN familial est maintenant porteur d'un virus mortel, transmissible à l'ensemble du corps linguistique. 


Evidemment, Le Monde assure péremptoirement: "Non, l’accent circonflexe ne va pas disparaître".
Le journal officieux du PS expliqua le 6 février qu'il s'agit de supprimer "certains particularismes" pour simplifier l'apprentissage de la langue aux allochtones... Et de mentionner les noms composés ("portemonnaie" plutôt que "porte-monnaie"), sans grand dommage en effet pour la compréhension des mots, mais de citer  aussi "charriot" avec deux 'r' pour le rapprocher de "charrette", sans cohérence avec l'objectif de simplification. 


L' "ortografe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard "commença d'être appliquée" en 2008. En clair, on commença à appliquer en 2008 l' "orthographe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard. Comment, dès lors, écrire "orthogonal" ? Le mot "orthographe", familier de tous, rend accessible à tous -  démocratise - le préfixe "ortho", indiquant l'idée de rectitude, dans des mots moins répandus comme "orthodoxe" ou "orthodontiste". 
Cohérence? D'une part, "l’Académie n’a jamais imposé cette nouvelle orthographe, qui reste facultative," assurent les maisons d'édition scolaire. Alors quelle est la nouveauté de 2016 qui fait polémique ? "Cette fois, les éditeurs de manuels scolaires ont décidé de tous appliquer la réforme à la rentrée", explique-t-on au ministère. Jusqu’ici, en effet, ils respectaient ou non les réformes orthographiques de manière disparate," ajoutent les commerçants du livre.
Or, les mêmes soulignent dans le même temps qu' "en réalité, ce dernier [l'accent circonflexe] serait facultatif sur les 'i' et les 'u', mais demeurerait sur les 'a' et 'o' ! Une discrimination qui simplifie tout, en effet... Mieux, il s'impose toujours dans d’autres cas. A la bonne nouvelle, vous aimâmes ausitôt (ou 'aussitot'?) le passé simple (nous suivîmes et vous suivîtes, nous voulûmes et vous voulûtes) et l’imparfait du subjonctif inviolé à la troisième personne du singulier afin que nous "acquissions" du style...

Dans son document de 1990, l'Académie précisait déjà que "les personnes qui ont déjà la maîtrise de l’orthographe ancienne pourront, naturellement, ne pas suivre cette nouvelle norme. Et jeudi matin, Najat Vallaud-Belkacem retiré la menthe de son thé, confirmant que "ces règles sont une référence mais ne sauraient être imposées, les deux orthographes sont donc justes."
Les maisons d'édition scolaire imposeront donc leur loi du commerce.
Une réforme ne vaut en effet que si elle vient du peuple, de l'usage qu'il fait des mots.
Mais sans entrer dans la querelle du "rap" ou du texto qui menacent notre langue (mais l'enrichit, selon d'autres !), on pense à l'orthographe du mot "événement" modifiée en "évènement" pour tenir compte de la prononciation en vigueur dans la rue. 
Et à partir de là, la prononciation va non seulement véroler l'orthographe mais aussi gangrener la syntaxe. La confusion est grande en effet dans les petits cerveaux de nos bacs +5 de la presse rééduquée en Ecole nationale de Journalisme (ou en petite faculté régionale) à la manipulation de l'opinion plutôt qu'à la formation d'esprits bien faits. Qui nous fera croire donc que le journaliste qui prononce l'adjectif "votre" comme le pronom "vôtre" a les idées claires ? 
Et il est préférable enfin de faire l'impasse sur les liaisons. Mais rappelons rapidement qu'elles sont encore obligatoires (nous avons, vingt euros ou premier avril), facultatives (c'est impossible, nous sommes arrivés) ou interdites ("parlement X européen" ou "toujours X est-il"). C'est la fin des X haricots avec les liaisons mal à propos (tu peux-t-avoir vingt-z-euros et moi-z-aussi !)...