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mardi 18 juin 2019

Une pétition pour appeler à la protection de la langue française des anglicismes

Snobisme anglophone et dynamisme faible de la création de mots français nouveaux

La lettre au président français plaide non pas pour une réhabilitation du français, mais pour sa revivification

Que les journalistes à bac +5 (?) apprennent d'abord
à prononcer 'The Guardian' ou 'bunker' proprement 
et 'Peter', en fonction de la langue d'origine,
et qu'ils viennent ensuite nous revoir !
Plusieurs auteurs ont signé un texte en défense de la langue française, non pas celle de Molière, mais celle de notre culture vivante contemporaine, non pas "étouffée par l’anglo-américain", mais négligée.  

Une centaine d’intellectuels, responsables associatifs ou politiques et auteurs ont publié dans Le Parisien, dimanche 16 juin, une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, lui enjoignant de "refuser la dictature du tout-anglais". Parmi les signataires figurent les prix Goncourt Tahar Ben Jelloun et Didier Van Cauwelaert, l’écrivain franco-russe Vladimir Fédorovski, l’académicien Jean-Marie Rouart ou encore le poète Alain Borer.

  • « Les Chinois sont très addicts aux smartphones » (Télématin du 20 mai 2016)
  • « On inaugure des fans zones » (Journal de 13 h du 9 juin 2016)
  • « […] le pitch de ce film » — « […] la French-touch aujourd’hui » (Télématin du 15 juin 2016)
  • « […] les humoristes voteront en live » (Télématin du 16 juin 2016)
  • « […] permet d’ouvrir le top case » (Télématin du 17 juin 2016)
  • « liker – followers » à propos du compte Facebook de Télématin (Télématin du 29 juin 2016)
"La langue française va mal, avertit le collectif. 

Résultat de recherche d'images pour "arretez de massacrer l'anglais"
Les Français font de l'anglais une boucherie :
à chacun son problème !

Etouffée par l’anglo-américain, elle voit désormais son usage même évincé par la langue des affaires. Confrontée à cette invasion, notre mémoire renvoie en écho un passé douloureux de soumission et d’oubli de soi. Une majorité capitulatrice plaidera le réalisme, hermétique aux cris sourds d’une identité enchaînée par une pseudo-langue universelle en réalité servante d’un maître particulier. Le français outragé, le français brisé, le français martyrisé."

Les pétitionnaires déplorent l’attitude du chef de l’Etat français envers la francophonie. Ils l'accusent d’organiser une "marche suicidaire vers l’intronisation de la langue anglo-américaine comme seconde langue officielle de la nation". Bien que le français soit langue officielle de l'Union européenne, il est relégué sans que nos eurodéputés ne veille à maintenir la flamme. Est-il une seule liste aux élections du 26 mai 2019 qui s'est engagée sur la protection de la langue française - et de notre culture - en Union européenne ? En fait, quand fut créée l'Union européenne, en 1993, le français était déjà noyé dans onze langues reconnues officielles : l'allemand, l'anglais, le danois, l'espagnol, le français, le finnois, le grec, l'italien, le néerlandais, le portugais et le suédois, comme si la Finlande ou le Portugal était un état-fondateur, alors que le français est une langue partagée par plusieurs membres européens.Il est loin le temps où, en 1957, la Communauté économique européenne (CEE) avait quatre langues officielles pour six pays fondateurs : l'allemand, le français, l'italien, le néerlandais. Au Parlement de Strasbourg, sur territoire français, le multilinguisme intégral est d'ailleurs la règle pour l’ensemble des séances plénières, des réunions des organes parlementaires, des commissions parlementaires et des groupes politiques : le français est une parmi 24. 

Le texte des pétitionnaires d'après-scrutin des européennes fait le constat de "l’adoubement, lors du dernier Sommet de la francophonie, de l’anglo-américain comme langue d’usage pour le monde", ainsi que du projet du président de dispenser des cours de matières générales en anglais.

"Il y va de notre identité nationale"

Comme chaque année à la même époque, on s'alarme. Cette fois, ce qui surprend, hormis les post-modernes tiers-mondistes c'est, de surcroît, la nomination récente de la rwandaise Louise Mushikiwabo au poste de secrétaire générale de la Francophonie, qu’ils qualifient de "membre actif d’un régime politique détestable. Il est attendu du chef de file de l’OIF qu’il défende l’usage de la langue française, non qu’il le rétrécisse," fait valoir le collectif.

Résultat de recherche d'images pour "franglais"Pour protéger l’usage de la langue française, les signataires proposent notamment d’encourager "les appellations françaises pour baptiser nouveaux produits et services créés par toute entreprise" qui touche des fonds publics, ou bien de renforcer "par une loi le dispositif linguistique présent, en en rendant notamment l’application contraignante". On pense notamment au mot "challenge" n'apporte aucune valeur ajoutée qui justifierait la relégation de notre mot "défi". Pourtant, la langue française dispose parfois de plusieurs possibilités "made in France" : ainsi, les mots "méthodes", "processus", "marche à suivre" ou "procédés" existent-ils en français sans besoin d'un recours à "process" dont se gargarisent les "femmes savantes" de Molière (oui, Marlène, et les hommes!) de notre temps d'ignares prétentieux. Les pétitionnaires ne mettent en revanche pas en garde contre certaines traductions stupides telles que "scène de crime"  pour "lieux du crime", importé des feuilletons américains traduits servilement de "crime scene", au motif d'impératifs de doublage, ou "dispositif médical" littéralement inspiré de "medical device". 

Et de conclure: "Faute d’avoir su précéder le Québec comme référence mondiale pour la défense du français, du moins sachons nous inspirer de sa pugnacité et abandonner nos comportements serviles. Il y va de notre identité nationale et de l’avenir de la francophonie." Le Québec a voté en 1977 la Charte de la langue française dite Loi 101 pour officialiser l'usage du français jusque dans l'économie et la politique.
Résultat de recherche d'images pour "franglais"
On ne peut passer sous silence l'entreprise de Jacques Toubon, ministre de la Culture d'Edouard Balladur, qui fut le premier à réunir la francophonie à  proposer, pour lutter contre le franglais, une liste complète de mots à utiliser à la place des mots anglais. Cette tentative ne fut pas toujours couronnée de succès. Sa proposition fut même l'objet de moqueries en son temps et la loi Toubon (loi no 94-665) pour la promotion de la francophonie fut ironiquement surnommée 'loi AllGood'. Les mots "mél" et "pourriel" étaient-ils tellement risibles ? De plus, la loi no 94-88 du 1er février 1994 impose aux radios "qu’au moins 40 % de la totalité des chansons diffusées mensuellement entre 6 h 30 et 22 h 30 soient des chansons d’expression française". Voyez le résultat dans l'émission The Voice France...

lundi 28 mars 2016

La réforme 1990 de l'orthographe s'impose à la rentrée 2016

En cohérence avec la 2e Journée de la langue française dans les media audiovisuels ?

"Les négociations sont en passe d'être reprises" !


Entendu ce matin sur BFMTV, qui utilise visiblement les traducteurs électroniques, sans discernement.
La seconde Journée de la langue française dans les media audiovisuels s'est tenue le lundi 14 mars 2016. A noter au passage que 'media' est en soi un pluriel (celui de 'medium') et ne justifie pas un 's'. Mais le latin est élitiste...
Cette campagne invite les chaînes de télévision et les stations de radio à mettre en avant notre langue sur leurs antennes à travers un dispositif éditorial dédié. La pub parle aussi de "dispositifs médicaux", traduction paresseuse de 'medical devices,' en anglais.

'Mettre en avant' ne signifie pas pratiquer. 
Dans la facilité et le flou de l'à peu près, le CSA invite la presse à parler de la langue française et non pas à la... parler correctement, avec respect, comme elle touche à l'image de Hollande. Ainsi le Conseil supérieur de l'audiovisuel ne prend-il pas le risque de se ridiculiser en exigeant la correction de l'usage de notre langue.

Une campagne menée par le ministère de la Culture 

Le ministère de l''Education n'est pas partenaire. C'est pourtant à l'école que l'apprentissage doit être rigoureux et le mal pris à la racine. Face au risque culturel  et civilisationnel d'effacement de notre langue, l'école élémentaire n'a pas renforcé l'horaire d'enseignement de la langue maternelle. Il est même entamé par le développement des langues régionales. Notamment celles des indépendantistes corses ou bretons ! Pour enterrer plus sûrement la langue française, on a étendu l'enseignement des langues étrangères (mis en place à partir de 1960 mais) développé de 1989 à 1998, et, parmi elles, l'anglais a imposé sa domination à l'école élémentaire, avec un cartable institutionnel et par le jeu ou le théâtre, sans qu'on puisse enregistrer la moindre progression de sa maîtrise par les Français arrivés à l'âge adulte, malgré le recul de plus de plusieurs générations d'élèves. Ils négligent leur propre langue et se déclarent réfractaires à l'anglais, en dehors du karaoké...
Cette seconde édition s'est située au cœur de la 21e Semaine de la langue française et de la Francophonie (du 12 au 20 mars) organisée tous les ans par le ministère de la Culture et de la Communication et qu'a conclu la Journée internationale de la Francophonie, dimanche 20 mars. Elle convia les media internationaux francophones publics, en plus de TV5 Monde impliquée dès 2015, à s’y associer. Notamment Radio-Télévision belge francophone (RTBF), Radio-Télévision suisse, Radio Canada. 

Ce clip video pointe les Français, mais épargne la presse

Ne conviendrait-il pas pourtant d'approfondir la connaissance de la langue maternelle des journalistes qui occupent les antennes en continu? 
S'ils prenaient conscience que certaines de leurs tournures maltraitantes de leur langue maternelle est un emprunt à l'anglo-saxon et qu'elles sont plus lourdes que celles offertes par le  français. Leur production orale gagnerait en intelligibilité et en cohérence. Le coexistence de "hein" à chaque prise de respiration avec des constructions de phrases alambiqués avec "...en train d'être", censées branchées, leur éviterait le ridicule. Quand l'heure d'antenne coûte un bras au contribuable, q'ils sachent que la tournure impersonnelle en "on" est économique et claire. Au  delà des "au sein de" pour dire "dans" et des "afin de" pour dire "pour", les ignares prétentieux de la presse à fiches et de l'information précuite des dépêches d'agences doivent assumer les inconvénients de leur responsabilité de faiseurs d'opinion dont ils se targuent,afin que  pour que leurs prises de parole (jusque et y compris dans leurs textes) respectent la langue qui nous unit, tant qu'elle reste véhiculaire, et la culture qui est notre socle commun, tant que les media ne mutent pas en islamistes de Palmyre, en sapant négligemment leur héritage linguistique.  Comment peut-on en effet à la fois gronder face à l'ogre Google et miauler devant son service gratuit de traduction en ligne -instantanée, mais approximative- qui produit en français des monstres clonés ad nauseam par les journalistes incultes en langue étrangère comme en dans leur propre langue.
Le CSA est encore passé à côté d'une occasion de forcer le respect de l'opinion en sensibilisant les personnels du service public de presse à leur devoir culturel, mais aussi les chaînes privées, par la vertu de l'exemplarité. La réforme de l'orthographe, soutenue par la ministre  de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a ouvert une nouvelle brèche en affaiblissant la cohérence de notre langue. Ecrire "hopital", c'est porter atteinte à "hôpital" en  délégitimisant l'orthographe d' 'hospitalier': dès lors que tombe l'accent circonflexe du nom, vestige du 's', son ADN familial est maintenant porteur d'un virus mortel, transmissible à l'ensemble du corps linguistique. 


Evidemment, Le Monde assure péremptoirement: "Non, l’accent circonflexe ne va pas disparaître".
Le journal officieux du PS expliqua le 6 février qu'il s'agit de supprimer "certains particularismes" pour simplifier l'apprentissage de la langue aux allochtones... Et de mentionner les noms composés ("portemonnaie" plutôt que "porte-monnaie"), sans grand dommage en effet pour la compréhension des mots, mais de citer  aussi "charriot" avec deux 'r' pour le rapprocher de "charrette", sans cohérence avec l'objectif de simplification. 


L' "ortografe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard "commença d'être appliquée" en 2008. En clair, on commença à appliquer en 2008 l' "orthographe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard. Comment, dès lors, écrire "orthogonal" ? Le mot "orthographe", familier de tous, rend accessible à tous -  démocratise - le préfixe "ortho", indiquant l'idée de rectitude, dans des mots moins répandus comme "orthodoxe" ou "orthodontiste". 
Cohérence? D'une part, "l’Académie n’a jamais imposé cette nouvelle orthographe, qui reste facultative," assurent les maisons d'édition scolaire. Alors quelle est la nouveauté de 2016 qui fait polémique ? "Cette fois, les éditeurs de manuels scolaires ont décidé de tous appliquer la réforme à la rentrée", explique-t-on au ministère. Jusqu’ici, en effet, ils respectaient ou non les réformes orthographiques de manière disparate," ajoutent les commerçants du livre.
Or, les mêmes soulignent dans le même temps qu' "en réalité, ce dernier [l'accent circonflexe] serait facultatif sur les 'i' et les 'u', mais demeurerait sur les 'a' et 'o' ! Une discrimination qui simplifie tout, en effet... Mieux, il s'impose toujours dans d’autres cas. A la bonne nouvelle, vous aimâmes ausitôt (ou 'aussitot'?) le passé simple (nous suivîmes et vous suivîtes, nous voulûmes et vous voulûtes) et l’imparfait du subjonctif inviolé à la troisième personne du singulier afin que nous "acquissions" du style...

Dans son document de 1990, l'Académie précisait déjà que "les personnes qui ont déjà la maîtrise de l’orthographe ancienne pourront, naturellement, ne pas suivre cette nouvelle norme. Et jeudi matin, Najat Vallaud-Belkacem retiré la menthe de son thé, confirmant que "ces règles sont une référence mais ne sauraient être imposées, les deux orthographes sont donc justes."
Les maisons d'édition scolaire imposeront donc leur loi du commerce.
Une réforme ne vaut en effet que si elle vient du peuple, de l'usage qu'il fait des mots.
Mais sans entrer dans la querelle du "rap" ou du texto qui menacent notre langue (mais l'enrichit, selon d'autres !), on pense à l'orthographe du mot "événement" modifiée en "évènement" pour tenir compte de la prononciation en vigueur dans la rue. 
Et à partir de là, la prononciation va non seulement véroler l'orthographe mais aussi gangrener la syntaxe. La confusion est grande en effet dans les petits cerveaux de nos bacs +5 de la presse rééduquée en Ecole nationale de Journalisme (ou en petite faculté régionale) à la manipulation de l'opinion plutôt qu'à la formation d'esprits bien faits. Qui nous fera croire donc que le journaliste qui prononce l'adjectif "votre" comme le pronom "vôtre" a les idées claires ? 
Et il est préférable enfin de faire l'impasse sur les liaisons. Mais rappelons rapidement qu'elles sont encore obligatoires (nous avons, vingt euros ou premier avril), facultatives (c'est impossible, nous sommes arrivés) ou interdites ("parlement X européen" ou "toujours X est-il"). C'est la fin des X haricots avec les liaisons mal à propos (tu peux-t-avoir vingt-z-euros et moi-z-aussi !)...