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vendredi 19 juillet 2019

Affaire de Rugy : qui étaient les journalistes invités ?

Mediapart détient-il vraiment les noms de ses confrères bien en cour

Les journalistes invités aux "fastueux dîners" écolos tardent à se faire connaître...

Le journaliste vedette de Mediapart a enquêté sur l’affaire de Rugy qui a valu la démission du ministre de la Transition écologique. Fabrice Arfi assure détenir une copie du carton d'invitation à l’un des fastueux dîners de François de Rugy. Menus de gala et vins à 500 euros la bouteille y seraient inscrits. En revanche, pas de trace du thème motivant la présence des convives à ces soi-disant symposiums dînatoires.

Suite à ces révélations, Mediapart envisage de dévoiler l’identité des invités. Jean-Michel Aphatie a déjà pris les devants, admettant manger à la gamelle du président de l'Assemblée nationale, au prétexte que sa femme est amie avec sa consoeur de la  presse caniveau à Gala, Séverine Servat, qui a épousé Rugy...

"Il n’y a pas de quoi "fouetter un homard""

Image illustrative de l’article Jean-Michel Aphatie
Certains journalistes ont avoué avoir participé aux dîners, mais qu'il n'y a "pas de quoi “fouetter un homard” ". Un comportement que le journaliste à Mediapart juge indécent. Il estime même que cela abîme l’image de la profession : "Ça renvoie l'image (…) d’une France d'en haut (…) qui fait ça en se justifiant de "pour rester connecté à la France d'en bas" " déplore Fabrice Arfi.

D’autres confirment : ils "racontent que c'étaient des trucs entre amis". 
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Un argument que le journaliste de Mediapart n’arrive pas à concevoir. Pour leur défense, des amis du couple de Rugy ont clamé qu’ils parlaient politique et de leur métier, au cours de ces rencontres
"C'est pas la question. Là, la question, c'est que c'est un filtre relationnel amical," dénonce Fabrice Arfi.


lundi 15 avril 2019

L'abattement fiscal des journalistes est-il équitable ou discriminant ?

Faut-il supprimer l'avantage fiscal les journalistes ?


L'Assemblée a adopté un article limitant le bénéfice de l’abattement fiscal des journalistes à ceux gagnant moins de ...6.000 euros nets par mois !
 

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Août 1789-Avril 2019 : Macron peut faire de son allocution du 15 avril
une nouvelle "nuit d'abolition des privilèges"
Encore un petit effort, mesdames et messieurs les parlementaires ! Ce seuil reste extrêmement indécent, à la limite de la provocation: le fixer à 2.000 euros nets aurait été tout aussi insupportable. Quelle autre profession s'accommoderait sans honte d'un tel niveau de discrimination ? Pour beaucoup, pas seulement parmi les Gilets Jaunes, réclament sa suppression totale.

1. Très peu de professions en profitent

Cette mesure date de 1934, rappelle Le Parisien: les terribles "années 30", que Macron évoque volontiers pour faire peur aux Français. Les journalistes faisaient partie d'une liste de 110 professions à bénéficier d'un abattement sur leurs revenus, de 30% dans leur cas. Des métiers pour beaucoup disparus. C'était une déduction de 30 % des revenus bruts, pour les titulaires de la carte de presse.

En 1996, le premier ministre Alain Juppé choisit de supprimer cette exonération. Les journalistes contre-attaquent : une manifestation réunit 2.000 professionnels à Paris et une dizaine de titres de presse lancèrent une opération “homme invisible”, relata Libération. L'Association des journalistes parlementaires s'était enflammée, affirmant que cela "aboutirait à augmenter de façon importante, jusqu'à 35% l'impôt sur le revenu" des journalistes, selon les chiffres du ministère des Finances. "Il serait paradoxal qu'au moment où le gouvernement annonce son intention de réduire la pression fiscale sur les salariés, argumenta le communiqué, les journalistes soient les seuls à ne pas bénéficier de telles mesures". Il fallait déjà rappeler aux geignards qu'il s'agissait d'un privilège archaïque.
La véhémence corporatiste des journalistes suscita la sidération des honnêtes gens. Ainsi, Michel Péricard, président du groupe RPR à l'Assemblée nationale, ne supporta pas que des journalistes fassent pression sur les parlementaires pour s'opposer à la suppression de leur abattement fiscal professionnel de 30%. "C'est inadmissible, c'est une atteinte à la Constitution, qui interdit d'exercer des pressions sur les parlementaires", a dit Michel Péricard au cours d'un point de presse. Exprimant son "indignation devant les menaces" exercées, il a affirmé: "Des poursuites vont être engagées contre ceux - nous avons la liste et les noms - qui se sont crus autorisés à faire cela." Il évoqua ceux qui travaillent dans l'audiovisuel public et qui seraient tentés par des actions de représailles, qualifiant ces menaces "d'atteinte inadmissible et donc de faute professionnelle grave qui doit entraîner des licenciements". Le député des Yvelines avait le matin même demandé à Philippe Séguin "d'user de son autorité en la matière".
Pourquoi cette charge brutale contre les journalistes ? s'interrogea Libération. Après une première journée d'action le 18 septembre dernier, l'intersyndicale des journalistes SNJ, CFDT, CGT, CFTC, FO et CGC avait appelé à une grève nationale le 15 octobre, pour faire obstacle à une mesure de justice fiscale une mesure fiscale correspondant à une diminution du revenu annuel équivalent à un mois de salaire, un treizième mois que la pénibilité de la profession ne justifie nullement.
Certaines rédactions radicales, notamment dans la presse départementale comme dans l'Aude, l'Eure-et-Loir et la Dordogne, ont envisagé la mise en oeuvre d'une opération "homme invisible" contre les parlementaires qui voteraient cette mesure. Avec une dizaine de titres régionaux, la rédaction de Var-Matin avait choisi le boycottage photographique. Quant aux journalistes de La Montagne, ils avaient publié un éditorial intitulé "L'information sous contrôle fiscal" se livrant à un chantage sur la fragilisation des entreprises qui auraient été placées "en situation de dépendance par rapport au double pouvoir politique et financier".Le SNJ-CGT condamna comme "honteuses" et "scandaleuses" les dénonciations des détracteurs des nantis, appelant "la profession et les autres syndicats à y réagir immédiatement"...
Dans un courrier adressé mercredi au Premier ministre Alain Juppé, le député RPR du Rhône Marc Fraysse a proposé de compenser la suppression de l'abattement par une "hausse des salaires" financée par une réduction des charges sociales des entreprises de presse. Mardi, le ministre de la Culture Philippe Douste-Blazy avait pour sa part évoqué la nécessité d'une "table ronde sur les aides à la presse pour élaborer un véritable plan de sauvetage de la presse écrite". Quel rapport entre un abattement fiscal individuel et un sauvetage de la presse écrite ? 

L'Intersyndicale des journalistes (SNJ, CFDT, CGT, CFTC, FO, CGC) resta déterminée à ne pas céder tant que le gouvernement se limiterait à proposer des aides conjoncturelles à la presse. François Boissarie, premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ), précisa que ce genre d'initiative "constituerait un hold-up sur le mouvement, nierait les syndicats de journalistes et profiterait encore une fois aux organisations patronales, qui bénéficient déjà d'un régime fiscal privilégié"... Quant aux travailleurs, apprécièrent-ils la lutte insensée des syndicats pour leurs avantages acquis, si inéquitables soient-ils encore.
La gauche populiste rétablit finalement cet abattement en 1998.
Il fut rétabli sous une forme allégée - fixé à 7.650 euros pour tous. "Un avantage fiscal conséquent, selon l’association de critique des media, Acrimed. Prenons l'exemple d'un journaliste célibataire gagnant 2.500 euros par mois. Sans cet avantage fiscal, il payerait 2.534 euros d'impôt sur le revenu. Avec, il ne paye que 1.477 euros”. D’autant "qu’avec un revenu mensuel brut moyen de 3.200 euros, un journaliste ferait partie des 15 % de Français les mieux lotis, voire les plus riches".

2. Un abattement qui n’est plus vraiment justifié

Officiellement, cet abattement fiscal est censé financer les frais professionnels importants de cette profession. A l’époque de sa création, "la profession avait des frais professionnels très élevés, pour l'habillement, la location de bureaux... les rédactions étaient déjà bien structurées mais les journalistes fonctionnaient plus individuellement", explique François Boissarie, ancien secrétaire du Syndicat national des journalistes, cité par LCI
Difficile de justifier ce type d'avantage aujourd’hui, la plupart des journalistes étant sédentaires. Sans compter que ces frais "ne peuvent donner lieu à aucune vérification de la part de l'administration", précise le Syndicat National des Journalistes (SNJ). "Tout le monde admet que l’argument des frais professionnels ne tient plus”, soutient également Eric Brunet, essayiste et chroniqueur dans Valeurs Actuelles et pour BFM TV depuis rentrée 2018. Quand un journaliste fait une note de frais pour écrire un article, "il est remboursé par l’organe de presse qui l’emploie. Les titulaires de la carte de presse cumulent donc les remboursements effectués par leur entreprise et la ristourne fiscale octroyée par l’Etat", dénonce-t-il encore.

3. L'abattement fiscal ne bénéficie pas qu'aux bas revenus de la profession

Selon les données issues de la Commission nationale de la carte de presse, la profession connaît une forte précarité, surtout dans les premières années d’exercice, mais ni plus ni moins que dans la plupart des professions. 73,7% des journalistes sont en CDI, 18,7% sont pigistes et 3,2% sont en CDD. Chez les 26-34 ans, ils sont encore 33,7% de pigistes, mais seulement 8,5% en CDD. Les moins de 26 ans sont les plus précaires : 41,5% sont pigistes et 36,6% en CDD. Depuis que l'abattement a été fixé à 7.650 euros plutôt qu'à 30%, la niche profite mécaniquement beaucoup plus aux revenus les plus précaires de la profession : "Il s'agit des pigistes, des CDD, de tous ceux qui n’ont pas une rédaction derrière eux qui rembourse leurs frais, et qui représentent un quart de la profession", justifie François Boissarie, SNJ.
Ces odieux arguments corporatistes méprisent les réalités actuelles : selon les chiffres du deuxième trimestre publiés par l’Insee le 14 août 2018, le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 20,1%, son plus bas niveau pourtant depuis 2009. 

4. Ce privilège ne coûte "presque" rien à l'Etat...

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Ces dernières années, le coût de cette "allocation" pour frais d’emplois a été estimé "entre 50 et 70 millions d’euros par an". La prime Macron à deux millions de Français, mise en place pour répondre à la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes, s'élève à 450 euros en moyenne, défiscalisés... 

Elle coûte plutôt "40 millions par an à l'Etat", minimisent certains. Par comparaison,  "la niche [sociale]  "Scellier outre-mer" (réductions d'impôt pour la construction ou la réhabilitation de logements dans les DOM), qui touche 43.700 ménages, a coûté, en 2012, 355 millions d'euros”, conclut ainsi Le Monde. 

Mais cette disposition peut aussi être considérée comme un doublon de la subvention de l'Etat avec une aide indirecte aux patrons de presse, leur permettant d’embaucher leurs salariés moins cher. Et si cette aide est préservée, c’est aussi "une forme de soutien au secteur de la presse écrite, de nature à encourager la pluralité et la liberté de la presse", admet le député LREM Joël Giraud, un ex-administrateur des PTT et rapporteur général du budget, sans le moindre embarras.

A la presse détenue par huit hommes d'affaires multi-millionnaires, l'Etat français a versé 1,8 milliard d'euros pris aux contribuables en 2010.

samedi 5 janvier 2019

Presse : la dictature de la pensée et des bonnes manières s'abat sur les Gilets jaunes

Quand le gilet est jaune, l'éditocrate voit rouge

Un éditocrate normalement constitué reste perplexe devant un "gilet jaune". 
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Dans le magazine Marianne, Jack Dion dit son fait à la médiacratie dirigée par les Trissotin bien en cour du monde des media et de l'édition, installés par les acteurs politiques dominants mais inamovibles à travers les décennies, du fait de leur flexibilité idéologique en amitiés. Ce sont les spécialistes pontifiants de la bien-pensance qui donnent régulièrement leur opinion sur un grand nombre de sujets qu'ils ne maîtrisent pas nécessairement.

Ancien journaliste du quotidien communiste L'Humanité qui, à 69 ans, en connaît un rayon sur les turpitudes des professionnels qui l'entourent ou qu'il croise, Jack Dion a droit à une caricature confraternelle de Mediapart : Je n’en avais jamais entendu parler, mais à première vue, autrement dit au fasciés, cela pointe à la même ménagerie que le Chevrier d’une récente mésaventure dyonisienne : L’aigreur du gauchiste pendue aux commissures et le regard d'une taupe arrachée à sa nuit. Le mec sympathique en quelque sorte". Mediapart est au mieux de sa bienveillance... 
A choisir, on sait avec lequel des deux partager un verre quand le site révolutionnaire trotskiste conclut : " Bref, on ne me verrait pas boire un coup avec ça non plus. Aporétique." Dion ne peut être totalement mauvais si Plenel l'assassine, mais la situation est ouverte quand on sait que le trotskiste, patron du site sectaire, mène une vie souterraine et secrète... Mais "ça a le droit d’exister. Et donc ça existe," juge Marius Le Megavesque, contributeur fétide comme une haleine de retraité en dentisterie, sur le site malsain. 

Passé la curiosité de l'acte I,  ce professionnel de l'avis péremptoire étale sa morgue et son mépris. 

Ce qui n'est pas sans expliquer son rejet dans l'opinion, souligne Jack Dion. 
De même qu'une poule [de luxe entretenue par le système] est décontenancée devant un couteau, un éditocrate normalement constitué reste perplexe devant un « gilet jaune ». Au début, il y trouve le charme de la nouveauté et l'occasion de faire ce qu'il sait le mieux faire : commenter avec l'onction de l'expertise, fût-ce pour aligner truismes et poncifs [ce sont des conservateurs de la pensée rance]. Mais l'éditocrate s'attend que cela dure le temps d'un week-end. La révolte, comme la jeunesse, doit passer. Depuis le début, il explique que le mouvement s'essouffle [a-t-on le souffle court quand on n'est pas loin d'attaquer le troisième mois ?]. Il en a prévu la fin au sortir de l'acte I [car il est perspicace], et ainsi de suite, a fortiori après le recul d'Emmanuel Macron [une "main tendue", dit-il, l'éditocrate]. Il a d'ailleurs été d'autant plus surpris que, à l'en croire, il est impossible de suivre un autre chemin que celui balisé par Maastricht [les partis et les syndicats conventionnels, voire réformistes!] et que toute revendication sociale sortant des clous de l'orthodoxie est irrecevable [Ainsi se développe l'idée que la colère du peuple est illégitime...].

L'éditocrate a donc avalé son chapeau, comme d'autres. Il n'en a pas moins prédit la fin de la révolte des « gilets jaunes », ne comprenant pas que la France est en train de vivre un mouvement social historique par sa longueur (le plus long depuis Mai 68), sa forme (hors des circuits ordinaires [tandis que la presse reçoit des représentants de la révolte pour meubler le temps d'antenne à bon compte et discréditer ses invités à force de dérision et de mépris] ) et sa représentation populaire (inédite). L'éditocrate est alors revenu à son exercice favori, celui-là même qui provoque un phénomène de rejet dans l'opinion : étaler sa morgue et son mépris, sa suffisance et sa supériorité.


Racistes, mal habillés, avinés... [et indociles, voire violents]

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Une fois digérée la transition exotique, l'éditocrate a décrété qu'il était temps de redescendre sur Terre et de revenir aux choses sérieuses. Au fil de ses interventions, il a accusé les « gilets jaunes » d'être - au choix - sexistes, violents, homophobes, racistes, mal habillés, antisémites, putschistes, complotistes, avinés, fainéants et manipulés par l'extrême droite, au point que l'on était en droit de se poser la question : sont-ils ou non pédophiles et anthropophages ?

J'exagère ? A peine. L'ineffable Bernard-Henri Lévy, dont on connaît la prescience depuis le fiasco libyen, a perçu la « chemise brune » derrière le gilet. 
Jean Quatremer, de Libération, l'homme qui insulte plus vite que son ombre, a parlé d'un mouvement de « beaufs ». 
Sur les ondes d'Europe 1, Jean-Michel Aphatie a courageusement dénoncé « une véritable arme de destruction massive ». Il a même précisé que, derrière, dans l'ombre, il y avait forcément « une organisation séditieuse cachée ». La main de Poutine ou celle de Daech ? 
Dans le Figaro, l'essayiste Pascal Bruckner a asséné : « L'alibi de la justice est souvent le paravent des passions les plus basses : l'envie, la jalousie et la haine impuissante, comme disait Stendhal après la Révolution. » En 2019, comme en 1789, le danger vient des sans-culottes.

Fort heureusement, l'éditocrate sait remettre le bon peuple sur le bon chemin. Si besoin, il n'hésite pas à monter au front de la défense des libertés quand des énergumènes affublés d'un gilet jaune bloquent la sortie d'un journal, ou s'en prennent à des journalistes exerçant leur métier. De ce point de vue, il a raison. Tout geste inconsidéré doit être condamné, comme toute parole menaçante. Mais cela vaut dans les deux sens, aussi bien pour les « gilets jaunes » que pour ceux qui les jettent dans le sac de l'opprobre au prétexte de dérives ultra-minoritaires [avec le soutien d'une vaste majorité de "beaufs", je veux dire de Français "de base"...]. Durant plusieurs heures, les manifestants ont été rendus responsables de l'incendie accidentel qui s'est déclenché devant Le Parisien [il est vrai que Jannick Alimi, sa rédactrice en chef adjointe au service politique, joue volontiers avec les allumettes du parti-pris], preuve que certains n'hésitent pas à renouer avec une pratique de l'infox qu'ils attribuent d'ordinaire aux locataires des ronds-points de la colère.

Outre qu'il balaie rarement devant sa porte, l'éditocrate ne fait pas dans le détail. Tel un chasseur de gibier [un chacal?] ayant consommé plus que de coutume, il tire dans le tas - verbalement parlant, s'entend [Bruno Jeudy est à peine audible, dans tous les sens du terme, mais distille les préjugés partisans à jet continu, au niveau qui est le sien, celui du magazine de gare, Paris Match]. D'ordinaire, pourtant, ce grand esprit [BHL, Alimi, Jeudy ou Le Guay, c'est pareil] se pique de ne pas généraliser. 
Quand un Jérôme Cahuzac est condamné, il s'empresse de préciser que tous les députés ne sont pas pourris, ce qui est vrai [et quand Dominique Strauss-Kahn est poursuivi pour viol, était-il du côté de la victime, la femme, l'employée d'étage multi-services, la Noire ?]. Quand un policier dérape, il se garde de critiquer tous les flics, et c'est justice. Quand un Carlos Ghosn étale ses revenus de nabab, il relève avec raison que les patrons ne sont pas tous logés à pareille enseigne. Mais, quand des gens affichant la célèbre tenue fluo ont des agissements répréhensibles, il en déduit que tous les « gilets jaunes » sont de cette engeance. 

A l'instar de Pierre Dac, l'éditocatre dit : "Dans la vie, il faut des principes assez solides pour qu'ils tiennent le coup lorsqu'on s'assied dessus."

samedi 15 décembre 2018

Le salaire d'un présentateur de BFM TV, à faire pâlir un 'Gilet jaune'

Le présentateur de BFM TV, François Gapihan, révèle sans hésiter son salaire 

Lecteur des textes de confrères en coulisses et sous assistance d'une oreillette et d'un PC, le journaliste 'no limit' François Gapihan a posé frontalement la question - taboue en France - à un gilet jaune en plateau sur son salaire, alors qu'il  animait la tranche 17h/19h. Son invité interloqué lui a alors retourné la question, en lui demandant si, lui, il donnerait son salaire.

Le présentateur n'a pas hésité à répondre qu'il gagne "environ 3.600 euros net", à 35 ans et après six ans à BFMTV.  
Le gilet jaune surpris par l'impudence de cet étalage a choisi la discrétion en ne livrant pas son salaire en retour et a préféré botter en touche, par respect pour ses collègues.

A noter que le salaire annoncé par le présentateur est dans la moyenne des salaires des présentateurs de BFM TV, très loin des salaires des stars des chaînes historiques, sachant que sa tranche horaire n'est pas la plus recherchée. Le magazine Capital estimait il y a quelques mois les salaires de Gilles Bouleau, 56 ans, d'Anne-Claire Coudray, 41 ans, et de Jean-Pierre Pernaut, 68 ans,  entre 30.000 et 45.000 euros bruts par mois, même si ces sommes restent l'un des secrets les mieux gardés sur TF1.

Du côté du service public, il faut diviser l'enveloppe par deux ou trois : 15.000 euros environ par mois pour Laurent Delahousse, 49 ans, sur France 2. Pour France 3, les présentateurs tourneraient autour de 6.000 euros mensuel.

Jamais n'est mentionné l'abattement fiscal dont les journalistes sont les bénéficiaires

Ces 7.650 euros constituent un bonus mensuel de 630 euros non négligeables, notamment parmi les smicards : le nouveau montant du Smic horaire brut 2018 est de 9,88 euros ... Ce privilège déguisé en "allocation de frais d'emplois" régie par l'article 81 du Code général des impôts, est une niche fiscale pour les titulaires, ou non, de la carte de presse que ni FO, ni la CGT, ni la CFDT ne souhaite remettre en question.
En 1996, Alain Juppé entreprit de supprimer ces avantages, mais Lionel Jospin rétablit l'abattement fiscal pour les journalistes deux ans plus tard. "Au lieu des 30%, les journalistes pourront dorénavant retirer 50.000 F (soit 7.650 €) de leurs revenus, une mesure qui favorise les bas salaires et limite l'avantage pour les plus riches, se justifiait le socialiste. Il n'empêche que, souligne Slate.fr, les journalistes sont les seuls à bénéficier de la mesure", sans vergogne.
D'autant que ce n'est pas tout : ils peuvent aussi bénéficier d'un abattement de 30% sur les cotisations sociales salariales et patronales (c'est à dire que les cotisations sont prélevées sur 70% du salaire brut) dans la limite de 7 600 euros par an.

mercredi 20 septembre 2017

A New-York, Macron s'en prend à une journaliste et fait des généralités contre la presse

Des media français "totalement narcissiques", selon Macron taclant une journaliste et la profession

Macron n'aime pas plus les journalistes que l'ensemble des Français


A une journaliste qui lui demandait pourquoi il avait choisi de s'exprimer d'abord sur la chaîne américaine CNN
plutôt que sur un média français, Emmanuel Macron a répondu sèchement mardi, pendant sa visite à New-York.
"Je vous remercie pour cette question de fond", a ironisé le président, lors d'une conférence de presse donnée après son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.

"Peut-être parce que les media français s'intéressent trop à la communication et pas assez au contenu",
Who is Brigitte Macron? https://t.co/PwTb7C9ReH
Les media doivent cesser de
traumatiser
les Français(es)
 a accusé l'ingrat, alors que cette presse trouve jeunesse et grâce à son épouse sexagénaire flétrie et vulgaire.

Les media français sont "totalement narcissiques"

"Je m'exprimerai devant les media français, mais quand je vois le temps passé, depuis quatre mois, à ne commenter que mes silences et mes dires, je me dis que c'est un système totalement narcissique", a-t-il estimé.

Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron ONU""Je suis aux Nations unies et une journaliste a proposé de faire une interview sur ma politique diplomatique, je l'ai faite", s'est-il justifié. 
Jeu des erreurs
"J'ai donné plusieurs interviews [en français, des 'entretiens'] à des media français. Mais compte tenu de la gravité des sujets, parlons des défis de la planète et arrêtons de parler de manière circulaire de la communication", a-t-il conclu.

Dans cet entretien dont il se targue mardi avec  CNN International, il a répondu sur sa diplomatie mais aussi sur la grogne sociale en France et sa baisse dans les sondages, de même que sur le couple qu'il forme avec son épouse Brigitte. Autant de sujets qui l'ont irrité sans qu'il passe ses nerfs sur la presse américaine.

Monsieur 24% n'arrête pas de critiquer vertement la presse française

Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron ONU"
Sur pilotis
Depuis son élection,  il fait son Mélenchon qui lui aussi refuse de répondre à certaines questions. 
Depuis quelques semaines, il s'exprime un peu plus dans les media, pour y faire de la pédagogie, puisque ses réformes passent mal. 
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron et Melania a New York"
Besoin d'assistance ?
Il accuse d'ailleurs les Français de ne rien comprendre : ce sont des "illettrés", des "fainéants" et des "cyniques"...

Paradoxalement, dans son discours à l'ONU, Emmanuel Macron a plaidé pour la liberté de la presse dans le monde et réclamé la nomination d'un représentant des Nations unies chargé de la défendre. "J'appelle à la désignation d'un représentant spécial des Nations unies pour la protection des journalistes dans le monde [à commencer par la France ?] car rien ne saurait justifier la réduction de la liberté de la presse", a-t-il déclaré, pompeux poncif.
Narcisse n'a plus qu'à se regarder dans la glace et à montrer l'exemple... 

dimanche 8 janvier 2017

Vanessa Burggraf maltraite le candidat Peillon qui s'irrite, sans que 'On n'est pas couché' fasse le buzz

Assez de ces journalistes frivoles qui se croient au-dessus des citoyens et  des candidats 

Vanessa Burggraf a cru que Vincent Peillon était à sa merci. 


Vincent Peillon à Vanessa Burggraf :
Débat télévisé, scène de ménage ou bagarre en zone de non droit?
Peut-être est-elle contre les souffrances faites aux animaux... 
Comme c'est le plus souvent le cas, notamment dans les émissions de politique-spectacle, les journalistes bombardé(e)s chroniqueurs du seul de leurs fiches (et de leurs équipes de grouillots) et de leur arrogance, celle qui habite les accidentés des cursus universitaires, prennent un malin plaisir à abaisser leur hôte, à trois contre un, voire quatre, si on inclut le public obéissant au doigt et à l'oeil du chauffeur de salle. Leurs privilèges intouchables ont fait de ces journalistes ce qu'ils sont devenu: 7.650 euros d'exemption fiscale les placent au-dessus de leurs supérieurs par l'esprit ou le coeur. Bac +5 Vanessa Burggraf ? Ca se verrait. Et bienfaitrice des causes désespérées ? Ca se saurait... Car s'ils sont solidaires de toutes les causes qui courent Paris, ils ne le sont pas des travailleurs laborieux soumis à l'impôt, singulièrement les fonctionnaires dont pas un euro n'échappe au fisc. 
Ne mange-t-elle à sa faim
qu'à la télévision?
Un DEA de lettres confère-t-il un droit à la maltraitance d'autrui ?
Quant à son DESS, un diplôme-maison de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (qui n'a rien à voir avec l'Université Paris 2-Panthéon, dite d'Assas), de communication politique et sociale ciblant le RPR a-t-il séduit un professeur militant autant que sa blondeur ? En 1996 alors qu'en mai,  à Mitterrand,  avait succédé Jacques Chirac qu'il fallait combattre. Les diplômes accordés dans ces domaines prédisposaient-ils à la présentation des journaux télévisés de Bloomberg TV sur l'actualité économique, comme ce fut le lot de la dame ?

Vincent Peillon a pris le risque d'être maltraité

Invité de Laurent Ruquier sur le plateau d'On n'est pas couché le samedi 7 janvier, le candidat de l'Elysée s'est trouvé face à une harpie qui sait tout mieux que tout le monde: l'immunité attachée à la liberté de la presse et le secret des sources sont responsables de ce sentiment d'appartenance à l'élite. Nivellement par le bas oblige !

L'homme politique est un moins que rien que les journalistes tiennent par les roubignoles
Celui-ci, ex-ministre de l'Education, certes désastreux, était venu prendre des coups.  Par solidarité avec les enseignants. Il semblait ne pas craindre pour ses roupettes (ses "boules", pour les plus jeunes, là où Tapie a des "burnes"). Il a échappé de peu aux crachats mais n'a pas pu esquiver les postillons et la bave de la dame. On le plaindra moins qu'on ne condamnera l'amazone.

Il venait en service commandé présenter ses idées dans le cadre de la primaire socialiste en vue de la présidentielle.
"A chaque fois qu'on vous pose une question, vous ne répondez jamais, jamais concrètement de manière précise", s'est énervée Vanessa Burggraf dont on peine à penser qu'elle soit candide. Elle aurait aussi bien pu reprocher à Peillon de lui couper la parole ou de la traiter comme une blonde. 

"Je n'arrive même pas à croire que vous croyez à ce que vous dîtes", lui a répliqué Vincent Peillon. "Je ne sais pas si c'est un exercice professionnel ou si vous avez une intention de vérité ?" Les gens qui sont dans la posture ne m'intéressent pas. Elle ne l'a évidemment pas pris pour elle ! 

Et l'agressé de lui dire les yeux dans les yeux ce que la France entière reproche à ces chroniqueurs malveillants uniquement préoccupés de buzz au détriment de l'invit"(e). "Est-ce que vous cherchez à comprendre mon projet pour la France ou est-ce que vous voulez m'enquiquiner avec des choses qui n'y sont pas ?" 

Ne regardent plus cette émission que les frustrés qui en veulent à leur patron, leur maire ou leur compagne ou se consolent en écoutant Renaud, chanteur branlant et chevrotant qui fait les meilleurs ventes 2016 de CD, parmi la gauche anarchiste pour avoir embrassé un... flic: ne faut-il pas être désorienté?  Et prêt à voter FN ?

Le professeur de philosophie à Vanessa Burggraf : "vous êtes une mauvaise élève..." 
Le ton monte peu à peu entre le candidat à la primaire socialiste et la pensionnaire de France 2 et Laurent Ruquier, animateur d'ONPC depuis dix ans : "Vous ne comprenez pas les grandes lignes, vous n'avez pas de problématique et vous travaillez mal"
Et d'ajouter, désespéré par l'ampleur de la tâche: "j'arrête de vous embêter, je ne vous interromps pas". 
Ancienne stagiaire de la compagne du journaliste Claude Sérillon, journaliste de France 2 nommé conseiller communication du président Hollande, Catherine Ceylac (63 ans et un dépassement de la limite d'âge), qui l'a faite pleurer pendant trois ans (Thé ou Café, depuis bientôt 22 ans, avec l'agrément équitable -et durable?- de sa présidente, Delphine Ernotte qui a eu 50 ans en juillet dernier mais vira Nelson Monfort, Gérard Holtz, Daniel Bilalian et les autres hommes de plus de 50 ans, dont Julien Lepers, après 28 ans de succès), Burgraff cherche-t-elle à son tour à faire pleurer les invités ? 
Elle lui répond alors : "Vous êtes un mauvais professeur". On aura noté le ricanement de Laurent Ruquier, bac +2.

VOIR  et ENTENDRE
comment, dans un ricanement, Burggraf bat en retraite, abandonnant l'ennemi blessé (aller à 39' 19'', si on veut gagner du temps sur le sujet) :



On plaint le père des deux enfants... Pourvu que le mari soit un compagnon !