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vendredi 19 juillet 2019

Affaire de Rugy : qui étaient les journalistes invités ?

Mediapart détient-il vraiment les noms de ses confrères bien en cour

Les journalistes invités aux "fastueux dîners" écolos tardent à se faire connaître...

Le journaliste vedette de Mediapart a enquêté sur l’affaire de Rugy qui a valu la démission du ministre de la Transition écologique. Fabrice Arfi assure détenir une copie du carton d'invitation à l’un des fastueux dîners de François de Rugy. Menus de gala et vins à 500 euros la bouteille y seraient inscrits. En revanche, pas de trace du thème motivant la présence des convives à ces soi-disant symposiums dînatoires.

Suite à ces révélations, Mediapart envisage de dévoiler l’identité des invités. Jean-Michel Aphatie a déjà pris les devants, admettant manger à la gamelle du président de l'Assemblée nationale, au prétexte que sa femme est amie avec sa consoeur de la  presse caniveau à Gala, Séverine Servat, qui a épousé Rugy...

"Il n’y a pas de quoi "fouetter un homard""

Image illustrative de l’article Jean-Michel Aphatie
Certains journalistes ont avoué avoir participé aux dîners, mais qu'il n'y a "pas de quoi “fouetter un homard” ". Un comportement que le journaliste à Mediapart juge indécent. Il estime même que cela abîme l’image de la profession : "Ça renvoie l'image (…) d’une France d'en haut (…) qui fait ça en se justifiant de "pour rester connecté à la France d'en bas" " déplore Fabrice Arfi.

D’autres confirment : ils "racontent que c'étaient des trucs entre amis". 
Résultat de recherche d'images pour "carton invitation de Rugy"
Un argument que le journaliste de Mediapart n’arrive pas à concevoir. Pour leur défense, des amis du couple de Rugy ont clamé qu’ils parlaient politique et de leur métier, au cours de ces rencontres
"C'est pas la question. Là, la question, c'est que c'est un filtre relationnel amical," dénonce Fabrice Arfi.


dimanche 22 avril 2018

Européennes : Hamon tente de recruter une journaliste aussi intègre qu'"indépendante"

Le candidat du PS battu de la présidentielle voudrait une journaliste de France 2 

A un an des élections européennes, Benoît Hamon, aurait demandé à la journaliste de France 2 Élise Lucet de s'engager à son côté

Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"En début d'année, l'ancien candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon a proposé à Élise Lucet de rejoindre son mouvement Génération.s en vue des élections européennes en mai 2019, révèle Le Figaro. 
Hamon aurait pris un râteau auprès de la journaliste de France 2 qui est pourtant connue pour la présentation de reportages à charge, controversés pour leur recherche du sensationnalisme, leur déformation de la réalité et des fake news, dans les émissions 'Envoyé Spécial' notamment celle sur les questions agricoles.

La présentatrice du magazine "Cash investigation" assure ne pas avoir eu de contact avec Benoît Hamon. Interrogée par le quotidien, Elise Lucet, 54 ans, affirme "refuser tout contact avec les politiques en dehors de ses interviews. Je ne l'ai même pas eu au téléphone, donc je ne sais pas du tout de quoi il voulait me parler," se défend-elle.
En avril 2017, Elise Lucet avait déjà prétendu face à Télérama ne pas vouloir s'engager politiquement. "Je ne suis militante de rien, sinon du droit d'informer", avait assuré au magazine la journaliste engagée du service public, bien qu'elle soit notoirement instrumentalisée par l'agence de presse 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"
de Paul Moreira (grand reporter proche de Fabrice Arfi (photo de droite) du site trotskiste révolutionnaire Mediapart) 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"et de Luc Hermann, ci-contre à gauche, à la droite de Moreira) réalisateur de nombreuses enquêtes d'investigation anticapitalistes, notamment sur des multinationales comme Total ou le laboratoire pharmaceutique Pfizer, et président-producteur associé la société de production Premières Lignes (collaborations Cash investigations, mais aussi avec 'Envoyé Spécial' ou 'Spécial Investigation' pour Canal+).

Guillaume Balas affirme au Figaro que des "échanges" ont bien eu lieu
 
"C'est une figure intéressante et nous nous retrouvons dans beaucoup de ce qu'elle dit. Il y a eu des échanges avec elle comme il y en a avec beaucoup d'autres personnes", confirme l'ex-PS (coordinateur du projet de Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle de 2017) et numéro 2 du mouvement politique de Hamon, situé à la gauche du PS. "Et il y a de nombreuses incarnations possibles pour notre liste", assure l'eurodéputé. 

Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon et lui aussi ancien-socialiste, souligne l'importance pour le mouvement Génération.s "d'avoir sur une liste des personnes qui incarnent des combats dans la société", rapporte Le Figaro.
Pour cet ancien membre de la direction du PS, adhérent pendant 35 ans, "la volonté sincère de représenter les salariés s’est complètement évaporée", notamment pendant le quinquennat Hollande. "Le PS, quand il exerce le pouvoir, n’est pas capable de faire autre chose que de gérer la société un peu différemment des libéraux", a regretté l'ex-frondeur. "Le PS a progressivement dérivé vers un rapport technocratique à la société qui, sous couvert de la “culture de gouvernement”, l’a conduit progressivement à épouser l’agenda libéral », a complété de socialiste radicalisé.

Un revers donc pour Benoît Hamon qui va devoir poursuivre ses investigations, en quête d'une tête de liste aux élections européennes, dans un an.

dimanche 25 mars 2018

La presse libérale engagée donne carte blanche au trotskiste Fabrice Arfi de Mediapart et pas que...

Recherche de preuves de financement libyen : France Télévision et BFMTV hébergent Mediapart ?

"Il n'y a que des mensonges dans ce qu'a dit Nicolas Sarkozy", caricature Mediapart, repris par France Info


Sur le plateau de "C l'hebdo" sur France 5, chaîne de télévision de service public France Télévisions, le journaliste du site révolutionnaire trotskiste Mediapart Fabrice Arfi joue les procureurs,  revenant sur la défense de Nicolas Sarkozy lors de son passage au 20 heures de TF1, devant 7,3 millions de téléspectateurs. affirme que Nicolas Sarkozy a été informé dès le 8 février de la planification de son interrogatoire. Si ce contenu ne s'affiche pas correctement, cliquez ici "Ce n'est pas parce que c'est un ancien président de la République qu'il détient plus la vérité que n'importe qui". 
Nicolas Sarkozy au 20 heures de TF1 : quelle audience pour la contre-attaque de l’ex-président ?

Arfi affirme que Nicolas Sarkozy a été informé de son interrogatoire dès le 8 février.
 
Il a été mis en examen mercredi 21 mars dans la longue enquête de cinq ans sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007.  La chaîne publique fait alors son auto-promotion en prenant le parti du site payant trotskiste.
De l'usage malsain du conditionnel: quand on sait, on recourt à l'indicatif...

Quand on ne sait pas, on se tait.  
Sinon, ça s'appelle #fake news" ou désinformation.Dans quelle démocratie, la presse peut-elle impunément faire de la manipulation de l'opinion ?

"Qu'est-ce qui pouvait justifier la garde à vue ?" s'est interrogé Nicolas Sarkozy
Quelle utilité justifie la garde à vue après que l'accusé a été libre pendant cinq ans ? Et si,  entre les deux qu'elle a duré, Sarkozy est autorisé à passer la nuit à son domicile ? En l'espèce, la garde à vue est détournée de sa fonction légale et cette permission nocturne souligne le caractère agressif de cette procédure appliquée à un ex-chef d'Etat, ainsi que le recul des trois magistrats face à l'opinion publique qui la juge discriminante et humiliante. 

Et d'ajouter : "Les policiers ont fait leur travail. Je ne suis pas au-dessus des lois, je ne suis pas en dessous non plus." Si la presse est informée, si elle est ainsi au côté de la Justice, est-elle au-dessus de la constitution qui garantit la séparation des pouvoirs? Faut-il en conséquence inscrire dans la constitution la séparation du judiciaire et du médiatique ?


Revenant sur son placement en garde à vue, mardi 20 mars au matin, il a déclaré ne pas avoir été mis au courant au préalable.
"J'ai reçu un coup de téléphone à 8 heures du matin et l'on m'a dit que j'étais en garde à vue. Mediapart était au courant 10 minutes plus tard", a-t-il "lancé". 
On dira "indiqué"...

Mediapart peut-il infirmer qu'il a été mis au courant dans les minutes qui ont suivi ? 
Inutile, à ce propos, de tenter de détourner l'attention et de masquer la vérité, ça peut être 20 minutes, voire cinq...

BFMTV donne la parole à Edwy Plenel

"Mediapart attaqué par Nicolas Sarkozy: "Il ne faut pas le croire", répond le totalitaire Edwy Plenel," arbitre des vérités factuelles que diffuse BFMTV, bien que son confrère ne fasse plus de l'information, mais de la propagande révolutionnaire.

Dans les heures qui suivent immédiatement la mise en examen, cette chaîne possédée par un homme d'affaire capitaliste retrouve Edwy Plenel, journaliste trotskiste, pour lui tendre son micro.
VOIR et ENTENDRE Plenel exprimer sa haine et mouliner les bras pour exhorter Sarkozy au calme et à l'humilité, puisque, selon BFMTV, le harceleur serait l'agressé...

Dati avait d'ailleurs fait preuve d'une remarquable perspicacité sur l'avenir du PS qui ironisait sur le premier parti d'opposition de France.

Clairement haineuse et suspicieuse
Sur les méthodes partisanes coutumière de BFMTV,
VOIR et ENTENDRE les accusations sans fondement de cette chaîne en février 2016, à propos de l'affaire Bygmalion, face à Rachida Dati qui dut rappeler la journaliste Ruth Elkrief au respect de la présomption d'innocence (notamment à partir de 3'40'') :
La journaliste prétend que ses affirmations ne sont que des questions... Pas seulement tendancieuses, mais des accusations péremptoires successives, glissant impunément de l'une à l'autre.

Si les trois juges de l'affaire du financement libyen sont indépendants, bon gré mal gré, ils acceptent la collaboration d'auxiliaires de la presse militante.

vendredi 23 mars 2018

Troublant: l'avocate de Takiéddine et un journaliste de Mediapart portent le même nom...

Elise Arfi, l'avocate de Ziad Takieddine, a-t-elle un lien de parenté avec le journaliste de Mediapart, Fabrice Arfi ? 

Le premier est journaliste à Mediapart et la seconde est l'avocate de l'accusateur de Sarkozy


Fabrice Arfi a émis des soupçons à l'origine de l'affaire Sarkozy-Kadhafi
, à propos d'un possible financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime libyen, soupçons qui auraient conduit le juge qui le traque sur plusieurs dossiers à mettre en examen l'ex-président, mercredi, sans preuves, ni charges: sur de simples 'indices' convergents, et Elise Arfi est l'avocate de l'homme d'affaires Ziad Takkeddine, l'intermédiaire franco-libanais qui, dans cette même affaire, affirma un jour avoir transporté 5 millions d'euros entre Tripoli et Paris. Il est lui-même mis en examen pour complicité de corruption - comme auteur principal - et trafic d’influence de personnes dépositaires de l’autorité publique.

En fait, en 2012, le site de Plenel, Mauduit et Arfi lance la première offensive, mais
Mediapart publia des documents laissant supposer l'existence d'un versement d'un montant erroné de 50 millions d'euros, dix fois plus que ce que retient l'accusation, au bénéfice de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007, de quoi frapper les électeurs qui s'apprêtent à voter "dans la pleine connaissance de cause", comme ils disent encore aujourdhui, mais, en vérité de quoi les tromper et fausser le résultat du scrutin de la présidentielle : Sarkozy devra s'incliner pour 1,5 pts d'écart.
Takieddine a été mis en cause en 2012 par l’ancien directeur du renseignement militaire libyen, Abdallah Senoussicomme convoyeur de fonds du régime libyen et, conséquemment, par Mediapart qui fait cause commune avec le régime déchu. Lorsqu’il est entendu par les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI), cet ancien dignitaire du régime Kadhafi assure qu'il a supervisé ce transfert de fonds. Or, il est le beau-frère par alliance du tyran Mouammar Kadhafi, ce qui ne lui confère pas plus de crédibilité à son témoignange pour autant...
Le 17 mars 2012,
Abdallah Senoussi fut arrêté à l’aéroport de Nouakchott (Mauritanie) en provenance de Casablanca avec un faux passeport malien, un pays où meurent toujours des soldats français en mission. Le 5 septembre 2012, il fut remis par la Mauritanie aux autorités libyennes auxquelles il renouvela ses accusations, suspectées d'être inspirées par un esprit de vengeance à l'encontre de la France qui contribua à l'anéantissement de sa famille à la tête de la dictature.
Quant à Takieddine, il a livré de
nombreuses versions contradictoires à la justice. Niant même avoir livré de l'argent à l'Elysée ! Mais, ses déclarations font partie des "nombreux témoignages" mettant en cause l'ancien chef de l'Etat, selon BFMTV, notamment la journaliste-procureur général Sarah-Lou Cohen,  qui s'indigna à l'antenne que les juges n'aient pas confisqué son passeport à Sarkozy...
Mais ces deux Arfi n'auraient aucun lien de parenté

Ils portent le même nom et travaillent sur les mêmes affaires, ce qui expliquent que des citoyens vigilants ont pu faire un rapprochement, mais les intéressés s'en défendent, ce qui n'est pas en soi surprenant, s'ils n'ont vraiment aucun autre point commun. Ils assurent qu'ils n'ont jamais été mariés, ni avant, ni pendant le développement de l'affaire et n'ont même aucun lien de parenté, contrairement à ce qui interpelle les habitués de Twitter ou "certains" blogs vigilants.

Le 17 novembre 2016, le journaliste avait démenti la rumeur, avec un message offensif sur Twitter : "Amis complotistes : je n'ai pas de lien familial - ce n'est pas faute d'avoir cherché - avec l'excellente @EliseArfi, avocate de Takieddine ;)"

Un lien de parenté également démenti à plusieurs reprises par l'avocate, sur le même réseau, assure un certain Robin A., qui ne révèle pas son patronyme. 


Qui est cette avocate ?
Maître Elise Arfi a prêté serment il y a quelque 13 ans et exerce au barreau de Paris. Son cabinet serait situé au 3, boulevard de Sebastopol à 75001, Paris. Mais est-elle associée à Mes Jean-Louis Bigot et Bernard Lyonnet ou à M. Judith Guedj, associée au cabinet d'avocats d'affaires CMG Avocats, dans le 17e ? On ne sait: ce qui confirmerait que les trotskistes ont le don de la dissimulation ! Pourquoi Me Arfi est-elle aussi difficile à situer ? Tant de cachotteries n'encouragent-elles pas toutes les supputations ? 

Quant à la situation "conjugale" de Fabrice Arfi, homme public, elle est également top secret. Ca ne va pas plaire à Christine Angot qui s'est montrée très intéressée par le sujet sur ONPC...

Les agresseurs de la presse serrent les rangs face à la contre-attaque de Sarkozy

"Mediapart attaqué par Nicolas Sarkozy : "Il ne faut pas le croire", répond Edwy Plenel", titre BFMTV selon Orange

Solidarité de la chaîne privée avec les révolutionnaires trotskistes
Edwy Plenel, le procureur
au banc des accusés
"Nicolas Sarkozy a notamment attaqué le travail de Mediapart", ce jeudi soir, au moment de réfuter sur TF1 les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, au lendemain de sa mise en examen controversée. "Le journaliste Edwy Plenel, cofondateur de ce site [trotskiste et payant] à l'origine de l'affaire, lui a répondu plus tard dans la soirée." La presse indépendante de tout - notamment des puissances d'argent ! - présente donc l'agresseur comme l'agresseur de sa cible, avec toute l'équité que lui inspirent son sens aigu des valeurs républicaines et son respect permanent de la déontologie.

Le mis en examen "a lâché ses coups" [sic] au journal de 20h de TF1. 
Humilié dans la relance, après cinq ans de léthargie, de l'enquête sur le financement libyen présumé de sa campagne de 2007, "l'ex-chef de l'Etat s'en est, entre autres, pris au site Mediapart" qui a monté l'affaire à partir d'un document dont la justice ne parvient pas à dire si son authenticité est fiable, et à son directeur de la publication Edwy Plenel, militant révolutionnaire trotskiste, qui se fonde sur des sources liées au régime tyrannique incarné par le colonel Kadhafi, un dictateur combattu par une coalition franco-britannique mandatée par l'ONU, sous le quinquennat Sarkozy: "Décidément, monsieur Plenel n'a pas que des amis fréquentables, puisqu'après Tariq Ramadan [prêcheur islamiste poursuivi en justice suite à trois plaintes pour viols), le voilà mis avec la bande Kadhafi", a souligné l'ancien président harcelé par la presse radicale.


Sarkozy a en fait remis en cause, non pas "le travail journalistique de Mediapart", mais d'avoir fondé ses investigations sur un faux : "Mediapart a servi depuis des années de porte-voix à un document reconnu comme faux par la Justice"
C'est ce point qui titille Edwy Plenel : dans les heures qui ont suivi, il a réagi au micro de BFMTV, qui avait pourtant déjà diffusé un commentaire de Laurent Mauduit, cofondateur du même site "indépendant", avant de donner 25 minutes à Fabrice Arfi, fils d'un policier de la brigade financière et pourtant journaliste au pôle 'Enquêtes' du site trotskiste d'information en ligne, le lendemain à l'émission de Jean-Jacques Bourdin (69 ans, colleur d'affiches pour le candidat d’extrême-droite Jean-Louis Tixier-Vignancour, lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1965) sur RMC (sa succursale, propriété d'Alain Weill, comme BFMTV, ainsi que BFM Business, et détenteur aussi de SFR)...

"Monsieur Sarkozy, son problème, ce n'est pas Mediapart, son problème, c'est la justice," a-t-il ironisé, bien que le harcelé des media n'ait jamais été condamné. 
A l'inverse, en mars 2010, Edwy Plenel et Fabrice Lhomme, journalistes, furent condamnés pour avoir diffamé Marc Rozenblat, ancien Président de l'Unef, avec injonction à publier cette condamnation sur la page d'accueil du site Mediapart, pour avoir, de mauvaise foi, porté atteinte à son honneur et à sa considération dans le cadre de ses relations avec l'association SOS-Racisme.

"Il est renvoyé dans l'affaire Bygmalion pour financement illicite de campagne électorale. Il est mis en examen dans l'affaire Bismuth pour corruption et trafic d'influence et maintenant dans l'affaire libyenne, il a une triple mise en examen", a insinué le militant trotskiste, suggérant avec la complicité de BFMTV qu'une mise en examen équivaudrait à une condamnation. L'échec des poursuites initiées par Mediapart dans l'affaire Bettencourt laisse un goût amer au journaliste qu'on dirait frappé d'amnésie.
Edwy Plenel, 66 ans, a d'abord été journaliste à Rouge, l'hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, actuel NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste), puis au service éducation (son père était recteur d'académie) du Matin de Paris, puis au journal Le Monde pendant les années Mitterrand, avant de jouer un rôle-clé dans les poursuites judiciaire de l'affaire Bettencourt contre Sarkozy qui obtint un non-lieu.
Il est
en revanche au côté de Tariq Ramadan, dans l'affaire de mœurs qui vise l'islamologue. En novembre 2017, Charlie Hebdo publia quatre caricatures, inspirées des singes de la sagesse, représentant Edwy Plenel "se cachant derrière sa moustache", comme le juge Tournaire se cache derrière sa main.
Pro-palestinien,
Plenel est en outre favorable à l'usage de l'écriture inclusive et de la pratique des réunions non-mixtes.
Son épouse, la sociologue Nicole Lapierre, 
à la veille de mai 68, militait aux Jeunesses communistes révolutionnaires où elle s'est liée d'amitié notamment avec Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spaciale de la candidate Ségolène Royal en 2007, et mère du journaliste de Libération, Jonathan.
En 2007,
l'épouse Plenel appela à voter pour Ségolène Royal, dans un texte publié dans Le Nouvel Observateur, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance". Pas d'animosité partisane chez les Plenel ?
Leur fille, Eve, 36 ans, qui avoue avoir bénéficié d'une "enfance bourgeoise, confortable, intellectuelle et parisienne", est journaliste et avait pris la tête du projet Paris sans sida, lancé par Anne Hidalgo en 2016. Le révolutionnaire Daniel Bensaïd, l’un des leaders de l’extrême gauche, trotskiste de toujours était très proche de son père et malade du sida. Elle dirige l’Association de recherche, de communication et d’action pour l’accès aux traitements (Arcat) qui, dans l’histoire de la lutte, a toujours adoré les experts. Elle gagne 3000 euros par mois, se méfie beaucoup, dit-elle, des conflits d’intérêts. Aujourd’hui, Eve a deux enfants et vit à Berlin avec un spécialiste des sciences politiques, spécialiste de la police et de la justice, qui se situe bien sûr à la gauche de la gauche. L'extrême-gauche n'est pas assez honorable ?

Laurent Mauduit est un ancien du journal Le Monde et de Libération. Curieusement, ce journaliste, qui a aussi travaillé pour le journal de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), comme Jospin ou Mélenchon, a pour épouse une ancienne associée de Euro RSCG C&O (l’un des plus grands réseaux de communication, 1999-2012) et actuelle directrice de la communication de Carrefour (numéro 1 européen de la grande distribution, dirigé par Alexandre Bompard, PDG, et Bernard Arnault, actionnaire, et qui annonce la fermeture de 273 magasins en France et 2400 départs volontaires, en 2018).
Le républicain exemplaire s'est ensuite agacé des axes de la "défense médiatique" employés par Nicolas Sarkozy : "Face à tous ces faits [peut-être tout au plus des 'indices', pour certains, et non des 'charges', encore moins des 'preuves'], car si les juges le mettent en cause, c'est qu'il y a des faits [ou la volonté politico-médiatique de nuire], comment essaye-t-il de s'en sortir ? En prenant un journal indépendant [politiquement engagé à l'extrême gauche révolutionnaire, donc anti-républicain] comme bouc-émissaire et en racontant n'importe quoi, en devenant le premier diffuseur de fausses nouvelles de notre pays".

Un journaliste sulfureux

Lorsqu'il plongea Le Monde dans la crise, Edwy Plenel fut accusé d'autoritarisme
dans sa gestion de la rédaction du Monde. D'où ses sympathies actuelles  pour le tyran Kadhafi ? La fin de sa carrière de directeur de la rédaction du Monde est souillée par les accusations de Pierre Péan et Philippe Cohen dans leur livre (La Face cachée du Monde, du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, 2003). Ils lui reprochent notamment son pouvoir d'intimidation. 

Ses connivences avec des policiers et des juges afin d'obtenir des informations sont rapportées par le livre. L'historien Pierre-André Taguieff affirme ainsi avoir assisté à des dîners chez le journaliste avec des responsables syndicaux politiciens qui arrivaient avec des documents : "En matière d'investigation, il ne faisait rien d'autre que de recopier les fiches des renseignements généraux et reprendre les matériaux que ses amis syndicalistes policiers lui amenaient régulièrement. Il avait alors ses entrées au ministère de l'Intérieur".

Edwy Plenel conçoit la presse comme une arme politique de destruction massive au profit d’intérêts idéologiques pas toujours clairement cernés.
Pour son ami Nicolas Domenach, il "porte la Shoah sur le dos." Se croyant sans doute investi d’une mission mémorielle, Edwy Plenel est d'ailleurs en croisade permanente sur son site Mediapart, aussi bien contre Alain Soral et Dieudonné que contre Charlie hebdo et pour les migrants musulmans ou la Palestine: le fardeau de son adolescence coloniale en Algérie ? Il a signé Pour les musulmans, où en réalité s'insinue, en filigrane, bien plus que la question de l’Islam, le grand retour des années trente et les "heures les plus sombres de notre histoire". 
Et ça ne se soigne pas. Au vu de son acharnement, on en vient à s'interroger  : quelle est, dans sa poursuite de Sarkozy, la part d'antisémitisme ?

dimanche 5 novembre 2017

Paradise Papers: qui sont les "balances" ?

Et qui sont les personnalités impliquées dans les premières révélations ?

Quand la dénonciation est érigée en vertu, les balances en sont-elles d'autant plus vertueuses ?

Photo published for Paradise Papers: Secrets of the Global Elite - ICIJ
Après les "Panama Papers" ou les 'Lux Leaks' (pour le Luxembourg comme paradis fiscal), voici les "Paradise papers". Une enquête menée sous l'égide du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), à laquelle ont participé la cellule investigation Radio France et l'émission "Cash Investigation" de France 2, révèle, dimanche 5 novembre, comment certaines personnalités ont utilisé des montages fiscaux complexes pour échapper à l'impôt. 

Basée sur des synthèses effectuées par le cabinet Appleby, cette enquête met également en lumière des liens d'affaires surprenants. Le service public livre en pâture les noms des premières personnalités égratignées par ces "Paradise Papers", dont la publication s'étalera sur plusieurs jours. 

Ces documents se sont ainsi intéressés à la reine Elisabeth II. 
Elle possède une société qui gère ses biens, intitulée "Duché de Lancaster". En 2005, cette société a investi 7,5 millions de dollars dans un fond situé aux îles Caïmans. Et ce fond a investi dans un autre fond qui contrôle Brighthouse, une société épinglée par des élus britanniques pour ses pratiques commerciales douteuses. 

Surprise, Donald Trump est également ciblé. 
Malgré les sanctions contre la Russie, Le secrétaire américain au Commerce, proche Wilbur Ross possède toujours des intérêts dans la compagnie de transport maritime de gaz liquéfié Navigator Holdings. Cette compagnie fait des affaires avec un géant du gaz et du pétrole, SIBUR, contrôlé par des proches du président russe, Vladimir Poutine.

Cette liste noire mêle aussi le premier ministre canadien, alter-ego de Macron.
Image associée
Un ami d'enfance de Justin Trudeau, ici au cours d'un tendre moment romantique avec Macron, le milliardaire canadien Stephen Bronfman, un acteur clé de sa campagne victorieuse en 2015 et trésorier de son parti, a utilisé, avec un sénateur du parti libéral, un trust aux Iles Caïmans pour échapper à l'impôt. Un montage qui pourrait relever de la fraude fiscale.

Maintenant, q
ui sont les balances ?

Le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).
Une partie de l’équipe de "chiens de garde et lanceurs d’alerte" de l'ICIJ est basée en permanence à Washington. Le reste, dans le monde entier.
Derrière les révélations sur les paradis fiscaux, se cache le travail de fourmi d’un groupe de journalistes d'investigation sans frontières.
L’enquête 'Panama Papers', qui a mis en lumière, dimanche 3 avril 2016, un vaste système d’évasion fiscale, a été coordonnée par un collectif de 200 journalistes dans 70 pays, appelé le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).
Logotype du CPI
Fondé en 1997 par l’américain Charles Lewis, ce groupement dépend du Center for Public Integrity (CPI), une organisation à but non lucratif qui se défend d'être un groupe de pression, créée par le même Charles Lewis en 1989. 
La question de l'indépendance réelle du CPI est mise en question par son financement vertueux par la Fondation Ford, la Fondation de la Famille Rockefeller ou la Fondation W.K. Kellogg et l'Open Society Foundations (OSF), réseau de fondations créé en 1979 par le subversif milliardaire et philanthrope américain George Soros, qui, après avoir soutenu Otpor, organisation insurrectionnelle ayant servi à renverser le régime de Slobodan Milošević en Serbie ou des blogueurs ayant déclenché le Printemps arabe en Egypte, finance la GayFest en Roumanie, le CEDAR, premier réseau européen de professionnels musulmans, ou le réseau No Border.
Le CPI est composé de journalistes engagés enquêtant aux États-Unis sur des thématiques variées : politique, finance, environnement, santé, sécurité nationale, etc. 
Officiellement, il serait financé par des dons de fondations caritatives et de mécènes. Or, en 2003, le très sérieux Wall Street Journal a critiqué le CPI pour avoir accepté des fonds importants de George Soros, un financier sulfureux, milliardaire américain d'origine hongroise devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et les actions - fortune personnelle estimée à 3,3 milliards de dollars en 2009 - et ses manipulations douteuses.
C'est ainsi qu'en 2012,
sa fondation fit un don de 35.000 euros au Collectif contre l'islamophobie en France et qu'il finance également à hauteur de 100 millions de dollars Human Rights Watch, sur 10 ans, à partir de septembre 2010. Soros fut condamné en France pour délit d'initié dans l'affaire de la Société générale qui avait vu le gouvernement socialiste des années 1980 fermer les yeux sur la tentative d'OPA menée par Georges Pébereau (lequel, dans Le Monde en septembre 2008, appela à limiter les parachutes dorés et à fiscaliser "les stock-options des dirigeants d'entreprises cotées", critiquant également les niches fiscales) et Robert Lyon, président de la Caisse des dépôts, sur une banque privée).
Une armée de chiens de garde et de lanceurs d’alerte : des anges purificateurs 
Résultat de recherche d'images pour ""Anges purificateurs""
Le but du CPI est de "dévoiler les abus de pouvoir, la corruption et les manquements au devoir des institutions publiques ou privées, dans le but de les pousser à agir avec honnêteté, intégrité, responsabilité, afin de faire prévaloir l’intérêt public."

La "mission" (divine laïque) de l'ICIJ  est explicitée sur son site Internet : "Etendre le journalisme de type 'chien de garde' mis en avant par le CPI, en se concentrant sur des problèmes qui ne s’arrêtent pas aux frontières nationales : crime transfrontalier, corruption et responsabilité des gouvernements." Comme les ONG, ce consortium est illégitime.

Une partie de l’équipe est basée en permanence à Washington, dans les bureaux de l’ICIJ, et les autres journalistes travaillent dans certaines rédactions (tel Mediapart ou le Canard enchaîné) sur tous les continents.

Le fonctionnement du consortium rappelle celui de Wikileaks, l’ONG fondée par Julian Assange en 2006, qui a dévoilé de nombreux scandales politiques, militaires et judiciaires, notamment la mise sur écoute de trois présidents de la République française par la NSA. Wikileaks et l’ICIJ permettent aux lanceurs d’alerte de révéler des scandales et de leur donner une résonance médiatique. 
Les journalistes harceleurs sont les têtes de gondoles d'opérations coups de poings, telle Elise Lucet, rédactrice en chef sur France 2, qui se tient en embuscade dans les couloirs et pourchasse ses cibles, comme Rachida Dati ou le pape François, l'interpellant sur la pédophilie dans l'Église catholique lors d'une audience générale, place Saint-Pierre à Rome...En septembre 2015, au cours d'un entretien, elle annonça la préparation d'un livre consacré au droit du secret des affaires (à l'occasion de la promulgation de la Loi du CICE, dite 'loi Macron'). Résultat de recherche d'images pour "lucet livre sur droit du secret des affaires"Sa main a effectivement été téléguidée et l'opus n'est pas resté dans les ordinateurs, avec les soutiens de Fabrice Arfi et Karl Laske (Mediapart), Paul Moreira (équipe Michel Polac, puis Politis, Canal+ et agence Premières Lignes, il est vice-président de 'Reporters sans frontières' depuis juillet 2015) ou Virgine Marquet, avocate du collectif 'Informer n’est pas un délit'.Lucet fut présidente du Press Club de France qui décerne chaque année les Prix Press Club, Humour et Politique et les Prix Press Club du Tweet Politique : ainsi, le Grand Prix 2016 et le Prix des Internautes allèrent à Bruno Le Maire, parce que député Les Républicains et candidat à la primaire de la droite et du centre pour : "Mon intelligence est un obstacle", obstacle qu'il a surmonté pour passer opportunément au côté d'Emmanuel Macron, un ex-conseiller, puis ministre du président socialiste Hollande.
Les révélations sur les paradis fiscaux et la fraude fiscale ont fait la réputation de l’ICIJ. Les 'Offshore Leaks', premier coup d’éclat, ont été publiés en 2013 et mettaient en lumière un vaste système de fraude fiscale organisée par le biais de sociétés offshore (sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux uniquement pour bénéficier d’impôts très bas, voire inexistants). Quelques mois plus tard, le consortium dévoilait une liste de milliers de hauts dignitaires chinois liés à des sociétés offshore, dont des proches du président Xi Jinping.

En novembre 2014, le consortium de journalistes publiait une nouvelle enquête, portant cette fois sur le Luxembourg : elle révélait que des entreprises comme Apple, Amazon et Ikea bénéficient d’accord fiscaux avantageux passés entre le fisc luxembourgeois et des cabinets d’audit. 
Pas un mot sur Altice, groupe multinational présent dans les télécoms (Numéricable et SFR), le divertissement, la publicité et les media (Libération, NextRadioTV (RMC,BFM Business et BFM TV), Groupe l'Express (Studio Ciné Live, L'Express, L'Expansion, L'Étudiant...), bien qu'entreprise de droit ...luxembourgeois, cotée à la bourse ...d'Amsterdam depuis 2001 et propriété du franco-libanais Patrick Drahi, lequel détenait 58,50 % du groupe en 2015, via Next L.P, établie à ...Guernesey. 
En février 2015, HSBC était visée par SwissLeaks, une enquête de l’ICIJ initiée par Le Monde. La banque était accusée d’avoir mis en place un système international de fraude fiscale et de blanchiment, éclaboussant par là même des personnalités comme le roi de Jordanie, le pilote de Formule 1 Fernando Alonso et l’humoriste Gad Elmaleh.

A côté de ces enquêtes relayées par des dizaines de media orientés dans le monde entier, l’ICIJ conduit d’autres investigations : trafic de tissus humains, commerce de l’amiante, économie souterraine de la contrebande de cigarettes… "Nos journalistes renouent avec l’essence même du métier : la recherche de ce qu’on nous cache", affirmait Bill Buzenberg, ex-directeur du CPI, au Monde en 2015. C'est ainsi qu'Oxfam - confédération de 20 organisations "indépendantes" (des ONG) de même sensibilité qui agissent 'contre les injustices et la pauvreté' - a collaboré aux Paradise Papers.

Collaboration de journaux subventionnés par l'impôt.
L’ICIJ réalise des enquêtes avec ses propres membres ou en collaboration avec des rédactions de grands journaux nationaux comme le New York Times, le Washington Post (centre américain), The Guardian (intello de centre gauche britannique) ou le Süddeutsche Zeitung (libéral de gauche allemande), sans compter Le Monde - 4e organe de presse le plus assisté par le ministère de la Culture - et surtout le contribuable (5.438.216 euros, fin 2016), pour aider ses propriétaires, les hommes d'affaires Xavier Niel (Free) et le banquier Matthieu Pigasse (Les Inrockuptibles, Radio Nova et le Huffington Post) - et le service public de Radio France… 
Dans ce cas, la coopération fonctionne dans les deux sens : le consortium demande l’aide de rédactions extérieures si la masse de données à traiter est trop importante, comme ce fut le cas pour les Offshore Leaks en 2013 ; à l’inverse, il arrive que des rédactions se trouvent dépassées par l’ampleur d’une enquête et demandent l’appui de l’ICIJ. Redevables, elles s'engagent à relayer les opérations de l'ICIJ.

Ainsi, en 2015 pour SwissLeaks, c’est Le Monde qui a contacté l’organisation de journalistes pour lui demander de l’aider à traiter les données contenues sur une clé USB adressée au journal. Pour les "Panama Papers", c’est également le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung qui a sollicité l’ICIJ.

Réseau international d'enquêtes collaboratives
Le consortium s’appuie également sur le public. Lanceurs d’alerte, syndicalistes , fonctionnaires ou simples citoyens aigris en mal de règlement de comptes peuvent être incités à la dénonciation en transmettant des informations aux journalistes de l’ICIJ. En retour, quand il le juge pertinent, le consortium met tout ou une partie des données de ses enquêtes à disposition du public (cela a été fait pour les Offshore Leaks et Luxembourg Leaks), officiellement dans le but d’ouvrir encore plus l’investigation et éventuellement découvrir de nouveaux scandales, mais officieusement pour déstabiliser de grands groupes industriels ou financiers, mais aussi bien des Etats.

Pour parvenir à garder secrètes des enquêtes qui s’étalent sur plusieurs mois, les journalistes de l’ICIJ ont recours au cryptage des données, du pain béni pour les complotistes. Ainsi, ils peuvent travailler dans le plus grand secret, à l’abri des personnalités, sociétés, institutions et gouvernements impliqués dans leurs révélations. A noter que Michel Sapin, ancien ministre qui se flatta de faire rentrer les exilés fiscaux et de remplir du même coup les caisses de l'Etat, est ressorti de l'oubli à l'occasion de la publication des Paradise Papers. 


Charles Lewis, fondateur de l'ICIJ, l'ONG à l'origine du scandale des Panama Papers.


C. Lewis est journaliste d'investigation et fondateur du Center for Public Integrity (CPI). Il est actuellement le rédacteur en chef exécutif de l'Atelier d'enquête de rapports à l'American University School of Communication à Washington DC, lequel est en lien avec NBCNews. Il a été un producteur d'enquêtes pour ABC Nouvelles et le programme de nouvelles de CBS 60 Minutes qu'il a abandonné en 1989 pour lancer le CPI, groupe qui analyse le fonctionnement politique et l'activité gouvernementale. 
Il a été professeur dans plusieurs universités (Princeton, Harvard et Washington, DC).


En 2003, Lewis a été président fondateur du Fonds pour l'indépendance en journalisme, qui fit inclure le journalisme dans l'article 509 (a) du Code des impôts relatif aux organisations religieuses, scientifiques, littéraires, éducatifs et autres activités de bienfaisance exonérées de l'impôt fédéral sur le revenu, dont bénéficie le CPI, principalement en dons, subventions publiques et contributions d'un large groupe de personnes.
Appleby est un cabinet d'avocats spécialisé dans l'optimisation fiscale. 
Cabinet expert en offshore
Domiciliée aux Bermudes, territoire britannique d’outre-mer, l'entreprise est à l'origine d'une importante fuite de données ayant entraîné l'affaire des Paradise Papers. Créée en 1888, elle possède 800 salariés en 2009, présents aux Bermudes, sur les Iles Vierges britanniques, sur les Iles Caïmans, aux Seychelles, sur l'Ile Maurice, à Hong Kong comme à Shanghaï et en Europe (à Jersey, Londres, Zurich et l'Ile de Man, à quelques encablures de la France
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Parmi les 13,5 millions de documents qui composent les "Paradise Papers", près de 7 millions proviennent de ce cabinet d'avocats. Le reste des fichiers est constitué de données d’un autre cabinet, AsiaCity Trust, et des registres commerciaux de 19 juridictions offshores.
Ces experts fiscaux spécialistes des montages financiers sur mesure conseillent avant tout des clients haut de gamme. Grâce à leur fine connaissance des règles et lois et à une veille rigoureuse sur leur évolution, ils parviennent à se maintenir en équilibre sur le fil de la légalité, sachant s’adapter aux différents régimes fiscaux des 10 places offshores dans lesquels ils conseillent. "Sur ses 12 bureaux, 9 sont situés dans les 20 premières juridictions réputées pour leur secret bancaire".

La firme a dénoncé la cyberattaque dont elle a été l’objet. 
Quelques jours avant la sortie mondiale de l’enquête dans lequel elle affirme "conseiller les clients sur des moyens légitimes et légaux dans le développement de leurs affaires", un communiqué du 24 octobre 2017 révéla  le pillage dont elle a été victime. Avant d'affirmer: "Nous ne tolérons pas les comportements illégaux".