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jeudi 7 mars 2019

Qui peut dire que le journaliste Patrick Cohen n'est pas un "cireur de pompes" ?

Le service public de France 5 prive Nicolas Dupont-Aignan de la parole 

Nicolas Dupont-Aignan tombe dans le piège tendu par l'émission "C à Vous", la mal-nommée

Seul face à quatre journalistes et au totalitarisme du service public,
Résultat de recherche d'images pour "patrick cohen"le responsable politique, président de 'Debout la France', a affronté l'hostilité non dissimulée de ses quatre juges : Patrick Cohen menait l'interrogatoire, épaulé par ses deux assesseurs, Pierre Lescure et Antoine Genton, sous l'oeil de la procureure générale Anne-Elisabeth Lemoine. 

Dans son émission, l'animatrice renvoie l'ascenseur à ceux qui ont favorisé sa propre ascension, mais ont subi des revers de fortune, du fait de leur engagement partisan dans les media. 
Résultat de recherche d'images pour "patrick cohen"
Ainsi héberge-t-elle Patrick Cohen, qui fut l'un de ses collègues sur France Inter, dont il sera chassé à deux reprises - dont mai ...2017: il ira sur Europe 1, propriété de Lagardère (comme Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche, etc), un patron dont Ismaël Emelien fut un communicant avant de rejoindre Macron - ; Antoine Genton, journaliste qui mena la grève de la chaîne i-Télé, à l'automne 2016, avant de devenir CNews, détenue par Vincent Bolloré, qui annonça avoir voté Hidalgo en 2013) ; et Pierre Lescure, chroniqueur qui fut le patron de Lemoine, quand il dirigeait Canal+ (1983-2002) qu'il co-fonda avec André Rousselet, un intime de François Mitterrand, aujourd'hui aux mains de Bolloré).

Patrick Cohen attaqua donc avec des chiffres lus dans ses fiches 
(plat de résistance habituel des 'fact-checkeurs') 

Nicolas Dupont-Aignan y répondit sans notes, non sans un propos liminaire pour signaler les inégalités de traitement entre les responsables politiques dans les media, notamment leurs sondages de commande, cités d'entrée de jeu, sourire aux lèvres, par la malveillante animatrice qui avait choisi les références les plus défavorables, ce qui ne manqua pas de tendre l'atmosphère : l'invité maltraité voulut réagir - déclenchant un ricanement chez l'animatrice consciente de sa provocation et qui ne dissimule pas sa satisfaction d'avoir indigné son hôte - mais le quarteron de journalistes s'appliqua aussitôt à entraver son invité dans sa liberté de parole. On notera le totalitarisme de Lescure qui s'étonne (à 2'20'' sur la video) que l'invité réponde à "une question qui n'a pas été posée"... Sur le service public, tout le monde n'est pas éligible à une participation au Grand débat national, fût-ce un candidat à l'élection présidentielle... 

Patrick Cohen perdit une première fois ses nerfs quand son interlocuteur qualifia les chiffres officiels de Bercy dont il se targuait de propagande, alors que Dupont-Aignan évoque ses dialogues directs avec des hommes de la filière bovine (ou de fruits et légumes) auxquels Cohen oppose des statistiques... A cet instant, on observe que deux des journalistes (Lescure et Lemoine) sont bras croisés, dans une attitude de rejet de l'argumentaire de leur invité. Sur le sujet du bouclier social, selon Macron, ce sont Lescure et  Genton qui adoptent cette attitude de rejet. Lescure reprochera à l'invité de ne pas en avoir cité un !

Les journalistes étaient en mode règlement de comptes
Résultat de recherche d'images pour "patrick cohen"On le comprit bientôt quand  P. Cohen - que ça ne choque d'abord pas d'être "le porte-parole d'Emmanuel Macron" - se dressa comme un pantin de sa boîte lorsque le responsable politique le gratifia du rang de "serviteur du pouvoir". L'outragé fit mine de quitter le plateau, avant que Dupont-Aignan n'évoque ceux qui "cirent les pompes de Monsieur Macron" sur le service public et que chacun d'entre eux se sentit visé, mais se rassied bien vite (ci-dessus). 

On notera que Lescure reproche à Dupont-Aignan de vouloir rester maître de son temps de parole, sans se laisser entraîner là où les journalistes veulent le conduire et c'est cette résistance, mettant les media en péril, qui irrite ce quarteron, comme d'autres : la perte de leur emprise fondée sur la prise de pouvoir par des hommes d'affaires puissants, des syndicats et un corporatisme. 

Le président de Debout la France a quitté prématurément l’émission de France 5 mercredi 

La presse confirme son repli dans une attitude protectionniste à la soviétique.
Séquence hautaine rare mercredi soir sur France 5 s'agissant d'un petit parti : qu'adviendra-t-il quand un parti plus puissant voudra se faire respecter ? 

tele-loisir donc à ce propos Edwy Plenel épinglant Patrick Cohen sur sa vision "légère" du journalisme, invité de 'C à vous', un mois plus tôt, le mercredi 06 février 2019, quand Cohen s'en est pris avec virulence au fondateur du site trotskiste qui justifiait ses méthodes journalistiques, notamment les écoutes téléphoniques qui, selon lui, "ne sont pas privées" lorsque "le contenu est d'intérêt public".  Un désaccord profond oppose donc les deux journalistes.
Edwy Plenel se fit plus cinglant. "La justice n'en est pas saisie. Je vous trouve bien léger par rapport au rôle fondamental de la presse dans notre démocratie (...) Heureusement que Mediapart est là pour chercher les vérités que cache l'Elysée, et que peut-être, ne cherche pas un certain journalisme de gouvernement et de complaisance". Une accusation de complaisance qui n'a pas fait se dresser Cohen, ni excité la susceptibilité de la dame en vert qui est ici passive - bras décroisés - et non pas agressive.. :

Après des années de mauvais traitements subis, les victimes se rebiffent. L'arrogance des media qui n'acceptent pas que leurs invités abordent les sujets qu'ils souhaitent et les traitent comme ils l'entendent provoque de plus en plus d'accrochages en direct sur l'ensemble des chaînes d'information. Les responsables politiques ne sont pas mieux considérés que des twittos et les journalistes intolérants qui entravent la libre expression du pluralisme se trouvent désormais bousculés dans les formats qu'ils ont établis et confrontés à la colère des citoyens, élus ou Gilets jaunes. 

Dupont-Aignan a riposté frontalement aux airs narquois et aux attaques de ses agresseurs en réunion.
Quelle différence entre les internautes dissimulés derrière leur (pseudo) anonymat et les élus  désignés à la moquerie et à la vindicte populaires, si les journalistes n'ont de respect ni pour les uns, ni pour les autres et se comportent en travailleurs de la Pravda, journal officiel du Parti communiste d'URSS ?  S'expose-t-on au goulag si, comme Nicolas Dupont-Aignan, on ne se soumet pas à l'idéologie officielle et aux diktats des Elena Ceaușescu du service public ? 

Le ton était monté quelques minutes plus tôt entre le président de Debout la France et le journaliste "complaisant", au sujet des premiers résultats du CETA, le très controversé traité de libre-échange entre l’UE et le Canada. "Faux", a opposé Nicolas Dupont-Aignan aux chiffres officiels de Patrick Cohen, un "serviteur du pouvoir" et "un macroniste qui passe sa vie à cirer les pompes du pouvoir […] et qui est payé pour ça" dans le service public (même s'il cumule avec Europe 1). La presse qui le traite de populiste du seul fait qu'il ne partage pas la conception macronienne de l'Union européenne ne tolère pas la contradiction.

Le cumulard s’est alors levé plusieurs dizaines de secondes et le velléitaire a menacé de quitter le plateau. 
"C’est de la diffamation. Est-ce que vous voulez bien vous excuser, sinon vous allez devoir quitter le plateau ?", a menacé Anne-Elisabeth Lemoine à plusieurs reprises que Le Parisien présente comme une "force tranquille. Pas de polémiques, pas de clash, juste ce qu'il faut de convivialité, d'humour et de bienveillance"!... Elle-même se définit comme "juste pestouille, mais pas méchante".
C'est pourtant la sectaire Lemoine qui distingue les torchons (les chaînes privées, nommant elle-même BFMTV) des serviettes, comme elle, lorsque NDA l'interpelle sur les raisons qui font que les journalistes de terrain rencontrent l'hostilité d'un nombre grandissant de citoyens. Et d'accuser "les responsables politiques qui appellent à la haine des media", comme si leurs partis-pris et leurs analystes partisans et leurs sondages magouillés n'alimentaient pas la colère populaire... Et Genton, bras croisés, de défendre la corporation qui ne fait que son métier, selon lui, en posant de simples questions.
"Je dis les choses, les Français n’en peuvent plus de vous ! (...) Je dis simplement ce que ressentent les Français," a insisté NDA
Mais les Français sont témoins que certaines questions ne sont que des relances du discours de l'invité et, d'autres, des questions-pièges ou des provocations. Outre que ces ex-journalistes de radio ne réalisent pas que leurs attitudes et leurs grimaces les révèlent, qui n'a pas remarqué que, dans les matinales de Dély (France Info), de Bourdin (RMC-BFM) ou d'Elkabbach (CNews), la dernière question  est, au faciès politique, la plus sucrée ou la plus vacharde ? Et que le dernier mot est à celui ou celle qui manie le mieux la brosse à reluire ?

Le président de 'Debout la France' a quitté le plateau
sur ordre de la crypto-bolchévique en jupe mini,
sans se renier.
La caste des journalistes totalitaires a fait bloc.
Face au maintien du député de l’Essonne dans la place qu'il n'avait pas occupée pendant deux années, l’animatrice a mis fin d'autorité à l’entretien, remerciant son invité et annonçant le sujet suivant, forçant l’élu à quitter la table, visiblement mécontent. 
Un cas identique récent illustre cette intolérance totalitaire, en la personne de Thomas Misrachi qui, en plein direct, a viré un gueux, un Gilet jaune qui osait lui tenir tête, en critiquant sa manière de mener l'entretien, scène inquiétante qu'a signalé PaSiDupes : Liberté d'expression - Thomas Misrachi vire un Gilet jaune du plateau de BFMTV : le "grand débat", ce n'est pas sur cette chaîne !
Elu de la nation, Nicolas Dupont-Aignan n’estime pas avoir été poussé vers la sortie. "La première partie de l’interview était finie, je devais rester pour la 2e partie de l’émission. On a préféré d’un commun accord mettre un terme à l’émission, je suis parti", explique-t-il au Parisien.

NDP maintient son portrait de Patrick Cohen.
"J’ai dit sa vérité à M. Cohen; je lui ai dit que c’était un cireur de pompes de Macron. J’ai refusé de m’excuser. La propagande pro Macron, ça suffit ! […] Il y en a assez de la partialité de certains journalistes, de la télé aux ordres". 
Depuis, France 5 reste injoignable, mais prépare sa défense pour ce refus de la diversité des opinions et de leur expression sur le service public. S'adressant à Lemoine, Lescure jette cette exhortation : "Laisse tomber; laisse-le parler tout seul !", accompagnée d'un geste de mépris de la main.
Le septuagénaire a sa conception de la déontologie de la profession et, au-delà, du respect dû à chacun. En retour, on n'obtient que ce qu'on mérite et Macron en sait quelque chose avec les Gilets jaunes qui, quoi qu'il arrive, ont déjà flétri son quinquennat et marqué l'Histoire.

Le complot de 'C à vous' avoué par l'animatrice

Mme Lemoine rappelle opportunément l'objectif de son invitation du leader politique.
Elle finit par évoquer un précédent sur TF1, quand Dupont-Aignan ne se serait rendu à l'invitation de la chaîne privée que pour dénoncer une discrimination entre les candidats.

Elle trahit en vérité une volonté de France 5 de lui rendre la pareille
en le mettant à mal, dès la présentation de son invité, sûre de titiller un point sensible qu'elle-même ne connaît pas, celui de l'équité.

mercredi 2 janvier 2019

La fascination de Mélenchon pour Eric Drouet met le feu au paysage politique

Mélenchon ne sait plus où il habite et renoue avec son passé révolutionnaire

Mélenchon exprime sa "fascination" pour le "gilet jaune" Eric Drouet


Jean-Luc Mélenchon exprime sa "fascination" pour le "gilet jaune" Eric Drouet (ci-contre) et lui dit "merci", dans un billet publié sur sa page Facebook.

Faisant le parallèle entre le "gilet jaune", un des initiateurs du mouvement de protestation et un homonyme révolutionnaire du 18e siècle, Jean-Baptiste Drouet, la tête de gondole de 'La France insoumise' (LFI) juge que "la France est pleine de ces personnages qui marquent son histoire comme autant de cailloux blancs. C'est pourquoi je regarde Eric Drouet avec tant de fascination", dit-il.

Eric Drouet, "je ne le connais pas. Je l'écoute, je le lis et je vois en lui la même sage et totale détermination que chez madame Priscillia Ludosky", autre initiatrice du mouvement des "gilets jaunes".

Car pour Mélenchon, "la révolution citoyenne des 'gilets jaunes' est une des meilleures choses qui nous soit arrivée depuis si longtemps".

"Sur le seuil de ce début d'année prometteur, pour saluer tous les 'gilets jaunes' et l'histoire dont ils sont les dignes héritiers, je vous dis "merci, monsieur Drouet' ", conclut-il.
Chauffeur routier de Melun (Seine-et-Marne), Eric Drouet, 33 ans, est une des voix qui portent dans la contestation qu'il définit lui-même comme "populaire" et "totalement apolitique". Sa page Facebook, créée mi-octobre et appelant au "blocage national contre la hausse des carburants", a été rapidement suivie par des dizaines de milliers de personnes, amorçant la mobilisation nationale du 17 novembre, l'"acte I" des "gilets jaunes".
Interpellé fin décembre lors de l'"Acte VI" des manifestations à Paris, il sera jugé le 5 juin pour "port d'arme prohibé de catégorie D", après avoir été retrouvé porteur d'une sorte de matraque, et pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations".

Chenu (RN) dénonce "une récupération" par Mélenchon

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En disant sa "fascination" pour le "gilet jaune" Eric Drouet, Jean-Luc Mélenchon se livre à "une tentative un peu indécente, un peu minable, de récupération" du mouvement que La France insoumise n'a pas vu venir, n'a pas initié, donc elle est à la remorque", a souligné mercredi Sébastien Chenu, le porte-parole du Rassemblement national (RN).
"Jean-Luc Mélenchon est peut-être fasciné par M. Drouet mais je crains que la réciproque ne soit pas vraie", a ajouté S. Chenu.

Avec cette déclaration, postée sur sa page Facebook, il "nous dit sa fascination en réalité pour la révolution", a réagi M. Chenu sur BFMTV, qualifiant le dirigeant Insoumis de "révolutionnaire de salon". 
"Nous, l'avantage, c'est que nous sommes cohérents et nous avons toujours eu un discours sur la France des oubliés, sur la hausse des carburants, sur les 80 km/h".
Au contraire Jean-Luc Mélenchon "était contre le diesel et au début des manifestations des gilets jaunes il avait beaucoup de retenue sur tout ça", a insisté le porte-parole du RN, estimant que lorsque l'offre politique est "cohérente", "il n'y a pas besoin de courir après un mouvement".

"J
e ne comprends plus ce que fait Jean-Luc Mélenchon", lance Hamon sur RTL

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Mélenchon n'est "plus un acteur central du débat à gauche," estime Benoît Hamon.  Invité de RTL, l'ex-socialiste était invité à réagir à la "fascination" que le leader de la France insoumise a assuré avoir pour l'un des porte-paroles les plus virulents des "gilets jaunes", Eric Drouet.
Jean-Luc Mélenchon a "quitté les rives de la gauche", a estimé mercredi 2 janvier Benoît Hamon, histoire d'assurer qu'il libère de la place pour le fondateur du mouvement Génération.s.

L'ancien candidat à la présidentielle affirme "ne plus comprendre ce que fait" le leader de La France insoumise. A la question de RTL de savoir s'il est lui-même "fasciné" par le "gilet jaune" Eric Drouet, comme Jean-Luc Mélenchon a dit l'être, l'ancien ministre éphémère de l’Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du président Hollande a répondu par la négative, soulignant "s'intéresse(r) au mouvement social" mais ne "pas (être) fasciné par quelqu'un qui, semble-t-il, assume d'avoir voté aux deux tours pour Marine Le Pen". Surtout s'il a voté Macron au second tour ?
En novembre 2017, Mélenchon prétendait tendre la main à Benoît Hamon, 6% à la présidentielle. Au journal Le Parisien, le patron de LFI confiait entretenir des rapports apaisés avec Benoît Hamon. Des observateurs pensèrent alors une alliance possible bien qu'ils aient échoué à se rassembler lors de l'élection suprême ?
Avec l'échec des gauches, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon multiplièrent les signes de rapprochement. "On réduit la fracture [avec Benoît Hamon]. Nous déjeunons, nous échangeons des analyses", avait confié Mélenchon le 24 novembre 2017. 
"J'ai décidé de rejoindre la manifestation organisée par la France insoumise parce que [...] je suis contre les ordonnances travail", déclarait alors l'ex-candidat PS (Parti Socialiste) à l'élection présidentielle, balayant d'un revers les dissensions politiques qui opposent les deux déçus de la présidentielle.

Dany-le-rouge se lâcha sur Mélenchon: "Il faisait partie de la secte la plus débile. Et il n’a pas changé."

Résultat de recherche d'images pour "MELENCHON et COHN Bendit"En 2014, Daniel Cohn-Bendit avait fait le tour des radios pour dézinguer Jean-Luc Mélenchon. Le député européen participait alors au lancement de la campagne des européennes d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), malgré sa prise de distance avec le parti. Mais 'Dany-le-Rouge" aujourd'hui rallié à Macron avait visiblement envie de parler d’autre chose, exaspéré par le leader du Parti de Gauche, qui qualifie la révolte ukrainienne de "putsch" et moque la "propagande" anti-Russe.

Sur France Inter, l’eurodéputé avait déclaré qu’il en avait "marre" des positions de Jean-Luc Mélenchon qui "hait les Américains et les Allemands" et qui soutient les "plus totalitaires".

Daniel Cohn-Bendit a été le plus saignant, sur Europe 1, pointant l’appartenance passée de Jean-Luc Mélenchon à une "secte" révolutionnaire trotskiste. Selon l'ex-insurrectionnel de Mai 68, le patron du Parti de Gauche n’aurait jamais changé de mentalité :
"Je dirai une chose méchante. Une fois trotskiste, toujours trotskiste. Vous savez, il faisait partie de la secte la plus débile : l’OCI [ce mouvement lambertiste fonctionnant de manière secrète fut l’un des mouvements trotskistes les plus importants des années 1960. Jospin [jusqu'en 1987] et Cambadélis [jusqu'en 1986] y ont milité]. Il y a des gens qui ont pu être dans leur jeunesse un peu débile. Ça peut arriver à tout le monde, même à moi. Mais lui, il n’a pas changé. Il est resté dans la même structure mentale. Et puis, il est très désagréable. Vous savez, l’histoire de Périgueux où le parti du Front de Gauche exclut une tête de liste pour les municipales parce qu’il avait pris un verre avec un copain de trente ans qui est à l’UMP... Vous vous rendez compte, on n’a pas à boire un coup avec l’ennemi de classe. [...] Mélenchon a une vision autoritaire de la vie et de la politique. [...] Il est scotché dans les années 30. [...] Mélenchon au pouvoir, il mettrait tous les Mélenchon en taule, ceux qui manifestent, qui disent “Résistance”, etc."
En revanche, le trotskiste Edwy Plenel n’a pas été à l’OCI. Dans son livre 'Secrets de jeunesse' (2001), l’ancien directeur de la rédaction du Monde, fondateur de Mediapart, expliquait sa répugnance d’alors pour l’organisation et son choix de rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), le frère ennemi de l’OCI :
"De mes années militantes, j’ai gardé une image du lambertisme qui ne souffre pas la discussion. Bien que se réclamant elle aussi du trotskisme, l’OCI incarnait l’exact envers de nos engagements, sorte de négatif des valeurs et des principes auxquels nous pensions donner corps. [...] A dire vrai, ce militantisme-là m’était instinctivement étranger, jusque dans ses us et coutumes, son machisme arrogant, ses automatismes langagiers, sa vulgate hermétique, ses agressions physiques, son impudence satisfaite."

mardi 1 janvier 2019

Affaire Benalla 2 : Macron aurait gardé le contact avec ce proche, malgré sa destitution

De parasite à rétrovirus du quinquennat Macron

L'âme damnée de Benalla serait restée dépendante

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Emmanuel Macron et Alexandre Benalla sont-ils restés en contact ces derniers mois ? L’ancien chargé de mission de l’Elysée et proche du président assure que oui. Les deux hommes auraient notamment échangé via l’application cryptée Telegram, la messagerie cryptée. "Ça va être très dur à démentir parce que tous ces échanges sont sur mon portable", a mis en garde Alexandre Benalla, auprès du site trotskiste Mediapart. 

Pourtant, l’Elysée nie.
 
Tous les contacts auraient été rompus avec l’ancien collaborateur du président de la République. Alors que l'entourage de Macron dément avoir détenu les passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla et qu'il l'accuse de "contrevérités et d'approximations", 
l'ancien conseiller très spécial a déclaré que l'Elysée lui a restitué "début octobre" les passeports diplomatiques confisqués en juilletdate du changement de directeur de cabinet de Macron au départ de Patrick Strzoda qui a fait valoir ses droits à la retraite et l'arrivée de Benoît Ribadeau-Dumas, industriel de 46 ans. Avec Alexis Kohler à l'Elysée quand il était encore à Matignon, Benoît Ribadeau-Dumas, photo ci-contre, gouverne la France pour Macron en arbitrant pour lui toutes les grandes décisions, mais ces numéros deux  sont accusés d'intransigeance. Macron a pourtant appelé auprès de lui le second de ces deux mauvais génies de la macrosphère.

Emmanuel Macron l’a consulté à plusieurs reprises

Alexandre Benalla donne alors des précisions sur les échanges : "Nous échangeons sur des thématiques diverses. C’est souvent sur le mode ‘comment tu vois les choses ?’. Cela peut aussi bien concerner les 'gilets jaunes', des considérations sur untel ou sur untel ou sur des questions de sécurité.

C’est Mediapart qui a recueilli les confidences d’Alexandre Benalla. Le site révolutionnaire a-t-il bénéficié d'indiscrétions de l'un des deux conseillers majeurs du président cités plus haut et un brin irrités de l'écoute que Macron accorde à un simple garde du corps.

Benalla assure ne pas être demandeur de l'amitié de Jupiter. "Il explique au fond qu’il n’a jamais coupé le contact avec l’Elysée ou plutôt que le Président et son proche entourage ont maintenu la relation avec lui", souligne Edwy Plenel, ancien journaliste à Rouge, l'hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), cofondateur et directeur de Mediapart. Benalla, éminence grise de 27 ans d'un président infantile 

L’ancien collaborateur de 27 ans ajoute même que l’entourage d’Emmanuel Macron l’a consulté à plusieurs reprises. 
Benalla est-il indispensable à Macron ? L'intrigant ne se résout pas à "jouer les utilités".

samedi 20 octobre 2018

Avec Mélenchon, Chikirou voulait devenir 'première dame'

Mediapart révèle la relation "extra-professionnelle"  du matamore et de sa conseillère

Le trotskiste Mélenchon s'en prend à Mediapart, site ...trotskiste !

Promotion canapé...
La tête de gondole de 'La France insoumise' (LFI) entretient une relation avec la dirigeante franco-algérienne de Mediascop, société au cœur de l'enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchonaffirme Mediapart dans une enquête publiée vendredi soir. 

"Je m'attendais à une chose bien glauque," admet Mélenchon
Depuis cette publication de Mediapart, vendredi 19 octobre, Mélenchon multiplie crise de colère sur pétage de plombs sur son compte Facebook. "A ce niveau d'agression et d'ignominie, il n'y a plus besoin d'argumentation", écrit le leader de La France insoumise.


Que révèle Mediapart ?

L'article fait état des "premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Quand, mardi 16 octobre,  les policiers sont arrivés à 7 heures du matin au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon, ils ont découvert Sophia Chikirou, la très matinale conseillère en communication de ce dernier et dirigeante de la société de conseil Mediascop, au cœur de l'enquête sur les factures gonflées de campagne de La France insoumise lors de la présidentielle.

"Le patron de La France insoumise et la communicante entretiennent en réalité de longue date, clame Mediapart, une relation extra-professionnelle", précise le site de presse caniveau. "Celle-ci pourrait relever de la seule vie privée des deux intéressés, mais prend désormais, à la lueur des investigations judiciaires, une dimension d'intérêt général", précise le site d'information.

Victime d'un système "Macronie-Parquet-media"

Mediapart enfonce le clou : "Si l'enquête devait confirmer le soupçon qui a présidé à son ouverture, cela signifierait que les sommes incriminées perçues par madame Chikirou l'auraient été à l'occasion d'une campagne présidentielle dirigée par un homme politique avec lequel elle partage une relation intime régulière."

Mélenchon dénonce un système "macronie-Parquet-media" : "Je m'attendais à quelque chose de ce type. Des 'fuites' qui confirment ce que nous savons sur le coup monté qu'est cette opération contre La France insoumise et contre moi personnellement," vitupère-t-il sur son compte Facebook. 
Il rappelle qu'il a été interrogé, vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse, sur la nature de sa relation avec Sophia Chikirou. Et il écrit : "En toute hypothèse, à l'état civil et aux impôts, je suis célibataire. Et jusqu'à cet article, je me croyais seul auteur de ma vie privée." Même pas acteur ?


Chikirou entendue par la police anticorruption

"Mediapart prétend avoir violé le secret de l'instruction et disposer d'une information concernant la présence chez moi de quelqu'un. Bravo Mediapart ! Quelle enquête, quelle investigation ! Mais quel rapport avec le dossier ?" interroge le député de Marseille.

Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, a répondu à ces attaques sur Twitter : "En 10 ans de révélations d'intérêt public, Mediapart a subi les campagnes de dénigrement des soutiens de Sarkozy, Valls, Cahuzac, Fillon, Le Pen, Hollande, Macron et maintenant Mélenchon," se victimise le trotskiste qui mène un combat révolutionnaire de dénigrement des républicains de droite comme de gauche.

Sophia Chikirou, dont l'entreprise est soupçonnée d'avoir surfacturé ses prestations auprès du candidat Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017, a été entendue vendredi par la police anti-corruption.
Dans une enquête publiée vendredi, France Info, chaîne publique de Radio France, est revenu sur ce dossier en évoquant des facturations de Mediascop "très élevées", pour un montant total de près de 1,2 million d'euros, "soit 11% du budget total de la campagne". Sujet d'une prochaine émission d'investigation d'Elise Lucet ?

jeudi 19 avril 2018

Edwy Plenel réagit aux attaques de la macronie après son entretien sur BFM

Macron n'a pas aimé être malmené et sa presse attaque

Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin s'attendaient à ce que la presse "indépendante", mais inféodée les condamne

Et, effectivement, "la profession leur tombe dessus".
Après le second entretien - musclé, celui-là - d'Emmanuel Macron, Challenges multiplie les articles vengeurs dénonçant "la spirale infernale de la violence" ou appelant "par pitié, à ne pas recommencer le lamentable face à face Macron-Bourdin-Plenel et, sur BFM le philosophe André Comte-Sponville entre dans la bataille, fustigeant l'arrogance de ceux qui l'ont interrogé, reprenant une citation de Deleuze : "Il suffit de ne pas comprendre pour moraliser". Ce qui s'appliquerait donc aussi bien à Macron qui s'en prend successivement aux "illettrés", aux "fainéants" ou aux "cyniques"...


Le fondateur trotskiste du site révolutionnaire Mediapart a de nouveau balayé les critiques de ses confrères

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Invité ce mercredi 18 avril, de l'émission "Le Village des Médias" sur Europe1, Edwy Plenel a pu réagir aux nombreux commentaires qu'a suscité l'entretien, notamment de la part des éditorialistes comme Catherine Nay (Europe1, groupe Lagardère), qui a étrillé un échange où "la forme aura pris le pas sur le fond", avec des journalistes caricaturés "professeur de morale auto-proclamé" et en "révolutionnaire coupeur de tête." 

Des critiques qui n'ont pas troublé le révolutionnaire. 
"Le vrai travail journalistique, ce n'est pas de savoir si j'avais besoin d'avoir une cravate ou de dire 'monsieur le président' ou de dire si je suis un gauchiste ou un journaliste", a souligné Edwy Plenel, revenant sur les remarques de ceux qui s'étaient offusqués devant l'emploi du patronyme pour interroger le président de la République. 
Et d'appeler ses confrères à se pencher davantage sur le fond que sur la forme. "Qu'ils fassent leur boulot, qu'ils regardent ce qu'a dit Emmanuel Macron et qu'ils fassent le vrai travail de 'check news'", insiste Edwy Plenel, selon qui "Emmanuel Macron a proféré plusieurs mensonges pendant cet entretien", sur Notre-Dame-Des-Landes, l'affaire Kering ou encore les migrants
"Je suis journaliste depuis 42 ans et j'ai sorti beaucoup plus d'informations que madame Catherine Nay ou que quelconque commentateur ou éditorialiste qui font la brosse à reluire des puissants, quels qu'ils soient. Donc qu'ils aillent se rhabiller !" , a  répliqué Edwy Plenel, avec véhémence.

VOIR et ENTENDRE les moments de tension (à partir de 0'21'') 

Dès le lendemain des deux heures et demi d'occupation des antennes, les deux journalistes s'étaient félicités de la tournure de l'entretien, affirmant qu'
ils avaient "cassé les codes". "Toutes les interviews où on prend ses distances et surtout où on ménage, on ne pourra plus les voir et ça; je suis content de ça", avait alors affirmé Jean-Jacques Bourdin.

Macron, Bourdin et Plenel se sont engagés à renouveler ce show d'ici un an...

dimanche 15 avril 2018

L'anti-capitaliste Plenel tente de justifier son entretien avec le banquier Macron

Ce qu'on ne saura pas : le coût de l'opération pour le contribuable

Macron demande des efforts aux retraités : ils aimeraient qu'il en fisse !

Sur son blog, le fondateur de Mediapart, site révolutionnaire, dévoile les coulisses de l'entretien présidentiel auquel le journaliste trotskiste se prête au Palais de Chaillot, dimanche 15 avril à 20h30, sur TF1, chaîne détenue par un capitaliste.

Salle de spectacle du palais de Chaillot dressé dans le cadre de l'Exposition spécialisée de 1937, alors que la montée du nazisme était déjà crainte, le théâtre de Chaillot est dû à un architecte descendant de parents néerlandais, à qui la France doit plusieurs bâtisses dans le style soviétique. 
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L'Hôtel Negresco de Nice est autre création de Jean Niermans
Plenel accepte de surcroît de participer au mauvais coup que Macron, vindicatif, joue au service public, puisque France 2 est une habituée de ce type d'opération, mais est punie pour avoir provoqué le courroux de Jupiter. 
Au côté du l'anti-capitalisteEmmanuel Macron a choisi Jean-Jacques Bourdin, le journaliste de RMC et BFM, autre chaîne privée commerciale, pour l'interroger.

"Par refus principiel de la déférence médiatique au privilège présidentiel, nous avons refusé, tant Jean-Jacques Bourdin [RMC, radio, et BFMTV, du même groupe] que moi-même, que l'entretien ait lieu à l'Elysée", assure dans un billet publié samedi sur le site de Mediapart un Edwy Plenel mal à l'aise avec ses convictions.

"
Nous avons proposé plusieurs lieux, dont le Collège de France [anciennement nommé Collège royal, c'est un prestigieux établissement d'enseignement et de recherche] au cœur du Quartier Latin [ce qui aurait pu être vécu comme une maladresse, l'année du cinquantenaire de Mai 68] et le café 'Fluctuat nec mergitur'place de la République [possible mauvais présage : il vient d'être reconstruit sur les ruines du 'Café Monde et Médias', après incendie !...], jusqu'à ce que soit retenu, pour des raisons de symbole et de sécurité, le Théâtre national de Chaillot [l'un des six théâtres nationaux français], place du Trocadéro à Paris" [comme tout histrion, Macron devrait y être à son affaire], poursuit le journaliste.

Pas d'entretien préalable avec Emmanuel Macron,
seulement avec ses conseillers !

Ce soir, l'argent du contribuable coule à flots,
gonflant la dette publique pour nos enfants
Edwy Plenel ne reconnaît que que "trois brefs rendez-vous au total en un mois" avec l'Elysée pour préparer cet entretien. Il a ainsi rencontré "Ismaël Emelien, accompagné de deux autres collaborateurs présidentiels, Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye. Aucun contact direct avec Emmanuel Macron n'a été établi", assure le journaliste. 
Image associée
"Il va sans dire qu'il ne connaît aucune des questions qui lui seront posées dimanche soir 15 avril, questions que nous sommes seuls à connaître, Jean-Jacques Bourdin et moi", affirme-t-il. Il suffit que ses conseillers en aient pris connaissance et les aient validées...

Résultat de recherche d'images pour "Macron Plenel"Edwy Plenel rappelle par ailleurs comment est née l'idée de cet entretien. "Le président de la République ne nous a pas 'choisis' pour l'interviewer, raconte Plenel, jouant sur les mots. 
Il a répondu favorablement à la demande de Mediapart il y a près d'un an, le 5 mai 2017", pendant la campagne présidentielle, tient à se justifier le révolutionnaire trotskiste. "Il avait répondu 'Chiche !', j'avais surenchéri par un 'Banco !'". Joueurs, les garçons...

Simplement, 
bien qu'il ait les mêmes excuses, Jean-Jacques Bourdin n'éprouve pas le même besoin de se justifier longuement.