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samedi 20 octobre 2018

Avec Mélenchon, Chikirou voulait devenir 'première dame'

Mediapart révèle la relation "extra-professionnelle"  du matamore et de sa conseillère

Le trotskiste Mélenchon s'en prend à Mediapart, site ...trotskiste !

Promotion canapé...
La tête de gondole de 'La France insoumise' (LFI) entretient une relation avec la dirigeante franco-algérienne de Mediascop, société au cœur de l'enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchonaffirme Mediapart dans une enquête publiée vendredi soir. 

"Je m'attendais à une chose bien glauque," admet Mélenchon
Depuis cette publication de Mediapart, vendredi 19 octobre, Mélenchon multiplie crise de colère sur pétage de plombs sur son compte Facebook. "A ce niveau d'agression et d'ignominie, il n'y a plus besoin d'argumentation", écrit le leader de La France insoumise.


Que révèle Mediapart ?

L'article fait état des "premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Quand, mardi 16 octobre,  les policiers sont arrivés à 7 heures du matin au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon, ils ont découvert Sophia Chikirou, la très matinale conseillère en communication de ce dernier et dirigeante de la société de conseil Mediascop, au cœur de l'enquête sur les factures gonflées de campagne de La France insoumise lors de la présidentielle.

"Le patron de La France insoumise et la communicante entretiennent en réalité de longue date, clame Mediapart, une relation extra-professionnelle", précise le site de presse caniveau. "Celle-ci pourrait relever de la seule vie privée des deux intéressés, mais prend désormais, à la lueur des investigations judiciaires, une dimension d'intérêt général", précise le site d'information.

Victime d'un système "Macronie-Parquet-media"

Mediapart enfonce le clou : "Si l'enquête devait confirmer le soupçon qui a présidé à son ouverture, cela signifierait que les sommes incriminées perçues par madame Chikirou l'auraient été à l'occasion d'une campagne présidentielle dirigée par un homme politique avec lequel elle partage une relation intime régulière."

Mélenchon dénonce un système "macronie-Parquet-media" : "Je m'attendais à quelque chose de ce type. Des 'fuites' qui confirment ce que nous savons sur le coup monté qu'est cette opération contre La France insoumise et contre moi personnellement," vitupère-t-il sur son compte Facebook. 
Il rappelle qu'il a été interrogé, vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse, sur la nature de sa relation avec Sophia Chikirou. Et il écrit : "En toute hypothèse, à l'état civil et aux impôts, je suis célibataire. Et jusqu'à cet article, je me croyais seul auteur de ma vie privée." Même pas acteur ?


Chikirou entendue par la police anticorruption

"Mediapart prétend avoir violé le secret de l'instruction et disposer d'une information concernant la présence chez moi de quelqu'un. Bravo Mediapart ! Quelle enquête, quelle investigation ! Mais quel rapport avec le dossier ?" interroge le député de Marseille.

Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, a répondu à ces attaques sur Twitter : "En 10 ans de révélations d'intérêt public, Mediapart a subi les campagnes de dénigrement des soutiens de Sarkozy, Valls, Cahuzac, Fillon, Le Pen, Hollande, Macron et maintenant Mélenchon," se victimise le trotskiste qui mène un combat révolutionnaire de dénigrement des républicains de droite comme de gauche.

Sophia Chikirou, dont l'entreprise est soupçonnée d'avoir surfacturé ses prestations auprès du candidat Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017, a été entendue vendredi par la police anti-corruption.
Dans une enquête publiée vendredi, France Info, chaîne publique de Radio France, est revenu sur ce dossier en évoquant des facturations de Mediascop "très élevées", pour un montant total de près de 1,2 million d'euros, "soit 11% du budget total de la campagne". Sujet d'une prochaine émission d'investigation d'Elise Lucet ?

vendredi 28 novembre 2014

Hollande a dissimulé le conflit d'intérêts de la famille Kader Arif, accuse Mediapart

Hollande savait qu'une société du frère de Kader Arif travaillait pour lui

La crédibilité de "Moi, président" est ébranlée par une affaire de surfacturation


Le trésorier de campagne de François Hollande a surpayé des prestations de la société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif pour la campagne des primaires du Parti Socialiste.
Or, le président Hollande savait depuis trois mois et a délibérément choisi de maintenir son secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants jusqu'au 11 novembre, pour l'exfiltrer sans faire de vagues après les commémorations.

L'entourage trouble de François Hollande
Kader Arif, contraint de quitter le gouvernement suite à des soupçons de favoritisme pour l'attribution de marchés publics, aurait fait pression pour que les sociétés de son frères soient préférées, sans appels d'offres, de gré à gré, en dépit de la réglementation. Selon Mediapart, l’entreprise de communication d’Aissa Arif, qui a récemment travaillé pour le ministère de la Défense et la région socialiste Midi-Pyrénées, a également eu droit aux largesses de François Hollande en 2011 et 2012, alors candidat : l’actuel président aurait versé plus de 700 000 euros à AWF Music, l’entreprise du frère de Kader Arif.

Acte I des malversations de François Hollande: les primaire du PS
Entre juillet et octobre 2011, lors des primaires PS, une grosse dizaine de factures ont été réglées à AWF Music par… le micro-parti de François Hollande, "Répondre à gauche". En l'espèce, le montant avoisine les 160.000 euros, selon Mediapart.

Acte II : la campagne des présidentielles de 2012
Toujours selon le site trotskiste d’information, AWF Music a continué de travailler pour François Hollande en 2012, pour des montants allant jusqu’à 550 000 euros. Les prestations sont variées : organisation de meetings, connexions internet…
"Répondre à gauche" était la pompe à fric du candidat socialiste. Ce micro-parti de Hollandiens est un micro-parti, ou "parti de poche", dont les structures associatives de circonstance pouvent servir à contourner légalement la loi sur le financement des partis politiques. Le mardi 10 juillet 2012, Stéphane Le Foll, qui fut le bras droit de François Hollande au PS onze ans durant, continua à réunir les Hollandiens au ministère de l'Agriculture, 80 ministres et parlementaires affichant leurs appétits respectifs, dont Kader Arif. L'agitation ambiante est à la mesure des ambitions de chacun: "Kader Arif, aussi remonté que Stéphane le Foll, prépare la succession de Martin Malvy à la tête de la région Midi-Pyrénées. Il veut se renforcer face au député du Gers Philippe Martin, qui a les mêmes ambitions", raconte un ministre.

Acte III : rupture brutale de contrat, l’Elysée, dans l’embarras, ne fait aucun commentaire
Selon Mediapart, à un mois du premier tour en 2012, l’équipe de campagne de François Hollande décide de rompre ses contrats avec l’entreprise. Une rupture qui va coûter cher, en termes de dédommagement : environ 85.000 euros, non pas réglés par le candidat Hollande, mais … par le Parti Socialiste. Or, cette somme n’a pas été intégrée aux comptes de campagne de François Hollande.Une enquête judiciaire est toujours en cours. L’enquête se focalise également sur une société détenue par un autre membre de la famille de Kader Arif, dont aurait bénéficié la région socialiste de Toulouse. Coût des contrats ? Plus de deux millions d’euros. 
Acte IV : Le Drian avait informé Hollande et Valls en ...août

Quand une enquête préliminaire visant les sociétés du frère de Kader Arif qui ont obtenu les marchés de 2011 et  de 2012 sans appels d'offres entraîne la démission du secrétaire d'Etatla collaboration a déjà cessé en pleine campagne, affirme Mediapart jeudi. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu'une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.

"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne. Pourquoi avoir continué à travailler avec cette société si celle-ci n'avait pas donné satisfaction lors des primaires? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté à Mediapart le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier.

Cette fin prématurée de collaboration avec AWF Musique, société créée par Aissa Arif, frère de Kader Arif, aurait donné lieu à un "dédommagement", réglé non pas par le candidat, mais par le PSaprès l'élection de François Hollande, selon Mediapart. L'ancien trésorier du PS, le député Régis Juanico, a confirmé au site d'information "avoir décaissé 85.000 euros à ce titre".
L'entourage de François Hollande élude le problème, se bornant à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n'y a donc aucun commentaire à faire". 

La presse militante néglige cette affaire d'Etat
Pris dans la nasse, François Hollande et Manuel Valls ne sont pourtant pas inquiétés par la presse. L'affaire a coûté deux millions d’euros de contrats avec une collectivité territoriale, la région Midi-Pyrénées, celle de Martin Malvy et de Kader Arif, où une enquête pour favoritisme est en cours.
Selon le Point, le 6 novembre, les enquêteurs ont aussi découvert une facture de 50.000 euros hors taxe pour diverses prestations datant de 2013, dont une de media training au profit du secrétaire d'Etat de Ayrault, assurées par des entreprises gérées par le frère et les neveux de… Kader Arif.
Le Point confirme les dires de Mediapart: c'est le 22 août que des fonctionnaires du ministère ont retrouvé cette facture. 
Le président de la République et le Premier ministre sont alors alertés. 

Côte à côte Kader Arif et Manuel Valls commémorent la bataille de la Marne, le 12 septembre 2014
Décision est alors prise de se séparer de Kader Arif. Le secrétaire d'État est convoqué. Il prend acte de cette décision le 29 août. Pour ne pas faire de "vagues", il est prévu qu'Arif quittera ses fonctions après les différentes commémorations liées à la Première Guerre mondiale. Après le 11 novembre dans l'Hexagone, le souvenir de 14-18 est aussi commémoré en Australie. Kader Arif a quitté ses fonctions vendredi 21 novembre, rejoignant la longue liste des ministres salissants écartés - Jérôme Cahuzac et Thomas Thévenoud, en passant par Yamina Benguigui et aussi le conseiller Aquilino Morelle en  seulement deux ans.


Une situation d’autant plus gênante que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ministre de tutelle de Kader Arif, a été alerté dès le 22 août 2014 par ses services de l’existence du contrat. Manuel Valls et François Hollande ont été informés dans la foulée.

Mais Kader Arif a démissionné trois mois plus tard, sous l'effet des révélations de la presse.
Pour Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart et co-auteur des révélations sur Kader Arif, le cas de Kader Arif n’a pas été aussi bien et aussi vite géré que le prétendent des responsables socialistes :

Ce jeudi, Mediapart souligne que François Hollande a accepté d'avoir recours à une société gérée par des proches de Kader Arif, alors que lui-même est un ami intime de François Hollande. Mathieu Magnaudeix pose la question : " Est-ce que Kader Arif a beaucoup insisté pour que ses proches travaillent pendant la campagne ?" 




La rupture du contrat entre François Hollande et AWF Music par François Hollande en pleine campagne présidentielle, à un mois du premier tour, soulève aussi la question du paiement du dédommagement de 85.000 euros non pas par l’association de financement de la campagne de François Hollande "Réponse à gauche" gérée par un autre ministre, Stéphane Le Foll, mais par le Parti socialiste.

Le journaliste de Mediapart se refuse à toute analogie avec l'affaire Bygmalion

Sept mises en examen dans l'affaire Bygmalion; aucune dans l'affaire Arif...

Acte V : La question de l'indépendance de la justice va-t-elle à nouveau se poser ?
Outre les conflits d'intérêts présumés frappant le membre des gouvernements Ayrault et Valls, peut-on parler de surfacturation dans le cas présent de prestations de faible qualité ?
Y a-t-il eu tromperie de la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) par le candidat Hollande ?

lundi 3 mars 2014

Copé embarrasse la presse aux finances opaques

Libération dénonce un "forcéné de l'UMP" qui exige la transparence

La presse riposte en citant "des amis de Copé embarrasés" de sa contre-offensive 

Le quatrième pouvoir est sur le pied de guerre. Ainsi, Alain Auffray, journaliste de Libération dédié à l'UMP, écrit-il un article à charge en termes guerriers révélateurs de l'émoi du milieu médiatique: le siège parisien de l’UMP aurait repris "des allures de bunker assiégé", assure-t-il, et l'homme à abattre serait "plus isolé encore qu’aux heures les plus noires de sa guerre contre François Fillon fin 2012": "Jean-François Copé s’est barricadé dimanche avec une poignée de disciples." Aucun dirigeant de la droite, pas même les plus copéistes, n’était dans la confidence, affirme le journaliste "indépendant du pouvoir et de Rothschild, son actionnaire milliardaire. Pas même la "poignée" de disciples?

Juste avant 20 heures dimanche,
un communiqué concis annonçait pour le lendemain "une déclaration solennelle" à l'UMP. Certains s'apprêtaient déjà à crier victoire à l'idée d'une démission de la cible. Mais, depuis l'affaire Clearstream, d'autres s'attendent à des rebondissements sans fins jusqu'aux européennes, voire les régionales, et prévoient des accusations en séries de la part du journal Le Point, dont le directeur a préféré prendre sa retraite pour se consacrer corps et haine à une nouvelle affaire fondée sur de supposées surfacturations de frais de meeting au profit de la fameuse société Bygmalion, "la très rentable machine de guerre du député et maire de Meaux", accuse Libération, à la suite de Mediapart, d'abord, et du Point, ensuite. Mais pas que. Bygmalion a en effet tissé des liens étroits avec l'ensemble du monde politique et des révélations imprévues pourraient aussi bien salir le ...PS!

Le Point participerait à un complot Copé contre Sarkozy 

Auffray assure que Nicolas Sarkozy aurait voulu savoir, mais que Copé n'aurait pas "daigné répondre", puisque
ce serait aussi "sur les pieds de l’ex-chef de l’Etat que le forcené de l’UMP prétendrait renverser la table". Copé n'a rien demandé au Point, mais déjà Libération suggère sans preuves ni témoin même anonyme que la victime des allégations pestilentielles du Point pourrait être l'initiateur d'une affaire Bygmalion destinée à abattre Sarkozy. Tout est devenu possible dans l'esprit de la presse romancière. 

Auffray n'arrête pas ses supputations en si bon chemin et assure qu'à l’UMP, "il n’a échappé à personne" que le président du parti a donné instruction de mettre sous scellés "l’intégralité de la comptabilité de l’UMP, ainsi que les archives concernant les campagnes présidentielles de 2007 et 2012". Pourquoi 2007, dès lors que seules les dépenses postérieures à la désignation de Copé comme secrétaire général de l’UMP en 2010 sont en cause, si ce n'est pour mouiller Sarkozy ? Libération semble savoir que les révélations à venir du Point pourraient constituer une menace sur les sarkozystes : s’ils lâchaient Copé, ils devraient, eux aussi, rendre des comptes sur ce qui a pu se passer avant 2010.
Tentant de faire d'une caillasse deux coups, Libération estime d'ailleurs  en clair que, dans sa lettre aux militants, le patron de l’UMP "suggérait lourdement" que Sarkozy était tout autant que lui visé par "les attaques ignobles" sur les finances de l’UMP. 

La presse militante abuse de son pouvoir de nuisance

Les responsables politiques se savent à la merci de la presse et, à la sortie du Point jeudi, les amis de l’ancien chef de l’Etat ne se sont pas précipités pour dénoncer ses méthodes de cette presse en défendant l’accusé.
Si la presse est vent debout contre les propositions de loi visant à étendre à elle la transparence des partis, la solidarité des media est effectivement plus évidente que celle entre les partis et leurs diverses composantes. Hier à l’UMP,  l'homme de confiance de l’ex-président, Brice Hortefeux, n’a voulu retenir de la déclaration d’hier que l’expression d’une "colère légitime et compréhensible", mais a précisé sur RMC qu’il ne se sent pas engagé par les propositions "personnelles" de Copé sur la transparence. Dans un communiqué laconique, François Fillon a indiqué en langue de bois que ces propositions seraient éventuellement discutées "après les municipales": la date de l'offensive du PS, à trois semaines des municipales, prive en effet l'UMP de possibilité de contre-offensive décisive. Alain Juppé recommandait de commencer par appliquer les lois sur la transparence qui existent déjà. Laurent Wauquiez invitait Copé à tenter de faire la transparence malgré d'aussi courts délais et à "lever les doutes tout de suite", sans y mettre donc les conditions que les partis et les media réticents suivent l'exemple de l’UMP.

L’affaire Bygmalion pourrait éclabousser le PS 
Le parti du président socialiste n'est pas étanche aux pratiques dénoncées par Le Point. La porosité du PS avec les sociétés de services n'est pas moindre que celle de l'UMP et  il ne surprendrait personne que le PS se brûle au feu que les apprentis sorciers ont allumé dans leurs organes de  presse.
 
Toute la journée, les journalistes se sont sentis piqués au vif (et au porte-monnaie) et donnaient le change en prétendant qu'ils préféraient en rire (avant d'en pleurer).
 
Les partis de la majorité n'ont pas dissimulé leur embarras. "On lui demande de la clarté, il répond par la mise sous scellés", s'est inquiété Harlem Désir, premier secrétaire désigné du Parti socialiste, sans se prononcer sur la transparence demandée au PS, au temps où Hollande était lui-même son premier secrétaire... Désir n'a pas promis de dissiper la fumée qui enveloppe la Rue de Solférino.
 
Ont-ils tous "des choses à cacher"? 

Libération se dit attaché à la transparence, mais fait parler des anonymes. C'est certes une exception de la presse française dans le monde, mais elle est particulièrement malvenue dans les circonstances. 
Comme à son habitude, Auffray recueille des avis qu'il partage... Il aurait rencontré des candidats aux municipales qui lui auraient confié leur désarroi. "Que cherche Copé ? s'interrogent Auffray et son interlocuteur mystérieux. Pourquoi a-t-il remis une pièce dans la machine ?" se désolait l’un d’eux, comme Auffray, exaspéré de se voir "tiré vers le bas", c'est-à-dire mêlé à une querelle de bas étage,  fétide resucée de l'affaire Clearstream.

Dans la presse, le changement n'est pas maintenant 
Auffray aurait reçu les confidences d'un ex-ministre de Sarkozy. Lui seul en connaît l'identité, dans sa glace. Copé se comporterait comme un François Hollande, empêtré dans l’affaire Cahuzac. Ce serait plausible jusqu'ici, mais le journaliste n'a pas de limites et rappelle qu'au printemps 2013, Copé a refusé de voter en l'état la loi proposée dans la hâte pour la transparence de la vie politique.  Et ça, ce n'est pas un rappel de l'UMP!
A l'époque, François Fillon avait également estimé qu'"a priori", il n'y a "pas besoin d'un projet de loi sur la moralisation de la vie politique, comme le propose le gouvernement Ayrault. "Je récuse l'expression de moralisation de la vie politique, je récuse l'idée que les hommes politiques soient tous corrompus, comme on essaie en ce moment de le faire croire", lâche le député de Paris.

L'avenir dira si le PS est blanc-blanc. 
Et, l'alternance venue, la presse de la pensée unique saura pourquoi elle agresse la droite en permanence.


vendredi 28 février 2014

Le Point accuse Copé et un député UMP en rajoute...

Le député filloniste mouille l'ensemble de son parti: "Tout le monde savait" !
Le député de Haute-Savoie, Lionel Tardy a "caillassé" le président de l'UMP par tweet
alors que l'édition du 27 février du magazine Le Point accuse Jean-François Copé de surfacturations et de copinage pendant la campagne présidentielle.

Sur Twitter, le député filloniste a écrit que concernant cette affaire, "tout le monde savait pour Jean-François Copé". "C'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au Sarkothon", explique-t-il.

Le député Tardy, soutien de François Fillon pendant la course à la présidence de l'UMP, fait référence au Sarkothon, organisé par Jean-François Copé en 2013 pour combler le déficit de 11 millions d'euros, suite à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

"Des coûts stratosphériques"

Il a ensuite commenté ses propos diffamatoires dans une déclaration: "Il y a eu des coûts stratosphériques de meetings de campagne présidentielle. S'ils avaient pris un peu plus de précautions, on n'aurait jamais dépassé les plafonds des comptes de campagne", a estimé le député qui dit regretter "qu'il ait fallu demander une participation financière aux militants". Il réclame aujourd'hui "la transparence avec de vraies réponses sur tous les frais de l'UMP", d'autant que, selon le rancunier, "le schéma de la présidentielle est toujours en cours à l'UMP entre Copé, Lavrilleux et Bygmalion".
Sur BFMTV, Tardy a également tenté de justifier sa préférence de François Fillon lors de la course à la présidence de l'UMP, pour des questions supposées de transparence. "C'est aussi un mode de fonctionnement, une transparence qui me plaisait davantage que chez Jean-François Copé. Ce qui se passe aujourd'hui confirme l'opinion que j'avais à l'époque", conclut-il, alors que l'UMP a précisément évolué ces dernières années vers plus de transparence et de démocratie interne.

Selon Le Point, le président de l'UMP aurait eu recours à une agence de communication, tenue par deux de ses proches, qui aurait surfacturé ses prestations pendant la campagne présidentielle de 2012. La société Bygmalion "aurait empoché au moins 8 millions d'euros" durant cette campagne de 2012, selon le magazine. 

Niant catégoriquement ces allégations, le député-maire de Meaux a porté plainte pour diffamation contre l'hebdomadaire.
Sur RMC, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, a confirmé jeudi que des avocats travaillent à la rédaction de la plainte contre le député Lionel Tardy, évoquant même la possibilité de son exclusion de l'UMP.
Prudence et soutien à l'UMP
Plusieurs personnalités de l'UMP ont pris parti pour Jean-François Copé, à commencer par son ancien rival François Fillon. "Je n'ai pas lu ce papier mais j'ai eu Jean-François Copé au téléphone ce matin, il m'a dit qu'il démentait tout. Je n'ai pas de raison de ne pas le croire", a confirmé l'ex-Premier ministre au salon de l'Agriculture. "Pour moi ce n'est pas un sujet", a-t-il ajouté.

D'autres encore ont apporté leur soutien à Jean-François Copé. 
Invité de la matinale d'Europe 1, l'ex-ministre Eric Woerth a déclaré qu'il fallait être "prudent" car "la France est souvent pleine de rumeurs et d'amalgames". "Jean-François Copé a vigoureusement démenti, alors je le crois, par principe", a-t-il ajouté.

De son côté, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a estimé sur RTL que c'est "désormais une affaire judiciaire" et qu'il fait confiance à Jean-François Copé "pour faire prévaloir sa bonne foi". 
"Tout le monde savait", mais en voilà trois qui n'étaient pas mieux placé que Tardy pour savoir?"
Ça crée une ambiance qui est défavorable à l'ensemble de la classe politique et vous savez l'image qu'elle a aujourd'hui", a-t-il par ailleurs regretté. A moins d'un mois des municipales, le pouvoir aux abois n'est pas mécontent de ce coup bas de la presse sympathisante. 


En 2012, François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point, a fait connaître son intention de voter pour François Hollande.

Comme l’a révélé Le Parisien ce 13 janvier, le producteur Charles Gillibert ,
l’actrice Julie Gayet et l’industriel François Pinault ont créé ensemble au mois de juillet 2013 "Cinémaphore", une société de production, créée le 10 juillet 2013 à Paris, par Julie Gayet et François Pinault.