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samedi 29 juin 2019

Un Conseil de l'ordre des journalistes aurait-il de quoi faire hurler la presse ?

Le projet du secrétaire d'Etat au Numérique met sur la table le sujet des débordements du "quatrième pouvoir"

La presse se mobilise contre l'idée d'un 'Conseil de l'ordre des journalistes' 

Le secrétaire d'Etat au Numérique, Cedric O, lors d'une séance photo
au ministère de l'Economie à Paris, le 23 avril 2019
L'idée de la création d’un dispositif pour lutter contre les fake news issus de la presse a largement fait réagir la profession. Cette proposition du secrétaire d'Etat Cédric O d'un Conseil de l'ordre des journalistes vise à permettre à l’Etat de légiférer à l’encontre de media soupçonnés de bafouer la déontologie de la profession journalistique.

Dans un entretien à l’agence de presse Reuters publiée le 25 juin, le secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O a plaidé pour que le gouvernement se saisisse du dossier. «Je considère qu’il doit y avoir un Conseil de l’ordre des journalistes, des journalistes entre eux, qui prennent des décisions et qui disent à l’Etat : "Vous devez retirer l’agrément de tel ou tel canard, mettre des avertissements."» La presse serait donc appeler à devenir le gendarme de sa profession et à faire son ménage intérieur... 
Dans ce plaidoyer, l'ancien conseiller de l'Elysée en a profité pour pris pour boucs-émissaires RT France et Sputnik d’ingérence. D'après lui, ces deux media auraient pour but ultime de porter au pouvoir "tel ou tel parti politique". Ceux qui ont porté Macron à l'Elysée sont donc tranquilles...

VOIR et ENTENDRE  le candidat Macron faire état de ses valeurs, lesquelles le distinguent, assure-t-il, de Marine Le Pen et du FN (RN), en mai 2017 sur RMC :



L'Etat refuse de se porter en première ligne au risque d'être attaqué pour atteinte à la liberté de la presse

Le secrétaire d’Etat au Numérique admet qu'il demande aux media de le libérer le pouvoir de cette besogne, assurant qu'il ne revient pas à l’exécutif de sanctionner les media ne diffusant pas les éléments de langage de l'Elysée, Cédric O a néanmoins estimé qu'"à un moment, devant la menace contre la démocratie, on le fera." "Ce sera le CSA ou une autorité indépendante qui va décider ce qu’est une infox ou pas."

Cette annonce a déclenché de très nombreuses réactions de journalistes et de personnalités liées professionnellement à la presse.
Le patron de Mediapart, Edwy Plenel, a rappelé toutes les atteintes à la profession exercées par le gouvernance actuelle : "Après les lois secret des affaires et fausses nouvelles, les tentatives de perquisition, les convocations à la DGSI, les violences policières, nouvelle confirmation que ce pouvoir illibéral et conservateur a décidé de s’attaquer à la liberté de la presse."
Edwy Plenel
@edwyplenel
Après les lois secret des affaires et fausses nouvelles, les tentatives de perquisition, les convocations à la DGSI, les violences policières, nouvelle confirmation que ce pouvoir illibéral et conservateur a décidé de s’attaquer à la liberté de la presse. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Edwy Plenel
@edwyplenel
«Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30», déclare@EmmanuelMacron en 2017 quand @RNational_off demande un ordre des journalistes. Deux ans après, son proche@cedric_o reprend le projet de l’extrême-droite. https://www.bfmtv.com/politique/ordre-des-journalistes-emmanuel-macron-n-avait-pas-croise-cette-idee-depuis-l-italie-des-annees-30-1154994.html …
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Le Syndicat national du journalisme (SNJ-CGT) s'est élevé contre cette déclaration du secrétaire d'Etat qu'il estime être "une proposition empoisonnée de ces apprentis sorciers contre le journalisme, la liberté d’informer et la liberté d’expression."
SNJ-CGT@SnjCgt
Après @NBelloubet maintenant @cedric_o... pas une semaine ne se passe sans une proposition empoisonnée de ces apprentis sorciers contre le journalisme, la liberté d’informer et la liberté d’expression. Stop ! @SNJ_national @USJCFDT @force_ouvriere https://twitter.com/edwyplenel/status/1143768077550723072 …
Edwy Plenel
@edwyplenel
Après les lois secret des affaires et fausses nouvelles, les tentatives de perquisition, les convocations à la DGSI, les violences policières, nouvelle confirmation que ce pouvoir illibéral et conservateur a décidé de s’attaquer à la liberté de la presse. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Chercheuse au CNRS, membre de l'équipe LC et membre du comité de rédaction de la revue 'Le Temps des médias' (avec Cécile Méadel, soeur de Juliette Méadel, ex-porte-parole du Parti socialiste de 2014 à 2016 - mais qui, en avril 2017, annonça qu'elle voterait Macron -, filles de l'ancien directeur de cabinet d'Edith Cresson, premier ministre de Mitterrand), Claire Sécail a qualifié de dangereux les gens comme Cédric O qui veulent mettre la presse "au pas". Elle a estimé que cette initiative revient à "menacer la démocratie au nom des menaces contre la démocratie".
Claire Sécail@clairesecail
Menacer la démocratie au nom des menaces contre la démocratie...
En plus d'être insupportablement suffisants ("je considère que"...), ces gens qui veulent mettre au pas la presse sont dangereux. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Fabrice Arfi, polémiste et journaliste d'investigation du site trotskiste Mediapart a ressorti un entretien d'Emmanuel Macron dans lequel l'actuel président rejetait cette idée de contrôle étatique sur la presse. "Interrogé en mai 2017 sur la proposition du FN de créer un ordre des journalistes, Emmanuel Macron avait répondu : "Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30". Son secrétaire d'Etat Cédric O veut désormais la même chose…"
Fabrice Arfi
@fabricearfi
Interrogé en mai 2017 sur la proposition du FN de créer un ordre des journalistes, Emmanuel Macron avait répondu: «Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30» (https://www.bfmtv.com/politique/ordre-des-journalistes-emmanuel-macron-n-avait-pas-croise-cette-idee-depuis-l-italie-des-annees-30-1154994.html …). Son secrétaire d'Etat @cedric_o veut désormais la même chose...
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" Ordre des journalistes": Macron répond à cette proposition FN
Aymeric Merlaud, conseiller régional (FN) des Pays de la Loire, souhaite « créer un ordre des journalistes » pour « sanctionner des pratiques...
bfmtv.com
C'est le souhait d'Aymeric Merlaud, conseiller régional (FN) des Pays de la Loire, déplorant notamment "des pratiques d'espionnage". "Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30", a répondu Emmanuel Macron mardi sur BFMTV et RMC en référence à l'Italie fasciste de Benito Mussolini entre 1925 et 1945. "La France est à un point de bascule: le projet du FN fragilise le contenu démocratique de notre pays", a estimé le candidat d'En Marche ! qualifié pour le second tour avec 24% des suffrages.
Autre journaliste à Mediapart, Ellen Salvi‏ s'est également élevée contre cette tentative d'ingérence des autorités dans la profession. "Tant qu’à faire, on pourrait aussi demander à l’Etat d’écrire directement les papiers", a-t-elle ironisé sur son compte Twitter..
Ellen Salvi
@ellensalvi
La création d’un conseil de l’ordre des journalistes ? "C'est aux journalistes de le faire [...]. S'ils ne le font pas, ce sera l’État qui le fera, au bout du bout." Tant qu’à faire, on pourrait aussi demander à l’État d’écrire directement les papiers. https://fr.reuters.com/article/idFRKCN1TQ2AC-OFRTP …
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Est ainsi posé le sujet d'une cinquième colonne incarnée par le Washington Post, le New York Times ou CNN, icônes de la presse progressiste hexagonale.

mercredi 8 février 2017

BFM Business accuse Fillon de s'être fait payer pour un travail effectif de sa société de conseil

Nouvelle "révélation" de la presse: tout travail ne mérite pas salaire !...

Le pouvoir judiciaire pris en otage par les media malfaisants,
saura-t-il se dégager de l'emprise du 'quatrième pouvoir' ?

Les guérilleros de la presse continuent leur feuilletonage.

"Le candidat de la droite à l'élection présidentielle François Fillon a reçu 200.000 euros d'honoraires de la compagnie d'assurance Axa
entre mi-2012 et mi-2014 via sa société de conseil 2F Conseil", dénonce mercredi BFM Business.
Or, le groupe BFM est la propriété du groupe NextRadioTV, dont les actionnaires principaux sont les hommes d'affaires : Alain Weill (51 %) - fortune estimée par Challenges à 73 millions d'euros en 2013 - qui se déclara menacé par l'arrivé de LCI sur la TNT mais créa deux chaînes dans la foulée (BFM Sport et BFM Paris) et SFR Group (49 %), c'est-à-dire le groupe multinational Altice, consortium basé au paradis fiscal du Luxembourg, exempt d'impôt solidaire en France et détenu par Patrick Drahi également actionnaire de Libération (à 50%) et L'Express. Or, selon un rapport de la Cour des comptes publié en février 2013, L'Express aurait reçu plus de 6,2 millions d'euros par an d'aides directes de l'État (les contribuables) de 2009 à 2011, pour payer Christophe Barbier, notamment, et sans doute aussi pour publier une liste noire des sites qu'il considère comme diffuseurs de fausses informations... Déjà ce goût inquisitorial pour la chasse aux sorcières et la mise à l'index.
Henri de Castries, alors PDG d'Axa, a sollicité ce cabinet de Conseil dans les négociations de la directive européenne dite 'Solvabilité 2' sur la nouvelle réglementation des assureurs en Europe, précise la chaîne de télévision et radio.
Le cabinet de Fillon a notamment consulté "au plus haut niveau à la commission européenne et en Allemagne" pour la compagnie d’assurance, selon un proche anonyme cité par BFM Business.
Drahi est par ailleurs favorable au "travailler plus" pour gagner autant.
En mai 2015, il a déclaré à la commission des Affaires économiques de l'Assemblée Nationale qu'il défend implicitement pour la France une réduction du nombre de semaines de congés payés et une augmentation du temps de travail au nom de la compétitivité. "Les Chinois travaillent 24 heures sur 24 et les Américains ne prennent que deux semaines de vacances…". "C'est là, le problème pour nous…", assurait-il.
Henri de Castries, qui a été aux commandes d'Axa jusqu'à fin août 2016, a officialisé son soutien à François Fillon le 17 janvier. Son nom est avancé comme possible ministre de l'Economie et des Finances, en cas de victoire du candidat à l'élection présidentielle. Il est donc désormais au nombre des cibles de la gauche anti-démocratique qui pèse sur les élections démocratiques à venir et de sa presse de caniveau qui équilibre ses comptes dans les rumeurs et les sources secrètes, donc inavouables.  
Président du comité de direction du groupe Bilderberg en 2011, Henri de Castries est également président d'Axa Atout Cœur et administrateur de l'Association pour l'aide aux jeunes infirmes. Enfin, Challenges le présente comme un proche de François Hollande et Ségolène Royal. "Parmi les patrons, François Hollande est considéré comme un socialiste fréquentable. Certains sont des anciens camarades de HEC ou de l'ENA comme Henri de Castries (Axa), André Martinez (ex-Accor), Jean-Marc Jannaillac (RATP). Il échange volontiers avec Anne Lauvergeon (ex-Areva), Christophe de Margerie (Total) [décédé], Anne-Claire Taittinger (Louvre) [épouse Jouyet], Alain Dinin (Nexity), Jean-Claude Meyer (Rothschild). Surtout, outre Jean-Paul Jouyet, Hollande peut compter sur Paul Boury, lobbyiste reconnu, pour multiplier les contacts."
Alors qui est cet homme de confiance de  Hollande, Paul Boury, travailleur de l'ombre ? Voici, par Vanessa Schlouma (juillet 2013), un savoureux portrait à charge, comme les aime le Canard enchaîné...
"Paul Boury tutoie les ministres, déjeune avec les parlementaires, textote avec les journalistes. Son métier ? Lobbyiste. Autrement dit : il joue les médiateurs entre ses clients - la moitié des patrons du CAC 40 - et la gauche de François Hollande, un ami de trente ans. (...) [en d'autres termes Paul Boury est une courroie de transmission des intérêts des dirigeants opérationnels de l'oligarchie]
" (...) Paul Boury (...) " (...) J'ai cent clients " (...) [Paul Boury n'aurait-il pas plus de cent clients car il ne saurait pas compter au delà de cent ? ]
Le matin même, Nonce Paolini, le président de TF1, a reçu Paul Boury. (...) [Paul Boury est bien introduit dans les milieux du mieux disant culturel]
Il y a un peu plus d'un an, le PDG d'EDF se consumait dans un puits de souffrance, déjà décapité par un Hollande en campagne. Anticipant l'alternance, Henri Proglio a finalement misé gros sur le rose, tout sur Paul Boury. Et le nouveau président l'a reçu en tête-à-tête. Depuis, sauf retournement nucléaire, Henri Proglio dort tranquille sur ses dix-neuf centrales.(...) [Henri Proglio était aux côtés de Sarkozy au Fouquet's le 6 mai 2007]
"Paul distille de la proximité", signé Jean-Claude Boulet, le B de BDDP, l'agence de pub où Paul Boury a débuté. (...) [Les publicitaires distillent la bêtise].
un lobbyiste tente d'influer sur des décisions législatives pour qu'elles deviennent favorables à ses clients. (...) c'est le job rêvé : être grassement payé (environ 200 000 euros le contrat annuel par client) (...) [Plus haut Paul Boury annonce avoir 100 clients. 100 x 200 000 = 20 000 000 €/an ... Bravo Paul Boury, on comprend mieux le mécanisme de l'augmentation des prix des produits]
Paul Boury, 59 ans (...) rabelaisien (locataire d'une chambre durant sept ans à l'hôtel Raphaël [hôtel 5 étoiles du 16ème arrondissement] où sa table était ouverte) et... psychanalyste [Alain Minc, lui, se croit économiste](...)
l'absolue éthique de Paul Boury (...) [Laurent Telo a une excellente brosse à reluire. Est-il candidat à la Laisse d'or du Plan B ? ].
"Ce n'est pas un crève-la-dalle, ni un homme de coups", affirme Julien Dray, cacique du PS. (...) [Julien Dray est un expert en style de vie : n'était-il pas devenu propriétaire en 1997 d'une montre valant 250 000 Francs (soit environ 38 000 €) ? ].
En 1988, il honore son premier contrat avec Nike, inquiet que le gouvernement envisage des quotas sur l'importation de chaussures étrangères. En 2013, Paul Boury facture 50 % du CAC (EDF, GDF, LVMH, Leclerc, BNP Paribas, Bouygues, Dassault, PSA, Canal+, IBM...), tutoie 75 % des parlementaires, textote avec 98 % du gouvernement et copine avec 100 % des rédactions économiques de la presse parisienne. "Négocier une interview, c'est du bonus pour les clients que j'aime bien." (...) [Paul Boury est à 150 % auto-satisfait].

Sur un dossier bloqué, soit on met un cierge, soit on appelle Paul Boury (...) [Laurent Telo tient vraiment à recevoir la Laisse d'or]
L'existence de la société 2F Conseil, créée en 2012, a été révélée au Canard enchaîné par des sources tenues secrètes

Harcèlement de la meute médiatico-judiciaire
Ce n'est que fin novembre que le journal anarchiste a affirmé, à la veille de la primaire de la droite et du centre, les 20 et 27 novembre,  qu'elle avait rapporté à François Fillon plus de 600.000 euros de salaire net cumulés sur trois ans, entre 2012 et 2015.

Selon Mediapart (site trotskiste sous assistance respiratoire de l'Etat -et donc de tous les contribuables- et Le Monde (journal officieux du PS détenu par les milliardaires Pierre Bergé (contributeur financier affiché aux campagnes de Royal  puis Hollande), Xavier Niel et Matthieu Pigasse), l'ex-Premier ministre aurait aussi touché 200.000 euros en quatre ans du cabinet de conseil financier Ricol Lasteyrie - leader français des métiers de l’évaluation financière et du conseil corporate auprès des grands groupes et des sociétés de taille intermédiaire - qu'il aurait conseillé via sa société, que les deux journaux soupçonnent d'un possible conflit d'intérêt. Cette presse éthique publie donc sans preuves, avec toutes les précautions d'usages, mais aussi la malveillance des media activistes.

Résultat de recherche d'images pour "Marc Ladreit de Lacharrière Hamon"Lors de sa conférence de presse lundi soir, François Fillon a déclaré avoir exercé son activité de conseil "en toute légalité", évoquant aussi parmi ses clients la holding Fimalac de Marc Ladreit de Lacharrière, le propriétaire de la Revue des deux mondes qui a employé Penelope Fillon, et la banque Oddo. Mais Marc Ladreit de Lacharrière est aussi bien proche de François Hollande (ci-dessus à gauche) que de Benoît Hamon (ci-dessus, à droite)...Image associée

lundi 3 mars 2014

Copé embarrasse la presse aux finances opaques

Libération dénonce un "forcéné de l'UMP" qui exige la transparence

La presse riposte en citant "des amis de Copé embarrasés" de sa contre-offensive 

Le quatrième pouvoir est sur le pied de guerre. Ainsi, Alain Auffray, journaliste de Libération dédié à l'UMP, écrit-il un article à charge en termes guerriers révélateurs de l'émoi du milieu médiatique: le siège parisien de l’UMP aurait repris "des allures de bunker assiégé", assure-t-il, et l'homme à abattre serait "plus isolé encore qu’aux heures les plus noires de sa guerre contre François Fillon fin 2012": "Jean-François Copé s’est barricadé dimanche avec une poignée de disciples." Aucun dirigeant de la droite, pas même les plus copéistes, n’était dans la confidence, affirme le journaliste "indépendant du pouvoir et de Rothschild, son actionnaire milliardaire. Pas même la "poignée" de disciples?

Juste avant 20 heures dimanche,
un communiqué concis annonçait pour le lendemain "une déclaration solennelle" à l'UMP. Certains s'apprêtaient déjà à crier victoire à l'idée d'une démission de la cible. Mais, depuis l'affaire Clearstream, d'autres s'attendent à des rebondissements sans fins jusqu'aux européennes, voire les régionales, et prévoient des accusations en séries de la part du journal Le Point, dont le directeur a préféré prendre sa retraite pour se consacrer corps et haine à une nouvelle affaire fondée sur de supposées surfacturations de frais de meeting au profit de la fameuse société Bygmalion, "la très rentable machine de guerre du député et maire de Meaux", accuse Libération, à la suite de Mediapart, d'abord, et du Point, ensuite. Mais pas que. Bygmalion a en effet tissé des liens étroits avec l'ensemble du monde politique et des révélations imprévues pourraient aussi bien salir le ...PS!

Le Point participerait à un complot Copé contre Sarkozy 

Auffray assure que Nicolas Sarkozy aurait voulu savoir, mais que Copé n'aurait pas "daigné répondre", puisque
ce serait aussi "sur les pieds de l’ex-chef de l’Etat que le forcené de l’UMP prétendrait renverser la table". Copé n'a rien demandé au Point, mais déjà Libération suggère sans preuves ni témoin même anonyme que la victime des allégations pestilentielles du Point pourrait être l'initiateur d'une affaire Bygmalion destinée à abattre Sarkozy. Tout est devenu possible dans l'esprit de la presse romancière. 

Auffray n'arrête pas ses supputations en si bon chemin et assure qu'à l’UMP, "il n’a échappé à personne" que le président du parti a donné instruction de mettre sous scellés "l’intégralité de la comptabilité de l’UMP, ainsi que les archives concernant les campagnes présidentielles de 2007 et 2012". Pourquoi 2007, dès lors que seules les dépenses postérieures à la désignation de Copé comme secrétaire général de l’UMP en 2010 sont en cause, si ce n'est pour mouiller Sarkozy ? Libération semble savoir que les révélations à venir du Point pourraient constituer une menace sur les sarkozystes : s’ils lâchaient Copé, ils devraient, eux aussi, rendre des comptes sur ce qui a pu se passer avant 2010.
Tentant de faire d'une caillasse deux coups, Libération estime d'ailleurs  en clair que, dans sa lettre aux militants, le patron de l’UMP "suggérait lourdement" que Sarkozy était tout autant que lui visé par "les attaques ignobles" sur les finances de l’UMP. 

La presse militante abuse de son pouvoir de nuisance

Les responsables politiques se savent à la merci de la presse et, à la sortie du Point jeudi, les amis de l’ancien chef de l’Etat ne se sont pas précipités pour dénoncer ses méthodes de cette presse en défendant l’accusé.
Si la presse est vent debout contre les propositions de loi visant à étendre à elle la transparence des partis, la solidarité des media est effectivement plus évidente que celle entre les partis et leurs diverses composantes. Hier à l’UMP,  l'homme de confiance de l’ex-président, Brice Hortefeux, n’a voulu retenir de la déclaration d’hier que l’expression d’une "colère légitime et compréhensible", mais a précisé sur RMC qu’il ne se sent pas engagé par les propositions "personnelles" de Copé sur la transparence. Dans un communiqué laconique, François Fillon a indiqué en langue de bois que ces propositions seraient éventuellement discutées "après les municipales": la date de l'offensive du PS, à trois semaines des municipales, prive en effet l'UMP de possibilité de contre-offensive décisive. Alain Juppé recommandait de commencer par appliquer les lois sur la transparence qui existent déjà. Laurent Wauquiez invitait Copé à tenter de faire la transparence malgré d'aussi courts délais et à "lever les doutes tout de suite", sans y mettre donc les conditions que les partis et les media réticents suivent l'exemple de l’UMP.

L’affaire Bygmalion pourrait éclabousser le PS 
Le parti du président socialiste n'est pas étanche aux pratiques dénoncées par Le Point. La porosité du PS avec les sociétés de services n'est pas moindre que celle de l'UMP et  il ne surprendrait personne que le PS se brûle au feu que les apprentis sorciers ont allumé dans leurs organes de  presse.
 
Toute la journée, les journalistes se sont sentis piqués au vif (et au porte-monnaie) et donnaient le change en prétendant qu'ils préféraient en rire (avant d'en pleurer).
 
Les partis de la majorité n'ont pas dissimulé leur embarras. "On lui demande de la clarté, il répond par la mise sous scellés", s'est inquiété Harlem Désir, premier secrétaire désigné du Parti socialiste, sans se prononcer sur la transparence demandée au PS, au temps où Hollande était lui-même son premier secrétaire... Désir n'a pas promis de dissiper la fumée qui enveloppe la Rue de Solférino.
 
Ont-ils tous "des choses à cacher"? 

Libération se dit attaché à la transparence, mais fait parler des anonymes. C'est certes une exception de la presse française dans le monde, mais elle est particulièrement malvenue dans les circonstances. 
Comme à son habitude, Auffray recueille des avis qu'il partage... Il aurait rencontré des candidats aux municipales qui lui auraient confié leur désarroi. "Que cherche Copé ? s'interrogent Auffray et son interlocuteur mystérieux. Pourquoi a-t-il remis une pièce dans la machine ?" se désolait l’un d’eux, comme Auffray, exaspéré de se voir "tiré vers le bas", c'est-à-dire mêlé à une querelle de bas étage,  fétide resucée de l'affaire Clearstream.

Dans la presse, le changement n'est pas maintenant 
Auffray aurait reçu les confidences d'un ex-ministre de Sarkozy. Lui seul en connaît l'identité, dans sa glace. Copé se comporterait comme un François Hollande, empêtré dans l’affaire Cahuzac. Ce serait plausible jusqu'ici, mais le journaliste n'a pas de limites et rappelle qu'au printemps 2013, Copé a refusé de voter en l'état la loi proposée dans la hâte pour la transparence de la vie politique.  Et ça, ce n'est pas un rappel de l'UMP!
A l'époque, François Fillon avait également estimé qu'"a priori", il n'y a "pas besoin d'un projet de loi sur la moralisation de la vie politique, comme le propose le gouvernement Ayrault. "Je récuse l'expression de moralisation de la vie politique, je récuse l'idée que les hommes politiques soient tous corrompus, comme on essaie en ce moment de le faire croire", lâche le député de Paris.

L'avenir dira si le PS est blanc-blanc. 
Et, l'alternance venue, la presse de la pensée unique saura pourquoi elle agresse la droite en permanence.


jeudi 31 mai 2012

F. Hollande, fait président par les media

Les électeurs français se disent influencés par la presse

Et ils ne sont pourtant pas plus représentatifs
que les associatifs et les ONG



Un sondage confirme que la présidentielle s'est jouée dans les media 

40 % des Français pensent que les media ont "plutôt favorisé" le nouveau président dans leur traitement de la campagne présidentielle, au détriment de Nicolas Sarkozy.

La partialité de la presse

La presse n'est pas livrée
aux puissances d'argent
mais plutôt à l'idéologie dominante
 

Cette enquête  réalisée par TNS Sofres et publiée  jeudi par Marcie Média, une agence d'édition gérant plusieurs sites internet,
seuls 10 % d'entre eux estiment que les media ont "plutôt favorisé" le président. 

La presse et les media sont-ils toujours le quatrième pouvoir ?

38 % prétendent que les media n'auraient favorisé ni l'un ni l'autre, et 12 % sont sans opinion.

Dans le détail, 62 % des électeurs de François Hollande au premier tour estiment que les media  ont traité de manière équilibrée les deux candidats, tandis que 81 % de ceux de Nicolas Sarkozy au premier tour jugent que les media  ont favorisé le nouveau président socialiste.

Le problème n'est pas tant celui de la liberté d'expression
que celui de l'objectivité
 de la presse


Sondage réalisé en ligne le 17 mai auprès d'un échantillon de 1 000 internautes représentatif de l'ensemble de la population française de 18 ans et plus. Méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1.