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jeudi 18 janvier 2018

LREM : Richard Ferrand fait l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire

le chef des députés En marche! n'en a pas fini avec la justice

Le juge d'instruction Van Ruymbeke a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts

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Cette relance de l'enquête fait suite à la plainte d'Anticor. L'association anticorruption réagit trois mois après le classement sans suite d'une première enquête.  Richard Ferrand fait à nouveau l'objet d'une information judiciaire, selon des sources judiciaires qui ont fuité  mardi

Cette fois, un juge d'instruction parisien a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts visant le chef des députés de La République en marche (LREM). C'est le doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke, qui a ouvert, le 12 janvier, une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts", selon une source proche du dossier confirmant une information du Canard enchaîné. 

L'hebdomadaire anarchiste avait révélé en mai qu'un bien immobilier indirectement acquis par la compagne de Richard Ferrand était loué aux Mutuelles de Bretagne, dont l'ex-député PS était alors le directeur général (1998-2012). 

Le président Macron avait recasé son ami Ferrand à la tête du groupe présidentiel à l'Assemblée

Résultat de recherche d'images pour "Macron et Ferrand"
Richard Ferrand avait été contraint à quitter le gouvernement, lors d'un remaniement intervenu après les législatives de juin. Macron l'avait alors désigné chef du groupe parlementaire de la majorité.
Or, en octobre, le parquet de Brest avait classé son enquête préliminaire sans suite à la surprise générale. 
Dans son communiqué, le procureur de la République représentant la ministre Belloubet, garde des Sceaux, avait estimé que "les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" n'étaient "pas constituées, faute d'un préjudice avéré". 

Le délai de prescription fait débat. Concernant le délit de prise illégale d'intérêt, "la question est apparue complexe" et "le parquet de Brest aurait pu envisager l'ouverture d'une information judiciaire", avait-il reconnu, précisant que cette "infraction éventuelle" était prescrite, puisqu'une période de trois ans était passée. "Les investigations menées n'ont pas mis au jour d'éléments de dissimulation avérée permettant de reporter le point de départ de la prescription", concluait le procureur... 

C'est ce prétexte du parquet de Brest - et notamment de dernier point - qui a conduit l'association anti-corruption Anticor à déposer une plainte avec constitution de partie civile en novembre, afin d'obtenir la désignation d'un juge d'instruction. L'enquête va notamment s'attacher à établir s'il y a eu "dissimulation avérée", et donc si la prescription tient toujours. "Il était important qu'un juge indépendant étudie les suites judiciaires à donner à cette affaire", a déclaré mardi Jérôme Karsenti, avocat d'Anticor. 

A noter que, habituellement incisif, le parquet national financier (PNF) s'était, quant à lui, déclaré incompétent au début de l'affaire en mai. Dans ce nouveau volet, il ne s'est pas opposé à l'ouverture de cette information judiciaire, selon Jérôme Karsenti. 

Richard Ferrand a tenu à relativiser cette annonce, auprès de ...BFMTV, mardi. L'élu du Finistère a assuré que l’information judiciaire du PNF était "mécanique" après un dépôt de plainte et qu'il s'agissait de "la suite logique des choses" : "Cela m'agace quand on est mis en cause, s'est-il pourtant lamenté. Mais moi je sais que je n'ai rien commis d'incompréhensible". Il ne faudrait pas en revanche qu'il ait commis quoi que ce fût de répréhensible...
Il a par ailleurs qualifié "d'acharnement" la plainte déposée par Anticor.

mercredi 10 janvier 2018

Inscrite à la Sorbonne, elle projetait un attentat à Rennes

L'étudiante a été arrêtée dans l'Essonne mi-décembre, révèle la presse, le 10 janvier

Son identité et son profil restent masqués

Image associée
Agée de 19 ans, l'étudiante écrivait son intention de passer à l'acte, dans un testament découvert à son domicile ou lieu de résidence dans l'Essonne, pour  dénoncer une présence "importante de policiers".

Elle a été appréhendée par les services de renseignements français qui l'ont repérée grâce à l'interception de messages sur la messagerie cryptée Telegram. Dans une conversation, la jeune femme tentait de se procurer un fusil d'assaut de type kalachnikov.

Un profil qualifié d'"atypique" et pourtant tellement typique

Image associéePlacée en garde à vue dans les locaux de la DGSI, l'étudiante s'est décrite comme une "islamiste convaincue, fière des attentats commis en France". Elle a également dit regretter de ne pas avoir pu passer à l'attaque.

Le Point décrit le "profil atypique" de cette étudiante radicalisée depuis deux ans. Il est pourtant typique qu'un-e terroriste n'ait jamais attiré l'attention jusqu'alors. 
Pour détourner l'attention, elle vivait en couple, buvait de l'alcool et participait à des fêtes étudiantes. 

Cette stratégie de dissimulation est pourtant connue et a un nom : elle est appelée "taqya" chez les djihadistes afin de ne pas se faire repérer. La tromperie aux dépens des non-musulmans reçoit également l'approbation coranique et fait partie des actes légalement permis aux musulmans.
La définition classique de la taqiyya, selon la charia, c'est-à-dire l'ensemble des règles qui définissent le comportement d'un musulman dans toutes les circonstances de la vie, la tromperie est non seulement permise dans certaines circonstances mais peut être considérée comme obligatoire. Contrairement à la tradition chrétienne primitive, les musulmans contraints de choisir entre reniement de l'islam et persécution avaient la permission de mentir et de feindre l'apostasie. D'autres juristes ont décrété que les musulmans étaient obligés de mentir afin de se préserver, en se fondant sur les versets coraniques qui interdisent aux musulmans de concourir à leur propre mort. 

Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge"
Construit sur un mot arabe connotant la crainte, le terme de taqiyya passe (notamment auprès des chercheurs occidentaux) pour une stratégie à laquelle on peut avoir recours en cas de persécution religieuse, ainsi que les groupes minoritaires chiites l'ont fait quand ils vivaient en milieu hostile majoritairement sunnite. La taqiyya a ainsi permis fréquemment aux chiites de masquer leur appartenance religieuse face aux sunnites, non seulement en dissimulant leurs convictions religieuses, mais en priant et en se comportant comme des sunnites.

Cependant, l'un des rares ouvrages consacrés à ce sujet, At-Taqiyya fi'l-Islam ("De la dissimulation dans l'islam") du professeur 
Sami Mukaram à Beyrouth dit clairement que la taqiyya ne se limite pas à la dissimulation par crainte de persécutions. Son auteurdémontre clairement la variété des applications de la taqiyya :

Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge""La taqiyya est d'une importance fondamentale dans l'islam. Pratiquement toutes les factions islamiques la reconnaissent et la pratiquent (…) On peut même dire que la pratique de la taqiyya fait partie de la norme de l'islam, et que les rares factions qui ne la pratiquent pas sont justement en dehors de la norme musulmane. La taqiyya est dominante dans la politique islamique, en particulier durant la période moderne". La taqiyya n'est donc pas, comme on le suppose souvent, un phénomène exclusivement chiite.
Résultat de recherche d'images pour "taqiyya mensonge"Inversement, l'islam sunnite ayant rapidement dominé de vastes empires, de l'Espagne à la Chine, ses membres ne devaient rien à personne et n'eurent pas à faire allégeance à d'autres, ni à se cacher face à des incroyants infidèles (l'Espagne et le Portugal de la Reconquista sont les rares exceptions où les sunnites ont dissimulé leur identité religieuse).
Ironiquement, les sunnites qui vivent en Occident se trouvent désormais dans la situation qui était celle des chiites, puisqu'ils vivent comme une minorité encerclée par ses ennemis traditionnels, les chrétiens infidèles.
La jeune femme a été mise en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et elle a été placée en détention provisoire.

samedi 13 août 2016

Pourquoi certains journaux dissimulent-ils l'identité des terroristes ?

Faut-il publier l'identité et les photos des terroristes ?

La grande majorité des organes d'information a paradoxalement choisi l'opacité.

Mais les rédactions françaises commencent à s'interroger sur leur propre responsabilité en ne diffusant pas les noms et les images de ces criminelsdès lors que leur divulgation n'entrave pas les progrès des enquêtes et la sécurité des concitoyens. 
Si nous menons vraiment une guerre intérieure, comme ils le serinent derrière Hollande et Valls, est-il cohérent que les media nous mettent en état mortel d'infériorité en ne mobilisant pas la vigilance de la population ? Ce serait un combat inégal avec des traîtres au pays où ils se trouvent sans l'avoir reçu en héritage, d'autant que les djihadistes français n'ont jamais fait allégeance à la France, mais à des apatrides sur cette terre et des monstres sanguinaires que le respect de la personne humaine n'effleure pas.

La barbarie terroriste que nous laissons s'installer dans notre pays a fini par sortir certains media français de leur béatitude universaliste fondée sur une idéologie moralisatrice mais planante vantée pour un humanisme vicié par un fort sentiment de culpabilité masochiste. 

La presse conservatrice arquée sur des certitudes du siècle passé s’interroge, nous dit-on, sur la posture à adopter pour en rendre compte, sans nécessairement plaire aux réseaux, notamment sociaux, aux associations partisanes et aux élus politiques du moment, qu'alternativement ils appuient ou combattent. C’est un débat légitime. Nombre de journaux ont trop souvent failli ces dernières années en faisant preuve de légèreté et d’inconséquence pour traiter des sujets lourds qui auraient dû inspirer davantage de rigueur et de conscience des vraies valeurs, singulièrement s'agissant dela vie des otages que, par exemple BFMTV, dans sa course à l'audience, a mise en péril lors de l'attentat contre l'hyper casher de la Porte de Vincennes à Paris, le 9 janvier 2015. Il leur a fallu du temps, beaucoup, avant qu'ils se remettent en cause. Faiblement et à huis clos. 

Pour autant, pouvons-nous déjà nous réjouir de voir la presse découvrir l’esprit de responsabilité et questionner la pertinence de ses pratiques transmises par leurs anciens, si fiers d'avoir négocié pour ses journalistes des acquis exorbitants (notamment fiscaux) et si jaloux de ce "quatrième pouvoir" entre leurs mains ? Qu'en a-t-elle fait, sinon une arme personnelle ? Il n'est que temps que, si elle ne rend pas ce qu'elle s'est appropriée, elle partage et la mette au service de tous. Ce serait une authentique avancée; de celle dont la gauche pourrait longtemps se prévaloir, plutôt que du mariage entre personnes du même sexe. Elle cesseraient ainsi de ne servir que les plus riches ou les plus forts et leurs propres intérêts mercantiles, sans entraver les efforts des services mobilisés par l'état d'urgence contre le terrorisme. 

Et peu importe qu'elle soit seulement motivée par le service de la majorité politique qui a actuellement sa préférence. 
Redoutant une starification des terroristes dans leur milieu d'origine et que leurs forfaits faire école, certains journalistes ont cru bon d'occulter: un comble dans ce monde de l'information ! Ces dissimulateurs ont décidé de les "anonymiser" (écrit Renaud Dély: comprendre "anonymer" ! Il n'a jamais su écrire, mais est néanmoins directeur de la rédaction de Marianne depuis juin 2016, après avoir été rédacteur en chef de L'Obs). Si inhumains que soient les islamistes, la presse les affuble de termes aussi flatteurs qu'inappropriés: "l'homme" ou le " jeune homme", jusqu'à 30 ans et plus, pour désigner les assassins d'Allah. Les moins calibrés par l'idéologie dominante ou les plus téméraires ne révèlent que leurs initiales, quand ils ne leur attribuent pas un nom d'emprunt... Alors publier leurs photographies est du domaine de l'impensable. Que pourrait penser la communauté musulmane ! 

Les responsables de presse ne les suivent pas tous cette voie. 
Il en est donc qui publient l’identité complète des auteurs d’actes terroristes et leurs photographies dès lors que ces informations sont avérées, c'est-à-dire transmises avec l'estampille d'un ministère, ou certifiées par l'AFP, voire diffusées sur Twitter, avec la faculté de faire disparaître l'info dans la minute qui suit... A la condition restrictive, toutefois, qu’elles concernent des personnes majeures et que leur divulgation n’entrave pas les progrès des enquêtes en cours et donc la sécurité de nos concitoyens, bien que la société privée de télévision qui se dit 1ère chaîne d'information en continu ait failli.

Quelles sont les quelques raisons simples, et évidentes qui peinent à s'imposer à la profession ? 

D’abord, la fonction même du  journalisme est d'informer ! Le lecteur est en demande d'informations complètes et de vérité, toute la vérité et rien que la vérité, dût-elle heurter. Ou déplaire aux politiques. La formation en école de journalisme - avec ré-éducation et formatage au détriment de la culture et de la déontologie- ne facilite pas la tâche des professionnels qui, de surcroît, sont des militants. Il n'est d'ailleurs jamais plus question de recherche de l'objectivité. 

Ensuite, la liberté d'expression proclamée est muselée par une tendance stalinienne forte à la rétention de l'information
Masquer des faits et donc une partie de cette vérité ne peut avoir qu’un effet contre-productif dévastateur sur la société elle-même. La connaissance n'est plus transmise par l'école et la presse n'ambitionne pas davantage de la diffuser. Dans un cas comme dans l'autre, le partage affaiblirait la position dominante à laquelle ils s'accrochent d'autant plus que l'un et l'autre détenteurs de la connaissance sont rivaux: ni l'école ni la presse n'entend répandre les informations qui pourraient saper son autorité. Le médecin et le juriste parlent-ils la langue commune ? 

Le flou et le non-dit conviennent aux politiques mais sont-ils mieux appréciés que les journalistes ? Ces derniers dénoncent le  poison du complotisme mais loin de livrer son antidote, ils l'alimentent, quand ils ne l'instrumentalise pas pour le dénoncer. Un cercle vicieux où ils s'épanouissent en faisant tourner la machine, rotative ou sites internet, dont ils combattent d'ailleurs les "adblocks". Il devient nécessaire à la survie de la poule aux oeufs d'or que la désaffection pour la presse-papier que suscitent les journalistes, du fait de leurs options idéologiques et économiques, soit compensée par des rentrées via le numérique ? 
Aux problèmes de l'auto-censure et de la désinformation s'ajoute celui de l'arrogance de celui qui est placé pour savoir, mais décide de ce qui est public ou non. Bien que de plus en plus souvent illettré, le journaliste creuse ainsi un fossé entre la masse et lui, s'auto-proclamant analyste, expert ou décrypteur... des dépêches d'agences.
Ces spécialistes de l'intox s'arrogent même le droit à la désintox, déclarant vrai ou faux les propos des élus interrogés au dépoté et souvent sans notes (ni les fiches d'un service politique ou économique) et les accusant d'incompétence ou de malignité. Question manipulation ne se valent-ils pas pourtant ?

Le lecteur ressent fortement ce mépris du journaliste
Alors qu'il le désinforme lui est insupportable. La période maintenant longue des attentats par des Français sortis de ses rangs exacerbe ce mécontentement: tout le monde lui ment ou lui cache quelque chose. Certains ont des raisons de taire que l'on peut croire supérieures; d'autres n'en ont aucune, sinon la volonté de dissimulation pour créer une supériorité de celui qui sait.
 
Paradoxalement, l'occultation de l'identité de terroristes contribue à pointer du doigt une communauté dont les patronymes devraient être masqués parce que de consonance étrangère. Ne pas nommer, c'est en fait trahir: lorsqu'une identité n'est pas révélée ou qu'une photo est tenue cachée, les fantasmes propres à chacun s'expriment.  Les "pompiers-pyromanes" de la presse dénoncent alors xénophobie et racisme, islamophobie et extrémisme. Tenir dans l'ignorance ces honnêtes gens - pas plus "déséquilibrés" que les djihadistes médiatisés dans leur anonymat - c'est les livrer en pâture aux associations sectaires et virulentes, organisées en réseaux pour imposer leur dictature: voyez les ayatollahs de l'écologie ou les féministes staliniennes que les micros et caméras encouragent à la stigmatisation et à la haine de leurs semblables  concitoyens. L'ignorance dans laquelle la presse tient les twittos et "mal-informés" est une excuse à leurs excès langagiers.   

La décision de dire tout ce qui doit l'être pour permettre à chacun de se former former un jugement personnel serait une avancée de la démocratie. 
Ce serait accepter de perdre des occasions de tacles des extrémismes de droite comme de gauche, les adversaires de la République se situant à la fois parmi les "fachos", vrais ou faux, et parmi les révolutionnaires "en marge" des manifestations, dans toutes ses nuances de noir et de rouge, ultra-gauche, antifa ou "black blocs". Un "bon Français" ne pourrait être que Pierre, François, Jean-Luc ou Cécile, mais il en serait de plus Français que les Français, mais ils seraient de gauche, pro-palestiniens et internationalistes et s’appelleraient Najat ou Momo. Ainsi, "Salah" pourrait apparaître en force dans les avis de naissance. On peut se prénommer Adel et être un excellent citoyen français, voire meilleur que certains, insiste-t-on, pointant le beauf moyen qui ne le vaudrait pas. Si fort que ça en devient peu crédible. 

Or, l’innommable a un nom

Terroristes trop jeunes et sympathiques
pour être des barbares ?
Le kamikaze avait même un visage, avant de commettre son forfait. Faut-il déplorer qu'il ne puisse prétendre à la place du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe ? 
Quant à la publication des photographies d’identité des "auteurs d’actes terroristes" - en bref des terroristes, s'il est vrai que ces "personnes" le sont davantage encore que leurs actes - , elle doit répondre, elle aussi, aux mêmes exigences de l’information factuelle. Pour éviter toute forme d’héroïsation de ces tueurs, il serait désormais convenable de ne pas publier d’images les montrant sous leur apparence conventionnellement humaine, sympathique et représentative  du plus grand nombre: seulement sombres et menaçants, au risque de les caricaturer. L'idée sous-tendue étant que le noir est laid et que le difforme est méchant, mais que le beau est sain et que le jeune est innocent. Une normalité apparente ne cadrerait pas avec la présentation inversée de leur personnalité. Quelques dérapages malheureux de professionnels de la presse lors de l'affaire Mohamed Merah devraient dorénavant préserver de toute récidive. 

Il faudra à l'avenir se garder de toute photographie de ces individus. 
Contrairement à ce que prétendent certains, les monstres peuvent avoir un visage humain. Ce n’est pas le propre de l’humanité d’engendrer ou de fabriquer des monstres. Ses barbares se sont déconstruits dans des familles, écoles et entreprises et ne sont pas des extra-terrestres. 

Pour la presse, rechercher et dévoiler les informations qui les concernent et que possèdent les services de l'Etat (même si pour certains, comme Hollande, l'Etat, c'est eux), c’est une exigence déontologique à reconquérir, mais aussi citoyenne, évidemment ! La lutte contre le terrorisme est l'affaire de tous ceux qui ne renoncent pas à la défense de notre culture et qui ne capitulent pas devant l'ennemi extérieur infiltré parmi nous. "Mal nommer les choses, disait Albert Camus, c’est ajouter au malheur du monde". Comme l'ignorance est une cause d'asservissement. Les taire, c’est à nouveau prendre le risque de l'anéantissement de notre civilisation sous le joug de l'envahisseur barbarie. Il s'appelait "stalinisme" en Europe orientale et "nazisme" en Europe occidentale; il pourrait aujourd'hui se nommer "islamisme."

mardi 17 novembre 2015

"Union sacrée" face aux assassins islamistes: sincérité ou fumisterie ?

L'Etat socialiste mène les partis en pédalo

Les mauvaises habitudes de la presse aux ordres nuisent à la cohésion nationale

L'Etat-PS peut-il espérer l' "union sacrée", si sa presse censure et agresse l'opposition de droite, tout en occultant le refus d'une partie de la gauche
(ci-contre, extrait du film "L'Union sacrée" d'Alexandre Arcady)


Sa presse "indépendante" travestit la vérité

Deux videos pour administrer la preuve de la rétention de l'info.
VOIR et ENTENDRE le témoignage d'une jeune rescapée de la tuerie du Bataclan est censurée par i-télé, mais diffusée et facilement accessible sur Dailymotion:
A noter que le témoignage de la jeune rescapée -dont la profession de journaliste à Canal+ est étrangement passée sous silence- est allégé des justifications de leur carnage, hurlées par les djihadistes dans les couloirs de Bataclan, et dont le témoin fait état, sans dissimulation, ni détours.    


VOIR et ENTENDRE la capture d'écran de faible qualité, mais intégrale, non trafiquée et respectueuse des déclarations de la jeune femme (on peut aller directement à 3'22"), à comparer avec la version censurée par i-télé (ci-dessus) 

On entend que le témoin mentionne les raisons invoquées par les tueurs:
la politique de Hollande en Syrie.

L'union sacrée est-elle possible dans le mensonge ?


Sa presse participe à l'intox des services de l'Etat



Face au massacre atroce, inqualifiable de ceux qui sèment la terreur. Solidarité aux victimes pas à l'état français fomenteur de guerre.
— Nathalie Arthaud (@n_arthaud) 14 Novembre 2015

A la suite de l'AFP en charge de la diffusion des "éléments de langage" officiels, les media socialistes accusent la droite de créer des "fissures" dans cette pseudo "union sacrée."

La stigmatisation de la droite, en fait un tir de barrage, est coordonnée, concertée et simultanée, non sans rappeler le mode opératoire des assassins islamistes contre lesquels Hollande et Valls prétendent rassembler le pays.
 

L'exécutif assure qu'il est sincère et ne fait pas de rétention d'information, 
mais le tweet de Lutte ouvrière, ainsi que les vidéos ci-dessus démontrent le contraire.

Sa presse mène en vérité la campagne des Régionales pour le PS,
tandis que le pouvoir socialiste a suspendu cette même campagne !... 

vendredi 14 août 2015

Pour le sanctionner, la SNCF paie un cadre à ne rien faire

La sanction en or d'un salarié d'entreprise publique

Charles Simon est payé 5.500 euros par mois pour rester chez lui 

A la suite d'un conflit avec son employeur, il attend que l'Etat lui trouve une affectation.  Avant d'avoir atteint l'âge pourtant précoce de la retraite, Charles Simon, ingénieur des mines et diplômé de l'ESSEC de 55 ans et salarié de la SNCF où il est cadre supérieur, a tout loisir de sillonner la France, puisqu'il ne paie pas le train, de rendre visite à ses nombreux copains et de participer à toutes les grèves qui passent. 
Depuis qu'il était quadragénaire, il y a douze ans, l'ingénieur de Saint-Quentin (Aisne), a blanchi sous un harnais froid en attendant que l'entreprise publique l'aiguille sur un nouveau poste. Il ne se plaint pas de la peine qui lui a été infligée au temps de sa jeunesse, car son employeur ne l'a jamais astreint à la moindre présence dans un quelconque bureau. Il est "placardisé", mais à l'air libre, sans aucune contrainte, bracelet électronique ou obligation de pointer où que ce soit. Il prend son mal en patience, "notre" ingénieur (puisque c'est l'Etat qui le paie, c'est-à-dire, n'en déplaise à F. Hollande, le président socialiste à côté de la plaque): le petit nombre de citoyens qui paie des impôts ne savait pas pourquoi il se se levait en maugréant pour aller travailler.
Un emploi fictif parmi d'autres ?
Leur protégé n'est pas banquier comme l'imagine la littérature syndicale de la CGT et politique du Front de gauche. Olivier Besancenot est pourtant porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ex-LCR (Ligue communiste révolutionnaire), mais ça ne le révolutionne pas... Si Charles Simon ne fume pas le cigare et si ses poches ne débordent pas de billets de 50 euros, comme dans les dessins de propagande des anti-libéraux, il est en effet des leurs.
Il perçoit en brut chaque mois 5.496,69 euros en dormant, y compris une indemnité de résidence et une prime de gestion. Pour cette fois, on ne va pas pour autant calculer combien de SMIC sont ainsi dilapidés, ce serait mesquin.  Ces généreux Français-là sont solidaires du travailleur sanctionné et basta ! N'auraient-ils pas pourtant débusqué un spécimen de profiteur, parmi d'autres, d'une niche sombre et profonde, mais 'cosy', comme la gauche au temps où elle était dans l'opposition se gardait bien de les dénoncer?

Le prix du silence ? 

Francetvinfo se range du côté du pouvoir

"Un cadre de la SNCF affirme être payé à ne rien faire depuis 12 ans [...] Ce cadre raconte attendre depuis douze ans une affectation de la part de l'entreprise."

Entré en 1991 à la SNCF, il a été détaché en 2003 auprès de sa filiale Geodis Solutions, société de transport et de logistique. Là, il découvre "une fraude de 20 millions d'euros au préjudice de la SNCF"
Affecté à Saint-Denis, domicilié à Saint-Quentin "Ces manoeuvres frauduleuses concernaient, entre autres, la dissimulation d'un rapport de la Cour des comptes relatif au chantier Éole (ligne E du RER) ainsi que des détournements de fonds lors de la construction du TGV Nord", détaille-t-il. 

Suite à sa remontée de l'information à sa hiérarchie dans un rapport confidentiel, Charles Simon est mis à la disposition de la SNCF qui, depuis, ne lui a jamais proposé d'affectation, affirme la "victime" qui est défendue par l'avocat William Bourdon. Plus précisément, cet ancien lauréat de la Fondation de France est, certes, de temps à autre convoqué par la direction des ressources humaines pour évoquer sa carrière, mais ensuite aucun poste ne lui est proposé.  

Tout cela, Charles Simon l'a expliqué dans une lettre à Guillaume Pepy, datée du 27 mai. Or, le président de la SNCF n'a pas trouvé le temps de lui répondre. Trop occupé à indemniser les retards de trains et à gérer les grèves. 

Pépy a également reçu un courrier de l'ancien ministre socialiste Michel Delebarre (le préfet hors cadre sans avoir jamais été préfet) qui le prie de "bien vouloir apporter des informations sur ce dossier".

Plus militante, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann aggrave son cas en présentant Charles Simon comme un "lanceur d'alerte". La conseillère régionale de la région Nord-Pas-de-Calais (2004) rappelle : "A la suite de la dénonciation de manoeuvres frauduleuses sur plusieurs ouvrages de la SNCF, il se trouve victime de discriminations.

Député de l'Essonne comme la précédente, Nicolas Dupont-Aignan demande à Guillaume Pepy "réparation du préjudice" subi par Charles Simon. 

Pas de dommages et intérêts 

"L'attitude de la SNCF n'est pas défendable. Soit il y a bien eu des agissements frauduleux, et il convenait de mener une enquête pour savoir où sont passés 20 millions d'euros. Soit je me trompe, et la compagnie ferroviaire avait largement le temps de prétendre depuis 2003 que tout était clean et qu'il n'y avait rien à voir. Elle ne l'a jamais fait", constate Charles Simon. 

Curieusement, à 55 ans, son employeur aurait pu le mettre à la retraite, comme tout employé de la SNCF. Pépy et les ministres des Transport l'a laissé... en "activité". La situation ubuesque  de ce cadre "placardisé" est bien connue au plus haut niveau de l'entreprise ferroviaire publique. "Charles Simon est bien employé de la SNCF. Il a déjà déposé une demande de dommages et intérêts, mais il a été débouté par le conseil des prud'hommes de Paris en 2011. Comme nous avons un lien contractuel avec lui, nous ne nous exprimons pas sur le reste", déclare une responsable du service de presse.
Pour aller plus loin, prenez le train suivant.

mardi 7 avril 2015

Gaz de schiste: le gouvernement a enfoui un rapport préconisant d'opérer sans fracturation hydraulique

Les écologistes d'EELV entravent-ils le progrès?
Le gouvernement socialiste a dissimulé une avancée technologique pour exploiter le gaz de schiste

Les écologistes font de l'obstruction au progrès dans l'exploitation du gaz de schiste présentée comme polluante du fait de la technique de la fracturation hydraulique. Or, commandé par Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Economie pendant quatre mois, d'avril à aoûtun rapport de 2014 concluait à la faisabilité de son exploitation sans recourir à la fracturation hydraulique polluante.

Mais le gouvernement Valls en a dissimulé le contenu, révèle Le Figaro ce mardi.

"Le rapport sur les nouvelles technologies d'exploration et d'exploitation des gaz et huiles de schiste en France n'a été tiré qu'en
sept exemplaires et conclut à la faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, controversée", explique le quotidien. "C'était le premier rapport officiel qui validait la technologie de stimulation au fluoropropane", explique un proche du dossier au journal. Cette technologie "présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique", conclut le rapport. Ce document "préconise une première phase d'expérimentation, par micro-forages, en Ile-de-France et dans le Sud-Est".

Le fluropropane est présent notamment dans les extincteurs et les inhalateurs pour... asthmatiques. Utilisé à la place de l'eau et des additifs, il peut facilement être récupéré et ré-utilisé: le propane est presque 100% recyclable. Une société américaine assure pouvoir faire en sorte que l'ensemble gaz de schiste et fluoropropane ne soit pas volatile et inflammable. Certes, cette technique n'a jamais été testée à grande échelle et encore moins dans des zones à forte densité de population comme en France, mais elle mériterait d'être expérimentée. Or, des associations environnementales font obstacle a priori. "Quelle que soit la technique utilisée, il est aberrant de se lancer dans l'exploitation d'une nouvelle ressource ­fossile", lançait ainsi Greenpeace en janvier, après les révélations du Canard enchaîné.

Le rapport jeté aux oubliettes "a été commandé par Arnaud Montebourg peu après son installation comme ministre du Redressement productif mi-2012, achevé de rédiger début 2014 et consciencieusement enterré, par Matignon, au grand dam de l'ex-ministre, qui refuse aujourd'hui de le commenter, mais confirme son authenticité", souligne Le Figaro.
Outre la conclusion de faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, "interdite en France depuis la loi Jacob (député UMP de Seine-et-Marne) qui remonte à quatre ans (2011), (le rapport) souligne, en détail, combien la France pourrait en tirer parti, en termes de croissance, d'emplois, de compétitivité industrielle, d'indépendance énergétique", fait valoir Le Figaro. Il évoque notamment des chiffres compris entre un peu plus de 3 milliards d'euros de revenus par an et un peu moins de 10 milliards en fonction des hypothèses de production, soit de 120 000 à 225 000 emplois ou encore +0,9 à +1,7 point de croissance chaque année.

Un rapport dangereux pour l'alliance entre le PS et Europe Ecologie-les Verts

Pour Le Figaro, "la gestion politique du dossier, paralysée par le veto absolu opposé par les écologistes radicaux de la majorité radicale d'EELV (Les Verts) et le ministère de l'Écologie, comme la prudence de l'Élysée et de Matignon, a tout simplement enterré» le rapport. François Hollande avait assuré en juillet 2013 qu'il n'y aurait ni exploration ni exploitation du gaz de schiste en France sous sa présidence.
Sur son compte Twitterdans la nuit de dimanche 5 au lundi 6 avril, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal a réaffirmé son opposition au gaz de schiste, brouillant le débat en mettant en cause une "pression de lobbies canadiens." 

Or,
l'exploitation du gaz de schiste ne serait "pas un sujet tabou", à en croire Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, interrogé sur i-télé ce lundi. Mais, selon le très volatile député de l'Essonne, un proche de Manuel Valls après l'avoir été de l'écologiste Brice Lalonde, comme de Laurent Fabius puis de Martine Aubry, "la position (du gouvernement) est simple : on ne veut pas des gaz de schiste. Le gaz de schiste, c'est la ruée vers l'or. Dans la situation dans laquelle est notre pays, on aimerait trouver un trésor. Mais on découvre aux États-Unis les dégâts écologiques de son exploitation", affirme-t-il, alors que le gouvernement socialiste français bénéficie de la baisse du prix des carburants du fait de l'exploitation du gaz de schiste américain. 
Et l'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg pour la primaire socialiste de 2011, assumant "cette amitié personnelle," de polémiquer : "Arnaud Montebourg aurait trouvé une technologie propre ? Si elle existe et qu'elle est efficace, pourquoi n'est-elle mise en place nulle part ? lance-t-il, niant les résistances archaïques des écologistes rétrogrades. (…) Ce ne sont pas des experts qui parlent, c'est l'entreprise, donc un expert qui a des intérêts," accuse le socialiste, resté très soupçonneux de l'entreprise, bien qu'ancien consultant en stratégie d'entreprise et gestion des ressources humaines pendant (1993-1995). 
Cette technique permettant d'exploiter le gaz de schiste sans la fracturation hydraulique est défendue par Arnaud Montebourg et la navigatrice Maud Fontenoy (ci-contre) et considérant que Mandon est un gaz instable après deux ans dans la même position, il n'est donc pas exclu que ce président de l’École de la deuxième chance en Essonne saisisse bientôt la sienne sur le sujet.

Total ne laisse pas échapper cette opportunité

François Kalaydjian, d'IFP énergie nouvelle, fait en effet valoir que le fluoropropane n'est "pas toxique et dangereux pour l'homme".

Le géant pétrolier tricolore est partenaire de la société ECorp. 
Total possède en effet 40% de deux permis d'exploitation de gaz de schiste avec la société texane. "On ignore si Total est en partenariat au sujet de cette technologie. ECorp sécurise probablement sa propriété industrielle", avance pour sa part l'UFIP (Union française des industries pétrolières) qui reconnait que, une fois levé le veto gouvernemental, "les recherches en la matière peuvent avancer très vite". ECorp est même déjà très avancée sur les "techniques alternatives à la fracturation hydraulique" . 
"Ça commence à être opérationnel. ECorp l'utilise pour exploiter des puits aux Etats-Unis. Cela reste de l'expérimentation, mais à grandeur réelle. Plusieurs puits ont été stimulés avec", assure le parlementaire, en contact avec la société texane.
"Total, à ma connaissance, n'a pas accès à cette technologie sur le fluoropropane", poursuit prudemment le sénateur Jean-Claude Lenoir. "Mais ils ont, selon ce que j'ai appris après des conversations informelles avec les dirigeants, une relation très étroite en matière de technologie en général", admet-il toutefois.