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dimanche 21 juin 2020

 La femme enceinte interpellée à la gare d’Aulnay-sous-Bois reconnaît avoir mordu un agent 

Interpellée avec son compagnon sans masques ni billets en gare d'Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis 

La rebelle dans l'air du temps décide que c'est une réaction "injustifiée"


Elle devra s’expliquer de sa rebellion brutale devant le tribunal. 
La future jeune maman, âgée de 23 ans, qui a opposé de la résistance à son interpellation en gare d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, mardi avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux toujours hyper-réactifs dans l'émotion, nouveau tyran de la vie publique. 

Elle devra motiver ses infractions et sa violence devant la justice. 
Elle comparaîtra au tribunal le 25 août prochain pour outrage et violences, indique le Parquet de Bobigny.
 
Elle reconnaît avoir mordu l’un des agents SNCF de la sûreté ferroviaire, mais dénonce une réaction "injustifiée" des agents, qui avaient dû la plaquer au sol pour l’interpeller. 
Son compagnon est également convoqué au tribunal pour rébellion. 
 
Sur des vidéos, filmées par des usagers de cette gare de 9.3 et diffusées sur les réseaux sociaux, on voit la jeune femme en venir aux mains avec les agents, malgré son état, puis se rouler par terre et les agents contraints de la maîtriser au sol, alors qu’elle hurlait qu’elle était enceinte. 

Des images impressionnantes mais diffusées "sans aucune contextualisation", dénonce la SNCF

Des réactions violentes d'usagers pris en défaut dont les images impressionnantes et diffusées font oublier les causes. Un certain public se déclare choqué par la fermeté des agents et prend fait et cause pour les délinquants. Mais cette mentalité de la fraude et du non-respect des règlements fait monter la colère des citoyens respectueux de la loi, singulièrement en période de crise sanitaire et notamment chez une future maman. 

Le public citoyen condamne la délinquance en zone de non-droit.
Elle a un coût pour la collectivité. Il s'étonne par ailleurs que les indigénistes qui manifestent contre le racisme supposé de fonctionnaires en charge du respect de la loi et des règlements, puisse demander la contextualisation des hommages aux grands hommes de la nation dont ils contestent certains aspects de leur parcours: Gallieni ou Faidherbe, pour commencer, alors que la presse s'en dispense, sautant aux conséquences en éludant les causes.

La SNCF dénonce les critiques des contrevenants violents véhiculées par les media "sans aucune contextualisation"

Cette entreprise publique précisait dès mercredi que la jeune femme avait refusé d’obtempérer après avoir été contrôlée sur le quai de la gare, quelques minutes auparavant, sans masque, ni titre de transport, au mépris des règles de distanciation physique imposées à toutes et tous par l'état d'urgence sanitaire décrété par Macron.
 
Les trois agents de la sûreté ferroviaire ont porté plainte pour violences et outrages, précisant la femme les a poussés, mordus et griffés, alors qu’ils lui demandaient de quitter la gare RER. Ils se sont vus prescrire trois jours d’ITT. 

Déférée jeudi après-midi, la délinquante a reconnu avoir mordu un agent qui l’avait saisie par le bras, mais dénonce une interpellation et des gestes totalement disproportionnés, une critique qui est monnaie courante et suggérée par les avocats et les associations. Elle a d’ailleurs également porté plainte contre eux. Un volet de l’enquête qui n’a pas encore abouti, précise le Parquet de Bobigny.
 
Son compagnon est également convoqué au tribunal pour rébellion.

jeudi 11 octobre 2018

Ile-de-France : de jeunes adultes écumaient le RER pour voler des portables

La démocratie dissimule leurs identités et leurs origines pour ne pas être accusée de racisme

Jeudi dernier, un ado a été frappé dans le RER A par une bande organisée qui en voulait à son téléphone portable. La victime a donné l’alerte une fois arrivée à la gare de Saint-Germain-en-Laye, Yvelines.

Ce groupe de "jeunes" est soupçonné d’avoir commis une quinzaine d’agressions en bande depuis le mois de mai sur le réseau du RER de toute la région parisienne.
Douze hommes et une femme, âgés de 16 à 22 ans, ont été interpellés, ce mardi soir, à Paris Châtelet, à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) par les enquêteurs de la brigade des réseaux ferrés (BRF) de la police parisienne.

Ces individus sont soupçonnés d’avoir commis une quinzaine d’agressions en bande dans les RER, en cinq mois. "Il ne s’agit pas d’un groupe constitué, estime une source proche de l’affaire. Ils se retrouvaient en surface au métro Châtelet avant de partir en groupe pour voler des téléphones dans le RER. Ils ciblaient les ados et les jeunes adultes dans toute l’Ile-de-France, sauf en Seine-Saint-Denis."

Le rythme des agressions s’est intensifié au mois de septembre, avec un climax début octobre.
Le 4 octobre, dans la matinée, un adolescent monte dans le RER A à La Défense (Hauts-de-Seine). Une dizaine de ces voleurs le repèrent en gare de Nanterre. Ils l’abordent et le frappent à coups de poing. La fille lui donne même un coup de couteau dans la jambe avant de lui voler son téléphone portable. Leur forfait commis, les agresseurs ont aussitôt pris la fuite en empruntant un autre train.
Arrivée à la gare de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), leur victime donne l’alerte. Elle souffre d’une plaie de quelques centimètres sur la cuisse mais son état n’inspire pas d’inquiétude.

Munis des images de vidéosurveillance, les enquêteurs de la BRF parviennent à identifier les agresseurs. Mais la population n'a pas le droit de savoir qui sont ses agresseurs : ainsi est la loi !

Leurs portables sont géolocalisés et  permet l'interpellation d'une partie d’entre eux en flagrant délit lors d’une nouvelle agression, à Nogent-sur-Marne.
Les autres sont arrêtés à leur tour, alors qu’ils errent encore à Châtelet, ou bien à leur domicile. Certains sont extraits de la cellule de prison où ils étaient déjà incarcérés pour une autre affaire. Tous ont été placés en garde à vue à Paris.

Les adultes devraient être déférés dans les prochaines heures au palais de justice de Paris et les mineurs devant un juge pour "enfants" de leur département.

Pour ne pas "stigmatiser" une éthnie, une origine ou un mode d'accès en France, la presse d'investigation anarcho-révolutionnaire internationaliste (Mediapart ou Le Canard enchaîné notamment) a choisi de ne s'en prendre qu'aux entreprises capitalistes, tandis que la presse "bourgeoise" institutionnelle respecte la loi au détriment de ses lecteurs.
La loi est-elle faite pour les citoyens honnêtes ?

vendredi 10 juin 2016

Le rejet social persiste à la veille du coup d'envoi de l'Euro de football

Quitte ou double de l'exécutif qui monte au créneau

La colère sociale perdure: l'Etat-PS, prochain "briseur de grève" ?

Les mouvements de protestation contre le projet de réforme du code du travail 
- voté en première lecture par la majorité socialiste -
ont été reconduits, mercredi 8 juin, à deux jours du début de l’Euro de football
Des poubelles qui débordent sur les trottoirs, la SNCF toujours en grève, de nouvelles manifestations anti-loi Travail et bientôt les pilotes: le coup d'envoi de l'Euro de football pousse l'exécutif dans ses retranchements, en dépit - ou à cause - de reculades politiques et de concessions onéreuses. "L'Etat prendra toutes les mesures qui seront nécessaires" face aux grèves légales et aux blocages illégaux, a menacé François Hollande jeudi soir, en appelant "à la responsabilité de chacun".

"Je serai extrêmement attentif et vigilant et dans la journée de demain, s'il doit y avoir des décisions, elles seront prises", a martelé le chef de l'Etat apparent, sans toutefois parler clairement de réquisitions de personnel.

Les conducteurs SNCF des RER B et D qui desservent le Stade de France, où aura lieu le match d'ouverture France-Roumanie, seront massivement en grève, selon des sources syndicales. Interrogé sur une possible réquisition de conducteurs, le premier ministre Manuel Valls a continué de son côté à brandir le bâton,  n'excluant "aucune hypothèse".

Réagissant dans un communiqué, les révolutionnaires trotskistes de SUD-Rail ont "condamné les prises de position" du gouvernement qui, "après avoir attaqué le code du travail, veut maintenant, sous couvert d'un événement sportif, attaquer le droit constitutionnel que constitue le droit de grève en envisageant des mesures de réquisition des personnels".

La SNCF avait annoncé plus tôt dans la soirée que des navettes seraient assurées régulièrement entre le stade de France et la gare du Nord, trois heures avant et trois heures après le match.

VOIR et ENTENDRE ce qu'est devenu la capitale, avec les poubelles débordant sur les trottoirs du Quartier latin à Paris, depuis la contestation de la réforme du code du travail et à la veille de l'Euro 2016 de football :

De son côté, la CGT prétend "souhaiter que l'Euro se déroule comme une vraie fête populaire dans les stades comme dans les 'fan zones'", a lancé son secrétaire général, Philippe Martinez, en pointe de la mobilisation contre la loi Travail. "Je ne suis pas sûr que bloquer les supporteurs soit la meilleure image que l'on puisse donner de la CGT", a estimé le numéro un de la centrale, en désaccord apparent avec sa base, tout en avertissant que le mouvement "n'est pas terminé".

- Blocages temporaires
La journée de jeudi a été marquée par des actions et blocages en tout genre à travers le pays, et par des défilés pour "occuper le terrain" avant la manifestation nationale du mardi 14 juin, à l'appel des sept syndicats opposés à la loi travail (les communistes de la CGT et de la FSU, des socialistes de FO et les trotskistes de Solidaires, UNEF, et des organisations lycéennes radicales UNL et Fidl). 

Les opposants ont multiplié les blocages temporaires: les accès au marché de Rungis, ventre de Paris, le port de Lyon, des voies ferrées à Annecy, Toulouse et en Bretagne, Saint-Nazaire  et le périphérique nantais. 

Dans l'énergie, des débrayages dans plusieurs centrales ont généré une baisse de la production, et la CGT revendique le basculement de plusieurs centaines de milliers de compteurs en heures creuses. 

Dans le secteur des déchets
, nouveau point névralgique de la contestation, la situation ne se calme guère: les personnels et agents de la Ville de Paris qui bloquent l'usine de
traitement des déchets d'Ivry-sur-Seine-Paris 13 ont reconduit leur grève jusqu'à mardi. 
La collecte des déchets risque de rester aléatoire à Paris, où les poubelles débordent dans certains quartiers névralgiques à l'approche de la cérémonie d'ouverture de l'Euro de football suivi par le monde entier. Le site de traitement des déchets, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), est aussi bloqué, tout comme le principal incinérateur des Hautes-Pyrénées en Ariège.

- scrutins plus serrés
Dans la rue, des milliers de personnes ont encore manifesté notamment à Rennes et au Havre (5.500 selon la police, près de 40.000 selon les organisateurs). A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé aux côtés des retraités, eux aussi dans la rue. "C'est pas le moment de lâcher", scandaient les manifestants.

A la SNCF, principal champ de bataille contre le projet de loi, la grève a été reconduite jusqu'à vendredi pour une dixième journée. Mais les assemblées générales ont été moins nombreuses à voter la reconduction et les scrutins plus serrés: "ça va mieux" ?
Lancée le 1er juin par la CGT-Cheminots, SUD-Rail et FO pour défendre les conditions de travail des cheminots et demander le retrait de la loi modifiant le droit du travail, la grève est reconduite, malgré un renoncement du pouvoir socialiste par la signature d'un accord de maintien en l'état antérieur du régime de travail à la SNCF
Le trafic devrait connaître une légère amélioration vendredi avec toujours un train sur deux seulement sur les lignes Transilien et Intercités et 80% des TGV, mais une amélioration du côté des TER (7 trains sur 10) et du RER.

A Air France, les syndicats de pilotes maintiennent la pression. A moins de 48 heures du début de leur grève annoncée, du 11 au 14 juin, les négociations avec la direction ont échoué. Le PDG de la compagnie aérienne a annoncé qu'entre 70% et 80% des vols seraient assurés samedi.

VOIR et ENTENDRE le chercheur de sens, Michel Sapin -ministre des Comptes publics qui a déjà cédé sous la pression des transporteurs et des cheminots, par exemple-  confirmer que le gouvernement ne comprend pas la colère dans le pays:


Et pendant que le pouvoir socialiste cherche du sens aux revendications sociales...
...plusieurs actions étaient menées jeudi matin dans l'ouest de la France.

VOIR et ENTENDRE le président Hollande promettre des mesures contre les grévistes et les bloqueurs pour ce vendredi:

Pierre Dac proposa trois réponses à la ''quête de sens" de Michou Sapin:
"La vie a trois sens : le sens unique, le sens giratoire et le sens interdit." Or, l'Etat-PS suit les trois ! Peut-il nous sortir du bourbier où il nous a plongés ?

dimanche 29 novembre 2015

COP21: branle-bas de combat et circulation galère dans Paris et toute l'Ile-de-France

Comment ne pas être entravé dans ses déplacements à Paris et en région Ile-de-France 
Le président "normal" est également... modeste  
La conférence sur le climat (COP21) laissait indifférent; désormais, elle dérange

Elle s'ouvre à Paris ce dimanche 29 novembre. Un dispositif de sécurité exceptionnel est déployé, notamment en ce qui concerne les transports. Contraignant comme la fiscalité punitive de l'écologie, les Franciliens sont appelés à limiter leurs déplacements au strict minimum pendant 48 heures.

Sont attendus à Paris quelque 40.000 personnes, dont 10.000 délégués, et
moins de 150 chefs d'État et de gouvernement -sur les 184 originellement attendus-  pour la COP21. Ils seront encadrés par 2.800 policiers et gendarmes. A total, plus de 15.600 policiers, gendarmes et militaires sont mobilisés pour assurer la sécurité de la conférence, qui s'achèvera le 11 décembre

La circulation sera interdite ou restreinte sur plusieurs axes, dès ce dimanche à 16h00. Les habitants sont appelés à rester chez eux, par crainte d'une trop grande affluence dans les transports publics et du terrorisme de masse islamiste. Une véritable galère, alors que quelque 5,2 millions d'actifs vont travailler chaque jour en Île-de-France, en voiture ou en transports en commun. Le métro parisien enregistre 4,8 millions de passagers par jour en semaine (et plus de 2 millions le dimanche).

. Saturation à prévoir


Ne pas utiliser sa voiture personnelle, éviter d'emprunter les transports en commun (aussi respectueux de l'environnement  qu'ils soient !), voire prendre une journée de RTT : les autorités ont multiplié les mises en garde en vue des deux journées noires de dimanche et lundi. "Des risques majeurs de congestion du système de circulation sont à prévoir à Paris et dans la petite couronne sur ces deux jours. De même la saturation du réseau de transports en commun n'est pas à écarter", a prévenu vendredi le préfet de région Jean-François Carenco, dans un courrier aux organisations patronales. 
En cause, "des mesures exceptionnelles de circulation (qui) ont été prises afin d'assurer la sécurité des chefs d'État participant" à la COP21 au Bourget (Seine-Saint-Denis), dans le cadre de l'état d'urgence instauré après les assassinats de masse islamistes du vendredi 13 novembre.

"Le premier message, c'est d'éviter d'utiliser les automobiles dimanche après-midi et lundi pour se rendre dans Paris. Le deuxième message, c'est d'éviter dans la mesure du possible les déplacements qui ne sont pas strictement nécessaires, soit de travailler chez soi quand on en a la possibilité, soit de prendre une journée de RTT", a expliqué vendredi le préfet de police de Paris, Michel Cadot. "Il faut qu'il y ait un effort de la part des Franciliens pour éviter les déplacements dans la mesure où ils peuvent le faire".


. Engorgement de Paris: ne pas utiliser les transports en commun

Les autorités appellent donc à ne pas "surcharger les transports collectifs". Pourtant, mercredi, la préfecture recommandait justement d'utiliser les transports en commun...


D'ailleurs, Jean-Paul Huchon, président de la région et du Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif), a annoncé leur gratuité pour les 29 et 30 novembre en région parisienne. Soit un coût de 8 millions d'euros, répartis entre l'État, la région et la Ville de Paris: traduisez le contribuable et puis le contribuable et encore le contribuable. Les Vélib' sont également gratuits pendant 48 heures. A condition d'en trouver un de libre...


. Métro et RER

La RATP prévoit de renforcer la fréquence des lignes de métro "en moyenne de 10%". Avec des risques accrus d'insécurité. Davantage de trains longs seront également mis en place sur les lignes A et B du RER. Le trafic des bus sera très perturbé, en raison des restrictions de circulation. "La RATP prévoit un renfort de l'offre de transport sur ses réseaux ferrés pendant les journées de gratuité et une adaptation du réseau de surface du fait de la fermeture de certains axes. Des perturbations importantes du réseau sont néanmoins à prévoir et des stations de métro peuvent être fermées sur demande de la préfecture de police", écrit l'entreprise sur son site ce dimanche. Elle invite les usagers à se renseigner sur sa page "manifestations".


Côté SNCF, pour les Transilien, la fréquence sera doublée ce dimanche et les travaux prévus dimanche soir ont été annulés. Dans les gares, des "gilets verts" vont informer le public.

. Souplesse demandée aux entreprises

Alors, comment se rendre au travail ? La maire de Paris Anne Hidalgo et le ministre de l'Intérieur recommandent aux employeurs de faire preuve de souplesse, en privilégiant le télétravail ou en tolérant les retards. Certaines entreprises, comme les assurances Axa-France, incitent leurs salariés "qui disposent d'un ordinateur avec connexion à distance" à travailler lundi à domicile.

. Autoroutes fermés

Sur les routes et autoroutes A1 et l'A6 - principaux axes d'accès à la capitale - et le périphérique vont être fermés dès ce dimanche à 16h00. Pour connaître les détails, la préfecture de police recommande de se renseigner sur son site internet (www.prefecturedepolice.interieur.gouv). Des mesures exceptionnelles de circulation sont prises ce dimanche, pour "les arrivées des aéroports d'Orly et de Roissy", et lundi, avec "l'interruption de la circulation pour la réserver aux seuls cortèges sur la traversée de Paris depuis le centre de Paris, sur le périphérique entre la porte d'Asnières et la porte de la Villette jusqu'à l'autoroute A1 et le centre du Bourget, dans les deux sens de circulation".

Par ailleurs, "à titre exceptionnel, les poids lourds seront autorisés à circuler en Ile-de-France dimanche jusqu'à midi", puis "interdits à la circulation sur cette même zone" jusqu'à 22h00. Leur circulation sera autorisée de dimanche 22h00 à lundi matin 05h00, puis de nouveau interdite de 05h00 à 22h00, à l'exception de ceux assurant un transport frigorifique.

Une chance que la foire du Bourget des
musulmans de France n'a pas été pénalisée
Les transporteurs dénoncent une annonce "brutale", trop tardive, et sans concertation, qui "déstabilise" les entreprises, souligne la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). "Nous sommes un peu surpris par les délais. Tous les commerces de détail ne vont pas être ravitaillés. Les usines vont se retrouver sans pièces détachées", regrette aussi la déléguée générale du Medef Île-de-France Virginie Rhea. 

Défaut d'anticipation gouvernementale ? 
C’est pourtant en septembre 2012 que le président François Hollande a rendu publique l’intention de la France d’accueillir la COP21 en 2015. Trois années se sont donc écoulées, mais les branquignols socialistes se sont encore laissés surprendre... 

vendredi 14 août 2015

Pour le sanctionner, la SNCF paie un cadre à ne rien faire

La sanction en or d'un salarié d'entreprise publique

Charles Simon est payé 5.500 euros par mois pour rester chez lui 

A la suite d'un conflit avec son employeur, il attend que l'Etat lui trouve une affectation.  Avant d'avoir atteint l'âge pourtant précoce de la retraite, Charles Simon, ingénieur des mines et diplômé de l'ESSEC de 55 ans et salarié de la SNCF où il est cadre supérieur, a tout loisir de sillonner la France, puisqu'il ne paie pas le train, de rendre visite à ses nombreux copains et de participer à toutes les grèves qui passent. 
Depuis qu'il était quadragénaire, il y a douze ans, l'ingénieur de Saint-Quentin (Aisne), a blanchi sous un harnais froid en attendant que l'entreprise publique l'aiguille sur un nouveau poste. Il ne se plaint pas de la peine qui lui a été infligée au temps de sa jeunesse, car son employeur ne l'a jamais astreint à la moindre présence dans un quelconque bureau. Il est "placardisé", mais à l'air libre, sans aucune contrainte, bracelet électronique ou obligation de pointer où que ce soit. Il prend son mal en patience, "notre" ingénieur (puisque c'est l'Etat qui le paie, c'est-à-dire, n'en déplaise à F. Hollande, le président socialiste à côté de la plaque): le petit nombre de citoyens qui paie des impôts ne savait pas pourquoi il se se levait en maugréant pour aller travailler.
Un emploi fictif parmi d'autres ?
Leur protégé n'est pas banquier comme l'imagine la littérature syndicale de la CGT et politique du Front de gauche. Olivier Besancenot est pourtant porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ex-LCR (Ligue communiste révolutionnaire), mais ça ne le révolutionne pas... Si Charles Simon ne fume pas le cigare et si ses poches ne débordent pas de billets de 50 euros, comme dans les dessins de propagande des anti-libéraux, il est en effet des leurs.
Il perçoit en brut chaque mois 5.496,69 euros en dormant, y compris une indemnité de résidence et une prime de gestion. Pour cette fois, on ne va pas pour autant calculer combien de SMIC sont ainsi dilapidés, ce serait mesquin.  Ces généreux Français-là sont solidaires du travailleur sanctionné et basta ! N'auraient-ils pas pourtant débusqué un spécimen de profiteur, parmi d'autres, d'une niche sombre et profonde, mais 'cosy', comme la gauche au temps où elle était dans l'opposition se gardait bien de les dénoncer?

Le prix du silence ? 

Francetvinfo se range du côté du pouvoir

"Un cadre de la SNCF affirme être payé à ne rien faire depuis 12 ans [...] Ce cadre raconte attendre depuis douze ans une affectation de la part de l'entreprise."

Entré en 1991 à la SNCF, il a été détaché en 2003 auprès de sa filiale Geodis Solutions, société de transport et de logistique. Là, il découvre "une fraude de 20 millions d'euros au préjudice de la SNCF"
Affecté à Saint-Denis, domicilié à Saint-Quentin "Ces manoeuvres frauduleuses concernaient, entre autres, la dissimulation d'un rapport de la Cour des comptes relatif au chantier Éole (ligne E du RER) ainsi que des détournements de fonds lors de la construction du TGV Nord", détaille-t-il. 

Suite à sa remontée de l'information à sa hiérarchie dans un rapport confidentiel, Charles Simon est mis à la disposition de la SNCF qui, depuis, ne lui a jamais proposé d'affectation, affirme la "victime" qui est défendue par l'avocat William Bourdon. Plus précisément, cet ancien lauréat de la Fondation de France est, certes, de temps à autre convoqué par la direction des ressources humaines pour évoquer sa carrière, mais ensuite aucun poste ne lui est proposé.  

Tout cela, Charles Simon l'a expliqué dans une lettre à Guillaume Pepy, datée du 27 mai. Or, le président de la SNCF n'a pas trouvé le temps de lui répondre. Trop occupé à indemniser les retards de trains et à gérer les grèves. 

Pépy a également reçu un courrier de l'ancien ministre socialiste Michel Delebarre (le préfet hors cadre sans avoir jamais été préfet) qui le prie de "bien vouloir apporter des informations sur ce dossier".

Plus militante, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann aggrave son cas en présentant Charles Simon comme un "lanceur d'alerte". La conseillère régionale de la région Nord-Pas-de-Calais (2004) rappelle : "A la suite de la dénonciation de manoeuvres frauduleuses sur plusieurs ouvrages de la SNCF, il se trouve victime de discriminations.

Député de l'Essonne comme la précédente, Nicolas Dupont-Aignan demande à Guillaume Pepy "réparation du préjudice" subi par Charles Simon. 

Pas de dommages et intérêts 

"L'attitude de la SNCF n'est pas défendable. Soit il y a bien eu des agissements frauduleux, et il convenait de mener une enquête pour savoir où sont passés 20 millions d'euros. Soit je me trompe, et la compagnie ferroviaire avait largement le temps de prétendre depuis 2003 que tout était clean et qu'il n'y avait rien à voir. Elle ne l'a jamais fait", constate Charles Simon. 

Curieusement, à 55 ans, son employeur aurait pu le mettre à la retraite, comme tout employé de la SNCF. Pépy et les ministres des Transport l'a laissé... en "activité". La situation ubuesque  de ce cadre "placardisé" est bien connue au plus haut niveau de l'entreprise ferroviaire publique. "Charles Simon est bien employé de la SNCF. Il a déjà déposé une demande de dommages et intérêts, mais il a été débouté par le conseil des prud'hommes de Paris en 2011. Comme nous avons un lien contractuel avec lui, nous ne nous exprimons pas sur le reste", déclare une responsable du service de presse.
Pour aller plus loin, prenez le train suivant.

dimanche 8 février 2015

Agressions dans les transports: les employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas

Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

Le syndicat a interrompu le service public de transport.
Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l'agression de deux d'entre eux, vendredi soir, de deux d'entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s'étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l'excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé "attentat", ils courent toujours.

Une "grande majorité" des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire - des effectifs de sécurité : "près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi". Déplacés d'autres zones ainsi subitement exposées.

Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d'extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n'ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n'a de considération que pour les jeunes et l'Education.
La direction de la SNCF conclut : "A l'heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche".

Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d'une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d'échec....



Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l'agression d'un conducteur


La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d'Europe. L'agression d'un conducteur a entraîné un "arrêt de travail spontané" des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l'insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l'incident s'est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).

Le signal d'alarme a été actionné lorsqu'un passager s'est fait coincer la main lors de la fermeture d'une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine "pour réarmer le système d'alarme" quand l'homme qui avait eu la main coincée lui a donné "un coup de boule" avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d'Ile-de-France, a condamné une "agression inacceptable" et a demandé "aux opérateurs de fournir le maximum d'informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution" de la ligne A. Ce qu'ils n'aurait pas fait d'eux-mêmes ?


Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, s'est dit "solidaire" du conducteur agressé, mais a jugé que l'interruption du trafic "ne peut constituer la bonne réponse". 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. "L'interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n'est pas une réponse appropriée à ce genre de situation", avait-il déclaré plus tôt, présentant ses "excuses" pour la "gêne occasionnée aux voyageurs", tout en condamnant "fermement" une "inadmissible agression".
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n'est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l'opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes...  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d'une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
"J'ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux", a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d'arriver à son travail à Boissy. "Si ce soir il n'y en a pas dans l'autre sens, j'aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi".
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: "les gens n'avançaient pas parce qu'il y avait trop de monde. J'ai mis un quart d'heure là où je mets trois minutes normalement", raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C'est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d'affaires de La Défense à l'Ouest de Paris et Disneyland Paris à l'Est de la capitale, transporte plus d'un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu'à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.


Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n'était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L'explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.
Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n'ont d'autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.


lundi 9 juin 2014

Les usagers, propriétaires de la SNCF, pris en otages par leurs employés

Les cheminots promettent une journée noire aux usagers 

Quelques-uns sont en colère, alors c'est la galère pour tous !
Plus de quatre cheminots sur dix se sont dits grévistes. 
La SNCF annonce "d'importantes perturbations" à l'approche du baccalauréat et à une semaine de l'examen du projet de réforme ferroviaire par l'Assemblée nationale. Quatre syndicats de cheminots ont en effet lancé une grève nationale reconductible et dure pour obtenir le maintien d'un maximum de leurs acquis et des améliorations au texte de loi permettant la ré-unification du futur système. Et 46% des  cheminots ont prévenu qu'ils cessent le travail, a annoncé mardi la SNCF.

Circulation très perturbée à partir de demain 19h et pour mercredi. Pour savoir si votre train est concerné : http://t.co/OnnjhOP2UC— SNCF Direct (@SNCF_Direct) 9 Juin 2014


La SNCF invite toutes les usagers qui en ont la possibilité à ...reporter leurs déplacements ! Guillaume Pépy se flatte d'avoir adresser des emails d'information à 70% des usagers pris au piège des syndicats.
- Un TGV sur deux sur les axes Nord (vers Lille) et Est (vers Strasbourg)

- Un TGV sur trois sur les axes Atlantique (vers Nantes), Sud-Est (vers Marseille) et sur les lignes Province-Province (comme Nantes-Lyon).

- Trois trains Intercités (entre capitales régionales) sur dix circulent en journée et aucun pendant la nuit.

- Trois TER sur dix sont également prévus.

- Et en Île-de-France ? Seul le RER A ne sera pas perturbé. Les RER C, D et E, tout comme les lignes N et U circuleront à hauteur d'un train sur trois. La SNCF prévoit qu'il n'y aura qu'un train tous les quarts d'heure sur le ligne du RER D. Ce sera également le cas pour le RER B qui circulera également entre Paris Nord et l'aéroport de Roissy, avec moins d'un train toutes les demi-heures pendant la journée.

Les conservateurs cheminots craignent la loi de fusion de la  SNCF et et de RFF qu'ils ont réclamée... 

Le projet de loi prévoit de réorganiser la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) qui gère le réseau, pour stabiliser la dette du secteur ferroviaire et à passer à la vitesse supérieure de l'ouverture totale à la concurrence. Il doit être discuté en première lecture à l'Assemblée les 17, 18 et 19 juin. 

Sourd aux exigences des preneurs d'otages, le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, maintient que la réforme est "de nature à rassurer" les syndicats sur l'avenir. Dans un entretien au JDD, il maintient qu'elle permettra à la France de "peser dans le débat sur l'avenir du rail en Europe" en défendant un "modèle 100 % public, unifié et eurocompatible".

Les syndicats veulent "plus d’humanité" pour eux-mêmes  
Selon les privilégiés de la SNCF, le projet ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées en 1997, et ne règle en rien le problème de l'endettement

Les revendications des cheminots portent aussi sur ..."la humanisation des gares et des trains"
"une modification radicale de la politique menée à Fret SNCF", chargé du transport des marchandises, 
"une mutualisation des moyens humains et matériels au service de toutes les activités
et "des conditions sociales de vie et de travail de haut niveau".

Les syndicats les plus radicaux - CGT-Cheminots, SUD-Rail et l'UNSA - doivent être reçus, à leur demande, par leur ministre socialiste, le 12 juin pour discuter du projet de loi. 
Réunis dans une plateforme revendicative commune, les trois syndicats d'extrême gauche avaient déjà appelé leurs militants à " envahir les rues de Paris " le 22 mai pour réclamer une "autre réforme".
Les bénis-oui-oui de la CFDT ne sont pas solidaires, ni même FO.