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dimanche 29 mars 2020

Belloubet profite du Covid-19 pour libérer des détenus

Nicole Belloubet rétablit la peine de mort?

Nicole Belloubet va signer des ordonnances permettant la libération de détenus en fin de peine

1972 : les mutins de Nancy, des barricades dans nos prisons
Mutins de Nancy, 1972
Une semaine après avoir assuré qu’elle n’est pas du tout "dans cette optique", la ministre de la Justice remet dans le circuit contaminé la population sensible la mieux confinée de France.

Mardi 24 mars, Nicole Belloubet démentait, dans les colonnes de '20 Minutes', son intention de libérer des détenus en raison du risque de propagation du Covid-19. La ministre de la Justice indiquait à la presse qu’elle n’était pas dans la nécessité de réduire la population carcérale des 188 établissements pénitentiaires français.

Mercredi 25, elle doit pourtant présenter des ordonnances dans ce sens en Conseil des ministres pour assouplir les conditions de libération anticipée et d’octroi de crédits de réductions de peines en raison de la situation sanitaire. Elles devraient être publiées dès jeudi au Journal Officiel. Du jour au lendemain, elle découvrait que le Covid-19 avait commencé à se répandre derrière les barreaux, et que l'opportunité  était bonne de désengorger les prisons.

En l’espace de cinq jours, le nombre de détenus et de personnels pénitentiaires "susceptibles d’avoir été contaminés" aurait augmenté de près de 500 %: effarant mais crédible ?  De 157 malades au 18 mars (6 cas positifs confirmés et 151 suspects), le compteur serait passé, lundi, à… 920 cas (16 cas positifs parmi le personnel pénitentiaire, 6 parmi les détenus dont un décédé et 899 suspects). Soit une augmentation de 486 % en cinq jours, selon les informations recueillies auprès de "plusieurs sources concordantes", formule consacrée mais "sources" non citées. Moins que jamais en période de crise sanitaire mortelle, le secret des sources n'est tenable.

Un cas positif fait-il le printemps de la compassion ?


"Nous allons distribuer 100.000 masques en prison", annonce Belloubet

Cette opération fait rêver les seniors confinés des Ehpad...
Le 28 mars, trois jours plus tard, le ministre
Olivier Véran annonce "Un isolement individuel" des pensionnaires en Ehpad. Le ministre de la Santé, a indiqué samedi qu’il va  - ce n'est alors pas fait - demander "aux établissements de type Ehpad d’aller vers un isolement individuel" - une progressivité qui ne rassure pas les "détenus" des Ehpad -  pour chacun de leurs pensionnaires afin d' "aller plus loin" dans la protection des personnes âgées contre le coronavirus.
O. Véran va 
- incessamment, sous peu - demander 
aussi de "tester en priorité pour le virus le personnel qui travaille au sein des Ehpad" - mais dans la limite des kits de tests disponibles - , les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse largement radio télévisée, sous l'oeil du premier ministre Edouard Philippe.

La ministre de la Justice, "dévoile" les mesures mises en place dans les prisons pour éviter la propagation du coronavirus.
Lundi soir 16 mars, à la suite d’une réunion avec les syndicats du pénitentiaire, Nicole Belloubet a donc expliqué sous leur pression qu’elle allait les lâcher parmi les "gens qui ne sont rien", les infirmiers à 2.000 euros ou les personnels du secteur alimentaire (à encore moins) et les transporteurs routiers, pensant que les détenus libérés allaient volontiers poursuivre leur confinement à la maison. 

Le gouvernement aurait-il peur des mutineries ?

Dans les faits, les détenus qui devaient sortir dans les prochains mois pourront quitter les prisons plus vite. Macron autorise que ceux qui se tiennent à carreau puissent bénéficier de crédits de réduction de peine supplémentaires. Ainsi les syndicats exercent-ils un chantage payant alors que la grogne s'élève un peu partout depuis l’annonce de la suspension des parloirs familiaux et sexuels pour éviter les contaminations.



La Chancellerie n’a pourtant pas fait d’étude précise. 
Or, la mesure prise sous la pression - sans saisie du juge d'application des peines - est susceptible d’entraîner la libération d’environ 5.000 prisonniers condamnés pour des "délits mineurs" - qui ont toutefois justifié une incarcération -  (sont notamment exclues les personnes condamnées dans des affaires de mœurs, criminelles ou terroristes…) 
"C’est un premier pas, se réjouit Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire, qui milite pour toute alternative à la privation de liberté et qui ne représente que les personnels. On était tout de même à 61.000 places pour 70.000 détenus." Le critère de libération de ces détenus apparaît donc assez éloigné du motif sanitaire invoqué...

Les 100.000 masques promis tardent à arriver.
Difficile dans ces conditions de maintenir un cordon sanitaire autour de chaque cas suspect. La doctrine est d’isoler dans une cellule le moindre détenu qui présente des symptômes et de protéger les personnels pénitentiaires qui, à la différence des infirmiers, ne sont pas protégés de la contamination. Les livreurs, quant à eux, le sont-ils?
Pour mémoire, les téléphones promis de longue date n'arrivent pas non plus partout:

En revanche, le shit circule bien...

Les 100.000 masques promis par le ministère mardi dernier sont seulement en cours d’acheminement vers les prisons.
"Pour l’instant, on demande aux surveillants de ne porter un masque que face aux cas suspects, se désole le responsable syndical. Et donc, les détenus ont peur d’attraper le virus à chaque fois qu’un maton s’approche." En revanche, les matons sont des hommes. 

Et ils s’énervent facilement, les détenus. "Avec la suspension des parloirs, Nicole Belloubet avait annoncé un crédit de 40 euros aux prisonniers les plus pauvres pour maintenir le contact avec les familles. Mais ce n’est pas encore mis en place", critique Lydia Trouvé du Syndicat pour la protection et le respect des prisonniers. Quant aux familles des morts du coronavirus, ils ne sont pas autorisés à assister à plus de cinq aux incinérations de l'être cher.
Elle-même n’a aucune nouvelle de son fils incarcéré. "Certains ont été transférés après les premières mutineries. Et les familles ne savent pas où…" Les transfèrements concernent-ils les gentils détenus?

Si les pensionnaires des Ehpad pouvaient se mutiner...
Les prochains jours pourraient se révéler déterminants pour éviter que la France ne connaisse la même situation qu’en Italie où dix détenus sont morts lors d’échauffourées. Pour éviter cela, la garde des Sceaux participe tous les soirs à une réunion en visioconférence avec les responsables de l’administration pénitentiaire. Un moyen de se tenir informée et, le cas échéant, de revenir sur ses grands principes. "Je n’ai pas peur", avait-elle asséné… il y a une semaine. Tous prouve le contraire.

Quid des détenus dépistés positifs ?
Où et comment sont-ils pris en charge?

mardi 23 octobre 2018

#Pasdevague: des enseignants dénoncent "l'omerta" de l'Education nationale sur les violences aux profs

#Pasdevague: quand les "violences scolaires " cessent d'être un paravent pour les agressions contre les  enseignants 

Les enseignants refusent de se cacher derrière le sujet des violences scolaires

Elle ne paraît ni jeune, ni inexpérimentée;
son agresseur ne paraît pas avoir seulement 15 ans
et la photo ne montre pas l'énergumène qui lui fait un doigt d'honneur
(comme pour Macron, à Saint-Martin)
Mais les enseignants qui mettent en cause l'institution et se targuent de constituer des "équipes pédagogiques" sont ceux-là mêmes qui n'hésitent pas à dénigrer leurs collègues en difficulté avec des classes souvent réputées difficiles dont ils n'ont pas voulu, faisant valoir leur ancienneté,  lors de leur répartition en réunion de professeurs, discipline par discipline. Les cas sont nettement plus nombreux en section professionnelle qu'en section scientifique et moins répandus en maths ou physique qu'en seconde langue étrangère...

Ecoutons toutefois les professeurs vertueux, bien qu'ils soient souvent les mieux "couverts" contre les débordements adolescents, non seulement par leur enseignement fortement coefficienté au bac, mais aussi par le syndicat dominant et, de facto, par l'association amie de parents d'élèves. 

Depuis la révélation d'une vidéo d'un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil, les vannes sont ouvertes. Sur les réseaux sociaux, les enseignants dénoncent, sous le hashtag ironique #pasdevague, la sous-estimation de la violence en milieu scolaire, mise sous le boisseau par de nombreux chefs d'établissements, selon leurs témoignages, aussi avec la complicité du corps enseignant et surtout celle des syndicats. Depuis 18 heures dimanche, plus de 35.000 tweets ont été publiés sous le hashtag. Les réseaux sociaux ont du bon, mais les avis politiques et syndicaux sont mitigés...

Face aux insultes et à la violence subies, nombre d'enseignants se sentent abandonnés en rase campagne er se réfugient sur Twitter pour témoigner.



Des centaines d'enseignants saisissent l'occasion de l'agression avec arme d'une collègue dans une classe de Créteil pour se saisir du tabou des violences faites aux profs

Cette omerta ancienne se fissure à la suite de campagnes contre les violences faites aux femmes. L'enseignante en sciences de Créteil est-elle bonne professeure ou mauvaise, là n'est pas la question, car les élèves en situation d'échec scolaire et sans référence familiale, notamment paternelle, en sont un pour elle, comme pour les autres, singulièrement ceux du quartier, une cause essentielle de violences, hors et dans l'établissement scolaire, celui-ci et bien d'autres. Mais cette fonctionnaire est désormais devenue intéressante, au même titre que les femmes victimes de violences conjugales ou de harcèlement ici ou là. Le cas des hommes est plus compliqué, car un professeur homme peut être agressé, s'il n'est ni homosexuel, ni noir, il ne peut espérer sensibiliser  à sa situation qui que ce soit, "équipe pédagogique", hiérarchie ou association, au nom d'une homophobie ou d'un racisme supposé. S'il est Blanc, l'élève noir a tout pouvoir sur lui, avec le soutien de la société entière, qu'elle reste silencieuse ou qu'elle se mobilise. Ne parlons même pas du migrant sub-saharien, oriental ou proche-oriental...

"C'est vous le problème"
"La phrase entendue par tous les profs un jour dans leur carrière, c’est 'Qu’est-ce que vous avez fait à ce jeune pour qu’il en arrive à ça?'", résume dans Le Parisien Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et des collèges (SNALC). 
"On [l'administration] vous fait comprendre que c’est vous le problème, ajoute Jérémy Destenave, enseignant de SVT en Dordogne et membre du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES). Et que vous pratiquez mal votre métier si vous subissez ça."

Beaucoup de professeurs mettent ces silences sur le compte du souci de la réputation des établissements, certains qualifiant l'Education nationale d'autre "grande muette" après l'Armée.
"Cacher les incidents sous le tapis, c'est préserver la réputation de l'établissement", explique Marie-Christine dans MarianneMalheureusement, ainsi, on donne le pouvoir aux élèves. Et nous ne sommes que plus vulnérables."
"Il existe une forme d'omerta", confirme la principale adjointe d'un collège de Seine-Saint-Denis, sous couvert d'anonymat, de peur  de représailles. "Un chef d'établissement n'a rien à gagner à signaler les problèmes de son collège ou de son lycée". En clair, il a tout à y perdre.

Ne pas faire de vagues, pour ne pas indisposer la collectivité

Quand réponses il y a, ce ne sont souvent pas les bonnes, estiment d'autres enseignants: "On a eu systématiquement droit à des mesures sécuritaires", raconte par exemple une prof du lycée Suger de Saint-Denis (93), théâtre régulier de violences. Et voici les raisons idéologiques qui font que rien ne bouge.

"La formation des enseignants a énormément régressé au cours des dernières années", juge aussi Agnès Renaud, professeure de lettres au lycée Paul-Eluard à Saint-Denis. On ne lui demande pas à quel syndicat elle adhère... Or les jeunes profs sont "jetés dans le bain" des collèges difficiles. Ce qu'elle ne dit pas - et que PaSidupes a dénoncé plus haut - c'est que ces professeurs d'extrême gauche - ou simplement de gauche, tout aussi vertueuse et exemplaire - perpétuent les inégalités entre collègues d'un même établissement. Ceux qui y sont ancrés et font la pluie et le mauvais temps : ils ne voient jamais un rayon d'espoir, mais le syndicalisme idéologique n'aime pas le soleil.  

Ensuite, "ça passe ou ça casse".
L'indignation suscitée a conduit le gouvernement à promettre un "plan d'actions". Un de plus ! Encore faudra-t-il qu'il ne soit pas catalogué "sécuritaire", car, l'émotion une fois retombée, la sécurité des profs peut attendre... Jean-Michel Blanquer "encourage" l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, a-t-il dit au Parisien lundi. Un "comité stratégique" - c'est comme les "cellules psychologiques, ça donne bonne conscience - doit se réunir cette semaine pour plancher sur une série de mesures.
Les téléphones portables, non; les armes de poing, oui !

jeudi 11 octobre 2018

Ile-de-France : de jeunes adultes écumaient le RER pour voler des portables

La démocratie dissimule leurs identités et leurs origines pour ne pas être accusée de racisme

Jeudi dernier, un ado a été frappé dans le RER A par une bande organisée qui en voulait à son téléphone portable. La victime a donné l’alerte une fois arrivée à la gare de Saint-Germain-en-Laye, Yvelines.

Ce groupe de "jeunes" est soupçonné d’avoir commis une quinzaine d’agressions en bande depuis le mois de mai sur le réseau du RER de toute la région parisienne.
Douze hommes et une femme, âgés de 16 à 22 ans, ont été interpellés, ce mardi soir, à Paris Châtelet, à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) par les enquêteurs de la brigade des réseaux ferrés (BRF) de la police parisienne.

Ces individus sont soupçonnés d’avoir commis une quinzaine d’agressions en bande dans les RER, en cinq mois. "Il ne s’agit pas d’un groupe constitué, estime une source proche de l’affaire. Ils se retrouvaient en surface au métro Châtelet avant de partir en groupe pour voler des téléphones dans le RER. Ils ciblaient les ados et les jeunes adultes dans toute l’Ile-de-France, sauf en Seine-Saint-Denis."

Le rythme des agressions s’est intensifié au mois de septembre, avec un climax début octobre.
Le 4 octobre, dans la matinée, un adolescent monte dans le RER A à La Défense (Hauts-de-Seine). Une dizaine de ces voleurs le repèrent en gare de Nanterre. Ils l’abordent et le frappent à coups de poing. La fille lui donne même un coup de couteau dans la jambe avant de lui voler son téléphone portable. Leur forfait commis, les agresseurs ont aussitôt pris la fuite en empruntant un autre train.
Arrivée à la gare de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), leur victime donne l’alerte. Elle souffre d’une plaie de quelques centimètres sur la cuisse mais son état n’inspire pas d’inquiétude.

Munis des images de vidéosurveillance, les enquêteurs de la BRF parviennent à identifier les agresseurs. Mais la population n'a pas le droit de savoir qui sont ses agresseurs : ainsi est la loi !

Leurs portables sont géolocalisés et  permet l'interpellation d'une partie d’entre eux en flagrant délit lors d’une nouvelle agression, à Nogent-sur-Marne.
Les autres sont arrêtés à leur tour, alors qu’ils errent encore à Châtelet, ou bien à leur domicile. Certains sont extraits de la cellule de prison où ils étaient déjà incarcérés pour une autre affaire. Tous ont été placés en garde à vue à Paris.

Les adultes devraient être déférés dans les prochaines heures au palais de justice de Paris et les mineurs devant un juge pour "enfants" de leur département.

Pour ne pas "stigmatiser" une éthnie, une origine ou un mode d'accès en France, la presse d'investigation anarcho-révolutionnaire internationaliste (Mediapart ou Le Canard enchaîné notamment) a choisi de ne s'en prendre qu'aux entreprises capitalistes, tandis que la presse "bourgeoise" institutionnelle respecte la loi au détriment de ses lecteurs.
La loi est-elle faite pour les citoyens honnêtes ?

lundi 12 mars 2018

Elise Lucet, la journaliste qui effraie des vigiles de magasins

Le pouvoir partagé de la presse, entre communicants et activistes politiques

Avec son émission 'Cash investigation', Elise Lucet s'est construite une image de harceleuse


Ses méthodes agressives en ont fait l'une des journalistes les plus détestées. A tel point qu'il devient parfois compliqué pour la présentatrice de France 2 de se montrer en public, jusque dans les magasins, comme lorsqu'elle a voulu changer la tablette de sa fille, témoin de l'effet repoussoir de sa mère, une hargneuse téléguidée dans sa profession.

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"Tous les vendeurs et agents de sécurité stressaient et regardaient partout pour savoir où étaient les caméras": si elle fait en effet du "rentre dedans" professionnel, sa pratique professionnelle n'est pas toujours franche et franche. Elle pratique volontiers la dissimulation et mène ses opérations coups-de-poings en caméras cachées.
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"Ils ont mis au moins dix minutes à se détendre et à comprendre que je venais simplement en tant que mère de famille", raconte la "justicière du PAF" dans un entretien accordé à Télé 2 semaines. Un retour de boomerang, après son numéro à charge et militant, diffusé en novembre 2014 par France 2, sur les secrets inavouables de nos téléphones portables.
C'était un dossier dû à 'Premières Lignes Télévision',
Image associée
une agence de presse et société de production créée en 2006, spécialisé dans le journalisme d'investigation télévisé. Elle est dirigée par le journaliste Luc Hermann (ci-dessus, à droite), président-producteur associé (et l'un des invités favoris de ...Karim Rissouli sur C politique, France 5), et le grand reporter Paul Moreira (ci-dessus, à gauche), activiste engagé dans la défense de la liberté de la presse, notamment via Reporters sans frontières, dont il est le vice-président à partir de juillet 2015. 
Cette société, dont Lucet est leur marionnette, a également produit sa propre émission de télévision française d'investigation sur France 2, ...Cash investigation.
En 2011, Moreira Moreira réalisa, avec Luc Hermann, un documentaire d'investigation sur le groupe Wikileaks, grâce à un accès privilégié à Julian Assange...
Certains ont peur qu'elle soit en mode "enquête"


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Journaliste "no limits"
Même quand elle s'autorise un simple repas au restaurant, car cette froide machine se restaure, . "Au restaurant, j'ai aussi vu des PDG présents dans la salle changer d'un seul coup d'attitude en me voyant arriver !", se flatte Elise Lucet. 
"Je n'aime pas du tout cette étiquette," assure-t-elle, après s'être vantée, un an  plus tôt sur le plateau de C l’hebdo, d'être "sans pitié."
En janvier 2017, France 2 avait diffusé un numéro de 'Cash Investigation' intitulé "Razzia sur le bois, les promesses en kit des géants du meuble", enquête au cours de laquelle la journaliste avait joué du pipeau face au patron d’un label forestier qu’elle venait de mettre "à terre". Lorsque son confrère Paul Amar avait sorti de sous la table des gants de boxe pour les offrir à Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen, le 1er juin 1994, lors d'un débat télévisé. Il fut mis à pied, puis dut quitter son poste: autres temps, autres moeurs... 
Interrogée sur son côté hargneuse quelques jours avant la diffusion, Elise Lucet avait d’ailleurs reconnu sur le plateau de 'C l'hebdo' qu’elle était "journalistiquement sans pitié" : "On n’a pas le droit de se rater. Je vais dire les choses parce que c’est l’enquête et qu’il faut aller au bout du questionnement".
Sans son équipe au profil adéquat estampillé SNJ-CGT, l'accusatrice publique est moins flambante. "Si j'avais une âme de justicière, je serais devenue juge d'instruction," assure cette tête de gondole de la gauche politico-médiatique radicale, en qui seul peut s'identifier un "juge rouge" du SM. Et de continuer à se défendre : "Je ne suis pas non plus Robin-des-Bois (...) Si je suis militante de quelque chose, c'est uniquement de la vérité. Basta !", estime la journaliste de 54 ans, bachelière par le biais du rattrapage.

dimanche 7 mai 2017

Marseille : deux policiers soupçonnés de l'introduction de téléphones à la prison des Baumettes

Macron est-t-il étranger au laxisme confirmé de Taubira et Urvoas, Cazeneuve et Fekl ?

L'adjoint de sécurité et le gardien de la paix mis en examen travaillaient au tribunal de Marseille 
Avec deux autres personnes, ils sont soupçonnés d'avoir fait entrer des téléphones portables dans la prison des Baumettes pour faciliter la communication de détenus avec l'extérieur.

Les quatre personnes ont été entendues par un juge vendredi 5 mai. Une enquête a été ouverte pour "pénétration d'objets illicites dans un établissement pénitentiaire, complicité de tentative d'introduction illicite, corruption active et passive", selon les précisions fournies par le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Tous les quatre ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.

Les deux autres hommes visés par l'enquête habitent Marseille, mais ne travaillent pas au palais de Justice. Ce sont eux qui auraient sollicité les deux policiers pour introduire trois téléphones portables aux Baumettes.

"Presque chaque détenu possède un portable, certains en ont plusieurs"


La très grande majorité des détenus utilise un téléphone portable pour garder contact avec leurs proches, assurent aux "gens" les "sachants" de la presse condescendante. 

Il n'est pas rare de trouver des téléphones portables en prison et un détenu de Béziers qui s'était filmé en direct de sa cellule, via l'application Periscope de son téléphone, a pourtant écopé de six mois de prison supplémentaires. Arthur, journaliste et ancien surveillant pénitencier (la presse n'est pas pour autant une pègre...), assure même qu'il y en a autant que de prisonniers.
En 2009, cet Arthur passe le concours de surveillant pénitentiaire avec pour objectif d'écrire un livre sur la réalité des prisons en se mettant "Dans la peau d'un maton". Une sorte de caméra cachée, pratique répandue dans la presse, en plus de lu "secret des sources" qui permet d'écrier n'importe quoi avec l'accent de la sincérité candide.  Au cours des mois qu'il passa dans les maisons d'arrêt de Fleury-Mérogis, d'Orléans et au centre de détention de Châteaudun, il constata que les détenus possèdent tous, ou presque, un téléphone portable. 

Quelle place ont les téléphones portables dans les prisons françaises? 
Officiellement, ils sont interdits, mais en réalité, ils sont omniprésents. Il y a quasiment un portable par détenu. Certains en possèdent même plusieurs tandis que d'autres font office de "mules": ils gardent les portables des autres cachés dans leur cellule, en échange de protection. 

Résultat de recherche d'images pour "portables les Baumettes"Les téléphones ne servent pas seulement à appeler la famille et les amis: seuls y croient les gogos citoyens qui revendiquent plus d'humanité de la République pour ses perturbateurs et autres terroristes, islamistes ou non. Mais aujourd'hui, avec les smartphones, ils vont aussi beaucoup sur Facebook -ce qui n'était pas le cas à l'époque où j'étais surveillant, car ce type de téléphone n'était pas aussi répandu, explique en longueur le journaliste ...d'investigation ! Les réseaux sociaux permettent encore plus de maintenir les liens avec l'extérieur. Il n'est pas rare de voir des profils Facebook de détenus qui exposent les conditions de détention. La presse contestatrice ne trouve alors pas internet condamnable.

Comment les portables entrent-ils dans les prisons? 
Résultat de recherche d'images pour "adeline Hazan SM"
La plupart des téléphones entrent par le parloir: ils sont amenés par la famille. Certains modèles sont privilégiés pour leur composition, car ils ne sonnent pas aux portiques de sécurité. 
Beaucoup entrent aussi grâce à la corruption des surveillants -ce à quoi je n'ai jamais été confronté directement, nous rassure Arthur, mais "de nombreux témoignages vont dans ce sens". Le journaliste ne nous apprend rien et il ne manquerait plus qu'il nous produise des témoignages bidonnés à l'appui de ses évidences. 
Enfin, comme l'argent ou la drogue, certains téléphones sont projetés au-dessus du mur du centre par des complices et atterrissent dans la cour de promenade. 

Les surveillants sont au courant de ces techniques. Et les ministres de la Justice ignore tout de ces trafics... Si un maton en trouve un, il le signale et le détenu est convoqué par le chef d'établissement qui peut alors le sanctionner avec du "mitard" [isolement], ce qui est plutôt rare. C'est très hypocrite, mais les surveillants ne vont pas en permanence faire la chasse aux portables: ils savent que c'est sans fin, comme pour le cannabis, souligne Arthur. 

Si la tolérance est telle que vous la décrivez, interroge un journaliste dubitatif, comment peut-on expliquer la sanction -par six mois de prison supplémentaires- du détenu apparu sur Periscope? 
"Ce "scandale" n'est pas une première," lâche cyniquement Arthur. La seule nouveauté [et le seul problème] est que la vidéo a été diffusée en direct et que le détenu n'a pas eu la présence d'esprit de se cacher le visage. (Probablement un déséquilibré?) Déjà en 2013, des détenus avaient "fait du bruit" (sic) avec leur reprise du Harlem Shake, dans leurs établissements d'Osny (Val-d'Oise) et de Montmédy (Meuse). "Ce ne sont pas des exemples isolés."  Banalisation par la presse, renoncement des gouvernements et acceptation par l'opinion.

Le détenu vu sur Periscope a été sanctionné de six mois, "c'est beaucoup", commente Arthur, journaliste citoyen, ouvert et compassionnel. Il a probablement été plus sanctionné que les autres, car sa vidéo a été largement médiatisée. Puni pour s'être fait prendre et avoir discrédité les discours de fermeté d'un Valls, soutien de Hollande bis, alias Macron...

Puisque l'utilisation des téléphones est très répandue, pourquoi ne pas les autoriser (comme le cannabis) - comme le proposait en 2014 la contrôleuse des prisons de Hollande,
Résultat de recherche d'images pour "adeline Hazan Syndicat Magistrature"
Adeline Hazan (ex-maire PS de Reims, ancienne juge, ex-présidente du Syndicat de la magistrature, SM, fortement marqué à gauche, et proche de Martine Aubry, Marylise Lebranchu ou François Lamy), interroge finement notre Arthur ? 
A terme, nous y viendrons et c'est plutôt une bonne chose, selon ce journaliste qui au-delà des faits, passe son temps à porter des jugements. Aujourd'hui, l'administration pénitentiaire les interdit - avec la détermination et l'efficacité que l'on sait - pour des raisons de sécurité: éviter que les détenus ne préparent une évasion ou qu'ils continuent d'orchestrer leur 'business' (sic) derrière les barreaux... "Mais a aussi conscience que les portables servent majoritairement à appeler les familles," insiste l'inénarrable Arthur. 

Il existe déjà des cabines téléphoniques dans les prisons. Les numéros sont approuvés par un juge et limités aux épouses et aux membres de la famille. Le problème, c'est qu'il n'y en a pas suffisamment. Lorsque j'étais à Orléans, c'était un casse-tête sans fin pour les surveillants. Il y avait la queue en permanence car le centre ne possédait que six cabines pour 100 détenus. Ce manque de moyens est une véritable source de tension entre matons et prisonniers. Certains jours, ils étaient vingt à vouloir téléphoner mais seulement cinq à y avoir effectivement accédé à la fin de la journée. 

Avant Adeline Hazan, le contrôleur des prisons Jean-Marie Delarue s'était déjà prononcé en faveur de l'autorisation des portables, qui constituerait un facteur considérable d'apaisement de la détention. 
On l'aura compris, cette presse permissive milite en faveur des portables en prison et l'état d'urgence ne la dévie pas de sa ligne, en se réservant le droit de compassion pour les victimes du terrorisme. On notera en effet que notre Arthur (Frayer-Laleix), reporter indépendant de 35 ans, collabore d'ailleurs au journal ...Le Monde et à sa filiale Télérama (ainsi qu'à Jeune Afrique ou au magazine en ligne Slate - fondé par Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde -, dont l'un des actionnaires principaux est Benjamin de Rothschild, banquier et homme d'affaires français, propriétaire et président du groupe Edmond de Rothschild, membre d'une famille qui employa quatre ans - de 2008 à 2012 - le candidat préféré du journal Le Monde ou de BFMTV à l'actuelle présidentielle, Emmanuel Macron). Fermez la parenthèse !
Un détail encore, histoire d'ajouter une page à la légende de l'indépendance de la presse.
En 2010,
Emmanuel Macron offrit son aide bénévole à la Société des rédacteurs du Monde (SRM), dans le contexte de la revente du journal ...Le Monde.
Mais
le banquier d'affaires et président putatif de la République fut aussi en relation secrète avec Alain Minc, alors que celui-ci soutient une offre Perdriel (L'Obs)-Prisa (groupe de media espagnols)-Orange (ex-France Télécom), et alors que cette offre paraissait à la SRM "particulièrement dangereuse."
Etrangement, Arthur Frayer-Laleix n'évoque à aucun moment l'usage des portables en prison à des fins de communication terroriste entre islamistes détenus et l'extérieur... Un délire de blogueur ou suspicion taboue en temps d'état d'urgence ?