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| Mutins de Nancy, 1972 |
En l’espace de cinq jours, le nombre de détenus et de personnels pénitentiaires "susceptibles d’avoir été contaminés" aurait augmenté de près de 500 %: effarant mais crédible ? De 157 malades au 18 mars (6 cas positifs confirmés et 151 suspects), le compteur serait passé, lundi, à… 920 cas (16 cas positifs parmi le personnel pénitentiaire, 6 parmi les détenus dont un décédé et 899 suspects). Soit une augmentation de 486 % en cinq jours, selon les informations recueillies auprès de "plusieurs sources concordantes", formule consacrée mais "sources" non citées. Moins que jamais en période de crise sanitaire mortelle, le secret des sources n'est tenable.
Un cas positif fait-il le printemps de la compassion ?
Un détenu de la prison de Fresnes diagnostiqué positif au coronavirus https://t.co/ZZjZGBChqO— 20 Minutes (@20Minutes) March 14, 2020
"Nous allons distribuer 100.000 masques en prison", annonce Belloubet
Cette opération fait rêver les seniors confinés des Ehpad...
Le 28 mars, trois jours plus tard, le ministre Olivier Véran annonce "Un isolement individuel" des pensionnaires en Ehpad. Le ministre de la Santé, a indiqué samedi qu’il va - ce n'est alors pas fait - demander "aux établissements de type Ehpad d’aller vers un isolement individuel" - une progressivité qui ne rassure pas les "détenus" des Ehpad - pour chacun de leurs pensionnaires afin d' "aller plus loin" dans la protection des personnes âgées contre le coronavirus.
O. Véran va - incessamment, sous peu - demander aussi de "tester en priorité pour le virus le personnel qui travaille au sein des Ehpad" - mais dans la limite des kits de tests disponibles - , les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse largement radio télévisée, sous l'oeil du premier ministre Edouard Philippe.
Le gouvernement aurait-il peur des mutineries ?
Interrogée sur les dix détenus morts dans des mutineries en Italie ou les évasions au Brésil en raison de l'épidémie de #coronavirus, Nicole Belloubet l'assure : "Je n'ai pas peur..."— Vincent Vantighem (@vvantighem) March 17, 2020
#Coronavirus #Prison #Belloubet Comme prévu, les parloirs sont donc suspendus à partir de mercredi. La ministre entend compenser en facilitant l'accès au téléphone fixe pour les détenus afin de maintenir les liens familiaux.— Vincent Vantighem (@vvantighem) March 17, 2020
Or, la mesure prise sous la pression - sans saisie du juge d'application des peines - est susceptible d’entraîner la libération d’environ 5.000 prisonniers condamnés pour des "délits mineurs" - qui ont toutefois justifié une incarcération - (sont notamment exclues les personnes condamnées dans des affaires de mœurs, criminelles ou terroristes…)
"C’est un premier pas, se réjouit Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire, qui milite pour toute alternative à la privation de liberté et qui ne représente que les personnels. On était tout de même à 61.000 places pour 70.000 détenus." Le critère de libération de ces détenus apparaît donc assez éloigné du motif sanitaire invoqué...
Pour mémoire, les téléphones promis de longue date n'arrivent pas non plus partout:
#Coronavirus #Prisons : La Chancellerie assure que la gratuité du téléphone a bien été mise en place. Ce n’est pas Les échos recueillis par @20Minutes dans au moins deux établissements pénitentiaires— Vincent Vantighem (@vvantighem) March 24, 2020
Les 100.000 masques promis par le ministère mardi dernier sont seulement en cours d’acheminement vers les prisons. "Pour l’instant, on demande aux surveillants de ne porter un masque que face aux cas suspects, se désole le responsable syndical. Et donc, les détenus ont peur d’attraper le virus à chaque fois qu’un maton s’approche." En revanche, les matons sont des hommes.
Elle-même n’a aucune nouvelle de son fils incarcéré. "Certains ont été transférés après les premières mutineries. Et les familles ne savent pas où…" Les transfèrements concernent-ils les gentils détenus?
Les prochains jours pourraient se révéler déterminants pour éviter que la France ne connaisse la même situation qu’en Italie où dix détenus sont morts lors d’échauffourées. Pour éviter cela, la garde des Sceaux participe tous les soirs à une réunion en visioconférence avec les responsables de l’administration pénitentiaire. Un moyen de se tenir informée et, le cas échéant, de revenir sur ses grands principes. "Je n’ai pas peur", avait-elle asséné… il y a une semaine. Tous prouve le contraire.
Où et comment sont-ils pris en charge?





