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dimanche 31 mars 2019

Schiappa dénonce les partis-pris d' "Envoyé spécial" sur France 2

Marlène-la-Madelon-de-Macron continue de distribuer les cartons rouges à la volée

Ainsi, s'en est-elle prise à 'Envoyé spécial
'

Bisounours qui s'ignore, la ministre des femmes a regretté que les émissions Cash Investigation et Envoyé Spécial montrent "sans cesse des images de politiciens corrompus" : sans doute est-ce aussi dans son domaine de compétence... Elle a même souhaité plus de "belles histoires"... Confondrait-elle information de terrain et fiction gouvernementale ? 
Dans l'un de ses nombreux entretiens avec la presse, accordé cette fois au site internet du magazine Télé-Loisirs du groupe Prisma (notamment propriétaire de RTL et M6, en plus de Femme actuelle ou Prima), la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les genres a critiqué le format des émissions d'investigation de France 2 présentées par Elise Lucet, Cash investigations et Envoyé spécial.
«Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens [les gens doivent être distingués de l'élite, comme les torchons des serviettes], des exemples de politiciens corrompus, d'hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l'argent (…) Quand on ne montre que ça, je crois qu'on installe dans l'esprit des gens [vous savez, les #illettrés"] "Wouah, ils sont tous comme ça"», a-t-elle déclaré, assénant l'injure suprême: il s'agirait notamment d'une "forme de populisme"...
L'"arbitre des élégances" a émis un voeu. Et, en dictature, un voeu est un ordre.
"J'aimerais bien qu'on alterne et que de temps en temps il y ait de belles histoires et des prismes politiques. Que l'on parle des responsables politiques, qui s'engagent, souvent pour pas grand-chose, au service de l'intérêt général. Il y en a des milliers." Schiappa souffre-t-elle d'une sous-représentation médiatique ?
La perverse narcissique avait toutefois précisé respecter Elise Lucet "en tant que journaliste et en tant que femme." Elle en a fait la démonstration...

La réponse de Cash Investigation ne s'est pas fait attendre sur le compte Twitter officiel de l'émission

Les totalitaires n'ont pas tardé à rappeler leurs missions et priorités.
  Schiappa avait mis un coup de pied dans l'un des nids de fourmis rouges du service public, car l'agressive Lucet n'est que la marionnette de ses producteurs, Paul Moreira et Luc Hermann, sur qui leur activisme anti-capitaliste a déjà attiré bien des haines. Lucet n'est que la femme à qui son genre assure l'impunité et qui autorise toutes les harcèlements qui font du buzz, notamment sur Rachida Dati ou le pape François).
Moreira a été formé par Michel Polac, un libertaire qui épousa une héritière de la dynastie Kadjar (Iran),avant de rejoindre la rédaction de l'hebdomadaire Politis, qui se réclame de la gauche antilibérale et écologiste et milite avec l'association Attac-France. Pour l'agence CAPA, il réalisa des films documentaires pour Envoyé spécial sur France 2, M6 (Zone interdite), Canal+. En 1997, il participa à la création de la rédaction du Vrai Journal, l'émission présentée par Karl Zéro sur Canal+. Avant et après la diffusion sur Canal+ de son film 'Ukraine, les masques de la révolution', le 1er février 2016, Moreira déclencha débats et polémiques et l'ambassade d'Ukraine demanda la déprogrammation du docu à charge, sans l'obtenir. Des chercheurs et des journalistes ont expliqué que le film accordait une importance exagérée au rôle supposément joué par l'extrême-droite ukrainienne.
Quant à l'autre Geppetto de Lucet, Luc Hermann, il est grand reporteur pour la télévision. Il réalise de nombreuses enquêtes d'investigation, notamment sur des multinationales comme Total (sur un gazoduc controversé en Birmanie) ou le laboratoire pharmaceutique Pfizer (une investigation sur les techniques marketing secrètes pour vendre un antidépresseur pour enfants), et des documentaires de décryptage des techniques des spin doctors pendant les guerres du Kosovo et d'Irak. En 2009, il rejoint Paul Moreira à la tête de sa jeune société de production et, avec une équipe de réalisateurs et journalistes d’investigation engagés, il a produit plus d’une cinquantaine de documentaires pour la télévision.

Pour "les gens", l'ex-blogueuse veut "du pain et des jeux" de chez Hanouna

Dans la foulée,
le journaliste de France Inter Guillaume Meurice a rappelé à la sous-ministre sa fréquente participation aux émissions de Cyril Hanouna.
Sur invitation de Marlène Schiappa, l’animateur Cyril Hanouna a aussi participé à un "grand débat" (tout ce que fait la bande à Macron est 'grand') sur les familles monoparentales. La présence à l'Assemblée nationale de cet animateur télé, qui avait déjà été au cœur de polémiques pour des "blagues" sur le viol et qui montre ses fesses, a suscité l'indignation des gens qu'il n'a pas abêtis.
Marlène Schiappa avait organisé ce "grand débat" (familial ?)
sur les familles monoparentales à l'Assemblée nationale, le mercredi 13 février, avec 'Baba' en 'guest star'. Une initiative qui honore la macronie, si vous interrogez n'importe quel fayot LREM. Le but était d'"aller plus loin pour aider" de telles familles, qu'elles soient un avatar de la polygamie ou non, selon Christelle Dubos. Comme personne ne sait qui elle est, ni pour quoi elle est payée, rappelons qu'elle occupe la fonction de secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, celle qui dit tout et son contraire en moins de temps (ou presque) qu'il faut pour le dire, Agnès Buzyn.
Pour ne rien dissimuler - sinon on peut se satisfaire de la presse institutionnelle -, la responsable de l'invitation de Cyril Hanouna est la journaliste Christine Kelly, ex-membre du CSA (2009-2015, vous pouvez me croire !) et, depuis mars 2018, chroniqueuse dans l'équipe de Touche pas à mon poste ! produite sur C8 par ...Cyril Hanouna !

Si la presse subventionnée a préféré opiner, les réseaux sociaux
Résultat de recherche d'images pour "Hanouna nu dans rue"- prochaine cible d'attaques redoublées de la Madelon - n'ont pas retenu leurs coups.
Si Caroline de Haas a jugé cette invitation une "excellente idée", Gisèle Biémouret a en revanche invité à prendre garde que le tableau représentant Jaurès ne tombe pas du mur de surprise. D'aucuns estiment que continuer comme ça permettra bientôt au Gorafi de demander une carte de presse. Et l'abattement fiscal de 7.650 euros qui va avec...

D'autres réactions ne prennent pas à la plaisanterie la dérive des équipes de la libre-penseuse.  Qu'ils se scandalisent ou analysent, les internautes gardent le bon sens populaire qui fait défaut aux élites du jour.


D'aucuns s'étonnent de l'absence de réaction de la part des élus, Mélenchon ou Le Pen, mais aussi les intellos de LREM, telles Aurore Bergé (pour l'ensemble de son oeuvre), Aurélien Taché (qui ne voit aucune différence entre voile islamique et serre-tête) ou Claire O'Petit (qu'on ne présente plus)... Ils estiment, quant à eux, que les institutions sont avilies, jugeant que l'Assemblée nationale est devenue un lieu de spectacle et que l'abstention y trouve une justification. 

dimanche 22 avril 2018

Européennes : Hamon tente de recruter une journaliste aussi intègre qu'"indépendante"

Le candidat du PS battu de la présidentielle voudrait une journaliste de France 2 

A un an des élections européennes, Benoît Hamon, aurait demandé à la journaliste de France 2 Élise Lucet de s'engager à son côté

Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"En début d'année, l'ancien candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon a proposé à Élise Lucet de rejoindre son mouvement Génération.s en vue des élections européennes en mai 2019, révèle Le Figaro. 
Hamon aurait pris un râteau auprès de la journaliste de France 2 qui est pourtant connue pour la présentation de reportages à charge, controversés pour leur recherche du sensationnalisme, leur déformation de la réalité et des fake news, dans les émissions 'Envoyé Spécial' notamment celle sur les questions agricoles.

La présentatrice du magazine "Cash investigation" assure ne pas avoir eu de contact avec Benoît Hamon. Interrogée par le quotidien, Elise Lucet, 54 ans, affirme "refuser tout contact avec les politiques en dehors de ses interviews. Je ne l'ai même pas eu au téléphone, donc je ne sais pas du tout de quoi il voulait me parler," se défend-elle.
En avril 2017, Elise Lucet avait déjà prétendu face à Télérama ne pas vouloir s'engager politiquement. "Je ne suis militante de rien, sinon du droit d'informer", avait assuré au magazine la journaliste engagée du service public, bien qu'elle soit notoirement instrumentalisée par l'agence de presse 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"
de Paul Moreira (grand reporter proche de Fabrice Arfi (photo de droite) du site trotskiste révolutionnaire Mediapart) 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"et de Luc Hermann, ci-contre à gauche, à la droite de Moreira) réalisateur de nombreuses enquêtes d'investigation anticapitalistes, notamment sur des multinationales comme Total ou le laboratoire pharmaceutique Pfizer, et président-producteur associé la société de production Premières Lignes (collaborations Cash investigations, mais aussi avec 'Envoyé Spécial' ou 'Spécial Investigation' pour Canal+).

Guillaume Balas affirme au Figaro que des "échanges" ont bien eu lieu
 
"C'est une figure intéressante et nous nous retrouvons dans beaucoup de ce qu'elle dit. Il y a eu des échanges avec elle comme il y en a avec beaucoup d'autres personnes", confirme l'ex-PS (coordinateur du projet de Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle de 2017) et numéro 2 du mouvement politique de Hamon, situé à la gauche du PS. "Et il y a de nombreuses incarnations possibles pour notre liste", assure l'eurodéputé. 

Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon et lui aussi ancien-socialiste, souligne l'importance pour le mouvement Génération.s "d'avoir sur une liste des personnes qui incarnent des combats dans la société", rapporte Le Figaro.
Pour cet ancien membre de la direction du PS, adhérent pendant 35 ans, "la volonté sincère de représenter les salariés s’est complètement évaporée", notamment pendant le quinquennat Hollande. "Le PS, quand il exerce le pouvoir, n’est pas capable de faire autre chose que de gérer la société un peu différemment des libéraux", a regretté l'ex-frondeur. "Le PS a progressivement dérivé vers un rapport technocratique à la société qui, sous couvert de la “culture de gouvernement”, l’a conduit progressivement à épouser l’agenda libéral », a complété de socialiste radicalisé.

Un revers donc pour Benoît Hamon qui va devoir poursuivre ses investigations, en quête d'une tête de liste aux élections européennes, dans un an.

lundi 12 mars 2018

Elise Lucet, la journaliste qui effraie des vigiles de magasins

Le pouvoir partagé de la presse, entre communicants et activistes politiques

Avec son émission 'Cash investigation', Elise Lucet s'est construite une image de harceleuse


Ses méthodes agressives en ont fait l'une des journalistes les plus détestées. A tel point qu'il devient parfois compliqué pour la présentatrice de France 2 de se montrer en public, jusque dans les magasins, comme lorsqu'elle a voulu changer la tablette de sa fille, témoin de l'effet repoussoir de sa mère, une hargneuse téléguidée dans sa profession.

Résultat de recherche d'images pour "Cash investigation  fabricants portables"
"Tous les vendeurs et agents de sécurité stressaient et regardaient partout pour savoir où étaient les caméras": si elle fait en effet du "rentre dedans" professionnel, sa pratique professionnelle n'est pas toujours franche et franche. Elle pratique volontiers la dissimulation et mène ses opérations coups-de-poings en caméras cachées.
Résultat de recherche d'images pour "Cash investigation  fabricants portables"
"Ils ont mis au moins dix minutes à se détendre et à comprendre que je venais simplement en tant que mère de famille", raconte la "justicière du PAF" dans un entretien accordé à Télé 2 semaines. Un retour de boomerang, après son numéro à charge et militant, diffusé en novembre 2014 par France 2, sur les secrets inavouables de nos téléphones portables.
C'était un dossier dû à 'Premières Lignes Télévision',
Image associée
une agence de presse et société de production créée en 2006, spécialisé dans le journalisme d'investigation télévisé. Elle est dirigée par le journaliste Luc Hermann (ci-dessus, à droite), président-producteur associé (et l'un des invités favoris de ...Karim Rissouli sur C politique, France 5), et le grand reporter Paul Moreira (ci-dessus, à gauche), activiste engagé dans la défense de la liberté de la presse, notamment via Reporters sans frontières, dont il est le vice-président à partir de juillet 2015. 
Cette société, dont Lucet est leur marionnette, a également produit sa propre émission de télévision française d'investigation sur France 2, ...Cash investigation.
En 2011, Moreira Moreira réalisa, avec Luc Hermann, un documentaire d'investigation sur le groupe Wikileaks, grâce à un accès privilégié à Julian Assange...
Certains ont peur qu'elle soit en mode "enquête"


Résultat de recherche d'images pour "elise Lucet cash investigation portables"
Journaliste "no limits"
Même quand elle s'autorise un simple repas au restaurant, car cette froide machine se restaure, . "Au restaurant, j'ai aussi vu des PDG présents dans la salle changer d'un seul coup d'attitude en me voyant arriver !", se flatte Elise Lucet. 
"Je n'aime pas du tout cette étiquette," assure-t-elle, après s'être vantée, un an  plus tôt sur le plateau de C l’hebdo, d'être "sans pitié."
En janvier 2017, France 2 avait diffusé un numéro de 'Cash Investigation' intitulé "Razzia sur le bois, les promesses en kit des géants du meuble", enquête au cours de laquelle la journaliste avait joué du pipeau face au patron d’un label forestier qu’elle venait de mettre "à terre". Lorsque son confrère Paul Amar avait sorti de sous la table des gants de boxe pour les offrir à Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen, le 1er juin 1994, lors d'un débat télévisé. Il fut mis à pied, puis dut quitter son poste: autres temps, autres moeurs... 
Interrogée sur son côté hargneuse quelques jours avant la diffusion, Elise Lucet avait d’ailleurs reconnu sur le plateau de 'C l'hebdo' qu’elle était "journalistiquement sans pitié" : "On n’a pas le droit de se rater. Je vais dire les choses parce que c’est l’enquête et qu’il faut aller au bout du questionnement".
Sans son équipe au profil adéquat estampillé SNJ-CGT, l'accusatrice publique est moins flambante. "Si j'avais une âme de justicière, je serais devenue juge d'instruction," assure cette tête de gondole de la gauche politico-médiatique radicale, en qui seul peut s'identifier un "juge rouge" du SM. Et de continuer à se défendre : "Je ne suis pas non plus Robin-des-Bois (...) Si je suis militante de quelque chose, c'est uniquement de la vérité. Basta !", estime la journaliste de 54 ans, bachelière par le biais du rattrapage.

dimanche 5 novembre 2017

Paradise Papers: qui sont les "balances" ?

Et qui sont les personnalités impliquées dans les premières révélations ?

Quand la dénonciation est érigée en vertu, les balances en sont-elles d'autant plus vertueuses ?

Photo published for Paradise Papers: Secrets of the Global Elite - ICIJ
Après les "Panama Papers" ou les 'Lux Leaks' (pour le Luxembourg comme paradis fiscal), voici les "Paradise papers". Une enquête menée sous l'égide du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), à laquelle ont participé la cellule investigation Radio France et l'émission "Cash Investigation" de France 2, révèle, dimanche 5 novembre, comment certaines personnalités ont utilisé des montages fiscaux complexes pour échapper à l'impôt. 

Basée sur des synthèses effectuées par le cabinet Appleby, cette enquête met également en lumière des liens d'affaires surprenants. Le service public livre en pâture les noms des premières personnalités égratignées par ces "Paradise Papers", dont la publication s'étalera sur plusieurs jours. 

Ces documents se sont ainsi intéressés à la reine Elisabeth II. 
Elle possède une société qui gère ses biens, intitulée "Duché de Lancaster". En 2005, cette société a investi 7,5 millions de dollars dans un fond situé aux îles Caïmans. Et ce fond a investi dans un autre fond qui contrôle Brighthouse, une société épinglée par des élus britanniques pour ses pratiques commerciales douteuses. 

Surprise, Donald Trump est également ciblé. 
Malgré les sanctions contre la Russie, Le secrétaire américain au Commerce, proche Wilbur Ross possède toujours des intérêts dans la compagnie de transport maritime de gaz liquéfié Navigator Holdings. Cette compagnie fait des affaires avec un géant du gaz et du pétrole, SIBUR, contrôlé par des proches du président russe, Vladimir Poutine.

Cette liste noire mêle aussi le premier ministre canadien, alter-ego de Macron.
Image associée
Un ami d'enfance de Justin Trudeau, ici au cours d'un tendre moment romantique avec Macron, le milliardaire canadien Stephen Bronfman, un acteur clé de sa campagne victorieuse en 2015 et trésorier de son parti, a utilisé, avec un sénateur du parti libéral, un trust aux Iles Caïmans pour échapper à l'impôt. Un montage qui pourrait relever de la fraude fiscale.

Maintenant, q
ui sont les balances ?

Le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).
Une partie de l’équipe de "chiens de garde et lanceurs d’alerte" de l'ICIJ est basée en permanence à Washington. Le reste, dans le monde entier.
Derrière les révélations sur les paradis fiscaux, se cache le travail de fourmi d’un groupe de journalistes d'investigation sans frontières.
L’enquête 'Panama Papers', qui a mis en lumière, dimanche 3 avril 2016, un vaste système d’évasion fiscale, a été coordonnée par un collectif de 200 journalistes dans 70 pays, appelé le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).
Logotype du CPI
Fondé en 1997 par l’américain Charles Lewis, ce groupement dépend du Center for Public Integrity (CPI), une organisation à but non lucratif qui se défend d'être un groupe de pression, créée par le même Charles Lewis en 1989. 
La question de l'indépendance réelle du CPI est mise en question par son financement vertueux par la Fondation Ford, la Fondation de la Famille Rockefeller ou la Fondation W.K. Kellogg et l'Open Society Foundations (OSF), réseau de fondations créé en 1979 par le subversif milliardaire et philanthrope américain George Soros, qui, après avoir soutenu Otpor, organisation insurrectionnelle ayant servi à renverser le régime de Slobodan Milošević en Serbie ou des blogueurs ayant déclenché le Printemps arabe en Egypte, finance la GayFest en Roumanie, le CEDAR, premier réseau européen de professionnels musulmans, ou le réseau No Border.
Le CPI est composé de journalistes engagés enquêtant aux États-Unis sur des thématiques variées : politique, finance, environnement, santé, sécurité nationale, etc. 
Officiellement, il serait financé par des dons de fondations caritatives et de mécènes. Or, en 2003, le très sérieux Wall Street Journal a critiqué le CPI pour avoir accepté des fonds importants de George Soros, un financier sulfureux, milliardaire américain d'origine hongroise devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et les actions - fortune personnelle estimée à 3,3 milliards de dollars en 2009 - et ses manipulations douteuses.
C'est ainsi qu'en 2012,
sa fondation fit un don de 35.000 euros au Collectif contre l'islamophobie en France et qu'il finance également à hauteur de 100 millions de dollars Human Rights Watch, sur 10 ans, à partir de septembre 2010. Soros fut condamné en France pour délit d'initié dans l'affaire de la Société générale qui avait vu le gouvernement socialiste des années 1980 fermer les yeux sur la tentative d'OPA menée par Georges Pébereau (lequel, dans Le Monde en septembre 2008, appela à limiter les parachutes dorés et à fiscaliser "les stock-options des dirigeants d'entreprises cotées", critiquant également les niches fiscales) et Robert Lyon, président de la Caisse des dépôts, sur une banque privée).
Une armée de chiens de garde et de lanceurs d’alerte : des anges purificateurs 
Résultat de recherche d'images pour ""Anges purificateurs""
Le but du CPI est de "dévoiler les abus de pouvoir, la corruption et les manquements au devoir des institutions publiques ou privées, dans le but de les pousser à agir avec honnêteté, intégrité, responsabilité, afin de faire prévaloir l’intérêt public."

La "mission" (divine laïque) de l'ICIJ  est explicitée sur son site Internet : "Etendre le journalisme de type 'chien de garde' mis en avant par le CPI, en se concentrant sur des problèmes qui ne s’arrêtent pas aux frontières nationales : crime transfrontalier, corruption et responsabilité des gouvernements." Comme les ONG, ce consortium est illégitime.

Une partie de l’équipe est basée en permanence à Washington, dans les bureaux de l’ICIJ, et les autres journalistes travaillent dans certaines rédactions (tel Mediapart ou le Canard enchaîné) sur tous les continents.

Le fonctionnement du consortium rappelle celui de Wikileaks, l’ONG fondée par Julian Assange en 2006, qui a dévoilé de nombreux scandales politiques, militaires et judiciaires, notamment la mise sur écoute de trois présidents de la République française par la NSA. Wikileaks et l’ICIJ permettent aux lanceurs d’alerte de révéler des scandales et de leur donner une résonance médiatique. 
Les journalistes harceleurs sont les têtes de gondoles d'opérations coups de poings, telle Elise Lucet, rédactrice en chef sur France 2, qui se tient en embuscade dans les couloirs et pourchasse ses cibles, comme Rachida Dati ou le pape François, l'interpellant sur la pédophilie dans l'Église catholique lors d'une audience générale, place Saint-Pierre à Rome...En septembre 2015, au cours d'un entretien, elle annonça la préparation d'un livre consacré au droit du secret des affaires (à l'occasion de la promulgation de la Loi du CICE, dite 'loi Macron'). Résultat de recherche d'images pour "lucet livre sur droit du secret des affaires"Sa main a effectivement été téléguidée et l'opus n'est pas resté dans les ordinateurs, avec les soutiens de Fabrice Arfi et Karl Laske (Mediapart), Paul Moreira (équipe Michel Polac, puis Politis, Canal+ et agence Premières Lignes, il est vice-président de 'Reporters sans frontières' depuis juillet 2015) ou Virgine Marquet, avocate du collectif 'Informer n’est pas un délit'.Lucet fut présidente du Press Club de France qui décerne chaque année les Prix Press Club, Humour et Politique et les Prix Press Club du Tweet Politique : ainsi, le Grand Prix 2016 et le Prix des Internautes allèrent à Bruno Le Maire, parce que député Les Républicains et candidat à la primaire de la droite et du centre pour : "Mon intelligence est un obstacle", obstacle qu'il a surmonté pour passer opportunément au côté d'Emmanuel Macron, un ex-conseiller, puis ministre du président socialiste Hollande.
Les révélations sur les paradis fiscaux et la fraude fiscale ont fait la réputation de l’ICIJ. Les 'Offshore Leaks', premier coup d’éclat, ont été publiés en 2013 et mettaient en lumière un vaste système de fraude fiscale organisée par le biais de sociétés offshore (sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux uniquement pour bénéficier d’impôts très bas, voire inexistants). Quelques mois plus tard, le consortium dévoilait une liste de milliers de hauts dignitaires chinois liés à des sociétés offshore, dont des proches du président Xi Jinping.

En novembre 2014, le consortium de journalistes publiait une nouvelle enquête, portant cette fois sur le Luxembourg : elle révélait que des entreprises comme Apple, Amazon et Ikea bénéficient d’accord fiscaux avantageux passés entre le fisc luxembourgeois et des cabinets d’audit. 
Pas un mot sur Altice, groupe multinational présent dans les télécoms (Numéricable et SFR), le divertissement, la publicité et les media (Libération, NextRadioTV (RMC,BFM Business et BFM TV), Groupe l'Express (Studio Ciné Live, L'Express, L'Expansion, L'Étudiant...), bien qu'entreprise de droit ...luxembourgeois, cotée à la bourse ...d'Amsterdam depuis 2001 et propriété du franco-libanais Patrick Drahi, lequel détenait 58,50 % du groupe en 2015, via Next L.P, établie à ...Guernesey. 
En février 2015, HSBC était visée par SwissLeaks, une enquête de l’ICIJ initiée par Le Monde. La banque était accusée d’avoir mis en place un système international de fraude fiscale et de blanchiment, éclaboussant par là même des personnalités comme le roi de Jordanie, le pilote de Formule 1 Fernando Alonso et l’humoriste Gad Elmaleh.

A côté de ces enquêtes relayées par des dizaines de media orientés dans le monde entier, l’ICIJ conduit d’autres investigations : trafic de tissus humains, commerce de l’amiante, économie souterraine de la contrebande de cigarettes… "Nos journalistes renouent avec l’essence même du métier : la recherche de ce qu’on nous cache", affirmait Bill Buzenberg, ex-directeur du CPI, au Monde en 2015. C'est ainsi qu'Oxfam - confédération de 20 organisations "indépendantes" (des ONG) de même sensibilité qui agissent 'contre les injustices et la pauvreté' - a collaboré aux Paradise Papers.

Collaboration de journaux subventionnés par l'impôt.
L’ICIJ réalise des enquêtes avec ses propres membres ou en collaboration avec des rédactions de grands journaux nationaux comme le New York Times, le Washington Post (centre américain), The Guardian (intello de centre gauche britannique) ou le Süddeutsche Zeitung (libéral de gauche allemande), sans compter Le Monde - 4e organe de presse le plus assisté par le ministère de la Culture - et surtout le contribuable (5.438.216 euros, fin 2016), pour aider ses propriétaires, les hommes d'affaires Xavier Niel (Free) et le banquier Matthieu Pigasse (Les Inrockuptibles, Radio Nova et le Huffington Post) - et le service public de Radio France… 
Dans ce cas, la coopération fonctionne dans les deux sens : le consortium demande l’aide de rédactions extérieures si la masse de données à traiter est trop importante, comme ce fut le cas pour les Offshore Leaks en 2013 ; à l’inverse, il arrive que des rédactions se trouvent dépassées par l’ampleur d’une enquête et demandent l’appui de l’ICIJ. Redevables, elles s'engagent à relayer les opérations de l'ICIJ.

Ainsi, en 2015 pour SwissLeaks, c’est Le Monde qui a contacté l’organisation de journalistes pour lui demander de l’aider à traiter les données contenues sur une clé USB adressée au journal. Pour les "Panama Papers", c’est également le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung qui a sollicité l’ICIJ.

Réseau international d'enquêtes collaboratives
Le consortium s’appuie également sur le public. Lanceurs d’alerte, syndicalistes , fonctionnaires ou simples citoyens aigris en mal de règlement de comptes peuvent être incités à la dénonciation en transmettant des informations aux journalistes de l’ICIJ. En retour, quand il le juge pertinent, le consortium met tout ou une partie des données de ses enquêtes à disposition du public (cela a été fait pour les Offshore Leaks et Luxembourg Leaks), officiellement dans le but d’ouvrir encore plus l’investigation et éventuellement découvrir de nouveaux scandales, mais officieusement pour déstabiliser de grands groupes industriels ou financiers, mais aussi bien des Etats.

Pour parvenir à garder secrètes des enquêtes qui s’étalent sur plusieurs mois, les journalistes de l’ICIJ ont recours au cryptage des données, du pain béni pour les complotistes. Ainsi, ils peuvent travailler dans le plus grand secret, à l’abri des personnalités, sociétés, institutions et gouvernements impliqués dans leurs révélations. A noter que Michel Sapin, ancien ministre qui se flatta de faire rentrer les exilés fiscaux et de remplir du même coup les caisses de l'Etat, est ressorti de l'oubli à l'occasion de la publication des Paradise Papers. 


Charles Lewis, fondateur de l'ICIJ, l'ONG à l'origine du scandale des Panama Papers.


C. Lewis est journaliste d'investigation et fondateur du Center for Public Integrity (CPI). Il est actuellement le rédacteur en chef exécutif de l'Atelier d'enquête de rapports à l'American University School of Communication à Washington DC, lequel est en lien avec NBCNews. Il a été un producteur d'enquêtes pour ABC Nouvelles et le programme de nouvelles de CBS 60 Minutes qu'il a abandonné en 1989 pour lancer le CPI, groupe qui analyse le fonctionnement politique et l'activité gouvernementale. 
Il a été professeur dans plusieurs universités (Princeton, Harvard et Washington, DC).


En 2003, Lewis a été président fondateur du Fonds pour l'indépendance en journalisme, qui fit inclure le journalisme dans l'article 509 (a) du Code des impôts relatif aux organisations religieuses, scientifiques, littéraires, éducatifs et autres activités de bienfaisance exonérées de l'impôt fédéral sur le revenu, dont bénéficie le CPI, principalement en dons, subventions publiques et contributions d'un large groupe de personnes.
Appleby est un cabinet d'avocats spécialisé dans l'optimisation fiscale. 
Cabinet expert en offshore
Domiciliée aux Bermudes, territoire britannique d’outre-mer, l'entreprise est à l'origine d'une importante fuite de données ayant entraîné l'affaire des Paradise Papers. Créée en 1888, elle possède 800 salariés en 2009, présents aux Bermudes, sur les Iles Vierges britanniques, sur les Iles Caïmans, aux Seychelles, sur l'Ile Maurice, à Hong Kong comme à Shanghaï et en Europe (à Jersey, Londres, Zurich et l'Ile de Man, à quelques encablures de la France
.
Parmi les 13,5 millions de documents qui composent les "Paradise Papers", près de 7 millions proviennent de ce cabinet d'avocats. Le reste des fichiers est constitué de données d’un autre cabinet, AsiaCity Trust, et des registres commerciaux de 19 juridictions offshores.
Ces experts fiscaux spécialistes des montages financiers sur mesure conseillent avant tout des clients haut de gamme. Grâce à leur fine connaissance des règles et lois et à une veille rigoureuse sur leur évolution, ils parviennent à se maintenir en équilibre sur le fil de la légalité, sachant s’adapter aux différents régimes fiscaux des 10 places offshores dans lesquels ils conseillent. "Sur ses 12 bureaux, 9 sont situés dans les 20 premières juridictions réputées pour leur secret bancaire".

La firme a dénoncé la cyberattaque dont elle a été l’objet. 
Quelques jours avant la sortie mondiale de l’enquête dans lequel elle affirme "conseiller les clients sur des moyens légitimes et légaux dans le développement de leurs affaires", un communiqué du 24 octobre 2017 révéla  le pillage dont elle a été victime. Avant d'affirmer: "Nous ne tolérons pas les comportements illégaux".

mercredi 6 avril 2016

Information sur France 2: main mise d'Elise Lucet, journaliste radicale

Élise Lucet reprend la case d'"Envoyé spécial"

La présentatrice quitte le JT de 13 heures et prendra les commandes des "Jeudis de l'info"

Delphine Ernotte chamboule tout et met France Télévisions en ordre de bataille. Les grands changements se poursuivent à France Télévisions en vue de la présidentielle: à Des Paroles et des Actes, David Pujadas est affaibli par l'arrivée programmée de Léa Salamé et, forte du succès de scandale de "Cash Investigation", l'activiste Elise Lucet (photo) prend du galon, parce que femme et partisane du journalisme de combat.
"Cash Investigation" s'attache à enquêter sur le "monde merveilleux des affaires", selon les termes ironiques de la présentatrice, docile aux mains de Paul Moreira (grand reporter des émissions documentaires 90 minutes et Lundi Investigation sur Canal+ et aujourd'hui producteur de l'agence de presse 'Premières Lignes', spécialisée depuis 2006, dans le journalisme d'investigation télévisé) et de Luc Hermann qui la mettent en tête de gondole de leurs enquêtes altermondialistes consacrées aux dérives des grandes entreprises, de la finance, du marketing (ex : verdissage ou écoblanchiment, neuromarketing (impact des neurosciences cognitives sur le marketing et la communication), le travail des enfants, etc.), sans compter le travail de justicier contre le détournement d'argent public, l'influence des lobbies, les conflits d'intérêt et la manipulation de l'information par les spin doctors (conseillers en communication) et... l'évasion fiscale.Sur la même ligne que les 'No border" de la gauche extrême, Paul Moreira, milite à Reporters sans frontières (RSF). Comme Jean-Paul Besset (LCR et EELV jusqu'en janvier 2016) ou Michel Naudy (mort d'une balle dans la tête), le mentor d'Elise Lucet vient de Politis (gauche anti-libérale) fondé par Bernard Langlois, membre fondateur de l'association ATTAC.
Élise Lucet devrait quitter la présentation du journal télévisé de 13 heures à la rentrée prochaine, annonce Le Monde. Michel Field, le nouveau directeur de l'information du groupe, souhaite lui confier le nouveau rendez-vous du jeudi soir, qui s'appellera "Les Jeudis de l'info".

Après Des paroles et des actes, Envoyé spécial, le magazine d'information, va lui aussi disparaître de la grille de France 2, selon L'Express. Michel Field plaide de longue date en coulisse pour l'arrêt d'une émission qu'il trouvait vieillissante. Guilaine Chenu et Françoise Joly, qui présentent l'émission depuis seize ans, avaient pourtant travaillé depuis plusieurs mois sur l'évolution d'Envoyé spécial avec Vincent Meslet, le directeur de France 2.

France 2 assume sa volonté de travailler l'opinion au corps.  Les deux journalistes  regrettent que "les choses se soient un peu précipitées" et déclarent: "La télévision n'est pas un monde de bisounours et le moment est forcément douloureux, après seize ans passés à la tête d'Envoyé spécial, dont les audiences étaient par ailleurs restées bonnes", mais elles conserveraient "un grand magazine de société événementiel, en prime time" et font contre mauvaise fortune bon coeur. 
Elles plient devant les nouveaux "hommes forts" de France 2
Guilaine Chenu et Françoise Joly assurent que le choix de confier le créneau à Élise Lucet, qui présentait le journal de 13 heures depuis onze ans (2005), est "légitime".

"Complément d'enquête" serait également dans le viseur de la direction
 
Journaliste bipolaire
La rédaction du magazine du jeudi soir créé en 2001 par Benoît Duquesne, serait fusionnée avec celle d'Envoyé spécial.  
France Télévisions insiste par ailleurs sur sa "volonté de renforcer l'offre de grands reportages et d'enquêtes qui est un marqueur essentiel du service public".
 
Retour aux années 70: la voix de l'ORTF n'est pas morte. Si c'était la voix de la France, ce ne sera plus celle du pouvoir, mais France Télévisions restera la voix de la gauche...

mardi 30 septembre 2014

EELV: la justice ouvre une enquête sur le financement du siège des Verts

Une plainte contre Europe Ecologie-les Verts (EELV) contraint à agir le Parquet de Taubira 

L'Union des contribuables franciliens porte plainte contre le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis


Des soupçons de détournement de fonds publics et financement illégal en lien avec l'achat du siège d'EELV pèsent sur les Ecologistes radicaux. Au lendemain des Sénatoriales, on apprend qu'une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris en mai, suite à une plainte déposée contre X par l'Union des contribuables franciliens (UCF), visant le parti écologiste et son centre de formation, le Cédis. 

Elle met en cause l'achat en 2004 par le Cédis, dirigé jusqu'à 2011 par le sénateur de l'Essonne Jean-Vincent Placé, de parts, pour 75. 000 euros, de la société civile immobilière (SCI) qui a acheté le siège social du parti à Paris, Un toit pour les Verts. Cette affaire était déjà évoquée dans un reportage de l'émission Cash investigation diffusée sur France 2 en octobre 2013, présentée par Lise Lucet et produite par "Premières Lignes", l'agence de presse militante de Paul Moreira, ex-enquêteur our l'émission Droit de réponse de Michel Polac, ex-rédacteur en chef du "Vrai Journal", l'émission présentée par Karl Zéro sur Canal+ qu'il intègre en 1999 pour créer 90 minutes où il est nommé directeur adjoint de l'information.

Le "buzz" provoqué sur Twitter en octobre 2013 par Xavier Cantat, le compagnon de Cécile Duflot, qui accuse Manuel Valls d'avoir tenu des propos racistes, était, selon certains, une diversion après la mise en cause de la ministre du Logement et de son parti dans l'émission Cash investigation.

Le Cédis étant financé par les impôts locaux, l'UCF considère dans sa plainte qu'"il y a nécessairement financement du parti et détournement de bien public". 

L'officine d'EELV avait tenté de justifier

Débusqué par la diffusion du reportage, le Cédis avait affirmé qu'il "avait envisagé d'utiliser les salles de réunion de l'immeuble qui devait abriter le siège des Verts plutôt que de payer très cher des locaux privés à Paris pour y tenir des formations". 

"De façon tout à fait légale et transparente", selon lui, il avait ainsi acheté des parts de la SCI. "Il s'est avéré très vite que l'utilisation de ces salles de réunion n'était pas une solution fonctionnelle. Le Cédis a donc, conformément à la loi, revendu ses parts l'année suivante et a finalement fait en 2008 l'acquisition de locaux à Montreuil", poursuivait le texte. La maire de Montreuil (2008-2014) était d'ailleurs Dominique Voynet, ancien ministre de l'Environnement de Jospin, ancienne candidate à la présidentielle de 1995, ex-porte-parole de la campagne présidentielle d'Eva Joly et depuis recasée à l'IGAS, comme François Chérèque ou Aquillino Morelle...
En 2014, il est composé de : Sylvette Amestoy, Henri AREVALO (président, qui a pourtant reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur des mains de Claude Alphandéry en août dernier), Véronique BEREGOVOY (petite-fille de Pierre Bérégovoy et présidente du groupe Verts au Conseil régional de Haute-Normandie), Maryvonne Boileau, Emmanuel Cuffini, Virginie Drapier, Claire Grover (secrétaire), Jean-Patrick Masson, Jacques Picard, le sénateur Jean-Vincent PLACE, Clément ROSSIGNOL (militant des Droits de l'homme, élu de Bégles et de la Communauté Urbaine de Bordeaux, porte-parole EELV), Pierre SERNE (trésorier, vice-président EELV de la région Ile-de -France chargé des transports et des mobilités, et vice-président du Syndicat des Transports et ancien du cabinet ministériel de Dominique Voynet), Jean-François Tallio (adjoint écologiste de St Herblain, près de Nantes).

"Des pratiques insupportables"

Duflot en campagne 2012,
escortée de Julien Bayou,
membre de l'équipe d'Eva Joly)
La plainte vise également une somme de 20.000 euros qu'aurait payé le Cédis à EELV pour la location d'une salle aux universités d'été des Verts à Toulon en 2004, afin d'y dispenser une formation de quatre jours. 
"Les journées de formation de fin août organisées par la Cédis ont lieu en début de semaine, avant les journées d'été d'EELV. Il est donc possible pour les élus de consacrer leur début de semaine à la formation et leur fin de semaine à des réunions politiques", racontait le  Cédis, par communiqué.

Le documentaire faisait également apparaître que plus récemment, des élus auraient émargé des feuilles de présence pour des formations auxquelles ils n'auraient pas participé, faits également visés par la plainte.

"Ce sont des pratiques qui deviennent aujourd'hui insupportables pour l'opinion publique, pour les contribuables", souligne l'avocate de l'UCF, Me Beryl Brown.

Pourquoi Cécile Duflot a-t-elle quitté le gouvernement?
Nous disposons aujourd'hui d'un nouvel élément de réponse... Après l'affaire Cahuzac ou celle d'Aquillino Morelle, ces soupçons sur le parti que dirigeait Cécile Duflot risquaient de porter un nouveau coup à l'exécutif.