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dimanche 31 mars 2019

Schiappa dénonce les partis-pris d' "Envoyé spécial" sur France 2

Marlène-la-Madelon-de-Macron continue de distribuer les cartons rouges à la volée

Ainsi, s'en est-elle prise à 'Envoyé spécial
'

Bisounours qui s'ignore, la ministre des femmes a regretté que les émissions Cash Investigation et Envoyé Spécial montrent "sans cesse des images de politiciens corrompus" : sans doute est-ce aussi dans son domaine de compétence... Elle a même souhaité plus de "belles histoires"... Confondrait-elle information de terrain et fiction gouvernementale ? 
Dans l'un de ses nombreux entretiens avec la presse, accordé cette fois au site internet du magazine Télé-Loisirs du groupe Prisma (notamment propriétaire de RTL et M6, en plus de Femme actuelle ou Prima), la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les genres a critiqué le format des émissions d'investigation de France 2 présentées par Elise Lucet, Cash investigations et Envoyé spécial.
«Je trouve que quand on montre sans cesse, sur le service public de surcroît, aux gens [les gens doivent être distingués de l'élite, comme les torchons des serviettes], des exemples de politiciens corrompus, d'hommes et de femmes politiques véreux, de gens qui détournent de l'argent (…) Quand on ne montre que ça, je crois qu'on installe dans l'esprit des gens [vous savez, les #illettrés"] "Wouah, ils sont tous comme ça"», a-t-elle déclaré, assénant l'injure suprême: il s'agirait notamment d'une "forme de populisme"...
L'"arbitre des élégances" a émis un voeu. Et, en dictature, un voeu est un ordre.
"J'aimerais bien qu'on alterne et que de temps en temps il y ait de belles histoires et des prismes politiques. Que l'on parle des responsables politiques, qui s'engagent, souvent pour pas grand-chose, au service de l'intérêt général. Il y en a des milliers." Schiappa souffre-t-elle d'une sous-représentation médiatique ?
La perverse narcissique avait toutefois précisé respecter Elise Lucet "en tant que journaliste et en tant que femme." Elle en a fait la démonstration...

La réponse de Cash Investigation ne s'est pas fait attendre sur le compte Twitter officiel de l'émission

Les totalitaires n'ont pas tardé à rappeler leurs missions et priorités.
  Schiappa avait mis un coup de pied dans l'un des nids de fourmis rouges du service public, car l'agressive Lucet n'est que la marionnette de ses producteurs, Paul Moreira et Luc Hermann, sur qui leur activisme anti-capitaliste a déjà attiré bien des haines. Lucet n'est que la femme à qui son genre assure l'impunité et qui autorise toutes les harcèlements qui font du buzz, notamment sur Rachida Dati ou le pape François).
Moreira a été formé par Michel Polac, un libertaire qui épousa une héritière de la dynastie Kadjar (Iran),avant de rejoindre la rédaction de l'hebdomadaire Politis, qui se réclame de la gauche antilibérale et écologiste et milite avec l'association Attac-France. Pour l'agence CAPA, il réalisa des films documentaires pour Envoyé spécial sur France 2, M6 (Zone interdite), Canal+. En 1997, il participa à la création de la rédaction du Vrai Journal, l'émission présentée par Karl Zéro sur Canal+. Avant et après la diffusion sur Canal+ de son film 'Ukraine, les masques de la révolution', le 1er février 2016, Moreira déclencha débats et polémiques et l'ambassade d'Ukraine demanda la déprogrammation du docu à charge, sans l'obtenir. Des chercheurs et des journalistes ont expliqué que le film accordait une importance exagérée au rôle supposément joué par l'extrême-droite ukrainienne.
Quant à l'autre Geppetto de Lucet, Luc Hermann, il est grand reporteur pour la télévision. Il réalise de nombreuses enquêtes d'investigation, notamment sur des multinationales comme Total (sur un gazoduc controversé en Birmanie) ou le laboratoire pharmaceutique Pfizer (une investigation sur les techniques marketing secrètes pour vendre un antidépresseur pour enfants), et des documentaires de décryptage des techniques des spin doctors pendant les guerres du Kosovo et d'Irak. En 2009, il rejoint Paul Moreira à la tête de sa jeune société de production et, avec une équipe de réalisateurs et journalistes d’investigation engagés, il a produit plus d’une cinquantaine de documentaires pour la télévision.

Pour "les gens", l'ex-blogueuse veut "du pain et des jeux" de chez Hanouna

Dans la foulée,
le journaliste de France Inter Guillaume Meurice a rappelé à la sous-ministre sa fréquente participation aux émissions de Cyril Hanouna.
Sur invitation de Marlène Schiappa, l’animateur Cyril Hanouna a aussi participé à un "grand débat" (tout ce que fait la bande à Macron est 'grand') sur les familles monoparentales. La présence à l'Assemblée nationale de cet animateur télé, qui avait déjà été au cœur de polémiques pour des "blagues" sur le viol et qui montre ses fesses, a suscité l'indignation des gens qu'il n'a pas abêtis.
Marlène Schiappa avait organisé ce "grand débat" (familial ?)
sur les familles monoparentales à l'Assemblée nationale, le mercredi 13 février, avec 'Baba' en 'guest star'. Une initiative qui honore la macronie, si vous interrogez n'importe quel fayot LREM. Le but était d'"aller plus loin pour aider" de telles familles, qu'elles soient un avatar de la polygamie ou non, selon Christelle Dubos. Comme personne ne sait qui elle est, ni pour quoi elle est payée, rappelons qu'elle occupe la fonction de secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, celle qui dit tout et son contraire en moins de temps (ou presque) qu'il faut pour le dire, Agnès Buzyn.
Pour ne rien dissimuler - sinon on peut se satisfaire de la presse institutionnelle -, la responsable de l'invitation de Cyril Hanouna est la journaliste Christine Kelly, ex-membre du CSA (2009-2015, vous pouvez me croire !) et, depuis mars 2018, chroniqueuse dans l'équipe de Touche pas à mon poste ! produite sur C8 par ...Cyril Hanouna !

Si la presse subventionnée a préféré opiner, les réseaux sociaux
Résultat de recherche d'images pour "Hanouna nu dans rue"- prochaine cible d'attaques redoublées de la Madelon - n'ont pas retenu leurs coups.
Si Caroline de Haas a jugé cette invitation une "excellente idée", Gisèle Biémouret a en revanche invité à prendre garde que le tableau représentant Jaurès ne tombe pas du mur de surprise. D'aucuns estiment que continuer comme ça permettra bientôt au Gorafi de demander une carte de presse. Et l'abattement fiscal de 7.650 euros qui va avec...

D'autres réactions ne prennent pas à la plaisanterie la dérive des équipes de la libre-penseuse.  Qu'ils se scandalisent ou analysent, les internautes gardent le bon sens populaire qui fait défaut aux élites du jour.


D'aucuns s'étonnent de l'absence de réaction de la part des élus, Mélenchon ou Le Pen, mais aussi les intellos de LREM, telles Aurore Bergé (pour l'ensemble de son oeuvre), Aurélien Taché (qui ne voit aucune différence entre voile islamique et serre-tête) ou Claire O'Petit (qu'on ne présente plus)... Ils estiment, quant à eux, que les institutions sont avilies, jugeant que l'Assemblée nationale est devenue un lieu de spectacle et que l'abstention y trouve une justification. 

jeudi 16 octobre 2014

Affaire d'Etat: le journal Le Monde reçoit ses informations de l'Elysée ?

Et ni Mediapart ni Le Canard n'en a rien su ?

Les rendez-vous secrets de deux journalistes du Monde avec Hollande à l'Elysée
Les investigateurs de l'Elysée, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, 
 militants au journal "indépendant" Le Monde,
bénéficient de la protection de quatre policiers chacun 
et d’une voiture par personne, 
soit un coût de près de 400.000 euros par an pour le contribuable,
depuis septembre 2014


Causeur narre l'affaire ainsi

Ça chauffe dans la presse parisienne. À ma droite, Valeurs Actuelles, à ma gauche, Le Monde. Valeurs Actuelles a ouvert les hostilités en publiant sur son site et dans son édition du 16 octobre un article assez croustillant. Il y est dit que les deux journalistes du Monde en charge des supposées turpitudes politico-financières de Nicolas Sarkozy, nos confrères Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont eu une semaine fort chargée juste après que l’ex-président a officialisé son retour en politique. Et d’ailleurs les lecteurs du quotidien du soir ont pu avoir des preuves de cette semaine chargée puisque Davet et Lhomme ont décroché la Une le 7 octobre sous le titre "Affaire Bygmalion: Sarkozy directement menacé" avant de l’avoir à nouveau le lendemain avec une accroche un rien plus exotique : "Les hélicoptères du Kazakhstan, l’affaire d’Etat qui inquiète Sarkozy". Donc le fait que MM. Davet et Lhomme aient eu un début octobre chargé, tous les lecteurs du Monde le savaient, et même les lecteurs des autres journaux, puisque leurs affirmations ont été reprises un peu partout, sans trop abuser du conditionnel.

Là où l’histoire devient piquante, c’est que d’après Valeurs Actuelles, la semaine de MM. Davet et Lhomme n’a pas seulement été riche en scoops, mais aussi en rendez-vous discrets, pour ne pas dire secrets. Selon VA, "les deux journalistes ont bénéficié d’un rendez-vous à l’Elysée, le vendredi 3 octobre à 19 heures, soit trois jours avant la parution de leur premier article" 

Puis, le lundi 6 octobre "Davet et Lhomme sont reçus à 12h30 au ministère de la Justice." Info confirmée par la chancellerie, dixit Valeurs. 

Enfin, jamais deux sans trois, le même jour, à 15 heures, nos deux confrères auraient été reçus au Pôle financier, ce dont l’hebdo de droite feint plaisamment de s’indigner, le Pôle étant "un lieu en théorie impénétrable par des journalistes puisque les dossiers sensibles qui y sont traités sont protégés par l’ "inviolable' secret de l’instruction."

La suite du papier cesse d’être ironique pour devenir accusatrice 
"Si on ne connait pas la teneur des échanges qui ont eu lieu entre les deux journalistes et leurs interlocuteurs à l’Elysée et au ministère de la Justice, on sait en revanche que les journalistes, ont bénéficié de la violation du secret de l’instruction pour publier deux enquêtes, quelques jours plus tard. »

Si tout cela est vrai, ou disons même si la moitié de tout cela est vrai, ce serait un rude coup pour la crédibilité du Monde dont la plupart des lecteurs ne sauraient imaginer que les scoops maison sont en fait des dossiers livrés clés en mains par d’obscurs commanditaires.

On attendait donc avec impatience le démenti formel des intéressés. 
Et pour tout vous dire, on l’attend toujours. Car que nous dit l’édito furibard publié par Le Monde sous la plume de Gilles van Kote ? Il ne dément ni le rendez-vous de l’Elysée, ni celui de la chancellerie, ni même celui, semble-t-il si fructueux, du Pôle financier. Non, Le Monde monte sur ses grands chevaux de bois et accuse nos confrères de VA d’ "espionnage" ! Non, non, je ne plaisante pas, 
et Gilles van Kote encore moins "Au vu de l’article de Valeurs actuelles, écrit-il, il apparaît maintenant que les faits et gestes de nos collaborateurs étaient surveillés et qu’ils ont été probablement suivis". En conséquence de quoi ajoute mon indigné confrère "Le Monde va saisir la justice. Nous allons demander au Parquet de Paris d’ouvrir une enquête pour espionnage et déposer une plainte pour diffamation et injure." [Ca ne devrait pas poser de problème à ceux qui ont leurs entrées à la Chancellerie...]

Bref, vous avez bien compris. Quand des confrères A ou B , révèlent des pans entiers de dossiers en cours d’instruction, violent le secret de la correspondance, ou celui de la relation entre un avocat et son client, ou encore étalent au grand jour des confidences d’amant à amant, c’est la liberté de la presse. Quand des confrères C ou D, suggèrent que c’est par des moyens illégaux ou immoraux que naissent certains supposés scoops, c’est de la diffamation, de l’injure, et même, roulez tambours, de l’espionnage !

C’est peut-être cette dernière accusation qui amuse le plus. On se frotte les yeux quand les journalistes du Monde, incapables de démentir une info gênante, accusent de barbouzerie d’autres confrères plus malins qu’eux sur ce coup-là. Reste à savoir quels moyens les espions de Valeurs Actuelles ont utilisé pour suivre à la trace les preux chevaliers du Monde. Et si les journalistes-gangsters de VA avaient utilisé les fameux hélicoptères du Kazakhstan ?

jeudi 29 mai 2014

Arrêts fréquents de Hollande sur les aires d'autoroutes

Le Petit Journal a filmé une pause-pipi du Président Hollande sur l'autoroute Paris-Tulle

Presse caniveau: Canal + sent fort le pipi
 
Les media nationaux, subventionnés ou non, publics ou privés, à la différence des blogueurs et twittos anonymes, ont à l'évidence le respect de la personne et de leur vie privée. Ils sont même tombés si bas dans le caniveau qu'ils violent aussi bien leur intimité, comme le démontre encore cette séquence respectueuse du Petit Journal de Yann Barthès sur Canal+.

Un trajet en voiture et non plus en Falcon

Presse caniveau 
Pépère ne se contrôle plus
Pour éviter la polémique sur ses locations d'avions Falcon à 10.000 euros, François Hollande s'est déboutonné et a baissé le pantalon devant la presse en allant voter à Tulle par la route, ce dimanche 25 mai, pour les élections européennes. Par souci d‘économie, le président accompagné de quelques conseillers avait choisi sa Citroën DS5 pour se rendre en Corrèze. Et, exemplarité oblige, un modèle hybride, imposé par son ex-concubine Royal...

Mamère 65 ans; Hollande, 60 ans
Si intimiste soit-il, le reportage ne précise toutefois ni la durée du goutte-à-goutte, ni le montant de l'étrenne laissée par Pépère à la Dame Pipi pour aller boire une bière à sa santé. La France s'interroge d'ailleurs: vu la fréquence de ses arrêts d'urgence, a-t-il un abonnement à l'année auprès de la société d'autoroutes Vinci ?
Lors des élections municipales, l'élu de la "gauche sociale" avait sérieusement indigné pour avoir rejoint son ancien fief corrézien à bord du Falcon présidentiel. Pour un coût avoué de  9.200 euros...

Payant ainsi de sa personne en versant son écot aux travailleurs de la base, le président anticipait donc la déculottée du PS qui n'a pas atteint 15%, tandis que ses alliés objectifs du FN contre l'UMP obtenaient leur record historique de 25%.

Le Petit Journal a suivi le Président à la trace pendant près de 9 heures de voiture, y compris lors de sa pause pipi à la station service Total. C'est du professionnalisme, du journalisme d'investigation...

En fin de compte, Yann Barthès,   sous l'oeil égrillard de la Ch'tite Martine Aubry, 

aurait-il mérité cette incivilité de B. Hamon, un doigt d'honneur, ci-contre,avant qu'il ne soit ministre de l'...Education ?