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mercredi 13 décembre 2017

Urvoas, le garde des Sceaux qui viole le secret de l'enquête pour Solère

Le ministre PS de Hollande aurait informé Thierry Solère d'une enquête le concernant

Le journal Le Monde est affirmatif

Entre les deux tours de l'élection présidentielle, l'ancien ministre de la Justice aurait transmis au député LREM (ex-LR) une note confidentielle décrivant l'avancement de l'enquête préliminaire pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d'influence le concernant, révèle le Canard enchaîné ce mercredi.

"Signé 'Amitiés, Jean-Jacques Urvoas', le message a été retrouvé par les flics qui, le 26 juin, ont perquisitionné le domicile de Solère", précise le journal d'extrême gauche.

Frère Solère aurait sollicité les confidences du Frère Urvoas

Le journal Le Monde n'utilise pas le conditionnel

Le franc-maçon arriviste se serait ouvert à son frère arrivé garde des Sceaux   pour "savoir où en étaient ses déboires", alors qu'entre les deux tours de l'élection présidentielle de mai 2017, il espérait intégrer le gouvernement. Toujours selon le Canard, "Emmanuel Macron pense (ou laisse penser à l'intéressé) qu'il [Solère] pourrait prendre le portefeuille de l'Intérieur".
Solère a été initié à la Grande Loge Nationale Française (GLNF) le 10 décembre 1998 et a fréquenté la loge de la Province maçonnique 'Lutèce'. Pour l'Intérieur, Macron choisira un autre maçon, Gérard Collomb (GODF).

L'ancien ministre de la Justice aurait prudemment utilisé la messagerie cryptée Telegram pour effectuer le transfert à l'élu la note confidentielle qui a été rédigée à son intention par la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG). 
Mais si le ministre en exercice est prudent (membre du Grand Orient de France, le député de Quimper a le goût du secret), l'ambitieux Thierry Solère va précieusement - mais imprudemment - stocker le document sur son téléphone. "C'est délirant: ces mecs jouent aux espions en utilisant des messageries soi-disant secrètes, et ils se font prendre comme des bleus!", aurait déclaré l'informateur du Canard enchaîné, un enquêteur. Une investigation facile...

Pour Thierry Solère, un message "neutre", en toute bonne foi !

Le journal satirique s'est vu confirmer ces informations par le procureur de Nanterre, Catherine Denis, qui les a transmises à Jean-Claude Marin, le procureur général près la Cour de Cassation, "lequel pourrait enclencher une procédure pour violation du secret professionnel devant la Cour de justice de la République".

"Solère confirme", précise Le Canard enchaîné. Si les avocats du député de la majorité confirment bien l'existence d'un message adressé à leur client par Jean-Jacques Urvoas (sectaire qui traquait les photos de croix celtiques), le contexte est bien différent: Thierry Solère raconte qu'il ne s'agit que d'une petite conversation avec l'ancien garde des Sceaux, alors qu'il vient de saisir la justice d'une enquête pour diffamation, car le contenu détaillé de l'enquête préliminaire le concernant a fuité dans la presse. 
"C'est dans ces conditions que le ministre lui a adressé un message qui, de façon neutre et objective, confirmait l'existence du contenu de l'enquête en cours, d'ores et déjà rendu publique, sans se prononcer sur les suites qui en seraient données», rapporte le journal "satirique" de déstabilisation de la République.

mercredi 25 octobre 2017

Disparition de Maëlys : le procureur dénonce des fuites dans l'enquête policiaire

Crise ouverte entre le procureur et les gendarmes

Les pressions de la presse dite d'investigation sont-elles en cause?

Le procureur de Grenoble accuse la gendarmerie 
d’être à l'origine des révélations dans la presse qui publie de nombreuses fuites dans le "secret des sources". 

Le procureur de Grenoble est ferme dans un entretien accordé à RTL. "La seule chose qui soit scandaleuse dans cette affaire, c’est les fuites permanentes. Tous les jours dans la presse il y a des éléments qui fuitent et qui peuvent nuire à l’enquête", c'est-à-dire à l'établissement de la vérité, gronde Jean-Yves Coquillat. 
"Les éléments communiqués, ne sont connus que des enquêteurs, de leur hiérarchie, et des juges. Que des journalistes soient avisés de ces éléments, cela ne peut être fait que par des gens qui pratiquent l’enquête ou qui sont au-dessus des enquêteurs", accuse le procureur.

Et le représentant du ministère de la Justice désigne clairement les responsables. 
"Ce sont les gendarmes qui ont l’enquête. Je suis obligé de déclencher une enquête dont je me serai bien passé, parce qu’une enquête dans l’enquête, ce n’est sûrement pas quelque chose qui va faciliter la résolution de cette affaire. Et j’ai très clairement le sentiment que l’affaire Grégory n’a pas servi de leçon à beaucoup de gens", se désole-t-il.

Quelles conséquences sur l’enquête ?

Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation"Cette crise entre le procureur et les gendarmes pourrait fragiliser des investigations qui sont déjà compliquées sur le terrain. En effet, Maëlys n’a toujours pas été retrouvée et les indices ne permettent pas de confondre le principal suspect.

"Un lien de confiance vient de se casser avec les gendarmes", commente Jean-Alphonse Richard, chef du service police-justice de RTL qui semble découvrir un phénomène nouveau. 
Le procureur désigne avec précision les responsables des fuites dans la presse : "la direction de la gendarmerie", ou encore "l’IRCGN", l’institut qui procède à toutes les analyses scientifiques et techniques.

En retour, le directeur général de la gendarmerie, dénonce "des accusations péremptoires et scandaleuses".
 
Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation""On est déjà condamné avant même qu’il y ait une enquête", déplore en retour le directeur général de la gendarmerie, alors que va désormais peser sur lui une enquête pour "violation du secret de l’instruction". "La dernière guerre de ce type remonte à l’affaire Grégory, et avait débouché sur un fiasco judiciaire", conclut le commentateur. 

La police n'a donc rien retenu de ce gâchis et la presse continue  a faire de l'investigation facile en salle de rédaction, devant le téléphone.


dimanche 26 mars 2017

Le pouvoir a fait fuiter l'interpellation du fils Pécresse pour détention de cannabis

Ils sont pour sa dépénalisation, mais instrumentalisent le cannabis : plaisir de nuire? 

Pécresse, stupéfaite que le pouvoir socialiste fasse fuiter l'interpellation de son fils pour consommation de cannabis 

La presse dénonce la mise en cause du "cabinet noir" de l'Elysée par le candidat de la droite et du centre mais s'en prend, à l'inverse, à l'accusation de Valérie Pécresse sur le rappel - par le journal anarchiste Le Canard enchaîné - de l'interpellation de son fils pour consommation de cannabis. En revanche, les journalistes de parti-pris n'évoquent pas l'arrestation du fils Touraine.  A preuve que l'intention politicienne des media est bien de déstabiliser les candidats d'opposition. 

A la lecture de l'ouvrage Bienvenue Place Beauvau,  Valérie Pécresse a accusé samedi la presse de l'Etat-PS d'avoir été "victime d'une tentative de déstabilisation politique" après l'interpellation de son fils en septembre 2016 pour consommation de cannabis et entend porter plainte. 
Dans un message intitulé "La nausée", posté samedi 25 mars sur Facebook, la présidente LR de la région Ile-de-France dit avoir demandé à son avocat Thibault de Montbrial "de saisir la justice et de porter plainte notamment pour atteinte à la vie privée, violation du secret de l'enquête et violation du secret professionnel". 
Il y a six mois, le fils de Valérie Pécresse avait été interpellé avec quatre grammes de cannabis sur lui, dans le 15e arrondissement de Paris,  le 22 septembre. 

Les auteurs du livre affirment que cette information est très vite remontée au sommet de la hiérarchie policière

Un des collaborateurs du président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), battu par Valérie Pécresse aux régionales de décembre 2015, en a aussitôt informé "ses contacts journalistes", révèlent les journalistes du journal anarchiste Didier Hassoux et Christophe Labbé et leur consoeur Olivia Recasens.
Présentée comme "indépendante", Olivia Recasens, directrice adjointe pendant 10 ans de la rédaction de l'hebdomadaire Le Point, fut licenciée après 16 années, pour "déloyauté", selon le directeur du journal, Étienne Gernelle. Or, à la publication du bouquin, son conjoint, Christophe Labbé, un ancien enquêteur du Point, avait déjà rejoint Le Canard Enchaîné...
Dans Mediapart, Jean Stern - ex-chroniqueur sur le service public de France Inter, ancien chef d'édition à Libération, La Tribune, et l'un des fondateurs du magazine Gai Pied et collaborateur à Amnesty International - s'autorise ce parallèle avec un témoin suspect, sous couvert d'anonymat : "Je pourrais ainsi parler de X, ancien directeur d’un grand quotidien, dont la femme allait à la messe tous les matins. Cela faisait parfois ricaner dans les couloirs du journal, mais personne n’a jamais accusé cet homme d’être sous influence bigote." Car, toute laïcité mise à part, les Catholiques sont, par définition, des bigots, selon les trotskistes, internationalistes et révolutionnaires respectueux de l'islam, voire de la charia comme moyen de déstabilisation de la République ...laïque. 

"Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes" 

Les Dalton,
version 'socialistes exemplaires',
en représentation
Le renseignement aura mis moins d'une heure à être exploité politiquement"
, soulignent les anarchistes du Canard
, précisant que l'ancienne ministre du Budget avait fait de la lutte contre la consommation de cannabis un de ses thèmes de campagne des Régionales. 

Confirmant le bien-fondé des accusations du candidat Fillon, la présidente de la région Ile-de-France a été "frappée de stupeur" à la lecture de ce livre de journalistes libertaires. Stupéfaction "d'apprendre que j'ai été victime d'une tentative de déstabilisation politique savamment orchestrée avec la complicité d'un directeur de la préfecture de police, proche de Monsieur Valls, Premier ministre à l'époque, et d'un conseiller de Monsieur Bartolone, président de l'Assemblée nationale". 

"Messieurs Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes sur les faits relatés dans ce livre qui, s'ils sont avérés, déshonorent la politique et abîment la démocratie", ajoute-t-elle sur sa page Facebook.

La voiture volée de la ministre Touraine sentait le cannabis 


La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, a déclaré le vol de sa voiture dans la nuit du 30 au 31 août 2013. Or, la police peut être zélée quand une ministre socialiste se fait dépouiller et la Peugeot 407 de fonction a été retrouvée dans le 13e arrondissement de Paris, dès le lendemain.

Le Point nota toutefois que "le véhicule en stationnement avait été contrôlé quelques heures plus tôt, les clés sur le contact, sans chauffeur, mais avec deux jeunes passagers". Mais, interrogé à la suite du dépôt de la plainte, c'est la version du fils de la ministre qui intrigue les policiers. Celui-ci assure normalement remettre les clefs du véhicule dans la boite aux lettres de sa mère. Or, le fils, Gabriel Reveyrand de Menthon, raconte que "les voleurs" ont pu le suivre et s’emparer du trousseau. Bizarre.
"D'autant que les deux individus contrôlés à l'intérieur de la 407 avaient décliné de fausses identités aux forces de l'ordre" peut-on lire sur le site du Point. L'article assure aussi que de fortes odeurs de cannabis émanaient de la voiture au moment du contrôle. Mais l'enquête n'ira finalement pas plus loin...

Condamné à 3 ans ferme, le fils de Marisol Touraine incarcéré à La Santé
Robin des Bois ?

Le fils de la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a été incarcéré début septembre 2013 à la maison d'arrêt de La Santé à Paris, suite à sa condamnation, mi-mars, à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration.
Selon une source judiciaire, dont se flatte alors Le Parisien, Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans, fils de Marisol Touraine, a bien été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris, son complice étant lui condamné à deux ans et demi d'emprisonnement. En mai 2011, les deux jeunes hommes s'étaient introduits dans l'appartement d'une femme de 59 ans situé dans le XIIIe arrondissement de Paris, dans le même immeuble que celui qu'occupe Mme Reveyrand de Menthon-Touraine, redevable de l'ISF. Menaçant la victime d'une arme de poing factice, ils l'avaient alors contrainte de leur remettre sa carte bleue et à leur communiquer le code.

Gabriel Reveyrand de Menthon descendit alors dans la rue pour effectuer un retrait sur un distributeur de billets, mais n'y parvint pas du fait de l'erreur de la sexagénaire, sous le coup de l'émotion, et ne réussit qu'à se faire filmer par une caméra de surveillance de l'agence bancaire, ce qui permit son identification et son interpellation. La victime avait finalement  dû remettre aux deux agresseurs 990 euros en espèces qu'elle conservait chez elle, avant qu'ils ne prennent la fuite.

Passibles des Assises, les deux jeunes hommes ont finalement été jugés devant un tribunal correctionnel
, procédure dite de correctionnalisation qui nécessite l'accord de la victime et permet souvent de raccourcir les délais de jugement. Outre la peine d'emprisonnement, les deux agresseurs ont été condamnés solidairement à verser 3.000 euros à la victime au titre du préjudice moral, ainsi qu'à lui restituer les 990 euros.

L'
avocat de la victime, Me Emmanuel Raskin, révèle que, pour tout réconfort et dédommagement de ses agresseurs, la sexagénaire a reçu de Touraine une lettre de regrets. 
Contacté, l'entourage de la ministre a indiqué qu'elle ne souhaitait pas commenter cette "épreuve familiale". Un bon moment, sans doute, pour la victime...

jeudi 9 février 2017

Affaire Bettencourt: malgré sa "faute", la juge persécutrice de Sarkozy ne risque qu'une amende

Pour "violation du secret professionnel", la juge Prévost-Desprez n'encourt qu'une amende

L'avocat général Pierre Nalbert a requis une simple amende contre sa collègue, la magistrate Isabelle Prévost-Desprez. 

Prévost-Desprez, Elise Lucet,
même combat
Rejugée jeudi en appel devant la cour d'Appel de Bordeaux, pour "violation du secret professionnel" lors de son enquête sur l'affaire Bettencourt, Isabelle Prévost-Desprez n'écopera pas  d'une "condamnation" mais d'une simple amende de principe, dont l'avocat général représentant le gouvernement n'a pas même fixé  le montant...

En juin 2015, le procureur Pierre Aldigé avait requis une amende de 5.000 euros lors du procès en première instance.
La magistrate  avait été relaxée, mais le Parquet avait fait appel de ce jugement. Les harceleurs de Sarkozy ne devaient pas faire les frais de la maxime applicable au commun des mortels "dura lex, sed lex".

Dans son réquisitoire, Pierre Nalbert a demandé jeudi une "condamnation à une amende". 
Après avoir évoqué les 5.000 euros requis lors du premier procès, le représentant du ministère de la Justice et de Jean-Jacques Urvoas, s'en est cette fois remis à la décision de la Cour pour déterminer son montant.
Fuitage organisé:  des fuites, encore des fuites, toujours des fuites. Tout fout le camp, dans le respect de l'instruction, de la séparation des pouvoirs et de la déontologie professionnelle...
L'ex-juge de Nanterre est poursuivie pour la révélation à la presse, par voie de SMS, des détails d'une perquisition.

Effectuée au domicile de Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, le 1er septembre 2010, l'opération judiciaire avait été relatée le jour même dans Le Monde.

La proximité de la justice et de la presse est incriminée, d'une part, parce que la presse était tenue informée en temps réel et, d'autre part, parce que Jacques Follorou, un ami de la magistrate, est journaliste du journal officieux du PS, co-détenu par le milliardaire Pierre Bergé ('financeur' des campagnes de Ségolène Royal, puis de François Hollande, celui qui "n'aime pas les riches" ! ).
Le Monde ou BFMTV va-t-il nous citer les témoignages ""citoyens d'habitants de Troyes ou de Poitiers qui portent un jugement sans appel sur le fonctionnement éthique d'Isabelle Prévost-Desprez ?...

Dans ce dossier, "il faut entrer en voie de condamnation," a souligné P. Nalbert, dont les propos n'engagent que lui. Même qu' "il faut qu'une juridiction dise que Mme Prévost-Desprez a fauté", insiste-t-il, histoire de satisfaire les déontologues.

"Nous sommes convaincus de sa culpabilité", a-t-il martelé. 

Et d'ajouter même que l'ex-juge de Nanterre avait été "prise la main dans le sac".
"Il y a des éléments précis, datés, et même horodatés, qui mettent en cause Mme Prévost-Desprez", a-t-il confirmé, en allusion notamment à un SMS envoyé par la juge au journaliste du Monde à 9h13, en pleine perquisition.

En première instance, le jugement de relaxe n'évoquait que de simples "coïncidences troublantes", a rappelé P. Nalbert. "Moi, je dis qu'il y a une correspondance factuelle" entre les SMS envoyés au pseudo-journaliste d'investigation J. Follorou - intouchable et jouisseur de l'abattement fiscal de 8760 euros accordé à la caste des journalistes agressifs et donneurs de leçons - ( ci-contre) pendant la perquisition menée par son indic et sa divulgation "quasi instantanée", le même jour dans un article du Monde.

Rappelant "les explications embrouillées" de la magistrate sur ce point, Pierre Nalbert a dénoncé "un système - parisien peut-être -, un système qui veut que l'on utilise la presse pour éviter que l'on soit dessaisie d'un dossier". "Un système où l'on peut penser qu'un juge cherche à se protéger avec l'aide de la presse", a-t-il expliqué.


La cour d'Appel a mis son jugement en délibéré au 23 mars sur ce flagrant-délit, cette "faute" et cette "culpabilité".

samedi 16 janvier 2016

Humour au second degré: Valls s'emporte contre un invité d' "On n'est pas couché"

La diva de Matignon ne supporte pas la critique

Pas moins de 5 heures d'enregistrement pour 1h30 de diffusion

Des bisous, des bisous !
Pour la première fois un Premier ministre s'invite sur une émission de divertissement politique. Le locataire socialiste de Matignon n'est donc pas de l'avis de Nicolas Sarkozy ou Gérald Darmanin qui ne mettront jamais les pieds sur le plateau de Laurent Ruquier, apprenait-on en octobre dernier. Quelques jours plus tôt, c'est François Fillon qui affirmait boycotter le talk-show. A noter qu'il s'agira de la troisième participation à On n'est pas couché pour Manuel Valls. La dernière en date remonte à avril 2013 lorsqu'il était encore ministre de l'Intérieur. A l'époque, aucun clash n'était survenu avec Natacha Polony ou Aymeric Caron.

La réquisition du service public
par Manuel Valls et le temps détourné des tâches gouvernementale par le premier ministre et consacré à sa communication personnelle dans l'émission On n'est pas couché (ONPC) sur France 2 rappellent les heures les plus sombres de notre...  ORTF.  Menée par le laquais socialiste Laurent Ruquier, l'entretien a été tourné jeudi soir pour être diffusé samedi 16 janvier: il aura été calibré, coupé et monté selon les volontés du chef du gouvernement. Mais si ce décalage de trois jours a permis de mettre au point un produit aseptisé, il a aussi donné lieu au fuitage de quelques informations...
 
A en croire Télé 7 Jours, Manuel Valls s'est accroché avec le chroniqueur et humoriste Jérémy Ferrari, un protégé -version jujitsu- de Laurent Ruquier depuis 2010 dans l'émission d'humour On n'demande qu'à en rire, et lui aussi invité de France 2 pour ses thèmes de prédilection, le racisme, la xénophobie, la misogynie, l’extrémisme religieux et d'autres formes de discrimination, qui auraient dû convenir au contexte de terrorisme islamiste et à l'état d'urgence. Contactée par le Scan Télé du Figaro, la société de production de l'émission -co-produite par France Télévisions- a confirmé l'altercation.

Manuel Valls a perdu son sang-froid lors d'un échange sur le thème de la politique française en Afrique. Ce moment d'affrontement verbal a eu lieu à la fin de l'intervention-fleuve, plus de 90 minutes, de Manuel Valls. Le passage ne sera pas (totalement) coupé au montage.

Les deux chroniqueurs attitrés n'ont pas égratigné la rose à épines de Matignon 

L'agression verbale est la "raison sociale" de l'émission, sorte de jeu du cirque, avec ou sans mise à mort, selon qu'on appartient ou non à la tendance-maison: socialiste (critique, mais point trop), progressiste, libérée, homophile et vulgaire. Au total, soixante-huitarde demeurée, trente ans plus tard. Catherine Barma, la fille de... Claude est septuagénaire épargnée par l'âge légal de la retraite. Or, si les producteurs, C. Barma et L. Ruquier, mettent systématiquement leurs hôtes en situation d'infériorité face aux trois permanents, assistés d'invités choisis pour leur hostilité à l'invité(e), cette fois, les deux chroniqueurs se sont, dit-on, allongés comme des carpettes. 
Malgré un temps de parole abondant, les chroniqueurs habituels de Laurent Ruquier, Léa Salamé et Yann Moix, n'ont pas trouvé les questions dérangeantes qu'ils savent pourtant décocher sur des interlocuteurs moins puissants qu'ils prennent  chaque samedi pour leurs âmes damnées. Si bien que, mercredi 13 novembre, lors des questions au gouvernement, le député Les Républicains Jean-Charles Taugourdeau a épinglé le Premier ministre en lui reprochant "de ne pas servir la grandeur de l'engagement politique" en passant cinq heures sur le plateau de Laurent Ruquier. L'annonce avait été faite le matin même par France 2.

Manuel Valls n'a pas supporté d'être chahuté.
 
Quel doigté !
"C'est justement tout l'intérêt de l'émission. On est davantage dans une forme de sincérité. C'est un exercice non policé, sans langue de bois", s'est justifiée au Figaro la société de production. L'accrochage sera conservé au montage, assure le quotidien, lequel ne précise pas si la totalité est préservée... 

"Voilà qui devrait susciter encore davantage l'intérêt des téléspectateurs pour ce moment de télévision," lâchent les polémistes malsains de l'hebdomadaire Le Point,  qui fait monter la sauce en accusant l'opposition d'avoir "déjà décrié" l'opération - au risque de souligner, à l'inverse, le silence complice de la majorité présidentielle - et confirmant ainsi que le fuitage est orchestré, en sorte de faire plus d'audimat que ce que Valls serait susceptible de réaliser sur son seul nom.
"Manuel Valls chutent lourdement en janvier," titre le HuffPost. Selon un sondage YouGov, le locataire de Matignon a en effet perdu 5 points de confiance en janvier avec 27% d'opinions favorables... Pour TNS Sofres-One Point, Valls perd même 7 points par rapport à décembre.

A cette manipulation, répondons par le boycottage de l'émission.
Arte propose Pink Floys et LCP, pour ceux qui ne souhaitent pas changer de sujet, Centres commerciaux : la grande illusion.

 

mercredi 18 novembre 2015

État d'urgence: des députés PS veulent pouvoir maintenir le contrôle de la presse

La presse peut-elle être érigée hors état d'urgence ?  

Douze députés PS ont déposé un amendement pour rétablir la possibilité d'un contrôle médiatique pendant l'état d'urgence. 

Une possibilité de contrôle des media que   le gouvernement envisage de supprimer. Outre la prolongation de l'état d'urgence, de 12 jours à 3 mois, l'exécutif socialiste veut en modifier le régime juridique. Cinq députés LR s'y opposent.

Le président socialiste de la République veut prolonger l'état d'urgence et toiletter la loi de 1955 qui permet de l'instaurer, quelques jours après les attentats de Paris. Le chef de l'Etat souhaite pouvoir placer la France sous ce statut pendant 3 mois, contre 12 jours au maximum actuellement, sans l'accord du Parlement. 

Un "toilettage" pour pouvoir étendre sa durée, donc, tout en "renforçant l'efficacité de ses dispositions" et en "garantissant l'état de droit", selon Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, ce mercredi. Ainsi, le texte gouvernemental prévoyait-il d'exclure la presse ou  la radio dans le champ du contrôle parlementaire, même si le texte originel n'a jamais été utilisé. "Le contrôle de la presse, de la radio [...] est supprimé", a-t-il assuré. Une façon pour le gouvernement de renforcer le contre-pouvoir de la presse au prétexte de donner des garanties à l'opinion, en ménageant son aile gauche sur la protection des libertés publiques. Le projet de nouveau texte gouvernemental priverait les représentants du peuple du pouvoir de contrôle des media: la presse serait consacrée comme Etat dans l'Etat malgré l'état d'urgence. 

Rétablir le contrôle des media

En profitant pour mettre en cause l'Internet, les réseaux sociaux et les chaînes d'information en continu, L'Express tente de profiter de divergences entre députés socialistes. Alors que le projet de loi a été présenté, en urgence et sous la pression des événements, ce mercredi en conseil des ministres - il doit être voté jeudi à l'Assemblée nationale et vendredi au Sénat - certains élus PS ont déposé un amendement... pour rétablir le contrôle de la presse et de la radio.
Voyez le tweet explicite et radical d'un jeune journaliste au Monde, auteur de 'Anonymat sur Internet: comprendre pour protéger sa vie privée ', en 2013, alors qu'il était parallèlement étudiant à Sciences-Po Paris et travaillait pour le site d'information spécialisé dans les questions numériques OWNI et pourRue89:


Telegram, application utilisée par Daesh pour communiquer sans se faire repérer et service de communication le plus prisé des sympathisants et des combattants de l’organisation Etat islamique (EI) a annoncé, mercredi 18 novembre, la fermeture de soixante-dix-huit chaînes utilisées par les djihadistes pour communiquer, une première pour cette entreprise disponible à tous.
C’est la première fois que cette messagerie sécurisée s’attaque aussi frontalement à l’Etat islamique. Telegram déclare que ces blocages concernent des chaînes dans douze langues. Selon les constatations du Monde, toutes les chaînes officielles de l’EI ont été suspendues, notamment celles en langue française et en langue anglaise, ainsi que l’agence de presse de l’organisation terroriste. Laquelle s’employait dans la soirée à les rétablir.

Mais la presse se veut fiable et au-dessus des lois

L'amendement porte le numéro 41, et sera examiné dès ce mercredi soir. Il entend "rétablir en l'état une disposition de la loi relative à l'état d'urgence de 1955, qui ouvre la possibilité de contrôler toute publication lorsque l'état d'urgence est déclaré". 

Hollande e refuse à tirer les enseignements des erreurs du passé 

"Au moment des attentats de janvier 2015, des manquements  ont été constatés dans le traitement des attentats dans différentes publications, manquements qui ont pu mettre en danger nos concitoyens et les forces de l'ordre." Une allusion à la légèreté médiatique d'organes de presse en compétition dans la course à l'audience, notamment lorsqu'un commentateur de BFMTV a révélé que des otages d'Amedy Coulibaly étaient cachés dans une chambre froide de l'Hypercacher. "J'aurais dû fermer ma gueule" sur l'Hyper Cacher, a admis Dominique Rizet, spécialiste Police-Justice de la chaîne d'info en continu, toujours en poste à l'antenne... Ancien journaliste au SIRPA, le Service d'informations et de relations publiques des armées, Dominique Rizet avait pourtant révélé en direct l'existence d'une planque à l'intérieur de l'épicerie casher où était retranchée une femme. "Il y a une femme qui se serait cachée dès l'arrivée de cet homme, qui s'est réfugiée dans une chambre froide. Et qui serait à l'intérieur, à l'arrière de l'établissement", avait-il lâché à 14h58, avant de retenir l'information à l'antenne. Il y avait en réalité plusieurs personnes cachées à l'intérieur, à l'insu d'Amedy Coulibaly.
le 11 janvier, Hervé Béroud, directeur de l'information de la chaîne, avait ainsi défendu son journaliste, niant toute mise en danger des otages. Il avait rompu le sacro-saint "secret des sources" en dénonçant la source de Dominique Rizet, une personne du RAID qui, "lui avait dit que ces personnes-là n'étaient plus en danger".
Pour avoir diffusé ces fuites en janvier 2015, le journaliste a été condamné -ainsi que la chaîne- à 10.000 € d'amende, en juillet 2015.

PS/LR: des motivations qui s'additionnent

Dans leur volonté de conserver le contrôle des media, les députés socialistes sont rejoints par des députés du parti Les Républicains. Cinq d'entre eux ont déposé un amendement dans ce sens. "L'absence pure et simple de contrôle ou de limitation des libertés de publier ou de diffuser par les media, dans une période d'état d'urgence, ne peut pas [...] être acceptée", expliquent les députés. 
Leurs motivations s'ajoutent à celles de leurs collègues socialistes: "Personne n'ignore que les islamistes disposent en France de publications régulières ou de sites Internet, largement repris par les réseaux sociaux, qui contribuent par cette propagande, a maxima, au recrutement des djihadistes, et constituent a minima une incitation directe à menacer la sécurité et l'ordre publics". 
Les députés ont toutefois reculé devant l'inclusion des représentations théâtrales et cinématographiques dans le champ d'application de leurs contrôles.