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mardi 25 juin 2019

Nantes : Castaner saisit l'IGPN après une opération tragique de police

Castaner saisit l'IGPN après une opération de police controversée lors de la fête de la musique 

14 personnes sont tombées dans la Loire et une personne reste portée disparue


Dans la nuit de vendredi à samedi, la police est intervenue à Nantes à l'issue de la Fête de la musique, aux alentours de 4h30.
Selon les media locaux, la police a essuyé des jets de projectiles. Elle a répliqué avec des gaz lacrymogènes et une charge au cours de laquelle certains  participants sont tombés dans la Loire. "Effectivement, une partie du public, quatorze personnes pour l'instant, sont tombées à l'eau et nous sommes en train de vérifier que tout le monde a bien été récupéré par les pompiers", a déclaré lundi matin le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt, sur France Bleu Loire Océan.

Les forces de l'ordre venaient couper la musique
C'est au bout du quai Wilson que des gens sont tombés dans la Loire (photo d'illustration)
"Les forces de l'ordre interviennent toujours de manière proportionnée, a assuré le préfet. Mais face à des individus avinés, qui ont probablement pris de la drogue, il est difficile d'intervenir de façon rationnelle. Et les individus eux-mêmes étaient immaîtrisables", a-t-il insisté.

Selon le préfet, les forces de l'ordre sont intervenues parce que la musique, qui devait s'arrêter à 4 heures, avait été rallumée. "A 4h30, ils étaient en train de couper, ils n'avaient pas encore coupé, la police est arrivée, cela a négocié, cela s'est énervé sur le fait de couper ou pas. Il y a eu des échanges de coups et on ne sait pas qui est à l'origine du départ de l'échauffourée", a expliqué Samuel Raymond, coordinateur de l'association loi 1901 "Free Form" (Toulouse) qui intervient sur les rassemblements festifs locaux pour défendre, promouvoir et faire progresser la culture free party.

Le ministre de l'Intérieur admet que la police a pu faire du zèle


Castaner a en effet saisi l'inspection générale de la police nationale (IGPN) à la suite de cette intervention de police qui a conduit 14 personnes dans les eaux de la Loire. Le ministère de l'Intérieur confirme même qu'une personne - qui ne savait pas nager - est portée disparue depuis la soirée électro qui se déroulait dans la ville, sur un quai de la Loire.Steve n'a plus donné signe de vie depuis la nuit du 21 au 22 juin, où il participait à une soirée techno sur l'île de Nantes.

Les quatorze personnes se sont retrouvées à l'eau d
ans des circonstances encore floues,
avant d'être repêchées par les secours. Une enquête judiciaire a en parallèle été ouverte sur la noyade présumée de Steve Maia Canico, qui participait à la soirée techno à la pointe de l'île de Nantes.
Le procureur général Jean-François Thony explique que, dans la continuité de l'enquête en cours, "le procureur de la République de Nantes a décidé d'ouvrir, ce jour, une information judiciaire en recherche des causes de cette disparition", précisant que "les investigations se poursuivent désormais sous l'autorité d'un magistrat instructeur".

mercredi 25 octobre 2017

Disparition de Maëlys : le procureur dénonce des fuites dans l'enquête policiaire

Crise ouverte entre le procureur et les gendarmes

Les pressions de la presse dite d'investigation sont-elles en cause?

Le procureur de Grenoble accuse la gendarmerie 
d’être à l'origine des révélations dans la presse qui publie de nombreuses fuites dans le "secret des sources". 

Le procureur de Grenoble est ferme dans un entretien accordé à RTL. "La seule chose qui soit scandaleuse dans cette affaire, c’est les fuites permanentes. Tous les jours dans la presse il y a des éléments qui fuitent et qui peuvent nuire à l’enquête", c'est-à-dire à l'établissement de la vérité, gronde Jean-Yves Coquillat. 
"Les éléments communiqués, ne sont connus que des enquêteurs, de leur hiérarchie, et des juges. Que des journalistes soient avisés de ces éléments, cela ne peut être fait que par des gens qui pratiquent l’enquête ou qui sont au-dessus des enquêteurs", accuse le procureur.

Et le représentant du ministère de la Justice désigne clairement les responsables. 
"Ce sont les gendarmes qui ont l’enquête. Je suis obligé de déclencher une enquête dont je me serai bien passé, parce qu’une enquête dans l’enquête, ce n’est sûrement pas quelque chose qui va faciliter la résolution de cette affaire. Et j’ai très clairement le sentiment que l’affaire Grégory n’a pas servi de leçon à beaucoup de gens", se désole-t-il.

Quelles conséquences sur l’enquête ?

Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation"Cette crise entre le procureur et les gendarmes pourrait fragiliser des investigations qui sont déjà compliquées sur le terrain. En effet, Maëlys n’a toujours pas été retrouvée et les indices ne permettent pas de confondre le principal suspect.

"Un lien de confiance vient de se casser avec les gendarmes", commente Jean-Alphonse Richard, chef du service police-justice de RTL qui semble découvrir un phénomène nouveau. 
Le procureur désigne avec précision les responsables des fuites dans la presse : "la direction de la gendarmerie", ou encore "l’IRCGN", l’institut qui procède à toutes les analyses scientifiques et techniques.

En retour, le directeur général de la gendarmerie, dénonce "des accusations péremptoires et scandaleuses".
 
Résultat de recherche d'images pour "pasidupes.blogspot.presse d'investigation""On est déjà condamné avant même qu’il y ait une enquête", déplore en retour le directeur général de la gendarmerie, alors que va désormais peser sur lui une enquête pour "violation du secret de l’instruction". "La dernière guerre de ce type remonte à l’affaire Grégory, et avait débouché sur un fiasco judiciaire", conclut le commentateur. 

La police n'a donc rien retenu de ce gâchis et la presse continue  a faire de l'investigation facile en salle de rédaction, devant le téléphone.


jeudi 26 janvier 2017

Istres: un porte-char, un camion et un tractopelle de l'armée de l'Air ont disparu

Ce matériel volé à la base militaire d’Istres reste introuvable depuis douze jours

L'armée de l'Air a constaté le vol entre le 13 et le 17 janvier
Istres : un camion militaire volé mi-janvier reste introuvable

Les autorités militaires recherchent toujours les deux énormes engins et le mystère reste entier à Istres (Bouches-du-Rhône). Ce mega vol d'un camion de marque Renault Premium, équipé d’une remorque porte-char sur laquelle se trouvait un tractopelle Terex TL210 appartenait au 25e Régiment du Génie de l’Air basé à Istres a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier. Il ne sera constaté avant le 17.

Au moment des faits, le camion et la remorque étaient stationnés en dehors de la base aérienne 125.
Bien que ce convoi soit d’une taille particulièrement impressionnante avec plus de 10 mètres de long, le camion et l’engin de chantier n’ont toujours pas été retrouvés malgré l’enquête de la gendarmerie de l’Air.
 
Le rôle du Génie de l’Air est notamment la participation à la défense d'une base aérienne.

L'état d'urgence permet les vols mais ne facilite pas les recherches

La piste d'un trafic d'engins de chantier privilégiée. 
Le signalement de ce véhicule a été transmis à toutes les unités de police et de gendarmerie de l’Hexagone afin d’aider les enquêteurs à le retrouver, surtout dans le contexte d’attentats au camion-bélier commis l'an dernier, à Nice le 14 juillet - lorsqu'un camion conduit par un terroriste islamiste a fauché mortellement 86 personnes - et à Berlin le 19 décembre. Au point zéro des investigations, les autorités - et donc les enquêteurs de la gendarmerie de l’Air - se refusent à envisager la piste terroriste. En cette période de primaire socialiste, elles poussent en avant l'hypothèse d’un trafic d’engins de chantier à destination de l’étranger (le Mali ou la Syrie). L'Etat-PS n'écarte pas non plus l'idée un vol commis par des membres du... grand banditisme.
La base aérienne 125 a particulièrement sécurisée...
L’implantation historique, dès 1962, du centre d’essais en vol de Snecma sur la base aérienne d’Istres au centre de la direction générale de l’Armement (DGA), a permis le développement des moteurs de tous les avions de combat de Dassault Aviation (Mirage F1, Alphajet, Mirage 2000, Rafale) et dernièrement et jusqu’en 2012, celui du TP400 de l’A400M d’Airbus.
Au cours de l’exécution de l’actuelle Loi de Programmation Militaire (LPM), seulement 26 exemplaires du Rafale seront livrés aux forces aériennes françaises. Aussi, les marges de manoeuvre sont limitées pour l’armée de l’Air, qui a dû revoir ses plans. 

A la BA 125 d'Istres est basé l'escadron de défense sol-air 1/950 (Crau) qui est précisément "en dehors de la base aérienne 125", comme indiqué précédemment, sans autre détail...
Vu le manque d’indices qui permettraient de retracer la piste du véhicule, la gendarmerie de l’Air a demandé l’appui des policiers et des gendarmes de France en leur faisant parvenir le signalement des véhicules qui ont disparu. Face à un vol d’une telle ampleur, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est particulièrement humilié, mais la presse aux ordres n'a pourtant pas ébruité l'affaire.


En effet, le 25e régiment du génie de l'air reste en guerre
Depuis 2013 au Mali, dans le cadre de l'opération Serval : accompagnement et soutien des forces militaires françaises sur les pistes de Bamako, Mopti-Sévaré, Gao, Kidal et Tessalit; 2013-2014 - Centrafrique, dans le cadre de l'opération Sangaris : améliorations sur la piste et les parkings de l’aéroport international de Bangui et aménagements du camp militaire de M'Poko (intégré à l'aéroport);en 2014 au Tchad, dans le cadre de l'opération Épervier (devenue opération Barkhane le 1er août 2014): travaux d'extension de la zone militaire de l'aéroport de N'Djamena;2014 au Niger, dans le cadre de l'opération Barkhane, agrandissement de la zone militaire de l'aéroport international de Niamey; réfection et extension, à partir du 5 novembre 2014, de la piste de Madama pour permettre le poser d'avions de transport tactique. Différentes unités du génie sont chargées de la piste et de l'édification de la base, dont le 25e RGA. La fin des travaux est prévue pour le printemps 2015, puis reportée au 1er juillet 2015.


Super Le Drian a ordonné une enquête de commandement auprès de l'Inspection générale des Armées, dans le but d'identifier d'éventuels dysfonctionnements ou risques pouvant peser sur le fonctionnement des armées. L'Inspection est composée de généraux des trois armées (Terre, Air, Marine), de la Gendarmerie nationale et de la Direction générale de l'armement.

Or, la base aérienne d'Istres accumule les négligences

pamas-20160925Après le vol d’explosifs, commis en juillet 2015, dans le dépôt de Miramas, tout proche, dans la nuit du 20 au 21 septembre, des armes ont été dérobées  sur la base aérienne 125 d’Istres. Le vol aurait "essentiellement" concerné des "armes de poing", mais, a priori, aucun munition n’aurait été dérobée. 

La piste terroriste n'était évidemment pas envisagée, mais aucune avancée de l'enquête n'est plus signalée.

samedi 12 septembre 2015

EELV se tourne vers le Front de gauche, malgré l'appel de Hollande à l'union

Les militants écologistes en ont soupé de Hollande et les autres

"La dispersion, c'est la disparition", mettait en garde François Hollande lundi 

Appelés à voter ce samedi, les militants EELV du Nord-Pas-de-Calais-Picardie lui ont fourni la réponse du berger à la bergère. La base a massivement décidé  de partir à la bataille avec le Parti de gauche (à 74,46%) aux régionales de décembre prochain. 

Une rupture aussi attendue que fracassante. 
Soutenu par la chef de file EELV dans la région, Sandrine Rousseau, ce choix de tourner le dos au PS en dépit du risque FN aggrave encore un peu plus la crise traversée par EELV. 

Vers une nouvelle vague de démissions à EELV ?

Après celles fin août de François de Rugy et Jean-Vincent Placé, Christophe Rossignol, membre du conseil fédéral, a claqué la porte sitôt le résultat connu. 

La coprésidente du groupe EELV à l'Assemblée, Barbara Pompili, pourrait faire de même. Elle avait notamment affirmé vouloir connaître la décision des militants de Nord-Pas-de-Calais-Picardie avant de trancher sur son avenir au sein du parti. "Il y a des responsables importants qui sont en profond désaccord avec cette stratégie [d'alliance avec le Parti de gauche] et qui pourraient s'exprimer", confirma François de Rugy, sans vouloir en dire plus. 

"Il y a clairement deux lignes qui se dégagent"
"Évidemment qu'il va y avoir des démissions, mais pour certains le résultat de cette AG n'est qu'un prétexte", juge Alexis Braud, proche de Cécile Duflot. "Ils ne partent pas parce qu'on s'allie avec le PG, mais parce qu'ils jugent qu'il faut se ranger derrière le PS pour faire battre le FN, or cette stratégie n'a jamais empêchée le FN de multiplier ses scores", poursuit le Sarthois.
 
Ce vote ravive un peu plus les divisions  
Sur Twitter, le député de Paris, Denis Baupin a déploré un "choix suicidaire", tandis que Marine Tondelier, proche de Cécile Duflot et tête de liste dans le Pas-de-Calais, multipliait les smileys à l'annonce du résultat. 

"Il y a une forme de clarification qui s'opère, il y a clairement deux lignes qui se dégagent", souligne François de Rugy. Elles auront l'occasion de s'affronter à nouveau mardi. Ce jour-là, la réunion des députés écologistes de l'Assemblée risque de sonner la fin du groupe EELV, malgré l'appel des deux coprésidents actuels, Pompili et de Rugy, à trouver un "modus vivendi" en partageant la coprésidence et le temps de parole. 

"C'est la vie, juge, philosophe, un membre du conseil fédéral du parti. Il vaut mieux ne plus avoir de groupe plutôt qu'un faux groupe avec des gens d'accord sur rien.

Christophe Rossignol claque la porte 

Et une nouvelle démission, une ! Christophe Rossignol, ancien membre de la direction et actuel membre du conseil fédéral d'EELV, a envoyé sa lettre de démission, sitôt le résultat de l'AG des militants du Nord-Pas-de-Calais-Picardie connu. 

Son départ surprendra peu de militants écologistes, puisque qu'il est un proche de Jean-Vincent Placé avec qui il défend un retour des Verts au gouvernement. Mais sa missive est très sévère vis à vis du parti. "Partir, écrit celui qui a adhéré chez les Verts il y a 17 ans, c'est un déchirement mais aussi un devoir". "Je ne comprends plus mon parti, poursuit-il. EELV s'est refermée. (...) La lente agonie d'EELV s'est accélérée avec le départ du gouvernement. (...) 

Et aujourd'hui en Nord-Pas de Calais-Picardie, demain sans doute en PACA, deux régions où le FN peut gagner, quelques dizaines d'adhérents ont décidé de mettre en place une stratégie mortifère de désunion qui risque pour des millions de personnes de se transformer en tragédie. (...) Cette décision est insupportable". 

Que reStera-t-il des couples écolos dans la vie, éclatés en politique ?

Denis Baupin a épousé Emmanuel Cosse et Christophe Rossignol, Barbara Pompili qui tarde à suivre son mari.
Actuellement conseiller régional de la région Centre, Christophe Rossignol était numéro quatre à Paris sur la liste menée par la secrétaire nationale Emmanuelle Cosse en décembre prochain.

dimanche 16 août 2015

Alerte: enlèvement d'enfant à Rennes

Déclenchement d'une alerte à la disparition d’un petit garçon

Le ministère de l’Intérieur a lancé une alerte pour retrouver la victime 

L'opération a été déclenchée ce dimanche matin après la disparition du petit garçon de quatre ans survenue samedi à Rennes (Ille-et-Vilaine). 
Prénommé Rifki, le garçonnet d'origine comorienne a été enlevé samedi vers 14h, place de la mairie à Rennes, selon les autorités. "Il a la peau noire, et les cheveux courts. Il est vêtu d'un pantalon, d'un tee-shirt et d'un blouson, l'ensemble de couleur noire et chaussé de baskets rouges et blanches. Il a une casquette avec une tête de mort. Signe particulier : excroissance sur l'oreille droite", d'après le communiqué du ministère de l'Intérieur.

Un suspect prénommé Ahmed

Le ministère de l'Intérieur a déclenché cette alerte parce qu'il dispose d'éléments lui permettant de croire que le kidnapping du jeune garçon est avéré. De fait, le communiqué des autorités précise qu'un suspect est également activement recherché.
"Le suspect, un certain Ahmed, est de couleur noire, 25 ans environ, 1,70m, corpulence mince, avec les cheveux en crête, vêtu d'un jean avec un dessin de lion sur la poche arrière et la jambe gauche, et d'un blouson marron à manches courtes", toujours selon le communiqué.

Une opération déclenchée 14 fois en dix ans
Comme il est de rigueur dans ce genre d'affaire, les forces de l'ordre incitent les personnes qui auraient des informations à ne pas agir elles-mêmes. 
"Si vous localisez l'enfant ou le suspect, n'intervenez pas vous-mêmes. Appelez immédiatement le 0800.358.335 ou envoyez un courriel à alerte.enlevement@interieur.gouv.fr".

Mis en place en 2006, le dispositif "alerte enlèvement" est déclenché quand il ne s’agit pas d’une simple disparition. 
Depuis sa création, il a été enclenché à 14 reprises (13 en France métropolitaine et une fois sur l’île de la Réunion). A chaque fois, les enfants concernés ont été retrouvés sains et saufs.