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mardi 25 juillet 2017

Baisse des aides au logement : l'ex-ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, se décharge sur Gérald Darmanin

Cosse n'assume pas et charge Darmanin

La politique de coupes budgétaires de Macron ne frappe pas seulement les Armées 

Suite à la confirmation par Matignon de son intention de réduire les APL, aides (sociales) au logement pour tous les bénéficiaires, samedi 22 juillet, Emmanuelle Cosse (ex-EELV), l'ancienne ministre du Logement, est montée au créneau.
Le président Macron a choisi de diminuer toutes les aides au logement, sans distinction de bénéficiaires, dès la rentrée prochaine. Matignon a confirmé que les APL (Aides personnalisées au logement) seront baissées de 5 euros par mois dès le 1er octobre 2017. La mesure - qui concernait les 800.000 étudiants qui y ont le droit - sera même étendue aux autres allocations logement que sont l'allocation de logement familiale (ALF) et l'allocation de logement sociale (ALS). 

L’ancienne ministre du Logement Emmanuelle Cosse a vivement critiquée la décision prise par le gouvernement d’Edouard Philippe.

"Je suis scandalisée," assure-t-elle. La ministre du logement s’est montrée très sévère à l’égard de cette baisse de 5 euros des APL. "Je suis scandalisée par cette mesure parce que les APL bénéficient à des personnes qui ont des faibles revenus (…) C’est une restriction très importante qui va fragiliser ces personnes qui reçoivent des aides pour payer leur loyer", dénonce-t-elle.
"Je ne vous cache pas qu’en tant qu’ancienne ministre du Logement, je suis scandalisée que la première grande mesure sur le logement du gouvernement d’Edouard Philippe, ce soit de baisser les APL et de toucher les plus pauvres", poursuit-elle.

L'ex-ministre de Hollande charge Darmanin

Cette baisse avait été "actée par François Hollande et intégrée dans les calculs budgétaires sans que la mesure ait été mise en place" (le temps des campagnes des primaires et des présidentielles n'étant pas propice), précise Matignon pour justifier cette nouvelle coupe budgétaire. 

Un rappel qu'a déjà fait valoir Gérald Darmanin lors de son audition par la commission des Finances de l’Assemblée Nationale le 12 juillet dernier : "La baisse des APL a été votée par la précédente majorité mais n’a jamais été mise en place. Nous prendrons les mesures votées par le Parlement." 

"Il raconte n’importe quoi et ça suffit que Monsieur Darmanin essaye toujours de trouver des cache-sexes pour défendre des mesures d’économies", accuse Emmanuelle Cosse. 
VOIR et ENTENDRE
 l'ancien patronne d'Europe Ecologie-les Verts charger les juppéistes du gouvernement Philippe, singulièrement Gérald Darmanin  : 

Contrairement à ce qu’affirme Gérald Darmanin, un décret réformant les APL est paru le 16 octobre 2016 au Journal Officiel. Il disposait que les nouveaux allocataires se verraient appliquer cette mesure de non-versement de l'APL à partir du moment où leur patrimoine financier, mobilier et immobilier (hors résidence principale) dépassait 30.000 euros. A contrario, les allocations des anciens bénéficiaires devaient attendre un nouveau calcul nécessitant une déclaration de patrimoine.

"Il y a eu des mesures d’économies, qui ont été prises par le gouvernement dans lequel j’étais et qui concernaient des personnes avec des patrimoines très élevés mais en aucun cas il ne s’agissait d’une baisse massive des APL", se défend Emmanuel Cosse, destinatrice d'une lettre-cadre de Manuel Valls visant les APL. Courant 2016, François Hollande avait bien engagé une réforme des aides au logement pour qu’elle frappe les classes moyennes et supérieures.

"Maintenant ça suffit ! Que le gouvernement d’Edouard Philippe et le ministre Gérald Darmanin assument leur baisse des APL et qu’ils assument que leur politique n’est pas une politique d’aide au logement, contrairement à ce que racontait le président de la République pendant la campagne", dénonce l’ancienne ministre.

Les APL coûtent 18,5 milliards d'€, soit 3 fois le budget du ministère de la Justice.

APL : vive réaction d'une députée LREM contre la "corporation des étudiants"

Les étudiants n'ont pas la cote dans le parti du président

Alors que les Français ont misé sur la jeunesse du président, les mesures de Macron rompent avec la priorité de Hollande aux jeunes


Un mythe parmi d'autres
La députée de l'Eure  Claire O'Petit (La République en Marche, parti du président), s'est emportée contre les étudiants qui protestent contre la baisse de 5€ des APL. 
Son manque de qualification a conduit cette commerçante retraitée à occuper de nombreux emplois différents depuis l'âge de 17 ans : vendeuse de chaussures sur les Champs-Élysées, toiletteuse, ambulancière, VRP, patronne d'une boutique de lingerie, démonstratrice de robots de cuisine...

Ex-présidente d'un collectif de commerçants et d'artisans, le tribunal de commerce de Bobigny l'a condamnée le 2 novembre 2016 à "une interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale [...] pour une durée de cinq ans", le tribunal la jugeant coupable de fautes de gestion ayant contribué à la liquidation de la SARL ADCP. Elle a fait appel de ce jugement.

Au plan politique, en 2000, Claire O'Petit était élue municipale socialiste à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Elle démissionna au bout de six mois à la suite de l'accord passé entre le PS avec les communistes.
Elle adhéra ensuite à l'UDF et au MoDem (2007-2015) à Saint-Denis. Qui sait si, dans cinq ans, elle ne sera pas au FN. Ou dans six mois.

La retraitée demande aux étudiants "d'arrêter de pleurer"


"Les étudiants qui touchent les APL touchent aussi une bourse normalement, et c'est très bien", a ajouté Claire O'Petit, comme pour mieux faire passer son message. Mais les étudiants qui perçoivent les APL ne sont pas nécessairement boursiers. 

Le plus important pour elle, c'est que la "corporation" des étudiants participe à l'effort collectif pour redresser le pays et éponger la dette. "C'est ou ça, ou on augmente les impôts", a-t-elle aussi prévenu.

Les étudiants s'accrochent à ces 5€ d'APL.
Résultat de recherche d'images pour "APL"Ils sont 800.000 à bénéficier de cette aide, parfois la seule à laquelle ils ont droit, si on ne prend pas en compte les gros avantages attachés à la carte d'étudiant : des réductions dans les transports collectifs (50% à Lyon ou voyager toute l'année pour seulement 100 euros, pour les moins de 26 ans), ainsi qu'à la SNCF pour les élèves, les étudiants et les apprentis et sur certains logiciels souvent onéreux et sur les photocopies et de nombreux sites internet recensent les enseignes signalant aux étudiants des tarifs réduits (www.tarif-etudiant.com ou www.bons-plans-etudiant.fr, etc), les entrées à tarifs réduits dans les théâtres, les cinémas, les musées et les salles de sport, un sandwich supplémentaire dans certaines enseignes de fast-food, tout cela sans réelle obligation de réussite aux examens.

Le gouvernement a annoncé une baisse nette de 5€ pour tous dès la rentrée prochaine. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin APL"
De nombreux syndicats étudiants ont d'ores et déjà appelé à la mobilisation. Pourtant, dans la majorité, cette baisse est perçue comme nécessaire et quasiment indolore. 

Valls, alors Premier ministre, l'avait déjà inscrite dans ses projets. Une lettre de cadrage, préparée par Christian Eckert alors en charge du Budget , datée du 25 juillet 2016 et adressée à Emmanuelle Cosse (ex-EELV), alors ministre du Logement, opportunément arrivée entre les mains de BFMTV qui l'a publiée, détaille, entre autres, les ambitions du gouvernement pour faire des économies.
Ainsi, la députée Claire O'Petit, connue pour ses nombreuses polémiques - elle avait notamment décrit les enseignants habillés de "jeans dégueulasses" et aux "cheveux pas possibles" dans les Grandes Gueules de RMC - s'agace d'entendre les étudiants protester. 
"Faites bien le calcul quand vous êtes étudiant. C'est quand même aussi avec nos impôts, faut pas l'oublier, a-t-elle lancé. Il y a les transports moins chers, il y a la carte étudiant, il y a l'APL, il y a les bourses. Ça ne suffit pas, vous avez beaucoup d'étudiants qui sont obligés de travailler encore, c'est vrai. Mais bon sang, regardez un petit peu ailleurs ! Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer pour 5 euros... Qu'est-ce que vous allez faire de votre vie ?" a déclaré au Huffington Post cette 'self-made woman' comme les aime le banquier Macron.
Résultat de recherche d'images pour "APL"L'aide personnalisée au logement (APL) s'élève en moyenne à 225 euros par mois. 
Le versement de cette aide représentait un chèque de 20 milliards d'euros pour la solidarité nationale des contribuables, l'année dernière. 
Une baisse de 5 euros par mois et par ménage représenterait une économie mensuelle de 32,5 millions d'euros, soit plus de 350 millions d'euros sur une année pleine.



Le 2 novembre 2016, Claire O'Petit fut condamnée par le tribunal de Commerce de Bobigny à "une interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale [...] pour une durée de cinq ans" le tribunal la jugeant coupable de fautes de gestion ayant contribué à la liquidation de la SARL ADCP. 

Delevoye a sélectionné une condamnée en appel. Le président trentenaire a validé la candidature de cette femme de 68 ans et les électeurs de la REM l'ont jugée apte à 'gérer' la législation de la France.

dimanche 7 mai 2017

Expulsé de son logement, un retraité met fin à ses jours en région parisienne

Un retraité des Yvelines se suicide à la suite de son expulsion de son logement

Le retraité de 65 ans ne pouvait plus payer son loyer

Il n'a pas supporté de se faire expulser de son logement situé au Pecq, une commune proche de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Il a mis fin à ses jours la semaine dernière. 

Dans le bar-tabac au bout de la rue où a vécu Jeff pendant plus de 40 ans, les clients affichent un visage grave. "Il jouait au PMU et au loto de temps en temps. Il avait sa petite vie d'amitiés ici", confie Rose-Anne, la patronne du bar, qui décrit une personne "gentille et sympathique". 

Emporté dans une spirale de factures impayées depuis plusieurs mois 

Résultat de recherche d'images pour "expulsion logement"Le retraité a été expulsé fin mars, apprend-on en mai. C'est l'un de ses amis qui l'a découvert pendu dans la cave où il avait trouvé refuge. "Je voyais l'issue fatale (...) Je pensais qu'il allait mourir de froid ou d'alcoolisme", explique-t-il. Mais personne dans le quartier n'imaginait une telle issue à sa détresse.

Sur le comptoir du bar-tabac, Rose-Anne a installé une urne pour collecter des fonds qui serviront à financer les obsèques de Jeff.

Difficile à vivre pour une ministre  - sociale et exemplaire - du Logement et de l'Habitat durable (ironie du terme, dans ce douloureux contexte ! ) de Hollande comme Emmanuelle Cosse, ex-vice-présidente EELV du Conseil régional d'Ile-de-France chargée ...du Logement de mars 2010 à décembre 2015, auprès de Jean-Paul Huchon, PS) et membre du "Parti écologiste" ?

lundi 6 mars 2017

Affaire Denis Baupin : le classement sans suite de l'enquête provoque l'indignation d'une première harcelée

Une victime dénonce le classement sans suite de l'enquête pour agressions sexuelles et harcèlement

L'enquête visait Monsieur Cosse, époux de membre des gouvernements Valls et Cazeneuve

Résultat de recherche d'images pour "denis baupin"

Les agressions sexuelles et harcèlement du député Denis Baupin ont été classés sans suite, au motif que les faits sont prescrits.
Il n'y aura pas de procès Baupin. Le parquet de Paris en a décidé ainsi, ce lundi 6 mars, car Baupin est député EELV (Europe Écologie Les Verts) de la 10e circonscription de Paris (13e et 14e arrondissements): pourquoi avoir ouvert une enquête sachant que la rescription des faits  y mettrait un terme ?Ce khmer vert qui a fait de la capitale un cauchemar pour les automobilistes fut un temps le compagnon de Mireille Ferri, ancienne vice-présidente du Conseil régional d'Ile-de-France (ci-contre à gauche), puis de Pauline Véron, ci-dessus à droite), adjointe à la maire de Paris, dont il a un fils, et aussi deux enfants d'Emmanuelle Cosse (photo 1). Un prédateur sexuel ?

Résultat de recherche d'images pour "denis baupin  rouge a levres"
Ouverte le 10 mai 2016 après les accusations d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel visant le député écologiste Denis Baupin, l’enquête a été classée sans suite "pour prescription". Le procureur de la République souligne pourtant que certains faits étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement". Denis Baupin par l'intermédiaire de son avocat dit regretter la prescription de certains faits, ce qui constitue "une entrave au rétablissement de la vérité". 

Elen Debost, adjointe à la mairie du Mans, le 9 mai 2016L'enquête avait été ouverte après les révélations dans deux media de huit femmes, quatre anonymes et quatre élues écologistes, qui dénonçaient les obsessions de Denis Baupin.

Parmi elles, Elen Debost (ci-contre à gauche), adjointe au sénateur-maire PS du Mans (soutien du candidat de En Marche! Emmanuel Macron) et militante écologiste, qui avait été l'une des premières à dénoncer publiquement les agissements du député, en révélant avoir reçu une centaine de SMS à caractère sexuel de la part de Denis Baupin.
Isabelle Attard
"
On était préparé à cette décision. Les mots choisis par le parquet sont assez intéressants. Le procureur explique que les faits sont prescrits mais qu’ils étaient susceptibles d’être qualifiés pénalement. Si on s’était réveillé maintenant et non il y a un an; si on portait plainte aujourd’hui, ces délais ne tiendraient pas", explique-t-elle au site 20minutes.fr. 
La question est plutôt de savoir pourquoi les quatre dames ne se sont pas "réveillées" plus tôt...

Résultat de recherche d'images pour "isabelle attard baupin""On a pu faire parler d’autres femmes, c’est ça qui est important," se satisfait l'une des plaignantes
"L’autre point important, note Elen Debost, c’est que dans ce communiqué, le doute n’est pas porté sur la parole des victimes. Evidemment, je ne peux que regretter que ça n’aille pas plus loin, mais en un an j’ai le sentiment qu’il s’est passé des choses. On a pu faire parler d’autres femmes, c’est ça qui est important."
Résultat de recherche d'images pour "isabelle attard baupin"
Désabusée sur Twitter, Sandrine Rousseau, économiste, enseignante-chercheuse à l'université Lille-I et porte-parole puis secrétaire nationale adjointe du parti Europe Écologie Les Verts et signataire du Manifeste d'économistes atterrés (ci-contre, à gauche),
qui avait déposé plainte aux côtés d'Isabelle Attard (députée EELV du Calvados, co-présidente jusqu'en janvier 2015 du parti Nouvelle Donne lancé en novembre 2013 par Pierre Larrouturou), d'Elen Debost et Véronique Haché-Aguilar (directrice d'Autolib, à Paris, ci-contre à droite), a réagi.
"Denis Baupin s'en sort aujourd'hui par prescription et uniquement par prescription".

vendredi 4 novembre 2016

600 policiers mobilisés à déplacer les 3.000 clandestins de Paris-Est

82 autobus participent à l'évacuation du campement du Nord-Est de Paris

Hollande a lancé la "bataille" de Stalingrad contre les milliers de clandestins récidivistes 


Les trottoirs entre les stations Jaurès et Stalingrad du métro aérien sont actuellement dégagés par le gouvernement Valls. 
L'opération d'éradication du plus grand bidonville de France (depuis la dispersion des immigrés clandestins de Calais) a commencé dans le calme vendredi matin, avec le concours d'associations, assure la presse. C'est environ la 30e évacuation menée à Paris depuis un peu plus d'un an par les pouvoirs publics.
Évacué à plusieurs reprises, avec notamment deux évacuations record ces derniers mois, le 26 juillet (près de 2.500 mises à l'abri) et le 16 septembre (près de 2.100), le campement de Soudanais, Afghans et Érythréens s'était reconstitué rapidement - sans cesse alimenté par des arrivées depuis la Méditerranée et des aller-retours entre la capitale et Calais - au cours des dernières semaines, disséminé sur plusieurs centaines de mètres,  près du canal Saint-Martin et surtout sur le terre plein de l'avenue de Flandres. Il y a quelques jours, "une cinquantaine de cas suspects de varicelle" avaient été signalés selon la préfecture.
Avec la collaboration d'Emmaüs

Plusieurs centaines d'Afghans ont été triés et regroupés peu avant 06h00, leur paquetage à la main, derrière un cordon de gendarmes, quai de Jemmapes, dans leur partie du campement. 
Des bus scolaires doivent ensuite les emmener dans la matinée vers des centres d'hébergement (CAO) en Ile-de-France. 



La ministre du Logement s'arrange avec la réalité


"On emmène les gens où ? A Paris ou en province ?" s'inquiète Abderrahmane, 19 ans, Guinéen.
"
Je n'ai aucune idée de où on va. A Paris, à côté, ça me va. L'important pour moi, c'est d'avoir des papiers. Ca fait un mois que j'étais ici dans une tente, c'est bien de partir", explique Khalid, 28 ans. C'est dire aussi que les voeux des "réfugiés" ne sont nullement pris en compte, malgré les déclarations gouvernementales devant les media.
Les policiers portent des masques sanitaires...
Sur place, la ministre du Logement a dû avouer que la presse diffuse des chiffres a minima. En réalité, l'évacuation concerne "entre 3.000 et 3.500 migrants", a-t-elle déclaré. 

Emmanuelle Cosse n'a pas hésité à affirmer : "On a les places pour héberger tout le monde (...) Ca se passe bien; il y a peu de familles", a-t-elle précisé.

Or, en vérité, les 74 CAO de la région ne sont pourtant pas tous en capacité d'accueillir les migrants en situation irrégulière. Dans l'attente que les centres spécifiques annoncés soient opérationnels, des gymnases sont réquisitionnés et "privatisés" pour les "mettre à l'abri".


Le ministère de l'Intérieur est visiblement mieux informé que Cosse
"On estime à peu près 3.800 personnes présentes sur l'ensemble du campement (...) Si tout se passe bien, on espère avoir terminé en début d'après midi", a  précisé le directeur de cabinet du préfet d'Ile-de-France, Patrick Vieillescazes. 
Aux alentours de 08h00, environ un millier de "personnes" avaient déjà 
 été évacuées, selon lui.

Une dizaine de gymnases a été mobilisée sur l'ensemble de l'Ile-de-France
, soit environ 2.000 places (gymnases et hébergements temporaires) sur les 3.800 déplacés, dont 270 places en gymnases à Paris. "Les premiers gymnases vont être libérés dès lundi", a assuré P. Vieillescazes. Rentrée scolaire, mercredi, oblige.
"On avait 2.855 places disponibles; on en cherche à l'heure qu'il est". Le problème sera résolu par la fuite de migrants...

Le pouvoir socialiste compte pouvoir déplacer 2.500 personnes dans la journée.
Ce soir, à Stalingrad, ils seront encore 1.300.




samedi 29 octobre 2016

Afflux de clandestins de Calais dans le 'triangle des migrants' du nord parisien

Hollande veut empêcher la création d'une "Jungle de Paris"

Des réfugiés sur des couchages de fortune entre Stalingrad et Jaurès en septembre.
Jungle de Paris, entre Stalingrad et Jaurès


Depuis plusieurs jours, les tentes igloo se multiplient, au moment où, à 300 kilomètres de Paris, à Calais, les clandestins sont triés et ventilés et où la 'jungle' est démantelée.
Avenue de Flandre (Paris 19e), place Jean-Jaurès (à la limite des 10ee et 19), place Stalingrad (10e et 19e), les files devant les marmites des distributions de repas s’étirent de plus en plus: les squatteurs des trottoirs sous les lignes de métro aérien sont trois fois plus nombreux qu'il y a trois mois. "Il y a trois jours, on distribuait 700 à 800 repas. Aujourd’hui, on est à plus de mille. Je ne sais pas comment on va faire", confie Charles Drane, un coordinateur de l’ONG confessionnelle Adventist Development and Relief Agency (Adra, Eglise adventiste du septième jour, des chrétiens favorables à la séparation des Églises et de l'État et au dialogue interreligieux) qui distribue des repas le midi sur l’avenue de Flandre, à l'Est de Paris, en bordure des communes d'Aubervilliers, de Pantin, des Lilas et du Pré-Saint-Gervais, du 20e arrondissement au sud et des 10e et 18e arrondissements à l'Ouest. Mais pourquoi ces étrangers arrivent-ils tous là, spontanément ? Ces communes sont communistes (Aubervilliers) ou PS (Pantin, Les Lilas, Pré-Saint-Gervais, Paris 10e et 20e).

"Il n’y a pas d’arrivée massive de Calais sur Paris", nie la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse
L'épouse de Denis Baupin et ex-EELV l’a assuré vendredi sur la chaîne Public Sénat. Même son de cloche du côté du préfet de la région Ile-de-France, Jean-François Carenco, qui affirme que "des contrôles ont été mis en place, sur les routes, sur les voies ferrées, et rien n’indique à ce stade qu’il y ait un afflux de migrants venus de Calais". Les associations mentiraient-elles ? Et les riverains ?

"Beaucoup de migrants vont à Paris" en bus, par train ou en voiture, affirme au contraire une source de la police aux frontières du Nord : "Certains sont récupérés directement par des voitures venues de Paris", révèle cette source, suggérant que des militants d'extrême gauche servent de passeurs entre les contrôles policiers. Difficile de dire d’où ils viennent mais une chose est sûre : ça grandit de manière inquiétante. Et il y a désormais des familles avec des enfants, parfois de quelques mois", souligne Violette Baranda, élue du XIXe arrondissement qui visite régulièrement ce "triangle des migrants" du nord parisien.
Certains ont replié leurs tentes vendredi matin en voyant arriver des cars de CRS. Il s'agissait d'une opération "de contrôle" de la situation administrative des occupants et de l'état sanitaire du campement, et non d'une évacuation avec "mises à l'abri".parisien. Le démantèlement de Calais est-il le succès que le gouvernement et sa presse présentent s'il ne règle pas tout ?Soudanais, Somaliens, Ethiopiens, Erythréens, Syriens, Libyens, Afghans... "Il y a tous les malheurs du monde ici", sourit Ibrahim Zakaria, originaire du Darfour soudanais. A l'arrière d'une tente, on peut lire: "No place like home" (rien de mieux que sa maison).
Entre deux et trois mille migrants sont en dehors du bidonville de Calais et des CAO (centres d’accueil et d’orientation), estime un collectif d’associations (Auberge des migrants, Utopia 56, Cabane juridique, Médecins du monde), quoi qu'en disent la ministre et le préfet du gouvernement. "Nous n’avons pas d’informations précises sur le nombre de migrants présents à Paris. Mais il est évident que certains ont rejoint la capitale", explique à Libération un bénévole de l’association Utopia 56. Mathilde Bourdon Lamraoui, administratrice de l’association KÂLÎ, qui vient en aide aux femmes "exilées" sans titre de séjour en région parisienne, confirme un nombre "important" de réfractaires aux CAO qui ont fuit les ramassages de la jungle ces derniers jours. "Ce qui complique les choses, c’est que leurs démarches administratives ont été entamées à Calais et pas à Paris", prétend-elle pour masquer leur statut d'illégaux. 

Une situation qui les rend d’autant plus vulnérables lors d’opérations de rafles. Ainsi, une trentaine de clandestins a été emmenée par les forces de l’ordre. La préfecture de police s’est refusée à tout commentaire. Dans un souci de dialogue et de transparence !

Les migrants refusent d'évoquer ces arrivées depuis la jungle ces derniers jours. Le gouvernement l'a donc belle de profiter de la solidarité entre migrants pour faire dire à la presse que le 'triangle des migrants' ne s'étend pas.

Les tentes, isolées à la hâte avec des bâches ou des couvertures de survie, s’entassent désormais sur plus de 700 mètres sur le terre-plein de l’avenue de Flandre, du linge sèche sur des fils tendus entre deux arbres, on discute sur une chaise de bureau à roulettes ou un fauteuil défoncé. Sous le métro aérien place Stalingrad, une grande partie de l’espace a été grillagée après une évacuation policière mi-septembre. Mais le moindre bout de trottoir accessible est recouvert de dizaines de tentes. Quelques mètres plus loin, près de la station Jaurès, les tentes s’alignent le long du quai de Jemmapes, point de ralliement des Afghans.

Une évacuation aura lieu "dans les jours qui viennent", affirme-t-on dans l'entourage d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris. Cette opération sera le signal de l’ouverture du premier centre d’accueil humanitaire pour les migrants de la capitale, d’une capacité initiale de 400 lits. Il n'y aura pas de place pour tout le monde, mais d'ici là, les réfractaires seront partis vers d'autres destinations inconnues...

mardi 6 septembre 2016

Essonne: incendie d'un futur centre d'accueil de migrants

Le centre d'hébergement de migrants en flammes avant même son ouverture 

Le feu s'est déclaré en pleine nuit, à 2h30 du matin, quand le bâtiment était vide.

Le site est destiné à accueillir 200 réfugiés d'ici le début de l'année à Forges-les-Bains (Essonne), ville de 3. 700 habitants au sud de Paris, dans l'Essonne, mais il a été partiellement détruit par le feu. 

La piste criminelle est privilégiée, du fait des tensions locales sur la question de l'accueil de clandestins en France, dans le contexte des manifestations menées par  les commerçants et habitants de Calais demandant la fin de la "jungle".

Vers 2 h 30 mardi, un riverain remarque des flammes sur le bâtiment principal de ce futur centre d'accueil de 4.000m², où doivent être logés des réfugiés de nationalité afghane, érythréenne, éthiopienne et soudanaise. Les pompiers parviennent à circonscrire le sinistre à la toiture et aux combles. La coïncidence est troublante : le feu s'est déclaré quelques heures après une réunion très tendue entre la mairie et environ 150 habitants sur l'accueil des réfugiés. Cet incendie n'est pas le premier incident sur le site.

Vendredi, Marie Lespert Chabrier, la maire (sans étiquette), avait annoncé que ce domaine, appartenant à la mairie de Paris et jusque-là utilisé par la DDASS qui en est dépossédée, allait accueillir près de 200 migrants, 91 dès la fin du mois et une centaine d'autres début 2017. "Nous subissons la décision prise par les services de l'Etat d'ouvrir le domaine de la mairie de Paris pour accueillir des demandeurs d'asile, la commune n'a pas été consultée pour cette ouverture", précise la municipalité dans un communiqué.

Le lendemain, une inondation volontaire des locaux situés à l'arrière de la propriété et dévolus à la première vague de migrants, entraîne un effondrement d'une partie du plafond du rez-de-chaussée. Une première plainte est déposée par la mairie de Paris.

Lundi soir 5 septembre, alors que les élus abordent le sujet lors d'une réunion, les habitants décident de manifester devant l'hôtel de ville. L'ambiance est électrique. Les locaux du centre d'accueil brûlent trois heures plus tard. Pour l'heure, aucun lien n'est toutefois établi entre ces manifestants et l'incendie.

La piste criminelle fait peu de doutes

Ce serait l'avis des riverains et la thèse du Parquet d'Evry qui a ouvert une enquête "sur les faits de destruction volontaire de bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes" après la plainte déposée par la mairie de Paris. " 
Des habitants comme Lucie, une anonyme supposée authentique, bien que mère de trois enfants, sont "mesurés", selon l'AFP qui fait du commentaire, penseraient que "les réfugiés peuvent apporter de l'emploi et relancer les commerces" à Forges, mais aucun reportage-video ne l'atteste. En revanche, "on s'attendait à ce genre de réaction des habitants, admet Christian, président de la copropriété voisine du site. Quand on voit les agressions sexuelles de Cologne (Allemagne) ou ce qui se passe à Calais, il faut comprendre que les gens s'inquiètent." 
"L'arrivée des réfugiés n'était pas compromise", 
fait savoir Emmaüs Solidarité, qui gère l'organisation de l'établissement. "Le centre ouvrira, on aura quelques semaines de retard, mais il ouvrira", a également défié la ministre du Logement (prioritaire des migrants), Emmanuelle Cosse qui, pas plus que Cécile Duflot, n'aura découvert l'existence de ces locaux de la DASS à l'abandon pour loger des Européens défavorisés, avant de se mobiliser pour l'hébergement de migrants clandestins. "Et si l'hypothèse d'un incendie volontaire était confirmée, tout sera entrepris pour interpeller au plus vite et remettre à la justice les auteurs de cet acte abject", a rajouté Bernard Cazeneuve, son homologue à l'Intérieur.

Détail non sans intérêt 
Emmanuelle Cosse (altermondialiste, ex-EELV) n'a pas sélectionné cette commune par hasard. 
Forges-les-Bains est représentée par les conseillers départementaux Dany Boyer (DVD) et Dominique Écharoux (UMP) dans la quatrième circonscription de l'Essonne, représentée par la députée Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP).

mercredi 10 août 2016

Cosse créera des milliers de logements, mais pour des migrants illégaux

Trois mille places de plus détournées des premiers demandeurs

Les sans-abri légaux ne sont pas prioritaires

L'équité, c'est sans passe-droits...
La ministre du Logement de Hollande annonce la création de 3.000 places supplémentaires pour accueillir des migrants dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO). "Nous allons, avant la fin septembre, plus que doubler les capacités de ces centres de répit, en passant de 2.000 à 5.000 places", indique la ministre, Emmanuelle Cosse,  dans un entretien publié mercredi par Le Monde, en n'excluant pas d'aller plus loin si les besoins sont supérieurs.

"Toutes les grandes villes ont accepté cet accueil, l'un des objectifs étant de désengorger les territoires très sollicités", précise Emmanuelle Cosse, qui gère ce dossier avec le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Depuis le lancement de ce plan fin octobre, 148 CAO ont été ouverts sur l'ensemble du territoire national et les près de 2.000 places correspondantes ont permis "de mettre l'abri plus de 4.700 personnes dans des délais très resserrés", selon des données diffusées par le ministère du Logement le 1er août.
"Nous devons accueillir dignement ces réfugiés. C'est une priorité et un engagement international", se justifie Emmanuelle Cosse. 

La ministre fait valoir que "les campements ne satisfont personne, ni les migrants, ni les riverains, ni les élus."
Plusieurs campements de fortune ont été démantelés ces derniers mois à Paris. La maire de la capitale, Anne Hidalgo, a annoncé fin mai son intention d'ouvrir un centre pour proposer une solution plus durable aux centaines de migrants qui ont occupé ces derniers mois des sites clandestins, le plus souvent dans des conditions insalubres.

"Si l'expérience parisienne est concluante, avec la fluidité nécessaire, nous en mènerons d'autres", promet Emmanuelle Cosse.

La ministre du Logement des clandestins fait même part de son intention de développer l'hébergement de migrants chez des particuliers et dit avoir lancé à cet effet un appel à projets auprès d'associations.

Et Emmanuelle Cosse évoque encore l'ouverture à Calais, fin septembre, d'un centre de 72 places pour mineurs isolés.

Le Brexit encourage l'établissement des clandestins en France


"Sans dent" néo-colonialiste trop blanc 
pour retenir l'attention d'E. Cosse,
la ministre du Logement de Valls
Suite au référendum en faveur du Brexit, les frontières du Royaume-Uni pourraient changer. L'une d'entre elles, fixée à Calais depuis 2003, pourrait repartir de l'autre côté de la Manche, à Douvres. Face aux 6.000 exilés qui se sont retrouvés bloqués à Calais, certains responsables politiques français et une partie des Calaisiens réclament la renégociation de ces accords.

Adnan s'est tourné vers un compatriote passé en Angleterre. "Il m'a dit que peut-être ils arrêteront d'accueillir des réfugiés." Et d’ajouter : "
Il n'y a aura plus aucune chance pour un réfugié de rester en Angleterre. Avant le référendum, c'était possible, maintenant ils vont complètement fermer la frontière."

Le président de la région des Hauts de France, Xavier Bertrand, attend du gouvernement qu’il dénonce les accords du Touquet.
Il a solennellement demandé au gouvernement français de dénoncer les accords du Touquet signés après la fermeture de Sangatte, avec pour objet principal de situer la frontière franco-britannique, et donc les contrôles, à Calais, afin de mieux maîtriser les flux migratoires. En vertu de ce traité bilatéral, la Grande-Bretagne a investi plusieurs dizaines de millions d'euros côté français pour sécuriser les infrastructures notamment portuaires, construire des kilomètres de grillage et renforcer les contrôles douaniers et tenir loin les clandestins qui, pour une bonne part, sont pourtant originaires de pays anciennement membres du Commonwealth.

Et Macron avait d'ailleurs prévenu les Anglais qu’en cas de sortie de l’Union européenne la France ne retiendrait plus les migrants à Calais. Dans un entretien accordé au Financial Times, le ministre de l'Economie avait fait monter la pression en menaçant d'inciter les banquiers à quitter le Royaume-Uni, mais aussi de cesser de retenir les migrants à Calais. Il soulignait que le Brexit saborderait les accords du Touquet qui permettent à Londres de mener des contrôles du côté français de la frontière.