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vendredi 2 février 2018

Calais : niveau de violence inégalé hier au cours de plusieurs rixes opposant Afghans et Erythréens

Affrontements entre migrants à Calais: un Afghan recherché

Un clandestin afghan aurait été particulièrement impliqué dans l'un des violents affrontements de la veille à Calais
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Dans Calais ou au coeur de Paris
Cet homme, âgé de 37 ans, est suspecté d'être l'auteur de coups de feu sur des Erythréens tout près de l'hôpital de Calais où une distribution sauvage de repas était en cours vers 15h30, au coeur de la ville, a rapporté "une source proche du dossier", jeudi soir, a-t-on appris vendredi de source policière.

Quatre migrants de nationalité érythréenne avaient alors été blessés par balle, selon le parquet de Boulogne-sur-Mer.
Tous les quatre, qui seraient âgés de 16 à 18 ans, étaient toujours entre la vie et la mort vendredi, selon une source proche du dossier. Ils ont été touchés aux cervicales, au thorax, à l'abdomen (pour le plus gravement blessé) et à la moelle épinière.

Trois rixes successives se sont produites entre Afghans et Erythréens 
Elles ont fait 21 blessés, selon les pompiers.
Cinq ont été atteints par balle, jeudi après-midi et en début de soirée.

Le ministre de l’Intérieur s’est aussitôt rendu sur place


















"On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants."
 
Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, s’est exprimé en ces termes dans la nuit de jeudi à ce vendredi, à Calais (Pas-de-Calais), où il s’est rendu après de graves affrontements entre migrants.


"C'est un degré de violence jamais connu", a-t-il estimé un peu plus tôt devant la presse au commissariat, déplorant des événements «exceptionnellement graves». «Je suis venu réaffirmer notre mobilisation face aux passeurs qui nourrissent quotidiennement violences et rixes», a ajouté le ministre, qui a rencontré les forces de l'ordre, les pompiers et des membres de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

"Une escalade de la violence insupportable," déclare Gérard Collomb :
A l’occasion d’un point presse organisé ce vendredi matin, le ministre de l’Intérieur a annoncé le renfort de deux compagnies de CRS, ainsi que la prise en charge par l’Etat de la distribution de repas d’ici deux semaines.


Après les violents affrontements d'hier à Calais @gerardcollomb annonce 2 compagnies de CRS en renfort [permanent ou temporaire ??]. Et que l'Etat prendra en charge la distribution des repas aux migrants d'ici 15 jours
On en sait un peu plus sur la violence des affrontements entre migrants afghans et africains. Les affrontements ont concerné des centaines de personnes. 22 personnes ont été hospitalisées, selon un dernier bilan officiel. Cinq migrants ont été touchés par balle, dont quatre grièvement, et l'un d'eux a reçu une balle dans la nuque, selon une source policière. Ces quatre victimes seraient toutes des Erythréens âgés de 16 ans à 18 ans. Les autres blessés souffrent de traumatismes et de blessures diverses dont certaines causées par armes blanches. Deux policiers ont également été blessés. 
Au vu du nombre de victimes, "on est revenu à une situation qui ressemble beaucoup à celle de 2015", année de création de la 'Jungle', démantelée en octobre 2016, a-t-on commenté de source judiciaire. Toutefois, "chaque jour ne se ressemble pas en termes de violence", a ajouté  cette source anonyme. 



Affrontements entre migrants: ce qu'il s'est passé [en français : "ce qui s'est passé"] ce jeudi à Calais

Une première rixe a éclaté vers 15h30 entre une centaine de migrants érythréens et une trentaine d'Afghans, en un lieu proche du centre hospitalier de la ville où avait lieu une distribution de repas. Des coups de feu tirés par un ressortissant afghan - détenteur d'une arme à feu, donc - seraient à l'origine, non pas de cet affrontement, comme l'écrit Le Parisien, mais de la bataille générale qui a dégénéré, ce qui pourrait accréditer la thèse de la présence de passeurs sur place.
Vers 16 heures, une deuxième rixe s'est déroulée à environ 5 km, à Marck-en-Calaisis. "Une centaine de migrants africains armés de bâtons ont voulu s'en prendre à une vingtaine d'Afghans", a rapporté le Parquet. La police a protégé les Afghans pris à partie par 150 à 200 Erythréens, selon la préfecture. 
Puis, en fin d'après-midi, de nouvelles violences ont éclaté dans la zone industrielle des dunes à Calais.

Rixes entre migrants à Calais : quatre victimes entre la vie et la mortLe bilan des victimes est le plus lourd depuis le 1er juillet 2017 lorsque des bagarres inter-ethniques ont fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d'autres rixes ont fait 40 blessés, dont aucun n'a été atteint gravement. Environ 800 migrants, qui veulent passer au Royaume-Uni, vivent actuellement à Calais selon les derniers chiffres des associations, entre 550 et 600 selon la préfecture.
On notera que la qualification des affrontements en "bagarres inter-ethniques" est suspecte. Elle dissimule des conflits religieux: les Afghans sont des musulmans purs et durs, tandis que les Erythréens sont essentiellement des Chrétiens orthodoxes, improprement dits 'coptes', en communion avec leurs homologues éthiopiens et égyptiens.
Calais : heurts entre CRS et migrants, jets de lacrymogènes et de pierres
Pour régler le problème de Calais, le ministre de l'Intérieur doit prendre conscience du rôle néfaste de certaines associations d'activistes qui entretiennent les divisions et sont fauteurs de troubles. Pour ne pas échouer, il devra dégager les migrants de leur emprise et organiser lui-même les centres d'accueil. Il devient nécessaire et urgent que le préfet du Pas-de-Calais prenne un arrêté pour interdire la présence dans le département des associations telles que UTOPIA 56 et l'Auberge des migrants. Celles-ci sont à Calais pour entretenir le chaos et propager leurs idées anarchistes du type No border et Notre-Dame-des-Landes. 
Résultat de recherche d'images pour "afghans erythreens""Le problème de Calais ne serait pas le désir d’Angleterre et le passage bloqué, écrit Libération du 6 mars 2016, mais les activistes énervés qui voudraient ouvrir la frontière. Qui sont-ils ? En majorité des Anglais, des jeunes, étudiants, salariés ou entre petits boulots et chômage. Combien ? «Environ 100 la semaine et 300 le week-end», avance la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Maya Konforti, bénévole à l’Auberge des migrants, sursaute : «Ils ne sont pas plus de douze.» Un No Border français assurait lundi qu’ils étaient dix à Calais, «quatre dans la jungle». En tout cas, «ultra-minoritaires», assure Vincent De Coninck, chargé de mission au Secours catholique, «mais pour l’Etat, dès que quelqu’un parle anglais et porte un jean, c’est un No Border» [selon lui].
Ces activistes ont créé un centre d’information dans la jungle et donnent des conseils juridiques en cas d’arrestation. A l’époque où les migrants étaient en ville, il y a un an, ils ouvraient aussi des squats. Ils ont {eux-mêmes] monté des dossiers [à charge] sur les violences policières, transmis [directement] au défenseur des droits [qui les a pris pour argent comptant], qui ont débouché sur un rapport sévère. Dans les années 2010, ils vivaient dans les squats avec les migrants et les avertissaient au sifflet d’une descente de police. La préfète : «Ils manipulent une centaine de migrants, surtout des jeunes. Lundi, ils les ont encouragés à jeter des pierres. Un CRS a eu la main cassée en trois endroits.» De Coninck : «C’est n’importe quoi. C’était les jeunes exilés kurdes et afghans qui avaient la rage.» On peut ajouter que les anciens peshmergas et les jeunes Afghans qui fuient les talibans n’ont besoin de personne pour avoir envie d’en découdre.» Ont-ils poussé les neuf Iraniens à se coudre la bouche, mercredi ? «Certainement pas, insiste Maya Konforti. Mais comme l’"info center" des No Border est abrité et chaud, ils leur ont ouvert la porte et les soutiennent.»" 
Image associée
Cette posture compassionnelle visant à endormir la vigilance des plus faibles est aussi celle des islamistes. La préfète : «Ils ont un discours préparé, ils ont tagué les gilets des personnels de la maraude, leur ont craché dessus, les ont insultés. Ils ont fait redescendre les migrants du bus» qui s’apprêtait à rejoindre un centre d’accueil.[...]un membre d’une organisation proche de l’Etat raconte : «Ils désinforment les migrants. Il y a parmi eux une poignée de petits cons. Il y a aussi des bons No Border. Mais ils se perdent souvent dans leur combat et on se demande qui ils servent : les migrants ou leur cause ? qui se rapprochent des plus démunis, se rendent indispensables et instrumentalisent les événements sociaux à des fins politiques : c'est selon ce mode opératoire que les islamistes de Daech ont déclenché le 'Printemps arabe', embrasant le Proche Orient. 
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On trouvera bientôt dans PaSiDupes un article consacré au double jeu de Yann Moix, sa lettre ouverte à Macron et son débat avec le préfet du Pas-de-Calais. Lien (qui sera activé quand cet article sera disponible)

La Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) et la brigade mobile de recherches de la police aux frontières ont été saisies. Aucune interpellation n’a eu lieu dans la soirée.

En attendant, Collomb est en passe de battre le record de visites  à Calais établi par son prédécesseur Cazeneuve. Le ministre de l'Intérieur a la consigne de se montrer plus réactif que sa collègue de la Place Vendôme qui avait mis six jours pour un brushing et une visite éclair aux gardiens de prisons en révolte contre leur insécurité face aux islamistes détenus.

 

lundi 25 décembre 2017

Nord : un migrant percuté par une voiture

Le clandestin est entre la vie et la mort

Depuis le début d'année 2017, trois migrants ont déjà trouvé la mort dans les environs de Calais


Les faits se sont déroulés sur l’autoroute A16, dans le sens Belgique - France. [Photo Marc Demeure]

Agé de 22 ans, un migrant clandestin de nationalité inconnue était entre la vie et la mort dimanche soir pour avoir été percuté par un véhicule sur l’autoroute A16, à Grande-Synthe (Nord),  entre Calais et Dunkerque, alors qu’il marchait sur le bas-côté, dans le sens Belgique-France. Son pronostic vital est engagé, a affirmé la préfecture du Nord.
Aux alentours de 16h30, "les secours sont intervenus pour un homme ayant été percuté par un véhicule. La victime, dans un état grave, a été transportée au CHR", ont indiqué les pompiers confirmant une information de La Voix du Nord.

Le véhicule ne s’est pas arrêté

De source préfectorale, le véhicule qui a percuté le jeune homme ne s’est pas arrêté. Des témoins de la scène seraient néanmoins parvenus à relever la plaque d’immatriculation du véhicule.Une enquête est en cours "pour connaître les circonstances de l’accident".

Plusieurs accidents sont à déplorer.


On sait maintenant que la victime est un ressortissant irakien. Grièvement blessé, il a été pris en charge par les secours.


Depuis le début de l’année, en janvier, un Ethiopien de 20 ans s'est fait écraser par un camion. Le 20 juin, du fait de barrages de troncs d’arbres posés par des migrants, un Polonais qui conduisait une camionnette, a été tué au milieu de la nuit. C’est la première fois qu’un conducteur meurt suite à la pose d’un barrage surprise. 
C’est le deuxième drame de ce type cette semaine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un migrant de nationalité afghane est mort, sûrement mineur, dans un accident avec un véhicule, sur la rocade menant au port de Calais, portant à trois le nombre de décès de migrants à Calais et ses environs en 2017. 

lundi 16 octobre 2017

Pyrénées-Atlantiques : une septuagénaire poignardée par un réfugié

Humanisme, goût du risque et mise en danger

Les violences subies sont particulièrement cruelles
Résultat de recherche d'images pour "afghan jungle de Calais"La procureure de la République, Cécile Gensac, a déclaré ce samedi qu’"une dame, âgée de 78 ans, a reçu plusieurs coups de couteau à son domicile d’Oloron-Sainte-Marie vendredi soir. L'auteur des coups de poignard pourrait être un jeune homme réfugié à qui elle avait ouvert sa porte" vendredi soir dans la commune d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).
Résultat de recherche d'images pour "Gael Brulin"
Il était aux environs de 18h30 lorsque la septuagénaire a laissé entrer le jeune homme chez elle, "vraisemblablement sans se douter de la suite de évènements" [sic, Gael Brulin, ci-contre, "rédacteur tout-terrain" du site généraliste peu exigeant d'information (ADN Contents), basé à Mulhouse]. 

Dans des propos rapportés par Le Parisien, la représentante du gouvernement poursuit en indiquant que le suspect "a été interpellé dans la soirée par les gendarmes sur la voie publique, il était très agité et a été placé en garde-à-vue dans la soirée". 

La victime connaissait son agresseur

Béarn : 25 migrants seront accueillis dès lundi à Oloron-Sainte-Marie
Centre d'hébergement du Bialé, rue Révol, à Oloron-Sainte-Marie
Le réfugié et la victime se voyaient régulièrement, précise la radio France Bleu Béarn. Ils partageaient la même maison.

 
Le réfugié, d’origine afghane et âgé de 19 ans, avait un toit, un appartement prêté par l’OGFA (Organisme de gestion des foyers de l’amitié), un service social classifié "Centre d'accueil de demandeurs d'asile"  situé près du domicile de la dame.

En 2011, l'association fêta ses 60 ans dans l'hébergement de personnes en difficulté dans les quelques 200 logements qu'elle possède sur le périmètre de l'agglo de Pau, à Jurançon, et l'aide à la réinsertiondes mères célibataires et de leurs enfants, à l'origine.
Une centaine d'employés veillait alors sur les 400 personnes suivies et hébergées dans les 200 logements dont disposait l'association Foyer Amitié. "Ceux-ci vont du T1/T2 à 7 grands appartements, car notre public est composé de personnes isolées, de couples marginaux ou de grandes familles". A l'OGFA revenait la gestion de l'hébergement de réinsertion des 7 centres de l'agglomération paloise. 

Et puis les 24 premiers migrants de Calais sont arrivés en Béarn.
Bernard Cazeneuve à son arrivée à Gelos : "Je vous invite à apprendre le français le plus vite possible"Ils ont été accueillis dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO ou centre de répit) "éclaté" dans l'agglomération paloise, dans six appartements du parc social, mis à leur disposition par l’ensemble des organismes HLM, hors des zones en tension, à compter du 29 février 2016. Tous des hommes seuls, de nationalité afghane, soudanaise, syrienne, iranienne ou irakienne arriveront en Béarn, ils devaient y rester au plus tard jusqu’au 30 juin, date prévue de la fermeture de ce centre.
Leur séjour était entièrement pris en charge par une dotation spécifique de l’État, le coût global de cet accueil étant évalué à 25 € par personne et par jour.

Accompagné d'un interprète et de nombreux élus locaux, le ministre a souligné le succès de l'opération humanitaire menée à Calais
"La République est plus forte quand elle engendre la fraternité, pas la suspicion," avait déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de passage au Centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Gelos qui hébergeait 40 migrants, pour la plupart Soudanais, parmi lesquels trois Afghans, un Erythréen et un Irakien, à la suite du démantèlement de la jungle de Calais.
Résultat de recherche d'images pour "Oloron ste marie centre asile orientation"Lors de la cérémonie des voeux 2017, le maire de Gelos avait déclaré: "ma plus belle expérience a été l’accueil des migrants."
En recevant le ministre dans sa commune, Pascal Mora, le maire de Gelos (CAO, ci-contre), a tenu à rendre hommage à cet élan de solidarité. Ce qui l’a notamment amené à citer Jean Jaurès : "Il n’y a qu’une race, l’Humanité".
Lors de la visite ministérielle en présence de nombreux élus locaux, François Bayrou, président de la communauté d'agglomération, était absent.

La victime a été hospitalisée dans un état "très critique"

Agée de 79 ans,
la vieille dame a reçu plusieurs coups de couteau à la gorge et au thorax. "L’état de santé de la victime s’est amélioré dimanche", a indiqué Mme Gensac. 
Cette dame vivait dans le même immeuble qu’un groupe de migrants dont le présumé auteur des faits. Ils étaient pris en charge par une association de bénévoles d’Oloron-Sainte-Marie.


La gendarmerie a été alertée par trois autres réfugiés alors présents sur les lieux. Le suspect, souffrant apparemment - et a priori - de troubles psychiatriques, a été placé en garde à vue et devait être présenté dimanche à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. 

Hasard du calendrier,
une manifestation était organisée dans la commune à l'initative de l'association "Sans armes, combattons la violence" créée par trois Oloronains dont Marie Essimi, dont le fils a été roué de coups lors d'une soirée, en janvier dernier. 

Le migrant a été mis en examen ce dimanche, pour "tentative de meurtre sur une personne vulnérable".
Mais aussi pour "violences aggravées sur les forces de l’ordre", lors de son interpellation vendredi à Oloron-Sainte-Marie. 

La procureure de la République a précisé que, contrairement aux premières affirmations de la presse, l'individu "ne présente pas de troubles psychiatriques susceptibles d’entacher sa responsabilité pénale".

L’hypothèse terroriste n'est pas retenue.

vendredi 7 juillet 2017

Calais : l’Etat oppose l'intérét général aux mesures d’aide aux migrants

L’Etat va devant le Conseil d’Etat contester les mesures d’aide  

Le bras de fer autour des migrants de Calais se prolonge

Littérature d'activistes anti-républicains 
L’État a annoncé jeudi 6 juillet faire appel du jugement du tribunal administratif de Lille lui enjoignant de mettre en place des mesures d’aide, au grand dam d’associations qui dénoncent un "entêtement"."L’état a considéré qu’il y avait dans cette décision des considérations qui pouvaient être discutables sur le plan de l’intérêt général", a déclaré à la presse Fabien Sudry, préfet du Pas-de-Calais, à l'occasion d’un déplacement sur la "renaturation" [réappropriation de la zone] de l’ancienne 'Jungle' de Calais. 
Saisi en référé, le tribunal administratif de Lille avait écarté le 26 juin la création à Calais d’un centre d’accueil d’urgence pour les migrants, mais avait ordonné la mise en place de mesures pour leur venir en aide, comme la création de points d’eau et de sanitaires et un meilleur accès aux douches. 

Le ministère de l’Intérieur a fait appel, se pourvoyant devant le Conseil d’État. L’État souhaite que "la juridiction suprême puisse se prononcer de manière définitive sur des sujets complexes qui ont été examinés par le tribunal administratif de Lille", a expliqué le préfet.  
Photo published for Migrants : l'appel d'urgence des associations à Emmanuel Macron"L’État ne souhaite pas la reconstitution d’un camp à Calais mais il est sensible à la situation des personnes vulnérables", a ajouté le préfet Sudry. "Ainsi, nous avons décidé d’accroître les maraudes sociales assurées par France Terre d’asile [dirigé par Pierre Henry, un élu socialiste qui apporta son soutien à Emmanuel Macron dans sa marche su l'Elysée], avec deux supplémentaires chaque jour.” 
En 2017, l’État a mis à l’abri 1.270 migrants mineurs dans le cadre de la protection de l’enfance, a-t-il rappelé. La mairie de Calais a aussi fait appel. 

"Autorités hors-la-loi" ?
"Ce n’est pas une grande surprise; ils persistent et s’entêtent dans 
Résultat de recherche d'images pour "migrants errants"
leur stratégie de maltraitance institutionnelle", a sévèrement accusé Vincent de Coninck, chargé de mission du Secours catholique dans le Nord-Pas-de-Calais. 
Les associations critiquent en particulier que l’État n’aurait pas amorcé sur le terrain l’installation des points d’eau dans les délais prévus par le tribunal. L’appel ne suspend en effet pas cette obligation et l’État - donc la collectivité -devra donc payer 100 euros par jour à partir de jeudi. "Voir les autorités se mettre hors-la-loi et refuser d’appliquer le droit est un manque de cohérence sociétale", a martelé V. de Coninck. 
"Le point le plus embêtant pour l’État est (le manque depuis Calais) de départs vers les CAO [centres d’accueil et d’orientation répartis sur tout le territoire], parce qu’il n’y a pas de place dans le dispositif actuel [du fait du nombre croissant d'arrivées] et parce qu’ils ont peur que ça fasse venir des gens à Calais", a souligné pour sa part François Guennoc, de l’Auberge des migrants. 

Actuellement d’environ 400, selon les autorités, de 500 à 600, selon des associations, le nombre de migrants à Calais a beaucoup augmenté ces dernières semaines. 
Jeudi, plusieurs migrants se tenaient aux abords de la rocade portuaire à l’affût de camions afin de passer en Angleterre. Et, tout au long du week-end dernier, de violents affrontements avaient opposé migrants éthiopiens et érythréens, faisant seize blessés, dont un grave, dans la zone industrielle proche de l’ex-'Jungle'.

Ce rebond judiciaire n’est qu’un épisode de plus dans le bras de fer qui se joue depuis plusieurs mois entre l’État et des ONG concernant Calais. 
Résultat de recherche d'images pour "migrants jungle de Calais"
Migrants irréguliers, demandeurs d'asile
économique, climatique et 
politique,
 instrumentalisés par des associations
Le 14 juin, Jacques Toubon, le Défenseur des droits, avait sévèrement épinglé l’État pour des atteintes d’une "inédite gravité" aux droits fondamentaux des migrants, puis réclamé deux semaines plus tard la création d’un centre d’accueil à Calais. 
Au cours des dernières années, les associations militant à Calais ont plusieurs fois déposé des recours en référé devant le tribunal administratif de Lille. Elles avaient par exemple obtenu gain de cause le 22 mars, lorsque la justice avait annulé les arrêtés d’interdiction de distribution de repas dans certains lieux. 

Non seulement les associations contrecarrent l'action des élus de la République, mais elles attaquent les représentants du peuple en justice.

 

mardi 20 juin 2017

Jungle de Calais: des migrants illégaux provoquent la mort d'un conducteur de camion

"Un accident provoqué par un barrage de migrants illégaux cause la mort d'un conducteur de camion sur l'autoroute A16"

C'est ce que vous ne lirez pas dans les media

"Le conducteur d'un camion est mort dans la nuit de lundi à mardi dans un accident provoqué par un barrage de migrants sur l'autoroute A16", écrit en effet l'AFP, reprise en boucle par les journalistes en salle de presse, copieurs-colleurs et donc paresseux, mais qui revendiquent néanmoins l'étiquette de "presse de qualité". En charge de la diffusion des éléments de langage gouvernementaux, l'agence fait aussi de la rhétorique et privilégie ainsi la conséquence sensationnelle ("une première dans le Calaisis depuis le début de la crise migratoire en 2014") contre la cause plus sujette à polémique dérangeante pour le pouvoir qui refuse le débat sur les migrants clandestins.

Dans le style sensationnel, un "détail" important est également  évacué.
Qui est l'"auteur" de l'accident ? "Le conducteur d'une camionnette immatriculée en Pologne a percuté vers 03h45 l'un des trois poids lourds bloqués par ce barrage artisanal [sic] sur l'autoroute A16, à hauteur de Guemps, à 15 km de Calais, selon l'AFP. 
Photo published for Un barrage sur l’A16 tourne au drame : un chauffeur décédé

Cette fois, la conséquence est trop horrible. "Son véhicule s'est alors embrasé, a indiqué la préfecture dans un communiqué." L'AFP ne précise pas que le conducteur a péri calciné dans le brasier...
L'identité du conducteur n'a pu être encore déterminée, "compte tenu de l'état du corps", a précisé - avec une honorable pudeur - "la préfecture qui n'a pas souhaité faire davantage de commentaires"...
"Mort du conducteur d'une camionnette en marge d'un barrage de migrants, circulation coupée sur l'A16, [...] dans l'un des ralentissements provoqués par des migrants" selon francetvinfo. La marge est plus mortelle qu'un barrage, lequel ne provoque qu'un simple ralentissement... 
Parce que la France repentante a un passé colonial avec l'Erythrée ?

Le barrage criminel est évoqué une nouvelle fois, incidemment.
Neuf migrants de nationalité érythréenne ont été interpellés dans l'un des poids lourds bloqués par le barrage et placés en garde à vue. De source policière, ils sont poursuivis pour "homicide involontaire", "entrave à la circulation" et "mise en danger de la vie d'autrui". La PJ a été saisie de l'affaire.

L'autoroute a alors été fermée et une déviation a été mise en place, qui était saturée tôt mardi matin.
Elle a rouvert à 07h00, sur une file dans le sens Dunkerque-Calais, une fois le corps du chauffeur et le premier poids-lourd dégagés. La circulation a été rétablie depuis plus longtemps dans l'autre sens.

La presse en salle de presse n'avait pas été informée du retour des migrants...

L'indécent parti-pris de l'AFP.
L'installation de barrages artisanaux dans le Calaisis, principalement la nuit, par des migrants désespérés afin de ralentir des camions en partance pour l'Angleterre et de tenter de se cacher à l'intérieur, était quasi-quotidienne lorsque la "Jungle", qui s'était formé au printemps 2015, dans la foulée d'un retour d'une forte présence de migrants [illégaux] en 2014, existait encore. 

Quand ça reprend, peut-on vraiment dire que ça a cessé ?
Cette pratique avait cessé avec le démantèlement du bidonville en octobre 2016, mais elle a progressivement repris depuis fin mai et le retour marqué des migrants dans le Calaisis. Alors qu'ils étaient principalement érigés sur la rocade portuaire du temps de la "Jungle", désormais ultra-sécurisée, ils sont aujourd'hui cependant pour l'essentiel concentrés sur l'autoroute.

Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, vers 04h00, des réfugiés avaient une nouvelle fois créé un barrage ["artisanal" ?] de troncs d'arbre et de branchages, à peu près au même endroit que la nuit dernière sur l'autoroute A16 à hauteur de l'échangeur 49/50, selon la préfecture du Pas-de-Calais. Il avait "rapidement été retiré par les policiers et les agents de la DIR" et un poids lourd avait "fait l'objet de jets de pierres". 

Entre 400 migrants, selon la préfecture, et 600 selon les associations, vivent aujourd'hui à Calais et dans ses environs dans des conditions précaires, toujours dans l'espoir de rallier l'Angleterre.
Les Britanniques ont envahi et conquis l'Erythrée (en même temps que l'Éthiopie), à partir de janvier 1941. L'Erythrée a acquis son indépendance en mai 1993 et apporte aujourd'hui son soutien aux insurgés islamistes qui combattent l'invasion de l'armée éthiopienne. Les Chrétiens (orthodoxes) érythréens sont 50%, à parité avec les musulmans sunnites.
Enfin, un différend territorial oppose par ailleurs l'Érythrée à Djibouti sur sa frontière sud depuis 2008. Un traité de paix et d'amitié perpétuelle avait lié ce territoire à la France sous Napoléon III. Or, restée sous tutelle française jusqu'en 1977, Djibouti est indépendante. Au début de 2011 des manifestations inspirées par le Printemps arabe secouèrent le pays quasi-totalement de population musulmane.

Pour faire face à cette augmentation, et éviter "tout point de fixation", le ministre branlant de l'Intérieur,
Gérard Collomb, avait annoncé début juin l'envoi à Calais de "trois unités supplémentaires de forces mobiles, soit plus de 150 policiers et gendarmes", pour "réprimer les atteintes à l'ordre public et lutter contre les filières de passeurs". Mais leur acheminement a dû être entravé par un "barrage artisanal"...

"M. le président, faites cesser ces violences envers les migrants"... 

Des personnalités [sic] signent une lettre ouverte à Macron !
Et les signataires sont : l'acteur Omar Sy, la chanteuse Christine and the Queens et les réalisateurs Laurent Cantet et Céline Sciamma qui ont signé ce courrier, publié sur le Bondy Blog, hébergé à partir de 2007 par le site du quotidien gratuit 20 minutes, puis par Yahoo! France et depuis janvier 2015, par Libération, co-propriété de Patrick Drahi qui détient d'autres organes de presse tout aussi "indépendants", le groupe L'Express (L'Etudiant L'Expansion, L'Entreprise ou Lire et SFR et BFMTV).
 
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au second tour de la présidentielle.
Figurent également l'altermondialiste Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), ainsi que des associations humanitaires, dont Médecins du Monde, laquelle, dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2017 a co-signé avec des ONG et des associations (dont Aides, Attac, Emmaüs, Greenpeace, Ligue des Droits de l'Homme, SOS Racisme, WWF) une tribune politique appelant à faire barrage à la candidate FN.