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lundi 12 novembre 2018

Carburants : associations et ONG font le procès de la fiscalité gouvernementale

Pour Greenpeace et des ONG, "le gouvernement est responsable de la crise actuelle"

"Politiques de tous bords, prenez vos responsabilités !", exhortent ces groupes de pression

C'est le titre de l'appel de 23 associations membres du Réseau Action Climat, dont font partie Greenpeace et WWF. Dans une tribune publiée lundi 12 novembre, en réaction à la grogne des gilets jaunes contre l'écologie punitive sur les carburants, les ONG écologistes incitent les dirigeants à ne rien céder sur la "fiscalité écologique" et pressent le gouvernement de monter un projet de solutions pour "sortir les citoyens de leur dépendance au diesel et à l'essence".

A défaut de propositions personnelles et collectives, Greenpeace, WWF, le Secours catholique ou encore France Nature Environnement : ces 23 associations du Réseau Action Climat signent un appel en faveur d'une politique plus ambitieuse en matière de transition écologique dans le secteur des transports. 

Les signataires n'hésitent pas à déclarer "le gouvernement responsable de la crise en cours"

Dans cette tribune, publiée à cinq jours de la journée nationale de mobilisation contre la hausse des prix des carburants, ils estiment que Macron "tarde à mettre en place des mesures rapides et suffisamment ambitieuses pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer autrement".
Selon les signataires subventionnés par les citoyens-automobilistes donateurs et contribuables, le débat sur la taxation des carburants ferait l'objet d'une "instrumentalisation irresponsable". La "fiscalité écologique", autrement dit la taxation des carburants, "est un outil indispensable, en soi, pour répondre à la crise climatique que nous connaissons", assure le texte, qui prône un soutien aux alternatives à la voiture, qu'il s'agisse des transports en commun, du vélo, des véhicules moins polluants ou d'un meilleur réseau ferré. Ils ne font en revanche aucune proposition sur le recyclage des batteries électriques des voitures qu'ils préconisent. 

Les écologistes radicaux dressent les Français les uns contre les autres

Le gouvernement est également responsable de la grogne des gilets jaunes, selon les porteurs de stylos à pétitions. Or, si elles admettent que  la " fiscalité qui touche les Français épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, comme le secteur aérien ou le transport routier de marchandises", ces ONG vertueuses à l'origine de cette tribune incohérente et sectaire ne soutiennent pas pour autant leurs concitoyens. 

"Le gouvernement actuel mène une politique des transports qui, à ce jour, n'est ni cohérente avec l'urgence climatique, ni juste socialement", critique le texte de ces bobos-gauchos, qui réclame "des solutions d'urgence pour ne laisser personne sur le carreau", en particulier les automobilistes qui sont obligés de prendre leur voiture au quotidien. Comptent-ils réclamer que l'abus de déplacements jugés inutiles devienne un délit puni par la loi ?

Les juges verts renforcent les discriminations
"Il y a ceux qui ne peuvent pas faire autrement : parce qu'ils ont peu de moyens mais qu'en plus, du fait de leur implantation géographique, ils ne peuvent se déplacer autrement qu'en prenant leur voiture", estiment les ONG. "C'est à ces citoyens que le gouvernement doit apporter de manière urgente un soutien financier, pour leur permettre de faire face à la hausse du prix des carburants".

Et il y a ceux et celles qui peuvent faire autrement
Les rats des villes sont visés : les privilégiés, qui bénéficieraient d'un réseau dense de transports divers et variés - et payants -  ou qui sont riches et qu'il faut taxer par tous les moyens disponibles et à inventer.

Les écolos attendent du pouvoir la "libération" de leurs concitoyens

Les ONG réclament l'abandon progressif de la voiture et le développement de transports respectueux de l'environnement pour "libérer notre pays de son addiction au pétrole", disent-ils. Ils se shootent aux particules fines...
"Les prises de parole de plusieurs responsables politiques de tous bords alimentent les tensions autour de la hausse des prix des carburants. Ces accusateurs stigmatisent à l'aveugle tous ceux qui, selon eux, "dénoncent à tout va la fiscalité écologique, et ce, alors que ces mêmes responsables placent l'urgence climatique et la lutte contre la pollution de l'air parmi leurs priorités"...

Ainsi François Hollande a-t-il répondu à des questions posées par des gilets jaunes au salon du livre de Brive. Il en a profité pour donner son sentiment sur la politique d'Emmanuel Macron, et sur la hausse du carburant, une "injustice" envers le peuple.
 
La loi mobilités, qui est supposée répondre à toutes ces questions, sera présentée en Conseil des ministres mercredi 21 novembre.
Signataires : Le Réseau Action Climat et ses associations membres (350.org ; Agir pour l'environnement ; Alofa Tuvalu ; Alternatiba ; CLER – Réseau pour la transition énergétique ; CCFD-Terre solidaire ; 4D ; FUB ; Fnaut ; Fondation pour la Nature et l'Homme ; France Nature Environnement ; Greenpeace France ; Hespul ; Les Amis de la Terre ; Ligue de protection des oiseaux ; Oxfam France ; REFEDD ; Réseau Sortir du nucléaire ; Secours catholique-Caritas France ; WECF ; WWF France ; Zero Waste France).

vendredi 7 juillet 2017

Calais : l’Etat oppose l'intérét général aux mesures d’aide aux migrants

L’Etat va devant le Conseil d’Etat contester les mesures d’aide  

Le bras de fer autour des migrants de Calais se prolonge

Littérature d'activistes anti-républicains 
L’État a annoncé jeudi 6 juillet faire appel du jugement du tribunal administratif de Lille lui enjoignant de mettre en place des mesures d’aide, au grand dam d’associations qui dénoncent un "entêtement"."L’état a considéré qu’il y avait dans cette décision des considérations qui pouvaient être discutables sur le plan de l’intérêt général", a déclaré à la presse Fabien Sudry, préfet du Pas-de-Calais, à l'occasion d’un déplacement sur la "renaturation" [réappropriation de la zone] de l’ancienne 'Jungle' de Calais. 
Saisi en référé, le tribunal administratif de Lille avait écarté le 26 juin la création à Calais d’un centre d’accueil d’urgence pour les migrants, mais avait ordonné la mise en place de mesures pour leur venir en aide, comme la création de points d’eau et de sanitaires et un meilleur accès aux douches. 

Le ministère de l’Intérieur a fait appel, se pourvoyant devant le Conseil d’État. L’État souhaite que "la juridiction suprême puisse se prononcer de manière définitive sur des sujets complexes qui ont été examinés par le tribunal administratif de Lille", a expliqué le préfet.  
Photo published for Migrants : l'appel d'urgence des associations à Emmanuel Macron"L’État ne souhaite pas la reconstitution d’un camp à Calais mais il est sensible à la situation des personnes vulnérables", a ajouté le préfet Sudry. "Ainsi, nous avons décidé d’accroître les maraudes sociales assurées par France Terre d’asile [dirigé par Pierre Henry, un élu socialiste qui apporta son soutien à Emmanuel Macron dans sa marche su l'Elysée], avec deux supplémentaires chaque jour.” 
En 2017, l’État a mis à l’abri 1.270 migrants mineurs dans le cadre de la protection de l’enfance, a-t-il rappelé. La mairie de Calais a aussi fait appel. 

"Autorités hors-la-loi" ?
"Ce n’est pas une grande surprise; ils persistent et s’entêtent dans 
Résultat de recherche d'images pour "migrants errants"
leur stratégie de maltraitance institutionnelle", a sévèrement accusé Vincent de Coninck, chargé de mission du Secours catholique dans le Nord-Pas-de-Calais. 
Les associations critiquent en particulier que l’État n’aurait pas amorcé sur le terrain l’installation des points d’eau dans les délais prévus par le tribunal. L’appel ne suspend en effet pas cette obligation et l’État - donc la collectivité -devra donc payer 100 euros par jour à partir de jeudi. "Voir les autorités se mettre hors-la-loi et refuser d’appliquer le droit est un manque de cohérence sociétale", a martelé V. de Coninck. 
"Le point le plus embêtant pour l’État est (le manque depuis Calais) de départs vers les CAO [centres d’accueil et d’orientation répartis sur tout le territoire], parce qu’il n’y a pas de place dans le dispositif actuel [du fait du nombre croissant d'arrivées] et parce qu’ils ont peur que ça fasse venir des gens à Calais", a souligné pour sa part François Guennoc, de l’Auberge des migrants. 

Actuellement d’environ 400, selon les autorités, de 500 à 600, selon des associations, le nombre de migrants à Calais a beaucoup augmenté ces dernières semaines. 
Jeudi, plusieurs migrants se tenaient aux abords de la rocade portuaire à l’affût de camions afin de passer en Angleterre. Et, tout au long du week-end dernier, de violents affrontements avaient opposé migrants éthiopiens et érythréens, faisant seize blessés, dont un grave, dans la zone industrielle proche de l’ex-'Jungle'.

Ce rebond judiciaire n’est qu’un épisode de plus dans le bras de fer qui se joue depuis plusieurs mois entre l’État et des ONG concernant Calais. 
Résultat de recherche d'images pour "migrants jungle de Calais"
Migrants irréguliers, demandeurs d'asile
économique, climatique et 
politique,
 instrumentalisés par des associations
Le 14 juin, Jacques Toubon, le Défenseur des droits, avait sévèrement épinglé l’État pour des atteintes d’une "inédite gravité" aux droits fondamentaux des migrants, puis réclamé deux semaines plus tard la création d’un centre d’accueil à Calais. 
Au cours des dernières années, les associations militant à Calais ont plusieurs fois déposé des recours en référé devant le tribunal administratif de Lille. Elles avaient par exemple obtenu gain de cause le 22 mars, lorsque la justice avait annulé les arrêtés d’interdiction de distribution de repas dans certains lieux. 

Non seulement les associations contrecarrent l'action des élus de la République, mais elles attaquent les représentants du peuple en justice.

 

jeudi 2 mai 2013

Montreuil :expulsion de Rom dans l'indifférence des associations

Les expulsions de Rom continuent, mais sans plus créer d'incidents

Les associations et les "people" lâchent les Rom 

Une soixantaine de Rom a été expulsée ce jeudi matin de leur campement de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. En 2010, ils étaient 15.000 en France. 
En début de soirée, ils attendaient  une proposition d'hébergement d'urgence devant la mairie, a-t-on appris de sources concordantes. 
Le maire est pourtant Dominique Voynet, Europe Écologie-Les Verts, comme Cécile Duflot, la ministre du Logement de Hollande...

Ces familles avec enfants ont été
évacuées de leur campement au petit matin, situé près d'une friche industrielle. Comme par le passé, l'évacuation fait suite à "une décision de justice obtenue par le propriétaire privé du terrain", a indiqué la mairie EELV de Montreuil par communiqué. 

"Depuis plus d'un an, plus d'une centaine de [Rom] squattaient ce site dans des conditions de vie, de salubrité et de sécurité inacceptables, pour eux-mêmes comme pour les riverains", a-t-elle ajouté, rappelant qu'un incendie s'était déclaré dans le camp le 17 avril.

Le problème de salubrité érigé en bonne raison
 

"Dans le respect des textes, des hébergements provisoires ont été proposés par la préfecture aux familles qui en ont fait la demande", a-t-elle ajouté. 

La préfecture de Seine-Saint-Denis a précisé qu'un "diagnostic social complet" avait été réalisé le 8 avril dans le campement et que "des capacités d'accueil en hôtel avaient été réservées" à destination de quelques familles le jour de l'évacuation. "Mais personne ne s'est manifesté au moment de l'opération", a-t-elle souligné. 

Le Parti de gauche de Montreuil a pour sa part dénoncé jeudi dans un communiqué "le démantèlement des camps sans solution d'hébergement", qu'il qualifie de "vaste mascarade".

Avec Valls, pas de changement de méthode

Place Beauvau, 
 Manuel Valls n'innove pas sur la question des Roms. 

Le 26 juillet 2012, le ministre de l'Intérieur indique que "la situation aujourd'hui à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis, dans une partie de l'agglomération lilloise, (nous) oblige à prendre des décisions de démantèlement." Sans toutefois prétendre "que les démantèlements règlent le problème", nuance-t-il. Dans la région lyonnaise, quelque 270 Roms ont été chassés, à Vaulx-en-Velin, le lundi 6 août, et à Villeurbanne, le mardi 7 août 2012.

Le réalisme reprend ses droits et le ton se durcit en mars 2013.

Dans un entretien au Parisien, Manuel Valls déclare qu'
il ne "veut pas laisser perdurer cette situation intolérable. Plus que jamais, les démantèlements sont nécessaires et se poursuivront. Il en va du respect de la loi, et de la sécurité de leurs résidents." Le ministre persiste et signe dans Le Figaro: "La situation, devenue intolérable, ne peut plus perdurer: il faut faire respecter la loi en démantelant le maximum de camps de Roms insalubres..." 


Les associations vitupérèrent quand, dans son discours de Grenoble, l’ancien président Nicolas Sarkozy annonça le démantèlement des camps de Rom sur le territoire français en juillet 2010.

En juillet 2012, le collectif Romeurope invita courtoisement le ministre de l’Intérieur Manuel Valls au dialogue. Secours Populaire, Secours Catholique, Croix-Rouge et Médecins du monde accompagnent les rafles du gouvernement.
S
ans le porte-voix de la presse officielle, les associations l'accusent certes de poursuivre la politique du président précédent, mais ne relancent pas le combat.
Le gouvernement est divisé aussi sur ce sujet
Cécile Duflot veille à camper sur une ligne "humaniste" en multipliant les promesses verbales de relogement d'urgence, et Manuel Valls peut passer pour l'inhumain de service, puisque DAL est absent !

samedi 18 août 2012

Un bidonville de Rom chez Manuel Valls à Evry: polémique

Le maire prendra rapidement un arrêté d’expulsion

Un bidonville fait particulièrement tache: celui d'Evry, ville dont Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, fut le maire, pendant plus de onze ans jusqu'en mai encore. 


Paranoïa socialiste



Non loin d’un hôpital désaffecté, près des voies de la ligne D du RER, une cinquantaine de personnes vivent dans des cabanons à l’abri des regards. Si discrètement d’ailleurs que le nouvel édile en a annoncé l’existence hier matin sur son compte Twitter : " Nouveau campement rom installé à Evry hier soir avec 25 enfants. Etonnant, non…? " suggérant ainsi que cette installation aurait des visées politiques.
La maire de Lille assure qu'on lui cache tout:  Martine Brochen-Aubry prétend qu'elle a été trahie par les associations qui ne l'auraient pas informée et qu'elle aurait donc été mise devant le fait accompli avec le démantèlement d’un camp de Rom sur sa commune.

Colis piégé de Martine à Manuel

Elle affiche une colère feinte, estimant que sa ville est " absolument exemplaire " par les efforts qu’elle a déjà accomplis pour accueillir les gens du voyage. Or, les familles expulsées se sont éparpillées dans toute la métropole et à Lille même, s’ajoutant aux ...3000 Rom de la zone. Pour avoir qualifié de " dérive antirépublicaine " le discours de Grenoble à l’été 2010 de Nicolas Sarkozy, elle avait fait affluer vers sa métropole des milliers de Rom.
Certains soupçonnent en fait la comploteuse de s'être délestée de nomades et de les avoir expédiés en chez son camarade Valls... 


Le bidonville est présent depuis l'arrivée de François Hollande. 
Or, assure un gradé de la police, " il n’y a pas eu de nouvelles installations depuis ". Hier, la mairie a justifié ce couac par le " manque de visibilité du terrain ". Le président de l’Association de solidarité aux familles roumaines, Serge Guichard, s’en est ému. " On dirait que le maire joue les naïfs pour préparer une expulsion. " Si la police — aperçue hier en patrouille sur le site — assure n’avoir aujourd’hui aucune raison légale de procéder au démantèlement, le propriétaire du terrain, l’aménageur public AFTRP, a saisi son avocat pour préparer " dans les prochains jours " un référé. 
En parallèle, Francis Chouat prendra " rapidement " un arrêté municipal du même type que celui de Manuel Valls, le 25 janvier, et qui avait conduit à l’expulsion d’un campement illicite d’Evry.

" Je ne peux laisser en l’état ce bidonville dangereux pour la sécurité et pour l’hygiène de ceux qui y sont installés. Un démantèlement ne peut attendre. Cela n’a rien à voir avec Valls ou la gauche ", assure le maire. 

"Si une nouvelle expulsion avait lieu à Evry, ce serait un très mauvais signal envoyé, estime au contraire Victor Brunier, du Secours catholique de l’Essonne. On est d’autant plus attentif que Manuel Valls avait laissé comprendre qu’il n’y aurait pas d’expulsion sans décision de justice et sans relogement. Dans sa ville, on voit bien que le discours ne colle pas aux actes. "

Le ministre de l’Intérieur va devoir passer des paroles aux actes
Il s’est en effet défendu samedi de toute "stigmatisation" dans sa façon d’aborder la question des Roms, malgré les critiques émises par plusieurs associations à la suite des démantèlements de campements illicites et bien que l’Union européenne ait mis la France "sous surveillance".

Une instrumentalisation politicienne visant Ayrault

Valls fait concurrence au Secours populaire ?

La colère du premier secrétaire du PS mine la table ronde de Jean-Marc Ayrault Le Chef du gouvernement présidera mercredi une discussion entre les ministres et les associations concernés à Matignon, alors que " Des élus de gauche comme de droite - qui parle de "lucidité tardive" du PS -  réclament (leur) évacuation, face à la demande pressante et légitime des populations, comme notamment à Villeneuve-d’Ascq, à Lille et à Lyon ", affirme l’Intérieur.

La fronde se développe
A la gauche du PS, l'extrême gauche a déjà protesté contre la fermeté de la gestion du dossier rom par Manuel Valls. Le ministre de François Hollande pourrait "porter les couleurs de l’UMP" en 2017, estiment les Rom, rapporte le Midi Libre. Pour l’association la Voix des Roms, Manuel Valls "a mieux réussi qu’Eric Besson"

"Le PCF se félicite de cette initiative et attend de cette réunion des décisions à la hauteur des valeurs que doit porter la gauche", écrit le PCF dans un communiqué, en soulignant que "nous ne pouvons accepter de ce gouvernement ce que nous avons refusé hier de Sarkozy".

Le PCF "exige que les mesures transitoires soient immédiatement levées par la France pour enfin permettre l'égal accès au travail" et estime qu'"un moratoire sur les expulsions doit être décidé". 

Les critiques gagnent maintenant le gouvernement. 
Cécile Duflot, la ministre écologiste de l’Egalité des territoires et du Logement, estime ainsi qu' " une politique humaine, efficace et exemplaire reste à construire ", tout en rappelant la promesse de François Hollande : " Pas de démantèlements sans solutions alternatives. " Et des logements ?

Une quinzaine d’enfants étaient scolarisés l’an dernier. Dont les deux garçons de Virgil, un Rom arrivé en France il y a onze ans. "
Avec Sarkozy, on savait qu’on n’aurait rien. Avec Hollande, les gens nous ont dit d’y croire. Mais rien ne se passe. "

mercredi 15 août 2012

Famille: un papa et une maman, est-ce trop demander ?

Assomption: l'Eglise de France relance la prière universelle 



En ce 15 août, les catholiques de France sont appelés à prier -à Auray et ailleurs- pour marquer leur solidarité avec les personnes touchées par la crise et le respect de la famille


La cathédrale Notre-Dame de Paris a focalisé l'attention mardi soir, à la veille de la fête de l'Assomption, le 15 août.


Le retour de la prière universelle
proposée par le Cardinal André Vingt-trois fait en effet le buzz, après des années de silence, en raison de sa dimension sociétale. Attendues de toutes parts à l'occasion de la célébration de l'Assomption de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, Dieu et Fils de Dieu, Mgr Rino Fisichella a prononcé les intentions de prières lors de la grand-messe célébrée en français et en latin. Mariage des homosexuels, austérité et euthanasie : ces trois thèmes de société sont abordés dans la prière universelle.


Sociales, ces intentions de prières invitent à davantage de compassion et de générosité "envers les victimes de restrictions diverses et qui voient l'avenir avec inquiétude"

pour "que les familles en attente légitime d'un soutien de la société ne soit pas déçues"


Monseigneur Philippe Barbarin, cardinal-archevêque de Lyon, a le sentiment quant à lui dans Le Figaro ce mardi 14 août, que la prière a "une dimension politique": "Politique, ce n’est pas un gros mot ! La prière a aussi une dimension politique (…) On peut dire que notre prière est marquée par les conditions de vie de la société dans laquelle nous nous trouvons.[...] Par la prière, nous affirmons surtout que la source ultime du bien n'est pas dans l'autorité politique. Nous prions pour celle-ci, car nous croyons que Dieu veut la bénir et peut lui donner lumière et force pour être vraiment au service de tous.  Oui, l’heure est grave. C’est une rupture de civilisation de vouloir dénaturer le mariage qui est depuis toujours une réalité merveilleuse et fragile."

ECOUTER sur RTL son point de vue sur les questions sociétales:

Une citation sortie de son contexte par francetvinfo qui demande à être vérifiée
.
La prière a aussi une dimension politique, certes, mais le cardinal-archevêque de Lyon déclare aussi au journal Le Figaro: "Mais prier est d'abord un acte spirituel: nous nous tournons vers Dieu avec confiance, en lui demandant son aide pour ceux que nous aimons, spécialement ceux qui vivent une passe difficile. Rien de plus naturel que de prier pour sa famille, pour son pays."
 
Mgr Barbarin rétablit la vérité de ses propos au JT de 13h sur France 2... 
Sociétales, elles appellent à prier pour "ceux qui ont été récemment élus, pour que leur sens du bien commun de la société l'emporte sur les requêtes particulières".

VOIR et ENTENDRE une déclaration de contrôle de la désinformation :

L'Eglise appelle les fidèles de France à prier  "pour que les enfants "cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère".

Le Cardinal André Vingt-Trois participe au débat


Les réseaux laïcs lancent une controverse, bien que l'Eglise catholique rappelle en fait ses positions depuis près d'un an, notamment sur le mariage et de l'adoption au sein de couples homosexuels.


Ils peuvent s'appuyer sur les quelques réticences de catholiques progressistes. 
Pour Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, la prière est "cohérente" sur le fond, mais il craint que son intention profonde soit mal interprétée. "L'Eglise doit faire attention à sa manière de s'exprimer", concède-t-il à ... La Croix
Même nuance au Secours catholique, qui regrette le nom du texte, "prière pour la France", "qui peut être désagréablement interprété par ceux qui y verront un lien avec le Front national".
L'association de défense des droits des homosexuels
Act-Up pastiche dans une vidéo caricaturale, voire outrancière, à l'image de l'association radicale.

"L'Eglise est contre, ce n'est pas un scoop"
Selon la Conférence des évêques de France, cette prière sera proposée par la grande majorité des prêtres, au cours des célébrations de l'Assomption . "Ce n'est un scoop pour personne que de dire que l'Eglise s'oppose au mariage homosexuel", a commenté son porte-parole sur France Inter , Mgr Bernard Podvin. Une formule qu'il a répétée sur BFMTV, rappelant que le texte est "d'abord consacré aux victimes de la crise sociale" :


Cette "prière pour la France" est l'occasion pour de nombreux représentants de l'Eglise de clarifier leur position sur le sujet.
Ainsi, l'évêque de Nice, Mgr Louis Sankalé, rappelle-t-il à Nice Matin pourquoi il s'oppose au mariage pour tous. "Je dis non parce que le mot ne convient pas, explique-t-il. Certains parlent de Pacs, d'autres d'union... Après le baptême, le mariage... Il reste encore cinq sacrements auxquels on voudra attacher un autre sens ! Non, alors qu'aujourd'hui on observe un renouveau du mariage".



La célébration était suivie d'une longue procession aux chandelles sur la Seine, qui a réuni 4600 personnes.


La statue en argent de la Vierge Marie, célébrée lors de la fête de l'Assomption, était en tête d'une flottille de 14 bateaux-mouches.



Son passage a été saluée par de très nombreux applaudissements de la foule massée sur les ponts enjambant la Seine, surpris de voir des croyants chantant des "Ave Maria", encadrés par les chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem, en grande tenue, cape blanche frappée de la croix des chrétiens de Terre Sainte.


Le porte-parole de la Conférence des Evêques de France, Monseigneur Bernard Podvin, était l’invité de France Inter ce mardi 14 août.
Lien YouTube

Monseigneur Bernard Podevin a également expliqué que ce texte des évêques est "un appel à prier pour que la force spirituel soit donné aux croyants devant des choix de société (…) dont la portée est considérable notamment la question de ses projets de réforme concernant le mariage".



Le porte-parole des Evêques de France a regretté qu’il n’y ait "pas de débat" actuellement sur la proposition de loi autorisant le mariage homosexuel pour 2013 : "On considère que tout est plié. Où est le débat, où est-il ?"


mercredi 6 juin 2012

M. Valls et P. Cohen font démanteler un camp de Rom

Un camp de Rom évacué à Toulouse


Les autorités se sont activées pour évacuer un campement de Romce mercredi sur les bords de Garonne à Toulouse, dont le maire socialiste est Pierre Cohen

Une pelle mécanique a démonté les abris des squatters qui servaient à héberger une vingtaine de personnes, tandis que la police était chargée de bloquer l’accès au site.

Germain Clément, porte-parole du collectif Solidarité Rom Toulouse, a évalué à 150, voire 200, le nombre de Roumains et Bulgares vivant le long du fleuve, avant que les autorités ne décident d’intervenir. 

En fait, quatre camps étaient visés par la préfecture et Manuel Valls

On a finalement appris mercredi matin que la préfecture a fait évacuer par la police 4 camps de Rom installés dans une zone proche du centre-ville de Toulouse.
En effet, deux des sept camps installés en bord de Garonne ont déjà été évacués ces dernières semaines et il s’agit donc de la troisième opération menée ce mercredi. "C'est juste l'application d'une décision de justice pour occupation illégale du domaine public", a minimisé la porte-parole de la préfecture.

Pour Germain Clément, 300 à 500 Rom vivent actuellement dans l’agglomération toulousaine, la majorité de mendicité, de petits boulots ou de travail au noir
Le collectif d’associations composé notamment de la Ligue des Droits de l’Homme, de Médecins du Monde (communiste) et du Secours Catholique (progressiste) ont interpellé aujourd’hui les collectivités, et plus particulièrement la mairie socialiste de Toulouse, afin de trouver une solution pour les familles délogées, en vue qu’elles passent la nuit à l’abri.

Rappelons que
la police ne peut intervenir sans une autorisation administrative et que nous sommes ici en présence du tout-socialiste, de la ville de Toulouse  à la Région, en passant par le département.

Ex-Ceres, puis proche de Lionel Jospin, Pierre Cohen (1950) cumule les trois mandats de député-maire socialiste de Toulouse depuis 2008 et président de la communauté urbaine du Grand Toulouse. Le président de Région Midi-Pyrénées est Martin Malvy (PS, 1936) et celui du Conseil Général de Haute-Garonne, Pierre Izard (PS, 1935).

La préfecture a également confirmé une autre information du collectif, selon laquelle les autorités ont démantelé le 31 mai deux autres camps sur les bords de la Garonne. 

Germain Clément, membre du collectif et président du Comité de coordination pour la promotion et la solidarité envers les communautés en difficulté (CCPS), était présent sur place mercredi matin lors du démantèlement de ce troisième camp. "C'étaient des abris de fortune, avec des matériaux de récupération, bâches, poutres, tôles", a-t-il raconté. "La police était présente et un tractopelle chargeait les abris dans une benne."

VOIR et ENTENDRE le reportage de France 3 en cliquant sur le lien.
Il semblerait qu'aucun autre site n'aurait été proposé aux clandestins.

Germain Clément a indiqué que Solidarité Roms Toulouse comptait écrire au ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour obtenir qu'une solution durable soit trouvée pour l'accueil de ces populations de sans-papiers.


La presse n'a encore lancé aucune campagne polémique contre le gouvernement socialiste... 
Le mot "illégalité" n'est jamais prononcé pour qualifier la situation des Rom.  
Et des enfants non scolarisés qui mobilisaient la compassion de Réseau Education Sans Frontières  (RESF), il n'y a pas si longtemps...