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samedi 14 juillet 2018

Montgeron : le tapage dans la cité se termine dans un bain de sang

Le tapage nocturne fait un mort, un blessé dans un état critique et un blessé léger

Un travailleur privé de sommeil s'est plaint du bruit, avant de tirer sur une bande de jeunes désoeuvrés.

Résultat de recherche d'images pour "quartier de la Prairie de l'Oly"
En pleine nuit, ce vendredi, dans la cité de l'Oly à Montgeron (Essonne), il ne s'est pas fait respecter sans recourir aux armes. Des sirènes des pompiers, du Samu et des véhicules de police trouèrent le silence soudain rétabli. A la lumière tragique des gyrophares, une cinquantaine de proches des perturbateurs se tenait derrière le cordon de sécurité, sidérée.

A l'intérieur de la tour G de la place du Soleil à Montgeron (Essonne), il est 2h30 du matin, les secours comprennent qu'ils ne sauveront pas Ahmed, 31 ans, l'un de ces "jeunes". Son corps sans vie est transporté au commissariat voisin. 
Un autre individu est pris en charge dans un état critique, orienté vers un hôpital de la petite couronne parisienne. Un troisième blessé est seulement touché au bras.

Hakim, 25 ans, a tiré avec un pistolet sur un groupe de jeunes 

Il était environ 1h du matin, dans le quartier sensible de la Prairie de l'Oly, quand Hakim a tiré avec un pistolet sur un groupe d'excités montés au 2e étage pour le provoquer en frappant à sa porte. Il s'est ensuite retranché chez lui.

Le Raid, troupe d'élite de la police, s'est rapidement déployé autour de son appartement pour le forcer à se rendre peu avant 6 heures du matin. Lors de la perquisition, les enquêteurs de la police judiciaire ont retrouvé une dizaine d'armes, dont plusieurs fusils-mitrailleurs.

A l'origine de ce drame, un tapage nocturne de plus, de trop. Hakim, dont les fenêtres donnent sur la place, interpelle les mineurs et les menace verbalement, tout en exhibant une arme.

La bande se disperse et part chercher les "grands frères" de la cité. Ces derniers décident d'une expédition punitive contre l'empêcheur de tourner en rond
Les justiciers du quartier montent les étages et sont accueillis par plusieurs coups de feu. 
Deux victimes tombent au sol. Deux autres parviennent à fuir en hurlant. Des témoins appellent les secours. "Celui qui a tiré, c'est un mec qui vit là depuis peu; il s'est installé chez sa tante", indique un habitant sous le choc.

"Un petit groupe pourrit la vie de tous les habitants"

Quarante-huit heures plus tôt, dans la cité voisine de Montgeron, au centre commercial de La Forêt, deux hommes ont été blessés par balle dans un règlement de comptes devant un café. Les deux affaires ne sont pas liées, mais Sylvie Carillon, la maire (LR ou UMP depuis 2014) de la commune, a attiré l'attention de la préfecture. "C'est une situation triste et malheureuse, mais elle était prévisible. Nous souffrons d'une baisse d'effectifs dans la police nationale inacceptable sur notre secteur." 

Résultat de recherche d'images pour "quartier de la Prairie de l'Oly"
L'ancien maire UMP de Montgeron est président du Conseil départemental de l'Essonne depuis le 2 avril 2015. Déjà en matière de transports, il se plaignait déjà des "lenteurs administratives". Lors de son élection, François Durovray révéla une ardoise laissée par l'ancienne majorité départementale socialiste présidée par le PS Jérôme Guedj, impactant les aides sociales : 108 millions d'euros de factures impayées aux établissements de personnes âgées et handicapées du département. Par ailleurs, Guedj remboursait les repas de cantine aux familles des collégiens musulmans s'absentant en période de ramadan, "en vertu du principe de laïcité".
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Guedj était joueur de Scrabble à l'Assemblée
Sylvie Carillon ajoute qu'elle a déjà alerté le préfet et le ministre à de multiples reprises, mais en vain. "Nous avons 12 policiers municipaux qui ne peuvent pas absorber tout le travail de la police nationale, reprend-elle. Un petit groupe de jeunes pourrit la vie de tous les habitants de nos quartiers sensibles. Et après on se retrouve avec des gens qui se font justice eux-mêmes."


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Un policier pour 900 habitants. La maire a relancé le ministre de l'Intérieur ce vendredi par courrier et formulé une demande expresse pour doter le commissariat de Montgeron (qui gère aussi les villes de Yerres et Crosne, notamment) de renforts. Une requête appuyée aussi par Nicolas Dupont-Aignan, député (DLF) du secteur.

"Il y a un policier pour 900 habitants sur cette circonscription, détaille le syndicat de police Alliance 91. A Evry, l'une des communes les mieux dotées de l'Essonne, et ancien fief du député-maire Manuel Valls, ancien ministre de l'Intérieur et locataire de Matignon, c'est 1 pour 580 habitants, et quand on sait qu'à Paris on tourne aux alentours d'un policier pour 250 habitants... A cause de ce sous-effectif, nous ne pouvons agir en sécurité et répondre aux attentes de la population." Selon ce syndicaliste, ce qui se passe à l'Oly peut se dérouler ailleurs. "On nous demande de mettre en place la police de proximité, mais sans nous donner les moyens », déplore-t-il.


dimanche 8 octobre 2017

Mission Nouvelle-Calédonie : échanges d'insultes entre Manuel Valls (LREM) et Jean-Luc Mélenchon (LFI)

Les deux sectaires perdent le contrôle de leurs propos

L'ex-premier ministre a dénoncé le ton "ignoble et outrancier" employé à son encontre par le meneur de la France insoumise.

Manuel Valls réagissait samedi 7 octobre, au lendemain de l'annonce de la démission de Jean-Luc Mélenchon de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie, que préside le socialiste rallié au président de la République. 

"Monsieur Valls est un personnage extrêmement clivant, qui suscite de forts rejets du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l'extrême droite", selon Jean-Luc Mélenchon, dans une lettre au président de l'Assemblée, François de Rugy
Il y rappelait notamment les propos sur les "whites" et les "blancos" de l'ex-député-maire d'Evry, saisis au vol par une caméra en 2009, et le pro-Palestinien accusait l'ex-premier ministre de Hollande de "proximité"avec les dirigeants de l'extrême droite israélienne".

"Ignoble et outrancier texte de Mélenchon qui en claquant la porte de la mission Nouvelle-Calédonie, affiche son mépris pour les Calédoniens"

Ainsi, nommé en début de semaine à la tête de la mission parlementaire d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, où un référendum d'autodétermination est prévu en 2018, le transfuge socialiste a-t-il violemment réagi sur Twitter. "Tous les républicains ont un devoir de vigilance face à ses thèses et prises de position. Personne ne peut laisser passer cela", a conclu dans un ultime message sur le réseau social celui qui est désormais député apparenté LREM de l'Essonne.

"Son coup d'éclat témoigne d'un profond mépris pour la Nouvelle-Calédonie et le travail parlementaire", a dénoncé sur BFMTV Francis Chouat, proche de Manuel Valls. Il a dénoncé "le mélange des arguments employés [par Mélenchon], en allant jusqu'à traiter Manuel Valls d'allié des thèses ethnicistes de l'extrême-droite. C'est fort de la part de la France insoumise qui est soutenue par le FN pour retirer le drapeau européen de l'hémicycle." Les élus frontistes étaient toutefois absents lors du vote repoussant l'amendement.


VOIR et ENTENDRE Danièle Obono, LFI, expliquer sur France Info que Manuel "Valls a démontré son incapacité à être un responsable politique de consensus". Valls a "participé à une hystérisation du débat" :


"C'est un adepte des procès de Moscou, a lancé à Mélenchon le second couteau Francis Chouat, successeur de Valls à la mairie d'Evry.

Il s'agit d'accuser de manière irraisonnée. Ce qu'il y a derrière, c'est une complicité de plus avec les sinistres de la République, avec les thèses de Dieudonné et Alain Soral," a rétorqué le maire d'Évry.

Chouat a également tenu à rappeler que "La France insoumise et sa candidate n'ont pas rejeté le soutien de Dieudonné au second tour" des élections législatives dans l'Essonne. Le polémiste, qui s'était présenté dans cette circonscription, avait en effet appelé à voter pour la candidate LFI, Farida Amrani, contre Manuel Valls. Les invectives sur le dos de la Nouvelle-Calédonie sont donc bien des règlements de comptes personnels entre battus aigris de la présidentielle 2017.

Par communiqué, vendredi soir, le président désigné par Macron au perchoir de l'Assemblée a déploré la "nature des propos" de Mélenchon et François de Rugy a certifié que "la création et la constitution de la missions'étaient déroulées "dans des conditions parfaitement conformes au règlement" de l'Assemblée, n'excluant "aucune force politique". 

dimanche 18 juin 2017

Législative : Valls, humilié par le recours de sa rivale pour ...tricherie, dans l'Essonne

Valls, menacé par une inconnue de la diversité

La concurrente Insoumise de Valls revendique elle aussi la victoire

"Manuel Valls s'impose de justesse dans l'Essonne", estime le Huffington Post.
Le site recourt aux parenthèses pour concéder: "mais le résultat est contesté"...
Arrivé en tête au premier tour de la législative, grâce notamment à l'absence de candidat investi par le camp présidentiel, Valls affrontait une candidate de la France Insoumise de Mélenchon, également soutenue par son vainqueur à la primaire citoyenne du PS, Benoît Hamon, un ex-ministre socialiste de l'ancien premier ministre socialiste. Déserteur parmi d'autres, l'ancien Premier ministre avait assuré vouloir être "utile" à la "réussite" du quinquennat d'Emmanuel Macron.

En rupture avec le Parti socialiste, mais éconduit par La République en Marche qui a refusé de lui accorder l'asile, Manuel Valls jouait son avenir politique sur le dernier mandat qu'il détient encore, en se représentant aux législatives dans son fief de l'Essonne où il était député-maire d'Evry. Une question de survie pour le Catalan.

L'ancien collaborateur de François Hollande a obtenu 50.3% des voix au second tour face à sa rivale, Farida Amrani (FI), soit 139 voix d'avance. 
"Avec la prudence, bien sûr, qui s'impose ce soir, je suis élu avec 50,3%", a annoncé Manuel Valls "dans une ambiance très chahutée" (sic), depuis sa mairie d'Evry (PS) et malgré les vives contestations de Corbeil-Essonnes. 
Pour autant, ce résultat est contesté par ses adversaires qui l'accusent d'avoir triché. 
VOIR et ENTENDRE Manuel Valls annoncer sa courte victoire sous les huées :

Un responsable local de la France Insoumise à Corbeil-Essonne a exigé une vérification des votes, immédiatement après cette déclaration. "Il y a un ou deux bureaux où nous n'avons pas les résultats. Personne pour vérifier. Il n'y a pas besoin d'avoir fait Sciences Po pour comprendre qu'il manque 100 voix, 50 voix", a-t-il déclaré à BFMTV.
"On a le droit de vérifier", a-t-il insisté, avant de déclarer n'avoir "aucune confiance dans Manuel Valls". 

Des échauffourées ont même éclaté au cours de son annonce de son score.



Venue de Corbeil-Essonnes, une quinzaine de militants de La France insoumise pro-Amrani ont perturbé son intervention, criant "tricheur, tricheur" et "Farida, Farida", après avoir réussi à pénétrer dans la mairie", commente le HuffPost, laissant croire que, au jour d'un scrutin, une mairie ne serait pas ouverte à tous les citoyens. "Ils ont été évacués manu militari par la police et repoussés sur les marches de l'hôtel de ville, où il y a eu des échauffourées", a constaté [sic] un journaliste de l'AFP, histoire de minimiser les violences physiques exercées par le service d'ordre de la mairie. 

La candidate insoumise, qui a également revendiqué la victoire, a annoncé vouloir déposer un recours dès demain matin.
S'exprimant devant la mairie, Farida Amrani a elle aussi revendiqué la victoire au second tour du scrutin et a annoncé un recours dès lundi, à travers ses avocats. "En tant que candidate, j'ai constaté des irrégularités sur certains bureaux, et notamment un", a-t-elle assuré, avant d'ajouter: "aujourd'hui on ne reconnaît pas la victoire de l'ex-Premier ministre".

Sophia Chikirou, la directrice de campagne du leader du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, s'en est également prise au candidat Manuel Valls sur Twitter, le traitant de "tricheur" et appelant à un recomptage à Evry. 
"Cela concerne quatre bureaux, tous à Evry"a précisé Ulysse Rabaté, 30 ans, conseiller municipal (PCF) à Corbeil-Essonnes, suppléant de Mme Amrani, 40 ans, conseillère municipale (PCF) à Evry, évoquant une situation "extrêmement douteuse". "On sera demain matin en préfecture avec les procès-verbaux. On est déjà en contact avec des avocats”, a-t-il assuré. Ulysse Rabaté s’était déjà présenté face à Manuel Valls en 2012. Farida Amrani, 40 ans, a été élue en 2014 à la mairie d’Evry en s’opposant au PS.
L'ancien candidat malheureux à la primaire PS élargie a évoqué une campagne "parfois haineuse". Avec Le Foll, il est l'un des rares anciens ministres du quinquennat Hollande à rester à l'Assemblée nationale : Touraine, Urvoas, El Khomri, Vallaud-Belkacem, notamment, ont été sanctionnées. 

Un échec de Valls symboliserait  dans l'Histoire la décapitation du Parti socialiste.
L'ex-locataire de Matignon, 54 ans, n'aurait plus qu'un seul mandat (conseiller municipal à Evry) malgré le soutien de plusieurs poids lourds des anciens et de l'actuel gouvernements : Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian ou François Bayrou (actuel garde des Sceaux, lui-même soupçonné d'avoir employé sa secrétaire particulière au service du MoDem), ainsi que celui du comité local d'En Marche!... Valls partait favori de ce second tour, fort de son avance de près de 2.200 voix sur Mme Amrani au soir du premier tour : 25,45% des voix contre 17,61%. Il pouvait cependant craindre un sursaut de participation, après une importante abstention au premier tour (60%) et un report des voix défavorable dans cette circonscription où Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête à l'élection présidentielle.
Contre La France Insoumise, Manuel Valls avait également bénéficié du soutien du sénateur LR de l'Essonne Serge Dassault, mis en examen pour des soupçons de fraude électorale à Corbeil-Essonnes, mais en attente d'une décision. 
Valls sera-t-il pareillement mis en examen pour des soupçons de fraude électorale ?...

jeudi 12 février 2015

"Retraite-chapeau": Hollande nomme préfet "hors cadre" le chef de cabinet de... M. Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l'exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.
blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire
de Manuel Valls,d'Evry à Matignon
Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque 
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d'Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi. 

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de "préfet hors cadre, chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement", "sur proposition du ministre de l'Intérieur", c'est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu. 

Un préfet hors-sol 
Cette promotion "hors cadre" dans "la préfectorale" signifie que le bénéficiaire n'est nullement affecté à un département, comme c'est le cas de la plupart des autres préfets.

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l'Etat... 
En tant que chef de cabinet à Matignon - fonction subalterne au poste de directeur de cabinet - Sébastien Gros veille notamment à l'organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo...

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d'entrisme
Gros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l'Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste. 

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à... Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls. 

Une carrière éclair faite de protections 


Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en "administration du politique", mais devint Gros avec un master "Recherche en sociologie du droit", délivré à... Evry  (Université d'Évry-Val d'Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011. 

Matignon se défend 
"C'est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique", raconte-t-on dans l'entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros "a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique", insiste-t-on. Il est par ailleurs "d'usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient", se justifie-t-on encore à Matignon. 

Sa rémunération à 5.162 euros bruts 
-pour commencer et sans prendre en compte les années d'ancienneté- viendra se substituer, et non s'ajouter à celle de membre de cabinet. Perd-il au change ? A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui, plus stable, de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l'heure de... la retraite. 

Pas de changement à attendre avec Hollande 

Nicolas Sarkozy s'était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu'il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget. Aujourd'hui, ils s'en prévalent pour continuer... Ainsi, les chantres de l'exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement... après-guerre. 

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin 
Ces nominations de "faux préfets" ou de "préfets fantômes" se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.

blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l'Élysée en 1981, s'était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de "préfets en mission de service public" relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l'effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs. Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d'être élu sénateur, député ou l'âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d'échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l'Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d'une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République. 

 Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l'existence:


- Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n'avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier. 

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)
- Michel Vauzelledirecteur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985). Préfet honoraire depuis le 15 août 2010.
Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007. Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat... 
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n'y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate. 
Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d'un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d'un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d'entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. Mais la moralisation de la vie politique promise par Hollande attend donc toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets...Un ou plusieurs faux préfets, chargés d'une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d'avoir rendu certains services ou d'un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l'Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains...

mercredi 2 juillet 2014

Conflit d'intérêts à Evry: où en est l'accusation de Valls par Mediapart

Quand la justice n'est pas diligente... 

Avril 2011: l
e ministre de l’intérieur attribue un marché public de l’agglomération d’Évry à une urbaniste très intime 
Valls s'est-il laissé corrompre
par son ex-compagne?
Un candidat non retenu s'étonne de certaines modalités de l’appel d’offres. 
L'omniprésence médiatique du ministre de l'Intérieur aurait pu durer encore un peu, ironisait le quotidien, mais la justice semble avoir détourné le regard :a-t-elle enterré le dossier? Metronews était revenu sur les éléments troublants du dossier.
"En effet, Mediapart révèle ce vendredi [10 janvier 2014] que Manuel Valls, maire d'Évry à l'époque, a attribué, en avril 2011, un marché public de l'agglomération d'Évry à... son ex-compagne.
"En avril 2011, le député et maire d’Évry a attribué, en sa qualité de président de la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne (CAECE), le marché "d’élaboration du projet de territoire" à son ex-compagne, Sybil Cosnard, urbaniste et ancienne directrice générale de l’urbanisme de la ville d’Évry", révèle Mediapart. Ce marché public avait effectivement fait l'objet d'un appel d'offres en 2010.
Lien PaSiDupes

Manuel Valls et son ex-compagne démentent ce conflit d'intérêts

Sybil Cosnard, l'ex-compagne de Manuel Valls (pendant deux ans, ndlr), a en effet créé (quelques mois plus tôt seulement), une société unipersonnelle, City Linked, pour répondre au projet en associant l'architecte Roland Castro [ancien militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis de l'UJC, du PCF et du PS, candidat à l’élection présidentielle de 2007 et soutien de la candidature d'Arnaud Montebourg aux primaires socialistes en 2011].

Les deux intéressés ont tous deux démenti ce conflit d'intérêts. 
"Il n’y avait pas de conflit d’intérêts à partir du moment où l’on est entré dans un système d’appel d’offres public, a répondu Mme Cosnard à Mediapart. 
Et Manuel Valls de préciser qu'il n'a "jamais présidé aucune commission d’appel d’offres". "Le fait de connaître tel ou tel dirigeant, de l’une ou l’autre de ces sociétés, ne peut être constitutif d’un délit de prise illégale d’intérêts", a-t-il ajouté. Contacté par metronews, ni la mairie d'Evry (dont le numéro est "injoignable", ni le ministre de l'Intérieur n'ont souhaité donner suite à nos appels.

Quatre éléments troublants sont pointés du doigt

Mais au-delà de cette défense, plusieurs éléments troublants demeurent.

Le président de la commission d’appel d’offres Ange Balzano, maire adjoint (PS) de Ris-Orangis, ignorait que la bénéficiaire du marché était l’ex-compagne du président de l’agglomération. "Son nom n’était pas sur les documents", a-t-il déclaré à Mediapart. [dissimulation d'identité? tromperie? aveu d'illégalité?]

Huit jours après la commission, le 13 avril 2011, l’agglomération d’Évry Centre Essonne informe le groupement de Michel Cantal-Dupart qu’il n’est arrivé que troisième. A sa grande surprise la réponse est définitive et il n'y a pas d'entretien pour exposer les arguments des trois premiers candidats. "Normalement, nous aurions dû être dans une short list et être reçus pour exposer ce que l’on avait envie de faire. Ce n’est pas normal. Cela voulait dire que c’était ciblé, et qu’ils avaient déjà quelqu’un en tête", explique Michel Cantal-Dupart.
(NB - L'abonnement proposé par la video n'a rien en commun avec ce blog)


Un projet estimé à 450.300 euros

L'ex-compagne de Manuel Valls a été retenue sur un projet estimé à 450.300 euros alors que l'architecte Michel Cantal-Dupart proposait un coût de 243.700 euros. "Je ne suis pas pour le moins-disant systématique, mais 200.000 euros de plus ça se discute", s'interroge l'architecte non retenu.

Le cabinet City Linked a donc réalisé la première partie de sa mission avant que le projet tout entier ne soit interrompu. Toutes les opérations d'urbanisme ont en effet été suspendues en 2012 depuis que la Fédération française de rugby a choisi de retenir le site de Ris-Orangis pour son futur grand stade. 

Mais si City Linked a bien été indemnisé pour sa première mission effectuée, aucune transaction, ni indemnité de rupture de contrat n'apparaît."

dimanche 27 avril 2014

Le vrai visage de Manuel Valls

Le livre dérangeant d'un nationaliste

L’histoire de Manuel Valls est une espèce de bluff très largement reconstruit
En moins de trois ans, Manuel Valls est passé de l’anonymat (5,6 % lors de primaire socialiste de 2011) à Matignon. Le livre d' Emmanuel Ratier, intitulé Le Vrai Visage de Manuel Valls, tente de fournir les clés de cette ascension qui en surprend plus d'un, du simple citoyen attaché aux valeurs politiques jusqu'au sein même du Parti socialiste, en passant par les soutiens les plus communautaires du Premier ministre, joker que François Hollande aux abois s'est résolu à sortir du rang.

Issu de la plus haute bourgeoisie catalane par son père et d’une famille suisse enrichie dans le trafic de l’or par sa mère, ce fils d’un célèbre peintre catalan nullement anti-franquiste a grandi dans un milieu huppé, dans une maison située en face de l’île Saint-Louis. Ce qui lui a permis de fréquenter le gratin des beaux-arts, mais aussi de la politique.


Dès ses 18 ans, alors qu’il n’était même pas encore naturalisé français, il a passé un accord secret, appelé "pacte de Tolbiac", avec deux camarades au très brillant avenir : Stéphane Fouks, aujourd’hui pape des communicants socialistes et responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France, et Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France et ponte de la sécurité urbaine. Son ascension doit beaucoup à ces deux hommes avec lesquels il est demeuré étroitement lié.

Manuel Valls nie tout ce qui l'entrave
Invité politique de l’émission de Laurent Ruquier sur France 2 et interrogé sur l’affaire Cahuzac par Aymeric Caron, Manuel Valls démenti sa pré-connaissance de la détention d’un compte suisse par l’ex-ministre du Budget. Le chroniqueur lui fit alors remarquer que deux de ses amis intimes, Stéphane Fouks et Alain Bauer, auraient pu disposer d’informations, en raison de leurs connexions. Mais le ministre dément avoir connu antérieurement la situation fiscale exacte de Jérôme Cahuzac. Lien video

Une bavure révélatrice de son double langage: 
Couac de juin 2009 sur le marché d'Evry, où il voudrait moins de "blancos et de Blacks" et plus de Blancs:

Interpellation par une habitante
La scène se passe à Trappes , le 22 juillet 2013

Ministre de l'Intérieur hué (et traité de "fasciste"?) 
A Aurillac, le 28 août 2013 
Clash entre Manuel Valls et une habitante de Colombes
Le ministre de l'Intérieur de Hollande bat en retraite face à sa dénonciation de l'insécurité consécutive à la politique de prévention chère au PS, le 7 septembre 2013

Le nouveau Premier ministre est aussi l’incarnation même du nouveau Parti socialiste tel que défini par son think tank Terra Nova :

Pur apparatchik rompu aux jeux d’appareil, à la fois "boboïsé", social-démocrate modéré en apparence 


mais surtout
haineux  de ses adversaires politiques


Valls sermonne des pompiers d'Isère 
Il  leur donne une leçon d' "ordre moral" à Grenoble, le 21 mars 2014
Il est bien évidemment membre du club d’influence Le Siècle, mais aussi du groupe mondialiste de Bilderberg

Semblable aux néo-cons américains, en général venus de l’extrême gauche, il soutient aussi bien Israël que la Palestine
Valls à la synagogue
Alors qu'il se montre solidaire du peuple de Palestine lors de  la journée de la terre à Evry, où il a planté un olivier (photo de droite), Valls accuse l'ex-majorité de droite du retour du terrorisme: 

Valls est prêt à toutes les compromissions, libéral rallié au mondialisme, à l’européisme, au métissage et au multiculturalisme. 
Ce que d’aucuns pourraient appeler l’ "after-socialisme" ou socialisme "à l’eau de rose"... C’est cet arriviste protéiforme qui se voit évidemment détrôner Hollande en 2017 ou 2024 à l'Elysée.


jeudi 3 avril 2014

Manuel Valls et ses hommes de l'ombre

Les réseaux de Manuel Valls 
A Matignon, le nouveau Premier ministre va pouvoir s'appuyer sur plusieurs cercles de fidèles, entièrement dévoués à sa cause.

Fin 2011, Manuel Valls récoltait 5,63% à la primaire socialiste pour la présidentielle. Seulement 30 mois plus tard, lundi 31 mars 2014, le marginal est devenu Premier ministre. Une ascension fulgurante qui s'appuie sur quelques fidèles, dévoués au service d'un homme.

Ses amis de toujours

Stéphane Fouks est coprésident de la puissante agence de communication Havas Worldwide (ex-Euro RSCG). Alain Bauer est un célèbre criminologue qui chuchote à l'oreille des politiques. Manuel Valls les a tous les deux connus dans les années 1980 sur les bancs de la Sorbonne où Valls a fait des études d'histoire au centre Tolbiac. Les trois "jeunes loups de la Rocardie" sont doués et grimpent vite les échelons. Chez les Jeunes socialistes, ils avaient chacun une tâche :"Manuel, la politique et la vie publique ; Bauer, la tactique et les manœuvres d'appareil ; Stéphane, la communication", raconte un ancien responsable rocardien au journal Le Monde.
Depuis, leur amitié est indéfectible.
En 1988, Valls et Bauer se côtoient à Matignon, au sein du cabinet de Michel Rocard. Le criminologue conseille Manuel Valls en toutes circonstances, notamment lorsqu'il devient maire d'Evry, en 2001. Et malgré ses accointances sarkozystes entre 2007 et 2012, Bauer, qui est le parrain d'un des fils de Valls, est toujours là, dans l'ombre. De son côté, Fouks continue à conseiller Manuel Valls. De plus en plus discrètement depuis l'affaire DSK, dont il était le conseiller en communication.


Ses proches collaborateurs



Sébastien Gros,  Harold Hauzy,  Christian Gravel et Yves Colmou  


Un clan qu'on appelle les "Valls boys" 
Ces trentenaires sont des fidèles parmi les fidèles, les collaborateurs de choc de Manuel Valls lorsque celui-ci était maire d'Evry. Chacun dans son rôle. 

Sébastien Gros, le chef de cabinet, était chargé de l'organisation et des finances. Place Beauvau, il était "la tour de contrôle" de Manuel Valls, "son collaborateur le plus proche", écrivent David Revault d'Allonnes et Laurent Borredon dans Valls, à l'intérieur (éd. Robert Laffont, 2014).

Harold Hauzy
, directeur de la communication du maire d'Evry pendant plusieurs années, est quant à lui devenu la "plume" du ministre de l'Intérieur. Le conseiller presse de Manuel Valls retrouvera son collègue Sébastien Gros à Matignon. Les deux hommes gardent auprès du nouveau Premier ministre les mêmes attributions qu'à l'Intérieur.

Christian Gravel
, "dircab" de Manuel Valls pendant dix années Evry, dans l'Essonne, fut le conseiller presse du candidat à la primaire socialiste. Avant d'être recruté par François Hollande pour gérer ses relations publiques pendant la campagne présidentielle, puis à l'Elysée. Pour Manuel Valls, c'est un allié de poids au "Château". Jean-Marc Ayrault se serait d'ailleurs plaint, il y a quelques mois, de l'attitude de Gravel et d'un autre conseiller élyséen, Aquilino Morelle, lui aussi intime de Valls : "Ces deux-là ont été placés à l'Elysée par Valls. Ils manœuvrent contre moi et cherchent à me nuire sans se rendre compte qu'ils affaiblissent ainsi le président de la République", aurait affirmé l'ancien Premier ministre fin 2013, selon Le Canard enchaîné.

Yves Colmou
, le conseiller politique, est l'ultime pièce de l'entourage de Manuel Valls. Les deux hommes se sont connus, comme Stéphane Fouks et Alain Bauer, dans les cercles étudiants rocardiens. Yves Colmou et Manuel Valls ont travaillé à Matignon avec leur mentor, Michel Rocard, puis avec Lionel Jospin, au PS et à Matignon. Fin connaisseur de la carte électorale – une qualité toujours utile place Beauvau, malgré la débâcle aux municipales 2014 – il suit lui aussi Manuel Valls à Matignon en tant que conseiller.

Ses porte-flingues



Carlos Da Silva, Luc Carvounas, Francis Chouat et Jean-Jacques Urvoas.  

Manuel Valls n'est à la tête d'aucun courant au sein du parti, contrairement aux principaux éléphants socialistes. Selon un de ses partisans, cité dans le livre de David Revault d'Allonnes et Laurent Borredon, il ne disposerait que de neuf soutiens parmi les 204 membres du conseil national du PS. Qu'importe: Manuel Valls a toujours préféré construire sa popularité sur l'opinion publique plutôt que sur les structures militantes. L'ancien ministre de l'Intérieur mise davantage sur son image que sur une idéologie politique jamais vraiment théorisée. Dans les cercles du pouvoir, peu d'élus se réclament ouvertement de Manuel Valls, mais ceux-là sont entièrement dévoués à leur tête de gondole.

Il y a d'abord Carlos Da Silva, son suppléant à l'Assemblée nationale. Patron du PS de l'Essonne, il siège au palais Bourbon depuis que Manuel Valls est entré au gouvernement. Le député n'hésite pas à monter au créneau pour faire le service après-vente des annonces de son chef, ou à cogner lorsque Manuel Valls est attaqué. 

Dans un autre style, Luc Carvounas, sénateur-maire d'Alfortville (Val-de-Marne), est lui aussi patron de la fédération socialiste de son département. Secrétaire national aux relations extérieures du PS, il ne s'est pas fait que des amis, notamment au Parti de gauche, où son homologue le dépeint comme un "anticommuniste primaire", selon Le Monde.

A la mairie d'Evry, Manuel Valls a confié sa succession à son ancien premier adjoint Francis Chouat, une connaissance de longue date. En novembre, le ministre de l'Intérieur l'a décoré d'une Légion d'honneur lors d'une cérémonie au cours de laquelle l'auditoire a appris que Francis Chouat, ancien communiste, fut "le pion" de Manuel Valls au lycée Charlemagne, à Paris.

Le député Jean-Jacques Urvoas, est passé de Strauss-Kahn à Valls, et ne vient pas de l'Essonne, mais du Finistère
En 2012, lorsque Manuel Valls était en rivalité sourde avec le hollandais François Rebsamen dans la course à l'Intérieur, Jean-Jacques Urvoas avait clairement marqué sa préférence. Spécialiste des questions de sécurité, il est l'oreille des gendarmes et policiers, au point de devenir un conseiller officieux de Manuel Valls lorsque celui-ci occupait la place Beauvau. Assuré de lui succéder, Urvoas a été victime d'un véto présidentiel, François Hollande lui préférant un de ses hommes de confiance, Bernard Cazeneuve.