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vendredi 25 octobre 2019

"Zone de non-droit" : des policiers visés par des tirs de projectiles

Nuit de tension dans la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie: plusieurs blessés de part et d'autre 

Laurent Nuñez assure que la police "a été victime d'un véritable guet-apens organisé"
Résultat de recherche d'images pour "Mantes guet-apens Macron"

Les policiers qui s'étaient déplacés pour un véhicule en feu à Mantes-la-Jolie se sont retrouvés encerclés et visés par des tirs de projectiles. Lors de l'agression, deux blessés, dont upolicier, sont à déplorer, ainsi qu'un jeune, grièvement blessé à l’oeil par un tir d'origine non identifiée.  

Peu avant 23 heures, trois policiers sont appelés pour éteindre une voiture incendiée au Val-Fourré, quartier sensible de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, selon une source policière. Les fonctionnaires de police font leur devoir en se rendant sur les lieux à pied, habillés en civil. C'est alors qu'une centaine d'individus ont tiré de nombreux projectiles sur les forces de l'ordre, une trentaine, jeudi soir à Mantes-la-Jolie. 

Sur place, ils sont assaillis par "plusieurs dizaines" d'individus qui les visent avec des projectiles, des tirs de mortier d'artifice et des cocktails Molotov.
es affrontements durent une demi-heure. Les policiers appelés en renforts ont répliqué avec leurs moyens de défense, lanceurs de balles de défense (LBD), grenades de désencerclement et grenades lacrymogènes.

L'un des policiers a été légèrement blessé à la cuisse par un tir de mortier d'artifice. Un jeune agresseur de 20 ans a été touché à l'oeil et transporté au centre hospitalier de la ville. Il se pourrait qu'il en perde l'usage. Un autre, a également été admis pour une blessure aux testicules. 

Ce guet-apens n'a donné lieu à aucune interpellation pour l'instant. 
Deux enquêtes ont été ouvertes: une en flagrance pour violences avec guet-apens, arme et en réunion, participation à un groupement formé en vue de la commission de violences, et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Une seconde a été confiée à l'IGPN sur les conditions d'usage des armes de défense par les policiers. 

D'autres violences concertées dans les Yvelines 

Au lendemain de ces événements,
le syndicat Alliance dénonce une "banalisation de ces guet-apens et de ces violences urbaines" dans le département des Yvelines.

"Dans la même soirée, une heure plus tôt, c'était le commissariat des Mureaux qui était attaqué à coup de jets de mortiers.

Quelques minutes après le traquenard de Mantes-la-Jolie c'est un véhicule de BAC sur Trappes qui était attaqué par une quinzaine d'individus avec des tirs de projectiles", révèle Julien Le Cam, secrétaire départemental Alliance dans les Yvelines. 

Ces affrontements "violents par le nombre de personnes qu’on avait en face de nous (...) sont assez inhabituels", a pourtant prétendu le patron de la Direction départementale de la sécurité publique, le contrôleur général Ludovic Kauffman, conseiller du préfet pour la sécurité et l'ordre public.
Un dispositif de maintien de l’ordre supplémentaire doit être mis en place à partir de vendredi soir
avec l’appui d’une compagnie de CRS.

En l'absence de Castaner,  Nuñez, son secrétaire d'Etat, a pris la parole:

Les policiers mettent en cause un manque d'effectifs et "un sentiment d'impunité des jeunes"
Est-ce "l'affaire" de Macron?

mercredi 23 octobre 2019

Une tribune signée par 100 artistes et élus locaux stigmatise les opposants au voile islamique

Ces 100 élus locaux de la diversité dénoncent une "cabale médiatique" contre les musulmans

La critique du port du voile islamique fait sortir du bois ses  partisans

Sondage : La moitié des jeunes musulmans souhaite que la laïcité s’adapte à l’islam en France. 27% des musulmans estiment que la Charia doit s’imposer
Ils pointent des "raccourcis périlleux" et des "propos indignes à l'endroit des musulmans", selon eux.
Ces cent élus répandus dans toute la France ont publié dans les colonnes du JDD du mardi 22 octobre une tribune stigmatisant sans ambiguïté les opposants au voile partout dans l'espace public. Ils y voient un risque de "délation" que "d'aucuns font peser sur la nation en stigmatisant, à dessein, plus de 6 millions de nos concitoyens". 
Le terme 'délation' n'est pas anodin : il pointe les régimes autoritaires ou dictatoriaux, ainsi que les forces d'occupation. La délation qu'ils évoquent renvoie donc "aux heures sombres de notre Histoire". Ainsi les dénonciateurs du port du voile islamique en France seraient-ils rien moins que des fachos. Combattre ce voile dans l'espace public est le signe ostentatoire d'une islamophobie générale, suspecte - par amalgame - de racisme. Et, bien évidemment, les antiracistes ne sont pas des racistes... La totale !
Cette intervention des signataires de la tribune dans le débat public renvoie notamment à la publication d'une liste de "signaux faibles" censés permettre de repérer un individu radicalisé. Adressée à l'Université de Cergy-Pontoise, et publiée par le ministère de l'Intérieur, est-elle illégitime en république ? 
Dans un fichier Excel attaché étaient listés des "signaux faibles" susceptibles d'alerter, par exemple un changement de tenue vestimentaire (le port de pantalon dont les jambes s'arrêtent à mi-mollets ou sarouel, ample entre les cuisses, pour un homme, l'apparition d'un voile pour une femme), l'arrêt de la consommation d'alcool, un intérêt soudain pour la religion ou un absentéisme récurrent aux heures de prières... S'ils constataient "qu'un individu (étudiant ou collègue) présente un ou plusieurs signaux listés dans cet imprimé", les personnels de l'université étaient invités à retourner l'imprimé au référent sécurité. Ce message, relayé sur Twitter, a suscité de vives réactions. Car les signataires de la tribune n'entendent pas séparer le bon grain de l'ivraie dans leur communauté.
"La barbe !" s'exclament-ils avec un humour feint.
"La cabale médiatique à travers la retransmission bienveillante des propos les plus indignes à l'endroit des musulmans ainsi que l'inconséquence des prises de position politique au plus haut niveau de l'Etat nous amènent à dénoncer avec force et détermination les raccourcis périlleux vers lesquels notre pays est entraîné", écrivent les élus.
Qui sont ces 90 "personnalités" du collectif de signataires : l'acteur Omar Sy, né à Trappes (d'un père sénégalais et d'une mère mauritanienne)  - dont la réussite n'est pas le signe qu'il aurait été malmené par la France - a demandé "urgemment" à Macron de condamner "l'agression" dont a été victime la femme voilée de Belfort pointée par un élu RN alors qu'elle accompagnait une sortie scolaire d'enfant d'âge primaire à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté.
Le collectif, où figurent également la comédienne Marina Foïs et plusieurs chercheurs et sociologues animés non pas par leurs recherches mais leurs orientations politiques et religieuses, appelle aussi à "dire, avec force, que les femmes musulmanes, portant le foulard ou non, et les musulmans en général ont toute leur place dans notre société", ce qui n'est pas le sujet, mais plutôt leur refus de s'intégrer, voire leur prosélytisme. à "refuser que nos concitoyens musulmans soient fichés, stigmatisés, dénoncés pour la simple pratique de leur religion". Cette pratique-là n'est justement pas une règle primaire du Coran, mais un ajout tardif. Et encore est-il régional (dans certaines parties du Golfe ou au Pakistan)...  Les signataires doivent donc réviser leurs fondamentaux...
Dans leur tribune, les 90 partisans d'une république islamique dénoncent la "haine" et la "violence inouïes" de cette scène que les laïcs dénoncent comme une provocation.
Ils dénoncent également la réaction d'un ministre de la République qu'ils condamnent. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer ne leur convient pas : il "a certes condamné", ce qui ne leur suffit pas, puisqu'il "a tout de même affirmé 'le voile n'est pas souhaitable dans notre société' ". "N'est-ce pas ici l'illustration même d'une stigmatisation assumée jusqu'au plus haut niveau?", s'interroge le collectif.
D'ailleurs, les 90 condamnent également l'avis du ministre de l'Intérieur, ministre des Cultes. Après l'attentat islamiste au coeur de la préfecture de police de Paris, s'il est permis d'en parler, avec les familles éplorées de ses quatre collègues de travail assassinés, Christophe Castaner a listé,  " 'la pratique régulière et ostentatoire de la prière', et 'la pratique exacerbée [!] de la religion en période de ramadan' comme autant de 'signes de radicalisation' [et la liste n'est pas exhaustive] à signaler, alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de conduites religieuses tout à fait banales chez les musulmans pratiquants". Il n'est en revanche pas dans nos moeurs de refuser de serrer la main d'un concitoyen (c'est un affront) ou de se laisser examiner par un médecin du "genre" qui ne convient pas. Peut-on alors parler de sexisme ou d'homophobie ? 
"Jusqu'à quand allons nous accepter que la laïcité, socle de notre République [notre République commune], soit instrumentalisée pour le compte d'une vision ségrégationniste, raciste, xénophobe, mortifère de notre société?", s'impatientent les signataires radicaux.

Ils n'hésitent d'ailleurs pas à désigner le comportement du ministre de l'Education nationale qui avait récemment indiqué clairement vouloir "signaler les petits garçons qui refusent de tenir la main des petites filles". 

Ces élus-là rappellent aussi certains propos jugés stigmatisants, notamment après les déclarations du directeur-adjoint du Figaro, qui avait affirmé "détester la religion musulmane" sur une chaîne de télévision privée. L'un de ces Français que le Syndicat de la Magistrature, classé à l'extrême gauche (si l'USM est à gauche) avait épinglé sur son "mur des cons" en avril 2013. La présidente du SM, Françoise Martres, avait tenté d'éteindre la polémique, estimant non sans légèreté que ce mur de "défouloir" et d'action de "potache". 

Ces magistrats-là seraient donc d'éternels carabins? Et leur humour irresistible : l'IPJ "n'a pas de mots pour qualifier l'indécence morale de la présence" sur ce mur de Jean-Pierre Escarfail, "père de Pascale, violée et assassinée par Guy Georges".

"Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. " En France, fais comme à La Mecque ?

Les 100 élus locaux ne s'en tiennent pas là. "Nul ne peut prétendre combattre le terrorisme ou la radicalisation par l'humiliation, sauf à rechercher obstinément et furieusement l'effet inverse." Font-ils une proposition ? 
Ils se contentent de systématiser. "A chaque menace qui plane sur le pays et à chaque attaque terroriste, nos concitoyens de confession musulmane tremblent doublement : pour la nation, parce qu'ils sont concitoyens, et pour leur foi, parce qu'ils vivent instantanément la méfiance." A chaque croisement de regard hostile, à chaque attentat, les malheureux tremblent et pleurent. 


Alertant sur ce qu'ils dénoncent comme une dérive de notre société, plongée dans un climat de "suspicion", qui consisterait à faire une menace potentielle d'un individu qui porte une barbe ou un voile, les signataires dramatisent ce qui serait banal ailleurs, hormis en Europe, invitant tout un chacun à éviter à tout prix une "déchirure nationale" encouragée par une vision dévoyée de "la laïcité". Bref, la laïcité de France n'a pas de meilleur protecteur que le musulman. 

En guise de conclusion provisoire, les cent petits élus en appellent au président de la République. 
Garant du principe constitutionnel de nation indivisible, ils interpellent Macron pour qu'ils obtempère à leur injonction. "Notre nation est une et indivisible, écrivent-ils. Le président de la République est garant de ce principe. Il est garant de la Constitution. Il est garant de l'application de la loi. Il s'agit de sa responsabilité devant le peuple et devant l'Histoire. Il est l'incarnation de l'unité. Nous attendons qu'il se lève et le clame à tous."

A la mi-octobre, 90 personnalités et scientifiques avaient également signé une tribune dans le quotidien Le Monde pour exprimer leurs inquiétudes face aux amalgames dont la communauté musulmane serait régulièrement victime.

Liste des signataires :
  1. Marc Goua, 79 ans, maire de Trélazé (près d'Angers, Maine-et-Loire, ex-président de la Fédération des Œuvres Laïques, ex-PS, proche de LREM
  2. Elsa Faucillon, députée PCF
  3. Mounir Satouri, EELV, député européen franco-marocain
  4. David Cormand, EELV, député européen
  5. Salima Yenbou, EELV, députée européenne
  6. Philippe Rio, maire PCF de Grigny (1)
  7. Fabien Gay, sénateur PCF de la Seine-Saint-Denis
  8. Samira Bouhout Tayebi, élue PS à Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  9. Hamid Daoudi, élu LR de Villeneuve-la-Garenne
  10. Ali Meziane, élu EELV de Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  11. Véronique Vinet, conseillère régionale EELV d'Occitanie
  12. Samira Aidoud, conseillère régionale d'Ile-de-France, élue LR à la manif islamo-fasciste
  13. Nisrine Zaibi, conseillère régionale PS de Bourgogne
  14. Abdelfattah Messoussi, élu PS de Stains (PCF), Seine-Saint-Denis
  15. Ouis Azdine, élu LR de Corbeil-Essonnes
  16. Patrick Dikoumé, maire-adjoint d'origine camerounaise, à Villeneuve-la-Garenne, comme Hamid Daoudi
  17. Rhizlaine Robin El Greni, élue de Bergerac
  18. Adib Benfeddoul, conseiller départemental de Dordogne
  19. Claire Tawab, élue à Grigny (2)
  20. Habiba Bigdade, élue à Nanterre 
  21. Jean Michel Boucher, élu à Villeneuve
  22. Yael Lévy, élu de Villeneuve-la-Garenne 
  23. Keltoum Rochdi, élue à Cergy
  24. Zohra Darras, conseillère départementale de la Somme
  25. Eric Béal, élu à Rosny-sous-Bois
  26. Jamel Oufkir, élu de Sallaumines
  27. Fatiha Kernissi, élue à Epinay sur Seine
  28. Wahiba Rhouzli, élue à St Ouen
  29. Jérémie Crépel, élu à Lille
  30. Didier Mignot, conseiller régional de Seine-Saint-Denis
  31. Mariam Kante, élue à Villeneuve
  32. Fatima Ogbi, élue à Grigny (3)
  33. Akli Mellouli, élu à Bonneuil
  34. Amel Jouani, élue à Tremblay en France
  35. Gilles Boitte, élu à Sevran
  36. Said Laatiriss, élu à Grigny (4)
  37. Mohamed Hakkou, élu à Gonesse (PS)
  38. Nabil Benghanem, élu à Montreuil (PCF), Seine-Saint-Denis 
  39. Walid Ben Mhenni, d'origine tunisienne, élu à Noisy-le-Grand (LR)
  40. Assiba Abbaci, élue à Noisy-le-Grand (comme le précédent)
  41. Marrouchi Mustapha, élu à Massy
  42. Mohamed Derrar, élu à Evreux
  43. Fatima Messaoudi, élue à Antony (LR), assistante maternelle et rectrice de la mosquée d'Antony
  44. Claudy Chauvelot Duban, conseillère régionale GDR (PCF et LFI) de Bourgogne
  45. Alexis Braud, élu à Allones (72, écologiste)
  46. Abdelsalem Hitache, élu d'opposition au Blanc-Mesnil (LR) en Seine-Saint-Denis
  47. Julien Bayou, conseiller régional EELV d'Ile-de-France
  48. Abderrahi Ait Omar, élu LR à Villeneuve-la-Garenne
  49. Milouda Ala, conseillère régionale Hauts-de-France à Roubaix
  50. Fouad Sari, élu à Vigneux
  51. Chadia Arab, élue à Angers
  52. Hawa Niang, élue à Massy
  53. Youssef Erramach, élu à Bois-le-Roi
  54. Mireille Alphonse, élue à Montreuil
  55. Hafida Ouadah, vice-présidente UDI du Conseil départemental de l'Eure
  56. Anne Claire Jarry Bouabid, conseillère régionale Ile-de-France, Paris XXe,administratrice des finances publiques adjointe  à la Direction générale des finances publiques (DGFiP)
  57. Rachid Laghnadi, élu à Andrésy
  58. Ali Aangua, élu à Ecquevilly
  59. Bouchra Laoues, élue à Massy
  60. Annie Laure Hagel, élue EELV  à Antony
  61. Latifa Kharja-Tehhoune, élue DVD à Chanteloup-les-Vignes (LR)
  62. Sidi El Haimer, élu à Mantes-la-Jolie
  63. Lamine Camara, conseiller régional Ile-de-France
  64. Alexandre Bergh, élu à Tremblay-en-France
  65. Zoubida Rafiq, élue à La Verrière
  66. Amadou Daff, élu à Mantes-la-Jolie
  67. Annie Lahmer, conseillère régionale Ile-de-France
  68. Foudil Ait Chabane, élu de St Ouen
  69. Ahmed Chek, élu à Vaulx-en-Velin (PS)
  70. Sabrina Sebahi, élue d’Ivry-sur-Seine
  71. Fouad Ghzalale, élu à Evreux
  72. Antony Taillefait, élu à Angers
  73. Elise Aebischer, conseillère régionale de Bourgogne-France-Comté
  74. Mehdy Belabbas, élu d’Ivry-sur-Seine
  75. Hella Kribi Romdhane, conseillère régionale Ile-de-France
  76. Monique Belot, élu à la Verrière
  77. Hasana Sadiki, élu Valenton
  78. Catherine Hervieu, vice-présidente Dijon Métropole
  79. Pierre Serne, conseiller régional d'Ile-de-France
  80. Niaye Camara, élu à Chanteloup-les-Vignes
  81. Pascal Troadec, élu LFI à Grigny (PCF)
  82. François Damerval, conseiller régional d'Ile-de-France
  83. Fatimata Amy, élue à Angers
  84. Estelle Lemoine, élue à Angers
  85. Leila Youssef, élue à Rambouillet
  86. Jean Laurent Félizia, élu du Lavandou
  87. Kaoutar Dahoum, élue à Vaulx-en-Velin
  88. Hassan Qamar, élu à la Verrière
  89. Roberto Romero, élu à Bagneux
  90. Haikel Drine, élu d'opposition à la mairie LR du Blanc-Mesnil
  91. Rachid Sekkour, élu à Vandoeuvre-les-Nancy
  92. Jean Yves Blee, élu à La Verrière
  93. Addichane Lhassane, élu à Mézières
  94. Amara Traoré, élu à La Verrière (PCF)
  95. Latifa Chay, élue LREM de Romans-sur-Isère
  96. Rose Marie Véron, élue agglomération Loire métropole
  97. Yanis Khalifa, suppléant de la députée LREM Sira Sylla, d'origine sénégalaise
  98. Sophie Foucher Maillard, conseillère départementale PS du Maine-et-Loire
  99. Marine Tondelier, élue EELV à Hénin-Beaumont
  100. Driss Ettazaoui, élu MoDem à Evreux
  101. Le collectif rassemble également des réalisateurs dont Céline Sciamma, une réalisatrice qui a eu pour compagne l'actrice Adèle Haenel (une protégée du Festival de Cannes) qu'elle a dirigée dans deux films controversés, des journalistes dont l'identité n'est pas diffusée, des sportifs anonymes dans le public, ou le rappeur Nekfeu, surnommé le 'fennec' par ses amis algériens, ou les membres fondateurs de Zebda (Hakim et Mustapha Amokrane, Toulousains qui soutiennent le parti politique d'extrême gauche 'Les Motivés', proche des trotskistes du NPA, via la LCR).
    En Ponce Pilate, Macron a lancé que l'affaire du port du voile dans l'espace public qui divise les Français, "Ce n'est pas mon affaire !
    Est-ce l'affaire des élus de la République, singulièrement LREM ?

dimanche 18 juin 2017

"Fief" de Hamon : des mamans en révolte contre l'insécurité à Trappes

Yvelines : le collectif Mamans de Trappes demande la protection de leurs enfants 


Ce collectif  de Trappes a organisé samedi une marche contre la violence qui gangrène plusieurs quartiers de la ville de Benoît Hamon. 


Une trentaine de mamans a répondu à l'appel. 
Certaines vêtues de boubous africains chamarrés, toutes équipées de bouteilles d'eau, elles ont manifesté sous un soleil de plomb entre Albert-Camus et Léo-Lagrange, deux quartiers où les jeunes se font la guerre depuis des années. 
Le 1er mai 2015 lors d'une fusillade entre bandes rivales, Moussa, un adolescent de 14 ans sans histoire, avait été tué d'une balle perdue sur le square Albert-Camus.  "J'en ai ras le bol, je ne comprends pas cette mentalité, cette guéguerre entre quartiers, Camus contre Lagrange, c'est de la folie !" dit Assa, mère de trois enfants. 
Emeutes de Trappes : 19-20 juillet 2013

"C'est pas une vie de s'entre-tuer comme ça entre jeunes"... 
Marie-Claude a assisté à une rixe fin mai. "Je promenais le chien de ma voisine et on est tombé sur les émeutes. Quelqu'un avait un flingue, il a tiré en l'air, puis le lendemain il y avait du sang partout". Un jeune de 20 ans, victime d'un tir de mortier, a perdu la vue lors de ces affrontements. A 20 ans, on est un adulte. 

Des zones de non-droit, comme à la Chapelle-Pajol 
Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, la présence des femmes est à risques dans certaines rues de La Chapelle-Pajot où de jeunes migrants peinent à maîtriser leurs pulsions et où une pétition a donc été lancée en mai contre le harcèlement. Or, des activistes , notamment des ...féministes contestent les faits, telle que l'incohérente et violente Caroline de Haas, une tête pensante proche de Najat Vallaud-Belkacem,  qui suggère d' "...élargir les trottoirs" ! Candidate du PS à la législative du 19e et proche de Hamon, elle s'est faite balayer au premier tour...
Lire PaSiDupes





A Trappes, "Y a des quartiers ici où la police ne peut même pas passer" 
Madame Suma est la mère de famille à l'origine de cette marche contre la violence. "C'est à nous, aux parents de dire stop à nos enfants. Qu'ils soient noirs, blancs, chocolats ou violets, on s'en fout. Je suis ta mère, tu dis ça à un enfant, je t'ai mis au monde, mais si tu déconnes, si tu manques de respect aux gens, je te massacre ! S'il n'y a pas l'éducation, il n'y a rien." Exemple de non-violence ?
L'acteur Omar Sy, né à Trappes, a apporté "tout son soutien et son admiration" à cette initiative. 

Profil Instagram Omar Sy (capture d'écran) - Aucun(e)

L'artiste Omar Sy, admiratif mais absent 
Sur le réseau social Instagram, l'acteur, "enfant de Trappes", a partagé l'appel à manifester du collectif des Mamans. "Comme le disait le grand Martin Luther King Jr., que l'on soit issu de n'importe quel endroit, pays, culture, que l'on soit de n'importe quelle couleur ou religion : "nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"  
Profil Instagram Omar Sy (capture d'écran) - "Tout mon soutien et mon admiration envers ce collectif des Mamans de Trappes qui se battent pour la paix entre tous, écrit Omar Sy. Rejoignez-les pour cette grande marche solidaire à Trappes"

vendredi 10 mars 2017

Macron prépare "une France ingouvernable", de l'avis général

Benoît Hamon, candidat officiel du PS, dénonce la candidature attrape-tout de Macron : du libéral Alain Madelin au communiste Robert Hue

Le prétendant PS à la présidentielle a modifié son projet, renonçant au serpent de mer d’un revenu universel pour tous les 18-25 ans

Le candidat "frondeur" des socialistes et des écologistes radicaux à l’élection présidentielle a reculé sur son projet, notamment sur l'utopique et coûteux "revenu universel d'existence", proposition qui lui a permis d'émerger du lot et de remporter la primaire avec plus de 36% des sympathisants. Au lendemain de 'L’Emission politique' du jeudi 9 février qui offrait à Hamon l'opportunité de clarifier sa ligne et ses thématiques sur France 2 (raréfaction du travail du fait des technologies nouvelles, taxation des robots, interdiction des pesticides, légalisation de l’euthanasie, etc...), ce matin sur France Info, chaîne d'Etat également, version radio de France 2 pour la télévision, l'un de ses soutiens, Vincent Peillon, avait effacé le mot "universel" et ne parlait plus que de "revenu d'existence", soulignant le côté discriminatoire de la mesure qui écarte désormais les jeunes les plus diplômés, quelle que soit leur origine sociale...
"Pour éradiquer la grande précarité et contribuer à définir un nouveau rapport au travail et au temps libre", Benoît Hamon prévoyait une "révolution" en trois étapes.
A partir de 2017, le RSA serait augmenté de 10% à hauteur de 600 euros par mois pour tous les ayant-droits et tous les jeunes de 18 à 25 ans. Ce revenu serait ensuite étendu au reste de la population pour atteindre 750 euros par mois.
A terme, cela représenterait une somme de 450 milliards d'euros par an s'il est limité aux Français de plus de 18 ans, près de 600 milliards si même les enfants sont concernés. Soit entre 20 et 27% du PIB français, et plus que le budget actuel de l'Etat (374 milliards dans le projet de loi de finance 2016).
Le candidat socialiste qui ne décolle pas dans les sondages est contraint au rétro-pédalage 

Sur plusieurs points,  le député des Yvelines a apporté de profondes retouches à son programme, énonçant ainsi ses nouvelles propositions sur l’Europe, bien que déjà présentées dans un entretien au Monde, jeudi. A quarante-cinq jours du premier tour, il est revenu sur le fond de sa proposition phare : la mise en place du revenu universel, plus si "universel" qu'au départ. D'abord séduite, l'opinion a réalisé que cette proposition populiste leur serait au bout du compte néfaste, sans attendre les cinq années nécessaires à sa mise en place progressive, pour le quinquennat 2022.

Populiste encore, le candidat socialiste s’est notamment présenté comme le candidat de "la feuille de paie", promettant un complément de revenus versé sur la fiche de paie à "tout travailleur qui perçoit un salaire net jusqu’à 1,9 smic mensuel". Prime qui serait de l’ordre de 200 euros par mois au niveau du SMIC: promesse de gagner en dormant
L'idée du "revenu universel" vient du livre "Utopia" (1516)
Egalement appelé revenu de base, c'est l'idée radicale que certains érigent en seule issue face au chômage de masse 
(notamment à cause de la robotisation) qui ne cesse de grimper. Plus qu'un classique SMIC ou RSA, c'est une allocation qui serait versée à tout individu sans aucune condition, à part celle d'exister. Travailleur ou chômeur, jeune ou moins jeune, riche ou pauvre, le revenu universel exclut les plus de 25 ans. Enfin, comme toute élucubration populiste susceptible de faire illusion dans les débats politiques en continu des media et des réseaux survoltés, le concept a connu bien des avatars, modifié, précisé, élagué à l'envi.L'idée est ancienne et bien qu'utopique, resurgit à chaque traversée politique du désert idéologique. Hamon et son équipe d'archaïques ne cite pas leur source, et our cause: le premier à avoir théorisé cette solution miracle à la pauvreté est Thomas More, théologien du XVIe siècle (canonisé par l'Eglise ...universelle !), l'a fait dans un livre intitulé... Utopia. C'est dire si l'idée des progressistes socialistes n'est pas nouvelle.De la Finlande à la Silicon Valley, l'idée passe et repasse ces dernières années, singulièrement depuis la crise économique et financière internationale de 2008. A tel point qu'en janvier 2016, le Conseil national du numérique a proposé au gouvernement d'étudier cette piste, dans un rapport sur l'économie à l'ère du numérique. De même que son rival Jean-Luc Bennahmias, le candidat à la primaire de la gauche Benoît Hamon défend également, à terme, un véritable revenu universel pour tous. Innovant !...
A peine énoncée, aussitôt retirée: Hamon a revu et corrigé son idée d’un revenu universel de 600 euros par mois pour tous les 18-25 ans, engagement qu’il avait pourtant défendu pendant la primaire socialiste et qui lui avait permis de l'emporter: une arnaque des six autres  candidats auprès des votants à la primaire de janvier ! Le candidat entend désormais restreindre cette aide sous conditions de ressources, avec un montant qui serait dégressif jusqu’à devenir nul pour toute personne percevant plus de 1,9 SMIC. Ainsi, un étudiant qui travaillerait un jour sur cinq se verrait attribuer une aide d’environ 500 euros nets, a-t-il expliqué. 
Cet emballement n'est pas que français. En 2013, le prix Nobel d'économie Paul Krugman se prononçait en faveur d'un revenu de base. La Finlande a commencé cette année à tester un revenu universel à l'échelle du pays, sur 2.000 personnes qui n'ont pas tardé à faire remonter au sommet de l'Etat les effets pervers de l'idée. Au Pays-Bas, la ville d'Utrecht envisage elle aussi de tester le revenu de base. Enfin, la Silicon Valley s'est elle aussi intéressée au revenu universel. Mais pourquoi une idée aussi rebattue (et même déjà repoussée dans les années 60, voir plus bas) a-t-elle refait surface ? 
La peur des nouvelles technologies serait à l'origine de ce regain d'intérêt, expliquent les crânes d'oeufs de la high-tech. Selon le Forum économique mondial, 5 millions d'emplois seraient détruits dans le monde d'ici à 2020. La faute, notamment, à l'automatisation. Un cabinet d'étude évoquait de son côté 3 millions de postes supprimés d'ici 2025, rien que pour la France... Le Chemin de fer aussi devait nous passer sur le corps...

Les moins alarmistes rétorquent que la destruction créatrice en économie existe depuis la première révolution industrielle et les révoltes des Luddites contre les métiers à tisser et connus comme des "casseurs de machines", donc de l'outil de travail, en 1811-12 : des libertaires.
Mais cette fois-ci,
les robots et l'intelligence artificielle ne touchent pas que les métiers peu qualifiés, mais aussi les fameuses professions intermédiaires. Bref, la classe moyenne. L'équipe Hamon développe donc  u
ne psychose parmi les socialo-bobos. Mais derrière ce possible chômage de masse à venir, la croissance (?], elle, continuera de se répandre. Alors plutôt que de s'opposer à la révolution technique à venir, les partisans du revenu universel se disent que si la machine finit, à terme, par remplacer l'homme au travail, il serait peut-être temps de faire taire l'adage selon lequel toute peine mérite salaire.
Le truqueur socialiste est entré dans le dur de l’affrontement. 

Dans son duel politique socialo-socialiste, Hamon est aussi entré en conflit ouvert avec Emmanuel Macron, le candidat de l'Elysée. 
Hamon a en effet violemment taclé son rival Emmanuel Macron, "marchepied de l’extrême droite" qui prépare "une France ingouvernable". Isolé dans une campagne que la presse a déviée sur Fillon, et distancé dans les sondages par Emmanuel Macron et le candidat de la droite, le socialiste a réservé ses coups les plus durs à l’ancien ministre de François Hollande. Il a fustigé le candidat d’une "aventure personnelle" qui "prépare une France ingouvernable".  Ce qui ne manque pas de sel, sachant que ses amis de l'extrême gauche animée par Mélenchon et activistes de rue défilent derrière une banderole proclamant "Soyons ingouvernables"...
Le candidat socialiste (21%) n’arrive qu’en troisième position des postulants de gauche, ce 10 mars 2017. Le classement est identique si on ne s'intéresse qu'aux sympathisants de gauche : Macron récolte 37% des voix, devant Mélenchon (32%) et Hamon (30%).
"Allez-vous me dire comment Macron gouvernera de Robert Hue [PCF, secrétaire national (1994-2001), puis président (2001-2003) du Parti communiste français] à Alain Madelin [libéral], avec des majorités différentes ?", a-t-il interrogé, estimant que "ce qui n’est pas raisonnable, c’est d’aller à la présidentielle sans savoir avec qui on gouvernera". 
"Nous avons besoin d’un chef d’Etat qui fasse confiance à sa majorité parlementaire, ce sera mon cas", a-t-il assuré, craignant à l’inverse que l’arrivée de l’ancien conseiller du président Hollande à l’Elysée ne constitue "un marchepied pour le FN". 

"En tant que socialiste, je pense son [Macron] projet dangereux, et en tant que démocrate je me mets à distance de ceux qui, dans une position messianique et christique, pensent détenir la solution. Je trouve cela très immature de sa part." 

Le quinqua Benoît Hamon s’est toutefois bien gardé de critiquer ceux qui viennent de décider de rejoindre le candidat trentenaire d’En marche !, à l’instar de Bertrand Delanoë [67 ans, ancien maire de Paris, contrairement à l'actuelle, l'Andalouse Anne Hidalgo, 58 ans, qui votera Hamon] ou de Claude Bartolone [66 ans, président de l'Assemblée, bien que battu en 2015 comme tête de liste socialiste à l'élection au Conseil régional d'Ile-de-France, avec 25,2 % des voix contre 43,8 % à Valérie Pécresse, LR], qui n’hésitent plus à dire qu’ils pourraient voter pour lui. 
Quant à Hamon, marionnette d'Henri Emmanuelli (ci-contre, 72 ans), il n'a jamais été maire, seulement élu eurodéputé ou conseiller régional, à la faveur du scrutin de liste, et député tardif des Yvelines, en 2012, à 45 ans. Et pourtant ministre, pendant quatre mois (avril à fin août 2014), pendant les vacances scolaires...

"Moi je suis candidat à l’élection présidentielle, je ne suis là pour couper des têtes", a-t-il affirmé en début d’émission, préférant se féliciter des personnalités qui l’entourent et des élus qui le soutiennent. "De là où je viens, j’ai appris à me battre pour le bon et le mauvais, y compris quand le vent est mauvais", a-t-il poursuivi, estimant que sa "responsabilité est d’abord vis-à-vis du peuple de gauche". Comment ferait-il ensuite pour être le "président de tous les Français", comme le veut la Constitution ? "J’ai le devoir d’être au second tour de l’élection présidentielle et de l’emporter", a raconté cet apparatchik socialiste qui n'a jamais eu d'autre expérience qu'assistant parlementaire et président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS).

Jugé "sympathique" par 59% des Français
(10 mars2017)
Hamon a ensuite sombré dans l'invective contre Laurent Wauquiez.
Dans le face-à-face qui l’a opposé au président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes appelé sur le plateau en fin d’émission, Hamon s'est montré particulièrement agressif sur la laïcité. "Vous êtes l’hologramme de Marine Le Pen, en masculin !" 
Cette volonté de Benoît Hamon d'agresser Laurent Wauquiez illustre la tension qui a rapidement gagné le débat entre les deux hommes. Le vice-président du parti Les Républicains et président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a pointé chez le candidat socialiste "des accommodements sur le sujet du communautarisme", appuyant là où ça fait mal en rappelant notamment que Hamon s’était opposé à la loi sur l’interdiction du voile intégral en 2010. Le candidat socialiste a nié et assuré ne plus vouloir revenir sur cette loi
Il chercha surtout  à éluder son rétro-pédalage en accusant la droite d’avoir, "avec Nicolas Sarkozy, mis sous tension la société française". Il chercha ensuite à globaliser le problème. "Il fallait répondre au péril du terrorisme et de l’islam radical en évitant de faire des amalgames. 

Vous avez choisi de vous attaquer non pas à l’islam radical mais à l’islam. Vous vous trompez de cible. Vous avez fait de l’attaque contre l’islam un fond de commerce électoral," a-t-il accusé, sans nuance. Dans un moment où "des groupes religieux testent la République", Benoît Hamon a assuré que, s’il était élu, il serait "intransigeant à l’égard de ceux voulant remettre en cause la liberté de conscience mais également d’opinion, même religieuse". Laïc mais pourtant pro-musulman, Hamon - qui fut maire de Trappes où, en 2016, 70 %, de ses administrés sont de confession musulmane (et où, pour 32.000 habitants, il existe, outre quatre lieux de culte musulmans, une mosquée proche des Frères musulmans)
- est allé jusqu'à demander à son contradicteur - ancien député maire du Puy-en-Velay- de préciser quelle religion il pratique...

A propos, en 2000,
le pape Jean-Paul II a fait Saint Thomas More patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques.