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mercredi 23 octobre 2019

Une tribune signée par 100 artistes et élus locaux stigmatise les opposants au voile islamique

Ces 100 élus locaux de la diversité dénoncent une "cabale médiatique" contre les musulmans

La critique du port du voile islamique fait sortir du bois ses  partisans

Sondage : La moitié des jeunes musulmans souhaite que la laïcité s’adapte à l’islam en France. 27% des musulmans estiment que la Charia doit s’imposer
Ils pointent des "raccourcis périlleux" et des "propos indignes à l'endroit des musulmans", selon eux.
Ces cent élus répandus dans toute la France ont publié dans les colonnes du JDD du mardi 22 octobre une tribune stigmatisant sans ambiguïté les opposants au voile partout dans l'espace public. Ils y voient un risque de "délation" que "d'aucuns font peser sur la nation en stigmatisant, à dessein, plus de 6 millions de nos concitoyens". 
Le terme 'délation' n'est pas anodin : il pointe les régimes autoritaires ou dictatoriaux, ainsi que les forces d'occupation. La délation qu'ils évoquent renvoie donc "aux heures sombres de notre Histoire". Ainsi les dénonciateurs du port du voile islamique en France seraient-ils rien moins que des fachos. Combattre ce voile dans l'espace public est le signe ostentatoire d'une islamophobie générale, suspecte - par amalgame - de racisme. Et, bien évidemment, les antiracistes ne sont pas des racistes... La totale !
Cette intervention des signataires de la tribune dans le débat public renvoie notamment à la publication d'une liste de "signaux faibles" censés permettre de repérer un individu radicalisé. Adressée à l'Université de Cergy-Pontoise, et publiée par le ministère de l'Intérieur, est-elle illégitime en république ? 
Dans un fichier Excel attaché étaient listés des "signaux faibles" susceptibles d'alerter, par exemple un changement de tenue vestimentaire (le port de pantalon dont les jambes s'arrêtent à mi-mollets ou sarouel, ample entre les cuisses, pour un homme, l'apparition d'un voile pour une femme), l'arrêt de la consommation d'alcool, un intérêt soudain pour la religion ou un absentéisme récurrent aux heures de prières... S'ils constataient "qu'un individu (étudiant ou collègue) présente un ou plusieurs signaux listés dans cet imprimé", les personnels de l'université étaient invités à retourner l'imprimé au référent sécurité. Ce message, relayé sur Twitter, a suscité de vives réactions. Car les signataires de la tribune n'entendent pas séparer le bon grain de l'ivraie dans leur communauté.
"La barbe !" s'exclament-ils avec un humour feint.
"La cabale médiatique à travers la retransmission bienveillante des propos les plus indignes à l'endroit des musulmans ainsi que l'inconséquence des prises de position politique au plus haut niveau de l'Etat nous amènent à dénoncer avec force et détermination les raccourcis périlleux vers lesquels notre pays est entraîné", écrivent les élus.
Qui sont ces 90 "personnalités" du collectif de signataires : l'acteur Omar Sy, né à Trappes (d'un père sénégalais et d'une mère mauritanienne)  - dont la réussite n'est pas le signe qu'il aurait été malmené par la France - a demandé "urgemment" à Macron de condamner "l'agression" dont a été victime la femme voilée de Belfort pointée par un élu RN alors qu'elle accompagnait une sortie scolaire d'enfant d'âge primaire à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté.
Le collectif, où figurent également la comédienne Marina Foïs et plusieurs chercheurs et sociologues animés non pas par leurs recherches mais leurs orientations politiques et religieuses, appelle aussi à "dire, avec force, que les femmes musulmanes, portant le foulard ou non, et les musulmans en général ont toute leur place dans notre société", ce qui n'est pas le sujet, mais plutôt leur refus de s'intégrer, voire leur prosélytisme. à "refuser que nos concitoyens musulmans soient fichés, stigmatisés, dénoncés pour la simple pratique de leur religion". Cette pratique-là n'est justement pas une règle primaire du Coran, mais un ajout tardif. Et encore est-il régional (dans certaines parties du Golfe ou au Pakistan)...  Les signataires doivent donc réviser leurs fondamentaux...
Dans leur tribune, les 90 partisans d'une république islamique dénoncent la "haine" et la "violence inouïes" de cette scène que les laïcs dénoncent comme une provocation.
Ils dénoncent également la réaction d'un ministre de la République qu'ils condamnent. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer ne leur convient pas : il "a certes condamné", ce qui ne leur suffit pas, puisqu'il "a tout de même affirmé 'le voile n'est pas souhaitable dans notre société' ". "N'est-ce pas ici l'illustration même d'une stigmatisation assumée jusqu'au plus haut niveau?", s'interroge le collectif.
D'ailleurs, les 90 condamnent également l'avis du ministre de l'Intérieur, ministre des Cultes. Après l'attentat islamiste au coeur de la préfecture de police de Paris, s'il est permis d'en parler, avec les familles éplorées de ses quatre collègues de travail assassinés, Christophe Castaner a listé,  " 'la pratique régulière et ostentatoire de la prière', et 'la pratique exacerbée [!] de la religion en période de ramadan' comme autant de 'signes de radicalisation' [et la liste n'est pas exhaustive] à signaler, alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de conduites religieuses tout à fait banales chez les musulmans pratiquants". Il n'est en revanche pas dans nos moeurs de refuser de serrer la main d'un concitoyen (c'est un affront) ou de se laisser examiner par un médecin du "genre" qui ne convient pas. Peut-on alors parler de sexisme ou d'homophobie ? 
"Jusqu'à quand allons nous accepter que la laïcité, socle de notre République [notre République commune], soit instrumentalisée pour le compte d'une vision ségrégationniste, raciste, xénophobe, mortifère de notre société?", s'impatientent les signataires radicaux.

Ils n'hésitent d'ailleurs pas à désigner le comportement du ministre de l'Education nationale qui avait récemment indiqué clairement vouloir "signaler les petits garçons qui refusent de tenir la main des petites filles". 

Ces élus-là rappellent aussi certains propos jugés stigmatisants, notamment après les déclarations du directeur-adjoint du Figaro, qui avait affirmé "détester la religion musulmane" sur une chaîne de télévision privée. L'un de ces Français que le Syndicat de la Magistrature, classé à l'extrême gauche (si l'USM est à gauche) avait épinglé sur son "mur des cons" en avril 2013. La présidente du SM, Françoise Martres, avait tenté d'éteindre la polémique, estimant non sans légèreté que ce mur de "défouloir" et d'action de "potache". 

Ces magistrats-là seraient donc d'éternels carabins? Et leur humour irresistible : l'IPJ "n'a pas de mots pour qualifier l'indécence morale de la présence" sur ce mur de Jean-Pierre Escarfail, "père de Pascale, violée et assassinée par Guy Georges".

"Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. " En France, fais comme à La Mecque ?

Les 100 élus locaux ne s'en tiennent pas là. "Nul ne peut prétendre combattre le terrorisme ou la radicalisation par l'humiliation, sauf à rechercher obstinément et furieusement l'effet inverse." Font-ils une proposition ? 
Ils se contentent de systématiser. "A chaque menace qui plane sur le pays et à chaque attaque terroriste, nos concitoyens de confession musulmane tremblent doublement : pour la nation, parce qu'ils sont concitoyens, et pour leur foi, parce qu'ils vivent instantanément la méfiance." A chaque croisement de regard hostile, à chaque attentat, les malheureux tremblent et pleurent. 


Alertant sur ce qu'ils dénoncent comme une dérive de notre société, plongée dans un climat de "suspicion", qui consisterait à faire une menace potentielle d'un individu qui porte une barbe ou un voile, les signataires dramatisent ce qui serait banal ailleurs, hormis en Europe, invitant tout un chacun à éviter à tout prix une "déchirure nationale" encouragée par une vision dévoyée de "la laïcité". Bref, la laïcité de France n'a pas de meilleur protecteur que le musulman. 

En guise de conclusion provisoire, les cent petits élus en appellent au président de la République. 
Garant du principe constitutionnel de nation indivisible, ils interpellent Macron pour qu'ils obtempère à leur injonction. "Notre nation est une et indivisible, écrivent-ils. Le président de la République est garant de ce principe. Il est garant de la Constitution. Il est garant de l'application de la loi. Il s'agit de sa responsabilité devant le peuple et devant l'Histoire. Il est l'incarnation de l'unité. Nous attendons qu'il se lève et le clame à tous."

A la mi-octobre, 90 personnalités et scientifiques avaient également signé une tribune dans le quotidien Le Monde pour exprimer leurs inquiétudes face aux amalgames dont la communauté musulmane serait régulièrement victime.

Liste des signataires :
  1. Marc Goua, 79 ans, maire de Trélazé (près d'Angers, Maine-et-Loire, ex-président de la Fédération des Œuvres Laïques, ex-PS, proche de LREM
  2. Elsa Faucillon, députée PCF
  3. Mounir Satouri, EELV, député européen franco-marocain
  4. David Cormand, EELV, député européen
  5. Salima Yenbou, EELV, députée européenne
  6. Philippe Rio, maire PCF de Grigny (1)
  7. Fabien Gay, sénateur PCF de la Seine-Saint-Denis
  8. Samira Bouhout Tayebi, élue PS à Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  9. Hamid Daoudi, élu LR de Villeneuve-la-Garenne
  10. Ali Meziane, élu EELV de Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  11. Véronique Vinet, conseillère régionale EELV d'Occitanie
  12. Samira Aidoud, conseillère régionale d'Ile-de-France, élue LR à la manif islamo-fasciste
  13. Nisrine Zaibi, conseillère régionale PS de Bourgogne
  14. Abdelfattah Messoussi, élu PS de Stains (PCF), Seine-Saint-Denis
  15. Ouis Azdine, élu LR de Corbeil-Essonnes
  16. Patrick Dikoumé, maire-adjoint d'origine camerounaise, à Villeneuve-la-Garenne, comme Hamid Daoudi
  17. Rhizlaine Robin El Greni, élue de Bergerac
  18. Adib Benfeddoul, conseiller départemental de Dordogne
  19. Claire Tawab, élue à Grigny (2)
  20. Habiba Bigdade, élue à Nanterre 
  21. Jean Michel Boucher, élu à Villeneuve
  22. Yael Lévy, élu de Villeneuve-la-Garenne 
  23. Keltoum Rochdi, élue à Cergy
  24. Zohra Darras, conseillère départementale de la Somme
  25. Eric Béal, élu à Rosny-sous-Bois
  26. Jamel Oufkir, élu de Sallaumines
  27. Fatiha Kernissi, élue à Epinay sur Seine
  28. Wahiba Rhouzli, élue à St Ouen
  29. Jérémie Crépel, élu à Lille
  30. Didier Mignot, conseiller régional de Seine-Saint-Denis
  31. Mariam Kante, élue à Villeneuve
  32. Fatima Ogbi, élue à Grigny (3)
  33. Akli Mellouli, élu à Bonneuil
  34. Amel Jouani, élue à Tremblay en France
  35. Gilles Boitte, élu à Sevran
  36. Said Laatiriss, élu à Grigny (4)
  37. Mohamed Hakkou, élu à Gonesse (PS)
  38. Nabil Benghanem, élu à Montreuil (PCF), Seine-Saint-Denis 
  39. Walid Ben Mhenni, d'origine tunisienne, élu à Noisy-le-Grand (LR)
  40. Assiba Abbaci, élue à Noisy-le-Grand (comme le précédent)
  41. Marrouchi Mustapha, élu à Massy
  42. Mohamed Derrar, élu à Evreux
  43. Fatima Messaoudi, élue à Antony (LR), assistante maternelle et rectrice de la mosquée d'Antony
  44. Claudy Chauvelot Duban, conseillère régionale GDR (PCF et LFI) de Bourgogne
  45. Alexis Braud, élu à Allones (72, écologiste)
  46. Abdelsalem Hitache, élu d'opposition au Blanc-Mesnil (LR) en Seine-Saint-Denis
  47. Julien Bayou, conseiller régional EELV d'Ile-de-France
  48. Abderrahi Ait Omar, élu LR à Villeneuve-la-Garenne
  49. Milouda Ala, conseillère régionale Hauts-de-France à Roubaix
  50. Fouad Sari, élu à Vigneux
  51. Chadia Arab, élue à Angers
  52. Hawa Niang, élue à Massy
  53. Youssef Erramach, élu à Bois-le-Roi
  54. Mireille Alphonse, élue à Montreuil
  55. Hafida Ouadah, vice-présidente UDI du Conseil départemental de l'Eure
  56. Anne Claire Jarry Bouabid, conseillère régionale Ile-de-France, Paris XXe,administratrice des finances publiques adjointe  à la Direction générale des finances publiques (DGFiP)
  57. Rachid Laghnadi, élu à Andrésy
  58. Ali Aangua, élu à Ecquevilly
  59. Bouchra Laoues, élue à Massy
  60. Annie Laure Hagel, élue EELV  à Antony
  61. Latifa Kharja-Tehhoune, élue DVD à Chanteloup-les-Vignes (LR)
  62. Sidi El Haimer, élu à Mantes-la-Jolie
  63. Lamine Camara, conseiller régional Ile-de-France
  64. Alexandre Bergh, élu à Tremblay-en-France
  65. Zoubida Rafiq, élue à La Verrière
  66. Amadou Daff, élu à Mantes-la-Jolie
  67. Annie Lahmer, conseillère régionale Ile-de-France
  68. Foudil Ait Chabane, élu de St Ouen
  69. Ahmed Chek, élu à Vaulx-en-Velin (PS)
  70. Sabrina Sebahi, élue d’Ivry-sur-Seine
  71. Fouad Ghzalale, élu à Evreux
  72. Antony Taillefait, élu à Angers
  73. Elise Aebischer, conseillère régionale de Bourgogne-France-Comté
  74. Mehdy Belabbas, élu d’Ivry-sur-Seine
  75. Hella Kribi Romdhane, conseillère régionale Ile-de-France
  76. Monique Belot, élu à la Verrière
  77. Hasana Sadiki, élu Valenton
  78. Catherine Hervieu, vice-présidente Dijon Métropole
  79. Pierre Serne, conseiller régional d'Ile-de-France
  80. Niaye Camara, élu à Chanteloup-les-Vignes
  81. Pascal Troadec, élu LFI à Grigny (PCF)
  82. François Damerval, conseiller régional d'Ile-de-France
  83. Fatimata Amy, élue à Angers
  84. Estelle Lemoine, élue à Angers
  85. Leila Youssef, élue à Rambouillet
  86. Jean Laurent Félizia, élu du Lavandou
  87. Kaoutar Dahoum, élue à Vaulx-en-Velin
  88. Hassan Qamar, élu à la Verrière
  89. Roberto Romero, élu à Bagneux
  90. Haikel Drine, élu d'opposition à la mairie LR du Blanc-Mesnil
  91. Rachid Sekkour, élu à Vandoeuvre-les-Nancy
  92. Jean Yves Blee, élu à La Verrière
  93. Addichane Lhassane, élu à Mézières
  94. Amara Traoré, élu à La Verrière (PCF)
  95. Latifa Chay, élue LREM de Romans-sur-Isère
  96. Rose Marie Véron, élue agglomération Loire métropole
  97. Yanis Khalifa, suppléant de la députée LREM Sira Sylla, d'origine sénégalaise
  98. Sophie Foucher Maillard, conseillère départementale PS du Maine-et-Loire
  99. Marine Tondelier, élue EELV à Hénin-Beaumont
  100. Driss Ettazaoui, élu MoDem à Evreux
  101. Le collectif rassemble également des réalisateurs dont Céline Sciamma, une réalisatrice qui a eu pour compagne l'actrice Adèle Haenel (une protégée du Festival de Cannes) qu'elle a dirigée dans deux films controversés, des journalistes dont l'identité n'est pas diffusée, des sportifs anonymes dans le public, ou le rappeur Nekfeu, surnommé le 'fennec' par ses amis algériens, ou les membres fondateurs de Zebda (Hakim et Mustapha Amokrane, Toulousains qui soutiennent le parti politique d'extrême gauche 'Les Motivés', proche des trotskistes du NPA, via la LCR).
    En Ponce Pilate, Macron a lancé que l'affaire du port du voile dans l'espace public qui divise les Français, "Ce n'est pas mon affaire !
    Est-ce l'affaire des élus de la République, singulièrement LREM ?

mercredi 10 octobre 2018

Un document interne fichait des cadres de FO

Des jugements désobligeants : "bête", "mauvais", "franc-maçon"..., dénonce 'Le Canard enchaîné'

Le secrétaire général du syndicat ne nie pas ce "mémo" et déplore cet étiquetage.
Des noms d’oiseaux en veux-tu, en voilà et des dérapages dignes de glissades sur fientes. Plus d’une centaine de responsables FO a ainsi été fichée dans un document interne, affirme l'hebdomadaire anarchiste dans son édition de mercredi. "Bête", "mauvais", "faux", "complètement dingue", "niais", "franc-maçon", etc, mais aussi "apprécié par PP" (Pascal Pavageau), "déteste JCM (Jean-Claude Mailly)", "trop intelligent pour le faire entrer au bureau confédéral"… Ces commentaires étaient inscrits à côté des noms.

"Cet épais fichier a été constitué en octobre 2016 par des proches de Pascal Pavageau, le nouveau patron de FO, alors en lice pour remplacer Jean-Claude Mailly", écrit le journal dit satirique, et catalogue "126 responsables" du syndicat.

Pascal Pavageau, secrétaire général de FO, a confirmé que ce 'mur des cons' est une "belle connerie" et une  "grave erreur". "Pour moi, c’était un mémo, de l’ordre de la prise de notes, mais je n’avais jamais vu, ni avalisé le résultat, qui est truffé d’âneries, de raccourcis".

De son côté, Jean-Claude Mailly, l'ancien secrétaire de FO a réagi sur Franceinfo : "C'est surréaliste, ça me fait mal pour l'organisation; je tombe du placard".

lundi 18 avril 2016

Nouvelles menaces de mort contre Manuel Valls: intox politicienne ?

Le Parisien fait courir le bruit, alors que Valls dégringole dans les sondages

Les services du Premier ministre viennent de déposer plainte


Des menaces de mort ont en effet été proférées contre Manuel Valls, sur sa page Facebook, à la fin du mois de mars.

Informé de cette affaire, le parquet de Paris a ouvert une enquête, avant de confier les investigations aux enquêteurs de la police judiciaire de Paris.


D'après l'article 433-3 du code pénal,
le ou les internautes qui ont publié ces menaces peuvent être poursuivis pour "menace de commettre un crime contre une personne dépositaire de l'autorité publique". Pour ces faits, deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende sont prévus par la loi.






Valls est un habitué des menaces de mort

Sa vie a déjà été menacée à la fin du mois de janvier.
Matignon avait déposé plainte pour de premières menaces de mort, toujours via Facebook, contre la personne du Premier ministre.
Une première enquête avait été "diligentée". Trois mois plus tard, elle n'a toujours pas abouti. Le seconde sera peut-être plus fructueuse...

Manuel Valls n'est pas le premier membre du gouvernement à porter plainte pour des menaces de mort. En février 2015, Emmanuel Macron révélait à l'Assemblée nationale avoir fait de même après avoir reçu des menaces "de certains officiers publics ministériels" qui contestaient sa loi.

En attendant, aucun des deux textes de menaces n'est publié.
Les informations seraient pourtant plus crédibles, si  un copié-collé venait les matérialiser. Mieux, si les enquêtes confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne aboutissaient.

dimanche 27 mars 2016

Paris: des tags anti-israéliens ont souillé la statue de la République vendredi

Le terrorisme islamiste stimule l'antisémitisme

Le "dazibao" parisien dégénère en "mur des cons"
Le tréma (anarchique) a résisté à la réforme de l'orthographe...

Le monument de la Place de la République à Paris a été recouvert de tags anti-israéliens, dans la nuit du Vendredi Saint au samedi des célébrations chrétiennes de Pâques. 

Transformée en lieu d'hommages aux victimes des différents attentats islamistes qui ont ensanglanté la France au cours de l'année 2015, mais également à celles des récentes attaques terroristes survenues à Bruxelles, cette statue est devenue un "dazibao" à la chinoise ("journal à grands caractères"), sorte d'affiche rédigée par de simples citoyens sur un sujet politique ou moral et placardée pour être lue par le public, d'autant qu'il contient des publications non officielles.
Il n’existe pas de Place de la République à Bruxelles, puisque la Belgique est une monarchie constitutionnelle, parlementaire et fédérale, mais les rassemblements ont lieu devant la Bourse. Cette semaine, c’est donc vers cette place du centre la vieille ville que les habitants de la capitale belge ont convergé pour en faire le lieu des hommages spontanés aux victimes des attentats du 22 mars.

A Paris, les partisans parisiens des dessinateurs sectaires du journal anarcho-révolutionnaire Charlie Hebdo endeuillé par la tuerie islamiste de djihadistes 
français avaient choisi la Place de la République pour se réunir le soir du 7 janvier 2015, puis après la prise d’otages et les meurtres perpétrés a l’Hyper Casher quelques jours plus tard, ou pour la manifestation géante du 11 janvier. Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, c’est encore au pied de la Marianne de bronze de 10 mètres de haut que les Parisiens se sont retrouvés, faisant du soubassement de la statue un livre de condoléances géant et un espace de recueillement.

Agit-prop et contre-vérités délirantes

La presse digresse de l'anti-sémitisme sur la propreté à Paris... 
Parmi les passants, à un petit garçon qui se serait inquiété de voir les flancs du lion de bronze badigeonnés de peinture rouge et qui l’interroge, un père un peu gêné lui explique que " le lion est malade ", rapporte un journaliste du type romancier. Et, selon la fiction du narrateur, le gamin aurait alors demandé: "C’est grave comme maladie ?". Le père hésitant aurait fini par répondre: " un peu… ".

La presse sort de son sujet
C’est pourtant le symbole de la République française  qui a été vandalisé dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 mars. 

C'est aussi d'antisémitisme dont il est question.
Plusieurs tags, " Israël assassins ", " Israël criminels " ont été peints en rouge et, pour ceux qui n’auraient pas bien saisi l’allusion à la récente et dramatique actualité de Bruxelles, une affiche enfonce le clou: " Daesh = Israel " a été collée sur l’édifice.

Les services de la Mairie de Paris ont été informés par... les habitants et devaient faire disparaître ces inscriptions dans l’après-midi.

La statue colossale de Marianne en bronze dédiée à la République est due aux frères Morice, sans lien avec les colonnes Morris, éléments cylindriques de mobilier urbain, servant de support à la promotion des spectacles et des films. Pourtant, les monuments de Paris, comme de nombreuses villes de France, sont devenus les supports d'une propagande pro-musulmane orchestrée par les officines pro-palestiniennes, associations et collectifs en réseaux subventionnés, qui couvrent les murs de salissures et défilent dans les rues sous les yeux de la police et des services du Renseignement.

jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges")
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.