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dimanche 25 septembre 2016

Abandon des Harkis ? Hollande flagelle l'Etat, sans condamner leur massacre par le FLN algérien

Hollande estime que les Harkis ne sont plus des "sous-hommes", selon Georges Frêche, PS

François Hollande a "reconnu""les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis"

Un  indécent tapage médiatique aux relents de récupération électoraliste 
La reconnaissance des "responsabilités" de la France dans "l'abandon" des Harkis n'arrive pas trop tard pour François Hollande, à sept mois de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy aussi s'y était livré, à la différence que c'était en avril 2012, alors que la droite en avait eu l'initiative la première. Depuis que, par le décret du 31 mars 2003, Jacques Chirac, l'a instituée, cette journée d'hommage national aux Harkis donne lieu chaque année à Paris à une cérémonie officielle dans la cour des Invalides.
C'est à la préfecture de Perpignan (Pyrénées-Orientales) que Nicolas Sarkozy avait reconnu la "responsabilité historique" de la France dans "l'abandon" des Harkis - ces natifs d'Algérie qui ont combattu avec les troupes françaises, avant d'être pourchassés après l'indépendance, en 1962, car considérés comme des traîtres par une partie des Algériens. "La France se devait de protéger les Harkis de l'Histoire. Elle ne l'a pas fait. C'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître", avait notamment déclaré le chef de l'Etat.

Pour la première fois, ce dimanche 25 septembre 2016, François Hollande a présidé  une brève cérémonie largement retransmise depuis la cour de l'Hôtel des Invalides à Paris. L'ancien président Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, présidente du FN, NKM et Jean-François Copé, candidats à la primaire de la droite, assistaient à cet hommage. 

"Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, 
les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines de ceux transférés en France", a déclaré le chef de l'Etat, applaudi par certains représentants des Harkis présents dans l'assistance. Evoquant une "vérité implacable" et "cruelle", François Hollande a parlé des "combattants qui furent privés de la protection de la France au lendemain de la guerre d'Algérie" et "dont l'abandon ne fut jamais pleinement reconnu par la République," selon lui.
Les Harkis sont une partie des supplétifs engagés au côté de l’armée française de 1957 à 1962, sous contrat mensuel renouvelable, sans avoir aucun statut militaire durant la guerre civile algérienne. En France, 'harki' est souvent utilisé comme synonyme de "Français musulmans rapatriés" (FMR) à partir de 1962, "Français rapatriés de confession islamique" (FRCI) en 1970 ou "Rapatriés d'origine nord-africaine" (RONA) dans les années 1980. Aujourd’hui, deux termes se sont imposés : "FMR" et "Harki". Après l'indépendance de l'Algérie, ceux d'entre eux qui ont décidé de quitter le Maghreb ont pu s'installer en France, sous la protection de la loi sur les rapatriés. Comme tous les Algériens qui résidaient en France après 1962, ils purent conserver la nationalité française par simple déclaration jusqu'au 22 mars 1967.
A moindres frais, François Hollande n'a fait qu'honorer une promesse de campagne, faite dans un discours prononcé le 5 avril 2012, se fendant d'un quasi copié-collé du texte de sa déclaration de l'époque. Il l'avait déjà fait en partie lors de la même cérémonie le 25 septembre 2012, mais à l'époque c'était par un message... lu par Kader Arif, son ministre délégué aux Anciens combattants, né à Alger - dont le père, s'était lui-même engagé comme supplétif de l'armée française - et qui, en novembre 2014, dut démissionner du gouvernement en raison de l'ouverture d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches. Une information judiciaire du Parquet national financier est d'ailleurs pendante depuis décembre 2015.

Après les accords d'Evian du 18 mars 1962, les 55.000 à 75.000 harkis "abandonnés" en Algérie, selon des historiens, ont fait confiance en leurs compatriotes musulmans arrivés au pouvoir et furent victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes. On peut nommer ces "nationalistes" qui font horreur quand ils sont français: en l'occurrence, ce sont 
A compter de mars 1962, la France dut faire face à des rapatriements massifs.
En comptant les "pieds-noirs" européens, les juifs et tous les musulmans "loyalistes", aurait accueilli 2,5 millions de personnes. Elle le fit tant bien que mal pour les uns et les autres et parmi eux, 42.500 harkis qui l'ont souhaité ont pu trouver refuge en France métropolitaine.  
Mais Philippe Denoix estime leur nombre à 90.000: en effet, beaucoup de familles n'ont pas demandé la nationalité et sont restées algériennes, d'où l'incertitude sur le nombre total de rapatriés et l'exploitation qui est faite de l'idée d'abandon.

La grande majorité resta en Algérie et des dizaines de milliers d’entre eux furent assassinés. 
Hollande et le FLN Bouteflika
Sur ordre du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne qui a négocié les accords de paix -accords d'Évian- avec la France en 1962), bras politique et gouvernemental du Front de libération nationale (FLN)les massacres de Harkis (considérés comme 'collaborateurs' et traîtres), parfois perpétrés sur des familles entières, s’accompagnèrent souvent de tortures et de viols. Ils se déroulèrent dans un climat de désordre dû aux luttes internes (y compris armées) de l’ALN (Armée de libération nationale, bras armé du Front de libération nationale (FLN) et du GPRA pour la prise de pouvoir qui précéda et suivit l’indépendance.
Sans compter les prisonniers, le nombre total de harkis exterminés par leurs compatriotes après le cessez-le-feu fut d'abord estimé selon les sources entre 10.000 et 150.000. En dépit des accords d'Évian par lesquels le FLN s'était engagé à ne pas exercer de représailles. L'actuel président de l'Algérie, Abdelaziz Bouteflika, est président d'honneur du FLN.

Quelque 60.000 "réfugiés" ont été transférés et accueillis en France

Instituée par un décret de Jacques Chirac en date du 31 mars 2003, cette journée d'hommage national aux Harkis donne lieu chaque année à Paris à une cérémonie officielle dans la cour des Invalides. Hollande a attendu sa cinquième année de présidence pour l'honorer de sa présence.

Maltraités, insultés par Georges Frêche, PS
Le 11 février 2006, le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, s’adressant à des responsables d’associations harkies, lança : 
" Vous êtes allés avec les gaullistes (...). Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur". La Cour de cassation a rejeté la plainte pour injure publique : Frêche est innocent, en dépit de l'article 33-3 de la loi du 29 juillet 1881, qui incrimine des injures proférées "à raison de l'origine, de l'ethnie ou de la religion d'une personne ou d'un groupe de personnes".

Avec leurs descendants, la communauté des musulmans loyalistes est estimée à 500.000 personnes en 2012 , voire 800.000 personnes en France.
Un électorat non négligeable.

jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges")
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.

jeudi 5 décembre 2013

Ayrault à Mandroux: "Pousse-toi de là que j'y mette JP Moure"

Une mission ministérielle pour contraindre Hélène Mandroux à dégager

Ayrault, chef de parti, fait sa loi dans l'Hérault

Trop vieille et indisciplinée:
jetée comme un kleenex après usage
"A Montpellier, Ayrault fait plier Mandroux", titre Libération
"Premier ministre, ça veut aussi dire boss de la majorité. Et ça, Jean-Marc Ayrault ne manque pas une occasion de le montrer depuis une quinzaine de jours. Mardi, il s’est donc trouvé un prétexte cocasse – les assises de l’économie maritime et du littoral – pour se rendre à Montpellier et débrancher définitivement la maire sortante [bravo le respect!], Hélène Mandroux (PS)", écrit le journal "officiel" du pouvoir socialo-écolo.

La maire socialiste de Montpellier (Hérault) 
se soumet
Hélène Mandroux a en conséquence annoncé mercredi 4 décembre qu'elle ne se représente pas à sa réélection en mars prochain, confirmant les propos tenus la veille par Jean-Marc Ayrault. Ayrault, premier ministre et chef du PS, avait en effet annoncé mardi que la successeur de feu George Frêche était prête à "passer le relais" pour piloter une mission nationale interministérielle spécialement créée, baptisée "Santé et territoires", dont le montant des émoluments à la charge du contribable surfiscalisé n'est pas précisé.

En octobre dernier, Hélène Mandroux avait refusé de participer à la primaire PS interne (réservée aux militants socialistes montpelliérains) dans sa commune, réclamant une investiture directe, en sa qualité de maire sortante et dénonçant une "mascarade". 

Le président de l'agglomération de Montpellier et maire de Cournonsec, Jean-Pierre Moure, a été investi à sa place
Moure et Ayrault, à Montpellier
Mandroux a décidé de claquer la porte du parti, laissant planer le doute sur une éventuelle candidature solitaire. Elle ne l'a finalement pas fait, contrairement à son adjoint Philippe Saurel, qui a officialisé sa candidature dissidente ce lundi.

Le socialiste Philippe Saurel a officialisé ce lundi 2 décembre  sa candidature aux élections municipales des 23 et 30 mars 2014 à Montpellier. Sa liste citoyenne de gauche et ouverte au centre droit "Montpellier c'est vous" affrontera notamment Jean-Pierre Moure, le président de l'Agglo et candidat officiel de la Rue de Solférino et désigné en octobre par les militants socialistes.
Ph. Saurel est un soutien de M. Valls
De fait Philippe Saurel n'a pas souhaité participer à cette "mascarade" et entre en dissidence, préférant toutefois parler "d'indépendance". "Aujourd'hui le PS m'a perdu", explique l'actuel adjoint (PS) à la Culture qui s'attend à être prochainement exclu du PS avec ses colistiers. "Cependant je reste fidèle aux valeurs socialistes. Je suis un socialiste tendance Jaurès, pas Harlem Désir" a-t-il ajouté, indiquant "avoir beaucoup souffert de tous ces événements".
Le président de Montpellier Agglomération et l'adjoint à la Culture obtiennent le même pourcentage d'intentions de vote au premier tour, 35%, dans un sondage commandé par le PS.

La majorité a acheté la neutralité de Mandroux, selon Aliot

Louis Aliot, vice-président du FN, dénonce le scandale de l'achat  par Jean-Marc Ayrault de la neutralité d'Hélène Mandroux.

Le FN dénonce mercredi dans un communiqué la mission sur la santé confiée par Jean-Marc Ayrault à la maire PS de Montpellier Hélène Mandroux, qui ne se représentera pas pour un nouveau mandat.
"Madame Mandroux était en opposition directe avec la direction du PS concernant le choix de la tête de liste montpelliéraine et avait menacé de mener une liste dissidente", explique Louis Aliot, vice-président du FN.

"La majorité prête à tout pour sauver ses amis"
"Le Premier ministre vole au secours du PS en achetant les silences des uns et la neutralité des autres par l'intermédiaire de missions d'Etat payées par les impôts des contribuables ! C'est une honte et un scandale", écrit-il. La majorité "est prête à utiliser tous les moyens, même les plus condamnables, pour sauver ses amis, ses places et ses prébendes", d'après celui qui sera candidat pour le FN aux municipales à Perpignan.

La neutralité des proches de Martine Aubry a-t-elle donc  un prix ?
Mme Mandroux, qui a fêté dimanche ses 73 ans, avait demandé l'investiture directe à Solférino. Mais Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi que, de son plein gré, Hélène Mandroux aurait "décidé  de ne pas se représenter aux prochaines élections municipales" en échange d'une mission qui lui sera confiée et  qu'elle annoncera d'ici quelques jours quelle sinécure elle accepterait. Une retraite chapeau ?

Face au refus des instances parisiennes du parti,
la maire sortante PS de Montpellier s'est rebellée en refusant de prendre part à la primaire interne socialiste. 

Dénonçant une "mascarade", Mandroux s'est mise en congé du parti. Elle avait été reçue récemment à Matignon, où Jean-Marc Ayrault lui a proposé une mission nationale sur la santé, à condition qu'elle fasse preuve de neutralité.

Son rival est un homme de Matignon


samedi 16 novembre 2013

Racisme: des dérapages politiques souvent montés en épingle pour des raisons politiciennes

Libération occulte la chasse communiste aux immigrés
Bien avant le retour de la droite au pouvoir, la banalisation de la parole xénophobe s'est matérialisée chez les responsables politiques  et continue depuis Hollande.

Depuis l'effacement de la notion de "race", on assiste à une recrudescence du racisme: en étiquettant tout raciste, la parole raciste devient normal sous le président "normal". C'est ainsi que le quotidien Libération exploite l'émotion soulevée (puis entretenue) par la Une d'un hebdomadaire satirique qui évoque la ministre guyanaise Taubira avec un humour décapant qu'avant mai 2012 on aurait jugé simplement insolent. Le buzz a motivé le lancement, par Libération, d'une page Facebook pour dire "Assez" à ces discours de haine. Une tendance alimentée par les dérapages récurrents des responsables politiques, de droite comme de gauche, et depuis plus de sept ans... Jeanne Moreau et plusieurs personnalités ont signé une tribune "Nous sommes tous des singes français".


Il est pourtant réducteur de rendre responsables du racisme ambiant les seuls acteurs politiques, mais c'est le parti-pris du journal socialiste qui, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, fait notamment l'impasse sur la presse anarcho-révolutionnaireCharb, qui dirige Charlie Hebdo et soutient le PCF, et le Front de gauche, ou la dessinatrice Coco (Charlie Hebdo, l’Humanité, Barricade, etc) peuvent sévir au nom de la liberté d'expression bien qu'à la différence des politiciens incriminés, ils n'aient reçu aucun mandat du peuple.

L'angle d'attaque de la gauche aux abois
Au risque de se brûler les ailes, le journal socialiste excite encore cette semaine la fibre raciste avec un retour sur certaines des déclarations "au mieux douteuses, au pire xénophobes". Ses difficultés financières peuvent expliquer ce choix hasardeux, mais l'opération "au mieux douteuse, au pire mercantile" en valait peut-être la chandelle, puisque les victimes du racisme croiront évidemment y voir de bons sentiments. Plusieurs personnalités n'ont-ils pas signé une tribune "Nous sommes tous des singes français" ? Puisse donc Jeanne Moreau retrouver la banane...
 
Pour les amis de Taubira
les Français sont des racistes et donc des rats...

Novembre 2006. Georges Frêche, président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, dénonce la préférence raciale en faveur des Noirs dans l'équipe de France de football: "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks." Il faudra de longs mois avant que Hollande autorise l'exclusion du baron régional du Parti socialiste.

11 févirer 2006. Georges Frêche récidive et traite les Harkis de "sous-hommes", mais Libération fait l'impasse
A l'occasion d'un dépôt de gerbe, l'élu socialiste s'en prend à des harkis: "Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n'avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ["Unter-Menschen"...]! Rien du tout ! Il faut que quelqu'un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n'êtes pas capables de défendre les vôtres !  [ceux que le FLN égorgeait pour leur fidélité à la France] Voilà, voilà… Allez, dégagez!"

26 juillet 2007En déplacement à Dakar, Nicolas Sarkozy déplore une insuffisance: "le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire" et la gauche interprète ce regret en attaque. 

15 janvier 2009. Nouveau ministre du Travail, Brice Hortefeux souligne que Fadela Amara, sa collègue chargée de la politique de la Ville, est sa "compatriote". Il ajoute : "Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise." L’intéressée confirmera qu'Hortefeux parlait de leur origine auvergnate commune: d'origine Kabyle, elle est née à Clermont-Ferrand.

8 juin 2009.
Devant une caméra de Direct 8, le maire d’Evry, Manuel Valls, dit à un collaborateur, dans les allées d’une brocante : "Tu me mets quelques Blancs, quelques whites, quelques blancos."

9 septembre 2009.
"Humour auvergnat", épisode 2. Brice Hortefeux, à propos d’un militant UMP de père algérien, ironise : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes."
14 décembre 2009. Les débats sur l'identité nationale battent leur plein. Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, est dans son rôle quand elle explique que ce qu’elle attend "du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers". L'observation n'est pas sans fondement et le conseil bienveillant.
A partir de 8'.

Janvier 2010. 
Libération s'en prend à Francis Delattre, maire UMP de Franconville, à qui le journal reproche de ne pas apprécier le candidat du PS, Ali Soumaré, d’origine malienne, tête de liste dans le Val-d’Oise pour les régionales : "Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!" admet-il. Mais le PS demande des "excuses" à Valérie Pécresse (UMP) pour des propos jugés "méprisants à connotation raciste" tenus lors d’un meeting des régionales.
A partir de 1 minute 40 secondes
Lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Belil s'impose comme porte-parole des familles de deux jeunes décédés à la suite d'une collision de leur véhicule avec celui d'une patrouille de police. Alors qu'il est impliqué dans le Mouvement des jeunes socialistes dès 2000, il organise trois marches pacifiques et assure la charge de médiateur et de porte-parole des familles et des quartiers auprès de la presse internationale et des pouvoirs publics. Candidat aux élections régionales de 2010, Soumaré se retrouvera courant mars 2010 au centre d'une vive polémique  comme "délinquant multirécidiviste". Le 28 février 2011, la cour d’appel de Versailles le relaxe, il devient porte-parole du candidat Valls lors de la primaire socialiste en 2011 et reste membre de son entourage, sans état d'âme pour les Rom chassés de France par le ministre de l'Intérieur.

9 mars 2010. Le sénateur UMP Gérard Longuet ose faire savoir son opposition à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde : "C’est pas le bon personnage. [...] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issus du] corps français traditionnel," explique-t-il, du fait que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est compétente pour se saisir "de toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie". Le simple fait qu'il ait alors été sans emploi jusqu'en mai 2012 justifiait-il en effet pas qu'il soit casé à la tête de cette institution?
30 juillet 2010. A Grenoble, Nicolas Sarkozy prononce un discours très ferme pour la protection des personnels de l'Etat, mais le journal socialiste trouve extraordinaire que  "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique."

Mars 2011. Nouveau ministre de l'Intérieur, Claude Guéant se fait l'écho de l'effarement des Français. "Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux (...) de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", lâche-t-il sur Europe 1.

Septembre 2011. Le député UMP Alain Marleix se voit reprocher une synthèse du parcours d'assimilation de l'écologiste Jean-Vincent Placé recueilli en Corée: "Dans l’Essonne, [...] notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes." 

Quelques semaines plus tôt, le Premier ministre François Fillon avait été critiqué pour avoir réagi à la promesse de la binationale Eva Joly de supprimer le 14 juillet comme fête nationale, soulignant le fait que "cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française".
4 février 2012. Claude Guéant exprime une évidence: "Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."


8 mars 2012. La députée UMP Chantal Brunel suggère de "remettre dans les bateaux" les "populations qui viennent de la Méditerranée". Il s'agit des clandestins Tunisiens qui fuient le chaos provoqué par les islamistes.



Octobre 2012. En pleine course pour la présidence de l’UMP, Jean-François Copé évoque une scène ordinaire de la vie des maires qui reçoivent les plaintes de ses administrés : "Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, père ou mère de famille, rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan." Ca existe, et pas seulement pour des viennoiseries, mais il n'est pas "politiquement correct" de le dire.



22 juillet 2013. Le maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, dit des gens du voyage que "Hitler n’en a peut-être pas tué assez". Il aurait pu en dire autant de Staline.

17 septembre 2013. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, déclare sur France Inter que les Rom "ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie" et juge leur mode de vie "en confrontation" avec "les nôtres". La gauche s'est indignée et a catalogué Valls à  droite, mais Libération évite certains commentaires. Il est tabou de mentionner le rôle ambigü du ministre de l'Intérieur que Hollande envoie chasser sur les terres du FN.


17 octobre 2013. Une candidate FN aux municipales, Anne-Sophie Leclere, compare la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un singe et affirme qu’elle "préfère la voir dans un arbre […] qu’au gouvernement".


25 octobre. La garde des Sceaux, la très controversée Taubira, blessante et arrogante, est accueillie à Angers par "des enfants" aux cris de "la guenon, mange ta banane". Du cas isolé d'une enfant et d'une banane, Libération fait une masse hostile à l'ex-indépendantiste. 
Libération a sauté plusieurs plusieurs épisodes de son feuilleton

Le journal socialiste épargne les communistes
Le 24 décembre 1980 à Vitry-sur-Seine, la municipalité communiste a fait détruire au bulldozer un foyer de travailleurs immigrés abritant 300 travailleurs maliens. Le maire Paul Mercieca est soutenu parGeorges Marchais puis par une résolution du Comité Central du Parti.  Lien PaSiDupes
Autre lien PaSiDupes: La CNT n'a pas oublié les bulldozers communistes contre des immigrés
Et une video pour voir et entendre Georges Marchais justifier le racisme, la lutte contre l'immigration et la laïcité. Lien video

Aujourd'hui, pour Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement est aussi responsable de la situation de racisme
Invité de l'émission C Politique sur France 5, Jean-Luc Mélenchon est revenu dimanche 17 novembre sur les raisons de sa "marche pour la révolution fiscale" et sur le meeting "contre les extrémismes" organisé à Paris le 27 novembre par le PSles bonnets rouges mais aussi les attaques contre la garde des Sceaux, Jean-Luc Mélenchon a renvoyé en partie de la responsabilité des montées des discriminations au gouvernement :
"Je leur dirais qu'il ne fallait pas ouvrir les digues (avec le traitement actuel des étrangers) [...]. Et quand elle se fait agresser, il leur faut dix jours pour s'en rendre compte"
La xénophobie de Christiane Taubira
Lorsqu'en 1999 elle assumait son désir d'indépendance pour la Guyane, Christiane Taubira revendiquait : "la Guyane aux Guyanais".

Ce dessin de #Taubira est-il raciste ? Pourquoi personne ne se lève contre Charlie Hebdo ? pic.twitter.com/SdL194R8CB

— Stéphane J. (@sjournot) November 17, 2013

"Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre", ajoutait Christiane Taubira, député et membre du Parti radical de gauche.

Leur radicalité, toutes préférences politiques confondues, éclata à nouveau au grand jour en novembre 2007, quand les élus de Guyane et les maires de Guyane, de Guadeloupe et de Mayotte se réunirent en congrès pour réclamer un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine et "éviter qu’un jour la situation ne devienne incontrôlable et que des violences contre les étrangers ne dégénèrent".
"Les enfants comoriens susceptibles d’acquérir la nationalité française par le droit du sol seront bientôt plus nombreux que les Mahorais", s’alarmait Ali Souf (président de l’association des maires de Mayotte).

A force de projets de lois qui ne tiennent pas compte de l'état de la société (réforme pénale) et de textes qui mettent la nation en danger (mariage entre personnes du même sexe et GPA), elle s'est aliénée une immense majorité des Français, au point que ses provocations ont provoqué la riposte.

La ministre n'assume pas son racisme



VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira soutenir la thèse de "race" quand il s'agit de vanter les créoles.

La ministre n'assume pas son racisme anti-Blancs
Mais elle se découvre à l'occasion: