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lundi 20 mai 2019

Arrêt en cours des soins à Vincent Lambert

Vincent Lambert n'est pas malade; il n'est pas un cas de 3fin de vie3

Sa mort programmée par un collectif de médecins déchire sa famille et la France depuis six ans  

Les idéologues de tout poil ont fait de cet accidenté de la route un sujet, malgré lui, du débat sur la "fin de vie". 
S'agit-il pourtant d'aider ce jeune quadragénaire  - à un an près, il a l'âge du président Macron - à mourir dans la dignité ? Le destin ne lui a pas retiré sa dignité d'être humain, pas plus que le pilote Michael Schumacher ou un Alzheimer.  
Paradoxe de la médecine et des idolâtres de la science, ses congénères ont décidé de lui retirer les moyens de son maintien en vie, sur la base de sa perte de conscience, mais en lui administrant d'une main des opiacés pour lui éviter toute souffrance, alors que son cerveau - centre de la conscience et de douleur - est déclaré mort, quand de l'autre main ils lui retirent l'alimentation et l'hydratation qui lui évitent le dessèchement, alors que bat naturellement le coeur. 
Les médecins n'administrent pas des traitements, mais des soins qui maintiennent la vie.
Les hommes ont décidé l'arrêt des soins apportés à Vincent Lambert,  tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, à compter de ce lundi matin au CHU de Reims, a-t-on appris de l’avocat des parents du condamné, lesquels, opposés à cette décision, ont saisi dans l'urgence la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Conseil d’Etat.

"C’est une honte, un scandale absolu; ils n’ont même pas pu embrasser leur fils", a réagi Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l’interruption des traitements, qui a commencé à l’hôpital Sébastopol sur
décision du médecin Vincent Sanchez, retranché derrière une équipe de collègues. Comme un jury d'Assises, ils bénéficient du doute entourant l'identité des jurés ayant voté la mort.

Les père et mère ont saisi la CEDH, selon une procédure d’urgence pour demander le maintien des soins prodigués à leur fils, a annoncé la Cour, le Conseil d’Etat annonçant également avoir été saisi.

Une sédation "profonde et continue", jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Les parents et deux autres membres de sa famille s’appuient sur la demande du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU qui a souhaité que la France suspende toute décision en attendant son examen sur le fond, a précisé la CEDH. Validée par le Conseil d'Etat fin avril, l’interruption des soins prévoit, selon une source médicale, l’arrêt des machines à hydrater et alimenter, ainsi qu’une sédation "contrôlée, profonde et continue", par prise d’analgésiques "par précaution", ce qui révèle les incertitudes des scientifiques sur les conséquences de leur geste et le risque de maltraitance, voire de crime.

Tragédie intime à l’origine, ce drame familial a été instrumentalisé par les athées sans repères, les agnostiques éclairés et les libres-penseurs libérés, défenseurs vertueux, disent-ils, du droit à la dignité de la fin de vie. 
Il déchire en revanche sa famille depuis six ans : d’un côté, son épouse Rachel, son neveu François et cinq frères et sœurs du patient veulent mettent fin à cet "acharnement thérapeutique"; de l’autre, les parents, fervents catholiques, ainsi qu'un frère et une sœur, qui s’opposent ensemble à l’arrêt des soins.

lundi 7 janvier 2019

Castaner va commander 1.280 lanceurs de balles de défense LBD40

Le lanceur de balles de défense, arme controversée en France

Le ministère de l'Intérieur passe outre les recommandations du Défenseur des droits

Jacques Toubon a émis un avis défavorable à l'usage de ces armes de défense de type "flash-Ball" dans les manifestations, mais Macron a autorisé le gouvernement à commander plus d'un millier de ces armes, en dépit des blessures graves causées, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes et de la mobilisation lycéenne: une dizaine d’éborgnés et des alertes des ONG.
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Alors que la mobilisation des Gilets jaunes se poursuivait pendant les fêtes, le gouvernement a fait ses achats de Noël pour faire face aux mouvements sociaux. Ainsi, selon Libération, le ministère de l'Intérieur a lancé le 23 décembre un appel d'offre pour une commande de 1.280 nouveaux lanceurs de balles de défense LBD40, des fusils d’épaule à un coup dont la munition de 40 millimètres en caoutchouc semi-rigide peut éborgner et provoquer des fractures des os de la tête..

Si le montant de l'enveloppe budgétaire de cette commande publique n’a pas été révélé par le service des achats du ministère, il devrait atteindre au moins 2 millions d’euros, selon les calculs de Libération. Depuis plusieurs années, des associations de défense des libertés publiques et, plus récemment, le Défenseur des droits ont alerté sur les dangers de cette arme utilisée par les forces de l’ordre à l’occasion de manifestations. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui élargit son arsenal en cette fin d’année, a visiblement pris la résolution de ne pas faire de quartier.

Cette commande sulfureuse comporte aussi l’acquisition de 270 lanceurs à 4 coups et 180 lanceurs à 6 coups du même calibre que les LBD 40. En l’état, ces armes pourraient tout à fait être chargées avec les mêmes balles semi-rigides en caoutchouc. Avec un risque nettement accru de blessures irréversibles. Ces fusils sont en effet capables de tirer leurs munitions en quelques secondes et sont plus lourds et donc moins maniables. Contactée par le quotidien, la Direction générale de la police nationale assure que ces lanceurs "multi-coups" sont quant à eux "destinés à tirer exclusivement des grenades lacrymogènes, fumigènes ou assourdissantes".

Si les autorités ne communiquent pas sur la comptabilité officielle des blessures, ces dernières semaines, le LBD 40 est suspecté d’avoir blessé gravement plus de 30 personnes, dont 10 ont été éborgnées. C’est le cas d’Antoine C., 25 ans, blessé à l’œil le 8 décembre place de la République, et qui a depuis porté plainte contre les forces de l’ordre. Selon le procès-verbal, qui consigne un premier récit des faits, le jeune homme a été touché au visage alors qu’il tentait de s’éloigner de la manifestation qu’il était venu observer par curiosité : "Il y a eu un mouvement de foule, je regardais ce qu’il se passait. D’un coup, je suis tombé. J’étais un peu sonné, les gens autour de moi m’ont aidé à me relever. J’entendais "il l’a pris dans l’œil, il l’a pris dans l’œil"."
Antoine C. se rend alors compte que du sang coule de son visage et les médecins lui annoncent qu’il a une fracture du plancher orbital et qu’il a perdu la vue de cet oeil. 
"Ce sont des armes qui sont fréquemment utilisées par les fonctionnaires de manière offensive à des distances non réglementaires et sur des parties du corps interdites", estime son avocat Arié Alimi. 

Plusieurs lycéens ont aussi été blessés gravement au visage lors de mobilisations devant leur établissement. La première semaine de décembre a été particulièrement désastreuse. A chaque fois, le LBD 40 est soupçonné d’être à l’origine des blessures. Le 4 décembre, à Grenoble, Doriana, 16 ans, a eu la mâchoire fracturée et des dents cassées. Le lendemain, à Garges-lès-Gonesses (Val-d’Oise), Issam, 17 ans, a eu lui aussi la mâchoire fracturée et un bout de la joue arraché. Le même jour, près d’Orléans, Oumar, 16 ans, a eu un enfoncement de l’os du front et d’importantes fractures. Le 6 décembre, enfin, à Béziers et Vénissieux, Jean-Philippe et Ramy, 16 ans, ont été mutilé à l’œil gauche. On peut encore citer cet élève de 16 ans atteint à la tête le 5 décembre dans la banlieue d’Orléans (centre).

Au départ, l’utilisation du LBD 40 n’était pas prévue lors des manifestations. En 1998, Christian Arnould, alors chef du bureau des équipements du service central des CRS, s’y était d’ailleurs opposé : "Symboliquement, en matière de maintien de l’ordre, cela signifie que l’on tire sur quelqu’un, alors que, depuis des années, on prend soin de tirer les grenades à 45 degrés sans viser les personnes en face." Pour le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, spécialiste des questions de police, l’usage "des armes sublétales a plus d’effets délétères que positifs", car est ancrée "l’absolue certitude qu’au pire on amochera mais qu’on ne tuera pas".

Le Défenseur des droits alerte lui aussi depuis 2013 sur la dangerosité des lanceurs de balles de défense. Selon cette autorité administrative consultative et indépendante, qui est chargée de défendre les droits des citoyens en France et qui a rendu un rapport dédié au maintien de l’ordre en décembre 2017, cette arme est inadaptée "à une utilisation dans le cadre de ces opérations". En effet, cette arme "ne permet ni d’apprécier la distance de tir ni de prévenir les dommages collatéraux" car, lors d’une manifestation, "les personnes visées sont généralement groupées et mobiles ; le point visé ne sera pas nécessairement le point touché".

Dans le cadre de ce rapport, Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, s’était justement engagé à ne plus utiliser cette arme dans les cortèges. Alors pourquoi un tel revirement lors des événements parisiens des gilets jaunes ? La préfecture de police répond que "les manifestations non déclarées de gilets jaunes ont pris une configuration de violences urbaines" et qu’il "n’était pas question dans ce cadre de laisser les policiers démunis d’armes intermédiaires face à la violence des participants à ces attroupements".

"Mal nécessaire" ou arme excessivement dangereuse ?
 
Les lanceurs de balles de défense sont utilisés par les forces de l'ordre en France.

La controverse autour de l’utilisation des lanceurs de balles de défense a été relancée en France après les blessures de manifestants pour la défense du pouvoir d'achat et contre la réforme du baccalauréat.
"J’ai eu une fracture sous l’oeil au niveau du plancher orbital, le nez fracturé à trois endroits et 25 points de suture", assure Constant Deniaux, 43 ans, qui affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balle de défense (LBD) alors qu’il participait le 8 décembre à un barrage filtrant de Gilets jaunes sur un boulevard de la ville de Caen (nord-ouest).
"Je ne sais pas pourquoi j’ai été visé", poursuit Constant Deniaux. "J’étais à 30 mètres, sur les hauteurs, et j’étais observateur. Je pense que j’ai été visé délibérément", estime ce technico-commercial, actuellement au chômage, qui dit faire partie "des personnes blessées inutilement".

Le ministère de l'Intérieur commande 1 280 lanceurs de balles de défense LBD40
"Choquées» par ces incidents, quelque 200 personnalités en France, dont plusieurs députés, ont appelé début décembre à interdire "immédiatement" l’usage de ces fusils.

Le 14 décembre, Amnesty international a exhorté la police française à "cesser de recourir à une force excessive contre les manifestant.e.s et les lycéen·ne·s".

Pour l’heure, le 18 décembre, la Cour européenne des droits de l’Homme a rejeté une requête de manifestants blessés par des tirs de LBD et qui en demandaient l’interdiction en urgence. 

Depuis le début de la mobilisation des «gilets jaunes» le 17 novembre, les blessures par LBD et d’autres violences policières présumées ont pour l’heure abouti à 48 saisines de l’IGPN, la police des polices.
L’IGPN avait ouvert huit enquêtes liées à l’utilisation de lanceurs de balles de défense en 2017 et onze en 2016, année marquée par les manifestations contre la 'loi travail' de Muriel Pénicaud, émaillées de violents incidents.

Bien qu'il se dise à l'écoute, le pouvoir continue de défendre une arme non létale dont l’usage est réglementé. Mieux, il renforce sa force de frappe.
"L’utilisation du LBD est très cadrée et s’appuie sur un cadre légal précis", affirme une source policière, évoquant notamment des formations obligatoires et l’obtention d’un certificat d’aptitude.
"Le LBD est une arme intermédiaire, utilisée pour stopper des manifestants et arrêter les individus dangereux ou agressifs envers la police", assure Jean-Louis Courtois, expert en armes auprès de la Cour d’appel de Paris et rédacteur en chef de la revue Commando magazine.
"C’est le matériel le plus adapté avant l’utilisation létale d’une arme à feu", soutient-il. "Le retrait de ce type de matériel mettrait en danger les fonctionnaires de police", assure-t-il, pour qui l’utilisation du LBD est "un mal nécessaire".

Pour Vincent Denis, maître de conférence en Histoire moderne à La Sorbonne et spécialiste de la police, l’utilisation des LBD, à partir de la fin des années 90, a toutefois marqué "un tournant" en France, car "la doctrine du maintien de l’ordre depuis 1945 était de ne pas tirer sur les manifestants".
Si ces armes ne sont pas létales, elles blessent "pour la vie", ce qui "contribue à alourdir le bilan en matière de blessés", nuance V. Denis.

Depuis début décembre, David Dufresne collecte sur Twitter des vidéos de violences policières présumées lors des récentes mobilisations en France et le journaliste-documentariste indépendant s’étonne "qu’il y a ait si peu de débat autour de ces dizaines de blessés" par LBD.
"Depuis les manifestations contre la loi travail, l’affrontement est complètement assumé", estime le journaliste, ajoutant qu’ "il y a une forme de militarisation du maintien de l’ordre qui n’était pas du tout à l’oeuvre jusqu’ici".

samedi 31 mars 2018

Peut-on croire Collomb sur des "expulsions d'étrangers", pour ne pas dire des islamistes dangereux ?

Le ministre de Macron assure que 20 étrangers ont été expulsés de France en 2017: un exploit?

Parce que "étrangers" ?


Vingt étrangers  - radicalisés, précise finalement l'AFP -  en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb à Ouest-France dans un entretien paru samedi, un chiffre "jamais atteint auparavant", insiste la terreur des terroristes.

G. Collomb était interpellé sur les étrangers radicalisés présents sur le territoire par l'opposition non internationaliste, à la suite des attentats islamistes qui ont fait quatre morts, des hommes, dans l'Aude le 23 mars.

"Déjà le cas !", a-t-il aussi assuré sur Twitter samedi, qualifiant le chiffre de 20 expulsions de "record", sans donner plus de détails, notamment sur l'identité et la nationalité des expulsés, sans donc aucune possibilité de contrôle de ses dires.
Collomb cite la droite que l'AFP tente de discréditer: 
L'inscription est-elle une la preuve d'une intégration réussie
et la garantie d'un "risque 50%" pour la population? 

Et les expulsions se sont-elles bien passées ?
En août 2017, trois individus de nationalité marocaine, âgés de 37 à 41 ans et vivant à Trappes, dans les Yvelines, ont été expulsés vers le Maroc en raison des liens qu'ils entretiennent avec la mouvance islamiste radicale, un pléonasme, selon une information de BFMTV. Deux d'entre eux font partie d'une fratrie de six frères bien connue des services de renseignement: ils sont frères du détenu de la prison d'Osny qui avait agressé deux surveillants en septembre 2016. Lorsque la DGSI n'est pas face à ce type d'évidence, elle est désemparée. Deux autres frères ont rejoint Daech.  Deux autres frères de cette famille, Abdelhafid et Khalid, qui ont rallié les rangs de l'organisation djihadiste Etat islamique en Syrie, sont probablement morts. En dessous de six islamistes, la DGSI est impuissante et parle de 'loup solitaire'.
En janvier 2017, suspectés d'être en liens avec la mouvance islamiste en France, deux habitants des Yvelines ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour éviter l'expulsion dans leur pays, le Maroc, où, selon eux, ils risquent la torture. Cette requête a, pour l'heure, mis en suspens leurs départs.

L'insistance du ministre de l'Intérieur pour  affirmer que les attaques à Trèbes et Carcassonne étaient "difficilement prévisible(s)" pose question.
Elle jette un fort doute sur la réalité des faits : un sentiment, même asséné, ne fait ni un fait, ni une vérité. 
L'auteur des assassinats au nom de Allah, Radouane Lakdim, à 25 ans, était déjà inscrit au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) depuis novembre 2015, mais les investigations n'auraient montré "aucun signe:  laissant présager un passage à l'acte".
Le couple Lakdim partageait le même signalement FSPRT.

La préfecture de l'Aude "souhaitait se consacrer à des objectifs considérés comme plus lourds" ? Combien d'entre eux menacent-ils encore - et bien davantage - la population du département, et au-delà?
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) lui avait toutefois envoyé en mars 2017 une lettre de convocation pour un entretien d'évaluation : "elle souhaitait s'assurer qu'il ne présentait plus de signe de radicalisation avant que son dossier ne soit éventuellement mis en veille", a raconté le ministre, soulignant ainsi les soupçons de la DGSI. Cette convocation a-t-elle accéléré chez l'islamiste le processus criminel en préparation chez ce soi-disant "loup solitaire" ? 

Et quelle(s) charge(e) pesai(en)t sur Lakdine incarcéré en 2016, à Carcassonne?
Collomb élude et l'AFP détourne l'attention de l'information finale contenue dans la video ci-dessous, et n'hésite pas à accuser l'opposition de ne pas se laisser facilement convaincre.

La droite vigilante demande des mesures plus sévères à l'encontre des individus fichés, mais Collomb a déjà avoué être dépassé : le septuagénaire estime que "mettre en prison les 26.000 fichés S, ou ceux qu'on jugerait dangereux" est "impossible".

Collomb dissimule que la compagne de Lakdim était fichée dangereuse

Cette femme de 18 ans est suivie pour radicalisation islamiste par les services de renseignement, qui la placent néanmoins à l'un des niveaux les plus bas de l'échelle de dangerosité, comme Radouane Lakdim. Il est donc permis de douter de la pertinence des critères et de l'adaptation des moyens de cette surveillance si elle est incapable d'anticiper un passage à l'acte.

Placée en garde à vue
après les attaques vendredi, la compagne de 18 ans du djihadiste franco-marocain est  'fichée S' (pour 'sûreté de l'Etat" !), ont indiqué une source policière et une source judiciaire "proches de l'enquête". 

Elle était suivie par les services de renseignement avant l'attentat.
Interrogée depuis vendredi par les enquêteurs, l'islamiste en jupon (et hijab, de peur d'être frôlée ?) "manifeste des signes de radicalisation", brode sur le sujet une source judiciaire. Peut-elle ajouter qu'elle était appréciée de sa crémière et estimée de l'assassin ?

Le signalement de sa compagne se situe également à un niveau "très bas du spectre" de dangerosité, raconte une source proche du dossier et surtout du gouvernement. 
Etre fiché au pied de cette échelle n'est-il pas déjà un signe de dangerosité ? Elle a crié 'Allah Akbar" lors de son interpellation, rapporte le procureur Molins.

Un complice de Radouane Lakdim avait été placé en garde à vue vendredi. 
Il s'agit de l'un de ses amis, âgé de 17 ans et habitant dans la même cité d'Ozanam, près de Carcassonne. Il a été relâché.
Le quartier de l’Ozanam, dans lequel Radouane Lakdim vivait aussi, est connu comme réactif à la propagande salafiste qui fabrique des terroristes islamistes. 
Lakdim y avait bénéficié d'un emploi à la Régie de quartiers de la ville, organisme d’insertion dont le label est présent sur l’ensemble du territoire dans les zones défavorisées. Ses contrats - à durée très courts, environ un mois - étaient destinés à un public en marge.Lakdim  fréquentait la petite mosquée et aurait fait partie d’un noyau d’une dizaine de Carcassonnais proche des réseaux djihadistes toulousains - celui des frères Clain et de Sabri Essid, qui aurait été tué le mois dernier en Syrie, écrivent les journalistes de Libération, Rachid Laïreche et Ramsès Kefi.
"Un bâti anachronique", selon Libération
Ces deux journalistes décrivent un quartier "dont les murs, de loin, font penser à un foyer de travailleurs Sonacotra resté figé dans les années 80 et des bâtiments "ridés" ce qui n'est pas corroboré par la photo ci-dessus...
La DGSI se satisfait qu'un islamiste ne se fasse pas remarquer avant de passer à l'acte...


"Petit" délinquant, Radouane Lakdim avait toutefois été condamné une première fois à un mois de prison avec sursis en 2011 pour port d'arme prohibé, puis une seconde fois à un mois de prison ferme pour usage de stupéfiants et refus d'obtempérer en 2015. Soumis à une surveillance des services de renseignement, régulière sans être permanente, il s'est révélé être proche de la mouvance islamiste radicale, notamment sur les réseaux sociaux. Lors de son passage en prison en août 2016, Radouane Lakdim ne se fait pas remarquer.

Vendredi, quelques heures après l'attaque, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé que le djihadiste a "agi seul" et serait passé à l'acte "brusquement". 
Même son de cloche, évidemment, de François Molins, le procureur de la République de Paris, qui a confirmé la thèse gouvernementale déclarant que son suivi par les services de renseignement en 2016-2017 "n'a permis de mettre en évidence aucun signe précurseur d'un éventuel passage à l'acte terroriste".

A 16 heures, vendredi 23, Daech revendiquait les quatre assassinats et les 16 blessés.

jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges")
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.

vendredi 3 octobre 2014

Manif pour tous du 5 octobre: Valls enfume les Français

Face à la pression de la Manif pour tous, Valls essaie de tromper sur la volonté de GPA à gauche

Le retournement du premier ministre qui promet 
que la gestation pour autrui restera interdite en France 
La GPA, "pratique intolérable", dixit Valls:
mais Vallaud-Belkacem "ferme sa gueule" et ne démissionne pas"!...
Valls semble reculer à deux jours de manifestations prévues à Paris et Bordeaux par le collectif anti-mariage gay
Avant dimanche, le roi de l'embrouille cherche à démobiliser, tentant de berner les plus crédules, tandis que ceux qui ont gardé en mémoire les promesses d'Elisabeth Guigou en 1998 de ne pas aller plus loin que le PACS crient au mensonge.  
VOIR et ENTENDRE de précédentes garanties socialistes de la ministre de la Justice, garde des Sceaux, devant la représentation nationale:
Alors que les organisateurs de la Manif pour Tous appellent à la mobilisation à Paris et à Bordeaux, notamment autour de la gestation pour autrui (GPA), le premier ministre donne des garanties orales: la GPA restera interdite en France, selon lui et à l'heure qu'il est, dans un entretien au journal La Croix ce vendredi.

Le socialiste fait naître de nouvelles craintes d'entourloupe 

"Il faut affirmer des positions claires: la GPA est et sera interdite en France", affirme aujourd'hui Manuel Valls dans les colonnes du quotidien chrétien de gauche, rappelant qu'il s'agit là d'un "choix très ferme du président de la République et de son gouvernement", ce qui n'est pas fait pour rassurer
Le premier ministre indique qu'il "exclut totalement" la transcription "automatique" des actes de filiation d'enfants nés à l'étranger de mères porteuses, car il s'agit d'"une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes".


Valls trompe les Français sachant pertinemment que l'Europe fera pression pour qu'il s'exécute
en dépit de ces engagements du jour.
Manu ne peut faire semblant d'ignorer que la France a été condamnée à deux reprises, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), notamment jeudi 26 juin, faute d'avoir transcrit à l'état-civil français les actes de naissance d'enfants nés "légalement" en droit étranger par mère porteuse. Et le gouvernement va bien devoir légiférer sur la reconnaissance des enfants nés d'une gestation par autrui (GPA), sujet sensible s'il en est, au nom "des intérêts supérieurs de l'enfant".

C'est pourquoi les manifestants ne se laisseront pas endormir dimanche par les contes de Valls. La France a certes été condamnée à verser 5.000 euros à des jumelles, plus 15.000 euros pour les frais de justice, mais la décision de la Cour européenne n'est pas définitive, et la France peut la contester. Un collège de cinq juges décidera, comme c'est probable, de faire examiner l'affaire par les 17 juges de la Grande chambre, la formation plénière. Mais la décision de la Cour européenne va nécessairement obliger le gouvernement à garantir aux enfants nés de mère porteuse à l'étranger le droit de devenir français et de se voir reconnaître une filiation, au nom du droit à la vie familiale et privée.

Duflot n'a pas confiance dans les propos de Valls
"Une vieille resucée de débats qui sont derrière nous", d'après Cécile Duflot
La députée écologiste radicale (EELV) a regretté vendredi les effets d'annonce de Manuels Valls sur la GPA deux jours avant la Manif pour tous, y voyant une stratégie limitée de communication de l'instant.

Le député et candidat à la présidentielle 2017, Xavier Bertrand, ancien ministre sera présent dimanche au rassemblement de Paris.

Dix députés socialistes publient une lettre ouverte contre la GPA

mardi 1 juillet 2014

La question de l'impartialité des juges relancée en France

Le différend dure entre une certaine magistrature et l'ancien président 

Nicolas Sarkozy victime d'un acharnement judiciaire, d'une vindicte personnelle de certains magistrats, voire d'un corporatisme quelconque?

L'ex-chef de l'État n'a pas de raison d'entraver la marche de la justice et l'institution judiciaire dans son ensemble bien qu'il ait de nombreuses raisons de s'interroger sur l'accumulation des instructions ou des enquêtes le visant directement ou indirectement: pas moins de huit dossiers ouverts, de l'affaire Tapie à celle de Bygmalion, en passant par celui de l'affaire Bettencourt dans laquelle Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour au final bénéficier d'un non-lieu

Fondés sur des soupçons destinés à bloquer le retour de Sarkozy, les dossiers fournissent des angles d'attaque à ses détracteurs, des sources de polémiques où, posté en défense, le présumé coupable Sarkozy devra répondre, semaine après semaine, de "fuites" de l'instruction dans la presse, qualifiées d'"indiscrétions" à charge. Il sera soumis au calendrier des magistrats qui se succéderont dans leurs demandes, en se défendant d'agir en fonction du temps politique. Une mise au point qui ne trompe personne au vu du calendrier de Nicolas Sarkozy que l'on disait justement prêt à bondir dans l'arène politique.

Les amis de l'ex-président n'entendent pas faire le dos rond

Ils se préparent évidemment démontrer à quel point la justice est instrumentalisée par le pouvoir en place. "La gestion politique des dossiers pour mettre à terre Nicolas Sarkozy est même le seul programme gouvernemental suivi à la lettre", lance un proche de l'ex-chef de l'État.

Il faut dire que le différend entre une certaine magistrature et lui est notoire, depuis qu'il a pointé les juges d'instruction tout puissants comme une exception française dangereuse pour le justiciable. Les amis du président ont ainsi beau jeu de ressortir les violentes diatribes du Syndicat de la magistrature (SM), classé très à gauche et particulièrement écouté par l'actuelle garde des Sceaux, contre leur champion.

Le mythe de la séparation des pouvoirs 

Dans une lettre ouverte du 2 mai 2012, Matthieu Bonduelle, alors patron du SM depuis moins de 6 mois, est particulièrement agressif: "Qui plus que vous, écrit-il au président de la République, entre les deux tours de la présidentielle, (…) aura davantage (…) violé la séparation des pouvoirs, dégradé la loi, travesti la réalité judiciaire ?"

Dans son brûlot, le magistrat pointe aussi les confères modérés du doigt dans le conflit qui a opposé Nicolas Sarkozy et le juge Van Ruymbeke, un ancien substitut du procureur de la République, lequel instruit des dossiers  contre de l'opposition, tel Clearstream 2 qui s'est pourtant achevé sur la relaxe de D. de Villepin...

Le SM est plus vindicatif que serein et Bonduelle enchaîne les attaques frontales avec une mise en cause méprisante de ses collègues de la magistrature assise: "S'il ne fallait retenir qu'une preuve de votre attachement viscéral à l'indépendance de la justice, ce serait votre volonté de supprimer le juge d'instruction pour donner les pleins pouvoirs à des procureurs sous votre coupe." Il conclut: "C'est pour l'ensemble de ces raisons, monsieur le candidat, et tant d'autres (…) que nous avons décidé en conscience d'appeler à voter contre vous au second tour de l'élection présidentielle." Comment donc soutenir que les adhérents du SM ne sont pas des "juges rouges" ?

Six jours après la parution de ce texte d'une violence rare, une magistrate présentée comme "juge d'instruction et adhérente au Syndicat de la magistrature" donne au site trotskiste d'information Mediapart son a priori militant après l'élection de François Hollande: "Ce qui est certain, c'est que nous aspirons tous à retrouver du calme, de la sérénité et de la confiance" Elle déclare ouverte la guerre entre les ministères, ajoutant: "Il faut que la justice retrouve son rang face au ministère de l'Intérieur.

Cette magistrate, c'est Claire Thépaut, qui instruit dans l'affaire des écoutes 
après avoir conduit des perquisitions, est l'ancienne patronne du SM et instruit conjointement l'affaire Tapie.

Jean-Jérôme Bertolus, bien que journaliste politique sur i-télé (groupe Canal+), présente la juge d'instruction Claire Thépaut comme une "ennemie personnelle" de Nicolas Sarkozy "sans apporter un seul élément permettant de supposer l'existence d'une telle chose ni établir en quoi il pourrait être possible d'invoquer la suspicion légitime". Mediapart réagit vigoureusement: "Il est dès lors de mauvaise foi de la part de ce journaliste d'insinuer l'existence d'un défaut d'impartialité dans la procédure si le mis en cause lui-même ne l'invoque pas et, encore plus significatif, n'a jamais demandé le dessaisissement de Claire Thépaut." Et d'ajouter: "Jean Jérôme Bertolus ne devrait pas commenter l'action judiciaire dans sa superficialité et l'affect mais la replacer dans une perspective construite et raisonnée, s'il souhaite apporter une véritable plus-value journalistique à ses auditeurs et assoir la crédibilité de sa chaîne d'information continue. "

Et puis la juge Patricia Simon 
qui instruit l'affaire en tandem avec Claire Thépaut est aussi le binôme du juge ...van Ruymbeke qui tente de déterminer si les époux ...Balkany ont fraudé ou non le fisc en maintenant des avoirs à l'étranger. 
Le monde de la justice qui harcèle l'UMP est donc décidément très petit, mais hyperactif.

"Combien de juges poursuivant Nicolas Sarkozy sont affiliés au SM ?"
interroge l'un de ses proches. Autrement dit, l'écho que lui accordent les media est-il proportionné à sa représentativité ? Le ministère ne lui confère-t-il pas une capacité de nuisance anti-démocratique? 
Mais  s'il le faut, Nicolas Sarkozy sera conduit à interpeller la Cour européenne des droits de l'homme sur l'impartialité de ses juges.

Déjà, contre toute attente, il vient de se porter partie civile dans l'affaire du "mur des cons", où il s'est retrouvé épinglé, parmi d'autres, comme une bête noire du SM. Une affaire qui vaut à la présidente de ce syndicat très controversé d'avoir été mise en examen pour "injure publique".


Aujourd’hui, le sort de Nicolas Sarkozy est entre les mains d’un juge d’instruction membre d’un syndicat qui a ouvertement fait campagne contre lui.


Son destin se joue dans le bureau d’un juge d’instruction qui, en 2012 dénonçait fermement la politique judiciaire qu’il a mise en place. Qui peut encore invoquer l’impartialité de la justice ?

Nous sommes tous des Sarkozy menacés du même danger.