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mardi 1 décembre 2015

Syrie: Bachar al Assad dénonce le soutien de la France au terrorisme

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé la France de "soutenir le terrorisme" 

Le président syrien ne fait pas confiance en la volonté de paix de la France 

Bachar al Assad a évoqué Prague comme le lieu d'un possible accord de paix signé un jour, vu la "position équilibrée" de la République tchèque, à la différence du parti-pris français, révèle un entretien diffusé lundi par la télévision publique tchèque, Ceska televize.
Le président syrien répondait à la question d'un journaliste tchèque sur la possibilité de voir un accord de paix signé à Prague, comme l'avait suggéré en septembre à New York le président tchèque Milos Zeman (ci-contre). "Naturellement, si vous posez la question aux Syriens, ils vous diront qu'ils ne veulent pas de conférence de paix par exemple en France, car la France soutient le terrorisme et la guerre, non la paix. Et comme vous mentionnez Prague, ce serait généralement accepté, en raison de la position équilibrée de votre pays", a déclaré le chef de l'Etat syrien, dont l'intégralité des propos doit être diffusée mardi matin. 

Répondant à la question d’un journaliste tchèque sur la possibilité de voir un accord de paix signé à Prague, comme l’avait suggéré en septembre à New York le président tchèque Milos Zeman, le président syrien a répondu :
"Si vous posez la question aux Syriens, ils vous diront qu’ils ne veulent pas de conférence de paix par exemple en France, car la France soutient le terrorisme et la guerre, non la paix. Et, comme vous mentionnez Prague, ce serait généralement accepté, en raison de la position équilibrée de votre pays."

L’ambassade tchèque comme lieu du dialogue et non le Quai d'Orsay

Ultime terrain neutre de la diplomatie occidentale en Syrie,  selon les sources diplomatiques, l’ambassade tchèque est devenue une plaque tournante pour la communication confidentielle entre l’UE et Washington d’une part et le régime de Damas d’autre part, dans la quête de la paix dans ce pays déchiré depuis quatre ans par un conflit sanglant.
"Il semble que les parties en conflit souhaitent que [l’accord] soit signé à Prague ", avait affirmé en septembre le président tchèque Zeman, devant les journalistes à New York, à l’occasion de son déplacement à l’ONU. "Ils commencent même à l’appeler 'Déclaration de Prague' ", avait alors ajouté M. Zeman au terme de son entretien avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem. 

La Syrie souhaite qu'un tel accord soit signé dans un lieu neutre, explique le diplomate tchèque. Il a cependant précisé que Prague "ne sera que l'hôte de l'événement qui se déroulerait naturellement sous les auspices de l'Organisation des Nations unies". La préparation d'un tel accord prendrait toutefois "des mois voire des années", a-t-il ajouté. Il a cependant exclu toute négociation avec les jihadistes de Daech.

"Des terroristes s'infiltrent parmi les réfugiés", confirme aussi le président Assad

Le président syrien 
a déclaré que des terroristes se trouvent parmi les centaines de milliers de réfugiés qui gagnent l'Europe
  à une télévision tchèque.
Dans un extrait  de l'entretien diffusé aujourd'hui par la chaîne, Assad, à qui l'on demande si les Européens devraient avoir peur des réfugiés syriens, répond: "C'est un mélange." "La majorité sont de bons Syriens, des patriotes. Mais naturellement des terroristes s'infiltrent parmi eux, c'est vrai."

Eregistré à Damas, l'entretien sera diffusée dans son intégralité ce mardi. L'enquête sur les assassinats islamistes de masse qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés le 13 novembre à Paris et Saint-Denis a révélé que les empreintes papillaires de deux des kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France sont celles de deux personnes ayant été contrôlées en Grèce le 3 octobre dernier.


mardi 29 juillet 2014

Pas d'acharnement, non, mais une nouvelle enquête visant Nicolas Sarkozy

Cette fois, une enquête est ouverte sur la campagne de Sarkozy en 2007

Nouvel assaut judiciaire contre l'ancien président


C'est maintenant sa campagne de 2007 qui fait l'objet d'investigations. Il suffit en effet de soupçons et du type qui impacte les Français, des soupçons de financement illégal. La justice de Christiane Taubira établit donc pour la campagne 2007 une copie de l'affaire Bygmalion qui salit déjà celle de 2012.

Selon des fuites du Parquet, le procureur de la République de Paris a ouvert une nouvelle enquête préliminaire visant Nicolas Sarkozy et l'UMP, début juillet . "En toute discrétion", assure d'ailleurs Le Parisien !
Cette fois, les magistrats s'intéressent à la campagne 2007 de l'ex-chef de l'Etat. Les investigations s'inspirent de l'affaire Bygmalion et visent un système de fausses factures présumé qui aurait pu permettre d'imputer frauduleusement des dépenses de campagne du candidat sur les comptes de son parti. A la suite de l'exploitation d'éléments du dossier Bygmalion qui suscitent des interrogations, des policiers se prennent à espérer que le nouveau dossier pourrait être plus fructueux. Comme pour l'agence événementielle, il est apparu qu'une société impliquée dans la campagne de 2007 aurait facturé diverses prestations à l'UMP, alors qu'elles avaient été assurées pour le compte du candidat Sarkozy. 
"Au moins une", selon la presse qui recueille les eaux usées du Quai des Orfèvres. Et elle affirme, sans les précautions d'usage, n'employant pas le conditionnel. La présomption d'innocence n'est pas pour demain...

Le Parisien dit savoir plus encore de cette enquête ouverte "en toute discrétion".  Une première perquisition a eu lieu, le 8 juillet, dans la foulée de l'ouverture de cette nouvelle enquête. Ces investigations, "dont le Parquet national financier a eu connaissance", écrit Le Parisien (mais sauf Christiane Taubira !), ont finalement été maintenues secrètes dans les profondeurs moites du ministère, ou, si l'on préfère, au Parquet de Paris, déjà en charge de l'affaire Bygmalion.

L'enquête de trop pour la crédibilité d'impartialité de la justice?

Les fuites organisées dans la presse d'un dossier qui n'en est qu'à ses premières supputations 
ne visent qu'à impacter un moment clé pour l'UMP comme pour son ancien leader mis en examen pour "trafic d'influence, corruption active et recel de violation du secret de l'instruction " dans l'affaire dite des écoutes téléphoniques. Illégales, rappelons-le, puisque c'est un détail de l'histoire...

Nicolas Sarkozy est aussi visé, directement ou indirectement, par plusieurs autres soupçons
- le financement présumé de sa campagne 2007 par le régime libyen: depuis que les accusations du fils d'un "dictateur" selon la gauche, Kadhafi, a du crédit auprès des juges, a demandé, il y a sept ans, "que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye", l'affaire a été saisie par les juges français, sur fond de "trafic d'influence".

- l'affaire Bygmalion: le 27 février 2014, c'est l'hebdomadaire de centre gauche Le Point qui accuse Bygmalion d'avoir surfacturé la tenue de meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Le quotidien Libération ajoute au feuilleton que sur les 18 millions d'euros de prestations facturées, certaines n'auraient jamais eu lieu, soulevant la question de l'affectation de ces fonds. Par l'entremise de l'avocat de Bygmalion, son ex-patron, Bastien Millot, un proche d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris, confirme l'émission de 10 millions d'euros de fausses factures à la demande de l'UMP. Jean-François Copé, patron de l'UMP, dépose plainte contre X. À la mi juin, d'autres députés de l'UMP déposent plainte à leur tour. Mediapart, le site trotskiste d'information, réplique alors, après avoir consulté la "comptabilité secrète" [sic] de Bygmalion [aussi "secrète" que la nouvelle enquête est "discrète"], alourdissant le dépassement à 17 millions d'euros
Sans preuves, car le secret des sources de la presse permet toutes les allégations. C'est donc sur parole qu'il faut croire les journalistes militants, puisque la police semble avancer dans ses enquêtes par le biais d'indics collaborant à la presse d'investigation à charge. Les ténors de l'UMP en profitent pour mettre la main sur l'UMP en poussant Jean-François Copé à la démission. Il est remplacé par une "troïka" de transition composée de candidats potentiels ou déclarés à la prochaine présidentielle (Fillon, Juppé et Raffarin), en attendant la tenue d'un congrès extraordinaire en octobre.
Fin juin, le Parquet requiert "l'ouverture d'une information judiciaire contre "X".
Trois juges d'instruction du pôle financier sont désignés, dont Serge Tournaire et, un revenant, Renaud Van Ruymbeke, notamment connu pour l'affaire Clearstream 2, notamment, dans laquelle D. de Villepin a été relaxé.

- celle dite des "sondages de l'Elysée" suspectés d'avoir été surfacturés et commandés à des proches de l'ex-président sans mise en concurrence, ou encore les soupçons d'entente autour de l'arbitrage Tapie.

Pour mémoire, dans l'affaire Woerth-Bettencourt, Nicolas Sarkozy avait été sali et déjà sur la base d'allégations et de soupçons de la presse, dont Mediapart. L'ex-comptable de la milliardaire Liliane Bettencourt, Claire Thibout, avait d'abord évoqué un possible financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, mais s'était rétractée et le site trotskiste avait aussitôt dénoncé  des pressions quand l'ex-comptable était revenue sur ses déclarations, disculpant disculpant notamment Nicolas Sarkozy. On le voit, la presse et les juges ne renoncent pas et relancent les attaques sur le financement de la campagne de 2007.

Malgré le harcèlement qu'il subit, Nicolas Sarkozy s'est montré serein, balayant toutes les suspicions dont il est l'objet lors d'un entretien donné le 2 juillet. Il avait aussi souligné l'absence de toute charge finalement retenue contre lui dans les dossiers Bettencourt ou Karachi, où son nom avait été cité. L'ancien chef de l'Etat avait même laissé entendre qu'il pourrait être candidat aux primaires pour la présidence de l'UMP, prévues à l'automne. C'était s'exposer à de nouvelles attaques et c'est ce qui se produit.

La république du soupçon


"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose" C'est la devise communément attribuée à Bazile dans le Barbier de Séville (acte II, scène VIII) de Beaumarchais (1775). A propos de dignité et de jactance, on peut d'ailleurs dire aussi, après Francis Bacon (1561-1626): "Crois-moi, vante-toi hardiment, il en reste toujours quelque chose".
Quelle que soit l'issue de ce nouveau harcèlement judiciaire, nul doute qu'ils pèseront encore un peu plus sur son futur destin politique. A moins qu'à propos des méthodes du président Hollande, de la justice et de la presse, les Français jugent que "Trop, c'est trop!"

vendredi 4 juillet 2014

Mise en examen: Léonard Trierweiler provoque Louis Sarkozy sur Twitter

Les fils de... s'interpellent

Le fils de l'ancien président avait pris le parti de son père,


Le fils cadet de l'ex-concubine de Hollande
démarche remarquable de la part d'un adolescent.

Mais de quoi se mêle Léonard Trierweiler, qui n'est pas concerné, quand il va chercher Louis Sarkozy par tweet

Le boutonneux Léonard Trierweiler (ci-contre) a répliqué par un tweet adressé à Louis Sarkozy dans lequel il apporte sa caution personnelle à l'impartialité des magistrats dans le procès -fait à certains membres du SM - syndicat très minoritaire - contre une instrumentalisation politique de la justice.

Une "baston" numérique

Louis Sarkozy et Léonard Trierweiler ont en commun d’avoir le tweet facile.
Les deux adolescents ont tous les deux réagi à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, mais pas de la même manière. Dans un premier temps, c’est le fils de l’ancien président qui avait pris la défense de son père dénonçant "l’acharnement" dont l’ex-chef de l’État fait l’objet. 
Hier, le fils de l’ex-première dame a lui apporter la contradiction. Dans un tweet adressé à Louis Sarkozy, Léonard Trierweiler a assuré l’autre adolescent que "l'appartenance syndicale n'empêche pas un juge d'être impartial", répétant Libération !  Tout comme l'appartenance familiale. 
Une réplique sous forme de leçon à laquelle était joint un lien (cassé!) censé mener à un entretien proposé par Libération à Matthieu Bonduelle, le secrétaire général du SM, Syndicat de la Magistrature. Pour l’heure, le fils de Nicolas Sarkozy a laissé couler.

Léonard Trierweiler, 16 ans, a également sévèrement commenté l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Dans un autre tweet, l'ado fait la leçon, déclarant qu'un journal télévisé n'est "pas un prétoire".
 

Léonard, 16 ans, est le 3e fils de Valérie Massonneau comme épouse (1995-1998) de Denis Trierweiler, secrétaire de rédaction à Paris Match, son employeur.


mardi 1 juillet 2014

La question de l'impartialité des juges relancée en France

Le différend dure entre une certaine magistrature et l'ancien président 

Nicolas Sarkozy victime d'un acharnement judiciaire, d'une vindicte personnelle de certains magistrats, voire d'un corporatisme quelconque?

L'ex-chef de l'État n'a pas de raison d'entraver la marche de la justice et l'institution judiciaire dans son ensemble bien qu'il ait de nombreuses raisons de s'interroger sur l'accumulation des instructions ou des enquêtes le visant directement ou indirectement: pas moins de huit dossiers ouverts, de l'affaire Tapie à celle de Bygmalion, en passant par celui de l'affaire Bettencourt dans laquelle Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour au final bénéficier d'un non-lieu

Fondés sur des soupçons destinés à bloquer le retour de Sarkozy, les dossiers fournissent des angles d'attaque à ses détracteurs, des sources de polémiques où, posté en défense, le présumé coupable Sarkozy devra répondre, semaine après semaine, de "fuites" de l'instruction dans la presse, qualifiées d'"indiscrétions" à charge. Il sera soumis au calendrier des magistrats qui se succéderont dans leurs demandes, en se défendant d'agir en fonction du temps politique. Une mise au point qui ne trompe personne au vu du calendrier de Nicolas Sarkozy que l'on disait justement prêt à bondir dans l'arène politique.

Les amis de l'ex-président n'entendent pas faire le dos rond

Ils se préparent évidemment démontrer à quel point la justice est instrumentalisée par le pouvoir en place. "La gestion politique des dossiers pour mettre à terre Nicolas Sarkozy est même le seul programme gouvernemental suivi à la lettre", lance un proche de l'ex-chef de l'État.

Il faut dire que le différend entre une certaine magistrature et lui est notoire, depuis qu'il a pointé les juges d'instruction tout puissants comme une exception française dangereuse pour le justiciable. Les amis du président ont ainsi beau jeu de ressortir les violentes diatribes du Syndicat de la magistrature (SM), classé très à gauche et particulièrement écouté par l'actuelle garde des Sceaux, contre leur champion.

Le mythe de la séparation des pouvoirs 

Dans une lettre ouverte du 2 mai 2012, Matthieu Bonduelle, alors patron du SM depuis moins de 6 mois, est particulièrement agressif: "Qui plus que vous, écrit-il au président de la République, entre les deux tours de la présidentielle, (…) aura davantage (…) violé la séparation des pouvoirs, dégradé la loi, travesti la réalité judiciaire ?"

Dans son brûlot, le magistrat pointe aussi les confères modérés du doigt dans le conflit qui a opposé Nicolas Sarkozy et le juge Van Ruymbeke, un ancien substitut du procureur de la République, lequel instruit des dossiers  contre de l'opposition, tel Clearstream 2 qui s'est pourtant achevé sur la relaxe de D. de Villepin...

Le SM est plus vindicatif que serein et Bonduelle enchaîne les attaques frontales avec une mise en cause méprisante de ses collègues de la magistrature assise: "S'il ne fallait retenir qu'une preuve de votre attachement viscéral à l'indépendance de la justice, ce serait votre volonté de supprimer le juge d'instruction pour donner les pleins pouvoirs à des procureurs sous votre coupe." Il conclut: "C'est pour l'ensemble de ces raisons, monsieur le candidat, et tant d'autres (…) que nous avons décidé en conscience d'appeler à voter contre vous au second tour de l'élection présidentielle." Comment donc soutenir que les adhérents du SM ne sont pas des "juges rouges" ?

Six jours après la parution de ce texte d'une violence rare, une magistrate présentée comme "juge d'instruction et adhérente au Syndicat de la magistrature" donne au site trotskiste d'information Mediapart son a priori militant après l'élection de François Hollande: "Ce qui est certain, c'est que nous aspirons tous à retrouver du calme, de la sérénité et de la confiance" Elle déclare ouverte la guerre entre les ministères, ajoutant: "Il faut que la justice retrouve son rang face au ministère de l'Intérieur.

Cette magistrate, c'est Claire Thépaut, qui instruit dans l'affaire des écoutes 
après avoir conduit des perquisitions, est l'ancienne patronne du SM et instruit conjointement l'affaire Tapie.

Jean-Jérôme Bertolus, bien que journaliste politique sur i-télé (groupe Canal+), présente la juge d'instruction Claire Thépaut comme une "ennemie personnelle" de Nicolas Sarkozy "sans apporter un seul élément permettant de supposer l'existence d'une telle chose ni établir en quoi il pourrait être possible d'invoquer la suspicion légitime". Mediapart réagit vigoureusement: "Il est dès lors de mauvaise foi de la part de ce journaliste d'insinuer l'existence d'un défaut d'impartialité dans la procédure si le mis en cause lui-même ne l'invoque pas et, encore plus significatif, n'a jamais demandé le dessaisissement de Claire Thépaut." Et d'ajouter: "Jean Jérôme Bertolus ne devrait pas commenter l'action judiciaire dans sa superficialité et l'affect mais la replacer dans une perspective construite et raisonnée, s'il souhaite apporter une véritable plus-value journalistique à ses auditeurs et assoir la crédibilité de sa chaîne d'information continue. "

Et puis la juge Patricia Simon 
qui instruit l'affaire en tandem avec Claire Thépaut est aussi le binôme du juge ...van Ruymbeke qui tente de déterminer si les époux ...Balkany ont fraudé ou non le fisc en maintenant des avoirs à l'étranger. 
Le monde de la justice qui harcèle l'UMP est donc décidément très petit, mais hyperactif.

"Combien de juges poursuivant Nicolas Sarkozy sont affiliés au SM ?"
interroge l'un de ses proches. Autrement dit, l'écho que lui accordent les media est-il proportionné à sa représentativité ? Le ministère ne lui confère-t-il pas une capacité de nuisance anti-démocratique? 
Mais  s'il le faut, Nicolas Sarkozy sera conduit à interpeller la Cour européenne des droits de l'homme sur l'impartialité de ses juges.

Déjà, contre toute attente, il vient de se porter partie civile dans l'affaire du "mur des cons", où il s'est retrouvé épinglé, parmi d'autres, comme une bête noire du SM. Une affaire qui vaut à la présidente de ce syndicat très controversé d'avoir été mise en examen pour "injure publique".


Aujourd’hui, le sort de Nicolas Sarkozy est entre les mains d’un juge d’instruction membre d’un syndicat qui a ouvertement fait campagne contre lui.


Son destin se joue dans le bureau d’un juge d’instruction qui, en 2012 dénonçait fermement la politique judiciaire qu’il a mise en place. Qui peut encore invoquer l’impartialité de la justice ?

Nous sommes tous des Sarkozy menacés du même danger.

vendredi 21 juin 2013

Affaire Bettencourt: indices convergents de connivence du juge et de son expert

L'expert Sophie Gromb peut-elle faire basculer l'affaire ?

L'expert qui a conclu à l'état de faiblesse de Liliane Bettencourt est une proche amie du juge Gentil.
 

Certains se demandent quel rôle elle a joué... L'expertise peut-elle être annulée ?
Sophie Gromb est l'une des cinq expertes qui ont conlu à l'état de faiblesse de Liliane Bettencourt. (GEORGES GOBET / AFP)
La sémillante Sophie Gromb est l'une des experts qui ont conclu à 
l'état de faiblesse de Liliane Bettencourt. 

Le juge s'est choisi des experts à  sa manche. Un personnage  non prévu au programme fait ainsi son apparition dans la tentaculaire affaire Bettencourt : Sophie Gromb. L'experte qui a jugé que l'héritière de l'Oréal était en état de faiblesse, est une proche amie du juge d'instruction Jean-Michel Gentil, révèle  Le Parisien le jeudi 30 mai. "Un conflit d'intérêts manifeste", dénoncent les avocats des principaux mis en examen, dont Nicolas Sarkozy.  d'un réseau Aucune des deux autres juges n'a dénoncé ce réseau de copains. Il n'est pas l'heure de mettre en cause une collégialité de façade que l'avocat avait présentée comme une garantie contre la partialité d'un juge mégalo. Mais  que peut changer une telle révélation ?

  • Quel rôle a joué le Pr. Sophie Gromb dans l’affaire Bettencourt ?
Sophie Gromb, chef du service de médecine légale du CHU de Bordeaux, était membre de l'équipe médicale qui a expertisé l'état de santé de Liliane Bettencourt. Devenue en 1997 attachée des hôpitaux en médecine légale, cette ancienne professeure de droit a manifestement su cultiver au fil de son parcours professionnel un lien étroit entre le monde judiciaire et médical.

Lors de l'expertise médicale dans la chambre de Liliane Bettencourt à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Sophie Gromb serait restée 35 minutes en compagnie du juge Gentil, avant que quatre autres experts ne les rejoignent, précise Le Parisien.


L'évaluation psychiatrique, réalisée dans des conditions contestées par la défense, car menée au saut du lit et sans préavis (et par surprise) sur une très vieille dame que l’on dit sourde et un peu désorientée, avait établi que l’héritière de l’Oréal n'avait plus toutes ses facultés mentales depuis septembre 2006. Une situation de faiblesse à une date qui couvre justement la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, début 2007.


Or, c'est justement sur la base de cette expertise que le Parquet de Bordeaux avait ouvert en septembre 2011 une information pour abus de faiblesse, qui a abouti à la mise en examen d'une douzaine de personnes, dont l'ancien chef de l'Etat.
A Bordeaux, le Parquet du cru n'avait pas envisagé que le juge ait pu lui-même  se rendre coupable d'un abus de faiblesse. 



  • Quels sont exactement ses liens avec le juge Gentil ?
Selon Le Parisien, Sophie Gromb a été témoin au mariage de Jean-MichelGentil avec sa femme Isabelle, une autre magistrate bordelaise,le 30 juin 2007 à Mérignac (Gironde). L'experte raconte que Jean-Michel Gentil est un "type bien", mais refuse d'en dire plus, au nom du respect de la vie privée: l'heureuse élu du parano est en effet vice-procureur dans le même tribunal... Lorsqu'il épousa Isabelle Raynaud, le juge ne prit pas la peine de demander la dispense réglementaire avant de s'unir à une magistrate de la même juridiction. Lien PaSiDupes


Une source proche du milieu judiciaire bordelais a cependant confirmé que Sophie Gromb avait bien été témoin du mariage de Jean-Michel Gentil.
Ils auraient d'ailleurs passé des vacances ensemble. "Le juge Gentil a commis une grave erreur en la nommant et c'est d'autant plus surprenant que c'est quelqu'un de très droit", ajoute la même source. Et d'ajouter : "Quand elle a été nommée pour faire cette expertise, elle aurait dû refuser." La source anonyme semble confirmer que les lampistes devraient porter le chapeau, mais que le juge Gentil doit être protégé.


D'ailleurs,
Valérie Noël, un des trois juges bordelais qui instruisent le dossier Bettencourt fait corps, adoptant la même ligne que l'avocat du potentat bordelais. "Ce n’est pas le juge Gentil qui a nommé Sophie Gromb comme experte, mais nous trois. […] Le choix de l’experte médicale fait partie de ces discussions collégiales que nous avons sur chaque point de l’instruction", fait valoir à Francetv info, la magistrate, qui rappelle que "quatre autres experts" ont accompagné Sophie Gromb dans ses travaux. A l'évidence, toutes aussi indépendantes ?

  • L'expertise peut-elle être annulée ?
Le choix souverain d'une experte par le juge dans son cercle d'amis constitue non pas une "erreur", mais une grave faute que la presse partisane présente comme une "aubaine" pour les avocats des mis en examen qui n'en soupçonnaient certes pas tant. 


Dans un communiqué commun, les avocats de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth, Patrice de Maistre, François-Marie Banier, Stéphane Courbit et Pascal Wilhelm soulignent à juste titre que "les liens de proximité anciens et très étroits" entre l'experte et le couple Gentil "caractérisent
un conflit d'intérêt manifeste qui jette la suspicion sur l'impartialité de l'expertise sur laquelle repose la procédure d'instruction". Qui peut sérieusement nier la connivence ?


Sans aller jusqu'à demander la révocation du juge Gentil, ils estiment "qu'il appartient désormais" au procureur de Bordeaux "de
tirer toutes les conséquences de ces atteintes aux droits de la défense et au droit au procès équitable qui a entravé la manifestation de la vérité".


"Je ne crains aucunement l’annulation de notre expertise, on tombe une fois de plus dans le domaine de la déstabilisation. Ce n’est pas sérieux ! Nous nageons en plein délire !
Une proximité entre Jean-Michel Gentil et Sophie Gromb ne pose aucun problème déontologique...", réplique sur France TV info l'un des trois juges en charge de l'affaire, Valérie Noël, décidément très en pointe, mais également gravement impliquée.


Nicolas Huc-Morel, avocat de
Françoise Bettencourt-Meyers, en conflit d'intérêts d'une autre nture avec sa maman, abonde en ce sens et estime que de tels faits "ne seraient pas susceptibles de remettre en cause les conclusions de cette expertise rédigée par cinq experts au total". Il fait ainsi valoir que la spécialité de l'amie "est la médecine légale qui n'apparaît pas comme la plus déterminante dans cette expertise". Pourquoi le juge Gentil a-t-il pris la peine de la recevoir en tête-à-tête avant les autres, si elle n'avait pas pour mission de faire pression sur ses confrères ?

Ce même avocat remarque "que le travail réalisé a été conforté par d'autres médecins depuis le début de l'enquête et par les nombreux témoins qui ont fait le constat de cet état de faiblesse". Et d'ajouter : "Je constate que cette affaire sort de manière opportune, alors que les juges d'instruction s'apprêtent à rendre leur ordonnance de règlement dans cette affaire." Il était donc grand temps que toute la lumière soit faite sur la validité de ces expertises entre soi.

  • Quelles suites judiciaires  ?
    Les proches de Nicolas Sarkozy qui pointent depuis plusieurs mois les méthodes du juge étaient donc d'autant plus fondés à s'indigner qu'ils apprennent maintenant pourquoi le juge refuse avec tant de constance qu'on mêle sa vie professionnelle et à sa vie privée. 
    Ces accusations d'impartialité peuvent-ils conduire à la récusation de Jean-Michel Gentil ?  LePoint.fr est allé solliciter un magistrat bordelais anonyme pour porter un jugement partisan sur ce scénario déclaré peu probable. "Il ne faut pas oublier qu'il y a dans ce dossier deux autres femmes juges d'instruction", hasarde-t-il, comme si quiconque de bonne foi n'avait pas connaissance de la "chape de plomb, presque une parano" que ce juge, qualifié de "cow-boy" fait peser sur l'affaire, et au-delà sur la JIRS.


Des rendez-vous judiciaires importants attendent désormais les différents protagonistes de l’affaire. Dans une semaine, la cour d'Appel de Bordeaux doit notamment étudier d'éventuelles demandes de nullité de procédure soulevées par les avocats de la défense.

Me Thierry Herzog, le conseil de l'ancien président de la République, devrait notamment, avec ses confrères, démonter l'ensemble de la procédure en demandant l'annulation pure et simple de l'expertise psychiatrique réalisée le 7 juin 2011 sur Liliane Bettencourt.
Que l'experte contestée ait pu être professeure de droit médical à l'Université de Bordeaux II laisse déjà quelque peu rêveur. Ce qui interpelle encore davantage, c'est que le juge Jean-Michel Gentil, qui a présidé l’Afmi, l’Association française des magistrats instructeurs, a bel et bien formaté des stagiaires de l'Ecole nationale supérieure de magistrature de Bordeaux et que sa réputation était pourtant déjà celle d’un juge inflexible, peu bavard, " raide comme la ­justice"
Si peu d'humanité fait froid dans le dos.


dimanche 24 mars 2013

Nicolas Sarkozy reste un recours pour près de deux Français sur trois

63% des Français comptent toujours sur Sarkozy 
Révélation d'un  sondage BVA pour Le Parisien Dimanche, malgré sa mise en examen sur des "indices", dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

Sur 1.088 personnes interrogées vendredi et samedi, 63% estiment que cette mise en examen n'empêchera pas l'ancien chef de l'Etat français de revenir en politique, contre 36% d'un avis contraire et 1% qui ne se prononcent pas.


L'ex-président de la République reste le mieux à même de porter les couleurs de l'UMP lors de l'élection présidentielle de 2017 pour 31% des sondés, soit six points de mieux que le 1er mars.


Ils sont 33% à estimer que c'est lui qui a le plus de chance de représenter l'UMP (32% lors du sondage du 1er mars).
Lien PaSiDupes - Me G. Kiejman dénonce la mise en examen de Sarkozy : Proche de Mendès France et Mitterrand, il conteste le bien-fondé de cette mise en examen.


Nicolas Sarkozy devance l'ex-Premier ministre François Fillon (27% et 31%), le président de l'UMP Jean-François Copé (5% et 15%) et leurs rivaux potentiels (Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand ...).


Nicolas Sarkozy est soupçonné par le juge d'instruction bordelais Jean-Michel Gentil d'avoir abusé de la santé défaillante de la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, dont le père, son fondateur, est un proche de François Mitterrand qui a pu bénéficier de ses largesses comme de celles de sa fille Liliane en 1981.

Lien PaSiDupes - "François Mitterrand, un proche du père de Liliane Bettencourt": François Mitterrand a-t-il touché de l'argent de la famille Schueller/Bettencourt, père et/ou fille ?

Nicolas Sarkozy maintient sa version des faits et son avocat, Thierry Herzog, met en cause l'impartialité du juge Gentil. 

L'engagement, la personnalité et les méthodes du juge amènent Me Herzog à  demander la nullité de la mise en examen prononcée par Jean-Michel Gentil.


dimanche 12 août 2012

J.O. de Londres: impartialité de la BBC prise en défaut

Le "fair play" britannique légendaire n'est qu'une légende 


On n'est jamais mieux servi
que par soi-même !


Personne n'a jamais rencontré la sportivité britannique

Un envoyé spécial de Ouest-Francesur les épreuves olympiques de voile à Weymouth signale l'absence de France Télévisions qui a le monopole des retransmissions et se gargarise de son avance sur les chaînes concurrentes pendant les Jeux Olympiques. Ainsi, mercredi, le 20 heures de France 2 a dépassé, pour la première fois depuis juillet 1998, celui de sa principale rivale TF1Et pourtant, Ouest France souligne que " nous ne les voyons pas ici (sauf sur internet"), outre que ce qu’ils nous présentent comme du direct n'en est souvent pas…

France Télévisons est néanmoins la cible de critiques, notamment sur les réseaux sociaux
Sa couverture des Jeux n'a pas satisfait.

Choix des programmes, commentaires chauvins et bourdes à répétition sont montrés du doigt, notamment sur les réseaux sociaux.

Et Nelson Monfort est médaillé d'or des railleries. Le commentateur sportif s'est révélé en dessous de tout, dans un anglais limité chargé d'exclamations. Ses questions sans intérêt mettaient les athlètes dans l'embarras: ainsi les médaillés étrangers étaient-ils systématiquement poussés à commenter les performances de nos athlètes dont ils ne connaissaient parfois pas le nom. L'indélicat s'est notamment attiré les foudres des téléspectateurs lors de la finale du relais féminin 4X200 m nage libre, où les quatre Françaises se sont placées troisième. A la sortie de la piscine, le journaliste s'est empressé d'évoquer le deuil de l'une des nageuses. Une indélicatesse qui a lui a valu quelques remontrances de la part de France Télévisions. Nelson Monfort, lui, considère dans les colonnes de TV Magazine que c'était "une question pleine de cœur".

Dans un autre registre, avec de nombreuses compétitions programmées simultanément, les animateurs des chaînes publiques doivent faire des choix de diffusion, malgré deux réseaux complémentaires, donnant la priorité aux athlètes français au détriment de la fête universelle et des disciplines pauvres. 

Des arbitrages qui ne sont pas du goût de tout le monde. Pierre Ménès, le monsieur foot de Canal +, ne mâche pas ses mots à l'égard de ses rivaux du service public. "Je m'aperçois avec un certain plaisir que l'écrasante majorité d'entre vous sont ok avec moi sur l'ignoble couverture des JO de France Tele", écrit-il notamment sur Twitter . Ou encore "Sympa les Bleus au basket à 10 du matin. Même si France Télé continue à nous saucissonner tout ça. Désespérant", poursuit-il.

Quant à la teneur des commentaires, Libération a choisi de railler "la dream team" des commentateurs du service public en créant un questionnaire sur les "bourdes olympiques" de France Télévisions. On y apprend notamment qu'Arnaud Roméra en charge de la couverture du judo, estime qu'un judoka coréen "ne ressemble pas à grand-chose" ou que, selon Jean-Philippe Guillin, le commentateur du basket, l'URSS a battu le Brésil…

Et puis, les commentateurs et consultants sont-ils habillés aux frais de la princesse ? 
Paient-ils de leurs deniers ces tenues, chemises et pullovers, siglées de la marque de France Télévisions ? La redevance audiovisuelle ne pourrait-elle trouver emploi plus juste et social ? 
D'autant que le gouvernement PS envisage de permettre les coupes publicitaires des émissions de début de soirée: comment sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem, va-t-elle nous embobiner pour faire coucher nos enfants plus tard et leur faire récupérer les heures de sommeil perdues à l'école?

Le CIO n'a-t-il pas failli ?

L'esprit olympique a été mis à mal par plusieurs incidents et un manque de réactivité du Comité olympique.
L'équipe espagnole masculine de basket-ball semble avoir délibérément perdu son dernier match de poule, afin d'obtenir un quart de finale davantage à sa portée. Une étrange impression de déjà-vu. Il y a quelques jours, quatre paires de double féminin en badminton étaient disqualifiées pour avoir délibérément perdu leurs rencontres respectives afin de se ménager des quarts de finale plus favorables.
A cela s'ajoutent la parodie médicale du coureur algérien Taoufik Makhloufi (qui a présenté un simple certificat médical justifiant son abandon au 800 m lui permettant d'être requalifié par l'IAAF pour le 1 500 m du lendemain) et une absence de réaction arbitrale pour le moins étrange en cyclisme sur piste à la suite d'une chute délibérée d'un coureur britannique pour rattraper un mauvais départ en qualifications et recommencer sa course.
Que penser également de l'arrêt inédit de la finale du deux de couple poids léger en aviron pour permettre au bateau britannique de réparer la casse d'une roue de coulisse en dépit des règlements applicables à cette épreuve lorsque, quelques jours plus tard, on n'interrompt pas le parcours du cavalier français, Simon Delestre, au concours de saut d'obstacles alors que sa rêne s'est brisée et que cette situation est particulièrement dangereuse pour le cavalier, voire pour sa monture ? Quelle conclusion tirer de l'absence de réaction du CIO après les déclarations d'un nageur affirmant qu'il a triché durant la compétition de brasse qu'il a remportée ? Ces décisions arbitrales ou fédérales, voire ces silences, ne nous semblent pas concourir à la promotion de l'esprit olympique tel que défini par la charte olympique.  
La presse a-t-elle perdu tout sens critique ou est-elle complice? 
Qu'est devenue son impertinence si elle se tait quand le public des amateurs passionnés attend d'elle qu'elle soit impartiale et honnête.


Reste BBC1, mais son objectivité se révèle être une vaste blague





Le drapeau olympique, accessoire
de la promotion du Royaume Uni




Dans les écoles de journalisme, en France, on fait des Britanniques un modèle de rigueur, de déontologie professionnelle et d’impartialité. On se réveille, là: ça devait être il y a longtemps ! Le "fair play" britannique est devenu une notion dont personne, de mémoire d'homme, ne peut plus porter témoignage.  Ici, hormis les incontournables Phelps etUsain Bolt (pour d'obscures raisons prononcé 'Uchein' !), évidemment impossible de suivre les exploits des athlètes "du reste du monde": toute l'attention est centrée  sur ceux de Sa Très Gracieuse Majesté. C'est donc la légendaire courtoisie de l'hôtesse pour ses invités. Focus total sur les porteurs du maillot à l’Union Jack. Teddy Riner, Camille Muffat et les autres ? Inconnus au bataillon.

Les cérémonies d'ouverture et de fermeture étaient outrageusement à la gloire exclusive des Iles britanniques. 
La célébration des Jeux universels et de ses champions auraient été la marque de cette sportivité dont on parle sans l'avoir jamais constatée dans les faits. Les champions n'ont-ils pas été invités à quitter le Royaume Uni dans les meilleurs délais ? Les sujets britannique voulaient-ils faire la fête entre eux, les télévisions du monde entier assurant le relais, le service après-vente. 
Les choix éditoriaux sont vite faits : Team GB, Team GB, Team GB. 
Quant aux journalistes, on les voit embrasser LEURS athlètes médaillés, réconforter les perdants, yeux doux et sourires gratifiants en prime. Les idées reçues ont la vie dure: les Frenchies sont étiquetés 'chauvins'. Ils ne sont pourtant pas les seuls et seuls serait de bon aloi le nationalisme anglais. Mais se prendre à ce point pour le centre du monde atteint les limites de l'indécence depuis que l'empire britannique s'est effondré, en silence et dans l'indifférence générale. Game over !