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lundi 3 février 2020

Attaque au couteau "de nature" islamiste à Londres, l'auteur était surveillé

Par chance, l'auteur était surveillé... 

L'auteur de l'attaque "au couteau" qui a fait trois blessés dimanche à Londres venait de sortir de prison. Pour bonne conduite ?

Résultat de recherche d'images pour "Sudesh Amman"Condamné à une peine de 3 ans de détention en 2018 pour plusieurs délits terroristes comme la diffusion de propagande islamiste, il n'aurait pas dû être relâché dans la nature avant 2021... 
Résultat de recherche d'images pour "Sudesh Amman"
"Pourquoi l'ont-ils laissé sortir?"
Il était sorti de prison en janvier après avoir purgé la moitié de sa peine. Mais il était surveillé, ce qui expliquerait l'intervention rapide de la police sur les lieux du drame, dans le quartier de Streatham High Road, dans le sud de la capitale britannique, sur la rive sud de la Tamise, au sud de Brixton, célèbre pour sa prison.

Répondant au nom de Sudesh (Mamoor Faraz ) Amman, le suspect âgé de 20 ans a été abattu (de trois tirs) par la police, a confirmé Scotland Yard.

Avant l'intervention de la police, deux personnes ont été poignardées, à la machete, un homme d'une quarantaine d'année et une femme autour de la cinquantaine  Une troisième a été blessée par un éclat de verre causé par un tir des forces de l'ordre. Les trois blessés sont hors de danger ce lundi matin.

Résultat de recherche d'images pour "Sudesh Amman"L'"auteur de l'attaque" - pour ne pas dire "islamiste" -  portait aussi un engin ajusté au corps par un gilet-suicide, mais une fois abattu, il a été établi qu'il s'agissait d'un faux. De quoi penser qu'il s'agit donc d'un "déséquilibré", mais ni le préfet Lallement, ni Castaner n'atait là pour l'assurer...

"Derrière lui, il y avait des policiers armés qui n'arrêtaient pas de lui dire, stop, arrêtez vous. Et ça été un choc quand ils lui ont tiré dessus 2 ou trois fois. **Il y avait beaucoup de monde et beaucoup d'enfants autour, beaucoup de gens, comme une rue commerçante très animée le dimanche" raconte un témoin, Karker Tahir. **

Du côté du gouvernement, la réaction a été immédiate

Priti Patel, la secrétaire d'Etat britannique aux affaires intérieures, a promis de nouvelles mesures anti-terroristes, sans faire appel à l'expertise de Castaner et Nuñez : sans doute l'effet Wuhan et son labo de virologie monté avec l'aide de la France mais d'où est parti le coronavirus... (lien PaSiDupes)

"Ces mesures s'appuieront sur les actions que nous avons déjà mises en place très rapidement en termes d'investissement dans la police antiterroriste. Elles porteront sur la révision des conditions et du régime d'octroi de permis pour les délinquants du terrorisme et la fin de la libération anticipée des délinquants terroristes".

Le Premier ministre Boris Johnson a salué "la bravoure de la police" et assuré que l'enquête chercherait à "établir tous les faits".


samedi 20 octobre 2018

Brexit: la gauche remet en question le vote populaire majoritaire

Une foule géante demande un second référendum sur le Brexit

La gauche britannique, mais aussi européenne, s'est rassemblée à Londres, se déclarant trompée par les termes du Brexit


Des dizaines de milliers de citoyens se disant vigilants et éclairés ont commencé à manifester bruyamment ce samedi 20 octobre 2018 à Londres pour réclamer un référendum sur l'accord final sur le Brexit, toujours en négociation entre Londres et Bruxelles à cinq mois du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.


Le cortège des nostalgiques de l'Union européenne700.000, mais c'est selon The Guardian - venus des quatre coins du pays et amenés par plus de 150 cars a parcouru le centre de la capitale britannique à la mi-journée, en direction du Parlement.

Parmi eux figurent notamment de nombreux citoyens européens, représentés notamment par The3Million, un groupe de pression (on dit 'lobby', outre-Manche !) défendant les intérêts des quelque 3,7 millions d'Européens installés au Royaume-Uni
Ils répondaient à l'appel de People's Vote ('Le Vote du peuple', appellation surréaliste pour les battus d'un vote populaire), un mouvement militant pour un "vote populaire" et réunissant plusieurs associations europhiles.

"Les gens ont été trompés", assurent-ils, méprisant du jugement de leurs concitoyens pro-Brexit

Lors du dernier défilé de ce genre, en juin, environ 100.000 personnes s'étaient rassemblées et les organisateurs espèrent bien dépasser ce nombre, avec la manifestation "la plus grande" et la plus "bruyante" jamais organisée en faveur d'un tel scrutin.

Les Britanniques se sont prononcés à 52 % en faveur de la sortie de l'UE lors du référendum du 23 juin 2016, mais les organisateurs assurent qu'ils auraient voté différemment s'ils avaient eu conscience des réels enjeux du Brexit. La presse a-t-elle failli à sa tâche d'information ? Les travaillistes n'ont-ils pas plutôt échoué à convaincre la population ?

Ils veulent les avantages de l'UE, sans les inconvénients

"Rester ensemble", mais en dehors de  la "zone euro" !
"Je pense que les gens ont été trompés de plusieurs manières", raconte l'entrepreneur Peter Hancock, alors qu'il noue un drapeau européen, étoiles jaunes sur fond bleu, autour du cou de son grand chien de berger George. 

"Nous voulons rester européens", ajoute sa femme Julie, en fauteuil roulant. "Nous ne voyons pas du tout les bénéfices d'un retrait."

Veulent-ils aussi intégrer la 'zone euro' et abandonner la livre sterling ?
Le 5 juin 1975, 67.2% de l'électorat et tous les pays ou régions membres du Royaume-Uni, sauf deux, votèrent pour le maintien dans l'Union européenne. En 1983, le Labour Party (travailliste) fit campagne pour le retrait, sans référendum. En 1985, sans référendum, le gouvernement Thatcher ratifia le 'Single European Act', première révision importante du Traité de Rome. Le 1er novembre 1993, le Traité de Maastricht entérina le passage de la 'Communauté européenne' à l' 'Union européenne', actant l'évolution de l'organisation d'union économique en union politique.
En 1993 apparut le UKIP (UK Independence Party), parti eurosceptique qui arriva troisième aux Européennes de 2004 au Royaume-Uni, deuxième en 2009 et premier en 2014, avec 27.5% des suffrages, battant les deux partis historiques pour la première fois à des élections générales depuis 1910. Le succès de UKIP aux Européennes de 2014 annonçait le vote majoritaire pour le retrait de l'UE au référendum de 2016.
Le Royaume-Uni n'avait déjà pas voulu entrer dans la "zone euro"
La zone euro, zone monétaire qui regroupe les Etats membres de l'Union européenne qui ont accepté d'adopter l'euro (EUR, €) comme monnaie dont la création fut officialisée lors du traité de Maastricht ; sur les vingt-huit Etats membres de l'UE, dix-neuf utilisent l'euro. Le Royaume Uni l'a refusé... 
Le Royaume-Uni possède une dérogation permanente qui lui permet de ne pas adhérer à la zone euro. Pour l'heure, le pays n'envisage pas de se lancer dans une démarche d'adhésion... En effet, cet Etat poursuit depuis mars 2017 des négociations en vue de quitter l'Union européenne. Les zones souveraines britanniques de Chypre utilisent cependant l'euro par dérogation à ce principe et la législation locale a été mise en conformité avec le droit de l'Union européenne.
Les ministres des Finances des états membres de la zone euro constituent l'Eurogroupe, où le Royaume-Uni n'est donc pas présent. Le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) est l'instrument dont les pays de la zone euro se sont dotés afin de coordonner leurs politiques budgétaires nationales et d'éviter l'apparition de déficits publics excessifs. Le Royaume-Uni n'en fait pas partie.

Les groupes de pression principaux en faveur du maintien sont :

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'Britain Stronger in Europe', communément appelé 'Remain' (Restons), dont les militants, dirigés par Stuart Rose, sont caricaturés en "Remoaners" (mot porte-manteau qualifiant de "geignards" les partisans du maintien).
Les autres groupes opposés au retrait sont 'Conservatives In', 'Labour in for Britain', '#INtogether' (Liberal Democrats), 'Scientists for EU', 'Greens for a Better Europe', 'Environmentalists For Europe', 'Universities for Europe' et 'Une Autre Europe est possible' (Another Europe is Possible), ces derniers prétendant infléchir la politique européenne de l'intérieur.
Quant aux groupes officiels en faveur du retrait, ce sont 'Vote Leave' ou "Leave.EU".

Les derniers groupes de pression en date s'opposent à un "hard Brexit" et militent pour des aménagements qui perpétueraient le régime particulier du Royaume-Uni
  
The3million' est un groupe de pression qui veut sauvegarder les intérêts des étrangers vivant au Royaume-Uni. Il est animé par Chuka Umunna, député travailliste du Grand Londres, 40 ans, né d'un père nigérian et d'une mère anglo-irlandaise, membre du cabinet fantôme, en tant que secrétaire d'Etat au Commerce, à l'Innovation et au Savoir-faire, réélu en 2015, lors du scrutin au profit des conservateurs de David Cameron.

Le groupe de pression populiste 'People's Vote' appelle à un nouveau vote, avec des conditions en faveur d'un 'soft Brexit', c'est-à-dire un régime special... 
Sadiq Khan November 2016.jpgLancé en avril 2018, il a le soutien de Chuka Umunna, ainsi que démocrates libéraux et de Verts.
Le parti travailliste instrumentalise le mouvement contre un "hard Brexit", espérant y récupérer des électeurs. Ainsi la marche du 20 octobre 2018 en faveur d'un nouveau référendum avant la décision finale, en mars prochain, était menée par le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, ci-contre, né à Londres de parents pakistanais. 

Theresa May n'est pas une girouette

Mais ce rassemblement du weekend risque peu de convaincre la Première ministre Theresa May, fermement opposée à cette idée de référendum à répétition. "Il n'y aura pas de second référendum. Les gens ont voté", a déclaré la cheffe du gouvernement britannique mercredi 17 octobre, déterminée à "mettre en œuvre" le choix du peuple souverain en 2016.

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De leur côté, les organisateurs soulignent qu'à quelques mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, les négociations entre Londres et Bruxelles restent complexes et ardues, en particulier sur la question de la frontière sur l'île d'Irlande et que l'incertitude demeure sur la façon dont le Royaume-Uni quittera l'UE.

"Les problèmes les plus importants restent à négocier, de nombreuses conséquences restent cachées", estime Carmen Smith, partisane du mouvement 'For Our Future's Sake', FFS (Pour notre avenir, groupe étudiant en faveur d'un nouveau vote, lancé par la 'National Union of Students', syndicat étudiant dominant, dominé par le 'Labour party'), citée dans un communiqué. "Le temps presse. C'est un sujet urgent. L'élite du Brexit a montré qu'elle était incapable de résoudre le problème. Mais vous, vous pouvez, en demandant un vote du peuple." Démagogie populiste...

Qui sont les soutiens politiques ?

L'idée d'un nouveau référendum a gagné en popularité ces derniers mois au Royaume-Uni, avec la crainte de l'avenir et de son "splendide isolement", et des personnalités politiques de tous bords - mais singulièrement à gauche -  la soutiennent, comme l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair.

Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, était au nombre des orateurs entendus samedi dans le centre de Londres figurent , ainsi que des députés des partis conservateur, travailliste, libéral-démocrate, vert, et du SNP (parti indépendantiste écossais). 

"Le Brexit divise les générations. Une grande majorité de ma génération a voté pour partir. Une grande majorité des jeunes ont voté pour rester. Votre génération [les jeunes] est trahie par la mienne", n'hésite pas à dire le chef des libéraux-démocrates, Vince Cable, à l'intention des jeunes manifestants.

Ils remettent ça le 5 novembre prochain.

samedi 8 septembre 2018

Des jeunes issus de l'immigration quittent la France, dégoûtés par les "Gaulois réfractaires"

"Je ne me sens plus chez moi ici" : des jeunes issus de l'immigration quittent la France, dégoûtés des discriminations

Le dégoûtés cités en exemple seraient des ingénieurs...

Ces jeunes ingénieurs issus de l'immigration qui quittent la FranceComme les ingénieurs "gaulois" de Macron, des jeunes assistés quittent la France une fois diplômés. L'AFP a ainsi trouvé deux jeunes ingénieurs qui ont expliqué leur expérience d'un "racisme au quotidien" qui les aurait poussés à quitter la France, si ce ne sont pas de meilleures perspectives de carrière et des salaires plus attractifs.

Le premier jeune qui a profité de l'échelle sociale est un ingénieur de 27 ans, d'origine maghrébine (sans précision de pays d'origine), ont expliqué sur Twitter avoir quitté la France, leur famille et leurs amis à cause du "racisme au quotidien" auquel ils étaient confrontés. C'est évidemment possible, mais réciproque, parfois. 
Redouane a ainsi rejoint Madrid fin août. Une décision mûrement réfléchie, explique-t-il dans une série de messages publiés le 30 août sur son compte Twitter et repérés par franceinfo qui ne semble pas un instant envisager une éventuelle volonté de dénigrement. L'ingénieur parle d'un "mal-être", d'"une atmosphère pesante" ou encore d'une impression de "ne pas être à sa place" pour justifier son choix de quitter le pays. Mais Redouane n'a pas rejoint le Maghreb, ce qui peut interpeller...


Un sentiment ressenti depuis l'adolescence qui "s'est aggravé années après années, assure-t-il, jusqu'à en devenir insupportable aujourd'hui". Le jeune homme explique, par exemple, avoir été suivi "rayon après rayon" par les vigiles d'une libraire lorsqu'il avait 14 ans, ce qui arrive tout aussi fréquemment quand on est blond. 
Un an plus tard, il s'était également fait refouler d'Euralille, un centre commercial de la ville du nord de la France. Motif ? "On n'accepte par les groupes de jeunes", raconte-t-il. Problème, un groupe de "jeunes blancs" avait franchi les portes du magasins quelques minutes plus tard. A quinze, les comportements des uns et des autres peuvent justifier une telle décision, mais le parti-pris de Redouane est visiblement vif. 
Et "Tu aimes la France ou tu la quittes" reste valable

"C'est à partir de cette époque que j'ai senti naître en moi une scission entre l'identité que je pensais incarner et celle que je reflétais réellement", explique Redouane, né en France d'une mère italienne et d'un père algérien. 

Mêmes aigreurs chez Karim, également âgé de 27 ans, qui assure qu'il aurait pu décrire le même quotidien, tant il s'est "reconnu dans les propos de Redouane". Cet autre ingénieur qui a pu suivre un cursus intéressant (lequel? où?) s'est quant lui exilé à Londres, parlant d'un "ras-le-bol" symbolisé par la "disqualification de Mennel Ibtissem de 'The Voice' ou encore du déchaînement contre Maryam Pougetoux", responsable voilée du syndicat étudiant l'UNEF.

Deux déclencheurs qui autorisent à penser que l'idéologie radicale des deux "ingénieurs" supposés aurait pu peser en faveur de  la Syrie contre Madrid et le Royaume-Uni si la tournure des événement ne les avait pas contrariés.


L'AFP relaie les propos des deux hommes racontant "l'étonnement" de leurs interlocuteurs en France, lorsqu'ils évoquent leur parcours scolaire et leur baccalauréat scientifique (filière S) : "Je lisais la surprise dans leurs yeux, comme s'ils s'attendaient à ce que j'ajoute à tout moment que c'était une blague et que j'étais en BEP mécanique. Comme si cette filière était incompatible avec la personne que j'étais", explique Redouane, issu d'un collège de Zone d'éducation prioritaire (ZEP). Il aurait pu vanter le système éducatif qui l'a porté, mais la gratitude ne l'anime visiblement pas.

Redouane (toujours) évoque également les remarques de ses anciens professeurs : "Comment s'appelle-t-il, déjà ? 'Mohammed ? Euh, Mouloud ? Euh, Redouane ?' (...) Evidemment, ce genre de remarque ne concernait pas Thomas et Benjamin, commente-t-il, un classique dans la bouche des cancres. La nouveauté serait que ceux qui réussissent dans une France accusée de racisme s'alignent sur les 'décrocheurs'. Mieux, vu le nombre grandissant de professeurs d'origine maghrébine ou sub-saharienne, tout le monde en prend pour son grade...
Ce qui me dérange, c'est la différence de traitement", insiste cet anonyme. "Au fond de moi, je sais que même si je faisais tous les efforts du monde pour rentrer dans ce moule, mon faciès continuerait de me trahir occasionnellement et ne résoudrait donc pas totalement mes problèmes d'identité". Raisonnement perturbé : son parcours scolaire démontre tout le contraire. Et l'AFP colporte ce type de mauvais sentiments paradoxaux.

Redouane parle de "petits trucs pas graves mais qui s'accumulent", comme l'expérience des entrées en boîtes de nuit, un autre poncif, dans la presse et la bouche des jeunes en virée au centre des villes : "Quand tu te retrouves à rentrer chez toi comme un con parce que tu t'es fait refouler, forcément ça démotive. J'ai mis une seule fois les pieds en boîte : j'avais réussi à rentrer parce qu'il était tôt et que les mecs avaient été cool", explique-t-il. Il y aurait aussi des Gaulois 'cool'... Ne rêvons pas : des blacks, assurément !

Les deux hommes décrivent alors une forme de repli communautaire

 "J'ai commencé à traîner avec d'autres personnes. [La vérité, c'est que traîner en bande commence avant l'âge d'aller en boîte. Mais passons sur cette invraisemblance ajoutée aux précédentes : on ne peut les relever toutes. Signalons toutefois celle-ci, qui souligne que ces témoignages sont des contre-vérités ordinaires, nulles et non avenues.] Est-ce que je serais devenu musulman si je n'avais pas rencontré ces difficultés ?", se questionne le nouveau Madrilène, révélant au passage son endoctrinement et son prosélytisme. "Honnêtement [sic], je n'ai pas la réponse. Mais ce que je sais, c'est que mon parcours spirituel n'est pas venu de ma famille". 

Karim évoque avec franceinfo [l'orthographe de Mahaut Landaz - auteure pour L'Obs de "Une culotte qui vibre pendant les buts : on a trouvé la pub la plus sexiste de la Coupe du Monde" ou ""Ils m'ont mis nu dans une salle" : un mineur arrêté au lycée Arago raconte sa garde à vue"- a été corrigée à chaque fois que nécessaire] un épisode illustrant, selon lui, les contrastes entre l'Angleterre et la France. Pendant un entretien d'embauche à Londres, il a demandé à son interlocuteur s'il est possible de "prévoir un endroit pour prier". "Il a rigolé; il ne comprenait pas que je lui pose la question ! J'ai dû lui expliquer qu'en France c'était très compliqué, voire impossible", explique-t-il. Redouane explique, lui, dans ses messages, que vu la situation actuelle, "il ne peut être que plus épanoui" à l'étranger. C'est en effet un problème que le Maghreb n'attire pas un musulman aussi qualifié.

En 2013, 198.000 personnes nées en France avaient quitté le territoire. Un chiffre qui était alors en hausse de 25% comparé à 2011. Il est cependant impossible de connaître la part de jeunes issus de l'immigration. Avec des deux-là, le compte est-il bon ?


"Ça envoie le message que quels que soient les signaux qu'on donne,
il y aura toujours des gens qui exploiteront des failles pour théoriser le fait que les arabes et les Noirs [on notera un jeu de majuscules discriminantes...] ne s'intégreront jamais, selon Dominique Sopo, président de SOS Racisme, à franceinfo. Aller de pays en pays ne révèle pas une détermination à s'intégrer.

Karim affirme portant "ne pas avoir d'exemples personnels de discriminations racistes". D'ailleurs, ni l'un ni l'autre n'ont jamais eu de difficultés à trouver du travail dans l'Hexagone. Mais le second est un suiveur.

lundi 9 juillet 2018

Royaume-Uni: démission du ministre du Brexit pour dénoncer les magouilles européennes de Theresa May

David Davis condamne les compromis du 10 Downing Street avec l'Union européenne


Deux jours après que la Première ministre Theresa May a obtenu l'accord du gouvernement pour proposer le maintien d'une relation commerciale post-Brexit étroite avec l'UE

Partisan d'une ligne claire mais intransigeante, le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis, a démissionné dimanche, ont rapporté la BBC et l'agence de presse PA. D. Davis, un eurosceptique nommé il y a deux ans pour diriger un ministère créé au lendemain du vote des Britanniques pour quitter l'Union européenne, a menacé à plusieurs reprises ces derniers mois de quitter ses fonctions, en raison de désaccords avec Mrs May, selon les media britanniques.


Dans sa lettre de démission, il déplore que,
 dans le texte adopté le 6 juillet, les "règles communes" avec l’UE contenuespar le gouvernement "laissent le contrôle de larges pans de notre économie à l’UE", et ne mettent pas en œuvre la volonté de rupture avec les Vingt-Sept exprimée lors du référendum.
David Davis, 69 ans, est un acteur expérimenté de la politique britannique. Secrétaire d’État aux Affaires européennes de 1994 à 1997, cet europhobe avait été en 2005 candidat à la direction du Parti conservateur mais avait été battu par David CameronIl est député de Haltemprice and Howden, circonscription du nord-est  populaire de l'Angleterre.
Cette démission a été suivie de celles du secrétaire d’Etat au Brexit Steve Baker, et de Suella Braverman, enclenchant un mouvement potentiellement menaçant pour l’avenir de May à Downing Street.


Le député conservateur Peter Bone a estimé qu'il "avait fait la bonne chose", estimant que les propositions de Th. May n'ont de Brexit "que le nom" et ne sont "pas acceptables".

Présentées lundi aux députés britanniques, avant de les soumettre à Bruxelles, ces propositions de May prévoient de mettre en place une zone de libre échange et un nouveau modèle douanier avec les 27, afin de maintenir un commerce "sans friction" avec le continent.

Résultat de recherche d'images pour "theresa MayDavid Davis"

Dans sa lettre de démission, il déplore que, dans le texte adopté le 6 juillet, les "règles communes" entre l’UE et le gouvernement "laissent le contrôle de larges pans de notre économie à l’UE", et ne mettent pas en œuvre la volonté de rupture avec les Vingt-Sept exprimée lors du référendum.


La volonté de Londres de maintenir des relations avec l'UE "va simplement conduire à de nouvelles demandes [de Bruxelles] en vue de concessions," estime Davis. "Au mieux, nous serons dans une position de faiblesse pour négocier" avec les Vingt-Sept, écrit-il dans son texte. "L’intérêt national exige un ministre du Brexit qui croie fermement en votre approche, et pas seulement un conscrit réticent."
Le réglement financier des engagements pris par le Royaume-Uni en tant que membre est l'une des questions les plus contentieuses que l'UE doit résoudre pour parvenir à un "retrait ordonné" d'ici au 29 mars 2019.
Cette fracture au gouvernement britannique intervient à l'approche du début des négociations sur le Brexit, qui devrait intervenir après les élections britanniques du 8 juin demandées par Mme May.

Theresa May a nommé Dominic Raab nouveau ministre en charge du Brexit (ci-contre). Ce quadra, eurosceptique, était jusqu'alors secrétaire d'Etat au Logement.

Mais l
e départ fracassant de D. Davis fait craindre qu’un autre poids lourd du gouvernement, Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères, prenne la porte lui aussi. Lors du récent séminaire gouvernemental, il a estimé que défendre le plan de May reviendrait à "cirer une bouse" ("polish a turd"), avant de l’endosser.


samedi 29 octobre 2016

Camps de migrants en France: Hollande promet l'intenable

"La France ne tolérera plus aucun camp de migrants", assure le président sortant

"La France ne tolérera plus de camp de migrants sur son territoire"

"Bons migrants" sélectionnés par la préfecture
C'est la dernière promesse en date d'un président sortant à 4% de confiance dans le pays. Samedi, François Hollande a aussi confirmé l'intention du gouvernement de mener la chasse aux migrants récalcitrants à ses CAO (Centre d'Accueil et d'Orientation), et a fait procéder à l'évacuation d'un nouveau campement à Paris dans le sillage de ceui, toujours en cours, de la "jungle" de Calais.
Entamée lundi dernier, l'opération de démantèlement du campement de Calais, où vivaient plus de 8.000 clandestins, était annoncée bouclée vendredi 28, mais devrait en fait se poursuivre jusqu'à ce lundi.

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Environ 5.000 illégaux ont été dispersés dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés sur le territoire.

Depuis novembre 2015, plus de 6.000 migrants en provenance de Calais ont été accueillis dans les 167 centres d’accueil et d’orientation dits 'historiques' (c’est à dire créés entre octobre 2015 et septembre 2016). Il a fallu demander aux préfets d'augmenter le nombre de communes impactées en créant 9.000 nouvelles places de CAO (soit 283 CAO supplémentaires), ce qui porte leur nombre total à 12.000 places (soit 450 CAO).
A noter que, selon le ministère de l'Intérieur,
"le Gouvernement est soucieux que l’insertion de ces CAO dans le tissu local qui les accueille continue de se réaliser dans la sérénité, comme c’est le cas depuis un an. C’est donc sur la base de critères démographiques [et non sociaux pré-existants] que les objectifs de capacités des CAO par région ont été fixés. Des concertations étroites ont été conduites avec les élus locaux qui ont été associés."
"Nous ne pouvions plus tolérer les camps et nous n'en tolérerons pas", a martelé le gros mou de l'Elysée à la presse dévote à l'issue d'une visite du centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine (UMP), commune où est implanté un parc zoologique renommé, près de Saumur (PRG, Maine-et-Loire).

"Il y en a aussi à Paris et nous aurons à les évacuer"

Hollande  prend le problème à bras le corps, affirmant toutefois que seuls quelques-uns de ces migrants venaient de Calais. Entre 2.000 et 2.500 migrants auraient rejoint le campement sauvage qui s'est formé ces derniers jours dans le nord-est de Paris, dans le quartier de Stalingrad. Le camp "ne peut pas être une situation durable", a estimé François Hollande. "On ne peut pas laisser des personnes dans le dénuement, on ne peut pas laisser les riverains subir un certain nombre de désagréments."
"Ça, nous ne pouvons pas le tolérer et donc nous allons faire la même opération [à Paris] que celle de Calais, mais dans des conditions différentes, parce que ces personnes sont là depuis peu [depuis l'annonce du démantèlement de la "jungle" de Calais] et nous allons les accueillir [de force] dans les centres d'accueil et d'orientation dès lors que ces personnes relèvent du droit d'asile", a-t-il ajouté. Or, les fuyards n'auraient pas évité les rafles en cars s'ils étaient éligibles au statut de demandeur d'asile. Il existe actuellement 34 guichets uniques pour demandeurs d'asile répartis sur l’ensemble des préfectures du territoire métropolitain.

Devenu un symbole de la crise de l'accueil des clandestins, le démantèlement du campement de Calais a suscité cette semaine des tensions entre Londres et Paris concernant le sort des migrants mineurs isolés qui vivaient dans la "jungle".
Londres a appelé Paris à les protéger, suscitant la colère des autorités françaises [un mode de gouvernement socialiste, à l'instar de son chef, en état permanent de surchauffe] qui ont souligné avoir assumé leurs responsabilités "sans jamais se dérober" en "mettant à l'abri" 1.451 mineurs depuis le 17 octobre. 

"Il nous reste 1.500 mineurs isolés à Calais, ils seront très rapidement acheminés vers d'autres centres", a affirmé le chef de l'Etat. "Je me suis entretenu hier avec la Première ministre britannique; Bernard Cazeneuve l'a fait également avec son homologue la ministre de l'Intérieur du Royaume-Uni, pour que les Britanniques accompagnent les mineurs dans ces centres et puissent ensuite prendre leur part pour les accueillir au Royaume-Uni." La priorité de Hollande n'est clairement pas la jeunesse.

dimanche 6 décembre 2015

Agression islamiste dans le métro de Londres

Un individu frappe des usagers anonymes au couteau 

Un homme a attaqué au couteau des usagers du métro londonien 


L'attaque au couteau a fait trois blessés. Samedi vers 19h, au niveau des portiques de la station Leytonstone dans l'est de la capitale, une personne a été sérieusement blessée, mais ses jours ne sont pas en danger. Deux autres ont été légèrement touchées.

L'agression a été commise
alors que le Parlement britannique vient tout juste de voter cette semaine l'extension à la Syrie des bombardements contre Daesh.


La police évoque un acte terroriste

Selon des témoins, l'agresseur a évoqué la Syrie lors de son attaque. Il a "apparemment crié 'C'est pour la Syrie' ", selon la chaîne de télévision Sky News qui rapporte les témoignages d'usagers. 

La police n'a pas confirmé cette information. "Nous traitons cela comme un acte terroriste", a toutefois indiqué le responsable du CTC (Commandement antiterroriste), Richard Walton, dans un communiqué. Il demande à la population de "rester calme mais vigilante", deux jours après les premières frappes aériennes de la Grande-Bretagne contre l'État islamique jeudi.


L'individu a été neutralisé par la police à l'aide d'un... Taser et a été placé en garde à vue.

Un homme de couleur arrêté

La BBC cite un témoin qui  raconte qu'au moment où le suspect était emmené par la police, des "passants ont crié dans sa direction (...) un piéton a tenté de lui jeter une bouteille". Un autre témoin a dit à la BBC avoir vu "un type, un adulte, étendu sur le sol avec un gars debout près de lui avec un couteau d'environ trois pouces" (7,5 cm). "Il criait "Allez-y, dégagez" à tous les autres. Il allait et venait près du type au sol", selon son récit. 
La police a dit avoir été alertée à 19h06, heure locale. Alors que des vidéos montrent un individu à la peau matte, les informations sélectionnées par la police ne font état que d' " un suspect de sexe masculin menaçant des gens avec un couteau ". 
"Un homme a été arrêté à 19h14 et emmené dans un commissariat de l'est de Londres où il est maintenu en garde à vue", a-t-elle ajouté. Les secours londoniens ont indiqué avoir "pris en charge un patient pour blessure à l'arme blanche ce soir à la station de métro Leytonstone". Il a été transféré à l'hôpital.

Le niveau de menace terroriste avait été porté en Grande-Bretagne à 4 sur une échelle de 5 en août 2014, signifiant qu'un attentat est considéré hautement probable. Cette attaque intervient également moins d'un mois après les attentats de Paris et trois jours après une tuerie aux Etats-Unis (14 morts) pour laquelle la piste terroriste est privilégiée.