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lundi 16 octobre 2017

Pyrénées-Atlantiques : une septuagénaire poignardée par un réfugié

Humanisme, goût du risque et mise en danger

Les violences subies sont particulièrement cruelles
Résultat de recherche d'images pour "afghan jungle de Calais"La procureure de la République, Cécile Gensac, a déclaré ce samedi qu’"une dame, âgée de 78 ans, a reçu plusieurs coups de couteau à son domicile d’Oloron-Sainte-Marie vendredi soir. L'auteur des coups de poignard pourrait être un jeune homme réfugié à qui elle avait ouvert sa porte" vendredi soir dans la commune d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).
Résultat de recherche d'images pour "Gael Brulin"
Il était aux environs de 18h30 lorsque la septuagénaire a laissé entrer le jeune homme chez elle, "vraisemblablement sans se douter de la suite de évènements" [sic, Gael Brulin, ci-contre, "rédacteur tout-terrain" du site généraliste peu exigeant d'information (ADN Contents), basé à Mulhouse]. 

Dans des propos rapportés par Le Parisien, la représentante du gouvernement poursuit en indiquant que le suspect "a été interpellé dans la soirée par les gendarmes sur la voie publique, il était très agité et a été placé en garde-à-vue dans la soirée". 

La victime connaissait son agresseur

Béarn : 25 migrants seront accueillis dès lundi à Oloron-Sainte-Marie
Centre d'hébergement du Bialé, rue Révol, à Oloron-Sainte-Marie
Le réfugié et la victime se voyaient régulièrement, précise la radio France Bleu Béarn. Ils partageaient la même maison.

 
Le réfugié, d’origine afghane et âgé de 19 ans, avait un toit, un appartement prêté par l’OGFA (Organisme de gestion des foyers de l’amitié), un service social classifié "Centre d'accueil de demandeurs d'asile"  situé près du domicile de la dame.

En 2011, l'association fêta ses 60 ans dans l'hébergement de personnes en difficulté dans les quelques 200 logements qu'elle possède sur le périmètre de l'agglo de Pau, à Jurançon, et l'aide à la réinsertiondes mères célibataires et de leurs enfants, à l'origine.
Une centaine d'employés veillait alors sur les 400 personnes suivies et hébergées dans les 200 logements dont disposait l'association Foyer Amitié. "Ceux-ci vont du T1/T2 à 7 grands appartements, car notre public est composé de personnes isolées, de couples marginaux ou de grandes familles". A l'OGFA revenait la gestion de l'hébergement de réinsertion des 7 centres de l'agglomération paloise. 

Et puis les 24 premiers migrants de Calais sont arrivés en Béarn.
Bernard Cazeneuve à son arrivée à Gelos : "Je vous invite à apprendre le français le plus vite possible"Ils ont été accueillis dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO ou centre de répit) "éclaté" dans l'agglomération paloise, dans six appartements du parc social, mis à leur disposition par l’ensemble des organismes HLM, hors des zones en tension, à compter du 29 février 2016. Tous des hommes seuls, de nationalité afghane, soudanaise, syrienne, iranienne ou irakienne arriveront en Béarn, ils devaient y rester au plus tard jusqu’au 30 juin, date prévue de la fermeture de ce centre.
Leur séjour était entièrement pris en charge par une dotation spécifique de l’État, le coût global de cet accueil étant évalué à 25 € par personne et par jour.

Accompagné d'un interprète et de nombreux élus locaux, le ministre a souligné le succès de l'opération humanitaire menée à Calais
"La République est plus forte quand elle engendre la fraternité, pas la suspicion," avait déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de passage au Centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Gelos qui hébergeait 40 migrants, pour la plupart Soudanais, parmi lesquels trois Afghans, un Erythréen et un Irakien, à la suite du démantèlement de la jungle de Calais.
Résultat de recherche d'images pour "Oloron ste marie centre asile orientation"Lors de la cérémonie des voeux 2017, le maire de Gelos avait déclaré: "ma plus belle expérience a été l’accueil des migrants."
En recevant le ministre dans sa commune, Pascal Mora, le maire de Gelos (CAO, ci-contre), a tenu à rendre hommage à cet élan de solidarité. Ce qui l’a notamment amené à citer Jean Jaurès : "Il n’y a qu’une race, l’Humanité".
Lors de la visite ministérielle en présence de nombreux élus locaux, François Bayrou, président de la communauté d'agglomération, était absent.

La victime a été hospitalisée dans un état "très critique"

Agée de 79 ans,
la vieille dame a reçu plusieurs coups de couteau à la gorge et au thorax. "L’état de santé de la victime s’est amélioré dimanche", a indiqué Mme Gensac. 
Cette dame vivait dans le même immeuble qu’un groupe de migrants dont le présumé auteur des faits. Ils étaient pris en charge par une association de bénévoles d’Oloron-Sainte-Marie.


La gendarmerie a été alertée par trois autres réfugiés alors présents sur les lieux. Le suspect, souffrant apparemment - et a priori - de troubles psychiatriques, a été placé en garde à vue et devait être présenté dimanche à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. 

Hasard du calendrier,
une manifestation était organisée dans la commune à l'initative de l'association "Sans armes, combattons la violence" créée par trois Oloronains dont Marie Essimi, dont le fils a été roué de coups lors d'une soirée, en janvier dernier. 

Le migrant a été mis en examen ce dimanche, pour "tentative de meurtre sur une personne vulnérable".
Mais aussi pour "violences aggravées sur les forces de l’ordre", lors de son interpellation vendredi à Oloron-Sainte-Marie. 

La procureure de la République a précisé que, contrairement aux premières affirmations de la presse, l'individu "ne présente pas de troubles psychiatriques susceptibles d’entacher sa responsabilité pénale".

L’hypothèse terroriste n'est pas retenue.

dimanche 24 septembre 2017

Affrontement de deux bandes : la rixe se termine en drame à Paris 19e

Un mort et plusieurs blessés dans une rixe géante à Paris

Une "bagarre" impliquant une trentaine de "jeunes" a éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans le 19e arrondissement de Paris


Peu avant minuit, des détonations ont été entendues entre la gare RER Rosa Parks et les rues de Crimée, de l'Ourcq, Gaston Tessier et d'Aubervilliers, révèle Le Parisien. Sur place, les secours et les forces de l'ordre y découvrent un "jeune homme" de 18 ans, "agonisant, une balle dans l'abdomen". Il était connu des services de police, précise Le Point.
Mortellement touché, il décédera dans la nuit à l'hôpital Bichat, indique le quotidien. Dans le quartier de la rixe, qui n'aurait opposé que "deux groupes d'une vingtaine de jeunes des cités Mathys et Colette-Magny, qui se sont affrontés en utilisant armes à feu et bombes de gaz lacrymogène". Les policiers découvrent neuf douillesSelon Le Point, "les enquêteurs ont retrouvé trois cartouches percutées, de calibre 9 mm".

Résultat de recherche d'images pour "Paris 19e"Un deuxième mineur s'est présenté de lui-même à l'hôpital Lariboisière dans le 10e arrondissement de la capitale. Lui aussi était blessé par balle, mais au niveau de l'épaule.

Un peu plus tard, c'est une mère de famille qui a contacté les secours pour son fils, âgé de 17 ans, qui avait reçu un coup de couteau au bras et au flanc droit. La radio effectuée par les médecins de la Pitié-Salpêtrière a également révélé la présence d'éclats de balle dans la blessure de ce troisième "jeune homme". 

Mars 2016 : lors qu'un rassemblement de lycéens devant le lycée Bergson (19e) en soutien à l'élève qui agressa un policier la veille, plusieurs dizaines de jeunes s'en sont violemment pris aux commissariats du 10e et 19e arrondissement.
Les circonstances de cette rixe restent encore très floues, d'autant que "les témoins ne sont guère bavards", raconte une "source proche du dossier" au quotidien. Les images de vidéosurveillance du quartier ont été saisies : seront-elles plus "bavardes" ? 
L'enquête a été confiée aux enquêteurs de la 2e DPJ de Paris. Le ou les tireurs n'ont encore pas été identifiés.

Le XIXe arrondissement est une zone multiculturelle au NE de Paris
"Une" du Parisien (édition Paris) du 14 avril 2017

Roger Madec, sénateur socialiste, a imprimé sa marque sur cet arrondissement pendant 17 ans (1995-2013). 
Cet apparatchik socialiste fut aussi favorable au pack mariage homosexuel, Procréation Médicale Assistée (PMA) et Gestation pour autrui (GPA). Modèle de tolérance démocratique, du tournage dans la salle des mariages de la mairie d'arrondissement d'un numéro de l'émission de France 2 Complément d'enquête, consacré à l'homosexualité, le 29 novembre 2012, lors, il fit couper l'électricité pendant l'interview de la porte-parole de l'opposition au mariage pour tous, Frigide Barjot.


En 2012, il salua comme un "grand pas" le vote "consacrant la Palestine comme un État observateur" à l'ONU. Fin juillet 2017, trois semaines après l’évacuation de 2.770 migrants dans le quartier de la Chapelle, les campements se sont reformés et, dans l’immense majorité des cas, ce sont ceux qui ont été mis à l’abri début juillet, pour la plupart des migrants venus du Soudan, d’Erythrée ou d’Afghanistan, de passage en France vers le Royaume Uni, après avoir transité par l'Allemagne, la Suède ou la Norvège. Le 18 août dernier, plus de 2.000 migrants étaient à nouveau évacués. "Une partie des migrants présents à la Chapelle serait probablement là-bas pour tenter la traversée. Mais on recense également énormément de migrants qui souhaitent rester en France pour commencer une nouvelle vie ici," admet Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile.
Soudanais aux abords du CAO du Boulevard Ney
En novembre 2016, un centre pour migrants a ouvert ses portes à Paris et c'était dans le XIXe, au 70, boulevard Ney. Exclusivement réservé aux hommes, ce Centre d’accueil et d’orientation(CAO), "centre humanitaire d’accueil pour réfugiés" de 400 places, mais un lieu de transit : les clandestins sont censés y rester de cinq à dix jours maximum. La Ville de Paris (ses contribuables) a déboursé 6,6 millions d’euros pour l’installation de ce nouveau centre d’accueil d’urgence, et l’Etat (c'est qui ?) 1,3 million. Les frais de fonctionnement annuels (dont les salaires des 120 salariés) sont partagés par la Ville – 1,4 million d’euros – et l’Etat – 7,2 millions d’euros.

En avril 2017,
une bagarre généralisée a éclaté au centre d'accueil des migrants Porte de la Chapelle à Paris, impliquant plus d’une cinquantaine de migrants, Afghans d’un côté et Soudanais de l’autre. Une vingtaine de migrants a été blessée. Un jeune homme, frappé à coups de bâton, était dans un état grave, sans que soit engagé son pronostic vital.

Les armes à feu parlent de manière récurrente.
En août 2016, un homme fut blessé par balle près des Buttes-Chaumont, le long de l’avenue Simon Bolivar (19e arrondissement), après qu’une bagarre ait éclaté vers 2h30 du matin, d'après Metronews. La police soupçonna un règlement de comptes et on en resta là, malgré une personne laissée "allongée au sol"...Une habitante du quartier donne davantage d’éléments. "Je dormais les fenêtres ouvertes et j’ai entendu plusieurs détonations, comme trois ou quatre coups de feu. Quand j’ai regardé dans la rue, j’ai vu un groupe de personnes, dont une était allongée sur le sol. Ensuite, d’autres hommes sont arrivés avec des barres de fer", expliqua-t-elle.
Le 21 mars 2017, un jeune homme un adulte de 30 ans est mort des suites de ses blessures après une bagarre dans un bar à Paris, rue de la Grange-aux-Belles dans le Xe arrondissement. Une vingtaine d'individus ont mené une expédition punitive, pénétrant dans un bar et provoquant une violente bagarre. Dans un premier temps, trois "personnes" ont été grièvement blessées, à coups de couteau ou à coups de barre de fer. Mais le plus durement touché, qui avait reçu pas moins de quatre coups de couteau, a été transporté à l'hôpital Lariboisière avant de décéder sur place. La victime, âgée de 30 ans, était domiciliée dans le ...XIXe arrondissement de Paris.

XIXe contre XVIIIe: la guerre de bandes qui déchire le nord-est de Paris
Dans un article d'octobre 2016, Les InRocks alerta sur la montée de la violence - singulièrement depuis 2014- entre "ses jeunes" et ceux de l'arrondissement voisin du XIXe, dans des "batailles rangées" à proximité du "pont bleu", rue Riquet.
Des bandes de plus en plus jeunes – certains n'ont pas mué – mais aussi de plus en plus violentes, comme le témoigne une vidéo amateur d'une de ses "batailles rangées", qui ont lieu à proximité du "pont bleu", rue Riquet, à la frontière des deux arrondissements.

VOIR et ENTENDRE l'affrontement entre "personnes" de couleur en 2013:
Pour tenter une prise de conscience de la violence et de l'absurdité de ces violences juvéniles, un documentaire, en collaboration avec Pas 2 Quartier, donne la parole à ces jeunes, en leur demandant ce qu'ils pensent de l'engrenage dans lequel ils se piègent. Associé à Medhi, un bénévole du LAI (une structure dediée aux jeunes du 18e), ainsi que Youssouf de l’association Entr'Aide, basée dans le XIXe, il présente ce document :
"Si, arrivé à un certain âge, il peut y avoir de vrais enjeux chez les plus jeunes, ces bastons ont plutôt un air de 'guerre des boutons' ", mais mortelle !, entre "gamins de deux territoires"sans objectif précis. 
Dans le quartier La Chapelle, les campements se reforment évacuation après évacuation.
Migrants désoeuvrés, Porte de La Chapelle, Paris 19e (juillet 2017)
Beaucoup d’entre eux sont déscolarisés. Et de manière plus générale, les activités manquent dans ces quartiers", assure-t-on sur France 24, suggérant une faible attractivité de l'école...
Image associée
Des élus locaux interrogés mettent en cause la pauvreté et le manque d'encadrement familial pour tenter de se défausser de la responsabilité de ces tensions. La pauvreté, la forte démographie dans le quartier de La Chapelle et le manque d’encadrement familial, quand les parents ne maîtrisent pas la langue véhiculaire et n’ont pas un rythme de travail sécurisant, "si bien que leur goût du challenge n’est pas utilisé à bon escient" !

Image associéePour apaiser les tensions entre les bandes des deux arrondissements, de nombreux projets culturels ont été lancés, ce qui contredit l'excuse du "manque d'encadrement". La dernière étape est de montrer cette vidéo aux protagonistes des bagarres, pour leur faire prendre conscience de l'aspect primitif de ces luttes meurtrières, un retour à la barbarie décrit par William Golding dans "Sa Majesté des Mouches".


samedi 19 août 2017

Pas-de-Calais: une rixe entre migrants illégaux fait un mort français dans un foyer d'insertion

Des migrants adultes hébergés parmi de jeunes Français en insertion

Un jeune Bruaysien de 22 ans est mort poignardé vendredi soir
Une rixe s'est en effet développée avec trois jeunes adultes soudanais, dans un foyer d'insertion à Divion (7.000 habitants, Pas-de-Calais), rue des  Frères de Lima, à deux pas  de l'école primaire Joliot Curie, a-t-on appris de sources concordantes.
"Une rixe est survenue vers 21h30 au sein d'un foyer de jeunes en insertion à Divion opposant trois Soudanais à des plusieurs jeunes pris en charge dans ce foyer", a rapporté un porte-parole de la préfecture. 

Des Français en insertion et des adultes clandestins se cotoyent
Migrants : où sont implantés les centres d'accueil en France ?
Cette structure d'hébergement temporaire accueille en effet à la fois de jeunes Français et des adultes venus du Soudan de langue anglaise dans le cadre de la politique gouvernementale de mise à l'abri des migrants clandestins. Depuis octobre 2015, des illégaux vivant dans les camps et campements du littoral Nord sont ainsi acheminéés dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) à travers la France. 

Le décès d'un Français de 22 ans, "poignardé au coeur, a été constaté vers 22h10, tandis que deux autres blessés ont été transportés à l'hôpital de Béthune (Pas-de-Calais)", a ajouté cette source. Leur vie n'est pas en danger.

Le Parquet de Béthune a ouvert une enquête. "Les premiers éléments recueillis laissent penser que la dispute est intervenue au sujet d'une jeune femme qui se trouvait avec" ces jeunes, a souligné par communiqué le représentant du ministère de la Justice.

"Des premiers échanges de coups auraient eu lieu dans l'appartement d'en face, occupé par l'une des personnes mises en cause, et se seraient poursuivis dans celui de la victime, qui a été retrouvée en arrêt respiratoire et n'a pu être réanimée", a relaté cette source.

Trois Soudanais et un Français, âgés de 27 à 32 ans, ont été interpellés.

Ils ont été placés en garde à vue. "Ils présentent également des blessures dont l'une a nécessité cinq points de suture. Ils n'ont pas encore pu être entendus sur les faits", a ajouté le Parquet. En revanche, "de nombreux témoins sont en cours d'audition ou vont être entendus dans la journée".

Ce foyer d'insertion fait partie du réseau Résidence Habitat Jeunes Serge Gouillart et comporte 10 ou 11 logements (selon les sources) en T1 partagé permettant des coûts de redevance moins élevés, peut-on lire sur le site internet de l'association.

Divion (DVG) se trouve à environ 5 km de l'autoroute A26, qui dessert Calais, et à moins de 20 km de Béthune. 

mercredi 2 août 2017

Migrants: Macron veut ouvrir deux centres déjà ouverts

Des centres d’accueil pour migrants d’un genre nouveau vont ouvrir dans les Hauts-de-France

Le ministère de l’Intérieur fait volte-face sur la gestion des migrants de Calais



Depuis neuf mois, le gouvernement faisait l’impossible pour rendre les exilés invisiblesMais il a fait volte-face et Gérard Collomb a annoncé, lundi 31 juillet, l’ouverture de deux centres d’hébergement d’un type nouveau. Ce faux pas de La République en marche (LREM) fait suite à l'injonction du Conseil d’Etat et à un contre-pied du président de la République à ses propres déclarations. 

Le "déclic" est venu chez Macron de l’arrêt rendu, lundi, par le Conseil d’Etat, ordonnant à l’Etat et à la ville de Calais de revoir leur gestion des quelque 600 migrants qui errent aux abords du tunnel et des ferries pour la Grande-Bretagne. 
Jeudi, le jeune Jupiter souhaita tout à trac en finir "d’ici la fin de l’année" avec les "personnes" -elles ont un nom: "clandestins"- dormant "dans les rues, dans les bois". 


Le gouvernement annonce l’ouverture de deux nouveaux lieux existants

Déjà centre d’accueil, l’abbaye de Belval, à Troisvaux (Pas-de-Calais)


Ce lieu exceptionnel de paix et de recueillement abritait la vie monastique des cisterciennes -trappistines- de l'abbaye Notre-Dame. 









Après le départ des religieuses vers l'abbaye d'Igny, l'ancien 
couvent fut transformé en hôtel occupant le château du XVIIIe siècle doté d'un jardin, d'une terrasse et d'un parking privé gratuit. 
Le lieu fut repris par une association 'Abbaye de Belval' créée en 2011. La fromagerie et l'hostellerie restent ouvertes au public et des séminaires d'entreprises fonctionnaient toujours encore, mais l'arrivée promise d'une communauté de religieuses, trois religieuses de la Compagnie des Filles de la Charité, a été abandonnée.

Le centre d’accueil des migrants a ouvert à l’abbaye de Belval en mai 2017. 
Quarante "migrants", des clandestins kurdes, sont arrivés le 15 mai sur le site de l’abbaye de Belval, où a été aménagé un centre d’accueil et d’orientation (CAO). Humaniste parce qu'elle gère des services d'éducation spéciale et de soins à domicile' (9 SESSAD), des Instituts médico-éducatif (14 IME), un institut thérapeutique éducatif et pédagogique (ITEP), 4 ESAT (et 16 autres structures pour adultes handicapés), 14 Ehpad, 3 centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS, etc...), 3 structures de protection de l'enfance (MECS), une pieuvre sociale qui  "vise à apporter le bien-être aux personnes accueillies ou accompagnées par ses établissements et services", l’association 'La Vie active' gère cette structure, qui n’avait pas vocation à perdurer.
Les bénéficiaires se trouvaient à Grande-Synthe (nouvelle jungle de Calais) avant d’être accueillis dans ce centre d’accueil et d’orientation (CAO). On a procédé à la mise à l’abri de ces familles, "15 adultes et 25 enfants, issus de 11 compositions familiales."
Belval était le quatrième CAO ouvert aux illégaux. Il y a eu deux premiers centres ouverts dans le Pas-de-Calais, à Croisilles et à Lens, respectivement pour 37 et 36 migrants. "On vient d’ouvrir un centre la semaine dernière [mai 2017] à Longuenesse pour 15 migrants, et donc maintenant celui de Belval." [...] Un CAO est un lieu précaire [ou de transition], ouvert pour six à huit mois. Celui de Croisilles, par exemple, a ouvert en novembre et doit fermer en juin. Mais les migrants peuvent décider de le quitter volontairement, ce n’est pas une prison !" Ou prolonger le séjour ?
L'abbaye sera simplement transformée dès la fin de la semaine en centre d’accueil et d’examen des situations (CAES). "Jusqu’à 120 places" sont prévues à Troisvaux (Pas-de-Calais), commune de 300 habitants à 80 kilomètres de Calais. "Tout se passe très bien à Belval; il n’y a pas eu d’opposition de la part de la population" lors de l’implantation , mi-mai.

Dès juin 2017, l'hôtel Formule 1 de Bailleul (Nord) a été transformé en centre pour demandeurs d’asile.
Situé entre l’autoroute et la zone industrielle, l’hôtel ferme ses portes au public. PHOTO PATRICK JAMES
Discrimination des pensionnaires défavorisés de Formule 1  ?
Il n'est plus possible de séjourner à l’hôtel Formule 1 -63 chambres- le long de l’A25 à Bailleul : l’établissement a fermé, racheté par la filiale immobilière de la Caisse des Dépôts pour devenir centre d’hébergement pour demandeurs d’asile: 25 places dans un premier temps, puis environ 80 places à terme. Depuis le 25 juin, il n’est plus possible d’acheter des nuitées. 

La pseudo ouverture annoncée par Gérard Collomb a été assurée par le groupe SNI (Société nationale immobilière), filiale immobilière à vocation d’intérêt général de la Caisse des Dépôts, sachant qu’il implique de fournir à la fois un toit et un accompagnement social, ce qui n'est pas sa vocation. SNI a ainsi acheté plusieurs hôtels, selon différents critères et ceux qui en ont besoin ont été remis en état pour les adapter à ce type d’accueil . La transaction a été rendue publique en mars, pour 62 hôtels Formule 1 lesquels bénéficient "d’un plan de relance incluant un programme d’envergure de rénovation", avait indiqué la communication d’Accor. La structure devait devenir un CADA (centre d’accueil de demandeurs d’asile).

Trois cents places au total sont dégagées. Bailleul, 13.000 habitants, dans le Nord, à 70 km de Calais, les migrants seront hébergés environ huit jours avant d’être triés et "orientés" vers un autre lieu à déterminer, a assuré ce mardi le préfet du Nord.
Qualifié de 'centre de premier accueil', il pourra accueillir 85 migrants, selon le préfet du Nord, à proximité immédiate de l’autoroute A25 Lille-Dunkerque, dans une zone industrielle. Il a ouvert en réalité en juillet et abritant aujourd’hui 43 demandeurs d’asile.

Le renouvellement, c'est que le dispositif est "spécifique" et permettra d’accélérer les demandes d’asile 

Image associéeAu départ, onze associations avaient déposé un référé devant le tribunal administratif de Lille. L’Etat et la municipalité avaient fait appel auprès du Conseil d'Etat qui les enjoignait d’installer des points d’eau. Non seulement leur appel est rejeté, mais ils se retrouvent pointés du doigt par un arrêt stigmatisant. Celui-ci estime que "la prise en compte par les autorités publiques des besoins élémentaires des migrants qui se trouvent présents à Calais en ce qui concerne leur hygiène et leur alimentation en eau potable demeure manifestement insuffisante et révèle une carence de nature à exposer ces personnes, de manière caractérisée, à des traitements inhumains ou dégradants, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale".
Face à ce cinglant camouflet pour sa politique menée depuis deux mois, la Place Beauvau a donc changé son fusil d’épaule. Le 23 juin, Gérard Collomb avait conseillé aux humanitaires de Calais "d’aller exercer leur savoir-faire ailleurs"... Aujourd'hui, mis au pas, le ministre de l'Intérieur de Macron doit faire en sorte que les exilés aient un accès à l’eau, à des sanitaires, puissent se nourrir et faire enregistrer leur demande d’asile, par le biais des services préfectoraux. En outre pressé d'ouvrir deux "lieux de répit" (CAO), le ministre a indiqué lors d’une conférence de presse que des blocs sanitaires mobiles seraient mis en place dans la commune, pour les quelque 600 migrants présents. 

Un risque d'appel d'air non pris en compte par le conseil d'Etat
Outre que ces revirements incessants ont irrité la maire, Natacha Bouchart, l'élue Les Républicains a déclaré qu’elle n’installera " ni douche, ni toilettes" prévoyant  que "se recréent autour des squats ou des bidonvilles". Elle a ajouté que "si le gouvernement veut le faire, il devra réquisitionner un terrain". 
A l’opposé, à Grande-Synthe, le maire Europe Ecologie-Les Verts se réjouit que l’Etat se plie enfin à sa demande démagogique de "plus de dignité" pour les 1.500 exilés [des illégaux, migrants politiques, économiques ou climatiques] qui vivent là. "J’ai pu m’entretenir avec le préfet qui me propose un dispositif de pré-accueil de plusieurs jours sous toiles de tente, sur la commune, avec un enregistrement administratif sur place, avant que les réfugiés ne soient orientés vers un centre en dur", rappelle Damien Carême, un ancien socialiste. 
Le maire de Grand-Synthe n'est pas loin pourtant  de partager les mêmes craintes que la maire d'opposition sur les risques d'incitation. "Les migrants partis en CAO reviennent effectivement à Grande-Synthe pour la simple raison que la frontière avec l’Angleterre est toujours là."

Un pôle alimentation et des blocs sanitaires avec douches devraient donc revoir le jour tout début septembre sur le terrain de la Linière, qui avait abrité le premier camp humanitaire de France – un espace construit par Médecins sans frontières (MSF) pour héberger 1.500 Kurdes. 
Pour avoir souvent acquitté leur voyage jusqu’à son terminus, ces fugitifs du Dunkerquois qui font escale à Grande-Synthe sont traditionnellement plus difficiles à convaincre que ceux de Calais de demander l’asile en France. Cet objectif paraît d'ailleurs insensé. 

Des associations veulent mettre à profit ce temps de répit sur place pour persuader ceux qui refusent de s'échouer en France

A Briançon, où des migrants sont entrés en grève de la faim pour protester contre le règlement Dublin.A Calais, en revanche, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) va tenter, lors de maraudes de convaincre directement les migrants de monter dans des bus pour être emmenés vers les CAES -nouveau sigle ne veut pas dire réalité nouvelle- où des agents des préfectures feront le point sur leur statut et pourront exercer des pressions pour les décider à rester dans un pays non désiré. L’OFII, placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, y sera lui aussi présent, ce qui rendra possible l’enregistrement direct des demandes d’asile depuis ces nouveaux centres.

Ce nouveau dispositif simplifié, qui gomme la case pré-accueil en vigueur partout en France et évite le passage en préfecture, permettra de commencer à réduire la durée nécessaire pour obtenir l’asile, comme le promet le plan gouvernemental annoncé le 12 juillet. Il pourrait d’ailleurs servir de modèle pour faire évoluer le dispositif parisien que Collomb sait être son prochain sujet à traiter. 

Ensuite, comme il l’a rappelé lundi, les migrants seront répartis selon leur statut. 
Les demandeurs d’asile rejoindront des hébergements spécifiques. Les exilés qui ont laissé leurs empreintes ailleurs en Europe ('dublinés', ceux que le règlement Dublin oblige à déposer leur dossier dans le premier pays européen où ils sont entrés) devraient de toute évidence se retrouver assignés à résidence, le temps que le premier pays qu’ils ont rallié donne son accord pour les reprendre. Et comme l’ajoute Fabien Sudry, préfet de Calais : "Ceux qui sont en situation irrégulière pourront être dirigés vers des centres de rétention." A moins qu’ils ne décident d’un retour volontaire, comme les 542 Afghans qui sont entrés dans cette procédure, proposée par l’OFII, depuis le début de l’année.
Plus de 400 demandeurs d’asile et autres migrants, la plupart d’Érythrée, d’Éthiopie et d’Afghanistan, vivent dans les rues et les zones boisées de Calais et des alentours.

Le distinguo entre toutes ces catégories de migrants est l’un des credo de Macron. 
La grande inconnue reste l’attrait des migrants pour ces CAES, assumés comme des espaces de tri. Natacha Bouchart a des raisons de craindre que beaucoup ne refusent et continuent à tenter de passer en Grande-Bretagne. L’élue de terrain regrette d’ailleurs qu’on n’ait "pas aujourd’hui de réponse à ceux qui refusent de demander l’asile en France" et compte bien obtenir qu’un volet spécifique figure dans le texte de loi que le gouvernement prépare pour la rentrée. Un  risque non encore mentionné est évidemment celui d’une chasse à l’homme dans la lande, dont des associations internationalistes pourraient s'emparer pour leur propagande "humanitaire"… 

Human Rights Watch, ONG supra-nationale illégitime, a mené une 'enquête' 
Camp de Grande-Synthe réduit en cendres par un incendie le 10 avril 
- " ‘C’est comme vivre en enfer’ : Abus policiers à Calais contre les migrants, enfants et adultes" - dont le résultat ne peut surprendre : un procès mettant en cause les forces de l’ordre dans le Calaisis. 
La police française à Calais commet régulièrement des abus envers les demandeurs d’asile et autres migrants, a accusé Human Rights Watch ce 26 juillet, sur 46 pages.
"Les forces de l’ordre à Calais, en particulier les Compagnies républicaines de sécurité (CRS), ont recours de façon routinière à la pulvérisation de gaz poivre sur des migrants, enfants et adultes, alors qu’ils sont endormis ou dans d’autres situations où ils ne représentent aucune menace. Les policiers aspergent aussi régulièrement de gaz, ou confisquent, leurs sacs de couchage, couvertures et vêtements. Parfois ils aspergent même de gaz poivre la nourriture et l’eau des migrants – tout cela apparemment dans le but de les pousser à quitter la région. De tels agissements de la part de la police violent l’interdiction d’infliger un traitement inhumain et dégradant, mais aussi les normes internationales de comportement des forces de l’ordre, qui appellent les agents à ne faire usage de la force que lorsque cela est inévitable, et alors uniquement avec modération, de façon proportionnée aux circonstances, et toujours dans un objectif légitime de maintien de l’ordre.
"Il est tout à fait condamnable que des policiers utilisent du gaz poivre sur des enfants et des adultes endormis ou en train de vaquer pacifiquement à leurs occupations" [violon]. "Lorsque les policiers détruisent ou confisquent les couvertures des migrants, leurs chaussures ou encore leur nourriture, non seulement ils rabaissent leur profession, mais ils portent atteinte à des personnes, dont ils ont juré de défendre les droits," a lancé Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch.
Issue de Médecins Sans Frontières, cette intello s'est illustrée en documentant la situation des civils dans les conflits (Tchétchénie, Burundi, Tchad, etc.), élaborant les positions publiques de MSF en matière d’accès aux traitements/vaccins dans les situations d’épidémies/pandémies en contexte précaire (HIV, TB multi-résistante, malnutrition, vaccination). 
Elle est en effet titulaire d’un master en journalisme et a occupé, pendant 7 ans, la direction du Plaidoyer et de la Communication de l’UNICEF France dont elle a notamment développé le plaidoyer auprès des pouvoirs publics français sur les questions liées à la pauvreté des enfants, aux enfants migrants et à la justice des mineurs, après avoir exercé pendant 3 ans en tant que responsable de production audiovisuelle dans le champ de la santé publique.
Le sous-préfet de Calais a catégoriquement nié les accusations d’abus policiers, les qualifiant de calomnies. 
Le ministre de l’Intérieur a indiqué lundi avoir ordonné des contre-enquêtes à l’inspection générale de l’administration, à l’inspection générale de la police et à l’inspection générale de la gendarmerie nationale. Un entre-soi.

vendredi 17 février 2017

La maire PS de Paris écarte les migrants avec des blocs de pierre

La ville de Paris installe des blocs de pierre anti-migrants sous le pont de la porte de la Chapelle

Invisibles des media, des migrants 
sont pourtant installés depuis de "longs" mois sous le pont de la porte de la Chapelle. 

Hidalgo, présente à l'accueil;
absente à l'expulsion
On se demande bien à quoi servent les CAO et si ces centres d'Accueil et d'Orientation sont occupés, car ceux du centre de Paris continuent de se faire impitoyablement expulser, pour toujours finir par revenir. 

La semaine dernière, "de gros rochers ont pris leur place". Charmante formule pour reporter à plus tard la désignation de ceux qui ont mis là ces blocs... "Une décision qui énerve les associations," rapporte la presse qui continue de chercher les responsables de cet acte d'hostilité.

Pour empêcher l'installation d'un nouveau campement, des blocs de pierre ont été déposés par la ville de Paris. L'agence de presse aurait pu écrire que la Mairie de Paris - pas aussi passive qu'il y paraît - est coupable de la basse besogne, mais non : la rhétorique a accompli son oeuvre de disculpation.

Les migrants qui avaient l'habitude de passer la nuit sous un pont de la porte de la Chapelle, ont appris que celui qui va à la chasse perd sa place. Pour la municipalité 
Centre de transit pour hommes
au 70 boulevard Ney,
près de la Porte de la Chapelle
- qu'il est cruel de rappeler que, malgré les apparences, elle est socialiste et donc sociale, exemplaire et j'en oublie - il s'agit d'éviter les regroupements, mais aussi d'une mesure de sécurité à l'égard des migrants : l'Etat-PS assurait qu'il n'avait pas d'autre préoccupation que la salubrité publique et l'hygiène des migrants de Calais, alors, à Paris pareillement, la citoyenne-maire socialiste, Anne Hidalgo, pourtant elle-même migrante en son temps, brandit maintenant l'excuse de travaux qui ne pourraient plus attendre et qui doivent  bientôt être impérativement entrepris à cet endroit précis.

Indignation des associations d'aide aux migrants

De quoi provoquer la colère des bénévoles qui viennent en aide aux migrants. Ces derniers s'étaient en effet installés sous ce pont pour y être à l'abri des intempéries. Faute de places en CAO ?
L'endroit est à proximité d’un centre d’accueil ouvert en novembre dernier, mais qui est déjà exploité au maximum de ses capacités, sans que les élus - ô combien compassionnels devant la presse ébaubie - ne prennent l'initiative d'une autre ouverture. 

Les associations déplorent que ce centre soit saturé et dénoncent une politique de la ville qui veut rendre les migrants invisibles.

VOIR et ENTENDRE
les témoignages d'avant-hiver par des migrants vêtus de neuf et propres, mais souffrant du froid. Pas moins qu'en Afghanistan :

Le vendredi 16 décembre dernier, alors que l'hiver était déjà là, plus de 300 migrants avaient été expulsés d'un camp à Saint-Denis à quelques centaines de mètres à peine du centre d'accueil ouvert un mois plus tôt à Paris, déjà pour éviter la reconstitution de nouveaux campements. Plus d'un mois après le démantèlement de la jungle de Calais, leur prise en charge n'était toujours pas réglée. Si certains sont recueillis dans des centres d'accueils en région, d'autres sont laissés se disperser partout en France et ils sont encore nombreux à dormir dans la rue.

Pendant ces semaines,
les membres du gouvernement se focalisent sur leur reconversion en avril et leur retour au Parlement en juin: ils ont d'autres soucis en tête que les migrants.

Les artistes parisiens sont-ils là où ils devraient être ?

On aurait pu les trouver au côté des migrants, comme les Balasko, Béart ou Rochefort en pull cachemire auprès de DAL, mais le dimanche 20 novembre 65 artistes lançaient un appel dans les colonnes du JDD : "Stop au Hollande-bashing !". Parmi les signataires, un grand nombre d'acteurs : Catherine Deneuve (en Yves Saint Laurent), Juliette Binoche (en négligé), Gérard Darmon (en tenue de golf) ou Sylvie Testud (Les Blessures assassines, au cinéma, et Le ciel t'aidera, en roman). Mais aussi Benjamin Biolay (famille Opinel, les couteaux), l'urgentiste Patrick Pelloux (Charlie hebdo) et l'athlète Yohann Diniz (ex-soutien de Martine Aubry). Tous dénoncent un acharnement contre François Hollande. L'acteur Denis Podalydès n'est pas content : "On fait comme si tout le quinquennat de François Hollande était à jeter"...

Et dans Libération,des artistes se sont bougés non pas pour 
Théo Luhaka, victime de viol présumé, mais contre les violences policières, en général.
Rédigée le 15 février par un ex-adjoint au maire et aujourd’hui élu (DVG) de l’opposition à la mairie de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le Martiniquais Steevy Gustave, cette tribune est notamment signée par les chanteurs Patrick Bruel, Hugues Auffray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May (ex-Darmon, ci-dessus), l'humoriste Anne Roumanoff, encore sous le choc de son divorce avec le père de leurs deux filles, le directeur du festival d'Avignon Olivier Py, "qui a toujours revendiqué son homosexualité", ou encore le réalisateur Nils Tavernier (fils de... Bertrand Tavernier qui soutint Hollande et a fait jouer Julie Gayet.
Pour ces artistes, l'humanitaire, ça va un peu, après...