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lundi 23 mars 2020

Confinement : les règles de livraison à domicile ont aussi changé...

Connaissez-vous ces nouvelles règles ?

Avec le confinement mis en place, les sorties doivent être limitées au maximum



Et pourtant, certaines professions continuent malgré tout leurs missions. C'est le cas de la vente de plats à emporter et de la livraison à domicile. Toutefois, pour protéger la santé des clients comme des livreurs, certaines règles ont été mises en place.

Le confinement mis en place pour lutter contre la propagation du coronavirus, ou Covid-19, a entraîné la fermeture des restaurants. Toutefois, les cuisines de certains établissements continuent de fonctionner, puisque la vente à emporter et la livraison à domicile sont toujours autorisées, du moins pour le moment. Résultat, si vous ne pouvez pas cuisiner, vous pouvez toujours vous faire livrer un bon petit plat. Cependant, de nouvelles règles ont été mises en place pour limiter les interactions entre les livreurs et les clients.

Sortir couvert et se faire livrer, mais sans contact

Un livreur à Toulouse le 16 mars 2020. Photo / Alain Pitton / NurPhoto / AFP

A ce sujet, le guide des précautions sanitaires mises en place par le ministère de l'Economie, des Finances, de l'Action et des Comptes publics est "très clair" (sic), selon Courrier International (financé à sa création par Pierre Bergé et Guy de Wouters, proche de SOS Racisme, racheté en 2001 par groupe Le Monde et dirigé par un journaliste français, co-fondateur du site Rue89 qui appartient au groupe L'Obs détenu par Xavier Niel, Matthieu Pigasse, actionnaires principaux du groupe Le Monde...) qui cite Politico  : la livraison doit se faire "sans contact". Et ce, que ce soit entre les cuisiniers et les livreurs comme entre les livreurs et les clients. Concrètement, cela signifie que des zones de récupération ont été aménagées dans les établissements, comme dans certaines pharmacies. Les coursiers doivent y déposer leur sac avant de sortir, et c'est aux cuisiniers d'y déposer les repas. Les livreurs peuvent alors récupérer leur sac et enfourcher leur vélo ou leur moto en direction de votre domicile. 
Ici encore, pas de contact : votre commande sera déposée sur le pas de votre porte, le livreur actionnera la sonnette ou frappera pour signaler son arrivée, et repartira avant que vous n'ouvriez pour récupérer votre déjeuner ou votre dîner.

ENTENDRE comment les Italiens confinés depuis une semaine à Milan se font approvisionner en nourriture pour limiter les risques de contamination et de propagation du coronavirus. Certains accrochent donc un sac d'argent à la poignée de porte et n'ouvrent même plus.

Des désinfections systématiques

Toujours de façon à limiter au maximum la propagation du virus, qui peut survivre plusieurs heures sur les surfaces avec lesquelles il est en contact, les livreurs se doivent de désinfecter régulièrement leur matériel de livraison, à commencer par leur sac. Ces derniers se sont vu recommander le port de gants, qu'ils doivent changer entre chaque livraison. Les cuisiniers, eux, doivent en faire de même sur chaque surface qui serait en contact avec de la nourriture ou avec les emballages.

Du côté des clients, il est fortement recommandé de se laver les mains après avoir sorti les aliments de leurs emballages, de les transférer dans des assiettes propres, et d'utiliser vos propres couverts plutôt que ceux éventuellement fournis par les restaurants. De même, pas question de boire directement à la bouteille ou à la canette : utilisez des verres.

Une pratique à limiter.
En continuant à travailler pour livrer des plats, les livreurs prennent le risque de se faire contaminer au coronavirus. Plusieurs syndicats ont appelé à l'arrêt de cette activité. Alors, si vous pouvez éviter de passer commande, mieux vaut le faire, pour le bien de tous.
"On ne blague pas avec le Covid-19 : Amazon doit prendre ses responsabilités et demander à ses salariés de se confiner afin de limiter la propagation du virus !" Le mot d’ordre résume la mobilisation naissante parmi certains salariés français du leader mondial de la vente en ligne. Cette revendication est extraite d’un tract qui appelait à la grève et à un rassemblement sur le parking de l’entrepôt d’Amazon à Saran, près d’Orléans, de 11 heures à 15 heures, ce mercredi 18 mars. Il est soutenu par les syndicats CGT, SUD, UNSA, CFE-CGC et CAT (Confédération autonome du travail, dont la démarche syndicale est tournée vers un progrès social... durable).
Les livreurs Uber ou Deliveroo sont de la "chair à canon"


Alors que de nombreux pays européens ont mis en place des mesures de confinement, la livraison de repas à domicile reste autorisée. Certains, plus vertueux que les autres et qui ne se font pas livrer, à l'instar de l'écologiste Noël Mamère qui assurait se déplacer "à bicyclette" dans Paris mais s'était fait gauler à la descente d'un taxi : lien PaSiDupes -   souffrent avec ces travailleurs précaires qui courent des risques.

"Les pays font des sacrifices sans précédent pour lutter contre le coronavirus”, décrit le site Politico (groupe allemand Axel Springer: Bild (conservateur) et die Welt (social-démocrate, en Allemagne, et Télé Magazine ou et les sites auFeminin, marmiton.org, Santé AZ et des sites comparateurs, en France), pourtant, “renoncer au luxe de se faire livrer des hamburgers ou des sushis n’en fait pas partie”.
Lancé le 21 avril 2015 dans le but avoué de “secouer” la couverture journalistique de l’Union européenne, Politico est avant tout l’extension du site américain créé par deux signatures importantes du Washington Post, John F. Harris et Jim VandeHei, en 2007.
L’édition européenne, qui s’appuie sur une équipe de 70 personnes, se concentre sur la politique de l’Union européenne et de ses États membres, et a su attirer de belles plumes.
Une version papier est distribuée chaque semaine dans les capitales européennes. Politico propose également chaque mois des dossiers spéciaux.Cerise sur le gâteau de l'hypocrisie mercantile, depuis 2013, le Washington Post - qui détient 17 % du magazine en ligne Slate (créé par notamment par Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel et Jacques Attali, et financé par le baron Benjamin de Rothschild, protecteur de Macron) et qui a apporté à Obama et à Hillary Clinton des soutiens ouvertement partisans - est la propriété du milliardaire Jeff Bezos, fondateur et président-directeur général d'Amazon.
Partout en Europe, décrit ce média basé à Bruxelles, les rues sont vides. On demande aux individus de rester chez eux pour limiter la propagation du virus et les risques d’être contaminés. Tous les restaurants ont été fermés. Mais à Paris, à Milan et dans d’autres villes, les coursiers UberEats ou Deliveroo continuent d’arpenter les villes pour livrer de la nourriture. Certaines plateformes comme UberEats au Portugal ont même “réduit les frais de livraison pour attirer les clients". Peut-être aussi pour venir en aide aux personnes en situation de faiblesse, réduire les discriminations par l'argent et sauver des emplois, ce que Politico n'envisage pas... Deliveroo, de son côté, “a mis en place ce que l’on appelle des ‘livraisons sans contact’” entre le livreur et l’acheteur, ainsi plus rassuré. En fait, chaque partie, mais Politico n'y insiste pas non plus.

VOIR et ENTENDRE
l'un de ces vertueux en forme que Uber Eats peu contacter pour quelques livraisons citoyennes dans Paris ou Bègles:

Travailler pour conserver un revenu

Quid des livreurs ? s'inquiète l'altruiste Politico. Eux qui “sont en première ligne dans la crise du coronavirus, sont économiquement incités à continuer à travailler malgré les risques pour leur santé et celle des clients", répond Politico. Dans une grande majorité des cas, "ils n’ont pas d’autre choix que de continuer à travailler s’ils veulent conserver un revenu, car ils ne peuvent pas bénéficier d’indemnités de chômage ou de congés maladie". Ils ne bénéficient pas non plus du fameux abattement fiscal de 7.650 euros réservé aux journalistes... 

Lorenzo Righi  qui travaille pour Deliveroo, s’insurge ainsi (à ne pas confondre avec le joueur de foot de 71 ans): "Nous devons choisir entre rester à la maison et protéger notre santé, sans pouvoir payer le loyer et les factures, ou continuer à travailler mais en mettant notre santé en danger.” Une phrase longue de construction complexe (avec incise) qui a les relents d'une construction de journaliste bac+5 au-dessus de la moyenne...  Mais puisqu'il a droit au secret des sources, il peut témoigner comme un twitto :
Le coursier italien ne comprend pas pourquoi la livraison à domicile est encore autorisée?assure le journaliste. Après tout, recevoir chez soi des “sushis, pizzas et hamburgers ne constitue pas un service public essentiel comme les hôpitaux, les pompiers et les transports publics”.

Compassion pour les personnels ou hostilité aux applications de mise en contact d'utilisateurs avec des services de transport ?

Du côté des plateformes, on se défend en affirmant avoir pris des mesures. L'américain Uber a par exemple "déclaré offrir aux conducteurs et aux coursiers qui sont atteints du covid-19 ou qui sont en quarantaine, une compensation pour une période pouvant aller jusqu’à 14 jours. La société a également interrompu son service de covoiturage UberPool en France et au Royaume-Uni". En France, vers le 4 ou le 5 avril, c'est aux TPE que le gouvernement allouera une subvention de 1.500 euros en soutien de leur trésorerie. 

"Il y aura un avant et un après coronavirus"

Deliveroo, autre entreprise (britannique) de livraison de plats cuisinés, a déclaré mettre en place un “fond de secours” pour les coursiers malades et en quarantaine. Mais, témoigne Vincent Fournier (ou Pierre Durand), coursier à Paris, “nous sommes essentiellement de la chair à canon”. Concernant les gants, masques, gel ou lingettes, "Deliveroo n’a rien mis à notre disposition. Nous devons tout payer nous-mêmes".

Pour Salwa Toko, présidente du Conseil national du numérique en France interrogée par Politico, rapporte Courrier International, cette crise aura au moins permis de "remettre sur le devant de la scène le débat” autour de ces plateformes [elles sont en fait au centre d'une campagne politique à laquelle participent Politico et le groupe Le Monde]. "Optimiste", d'après les agitateurs compassionnels, elle assure : "Il y aura un avant et un après [coronavirus]." Comme dans les services de santé publique en France...


dimanche 7 juillet 2019

Clandestins : nos législateurs vertueux signent cette fois "contre la criminalisation du sauvetage en mer"

Surchargés de travail, nos députés passent leur temps à pétitionner : est-ce bon pour leur image ?

A défaut de consensus parlementaire, les députés font de la surenchère compassionnelle 


Incapables d'élaborer un projet qui conduirait à un vote de la "décriminalisation du sauvetage en mer" de migrants vers la France, des députés de la majorité présidentielle (MoDem,  comme En marche!), mais aussi de l'opposition de gauche (PS, GDR - des verts et des communistes - ou Libertés et Territoires - alliance de Radicaux de gauche et du centre) mènent des actions politiques de stigmatisation en alertant contre la criminalisation du sauvetage en mer en Italie, état-membre de l'UE et pays ami, après l'épisode de l'arrestation, en Italie, de  l'activiste allemande Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3.


Voici la tribune politicienne - anti-Salvini et ses électeurs - d'une soixantaine de députés sur le sauvetage en mer des naufragés et les conditions de leur accueil dans les pays de l'Union européenne
"Nous, députés de tous bords, nous opposons fermement à la dérive inquiétante qui consiste à emprisonner des personnes [des passeurs] qui sauvent des vies [en participant à une prise de risques vitaux]. C’est le cas de la jeune [est-ce une qualité ?] capitaine du Sea Watch 3, arrêtée par la police italienne le 29 juin pour avoir accosté sans autorisation [sic], après un blocage de 17 jours dans le port de Lampedusa. [D'après le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés, "le droit maritime international ne fournit pas d'obligations spécifiques qui détermineraient dans tous les cas quel Etat est en charge d'autoriser le débarquement sur son sol".] Ce bateau transportait une quarantaine de migrants dont l’état de santé était précaire [certificats médicaux de complaisance?], sans qu’aucune solution ne soit apportée. [L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relève également que même si les Etats ne sont pas forcés d'accepter de tels navires, il y a une obligation collective à trouver une solution humaine].

Nous [Français] apprenons la libération de Carole Rackete 
[Allemande arrêtée pour "résistance avec violence envers un navire de guerre" italien, souverain dans ses eaux territoriales] qui fait par ailleurs toujours l’objet d’une enquête. Pia Klemp, autre capitaine qui a également sauvé de nombreuses vies en Méditerranée [assurant elle aussi le relais avec les passeurs, sous couvert d'humanisme] reste poursuivie par la justice italienne. L’arrestation et la poursuite de ces deux femmes ont soulevé l’indignation au-delà des frontières [activisme internationaliste].  Ni elles, ni leurs équipages, ni les ONG propriétaires des bateaux [notamment néerlandais], ne peuvent être passibles de sanctions pour des actes humanitaires [décrètent les signataires dans un contexte juridique flou].Le droit maritime international impose de sauver les naufragés [singulièrement marins, pêcheurs ou plaisanciers], mais leur accueil reste trop flou et la collaboration entre les pays de premier accueil [la Tunisie serait  la plus proche] et les autres n’est pas établie avec des règles suffisamment claires, entraînant ainsi des situations de blocage comme celle qu’ont connues les demandeurs d’asile du Sea Watch, en dépit de leur état de santé dégradé [affirment-ils subjectivement].Nous sommes conscients de cette difficulté et du chemin qui reste à faire pour un meilleur partage des responsabilités entre nos pays. [les 60 pensent-ils que leur texte fait avancer le droit?]Nous demandons que les Etats européens se mettent d’accord au plus vite [les signataires sont des législateurs appartenant à des partis représentés au Parlement européen...] pour trouver [y'a plus qu'à] au niveau européen un mécanisme de débarquement qui permette que la responsabilité ne repose pas sur un seul Etat mais sur plusieurs.Nous demandons aussi que le débat sur la dépénalisation du délit de solidarité (décidée en France par le Conseil constitutionnel, le 6 juillet 2018), soit ouvert au niveau européen, afin que le 'principe de fraternité' gagne du terrain.Pour que l’Europe reste une terre d’humanité!"  [Assurer le contraire serait juste insultant et irrespectueux des efforts consentis par le contribuable français solidaire de la misère des siens et des autres] 
Liste des signataires de la tribune : 
Nadia ESSAYAN, Députée du Cher, MODEM
Manuéla KECLARD-MONDESIR, Députée de Martinique, Gauche Démocrate et Républicaine
Mounir BELHAMITI, Député de Loire-Atlantique, LREM
Sarah EL HAÏRY, Députée Loire-Atlantique, MODEM
Erwan BALANANT, Député du Finistère, MODEM
Olivier DEMAISIN, Député de Lot-et-Garonne, LREM
Matthieu ORPHELIN, Député de Maine-et-Loire, LREM
Stéphane CLAIREAUX, Député de Saint-Pierre et Miquelon, LREM
Géraldine BANNIER, Députée de la Mayenne, MODEM
Sophie METTE, Députée de Gironde, MODEM
Mohamed LAQHILA, Député des Bouches-du-Rhône, MODEM
Jean-Charles LARSONNEUR, Député du Finistère, LREM
Jean-Paul MATTEI, Député des Pyrénées-Atlantiques, MODEM
Nicolas TURQUOIS, Député de la Vienne, MODEM
Joël GIRAUD, Député des Hautes-Alpes, LREM
Richard RAMOS, Député du Loiret, MODEM
Marguerite DEPREZ-AUDEBERT, Députée du Pas-de-Calais, MODEM
Max MATHIASIN, Député de la Guadeloupe, MODEM
Bénédicte PÉTELLE, Députée des Hauts-de-Seine, LREM
François-Michel LAMBERT, Député des Bouches-du-Rhône, UDE, Libertés et Territoires
Sylvia PINEL, Députée de Tarn-et-Garonne, Parti Radical de Gauche
Michel CASTELLANI, Député de Haute-Corse, Libertés et Territoires
Brahim HAMMOUCHE, Député de Moselle, MODEM
Aurore BERGÉ, Députée des Yvelines, LREM
Éric BOTHOREL, Député des Côtes-d’Armor, LREM
Isabelle FLORENNES, Députée des Hauts-de-Seine, MODEM
Martine WONNER, Députée du Bas-Rhin, LREM
Delphine BATHO, Députée des Deux-Sèvres, Non-inscrite
Cécile RILHAC, Députée du Val-d’Oise, LREM
Jacques KRABAL, Député de l’Aisne, LREM
Jimmy PAHUN, Député du Morbihan, MODEM
Philippe MICHEL-KLEISBAUER, Député du Var, MODEM
Stéphane TROMPILLE, Député de l’Ain, LREM
Jennifer DE TEMMERMAN, Députée du Nord, LREM
Patrice PERROT, Député de la Nièvre, LREM
Stéphane BUCHOU, Député de la Vendée, LREM
Éric ALAUZET, Député du Doubs, LREM
Hubert JULIEN-LAFERRIERE, Député du Rhône, LREM
François CORMIER-BOULIGEON, Député du Cher, LREM
Stéphane TESTÉ, Député de Seine-Saint-Denis, LREM
Florence GRANJUS, Députée des Yvelines, LREM
Albane GAILLOT, Députée du Val-de-Marne, LREM
Bertrand SORRE, Député de la Manche, LREM
Justine BENIN, Députée de Guadeloupe, MODEM
Loïc DOMBREVAL, Député des Alpes-Maritimes, LREM
Josy POUEYTO, Députée des Pyrénées-Atlantiques, MODEM
Lénaïck ADAM, Député de la Guyane, LREM
Mireille CLAPOT, Députée de la Drôme, LREM
Éric GIRARDIN, Député de la Marne, LREM
Sira SYLLA, Députée de Seine-Maritime, LREM
Damien PICHEREAU, Député de la Sarthe, LREM
Ericka BAREIGTS, Députée de La Réunion, Parti Socialiste
Anissa KHEDHER, Députée du Rhône, LREM
Paul MOLAC, Député du Morbihan, Libertés et Territoires
Bruno JONCOUR, Député des Côtes-d'Armor, MODEM
Jean-Louis TOURAINE, Député du Rhône, LREM
Frédéric PETIT, Député des français établis en Allemagne et Europe centrale, MODEM
Florence PROVENDIER, Députée des Hauts-de-Seine, LREM
Bertrand PANCHER, Député de la Meuse, Libertés et Territoires
Laurence VANCEUNEBROCK-MIALON, Députée de l’Allier
Paul-André COLOMBANI, Député de Haute-Corse, Libertés et Territoires
Marie TAMARELLE-VERHAEGHE, Députée de l’Eure, LREM
Barbara POMPILI, Députée de la Somme, LREM

Les ONG, notamment de passeurs de clandestins, sont illégitimes en droit national.

vendredi 3 novembre 2017

Procès Merah: quand l'avocat et le journaliste s'accusent d'obscénité réciproquement

Maître Dupond-Moretti rejette le jugement du journaliste

L'avocat s'est-il radicalisé pendant le procès ?

Le procès d'Abdelkader Merah n'a pas mis son avocat en vedette et celui-ci en est ressorti fort irritable. Son client a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste dans les assassinats commis par son frère Mohamed et au lendemain de la sentence, l'avocat s'est emporté contre un journaliste de France Inter.

Après cinq semaines d'audiences, jeudi 2 novembre, la cour d'Assises spéciale de Paris a condamné Abdelkader Merah à 20 ans de réclusion criminelle. L'AFP et Dupond-Moretti assurent que c'est la peine maximale pour association de malfaiteurs terroristes criminels, mais on s'interroge alors sur la validité du réquisitoire de l'avocat général qui avait demandé la réclusion à perpétuité.
Pour faire tomber la peine à vingt ans, les juges ont acquitté l'accusé du chef de complicité des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed. Le procès a pourtant démontré l'emprise d'Abdelkhader sur son frère Mohamed.

La clémence des juges a beaucoup déçu Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du "tueur au scooter", si on tient vraiment à banaliser les assassinats d'un terroriste islamiste, à scooter ou non... La mère du militaire a estimé que la justice n'est pas allée "jusqu'au bout", soulignant qu'"on est trop naïf en France."

L'AFP ne retient guère que certains moments de "grande tension" du procès d'Abdelkader Merah
L'agence de presse a sélectionné l'audition de la mère des deux islamistes. Sans nuance, l'avocat d'Abdelkader Merah, Eric Dupond-Moretti, avait alors déclaré que Zoulikha Aziri avait, elle aussi, "un fils qui était mort", ce qui avait déclenché la colère des parties civiles. Des reproches qui sont "insupportables" à ce personnage, s'est plaint le ténor des tribunaux, vendredi matin 3 novembre sur France Inter. 

La susceptibilité de la vedette des media a donné lieu ensuite à un vif échange avec le journaliste Nicolas Demorand

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Réputé pour le nombre record d'acquittements pour vice de forme, son truc, l'avocat a jugé "obscènes" les remarques de son hôte sur France Inter (à partir de 10'34'' sur la vidéo). "Le chagrin des victimes ne peut pas être confiscatoire, lui a répondu Me Dupond-Moretti qui met en balance la peine des parents d'assassins avec celle des parents de victimes. Une mère, même si elle met au monde un enfant qui est le dernier des derniers, peut avoir de la peine. Et que vous ne compreniez pas cela m'étonne beaucoup, lâche-t-il, insultant. Ce qui est obscène, c'est de dénier à cette femme le fait qu'elle soit une mère, délire le donneur de leçons. Ce n'est pas une vache qui a vêlé, Monsieur !" No comments...
VOIR et ENTENDRE l'avocat prendre le journaliste de haut, jargonner pour marquer sa supériorité dans son domaine et insulter son intelligence :

"Un honneur de défendre Abdelkhader Merah. "Cet avocat se dit honoré d'avoir assumé la défense d'un terroriste islamiste. Honoré d'être préféré à ses confrères... Et il condescend à expliquer sa position au vulgum pecus, seul capable de faire respecter notre droit... 

L'avocat estime que seules les familles des victimes sont légitimes à éprouver cette obscénité : "Parce que eux ont tous les droits, ils sont dans le chagrin. Vous, vous êtes un commentateur, a-t-il lancé au journaliste. Que les victimes ne comprennent même pas qu'Abdelkader Merah puisse être défendu, j'en accepte l'augure. Et d'ailleurs, j'ai dit en plaidant que je savais par avance que tous les mots que je prononcerais pour lui seraient une blessure pour les victimes. Mais pas vous, Monsieur. Demorand, pas vous !" assène l'ex-président du comité de soutien de Martine Aubry, PS, aux élections municipales de mars 2008 à Lille.
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Auparavant, Éric Dupond-Moretti avait déclaré que c'était "un honneur de défendre Abdelkader Merah", qu'il a défendu "seul contre tous" et "dans un contexte délétère". "J'en ai pris plein la gueule", s'est-il plaint, sourd à l'indignation générale, reprochant à ses confrères de lui avoir dit qu'il est "indigne d'être avocat", ainsi que "le déshonneur du barreau".

"C'est le procès le plus difficile de ma carrière", a-t-il estimé à chaud et plaintif. "D'abord, j'ai été insulté ; parce qu'on a menacé mes enfants ; parce que la police s'est retranchée derrière un rideau, un ou deux policiers ont eu le courage de témoigner à visage découvert et les autres n'ont pas voulu le faire en nous indiquant que c'était parce que leur hiérarchie leur avait demandé ; parce que certains confrères de la partie civile ont été dans la surenchère médiatique". Selon lui, même "le procès de Nuremberg" a été plus "digne"...

Me Dupond-Moretti s'est félicité de la décision des juges. 
"Ils n'ont pas "cédé aux sirènes de l'opinion publique". "On a présenté aux victimes un faux coupable," assène-t-il. Et un innocent ?
Car si Abdelkader Merah "incarne aujourd'hui le mal absolu", il était uniquement dans le box des accusés car son frère est mort, argumente-t-il. "Est-ce qu'un type qui incarne le mal dans ce monde peut être acquitté au bénéfice du doute", a interrogé l'avocat, sur la base de sa propre affirmation subjective, tout en affirmant qu'il "n'y a aucune preuve de la complicité" de son client.

Cet avocat est par ailleurs le défenseur des intérêts de Théo, victime supposée d'un viol par 4 policiers lors de son refus d'interpellation à Aulnay-sous-Bois.

samedi 10 juin 2017

Macron à Oradour-sur-Glane ou la dimension théâtrale de la présidence

Le masque de l'effroi sur Macron, de retour à Oradour-sur-Glane

Le président de la République est venu présider samedi matin les cérémonies commémoratives du massacre d'Oradour-sur-Glane

Macron à Oradour-sur-Glane, ce 10 juin,
toutes les persécutions et massacres du monde sur son visage
Rien de morbide, rassure son entourage, mais le président Macron est revenu samedi matin 10 juin à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, pour présider les cérémonies du 73e anniversaire du massacre de 642 villageois par la division SS Das Reich qui rejoignait le front de Normandie. S'il ne s'agissait pas de loi Travail, ni d'article 49.3, ni de gouvernance par ordonnances, c'est-à-dire avec carte blanche des députés nouveaux de sa majorité disparate sous l'étiquette le "République en marche", le 10 juin 1944, les troupes nazis étaient ...en marche forcée et sanglante.

Image illustrative de l'article Massacre d'Oradour-sur-Glane
Le chef de l'État a été accueilli par quelques-uns des 500 enfants rassemblés dans le nouveau village d'Oradour-sur-Glane, là où ont été exécutés  pour participer à cette cérémonie. Il a ensuite rejoint l'ancienne église du village où plus de 450 femmes et enfants [selon l'AFP, pour qui chaque vie humaine n'est pas un si lourd tribut, puisqu'ils auraient été 350 : inflation des chiffres dans le sens de l'Histoire ?] avaient été enfermés et brûlés vifs, les hommes, répartis en six groupes, étant abattus dans des granges avant que le village ne soit entièrement incendié.
La veille, la division SS Das Reich du général Lammerding avait pendu 99 otages dans la ville voisine de Tulle.

Promesse non oubliée, à la veille des législatives.
Dans cette église à ciel ouvert, Emmanuel Macron a retrouvé Robert Hébras, 91 ans, dernier rescapé du massacre d'Oradour-sur-Glane, en compagnie duquel il devait ensuite parcourir pendant près d'une heure les rues du village martyr, laissé en l'état depuis sa destruction.
500 enfants rassemblés en 2017 pour 246 femmes et 207 enfants,
dont 6 de moins de 6 mois, brûlés dans cette église, en 1944.
Le 28 avril dernier, en campagne de l'entre-deux-tours, le candidat à la présidentielle avait promis à cet homme de 18 ans lors de la tragédie, mitraillé et laissé pour mort dans un garage d'où il avait réussi à s'échapper malgré l'incendie, de revenir en tant que chef de l'État.

"Quelle belle journée !", a déclaré ce survivant au président, malgré le souvenir de cette journée tragique. Il s'est dit très troublé par la présence des enfants autour du président, se souvenant avec émotion du destin funeste qu'ont subi ses petits camarades à l'époque. "Il y a 73 ans, c'était une journée ensoleillée comme celle-ci. C'était un samedi comme aujourd'hui et ma mémoire va à ceux qui ont disparu. Merci monsieur le président d'être parmi nous." Très ému, il a ensuite appelé tous les officiels et les citoyens présents à se recueillir pour une minute de silence.

"On a mis le feu sur nous"
Hebras, à la gauche du député PCF 
André Chassaigne, à Oradour
Face aux enfants et au président, le nonagénaire a retracé le déroulé de cette atroce journée. "A un moment, un des soldats a fait le tour du groupe. Lorsqu'il est arrivé à notre hauteur, il nous a fait signe. On s'est levés. Le temps qu'il revienne à l'entrée de la grange, il y a une détonation dans le village et c'est la fusillade", a-t-il raconté.
"On tombe les uns sur les autres. Pourquoi je suis là? Je ne sais pas. Ce sont les autres qui m'ont sauvé la vie", s'est-il remémoré avant de poursuivre : "Après, il y a eu le coup de grâce. Ils nous ont couvert de tout ce qui pouvait brûler et on a mis le feu sur nous. Quand le feu m'a atteint, je n'avais pas le choix, où je mourais brûlé vif, ou je savais que j'allais mourir quand même, parce que pour moi les soldats étaient devant la porte. Quand je suis sorti de dessous les autres, il n'y avait que des morts et des mourants.

Visage hyper-tendu, Emmanuel Macron a écouté le reste de son histoire. "Quand je suis sorti de dessous les autres, les soldats n'étaient plus là. J'ai tenté de m'enfuir par la porte juste ici, mais c'était une cour sans issue, donc je suis revenu dans la fumée, sur les autres. Et je me suis caché dans une de ces granges, a expliqué R. Hébras. J'étais seul, je me suis caché dans une étable et j'ai attendu. Et à un moment j'ai entendu parler français."

Un récit qui évoque d'autres massacres aussi horribles. Sans remonter à la Terreur quand 1.500 à 1.600 prisonniers vendéens furent fusillés par les Républicains, citons (sans prétention à l'exhaustivité) :

la répression de l'insurrection de Lyon (1867 morts) ou les massacres du Mans (10.000 à 15.000 morts) en 1793 également, les Colonnes infernales (20.000 à 50.000 morts) en 1794, sous la Terreur;

les massacres de 1804 en Haïti (3.000 à 5.000), 
le massacre de chrétiens maronites par des druzes au Mont-Liban (8.000 à 10.000 en 1860,

le massacre de 200 Sioux de Wounded Knee par l'armée américaine (1890), 
le massacre d'ouvriers italiens par des villageois et ouvriers d'Aigues-Mortes en 1893 (10 morts), 

les massacres de 30.000 Arméniens de Cilicie par les Turcs en 1909, 
le génocide de 1.200.000 Arméniens par le gouvernement Jeune-Turc ottoman. (1915-16),
la Terreur rouge russe par les Bolcheviks (environ 140.000 personnes), les Terreurs rouge puis blanche hongroises, 
les massacres de la Terreur blanche chinoise et exactions commises par les Nationalistes du Kuomintang pendant la Guerre civile chinoise (2.645.000 morts entre 1927 et 1950), 

le génocide de 220.000 à 500.000 Tziganes en Europe sous le Troisième Reich (1936-1945),
les Grandes Purges de Staline pour éliminer toute opposition (entre 680.000 et 2.000.000 morts), 
le massacre de Katyń (20.000 à 28.000 officiers et membres de l’élite polonaise fusillés par le NKVD, police politique soviétique) en avril 1940,
le massacre du bois d'Eraine, à Cressonsacq en France (en plus de celui de Chasselay, durant la bataille de France, quand les Allemands du régiment Grossdeutschlandl de la 10e Panzerdivision, massacrent la totalité des Africains de la 4e division d'infanterie coloniale et du 24e régiment de tirailleurs sénégalais fait prisonniers, en juin 1940, dans l'indifférence du CRAN et du très compassionnel président Macron !
La Shoah ou 'Solution Finale' ou encore 'Holocauste', génocide de la population juive d'Europe pendant le Troisième Reich par les camps d'extermination, les camps de concentration et les marches de la mort.(1941-1945), 5.100.000 à 5.500.000;

les massacres, famines et persécutions politiques, ethniques et religieuses commises par le régime des Khmers rouges (régime dictatorial communiste d'inspiration maoïste) dirigé par Pol Pot: 740.000 à 2.200.000 de Cambodgiens morts entre 1975 et 1979,

exécution de prisonniers politiques, majoritairement des membres de l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien, après la guerre Iran-Irak, sur ordre de Khomeini (1988), guide spirituel de la révolution islamique de 1979 qui renverse le shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, après avoir été accueilli en France : entre 4.482 à 30.000 morts,

massacre de Tian'anmen (1989) : répression de la manifestations de la place Tian'anmen par l'armée chinoise fit entre 300 à 3.000 morts, selon les sources,

ou le génocide au Rwanda, 1988, quand des Hutus massacrèrent des Tutsis et certains Hutus considérés comme traîtres : 880.000 morts,

les massacres de la guerre civile au Darfour (2003-inachevés) ont d'ores et déjà fait plus de 200.000 morts depuis 2007, notamment par les milices janjawids avec l'appui de l'armée soudanaise,

les djihadistes de l'État islamique assassinent des civils yézidis (pratiquants d'une religion kurde) et en enlèvent au moins 4.000, principalement des femmes et des enfants. Ces derniers sont convertis de force ou réduits en esclavage,

attaque de l'université de Garissa (avril 2015, Kenya) par un commando de djihadistes qui massacrèrent 148 étudiants, majoritairement chrétiens,

tueries d'Egyptiens coptes (10% de la population), des Chrétiens : 28 ont été assassinés par des hommes masqués, en mai 2017. Des groupes de défense des droits de l'homme ont signalé une "intolérance religieuse grandissante" et des violences sectaires contre la communauté copte d'Égypte, ainsi que l'échec du gouvernement égyptien à enquêter et à sévir contre les auteurs de ces attaques...
En avril 2010, 17 membres du Congrès américain expriment leurs inquiétudes sur les femmes coptes, victimes "de violences physiques et sexuelles, de captivité, d'exploitation par de la servitude domestique forcée ou de commerce sexuel".
C'est à Cuba, pendant la guerre d'indépendance de Cuba (1897) que les premiers camps de concentration sont expérimentés. Ainsi doit-on au général Valeriano Weyler, gouverneur militaire espagnol à Cuba, l'usage du fil de fer barbelé jusqu'alors utilisé dans les Grandes Plaines américaines au milieu du siècle, pour parquer les troupeaux de bovins et protéger les champs de leur passage, qu'il appliqua aux humains pour constituer des "camps de concentration" pour les paysans rebelles cubains.
La récupération de Macron
Un des six rescapés du massacre, Robert Hébras, la victime qui fascine autant Macron, n'est pas blanc-blanc.
Il a été condamné le 14 septembre 2012 à un euro symbolique de dommages et intérêts et à 10.000 euros de frais de justice pour avoir émis
des doutes sur le caractère forcé de l’enrôlement d’Alsaciens dans les Waffen SS dans un livre. Il y dénonçait, "parmi les hommes de main, quelques Alsaciens enrôlés soi-disant de force dans les unités SS". A la suite des protestations des Associations des évadés et incorporés de force (Adeif) du Bas-Rhin et du Haut-Rhin qui demandaient le retrait du livre des librairies, il avait nuancé ce propos dans les éditions suivantes, mais, dans un nouveau retirage en 2009, il avait réitéré ses accusations initiales...
La cour d’Appel de Colmar a estimé que Robert Hébras "a outrepassé les limites de la liberté d’expression en mettant en doute le caractère forcé et non volontaire de l’incorporation de force de jeunes Alsaciens dans les unités allemandes de Waffen SS." Elle a estimé par ailleurs que "Robert Hébras ne pouvait pas se prévaloir de la qualité de témoin, car, à l’époque du massacre, "il n’avait pas distingué les Allemands nazis des Alsaciens, portant tous le même uniforme" et qu’il était "encore moins témoin de l’incorporation de force des Alsaciens dans les unités allemandes". L’incorporation de force, estime la Cour d’appel, est une "vérité historiquement et judiciairement établie." Mais le président Macron a-t-il en quoi que ce soit affaire avec l'Histoire et la culture ?
Le chef de l'État a également tenu un discours, s'adressant plus particulièrement aux jeunes générations, pour les appeler à "se souvenir" de la barbarie nazie et à en tirer des enseignements pour le présent. "Oradour, ce n'est pas seulement un drame de guerre. 
Oradour est un scandale absolu", a déclaré le trentenaire, ajoutant que "ce qui se produisit ce jour-là [il y a 73 ans] est exactement ce que la France a toujours voulu combattre".

Et de poursuivre, une cellule d'assistance psychologique disponible à courte distance: "Le monde était dangereux et il l'est encore aujourd'hui. La barbarie se reforme et ne change pas" mais "la vie, à la fin, l'emporte"...
Une nouvelle prorogation de l'état d'urgence est justifié ?

vendredi 17 février 2017

La maire PS de Paris écarte les migrants avec des blocs de pierre

La ville de Paris installe des blocs de pierre anti-migrants sous le pont de la porte de la Chapelle

Invisibles des media, des migrants 
sont pourtant installés depuis de "longs" mois sous le pont de la porte de la Chapelle. 

Hidalgo, présente à l'accueil;
absente à l'expulsion
On se demande bien à quoi servent les CAO et si ces centres d'Accueil et d'Orientation sont occupés, car ceux du centre de Paris continuent de se faire impitoyablement expulser, pour toujours finir par revenir. 

La semaine dernière, "de gros rochers ont pris leur place". Charmante formule pour reporter à plus tard la désignation de ceux qui ont mis là ces blocs... "Une décision qui énerve les associations," rapporte la presse qui continue de chercher les responsables de cet acte d'hostilité.

Pour empêcher l'installation d'un nouveau campement, des blocs de pierre ont été déposés par la ville de Paris. L'agence de presse aurait pu écrire que la Mairie de Paris - pas aussi passive qu'il y paraît - est coupable de la basse besogne, mais non : la rhétorique a accompli son oeuvre de disculpation.

Les migrants qui avaient l'habitude de passer la nuit sous un pont de la porte de la Chapelle, ont appris que celui qui va à la chasse perd sa place. Pour la municipalité 
Centre de transit pour hommes
au 70 boulevard Ney,
près de la Porte de la Chapelle
- qu'il est cruel de rappeler que, malgré les apparences, elle est socialiste et donc sociale, exemplaire et j'en oublie - il s'agit d'éviter les regroupements, mais aussi d'une mesure de sécurité à l'égard des migrants : l'Etat-PS assurait qu'il n'avait pas d'autre préoccupation que la salubrité publique et l'hygiène des migrants de Calais, alors, à Paris pareillement, la citoyenne-maire socialiste, Anne Hidalgo, pourtant elle-même migrante en son temps, brandit maintenant l'excuse de travaux qui ne pourraient plus attendre et qui doivent  bientôt être impérativement entrepris à cet endroit précis.

Indignation des associations d'aide aux migrants

De quoi provoquer la colère des bénévoles qui viennent en aide aux migrants. Ces derniers s'étaient en effet installés sous ce pont pour y être à l'abri des intempéries. Faute de places en CAO ?
L'endroit est à proximité d’un centre d’accueil ouvert en novembre dernier, mais qui est déjà exploité au maximum de ses capacités, sans que les élus - ô combien compassionnels devant la presse ébaubie - ne prennent l'initiative d'une autre ouverture. 

Les associations déplorent que ce centre soit saturé et dénoncent une politique de la ville qui veut rendre les migrants invisibles.

VOIR et ENTENDRE
les témoignages d'avant-hiver par des migrants vêtus de neuf et propres, mais souffrant du froid. Pas moins qu'en Afghanistan :

Le vendredi 16 décembre dernier, alors que l'hiver était déjà là, plus de 300 migrants avaient été expulsés d'un camp à Saint-Denis à quelques centaines de mètres à peine du centre d'accueil ouvert un mois plus tôt à Paris, déjà pour éviter la reconstitution de nouveaux campements. Plus d'un mois après le démantèlement de la jungle de Calais, leur prise en charge n'était toujours pas réglée. Si certains sont recueillis dans des centres d'accueils en région, d'autres sont laissés se disperser partout en France et ils sont encore nombreux à dormir dans la rue.

Pendant ces semaines,
les membres du gouvernement se focalisent sur leur reconversion en avril et leur retour au Parlement en juin: ils ont d'autres soucis en tête que les migrants.

Les artistes parisiens sont-ils là où ils devraient être ?

On aurait pu les trouver au côté des migrants, comme les Balasko, Béart ou Rochefort en pull cachemire auprès de DAL, mais le dimanche 20 novembre 65 artistes lançaient un appel dans les colonnes du JDD : "Stop au Hollande-bashing !". Parmi les signataires, un grand nombre d'acteurs : Catherine Deneuve (en Yves Saint Laurent), Juliette Binoche (en négligé), Gérard Darmon (en tenue de golf) ou Sylvie Testud (Les Blessures assassines, au cinéma, et Le ciel t'aidera, en roman). Mais aussi Benjamin Biolay (famille Opinel, les couteaux), l'urgentiste Patrick Pelloux (Charlie hebdo) et l'athlète Yohann Diniz (ex-soutien de Martine Aubry). Tous dénoncent un acharnement contre François Hollande. L'acteur Denis Podalydès n'est pas content : "On fait comme si tout le quinquennat de François Hollande était à jeter"...

Et dans Libération,des artistes se sont bougés non pas pour 
Théo Luhaka, victime de viol présumé, mais contre les violences policières, en général.
Rédigée le 15 février par un ex-adjoint au maire et aujourd’hui élu (DVG) de l’opposition à la mairie de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le Martiniquais Steevy Gustave, cette tribune est notamment signée par les chanteurs Patrick Bruel, Hugues Auffray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May (ex-Darmon, ci-dessus), l'humoriste Anne Roumanoff, encore sous le choc de son divorce avec le père de leurs deux filles, le directeur du festival d'Avignon Olivier Py, "qui a toujours revendiqué son homosexualité", ou encore le réalisateur Nils Tavernier (fils de... Bertrand Tavernier qui soutint Hollande et a fait jouer Julie Gayet.
Pour ces artistes, l'humanitaire, ça va un peu, après...