POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est dépénalisation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dépénalisation. Afficher tous les articles

dimanche 7 juillet 2019

Clandestins : nos législateurs vertueux signent cette fois "contre la criminalisation du sauvetage en mer"

Surchargés de travail, nos députés passent leur temps à pétitionner : est-ce bon pour leur image ?

A défaut de consensus parlementaire, les députés font de la surenchère compassionnelle 


Incapables d'élaborer un projet qui conduirait à un vote de la "décriminalisation du sauvetage en mer" de migrants vers la France, des députés de la majorité présidentielle (MoDem,  comme En marche!), mais aussi de l'opposition de gauche (PS, GDR - des verts et des communistes - ou Libertés et Territoires - alliance de Radicaux de gauche et du centre) mènent des actions politiques de stigmatisation en alertant contre la criminalisation du sauvetage en mer en Italie, état-membre de l'UE et pays ami, après l'épisode de l'arrestation, en Italie, de  l'activiste allemande Carola Rackete, capitaine du Sea-Watch 3.


Voici la tribune politicienne - anti-Salvini et ses électeurs - d'une soixantaine de députés sur le sauvetage en mer des naufragés et les conditions de leur accueil dans les pays de l'Union européenne
"Nous, députés de tous bords, nous opposons fermement à la dérive inquiétante qui consiste à emprisonner des personnes [des passeurs] qui sauvent des vies [en participant à une prise de risques vitaux]. C’est le cas de la jeune [est-ce une qualité ?] capitaine du Sea Watch 3, arrêtée par la police italienne le 29 juin pour avoir accosté sans autorisation [sic], après un blocage de 17 jours dans le port de Lampedusa. [D'après le Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés, "le droit maritime international ne fournit pas d'obligations spécifiques qui détermineraient dans tous les cas quel Etat est en charge d'autoriser le débarquement sur son sol".] Ce bateau transportait une quarantaine de migrants dont l’état de santé était précaire [certificats médicaux de complaisance?], sans qu’aucune solution ne soit apportée. [L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) relève également que même si les Etats ne sont pas forcés d'accepter de tels navires, il y a une obligation collective à trouver une solution humaine].

Nous [Français] apprenons la libération de Carole Rackete 
[Allemande arrêtée pour "résistance avec violence envers un navire de guerre" italien, souverain dans ses eaux territoriales] qui fait par ailleurs toujours l’objet d’une enquête. Pia Klemp, autre capitaine qui a également sauvé de nombreuses vies en Méditerranée [assurant elle aussi le relais avec les passeurs, sous couvert d'humanisme] reste poursuivie par la justice italienne. L’arrestation et la poursuite de ces deux femmes ont soulevé l’indignation au-delà des frontières [activisme internationaliste].  Ni elles, ni leurs équipages, ni les ONG propriétaires des bateaux [notamment néerlandais], ne peuvent être passibles de sanctions pour des actes humanitaires [décrètent les signataires dans un contexte juridique flou].Le droit maritime international impose de sauver les naufragés [singulièrement marins, pêcheurs ou plaisanciers], mais leur accueil reste trop flou et la collaboration entre les pays de premier accueil [la Tunisie serait  la plus proche] et les autres n’est pas établie avec des règles suffisamment claires, entraînant ainsi des situations de blocage comme celle qu’ont connues les demandeurs d’asile du Sea Watch, en dépit de leur état de santé dégradé [affirment-ils subjectivement].Nous sommes conscients de cette difficulté et du chemin qui reste à faire pour un meilleur partage des responsabilités entre nos pays. [les 60 pensent-ils que leur texte fait avancer le droit?]Nous demandons que les Etats européens se mettent d’accord au plus vite [les signataires sont des législateurs appartenant à des partis représentés au Parlement européen...] pour trouver [y'a plus qu'à] au niveau européen un mécanisme de débarquement qui permette que la responsabilité ne repose pas sur un seul Etat mais sur plusieurs.Nous demandons aussi que le débat sur la dépénalisation du délit de solidarité (décidée en France par le Conseil constitutionnel, le 6 juillet 2018), soit ouvert au niveau européen, afin que le 'principe de fraternité' gagne du terrain.Pour que l’Europe reste une terre d’humanité!"  [Assurer le contraire serait juste insultant et irrespectueux des efforts consentis par le contribuable français solidaire de la misère des siens et des autres] 
Liste des signataires de la tribune : 
Nadia ESSAYAN, Députée du Cher, MODEM
Manuéla KECLARD-MONDESIR, Députée de Martinique, Gauche Démocrate et Républicaine
Mounir BELHAMITI, Député de Loire-Atlantique, LREM
Sarah EL HAÏRY, Députée Loire-Atlantique, MODEM
Erwan BALANANT, Député du Finistère, MODEM
Olivier DEMAISIN, Député de Lot-et-Garonne, LREM
Matthieu ORPHELIN, Député de Maine-et-Loire, LREM
Stéphane CLAIREAUX, Député de Saint-Pierre et Miquelon, LREM
Géraldine BANNIER, Députée de la Mayenne, MODEM
Sophie METTE, Députée de Gironde, MODEM
Mohamed LAQHILA, Député des Bouches-du-Rhône, MODEM
Jean-Charles LARSONNEUR, Député du Finistère, LREM
Jean-Paul MATTEI, Député des Pyrénées-Atlantiques, MODEM
Nicolas TURQUOIS, Député de la Vienne, MODEM
Joël GIRAUD, Député des Hautes-Alpes, LREM
Richard RAMOS, Député du Loiret, MODEM
Marguerite DEPREZ-AUDEBERT, Députée du Pas-de-Calais, MODEM
Max MATHIASIN, Député de la Guadeloupe, MODEM
Bénédicte PÉTELLE, Députée des Hauts-de-Seine, LREM
François-Michel LAMBERT, Député des Bouches-du-Rhône, UDE, Libertés et Territoires
Sylvia PINEL, Députée de Tarn-et-Garonne, Parti Radical de Gauche
Michel CASTELLANI, Député de Haute-Corse, Libertés et Territoires
Brahim HAMMOUCHE, Député de Moselle, MODEM
Aurore BERGÉ, Députée des Yvelines, LREM
Éric BOTHOREL, Député des Côtes-d’Armor, LREM
Isabelle FLORENNES, Députée des Hauts-de-Seine, MODEM
Martine WONNER, Députée du Bas-Rhin, LREM
Delphine BATHO, Députée des Deux-Sèvres, Non-inscrite
Cécile RILHAC, Députée du Val-d’Oise, LREM
Jacques KRABAL, Député de l’Aisne, LREM
Jimmy PAHUN, Député du Morbihan, MODEM
Philippe MICHEL-KLEISBAUER, Député du Var, MODEM
Stéphane TROMPILLE, Député de l’Ain, LREM
Jennifer DE TEMMERMAN, Députée du Nord, LREM
Patrice PERROT, Député de la Nièvre, LREM
Stéphane BUCHOU, Député de la Vendée, LREM
Éric ALAUZET, Député du Doubs, LREM
Hubert JULIEN-LAFERRIERE, Député du Rhône, LREM
François CORMIER-BOULIGEON, Député du Cher, LREM
Stéphane TESTÉ, Député de Seine-Saint-Denis, LREM
Florence GRANJUS, Députée des Yvelines, LREM
Albane GAILLOT, Députée du Val-de-Marne, LREM
Bertrand SORRE, Député de la Manche, LREM
Justine BENIN, Députée de Guadeloupe, MODEM
Loïc DOMBREVAL, Député des Alpes-Maritimes, LREM
Josy POUEYTO, Députée des Pyrénées-Atlantiques, MODEM
Lénaïck ADAM, Député de la Guyane, LREM
Mireille CLAPOT, Députée de la Drôme, LREM
Éric GIRARDIN, Député de la Marne, LREM
Sira SYLLA, Députée de Seine-Maritime, LREM
Damien PICHEREAU, Député de la Sarthe, LREM
Ericka BAREIGTS, Députée de La Réunion, Parti Socialiste
Anissa KHEDHER, Députée du Rhône, LREM
Paul MOLAC, Député du Morbihan, Libertés et Territoires
Bruno JONCOUR, Député des Côtes-d'Armor, MODEM
Jean-Louis TOURAINE, Député du Rhône, LREM
Frédéric PETIT, Député des français établis en Allemagne et Europe centrale, MODEM
Florence PROVENDIER, Députée des Hauts-de-Seine, LREM
Bertrand PANCHER, Député de la Meuse, Libertés et Territoires
Laurence VANCEUNEBROCK-MIALON, Députée de l’Allier
Paul-André COLOMBANI, Député de Haute-Corse, Libertés et Territoires
Marie TAMARELLE-VERHAEGHE, Députée de l’Eure, LREM
Barbara POMPILI, Députée de la Somme, LREM

Les ONG, notamment de passeurs de clandestins, sont illégitimes en droit national.

mercredi 8 avril 2015

Salles de shoot: les députés français copient sur leurs voisins

L'Assemblée nationale vote l'expérimentation des "salles de shoot"

La majorité socialiste en manque de popularité se repique au sociétal

Les députés de la majorité cherchent visiblement à shooter leur popularité?
Malgré une vive opposition de plus de 4 heures de débats mardi soir, la majorité présidentielle a arraché l'adoption  du principe de l'expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) et à coût maximum, communément appelées "salles de shoot", pendant six ans maximum, à compter de l'ouverture de la première salle: trois salles pourraient ouvrir à terme.
Soutenu par tous les groupes de gauche, l'article 9 du projet de loi de modernisation du système de santé, porteur de cette mesure, a été adopté par 50 voix contre 24, en première lecture. En 2013, la France a souhaité l'ouverture d'une salle d'injection à titre expérimental aux abords de la Gare du Nord à Paris. Cette salle devait être gérée par l'association Gaia dans un espace mis à disposition  par la SNCF, dans le 10e arrondissement. Plusieurs associations ont dénoncé le manque de moyens alloués à cette salle et son caractère non médical. A l'occasion de plusieurs réunions et manifestations, les riverains ont également manifesté leurs inquiétudes sur l'emplacement de la structure à proximité directe d'immeubles d'habitations, d'écoles maternelles et primaires, du Théâtre des Bouffes du Nord et l'absence de chiffres démontrant l'efficacité de la démarche. Mais rien n'y fait: la gauche exemplaire prend le risque de laisser sa marque indélébile, éventuellement négative et criminelle, quels que soient les arguments et faits contraires.

L'alibi de l'exemple des voisins
Les suiveurs français se revendiquent du précédent de 4 pays - sur 28 états membres- de l'Union européenne: l'Espagne, l'Allemagne, le Portugal et les Pays-Bas (et la Suisse, dans une quinzaine de villes en 2011), qui ont précédé la France en ouvrant ce type de sites.  Ces salles sont destinées à des toxicomanes majeurs précarisés, qui se droguent dans des conditions d'hygiène précaires, souvent dans la rue ou des halls d'immeuble, selon la majorité.
Les toxicomanes mineurs seront-ils repoussés ?
En 1994, une salle de consommation de drogue avait ouvert à Montpellier. Elle a été fermée suite au malaise d'une adolescente en juillet 1995. L'enquête sur l'overdose s'est conclue par un non-lieu, après le décès de l'éducateur de l'association ASUD  qui s'était occupé de la jeune femme.

"Aidez plutôt les toxicomanes à guérir qu'à s'autodétruire"
Le député UMP de Paris (quartiers de Grenelle et Javel) Philippe Goujon, son collègue de Vendée, Yannick Moreau, déclarent que, "si on osait, on pourrait même appeler 'antichambres de la mort' " ces "salles de shoot". Y. Moreau, auteur d'une proposition de loi interdisant l'ouverture de toute "salle de shoot" signée par 105 de ses collègues, a affirmé que cette expérimentation serait "un très mauvais signal de banalisation de la drogue à l'intention de la jeunesse" et des parents.
Farid Ghehiouèche, candidat pour la 
légalisation du cannabis
(8e circonscription de l’Essonne,
représentée par N. Dupont-Aignan)
Ainsi, l'association parisienne Vivre Gare du Nord et Gare de l'Est souhaite que la salle de shoot soit intégrée aux structures hospitalières situées à proximité immédiate (hôpital Lariboisière, hôpital Fernand-Widal) pour constituer un accompagnement médical des personnes dépendantes et mieux maîtriser la circulation sur la voie publiques de personnes sous emprise dangereuses pour elles-mêmes et pour les riverains.

Mais c'est l'association Gaia est en pointe. Gérée depuis 2006 par l’association Gaïa-Paris, elle met en oeuvre un programme anonyme et gratuit d’échange de seringues de Médecins du Monde créé en 1989. A l'origine, lors d'une réunion de concertation à la mairie du 10e arrondissement, l'association subventionnée avait présenté son dispositif, un préfabriqué installé sur l'actuel zone-arrière de la gare du Nord (station de bus-RER) et deux infirmières rattachées au site. C'est aujourd'hui une demi-douzaine de points de rencontre dans Paris avec l’antenne mobile du CAARUD.

Les socialistes de Hollande s'assument marginaux

"Des gens qui ont disparu des radars de notre société" et échappent à tous les dispositifs existants, selon la présidente PS de la commission des Affaires sociales, Catherine Lemorton (aubryste puis hollandienne), pharmacienne de profession "avec 15 ans d'expérience dans un réseau de réduction des risques à Toulouse".

Outre une réduction des risques liés aux injections (infection au VIH, hépatite C, etc... et une distribution de matériel stérile) et une amélioration de l'accès aux soins des usagers de drogues les plus marginalisés, ces salles ont, de surcroît, parmi leurs multiples objectifs, une diminution des nuisances dans l'espace public, assure-t-on.

Il s'agira de locaux gérés par les professionnels des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques chez les usagers de drogue (Carrud), où sera autorisée la consommation des substances illicites apportées par ces toxicomanes dans la limite de leur consommation, sous la bienveillante supervision d'une équipe pluridisciplinaire, avec des professionnels de santé et du secteur médico-social. Le toxico-roi !

Les toxicomanes détenteurs de drogues pour leur seul usage personnel et consommant des stupéfiants dans ces salles ne pourront être poursuivis pour usage et détention illicite. De même, les professionnels intervenant dans ces salles ne pourront pas être poursuivis pour complicité d'usage illicite de stupéfiants notamment, s'ils agissent conformément à leur mission de supervision.

Le coût de ces salles est estimé à au moins 800.000 euros par an

Face aux résistances de la droite, Marisol Touraine, la ministre de la Santé,  a confirmé  que le gouvernement consacre par ailleurs 388 millions d'euros par an à la prévention et à la lutte contre les addictions, si l'on se base sur le projet d'expérimentation parisien.  

Les amendements de l'UMP encouragent plutôt le sevrage et l'abstinence. Le principal parti de France a dénoncé ces salles comme inefficaces à diminuer le nombre de toxicomanes ou à les sortir de leur addiction, comme Bernard Debré, médecin en activité. Le groupe, qui les a considérées comme un feu vert aux "paradis artificiels officiels" et "une première marche vers la dépénalisation" de la drogue, a alerté sur des risques de possibles overdoses à l'intérieur et de "zones de non droit" à l'extérieur.

Les élus UMP ont aussi mis en garde la majorité contre sa volonté de se donner "bonne conscience" et contre son manque de cohérence, après avoir "stigmatisé l'alcool et le tabac" par de précédentes mesures de ce projet de loi débattues la semaine dernière.

La députée FN Marion Maréchal-Le Pen a critiqué un "signal catastrophique envoyé à la population française puisque l'Etat va organiser une violation de la loi", alors que la position du gouvernement contre "la dépénalisation des drogues douces n'a jamais varié depuis 2012", a assuré la ministre.

La gauche amorce le processus de légalisation en raillant les élus responsables... 
NVB (Maroc), S.Dagoma (Tchad, Nantes)
et A. Hidalgo (Andalousie, Espagne)
"Arrêtez de vouloir faire peur: il ne s'agit nullement d'ouvrir des salles partout en France pour toujours, mais de répondre à des réalités", a prétendu la "députée de la gare du Nord" Seybah Dagoma (PS, porte-parole d'Anne Hidalgo, maire de Paris et membre du conseil d'administration de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides). 

Le député altermondialiste d'EELV, Jean-Louis Roumégas, (élu avec 50,10 % des voix et qui n'a pas été réélu lors des élections municipales de mars 2014 à Montpellier) qui, aux élections régionales de mars 2010 en Languedoc-Roussillon, avait conclu un accord de fusion avec les listes FG-NPA pour faire moins de 10%, a raconté avoir récemment vu, en pleine après-midi à Montpellier, deux personnes se droguant derrière une voiture, avec des seringues à même le sol, a défendu une mesure "pragmatique". Peut-être qu'elles ne se lavent pas non plus les mains en sortant des toilettes (sèches).

Outre Paris, deux autres villes pourraient utiliser cette possibilité.

En 2012, Marseille (UMP), Strasbourg (PS), Bordeaux (UMP), Toulouse (alors PS) et Nancy (Radical valoisien, UDI) étaient favorables à une expérimentation, mais beaucoup ont changé d'avis. 

Le gouvernement actuel s'engage pour que, six mois avant la fin de l’expérimentation, la future opposition fournisse aux parlementaires un rapport d’évaluation sur l’efficacité du dispositif. 
Les chiffres déjà produit concernent 90 salles d'injection dans le monde annoncent une réduction des risques de 40 %, mais sans aucune garantie de fiabilité de ces chiffres d'une étude française de l’an dernier concernant les risques de transmission de virus (hépatites, VIH…) de plus de 40 %, alors qu'en tout état de cause, l'éducation à l'hygiène sanitaire et prophylactique ne fait que se développer.

Alain Juppé, qui n'a "pas d'opposition de principe", va devoir se positionner clairement, après avoir dit préférer une salle intégrée à une structure hospitalière.

Seule Strasbourg est "toujours candidate"
Dans un entretien accordé à l'Express, Roland Ries (PS) réaffirme sa volonté d'expérimenter une salle de shoot à Strasbourg, mais "à l'intérieur de l'hôpital". "Car il faut considérer les toxicomanes comme des malades."

mardi 15 avril 2014

Libération incite à "se droguer avec modération"

Solution de bobos pour oublier la politique socialiste qui nous opprime 

"Droguez-vous avec modération"
Sociétal avant tout !
Récidive des irresponsables au pouvoir
La Une de Libération fait la promotion de l'usage raisonné des substances illégales, jouant ainsi ce lundi un rôle de support au gouvernement qui  n'a pas renoncé à ouvrir des salles de shoot

L'association des Parents contre la drogue met en garde contre la banalisation des drogues. Son président, Serge Lebigot, est également l'auteur des livres Cannabis: ce que les parents doivent savoir  dans lequel il met en garde contre les addictions qui touchent les jeunes : alcoolisation parfois rapide, heures passées devant les écrans d'ordinateur, drogues... 
Parmi ces dernières, le cannabis est souvent présenté comme une " drogue douce " aux vertus thérapeutiques. Or il n'en est rien, souligne Serge Lebigot, qui anime une association de parents engagée de longue date dans la lutte contre ce fléau. À travers un propos très accessible, l'auteur informe les parents sur les nombreux risques encourus par les jeunes, notamment au plan sanitaire. Nourri d'une véritable expérience de terrain et des drames, il explique comment se comporter face à un adolescent qui consomme du cannabis, mais ne pas le braquer et poursuivre le dialogue. 

Qui oserait prétendre que l'opinion ne se montre pas irritée par le laxisme en ce domaine? 
Dans les débats des municipales et lors des dernières élections, les électeurs ont exprimé leur désaveu de l'insécurité. Apolitique, l'association a alerté, tant Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, que Marisol Touraine, alors ministre de la Santé, sur la folie et l'incohérence de s'acharner à vouloir ouvrir une salle de shoot à Paris, avant sa généralisation en France. Elle n'a pas été écoutée, alors que l'exécutif clame sa volonté d'écoute et de concertation. 
La Mairie socialiste de Paris s'est portée volontaire, poussant le projet "à la hussarde". "Notre association a dû batailler ferme et n'est pas peu fière d'avoir contribué à faire triompher le droit républicain et à faire chuter ce projet."

Le gouvernement a-t-il renoncé à poursuivre sa politique de dépénalisation de toutes les drogues?

Deux informations, l'une passée inaperçue, l'autre encore non rendue publique, font craindre hélas le contraire et la duplicité du nouveau premier ministre.

Que la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDCA, ancienne MILDT, Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et la toxicomanie ) place sur le même pied d'égalité la dépendance au crack (cocaïne) et à l'héroïne et celle aux jeux vidéo, pourquoi pas à l'addiction au café ou au chocolat, en dit long sur la volonté de banalisation.
Dans la plus grande discrétion, Ayrault a signé un décret -pourtant passé au Journal officiel- pour changer le rôle de l'ex-MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie). Juste avant de se faire virer, le sombre Ayrault lui a  fait changer de nom pour devenir la MILDCA, Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Or, il ne s'agit pas d'une modification anodine et bénigne de terminologie. Derrière la modification du nom de cet organisme et derrière la révision du périmètre de ses attributions, il faut voir en réalité une modification profonde de l'approche de la lutte contre la drogueLe prosélytisme dont continuent de faire preuve certains cercles du pouvoir en faveur de la dépénalisation des drogues, à commencer par le cannabis, prouve aussi qu'au sommet de l'État on ne renonce pas aux salles de shoot.

Les groupes de pression sont en train de gagner la partie

La lutte contre la drogue est désormais réduite au niveau de n'importe quelle forme d'addiction, comme le jeu. 
Bien qu'il soit indéniable que la drogue est la plus destructrice des addictions, la MILDCA nie les terribles risques qu'elle crée par ses amalgames et banalisations, alors que sa mission est au contraire de les prévenir et de les combattre. Cette réorientation, en particulier sur "l'addiction aux jeux vidéo" écrite en toutes lettres dans sa nouvelle lettre de mission (addiction qu'au demeurant, le 1er mars 2012, l'Académie nationale de médecine a relativisée) est préoccupante pour tous les acteurs de la lutte contre le fléau de la drogue.

Le gouvernement renonce à jouer pas son rôle de protection sanitaire
Le tournant qu'il autorise trouve son origine dans le prosélytisme dont continuent de faire preuve certains cercles du pouvoir en faveur de la dépénalisation des drogues, à commencer par le cannabis.

Le recours de l'association des Parents contre la drogue n'a pas découragé le gouvernement  Puisqu'il ne peut ouvrir des salles de shoot par décret, il va le faire par la loi. Le projet de Marisol Touraine est d'écrire en toutes lettres cette "légalisation" dans un nouvel article L. 3121-1 au Code de la santé publique. C'est ce projet qui figure actuellement dans un avant-projet de loi dite "santé publique" (sic) qui est prévu d'être examiné quand les Français seront sur les routes des vacances, le 16 juillet prochain au Conseil des ministres, dans la torpeur de l'été. 
Au premier ministre, ancien premier flic de France, il est demandé de se positionner en retirant ce texte. La lutte contre la drogue doit être décrétée grande cause nationale.

dimanche 4 août 2013

Drogue: Valls partage la même souffrance que Valérie Trierweiler

Manuel Valls, sa soeur et la drogue : un lourd secret de famille révélé...

La presse nous avait apitoyés sur le fils drogué de Valérie Trierweiler
Valérie Trierweiler, née Massonneau, a eu trois enfants de son seul mari, Denis Trierweiler, rencontré à Paris-Match et épousé en 1995. Sur la Toile a été évoquée l'arrestation d'un de ses enfants pour consommation de stupéfiants à Paris ou au Canada. Ces informations restent totalement invérifiables, alors la première concubine les a démenties sur ...Canal+. 
Une information de l'hebdomadaire Le Point révélait récemment que Léonard, le fils cadet de Valérie Trierweiler, âgé de 15 ans, bénéficie d'une protection rapprochée aux frais de l'Etat. Ce dernier serait escorté en permanence par deux policiers, "un brigadier et d'un gardien de la paix," selon l'hebdomadaire.
On se demande comment la famille de la favorite peut coûter aussi peu cher au pays, à en croire la presse socialiste.
Pas un mot en revanche sur la révélation selon laquelle le fils de Valérie Trierweiler a passé plusieurs heures au poste de police pour détention de haschich, en mars 2012, selon plusieurs sources policières concordantes. Ni le père du garçon, Denis Trierweiler, contacté sur son lieu de travail à Paris Match, ni l'avocate de Valérie Trierweiler, maître Frédérique Giffard, n'a souhaité communiquer. Quant à François Hollande, il s'est prononcé publiquement contre la dépénalisation des drogues douces. 
Et Valls ?


La com fait le ministre et une super com, le héros
Tandis que François Hollande (59 ans en août) "fête" sa première année de couacs à répétitions, de hausse du chômage avec un ministre du Budget fraudeur fiscalManuel Valls peut se vanter d'une politique répressive populaire à l'encontre de certains Français, malgré les bâtons mis par Taubira dans ses roues d'hyper-actif. L'homme peut bien chasser les Rom à Evry et ailleurs, manifestant ainsi ses préférences xénophobes, ou réduire la liberté d'expression des opposants pacifiques de la droite de conviction, tout en tolérant les "antifa" ou les Femen, manifestant ainsi des tendances anarcho-révolutionnaires, la presse continue avec constance de flatter le totalitaire de la Place Beauvau.

Pour favoriser son ascension politique, les media se sont en outre penchés sur ses douleurs intimes !
Relayé par VSD, un livre, Manuel Valls, les secrets d'un destin, a révélé un lourd passé. Le ministre de l'Intérieur aurait en effet sorti sa soeur Giovanna de l'enfer de la drogue...

Dans ce livre signé par Gilles Verdez et Jacques Hennen, Manuel Valls a choisi de parler pour la première fois de sa part d'ombre, à savoir Giovanna. "J'ai une soeur qui a seulement seize mois d'écart avec moi, s'épanche-t-il. Giovanna s'en est sortie, elle va mieux désormais. Elle est très belle et a retrouvé le sourire. Quand vous la voyez, vous n'imaginez pas qu'elle a 50 ans.
"Pourtant, cette dernière a bien failli ne plus jamais revoir son frère," lit-on! "J'avais 20 ans quand un homme m'a fait du mal", raconte-t-elle aux auteurs, sans donner plus de détails, mais en faisant le point de départ de sa chute qui l'entraîne alors dans l'enfer de l'héroïne.

Pour s'en sortir, Giovanna va alors déménager à Barcelone, sa ville natale, en août 1985, pendant que Manuel Valls fait ses premières classes en politique en tant qu'assistant parlementaire. Malheureusement, elle continue de sombrer avant de s'en sortir au bout d'un an et de ne plus toucher à la drogue pendant quinze ans. 

Mais en 1998, elle rechute après avoir encore subi les violences d'un homme.
 
"J'ai tendu mon bras, je le revois encore ce bras, on m'a fait un shoot. J'ai eu une overdose et j'ai fini à l'hôpital (...) Je me suis shootée pendant cinq, six, dix ans. Je suis devenue junkie, une marginale, un fantôme dans une ambiance de Rolling Stones ou de Freddie Mercury", raconte-t-elle. Jusqu'à connaître la prison, où elle découvre qu'elle est infectée du virus "sida et de l'hépatite C", mais continue à se shooter.

Manuel Valls reconnaît ne pas s'être occupé "directement" de Giovanna
Il s'en justifie, comme il sait si bien le faire: "Elle l'aurait "mal vécu", assure-t-il maintenant. 
Et la légende se construit pourtant. Ce serait bien lui qui l'aurait sauvée en se rendant à Barcelone, alors qu'il brigue la mairie d'Évry. "Manuel m'a tenu la main, m'a dit : fais quelque chose, se souvient-elle. J'ai mis sur la balance d'un côté l'héroïne, de l'autre ma vie." Un véritable déclic pour sa soeur qui va suivre une thérapie en Amazonie aux côtés d'anciens junkies. Un roman !

Héros de BD à Beauvau
Présente au mariage de son frère, maire et député de l'Essonne, avec Anne Gravoin annoncé en janvier 2010 lors de ses voeux à la mairie d'Evry, les Français sont désormais censés savoir pourquoi son frère est opposé à la légalisation des drogues douces. "Il a vu les ravages qu'elle cause", assure-t-elle. Un lourd passé qui habite toujours l'homme mais également le ministre de l'Intérieur qu'il est.
Tout ce long montage médiatique pour justifier un positionnement qui heurte la gauche laxiste.
Si Anne est une artiste, Manu connaît la musique.


lundi 15 octobre 2012

Dépénalisation du cannabis: le ministre de l'Education relance le débat

Vincent Peillon ne se shoote pas qu'au buzz


Le ministre de Hollande se veut plus jeune que les élèves


Vincent Peillon,
le ravi du village socialiste

Il s'est mis au régime, a changé de look et a pris une femme jeune pour booster ses hormones de quinqua, mais pas que... Le ministre de l'Education nationale s'est déclaré favorable à une réflexion sur la dépénalisation du cannabis,  rouvrant ainsi un débat sulfureux qui dopera un temps sa cote sous les préaux des collèges et des lycées, dût-il diviser les Français et le gouvernement comme en juin dernier. 

Le cannabis, rideau de fumée opaque sur le fiasco de la gauche au pouvoir
Ce gouvernement n'en finit pas de ramer sur le sable de la dette publique, mais surfe allègrement sur les sujets sociétaux, comme s'ils n'avaient pas un coût: le mariage de personnes du même sexe ou la défiscalisation du cannabis.

La gauche socialo-écolo va de l'avant ...droit dans le mur 

Salle de "shoot"
La dépénalisation du cannabis serait le moyen de lutter contre les trafics dans les cités, aux dires de Peillon.

Le ministre de l'Education nationale a ajouté sur France Inter dimanche, qui a dit qu'il souhaite "que l'on puisse avancer sereinement" sur ce débat, n'a qu'à fumer un "tarpé", si la politique ne le fait pas planer, mais laisser nos enfants tranquilles et les protéger, plutôt que de transformer les sanctuaires de l'Education nationale en "salles de shoot"... 




Des salles de shoot à Marseille (sept 2012) ? par LCM

Fin août dernier, Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris et "responsable" des questions de santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, réclamait  l'ouverture de salles de shoot (c'est à dire de salles permettant aux drogués de consommer leurs produits en sécurité). 
Le député socialiste rappelle que " François Hollande avait fait part pendant la campagne présidentielle de son intérêt pour ce genre d'expérimentation". Après les propos de Mme Duflot sur le cannabis, et ceux de Le Guen et Hollande sur les salles de shoot, on ne peut qu'être inquiet face à ce risque de banalisation de la drogue. 
L'Etat laisse les automobilistes consommateurs excessifs d'alcool se tuer sur les routes, alors pourquoi ne pas permettre aux jeunes de se tuer aussi en salle de shoot, interroge les amateurs malins d'amalgames ? Et puis la télévision n'est-elle pas aussi banalement responsable de violences mortelles ?

La gauche socialo-écolo a pourtant déjà divisé le gouvernement socialiste au début du mois de juin, après une déclaration de Cécile Duflot, ministre EELV du Logement. 



Vincent Peillon met le souk dans le gouvernement


C'est un défi lancé au Premier ministre:  Jean-Marc Ayrault avait déjà dû intervenir pour clore le débat. "C'est un sujet majeur", maintient l'invité de "Tous Politiques" dimanche (France Inter/Le Monde/AFP). "Je vois maintenant quasiment tous les soirs sur nos chaînes de télévision des reportages pour montrer les trafics illicites de nos banlieues et le danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles." 

"Comme ministre de l'Éducation nationale, c'est un sujet qui concerne directement notre jeunesse. Il y a une économie parallèle dans ce pays, c'est l'économie de la drogue. Alors, on peut lutter par les moyens de la répression, je suis absolument pour", a-t-il avancé.

Il a aussi critiqué "les millions de bobos qui, paraît-il sont les mêmes qui font les commentaires, mais vont se servir dans ces proches banlieues". Le ministre faisait référence à un article publié dimanche par Le Parisien sur les clients "bobos" parisiens qui vont acheter leur cannabis à Saint-Ouen. La gauche réclame de la drogue pour tous !

Le ministre a d'ailleurs rappelé que Daniel Vaillant, ex-ministre socialiste de l'Intérieur avait lui-même rouvert le débat, en juin et au début du mois d'octobre, en évoquant une légalisation du cannabis à usage thérapeutique. "Je lui avais donné raison à l'époque, je le fais encore aujourd'hui. (...) Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet qui, pour moi, est d'ampleur", a encore jugé Vincent Peillon, en crise de la cinquantaine. 

L'UMP a aussitôt réagi à la "gauche pétard"



Sur Twitter, le député Lionnel Luca a dénoncé comme "invraisemblable et scandaleux que le ministre de l'Education défende la dépénalisation du cannabis." "Après la gauche caviar, la gauche pétard ?", lance-t-il aussi. 


François Baroin, ancien ministre de l'Economie, s'est pour sa part déclaré contre la dépénalisation du cannabis, ce lundi sur RTL. "C'est une drogue. Rester dans le champ de la pénalisation permet de créer une frontière", a-t-il rappelé. Pour lui, le débat est " irresponsable et inquiétant dans le souci de protéger nos jeunes. (...) C'est une question de responsabilité publique ". 


Jean-François Copé souligne quant à lui l'incongruité de cette prise de position d'un "ministre en charge de l'école de nos enfants.
Il "demande solennellement à François Hollande de trancher dans la journée", estimant pour sa part que la dépénalisation d'une drogue dite douce  est "inacceptable", considérant les avis défavorables de chercheurs qui juge le cannabis dangereux pour la santé physique, psychique et psychologique de ses adeptes pratiquants. 
VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé s'élever contre la proposition de dépénalisation par Peillon, sur France Info, ce matin:


V. Peillon cherche-t-il  à mettre les quartiers à feu et à sang ?

Compte-t-il amener les dealers au travail légal en période de fort chômage croissant ?  Les agences de Pôle Emploi en zones de non-droit sont-elles préparées à recevoir une demande accrue ? Croit-il vraiment - avec Daniel Vaillant - le moment approprié pour détruire les emplois de l'économie souterraine et recruter ainsi pour les emplois jeunes  d'avenir de Hollande ?