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mercredi 2 janvier 2019

Européennes : un ex-député LREM lance son propre parti

L'ex-député LREM crée 'JSFee' pour "Je suis français et européen"

Le dissident a en ligne de mire les prochaines élections européennes.

Camp de concentration de Yodok, Corée du Nord
Joachim Son-Forget avait quitté le parti présidentiel et son groupe parlementaire samedi 29 décembre après une série de tweets dérangeants. L'ex-député LREM  lance son parti baptisé JSFee, "je suis français et européen", inspiré de ses initiales.

Il a déjà récolté "des milliers d'inscriptions en une journée," a-t-il affirmé expliquant sa démarche, mercredi 2 janvier à Franceinfo. Au sujet de son départ d'En marche!, ce nouveau non-inscrit à l'Assemblée regrette de ne pas avoir pu s'exprimer librement au sein de son ancien parti. "Ça me donnerait presque l'impression qu'En Marche! est vieux. A quoi ça sert de prendre des gens de la société civile s'ils n'ont plus le droit d'expliquer ce qu'ils étaient dans la société civile et qu'ils ressemblent à des photocopies les uns des autres.

Le déséquilibre de Son-Forget n'avait pas été décelé lors de son recrutement

Comme il l'avait laissé entendre auprès de Valeurs actuelles, le député lance son parti dans la perspective des élections européennes. "On fera comme tout le monde. On fera semblant de faire une consultation et puis à la fin, on dira ce qu'on a envie de dire nous puisque de toute façon on a tout prévu avant. Comme ça, c'est clair", explique-t-il ajoutant que ce sont "des copains" ou "des copains des copains" qui constitueront la liste. 

L'appartenance à LREM rend-elle fou ?

Celui qui revendique sa liberté de parole explique vouloir "faire un jeu". "Je vais jouer à être normal et les gens autour de moi qui veulent me soutenir, ils vont jouer à la même chose et puis on verra ce que ça donne", lâche-t-il.


Non sans ironie, le député de la 6e circonscription des Français de l'étranger (Suisse et Lichtenstein) évoque même l'Elysée sur son compte Twitter.

"Suspendu" pour des propos sur Twitter
Déjà dans le collimateur d'une lettre d'avertissement de son parti pour des propos jugés sexistes contre la députée EELV Esther Benbassa, le député a signé depuis jeudi 27 décembre dans la soirée de nombreux tweets assez éloignés de la réserve attendue d'un député. Il a raconté samedi sur Twitter : "J'ai été suspendu, ce n'était pas une lettre d'avertissement. Du coup, âpres échanges téléphoniques non-fructueux, j'ai pris ma décision après l'avoir annoncée au président (du groupe). Pas de drame, mais de la constance".
Ismaël Emelien aussi a une addiction aux tweets : 
est-il pareillement 'psychologiquement perturbé' ?
Un peu avant minuit jeudi, le député avait commencé par un selfie posté avec une peluche de blaireau, où il s'en prenait à ceux, dont ses collègues LREM, qui avaient critiqué ses propos sur Esther Benbassa. "Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux", avait-il légendé.


Racisme du Monde qualifiant ce médecin d'origine coréenne de déséquilibré
Plus tard, le député a posté une vidéo de lui tirant avec un fusil de sniper - un de ses hobbies - ou des photomontages le montrant en personnage de dessin animé ou en joueur de foot avec le maillot de la Suisse devant le drapeau du Kosovo - dont il a reçu il y a quelques mois un certificat de nationalité. 
Résultat de recherche d'images pour "Camp de concentration de Yodok"
Le parlementaire d'origine nord-coréenne, médecin cardiologue de profession, avait dans son viseur une citation de députés LREM anonymes cités dans le journal Le Monde et le qualifiant de "psychologiquement perturbé".

Dans le parti présidentiel, être juste turbulent conduit au camp de concentration de Yodok, l'un des six camps connus du pays, ce qui est lourd de sens pour un Nord-Coréen d'origine.

lundi 21 juillet 2014

Hollande, ado accro aux textos

Les ministres balancent sur la maturité du sexa

Libération raconte que François Hollande a le texto facile avec ses ministres...

La croisière s'amuse...
François Hollande a beau avoir interdit le téléphone portable de ses ministres pour éviter la tentation de fuiter pendant le Conseil des ministres, il est lui-même un accro du texto: faites ce que je dis, pas ce que je fais !
Le quotidien socialiste fait aujourd'hui cette révélation d'importance dans un long article de Libération, qui détaille l'utilisation – compulsive – de ce jouet qu'est le téléphone portable par ce président de la République.
Le 4 avril 2014, le président n'a rien de mieux à faire, en ce premier jour du gouvernement Valls, que d'annoncer …l’interdiction des portables en Conseil des ministres. "Il faut en finir avec les comportements addictifs, dit en substance le chef de l’Etat, nous devons être concentrés sur ce que nous avons à faire." Les membres du gouvernement Ayrault s'étaient vu imposer une Charte de déontologie au premier Conseil des ministres du 17 mai 2012 et chacun sait le bon usage que Jérôme Cahuzac en fit. Cette fois, le Conseil des ministres devra être un huis-clos, un caisson étanche. 
Les intimes du président ne s'étonnent de rien. Hollande, l’accro du portable, le junkie du texto, qui ose dénoncer le comportement "addictif" de ses ministres, c'est un enfantillage typique de pépère… "On a tous eu un fou rire intérieur", se souvient un participant anonyme et blasé des caprices de ces "grands" de la République. Désormais, les ministres devront déposer leur téléphone dans un petit meuble gris (qui sera ensuite recouvert d’un velours rouge), situé à l’entrée de la salle du Conseil. Tous, sauf le Président. Lui le laisse dans son bureau en mode recharge ou le garde dans sa poche. Privilège du suffrage universel...
"Hollande est un fanatique de la première heure du SMS. C'était vrai quand il était premier secrétaire du PS. Encore vrai quand il était candidat. Et toujours vrai depuis qu'il est président", énonce ainsi Libération, non seulement en mal de copie, mais aussi de lignes, en ce début d'été pluvieux. Pensez donc: on est au lendemain de violents affrontements antisémites en plein Paris et la presse socialiste amuse le peuple avec les petits travers d'un président à côté de ses baskets.

Et pendant ce temps, la courbe du chômage monte, monte...
"Même pendant les Conseils des ministres du gouvernement Ayrault, le chef de l’Etat ne répugnait pas à envoyer des textos. Au clan des hollandais (Michel Sapin, Jean-Yves Le Drian et Stéphane Le Foll), mais aussi à quelques privilégiés comme Cécile Duflot, alors ministre écologiste du Logement, mais la plus connectée, avec qui il a entretenu une intense communication textuelle. Visible aux yeux de tous, ce petit jeu pouvait d’ailleurs agacer. "Ce n’était pas très compliqué à déceler. Car, après un SMS, Hollande et Duflot avaient l’habitude d’échanger un petit regard complice", balance un ex-ministre.

Ses proches récompensés de leur patience par un maroquin ou ses conseillers ont continué à l’alimenter en textos, et à faire avancer leur dossier par cette voie alternative. Très vite ce double circuit - l’officiel et le SMS - va créer des dysfonctionnements à l’intérieur de la machine élyséenne. Les travailleurs ignorent que le sort de leur entreprise et leur avenir ont pu se jouer par texto. Un conseiller du Président soupire : "Ça peut lui arriver de trancher une décision par SMS avec un ministre sans en avoir informé le collaborateur qui travaille sur le dossier." Un autre tempère : "Un texto du Président n’a jamais valeur d’arbitrage définitif. Il peut revenir dessus. Mais c’est vrai que ça complique la circulation de l’information." 
Le sujet avait été jugé suffisamment problématique pour qu’une réunion de crise consacrée aux SMS intempestifs du chef de l’Etat soit organisée à l’Elysée courant 2013. Mais il avait été statué que rien ne changerait puisque Hollande fonctionnait ainsi.

Comme son prédécesseur, le chef de l’Etat a deux portables. 

Le premier répond au même numéro depuis des lustres. Tout le Landerneau politico-médiatique le connaît.
A son arrivée à l’Elysée, son service de sécurité a tenté en vain de lui en faire changer.  Pas question pour lui de jeter les contacts amassés en trente ans de vie politique. 
Pour ses conversations strictement confidentielles sur des sujets de sécurité intérieure ou de défense, le Président dispose d’un second téléphone avec une ligne, cette fois, sécurisée. Mais peu de ministres en connaissent le numéro. Le premier secrétaire coopté, Jean-Christophe Cambadélis, l’a obtenu uniquement depuis qu’il a pris la tête du parti. "Mais je ne l’utilise jamais", assure-t-il. Car le vrai portable de Hollande, le seul, en réalité, est son téléphone historique. A l’abri des regards, Hollande le sort à tout moment quel que soit son agenda. Entre deux réunions, deux portes, deux coups de fil, dans sa voiture évidemment… "Quand on dîne avec lui, il lui arrive de le poser sur la table et de prendre un malin plaisir à ne pas le regarder", raconte un dirigeant du PS. 

"Hollande est sur notre dos en permanence", grince un ministre anonyme au journal, qui n'invente évidemment rien pour meubler ses pages. La situation est telle qu'une "réunion de crise" a eu lieu l'an dernier à l'Elysée pour évoquer "les SMS intempestifs du chef de l'Etat". Nous sommes donc dans le scoop rassis. "Mais il avait été statué que rien ne changerait puisque Hollande fonctionnait ainsi", raconte Libération. A la bonne heure !
"Lequel d’entre nous n’a pas pris un SMS dans la gueule depuis le début de quinquennat ?" En réalité, beaucoup de ministres n’ont jamais eu ce privilège. Car Hollande a le texto sélectif. Par exemple, Vincent Peillon, alors en charge de l’Education nationale, n’en a jamais reçu. L’ex-ministre de l’Ecologie Philippe Martin, en son temps, n’a même pas eu le numéro de portable du Président. Avec Montebourg, la relation SMS est très cyclique. Et strictement professionnelle. En période de crise (Florange, Alstom…), cela peut monter à plusieurs textos par jour, puis rien pendant plusieurs mois. Le dernier remonte au jeudi 10 juillet. Montebourg vient d’appeler à une réorientation du pacte de responsabilité. Le soir, SMS de Hollande. Le ton n’est pas au recadrage disciplinaire. C’est plus subtil, quelque chose comme "bon discours, mais ne pousse pas trop dans les media quand même". Le lendemain matin, à France Inter, Montebourg mettra effectivement la pédale douce. L’autre représentant de l’aile gauche du PS, Benoît Hamon, a, lui, toujours été soigné. En septembre 2012, la préparation du congrès de Toulouse se règle par SMS. "L’important, c’est le rassemblement, l’unité. Sur cette base, il est possible de tous travailler", écrit le président à son ministre de l’Economie sociale et solidaire de l’époque. On ne se refait pas, même en très peu de caractère, Hollande cultive l’art de la synthèse impossible. Pendant le psychodrame de Florange, il envoie à ses ministres préférés : "Il faut soutenir Ayrault tout en solidarisant Montebourg."

Hollande fait tout avec son portable.
Il n'est pas un gros travailleur, mais, on l'a compris, il textote. "C’est la meilleure façon de communiquer avec un président de la République, car on est sûr de ne pas tomber au mauvais moment", assuree un de ses amis. Le chef de l’Etat ne décourage personne, lit tous les SMS sans exception, répond à beaucoup, mais selon son bon vouloir. Lors de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, un intime lui écrit sur le mode ironique : "Il faut comprendre la droite, elle n’a pas l’habitude de l’indépendance de la justice." Pas de réponse. Comme souvent quand l'ennemi Sarkozy est évoqué: les murs ont-ils des oreilles? Les écoutes, il connaît !La séparation des pouvoirs, encore un de ces principes bons pour la presse
Un député avoue. "J’ai toujours fonctionné comme ça avec lui, donc je continue… mais je fais attention à ne lui envoyer que des informations qui peuvent lui être utiles", confie Gwendal Rouillard, un des rares jeunes députés PS à avoir une relation SMS quasi permanente avec le Président.Mais pour Hollande, ces SMS sont autant de palpeurs qui le relient à la vraie vie, pense-t-il, à un monde d’avant… avec lequel il ne veut surtout pas couper. Bernard Combes, son ami aujourd’hui conseiller à l’Elysée et maire de Tulle, lui donne des nouvelles de la Corrèze. Toutes sortes de nouvelles, y compris les plus anecdotiques. 
Et le quotidien de publier dans ses colonnes de nombreux exemples de SMS envoyés par François Hollande à ses ministres... Dont certains valent leur pesant d'or, si on est calé sous sa tente de plage à La Baule ou du camping de La Bourboule. 

Car Monsieur P'tite Blague ne prend rien au sérieux.
Le chef de l’Etat est facétieux. Le lundi 2 juin, en plein conflit des intermittents, le ministre du Travail, François Rebsamen, vient de se faire remettre en direct un molière "de la meilleure trahison" par l’acteur Nicolas Bouchaud. Un peu avant minuit, SMS présidentiel : "Alors comme ça tu as reçu un molière ?" L’ex-maire de Dijon appelle alors son ami Hollande, qui se fout gentiment de lui. "En fait, je crois que ça lui fait du bien d’avoir des amis dans ce gouvernement", glisse le ministre du Travail. 

Quelques semaines auparavant, François Hollande était devant sa télévision en train d’écouter le discours de politique générale de Manuel Valls. Assis sur les bancs de l’Assemblée nationale, plusieurs ministres hollandais reçoivent le SMS suivant du chef de l’Etat : "Mais souriez, vous êtes tendus !" Un variante du "souriez, vous êtes filmés" ?

Depuis l’arrivée de Valls à Matignon, rien n'a changé. 
La fonction est très prenante...
"Ça continue comme avant", assure un conseiller. Un visiteur du soir tempère : "Il fait un peu plus attention, il répond moins souvent. Donc, moi, j’en envoie un peu moins." Mais c’est plus fort que lui. Le SMS a pour Hollande cette vertu transgressive dont les personnes âgées sont friandes. Celle de court-circuiter le protocole comme ses collaborateurs. Début mai, c’est lui tout seul, et par SMS, qui monte un entretien avec une journaliste du Journal du dimanche. Il lui fait le coup du "retournement économique qui arrive". Son nouveau conseiller en communication n’avait pas été appairé. A l’Elysée, on s’est fait une raison depuis longtemps : Hollande n’abandonnera pas ses SMS. Un intime : "C’est sa méthode, et il considère que c’est la bonne, puisque c’est grâce à elle qu’il est devenu président de la République."

Pour tel autre, la marotte était la serrurerie...


jeudi 17 juillet 2014

Le Foll fait un malaise en visite aux producteurs de vin de l'Aude

Maladie diplomatique du ministre de l’Agriculture face aux exploitants agricoles 

Stéphane Le Foll a écourté sa visite en raison d’un "coup de chaud"
lors d'un passage à Carcassonne jeudi pour constater les dégâts de la grêle tombée au début juillet sur les vignes de l’Aude.

Arrivé dans le Sud-Ouest sous un soleil de canicule, le ministre breton a notamment annulé les deux visites d’exploitation prévues à son programme, se limitant à une rencontre paisible avec les professionnels et les élus locaux à la Chambre d’Agriculture, puis à une conférence de presse à la cave coopérative de La Redorte, commune la plus touchée par la grêle. 
On y fait de la vinification: ça peut mettre la puce à l'oreille de certains, sauf de la presse qui filtre l'information...

Officiellement, le ministre a été retardé par un coup de fatigue à son arrivée à l’aéroport de Toulouse-Blagnac. "Ce n’est rien du tout; il a juste eu un petit coup de chaud dans l’avion" [sic], a indiqué son porte-parole.

S. Le Foll a éludé les questions des journalistes 

Quand le vin est tiré, il faut le boire.
Lors de la conférence de presse sur ces informations, le ministre socialiste s'est contenté de déclarer: "A force de tirer sur la corde..."
Arrivé en voiture de Toulouse, le porte-parole du gouvernement est reparti de l’Aude en hélicoptère à destination de Montpellier, d’où il devait redécoller pour la capitale.

A l’occasion de cette courte visite, Le Foll a rappelé l’engagement de l’Etat au côté des viticulteurs. Dès le lendemain des chutes de grêle qui ont dévasté une partie du vignoble de l’Aude et de l’Hérault le 6 juillet, le ministre avait indiqué que les services de l’Etat allaient se mobiliser par des dégrèvements fiscaux et une prise en charge de cotisations sociales, pour aider les viticulteurs touchés.

Tout porte à penser que le ministre a  un faible pour les producteurs viticoles. avait aussi laissé prévoir des mesures pour améliorer le système d’assurance récolte, car les pertes résultant de la grêle ne relèvent pas du régime des calamités agricoles et beaucoup d’exploitants ne s’assurent pas en raison du montant des primes à payer. "Il faut engager une réflexion sur une mutualisation de l’assurance-récolte pour qu’il y ait le plus possible de cotisants et que les cotisations baissent. La viticulture devrait être la profession pilote pour ce contrat socle de garantie de récolte", a précisé Le Foll jeudi.
Et les Français qui roulent sans permis, ni assurance vont-ils bénéficier d'une mutualisation de l’assurance automobile? 



mardi 15 avril 2014

Libération incite à "se droguer avec modération"

Solution de bobos pour oublier la politique socialiste qui nous opprime 

"Droguez-vous avec modération"
Sociétal avant tout !
Récidive des irresponsables au pouvoir
La Une de Libération fait la promotion de l'usage raisonné des substances illégales, jouant ainsi ce lundi un rôle de support au gouvernement qui  n'a pas renoncé à ouvrir des salles de shoot

L'association des Parents contre la drogue met en garde contre la banalisation des drogues. Son président, Serge Lebigot, est également l'auteur des livres Cannabis: ce que les parents doivent savoir  dans lequel il met en garde contre les addictions qui touchent les jeunes : alcoolisation parfois rapide, heures passées devant les écrans d'ordinateur, drogues... 
Parmi ces dernières, le cannabis est souvent présenté comme une " drogue douce " aux vertus thérapeutiques. Or il n'en est rien, souligne Serge Lebigot, qui anime une association de parents engagée de longue date dans la lutte contre ce fléau. À travers un propos très accessible, l'auteur informe les parents sur les nombreux risques encourus par les jeunes, notamment au plan sanitaire. Nourri d'une véritable expérience de terrain et des drames, il explique comment se comporter face à un adolescent qui consomme du cannabis, mais ne pas le braquer et poursuivre le dialogue. 

Qui oserait prétendre que l'opinion ne se montre pas irritée par le laxisme en ce domaine? 
Dans les débats des municipales et lors des dernières élections, les électeurs ont exprimé leur désaveu de l'insécurité. Apolitique, l'association a alerté, tant Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, que Marisol Touraine, alors ministre de la Santé, sur la folie et l'incohérence de s'acharner à vouloir ouvrir une salle de shoot à Paris, avant sa généralisation en France. Elle n'a pas été écoutée, alors que l'exécutif clame sa volonté d'écoute et de concertation. 
La Mairie socialiste de Paris s'est portée volontaire, poussant le projet "à la hussarde". "Notre association a dû batailler ferme et n'est pas peu fière d'avoir contribué à faire triompher le droit républicain et à faire chuter ce projet."

Le gouvernement a-t-il renoncé à poursuivre sa politique de dépénalisation de toutes les drogues?

Deux informations, l'une passée inaperçue, l'autre encore non rendue publique, font craindre hélas le contraire et la duplicité du nouveau premier ministre.

Que la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDCA, ancienne MILDT, Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et la toxicomanie ) place sur le même pied d'égalité la dépendance au crack (cocaïne) et à l'héroïne et celle aux jeux vidéo, pourquoi pas à l'addiction au café ou au chocolat, en dit long sur la volonté de banalisation.
Dans la plus grande discrétion, Ayrault a signé un décret -pourtant passé au Journal officiel- pour changer le rôle de l'ex-MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie). Juste avant de se faire virer, le sombre Ayrault lui a  fait changer de nom pour devenir la MILDCA, Mission interministérielle de la lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Or, il ne s'agit pas d'une modification anodine et bénigne de terminologie. Derrière la modification du nom de cet organisme et derrière la révision du périmètre de ses attributions, il faut voir en réalité une modification profonde de l'approche de la lutte contre la drogueLe prosélytisme dont continuent de faire preuve certains cercles du pouvoir en faveur de la dépénalisation des drogues, à commencer par le cannabis, prouve aussi qu'au sommet de l'État on ne renonce pas aux salles de shoot.

Les groupes de pression sont en train de gagner la partie

La lutte contre la drogue est désormais réduite au niveau de n'importe quelle forme d'addiction, comme le jeu. 
Bien qu'il soit indéniable que la drogue est la plus destructrice des addictions, la MILDCA nie les terribles risques qu'elle crée par ses amalgames et banalisations, alors que sa mission est au contraire de les prévenir et de les combattre. Cette réorientation, en particulier sur "l'addiction aux jeux vidéo" écrite en toutes lettres dans sa nouvelle lettre de mission (addiction qu'au demeurant, le 1er mars 2012, l'Académie nationale de médecine a relativisée) est préoccupante pour tous les acteurs de la lutte contre le fléau de la drogue.

Le gouvernement renonce à jouer pas son rôle de protection sanitaire
Le tournant qu'il autorise trouve son origine dans le prosélytisme dont continuent de faire preuve certains cercles du pouvoir en faveur de la dépénalisation des drogues, à commencer par le cannabis.

Le recours de l'association des Parents contre la drogue n'a pas découragé le gouvernement  Puisqu'il ne peut ouvrir des salles de shoot par décret, il va le faire par la loi. Le projet de Marisol Touraine est d'écrire en toutes lettres cette "légalisation" dans un nouvel article L. 3121-1 au Code de la santé publique. C'est ce projet qui figure actuellement dans un avant-projet de loi dite "santé publique" (sic) qui est prévu d'être examiné quand les Français seront sur les routes des vacances, le 16 juillet prochain au Conseil des ministres, dans la torpeur de l'été. 
Au premier ministre, ancien premier flic de France, il est demandé de se positionner en retirant ce texte. La lutte contre la drogue doit être décrétée grande cause nationale.