POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Emelien I. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Emelien I. Afficher tous les articles

dimanche 15 septembre 2019

“T’es con ou quoi?” lance Brigitte à Macron

Les mots doux de Mamie au gamin


Ce que Gala appelle "un couple explosif": c'est moderne et pas du tout vulgaire...

Des journalistes "libres et indépendants", mais néanmoins proches du couple Macron, témoignent de la "grande franchise" (un peu trash) de cette "première dame", Brigitte, - classe, élégante et lumineuse -  qui se révèle plutôt brut de décoffrage avec son mari. "Elle ne mâche vraiment pas ses mots," commente un Gala, complice et attendri.
Un documentaire  prochainement diffusé sur BFMTV, fera pénétrer dans leur intimité ceux et celles qui s'en sentent le coeur. On imagine toutefois qu'il est interdit aux moins de sept ans...


Ce mardi 16 septembre, BFMTV diffusera à 21h le documentaire Brigitte, l’influente dans lequel de nombreux témoignages assurent les Français de  la "grande franchise de Brigitte Macron envers son mari". Comme on le découvre dans un extrait dévoilé sur les réseaux sociaux, celle qui a été assez logiquement mêlée (si elle a l'influence réelle qu'elle revendique) aux critiques du président Bolsonaro n'a pas du tout apprécié qu'en 2018, sous les micros et caméras, Emmanuel Macron ait lâché en pleine figure à un jeune homme qui recherchait un emploi: "Je traverse la rue et je vous en trouve du travail. Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler" .


Consciente de ce que ce propos de son mari a d'humiliant,
elle lui a passé "un petit savon". "T'es complètement con. Pourquoi t'as dit ça ?" lui aurait-elle balancé, façon Sibeth Ndiaye, d'après Bruno Jeudy, rédacteur-en-chef à Paris Match, journaliste qui a son rond de serviette sur France24 et BFM TV, ainsi qu'à C dans l’air sur France 5, l’émission politique d’Yves Calvi, produite par Lagardère Active, également propriétaire de... Paris Match.. La journaliste, Nathalie Schuck, confirme la colère de Brigitte Macron. "Elle a détesté toutes les petites phrases, que ce soit celle sur 'traverser la rue pour trouver du boulot', celle sur les fainéants ou sur les gens qui ne sont rien
", a-t-elle révélé, omettant notamment les "salariées illettrés" ou les deux grévistes cégétistes qui ont pris dans les dents sa réplique cinglante : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre Tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler." Et celle qui l'a entraîné à prononcer ses discours sur le ton des homélies à l'église Saint-Sulpice de conclure, "Elle lui a dit "Tu es en train de foutre en l'air ton quinquennat, arrête tes conneries"."


Toutes ces révélations ont été confirmées par Jacques Attali, un proche du couple, comme de tous les présidents de gauche qu'il a servi (Mitterrand, comme Hollande) qui concède : "Elle lui parle extrêmement franchement et n'a pas de retenue". 
BFMTV
@BFMTV
"Elle n'a pas de retenue, elle lui parle extrêmement franchement".
Comment Brigitte Macron s'adresse au Président et l'influence
"Brigitte Macron, l'influente", un document @BFMTV à découvrir ce lundi à 21h dans Ligne Rouge


"Derrière chaque grand homme, se cache une femme...": 
c'est Gala qui écrit ça 

Et Gala de citer pêle-mêle Bernadette Chirac, Cécilia Sarkozy, omettant toutefois Julie Gayet ou Yvonne de Gaulle, pour ne pas mélanger davantage les torchons et les serviettes... 

La vie politique française regorge d'exemples et, à cet égard, comme la plupart, le "monde nouveau" de Macron ne rompt pas avec le plus grand nombre. Depuis son arrivée à l'Elysée dans les bagages du président élu, Brigitte Macron s'est imposée discrètement comme intrigante sous l'apparence d'une partenaire essentielle auprès de son mari. Lors du G7 de Biarritz, hôtesse attentive des  premières dames - quant à elles reconnues par leurs institutions respectives - , proche de ministres comme Jean-Michel Blanquer ou Marlène Schiappa, mais aussi de Michèle Marchand, photo ci-dessous, la conseillère au passé sulfureux, la nature de son influence intrigue et inquiète. 

Résultat de recherche d'images pour "Michèle Marchand"Le journaliste Marc Endeweld - un Amiénois, comme Brigitte et Emmanuel Macron - a mené l'enquête sur ce couple de pouvoir. Le 13 novembre 2015, Marianne , dont il est l'un des collaborateurs (comme il le fut pour le magazine gay Têtu), y consacre sa Une : "Moi président. Emmanuel Macron, le livre enquête qui révèle les secrets d'une ambition."

A la fin du G7 à Biarritz, Donald Trump a tenu à remercier Brigitte Macron. Une courtoisie de rigueur à l'égard d'une hôtesse auprès des invités de son mari. Aussi discrète qu'indispensable à son mari, Brigitte Macron est un atout pour son président de mari, assure Gala, en dépit de la risée internationale suscitée par leur différence d'âges et les interprétations sexuelles désobligeantes attachées à ce type de relation inhabituelle. 

"L'ancienne prof de Français est connue pour son sens de l'humour et son caractère bien trempé," poursuit Gala...
On l'a encore vu avec les réactions de Jair Bolsonaro aux attaques de son mari, commente cette presse caniveau. Elle a répliqué, alimentant ainsi la polémique suscitée par les agressions verbales du président en mal de stature internationale, à l'heure du G7 de Biarritz qui devait être dédié aux femmes, mais qu'il a détourné au profit des changements climatiques, laissant aux associations la défense des femmes victimes de violences conjugales. La féministe Brigitte l'a-t-elle alors traité de "c*n"?... 

Si forte qu'elle soit, la battante a mal perçu les  railleries sur son âge ou encore son physique, ce qui se conçoit, mais appelle aussi à une prise de conscience de ses allures pathétiques de midinette qui refuse les outrages du temps bien naturels à 66 ans.  Brigitte Macron n'a toutefois pas eu à forcer la nature pour faire le  faire le dos rond. L'effet tête dans les épaules (à épaulettes !) est certes accentué par sa touffe d'extensions capillaires qui ne réussit à cacher ni les cicatrices laissées par ses liftings successifs, ni sa vilaine peau tavelée, mais il faudrait aussi pointer ses facettes dentaires. 

"Parfaite stratégie" que de passer à l'offensive", estime Gala, prenant ses lecteurs pour des pommes : "pour éviter toutes sorties qui pourraient faire du tort son époux", assure ce cireur de pompes à hauts talons qui lui font des jambes décharnées de sauterelle. 
Après avoir "choisi la discrétion médiatique", selon le même canard de hall de gare, elle n'abuse jamais de l'exposition dont elle bénéficie, continue la revue de presse people éditée par Prisma Media, détenu par le groupe allemand Gruner.

Bribri joue un rôle essentiel dans les coulisses de l'Elysée.
Sans limites, Gala titre "son entourage la considère comme une 'icône'"
Une omniprésence et une influence qui a rebuté Ismaël Emelien, l'un des très proches conseillers d'Emmanuel Macron, et isolé le président. Ses relations extrêmement tendues avec Brigitte Macron sont révélées dans "Le Grand Manipulateur", de Marc Endeweld, qui a longuement enquêté sur l’ascension de Macron, et qui accorde plusieurs lignes à l'épouse du président, sous-entendant qu'à l'Elysée, Brigitte n'a pas que des amis, notamment parmi les "Mormons" (le surnom que se sont donnés les conseillers du président). D'où l'objectif d'écarter à son tour celle qu'ils trouvent envahissante et constitue un barrage entre eux et le président... Leur méthode ne semble toujours pas efficace auprès du quadra sous influence depuis ses années lycée de  "la vieille", comme ils la surnomme entre eux, partageant donc au final l'avis de Bolsonaro....

Une anecdote "savoureuse" sur l'influence de Brigitte Macron ?
"A l'Elysée, la répartition des bureaux symbolise les divers jeux d'influence autour du président (...) Et, présenté un peu rapidement par la presse comme le 'directeur de campagne',  Jean-Marie Girier, fera les frais de la puissance de la première dame l'épouse, qui l'éjecte du dispositif dès les premières semaines. Son tort ? Il n'avait pas alloué suffisamment de place à Brigitte Macron et à ses équipes dans la première répartition des bureaux", explique le journaliste. Puis de poursuivre : "Au pouvoir, la vigilance de Brigitte Macron se trouve démultipliée". 
Gérard Collomb, ancien ministre de l'Intérieur, enfonce le clou, expliquant à BFMTV : "On voyait que le point de vue d'Emmanuel pouvait évoluer entre deux rendez-vous et on se disait que Brigitte était passée par là"... Preuve que le gamin est sous l'emprise de son ancienne maîtresse d'école : cette situation de domination est-elle compatible avec l'exercice du pouvoir confié par le peuple à un seul des membres de ce couple ?
Brigitte fait clairement le vide autour de Manu.
L'exercice du pouvoir s'en trouvera-t-il mieux d'ici la fin de l'Acte 2 de son quinquennat? 
Ce qui filtre des relations du couple permet d'en douter gravement.

vendredi 9 août 2019

Expulsion d'un squat latino : il migre devant une mairie aux portes de Paris

Sur le parvis de la mairie de Saint-Ouen, parce qu'ils aiment la France et l'opposition communiste  (1945-2014) au maire centriste?

Colombiens, Péruviens, Boliviens, Vénézuéliens, Cubains, ont-ils des liens avec la France ?

Résultat de recherche d'images pour "squat Bauer"
Les associations et collectifs d'aide aux clandestins sont entrés en campagne des municipales
Expulsée fin juillet d'un campement clandestin, une centaine de Latino-Américains campe depuis plus d'une semaine devant la mairie de Saint-Ouen, au Nord de Paris, avec le soutien d'associations qui dénoncent l'inaction des autorités. 

Mère isolée de tout juste 40 ans, en charge de cinq enfants et de deux petits-enfants, Chanel se rappelle comment la communauté s'est constituée au fil des neuf derniers mois dans cet entrepôt désaffecté, propriété de la ville désormais UDI de 50.000 habitants en Seine-Saint-Denis.

Résultat de recherche d'images pour "squat Bauer"
"Le squat Bauer... C'était 'chez nous' ", estime Chanel Marté Castillo, une Dominicaine de 40 ans. "Quand on est arrivés, on a commencé à nettoyer, à construire. Petit à petit, d'autres familles arrivaient, on cherchait une place. On a fini à 150 personnes (...) On peut pas laisser les gens dehors, même si nous on est dehors aussi". 
Le 30 juillet, en application d'une décision de justice début mai dernier, à la requête de la mairie de centre droit, les locaux et ses occupants ont été évacués, pour des raisons sanitaires.

Depuis, 130 personnes, dont 40 enfants et plusieurs femmes enceintes, déploient chaque soir des dizaines de tentes qu'ils devront replier à 6h00 avant l'arrivée de la police, mais avec l'aide des militants associatifs, notamment DAL (Droit au Logement) qui refait parler d'elle à chaque approche d'élections depuis 1986, sous la direction de 'Babar' (Jean-Baptiste Eyraud), fils du comédien Marc Eyraud et de Marianne Astruc, sœur du cinéaste Alexandre, et ancien militant maoïste, ayant fait partie de la Gauche prolétarienne (des partisans antifascistes "trahis" en 1944 par Maurice Thorez, secrétaire général de PCF de 1930 à 1964.)... En novembre 2015, il était aux côtés de Noël Mamère et du révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot (NPA) à l'initiative de l'Appel des 58 : "Nous manifesterons pendant l'état d'urgence".

Sous un barnum, la cantine ravitaillée quotidiennement par les "riverains", des militants de la gauche radicale : des cartons de nourriture, un réchaud sur lequel deux femmes font griller des saucisses. Plus loin, des sacs de vêtements, des canapés, des matelas sur lesquels plusieurs hommes font la sieste et des jouets d'enfants, une valeur sûre en termes de compassion médiatique.

Une action politique de l'extrême gauche lancée à la reconquête de la mairie

"La CGT nous a proposé d'accéder à leurs toilettes; il y a Emmaüs pour la douche", commente Chanel. 

"Il y a des Péruviens, des Boliviens, des Dominicains, des Cubains,
des gens qui ont l'asile politique, d'autres sans papiers", admet sans difficulté Yamile Millan. Arrivée en France il y a un an et demi, sans papiers, elle fait "des ménages" au noir, comme beaucoup d'autres, singulièrement dans le bâtiment.
"Je n'avais jamais vécu dans la rue", confie encore Chanel qui, décidément, est une meneuse. "Nous réclamons le droit à un logement digne" : une revendication clairement soufflée par une asso ou une autre.

"Dans nos pays, ça n'aurait aucun résultat de lutter de cette façon, mais ici, si", affirme Mauricio Gomez, le "pasteur" de la communauté. "On sait bien que nous sommes des immigrés (...) Le maire ne nous connaît peut-être pas, il ne sait pas qui nous sommes, mais on aimerait qu'il nous rencontre", dit-il. Ainsi la cible politique est-elle clairement désignée...

La municipalité estime qu'il ne lui appartient pas de prendre en charge ces "squatteurs". 
"En aucun cas, le maire et sa majorité municipale ne peuvent être tenus pour responsables de la situation", souligne la ville dans un communiqué.

L'association DAL a "installé illégalement des personnes dans ce bâtiment municipal dont tout le monde connaissait la destinée". Une école doit y voir le jour en 2022. "Si des solutions doivent être trouvées pour ces personnes, il appartient exclusivement à l'Etat d'y pourvoir", précise la ville. 

Resté neutre lors de l'élection présidentielle de 2017, à la différence de Stéphane Gatignon, passé du rouge au vert et maire  UDEalliée à LREM en 2020) de Sevran, tandis que Marie-George Buffet (PCF) votait Mélenchon (LFI), quand le député-maire UDI de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, votait Fillon, William Delannoy,  54 ans, le maire UDI de Saint-Ouen, juge qu'il doit "apporter des solutions de relogement prioritairement aux Audoniens qui ne comprendraient pas, après des années d'attente, de voir le maire attribuer des logements à des Colombiens".

"En quoi ces 'Colombiens' ne sont-ils pas des habitants de la ville ?" s'indigne La France Insoumise dans un communiqué. "Le maire va-t-il désormais trier ses concitoyens par origine ?", polémique l'extrême gauche populiste.
Pas question de retourner là-bas, lui fait écho Chanel : "Le squat est surveillé; il y a les flics. On nous a dit qu'on n'allait jamais le récupérer".

"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non", s'énerve Aliénor Turpin, une "bénévole" audonienne, mais pas que. Elle est aussi représentante des parents d'élèves FCPE qui, en octobre 2018, soutint la grève des agents d'entretien et de restauration des écoles de la ville de Saint-Ouen contre la Mairie, dénonçant un projet d'externalisation partielle du ménage dans certaines écoles.  
"Il n'y a pas d'interlocuteur, pas de solution, la préfecture, la mairie, tout le monde se renvoie la balle," gronde-t-elle maintenant, avec le soutien du député LFI, Eric Coquerel, au collectif 'Saint-Ouen se rebiffe'. Elle était déjà dans les actions menées contre le maire lors de trois manifestations (école d'ingénieurs Supmeca coupée en deux - dommage collatéral de l'installation de bâtiments du campus des JO., sa résidence étudiante et son réfectoire seront détruits -, parents d’élèves contre la nouvelle sectorisation, défenseurs des jardins de Guinot)…"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non," gronde A. Turpin, selon Le Figaro dont les journalistes d'investigation nous disent pareillement, sans plus de recherches qu'elle est une simple "bénévole"... Selon ces professionnels à bac +5, "tous [sont d'ailleurs] originaires d’Amérique du Sud" :  sans doute les Dominicains ou les Cubains ?

La préfecture précise que "29 familles avec enfants se sont vu proposer des nuitées hôtelières, en attente d'une solution plus pérenne. Pour les autres, on rentre dans le cadre du 115 habituel", le numéro d'urgence sociale, saturé. 

Proche d'Ismaël Emelien, qui fut conseiller spécial de Macron à l'Elysée, mais démissionnaire après avoir été mis en cause dans l'affaire Benalla, et qui fit partie de l'équipe de Havas chargée de la communication de Nicolás Maduro, président du Venezuela (président à la suite de la mort de son mentor, Hugo Chávez en mars 2013), Julien Denormandie, 39 ans, un agronome ministre chargé de la Ville et du Logement depuis octobre 2018, n'a plus qu'à... C'est le 115 !

mercredi 3 avril 2019

Les détracteurs de Ndiaye disent des "conneries", accuse l'Edouard Philippe

"Bullshit": Philippe répond à la polémique sur une phrase controversée de Ndiaye
La porte-parole du gouvernement Sibeth NDiaye chuchote avec le premier ministre Edouard Philippe, le 2 avril à l'Assemblée  

"Bullshit": Philippe fait son Trump, en sombrant dans la vulgarité 


Répondant à la polémique sur des propos déplacés de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, Edouard Philippe a eu recours à un américanisme nauséabond dans la bouche de quiconque veille à ne pas sentir aussi mauvais des deux bouts. Prenant mardi la défense de la promue sénégalo-française, il a qualifié de "bullshit" ('conneries', pour ses concitoyens de culture française) les critiques visant la conseillère de l'Elysée, auteure d'un SMS ("Yes, la meuf, elle est dead") confirmant à la presse la disparition de Simone Veil, mais qui n'a pas retenu Macron de l'élever au rang de ministre : son vivier de  talents est clairement asséché... 
D'autant que cet écart de langage est une récidive. En 2017, c'est d'une faute morale dont elle s'était rendue coupable. Elle avait affirmé être prête à "mentir" pour protéger le président de la République. Un lien fusionnel à la vie à la mort qui interpelle les républicains. 
 
A Matignon, l'auteur de roman se croit dans une série télévisée américaine
Résultat de recherche d'images pour "ndiaye meuf"
"Dans ce gouvernement, personne ne veut dire autre chose que les faits et ce que nous voulons faire. Tout le reste, si vous me permettez, c'est du 'bullshit' ", a lâché le premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, auxquelles assistait pour la première fois S. Ndiaye.
Dans un propos rapporté par l'hebdomadaire L'Express en juillet 2017, celle-ci avait dit: "J'assume parfaitement de mentir pour protéger le président". Une phrase "tronquée" et "sortie de son contexte", a raconté lundi la remplaçante de Benjamin Griveaux, confrontée à cette déclaration embarrassante. Avec lui, on croyait avoir touché le fond, mais la compétition reste rude et il faut compter avec cette buse de Buzyn et ce malandrin de Castaner.
Image associée
"Je vous connais trop bien pour savoir que vous n'acceptez pas les simplifications et les polémiques misérables", a commenté l'Edouard, sarcastique, en réponse à la députée Les Républicains de Haute-Savoie Virginie Duby-Muller, et en allusion à l'emploi du mot "bullshit" par Laurent Wauquiez qui l'avait utilisé, non pas dans l'hémicycle mais lors d'un cours en 2018 devant des étudiants. L'Edouard ne fait donc pas le distinguo avec ses néophytes de l'Assemblée. 

Virginie Duby-Muller venait de dénoncer les "mensonges revendiqués" de l'exécutif mais aussi aux "trucages d'image"
Image associéeen référence à un épisode de l'affaire Benalla impliquant l'un des principaux conseillers d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, qui a  récemment démissionné de l'Elysée pour assurer la promotion d'un livre dérangeant pour les petits marquis de la cour de Jupiter.
Emelien est mis en cause depuis qu'Alexandre Benalla, l'ex-chargé de mission du président, a affirmé aux enquêteurs lui avoir transmis des vidéos, obtenues illégalement auprès de la police, afin de le disculper dans le déroulé des violences du 1er-Mai 2018. Ce même conseiller spécial de Macron est maintenant soupçonné d'avoir couvert le montage de la vidéo truquée qui visait à disculper Benalla, autre intime du couple Macron. Lien PaSiDupes : "Affaire Benalla: l'Elysée a fait relayer un montage trompeur à partir d'images obtenues illégalement "
Image associée
Sur BFM TV lundi, Emelien a assuré qu'il "ne savait pas" que la vidéo comprenait des images hors contexte. Interrogé vendredi sur France 5 sur la diffusion de ces vidéos via des comptes twitter anonymes, il a répondu : "Sur twitter c'est un peu la règle".

Or, l'Edouard  a occulté cette affaire dans sa réponse mardi.
Sur Twitter, plusieurs élus LR ont fustigé la nouvelle porte-parole "rough and ready" (brut de décoffrage) pour avoir "mâchouillé négligemment son chewing-gum" dans l'hémicycle. 
"Le manque de respect pour les institutions de la République est devenu physique pour les militants de la macronie", a notamment raillé Raphaël Schellenberger. 
Son collègue Pierre-Henri Dumont (Pas-de-Calais) a estimé qu'elle n'a "pas plus de respect pour les députés et les institutions que pour Simone Veil", quelques heures après sa mort.

samedi 30 mars 2019

Affaire Benalla: l'Elysée a fait relayer un montage trompeur à partir d'images obtenues illégalement

Fake news d'Ismaël Emelien, conseiller très spécial de Macron

Un mensonge d'Etat qui ne pèse pas sur les sondages de confiance en Macron...


Ismaël Emelien, est au coeur de l'affaire Benalla, 

ici, au Palais de l'Elysée, le 17 janvier 2018
Le chargé de communication de l'Elysée Ismaël Emelien s'est invité dans l'affaire Benalla pour avoir tenté d'accabler le manifestant violenté par Alexandre Benalla en le faisant passer pour un individu lui-même violent, à partir d'images policières obtenues illégalement. Un parfait  tableau de la moralité macronienne. 

La majorité présidentielle n'a pas hésité à dénoncer une instrumentalisation médiatique derrière l'affaire Benalla, tant que de nouveaux éléments n'ont pas été révélés par une enquête du Monde, publiée le 29 mars, semblant prouver que si instrumentalisation il y a eu, celle-ci serait tout au contraire le fait de l'Elysée. 
La vidéo truquée par ce proche conseiller d'Emmanuel Macron à l'Elysée, Ismaël Emelien, – de mai 2017 à mars 2019 – ,  mêle à d'autres des images du 1er mai 2018  place de la Contrescarpe, récupérées illégalement auprès de la préfecture, montrant notamment un jeune couple lancer des projectiles sur les policiers, quelques instants avant l'intervention d'Alexandre Benalla.









Une vidéo digne des faux circulant sur internet

Le montage vidéo réalisé par Ismaël Emelien fait appel à des images d'une autre scène, montrant cette fois-ci un autre homme, poursuivant un policier avec une chaise. L'objectif présumé du manipulateur de l'opinion hébergé à l'Elysée visait à minimiser les violences physiques d'Alexandre Benalla et à discréditer les victimes.
LREM a beau nier mener des opérations anonymes sur la toile, un "employé" du mouvement aurait diffusé des images de vidéosurveillance - obtenues illégalement - sur un compte Twitter, un compte anonyme...

Ismaël Emelien a les mains blanches : il a transféré la vidéo à Pierre Le Texier, responsable du pôle e-influence d'En Marche, pour diffusion et propagation de ce montage. 
Le journal Le Monde a révélé le 8 mars que les enquêteurs de la police des polices, l'IGPN, a réussi à identifier l'internaute caché derrière le compte Twitter FrenchPolitic, responsable le 19 juillet dernier de la diffusion d'images de vidéosurveillance de la Préfecture de police de Paris, alors dirigée par Michel Delpuech, limogé depuis. Pierre Le Texier, l'individu en question, est un salarié de La République en marche (LREM) que les enquêteurs soupçonnent d'avoir agi sur ordre d'Ismaël Emelien, alors secrétaire adjoint de l'Elysée, lui-même démissionnaire depuis. Pierre Le Texier, communiquant proche d’Ismaël Emelien, a raconté aux enquêteurs comment il a obtenu les images et les a diffusées, sur demande de ce dernier.
Lorsque, le mercredi 18 juillet 2018, le journal du soir des hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse révèle que le conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, a participé activement à des violences sur la place de la Contrescarpe, le 1er mai 2018, "un vent de panique saisit l'Elysée" et Ismaël Emelien prend l'initiative de lancer la contre-offensive : annoncer qu'Alexandre Benalla a reçu une première sanction au mois de mai 2018. 
L'intox consistait à déclarer que le protégé de Macron ne faisait que "réagir en réponse à des violences". Le 19 juillet, Ismaël Emelien veut lancer la bataille médiatique par les réseaux sociaux en récupérant les fameuses vidéos. Le conseiller spécial de Macron demande au communiquant Pierre Le Texier d'utiliser des comptes anonymes pour amorcer cette bataille.

C'est Alexandre Benalla lui-même qui fournira ces images, des images obtenues illégalement auprès de la préfecture. Toujours d'après Le Monde, à la police, Ismaël Emelien assurera qu'il "ignorait leur provenance et donc leur caractère illégal"...
Maître d'oeuvre, Ismaël Emelien va également transmettre à Pierre Le Texier des images mélangeant les événements du 1er mai, place de la Contrescarpe et une du même jour, visiblement plus tard dans la journée, montrant un inconnu poursuivre un policier, chaise à la main. L'intention maligne était de créer la confusion en attribuant au jeune manifestant un comportement agressif et dangereux qui aurait justifié l'intervention violente d'Alexandre Benalla et de son binôme, Vincent Crase. La vérité, c'est que l'étudiant accablé par les images manipulées est la véritable victime agressée par Alexandre Benalla le 1er mai et qu'il n'est pas "l'homme à la chaise" de la deuxième vidéo.

Le second couteau d'Emelien affirme sur Twitter : "C’était un individu violent sciemment venu place de la Contrescarpe pour casser du flic"

Sur les réseaux, anonymement, Pierre Le Texier choisit d’ajouter une légende pour discréditer le manifestant interpellé brutalement par Alexandre Benalla et d'excuser le comportement du favori de l'Elysée: 
Les sbires de Macron diffament.
"OK, même si ce n’était pas à #Alexandre Benalla de le faire,
ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tout rapport. C’était un individu violent qui était sciemment venu place de la contre-escarpe pour casser du flic." 
Le 19 juillet 2018, le compte anonyme '@frenchpolitic' met en ligne ce montage video. 
Le journaliste Samuel Laurent précise même que l'Elysée a ensuite diffusé l'adresse du compte à des journalistes. "Libres et indépendants", mais pas téméraires, ils ont craint la courroux de Jupiter...
Pierre Le Texier utilise ensuite un deuxième compte anonyme, dans la journée du 19 juillet, pour diffuser le montage. Quelques heures plus tard, Ismaël Emelien demandera à Pierre Le Texier de supprimer le premier tweet avec les légendes...

Ismaël Emelien a été interrogé par C à vous sur France 5, le 28 mars à ses turpitudes connues
Alors qu'il pensait faire tranquillement la promotion de son livre sur le progressisme en toute quiétude, l'individu, visiblement agacé, a tout d'abord justifié l'utilisation de comptes anonymes pour propager des vidéos truquées, affirmant que, sur Twitter, c'est "un peu la règle". 

Sur la question de la propagation d'un montage vidéo mensonger, puisque mettant à la suite l'une de l'autre deux vidéos qui n'avaient de commune que la date, Ismaël Emelien a répondu qu'il ne savait pas si celle-ci était... mensongère. "Pour moi, elle ne l'était pas", a-t-il justifié, en ajoutant, avec mépris, qu'il n'avait rien à ajouter.

"En même temps", ironie du sort,  le 18 janvier dernier, lors d'une visite surprise à Souillac devant des maires pour le second épisode du grand débat national, le président de la République lui-même dénonçait l'anonymat sur Internetappelant sans vergogne à des mesures devant permettre sa disparition progressive. Il estimait alors qu'il s'agissait d'un "processus où on sait distinguer le vrai du faux et où on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent les choses"... 

La République morale n'est pas en marche...

mardi 12 mars 2019

LREM nie mener des opérations anonymes sur la toile

Un salarié de LREM se cache-t-il sous pseudo derrière la diffusion d'images de vidéosurveillance ?

Un employé du parti présidentiel aurait diffusé sur Twitter des images de vidéosurveillance obtenues illégalement
 pour minimiser les violences commises par Alexandre Benalla

Quelques "trolls" du candidat Macron,
manipulateurs de l'opinion sous la houlette de Mahjoubi
(ci-dessus, à l'extrême droite)

LREM nie mener des opérations anonymes sur la toile.
Le journal Le Monde a révélé le 8 mars que les enquêteurs de la police des polices, l'IGPN, avaient réussi à identifier l'internaute caché derrière le compte Twitter FrenchPolitic, responsable le 19 juillet dernier de la diffusion d'images de vidéosurveillance de la Préfecture de police de Paris obtenues dans l'illégalité.
 
Pierre Le Texier, l'individu en question, est salarié par les parti du président, La République en marche (LREM). Ce pseudo-internaute d'un genre très spécial est passé par une agence dédiée à la communication d’influence, Albera Conseil à Paris, et par la Mairie de Paris.

D'après les enquêteurs, il aurait agi sur demande d'Ismaël Emelien, ci-dessous), alors secrétaire adjoint de l'Elysée, éclaboussé par l'affaire Benalla à l'été 2018 et démissionnaire depuis, officiellement pour écrire un bouquin...


Dans le commentaire  éclairé (!) accompagnant la vidéo diffusée sur le compte anonyme, on pouvait  lire cette opinion personnelle, aussitôt reprise en "meute" : "OK, même si c’était pas à [Alexandre Benalla] de le faire, ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tout rapport. C’était un individu violent qui était venu sciemment place de la Contrescarpe pour "casser du flic". Des images montraient des instantanés du couple violenté par Alexandre Benalla le 1er mai 2018, jetant un cendrier et une carafe d'eau sur les forces de l'ordre.

Dans les heures qui ont suivi, quelqu'un a fait disparaître cette vidéo, censée minimiser, en la justifiant, l'agression du chargé de mission de l'Elysée,  Benalla. 
Selon Le Monde, ce serait encore sur demande du secrétaire adjoint de l'Elysée. 
Le compte Twitter FrenchPolitic a lui aussi été supprimé peu de temps après.

C'est Ismaël Emelien soi-même qui aurait révélé aux enquêteurs le 16 janvier 
Résultat de recherche d'images pour "trolling"
l’identité de la personne derrière le compte Twitter, toujours d'après le quotidien du soir. 
Il aurait en outre reconnu avoir transmis la vidéo incriminée, reçue d'Alexandre Benalla qui la tenait lui-même de policiers, à Pierre Le Texier. 
Ce dernier affirme de son côté qu'il ne savait pas que ces images avaient été obtenues illégalement et qu'Ismaël Emelien lui a finalement demandé "deux ou trois heures plus tard" de supprimer son tweet. "Il ne me donne aucune explication et je ne lui en demande pas", précise-t-il aux enquêteurs lors de son audition. 

L'employé de LREM avoue par ailleurs avoir utilisé un compte anonyme pour ne pas être identifié par les journalistes. 
"Je ne voulais pas que les journalistes fassent le lien avec moi et qu’ils me demandent pourquoi nous défendions monsieur Benalla", explique-t-il.

"Armée de trolls" macroniens ?

Résultat de recherche d'images pour "trolling"
Pourtant, comme l'écrit Marianne, "voilà près de deux ans que La République en marche dément [...] participer à des opérations de riposte clandestine sur les réseaux sociaux".
Et le magazine d'ajouter : "Depuis l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, de nombreuses offensives sont menées sur les réseaux sociaux par des comptes anonymes, dont le lien avec le parti présidentiel est difficile à éclaircir. 

En août dernier, Marianne a enquêté sur cette "armée de trolls" macroniens, frisant parfois le harcèlement en ligne, et notamment le compte Twitter Team Macron, particulièrement virulent à l'égard d'opposants et de journalistes."


vendredi 8 mars 2019

Affaire Benalla : Emelien, entendu par l'IGPN sur sa responsabilité de conseiller de Macron

Mis en cause dans l'affaire Benalla, l'ancien conseiller de  Macron sera-t-il blanchi ?

Ce conseiller spécial du président est directement mis en cause

Résultat de recherche d'images pour "stanislas guerini Emelien"

Benalla a en effet affirmé aux enquêteurs avoir transmis à Emelien des images de vidéosurveillance, obtenues illégalement auprès de la police, et destinées à  disculper Benalla et son comparse Vincent Crase des violences perpétrées le 1er-Mai: une entrave à l'enquête.

Le 16 janvier, lorsque l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) l'a entendu du fait de sa mise en cause dans l'affaire Benalla, Ismaël Emelien a avoué avoir transmis ces vidéos à un salarié de la République en marche chargé du numérique qui les a mises en ligne, avant qu'il ne soit poussé à la démission  de son poste de confiance comme conseiller spécial d'Emmanuel Macron, au début du mois de février, expliquant vouloir se consacrer à des ...projets personnels, l'écriture d'un livre sur le progressisme.

Lors de cette audition qui a duré "un peu moins de trois heures", "j'ai apporté toutes les réponses qui m'ont été demandées", a assuré l'ancien stratège du président de la République.

En 2007, le père d'Ismaël Emelien, Jean-Pascal Emelien, a créé une entreprise, Watt & Home, société de vente et d'installation de panneaux solaires, avec Stanislas Guerini que Macron a fait délégué général de La République en marche, le parti du président.

Vers une mise en examen pour recel ?

Montrant les violences de l'arrestation de deux manifestants sur la place de la Contrescarpe sous un angle qui lui est plus favorable, ces images sont parvenues illégalement à Alexandre Benalla. 

Le garde très spécial du corps a ensuite reconnu avoir remis une copie de la vidéosurveillance - tout aussi illégalement - à "un conseiller communication" de l'Elysée. D'après Mediapart, le bornage téléphonique laisse penser qu'il s'agirait d'Ismaël Emelien.

Si l'enquête le confirme, l'ancien conseiller spécial d'Emmanuel Macron pourrait être mis en examen – comme c'est déjà le cas d'Alexandre Benalla – pour "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection" et "recel de violation du secret professionnel". Des faits punis d'un maximum de cinq ans d'emprisonnement et de 375.000 euros d'amende.
Selon les procès-verbaux consultés par Le Monde, le conseiller spécial de Macron n'avait pas eu conscience du caractère illégal de ces images, d'après ce qu'il n'a pas hésité à assurer.

Emelien a déclaré avoir voulu "assurer la défense de l'Elysée" 

A la mi-janvier, Emelien jugeait Macron menacé.
"Il ne s'agissait pas d'assurer la défense personnelle de M. Benalla, mais celle de l'Elysée et du président de la République, qui étaient pris à partie dans cette crise", a-t-il expliqué aux enquêteurs, selon le quotidien Le Monde.

Quelques semaines après cette audition, ce trentenaire très secret, membre de la garde rapprochée du Président, avait prétexté que sa démission lui était imposée par l'interdiction du  chef de l'Etat à ses conseillers de publier pendant qu'ils sont en poste à l'Elysée. Alors que la promotion du bouquin était prête pour son lancement, la publication reste en attente...


Mediapart affirme en revanche que, dans des enregistrements publiés, Alexandre Benalla affirme être soutenu par "le président, Madame [Brigitte Macron], Ismaël, qui me conseille sur les médias et compagnie", ce que l’Elysée nie.

Mediapart affirme que les protagonistes de l'affaire Benalla cachent "les véritables raisons de son départ" et souligne qu'Emelien est l'un des "rare[s] protagoniste[s] de cette affaire à avoir échappé aux questions des parlementaires", au Sénat et, encore plus étrangement, à l'Assemblée.
Interrogé par l'AFP, l'Elysée s'était exonéré de tout commentaire. 
La transparence n'était toujours pas à l'ordre du jour du "monde nouveau" macronien.